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Les courses ne se déroulent jamais comme prévu (PV Akiko Yosano)

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Lun 15 Mai - 3:17

Les courses ne se déroulent jamais comme prévu
Hideo Furukawa & Akiko Yosano


Si cela n'avait été du faible petit chiot qu'il portait dans ses bras, jamais Hideo n'aurait mis le pied dans cet... cet endroit de perdition ! Tellement de gens bruyants d'où émanaient des odeurs artificielles et trop fortes... En plus, la majorité osait regarder ses camarades d'un mauvais œil et marmonnait des menaces d'appeler la fourrière. Comment osaient-ils? Croyaient-ils que ses chiens avaient fait le choix d'avoir si piètres allure? D'être mal-nourris, sales, tristes? Tous ces humains se croyaient forts et tellement meilleurs, mais ils mourraient en un instant s'ils devaient vivre le type de vie que ses compagnons avaient vécu. Et bien sûr, aucun de ces sales humains ne levait la main pour aider. À la place, c'était des exclamations de dédain qui sortait de leur sale gosier... Peut-être qu'ils seraient plus contents si les camarades du Mad Dog avaient des colliers et des laisses. Ha, comme s'il allait dénigrer leur dignité et les traitant comme des êtres inférieurs. Personne ne méritait de vivre enchaîné.

Vraiment, devoir supporter tous ces infects humains dédaigneux... Si seulement le vétérinaire que la Mafia avait l'habitude d'appeler pour s'occuper de ses chiens n'avait pas été malade, il n'aurait pas eu besoin de se rendre chez le vétérinaire du centre commercial et de supporter ces regards... Hideo regarda son plus fidèle compagnon, Kuromaru, et hésita un instant à lui demander s'il pouvait attaquer un des passants, juste histoire de les distraire le temps qu'il s’éclipse du centre commercial et qu'il rentre dans ses quartiers pour redonner le chiot qu'il avait entre les mains à ses parents et dorloter les autres canins an manque d'attention...

Ne regardant pas où il allait, le membre de la Mafia passa à deux doigts de faire un face à face avec une jeune femme aux bras remplis de sacs, mais s'arrêta à la dernière minute. Foutus humains et leurs achats compulsifs... Reniflant de façon méprisante, Hideo faillit passer son chemin, sauf qu'un petit détail l'arrêta. Ne connaissait-il pas la femme en question? Son visage lui disait quelque chose... Plongeant la main dans son kimono, l'homme en sortit un petit album photo avec des fiches et le feuilleta rapidement. Ah. Évidemment, une membre de cette foutue agence...

Le Mad Dog soupira, regarda le chiot dans ses bras, regarda la femme devant lui, regarda le chiot de nouveau et soupira encore. Il n'aurait pas pu la croiser à un autre moment? Dans une ruelle abandonnée peut-être et avec tous ses chiens de combats (à la place des deux trois chiens de ruelles qui l'avait suivi) sans avoir un chiot avec lui...

Finalement, il se tourna vers Kuromaru et s'adressa à lui directement :


- C'est une de ces Détectives de l'Agence, on la tue ou non?

Avec un peu de chance, la femme s'enfuirait et Hideo n'aurait pas à s'en occuper. Sauf que ce que l'homme de main de la mafia ne réalisait pas vraiment, c'est qu'avec ses vêtements traditionnels, le chiot enrhumé qu'il transportait et les chiens amochés qui le suivaient, il n'avais pas nécessairement l'air menaçant...

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Mer 17 Mai - 14:55
Ce jour-là, Akiko était vraiment de mauvaise humeur. Il n'y avait personne à l'Agence. Personne. Personne pour l'accompagner à sa virée shopping. Et surtout personne pour servir de porte-bagage. Mais elle avait fait sans, retrouvant un semblant de bonne humeur au fur et à mesure que ses achats se faisaient. Un magnifique sac de marque par-là, une nouvelle paire talon par-là, pour remplacer celle qui était morte pendant l'accident du train. Celui qui avait été provoqué le fanatique des citrons. Enfin, techniquement, c'était des bombes citron, pas des citrons, mais bon. Quelle importance, au fond ? Elle lui avait donné une bonne leçon, et c'était tout ce qui comptait.

Mais revenons à l'essentiel. La détective se révélait enfin satisfaite de cet énooorme gaspillage d'argent (soyons honnête) et prenait le chemin du retour. Enfin, satisfaite... Elle aurait pu dépenser beaucoup plus si elle avait pu entraîner quelqu'un d'autre avec elle. Mais au moins, elle avait profité de quelques promotions, la sortie n'avait pas été totalement vaine. Et surtout, cette journée était bien partie pour être la seule où elle n'avait pas à se prendre la tête avec cette histoire de guerre, ni à tomber sur un de ces fous de la mafia. Mais voyez-vous... La vie est faite ainsi : dès que l'on se dit "pour une fois qu'il ne se passe pas telle chose", cette chose arrivera.

Et en l'occurrence, cette chose, c'était une vilaine rencontre avec des chiens de la mafia, dans tous les sens du terme. Et on peut dire qu'avant même que l'action commence, cette rencontre tournait mal pour Akiko, car son très probablement futur adversaire la connaissait, mais pas elle. Mais que voulez-vous, c'est ça, la célébrité. Dès qu'elle vit cet homme aux cheveux noirs, une sonette d'alarme se déclencha dans son esprit. Mais elle commit l'erreur de ne pas y prêter attention, pas suffisamment du moins. Une moue désaprobatrice se forma sur le visage du médecin face au dédain du mafieux.

- Tch, fit-elle, méprisante.

Pas tant pour les chiens qu'elle ne regardait pas plus que ça, mais plutôt parce que l'homme n'était pas fichu de se déplacer sur le côté, alors qu'elle était bien plus chargée que lui, et aussi en réponse à son attitude méprisante. Elle resta un instant immobile. Il y avait quelque chose dans le regard de cet homme qui la dérangeait, elle avait un étrange pressentiment, et il était loin d'être positif. La jeune femme se remit finalement en route, contournant l'homme. Quand soudain elle se figea, pile à côté de lui. Pourquoi ? Tout simplement à cause de cette simple phrase qu'il avait prononcé :

- C'est une de ces Détectives de l'Agence, on la tue ou non?

Elle eut soudain envie d'éclater de rire. Elle aurait dû s'en douter. Ce regard... c'était celui d'un meurtrier. Peu de gens étaient capables de le reconnaître, tout simplement car peu de gens avaient à faire avec des meurtriers. Mais elle..., elle avait été négligente. Peut-être avait-elle était distraite par la compagnie peu commune du mafieux ? Ou bien l'espoir d'une journée loin de cette guerre s'était mué en une conviction qui allait jusqu'à la pousser à l'erreur ? Non, pas l'erreur. Seulement un manque d'attention qu'elle avait encore tout le temps de réparer.

- Hé ? Un nouveau chien de la mafia ? lâcha-t-elle, pleine de mépris.  

Comment avait-elle deviné l'appartenance de l'homme à la mafia portuaire aussi facilement ? Parce qu'il semblait savoir des choses sur elle, et un criminel ordinaire ne pouvait pas en savoir autant sur l'Agence. Ou plutôt, disons qu'un criminel ordinaire qui agissait un peu trop devant l'Agence et s'y intéressait beaucoup trop était vite éliminé. Ou plutôt arrêté par les détectives. Mais les criminels de la mafia... C'était une toute autre histoire. Ils étaient bien plus durs à avoir. Et lorsqu'ils allaient enfin en prison, ils n'étaient pas rare qu'ils en disparaissent mystérieusement. Après, il y avait aussi la Guilde qui avait les moyens pour se renseigner autant sur l'Organisation. Mais l'homme avait l'air japonais.

Tout en parlant, le médecin avait ouvert son sac à main et était prête à en sortir une de ces nombreuses lames, et ce sans abandonner la pile de boîtes sur ses bras. Bien sûr, elle  serait obligée de les faire voler pour dégainer une arme, mais tant pis... Tous ces achats pour rien... Tout allait être détruit. Elle ferait tout repayer à Kunikida, tiens... Après tout, s'il était venu avec elle, les choses se seraient peut-être passés différemment et elle n'aurait pas eu à tirer un trait sur ce qu'elle avait espéré être sa nouvelle garde-robe.

Mais là, penser à ça ne faisait que l'agacer, pas la déconcentrer. En fait, elle mourait d'envie d'expliquer au mafieux qu'elle avait une bien meilleure proposition comme le découper en morceaux, le démembrer, l'écarteler, par exemple, mais le provoquer alors qu'il y avait tant de passants n'était pas une bonne idée. Parfois, elle savait tenir sa langue. Surtout lorsque la vie d'innocents en dépendait. Justement, à l'instant, sa première préoccupation était de trouver une manière, soit d'éloigner les passants, soit de rejoindre un endroit moins bondé, et ce, sans faire une seule victime.
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Dim 21 Mai - 23:13

Les courses ne se déroulent jamais comme prévu
Hideo Furukawa & Akiko Yosano


Oh, la femme s'était arrêtée. Allait-elle détaler? Ou bien être une enquiquineuse et actuellement l'affronter? Le membre de la mafia semblait être plutôt malchanceux aujourd'hui, mais on ne savait jamais, peut-être que sa chance allait changer et que la docteure allait bien s'enfuir pour qu'il puisse-

- Hé ? Un nouveau chien de la mafia ?

Bon sang, mais pourquoi est-ce qu'elle ne partait pas!? Et en plus, elle osait s'adresser sur ce ton au japonais!? En même temps, bien qu'étant capable de se rendre compte que le ton de la détective était insultant, Hideo ne voyait pas trop en quoi ses paroles étaient supposées l'être. Est-ce qu'il avait encore manqué quelque chose? Il manquait toujours des choses... Comme cette fois où quelqu'un avait cloué sa porte de chambre fermée juste avant une rencontre. Cela avait été amusant, il avait pu dépenser un peu d'énergie à la défoncer avant d'aller s'ennuyer à la réunion. On avait probablement essayé de lui faire passer un message, bien qu'il n'ait aucune idée de quoi. Frustré et confus, il répondit d’un ton défensif à la détective (quel était son nom déjà?) :

- Yokino-san, c'est supposé être une insulte? Il n'y a rien de mal à être un chien, de la Mafia ou pas ! Ils sont bien meilleurs que vous les humains, ça c'est sûr...

En même temps, c’était là une occasion idéale, non? Ayant manqué le combat pour capturer l’homme-tigre, Mad Dog n’avait pas eu l’occasion de se défouler depuis un bon moment et il devait avouer que l’idée de répandre le sang de la détective  – qui venait d’ouvrir son sac à main, se croyait-elle discrète? – était plutôt alléchante. D’un sifflement, Hideo ordonna à un des chiens l’accompagnant d’aller chercher du renfort. Il aurait pu s’exprimer à voix haute, mais il avait appris il y a longtemps que c’était plus efficace de laisser ses ennemis dans le néant quant aux mouvements de ses compagnons.

Kuromaru serait probablement suffisant pour se débarrasser de la docteure, mais mieux valait être prudent. De surplus, le membre de la Mafia avait reçu des ordres comme quoi il ne devait pas causer de chaos inutile pour le moment et il ne souhaitait pas nécessairement se faire réprimander – ou pire encore, se faire interdire de participer aux combats qui ne manqueraient pas d’éclater entre la Guilde et l’Agence. Hideo devait donc gagner du temps le temps que du renfort arrive. Peut-être serait-ce mieux de quitter l’endroit? Mais en même temps, il perdrait l’occasion d’avoir des otages à sa disposition… Sauf qu'il détestait l'endroit... Dilemme... Oh et tant pis…


- Mmhh, ce serait dommage qu’un de ces abrutis qui nous entourent finisse à la morgue par accident, non? Allons jouer ailleurs…

Tournant le dos à la détective d’un mouvement théâtral – le plus dramatique, le plus convaincant, non? –, Mad Dog se dirigea vers une sortie. Kuromaru, quant à lui, resta en retrait et montra les dents, histoire de pouvoir surveiller la jeune femme et lui sauter à la gorge de la femme si elle essayait de l’attaquer par derrière. Il se ferait aussi un plaisir de lui mordre les mollets si elle tardait à venir. Une fois dehors, il pourrait se débarrasser rapidement de la docteure et peut-être même convaincre Heiji-chan d'en manger un bout. Le vétérinaire lui avait donné quelques pilules à donner au chiot, mais Hideo était convaincu qu'un peu de viande fraîde ne pouvait pas lui faire de tord non plus. Et puis, si le petit animal voulait devenir un de ses compagnons de combat, il allait devoir s'habituer au goût particulier de la chair humaine. C'était une excellente idée! Finalement, cette journée n'était peut-être pas si mauvaise!

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Mer 24 Mai - 14:39
Au vu de la réponse de l'homme, Akiko ne s'était pas trompé, il s'agissait bien là d'un mafieux.

- Yokino-san, c'est supposé être une insulte? Il n'y a rien de mal à être un chien, de la Mafia ou pas ! Ils sont bien meilleurs que vous les humains, ça c'est sûr...

En fait, la détective aurait pu s'amuser de cette réponse car quelque part, il n'avait pas tort : il n'y avait rien de mal à être un chien. Enfin, tout dépendait du point de vue. Mais le point méprisant aux yeux du médecin était bien son appartenance à la mafia. Sauf que ce qui la dérangea réellement dans la réplique de l'homme aux chiens ce fut... l'horrible erreur qu'il commit quant à son appellation.

- Moi, c'est Yosano, et laisse-moi te dire que tu es aussi un de ces humains.

Ce n'était pas parce qu'il se promenait avec des chiens qu'il en était un pour autant. Et si c'était ce qu'il croyait, alors il était tout simplement idiot. En plus de n'avoir aucune mémoire car elle n'avait pas un nom très difficile à retenir, et pourtant... En parlant de chien, il y en avait justement un qui venait de filer comme en réponse au sifflement de l'homme. Akiko fit mine de ne pas s'en préoccuper si ce n'est par un très léger froncement de sourcils. Elle se méfiait de ce soudain départ. L'homme venait de communiquer avec l'animal, lui demandant certainement un service. Comment ? Certainement grâce à un pouvoir car il y avait peu de chances que le chien lui appartienne et soit dressé, vu comme il était maigre et mal-nourri. Mais il n'y avait pas milles significations possibles au sifflement. Le mafieux avait peut-être voulu faire passer un message à quelqu'un, ou aller chercher des renforts. Si la deuxième hypothèse était juste, Akiko était mal. Et puis, si renfort il y avait vraiment, serait-ce des humains ou d'autres chiens ?

C'était là une chose étrange de voir l'homme et la femme silencieux chacun plongés dans leur propre dilemne, et pourtant attentifs au moindre signe de l'interlocuteur. Et le premier à briser cet instant fut l'homme, tous des impatients chez la mafia, franchement...

- Mmhh, ce serait dommage qu’un de ces abrutis qui nous entourent finisse à la morgue par accident, non? Allons jouer ailleurs…
- Un mafieux qui se soucie de la vie des "abrutis" ? C'aurait été tout à ton honneur si c'était vraiment le cas.

Oui, le médecin pensait ce qu'elle disait même si on pouvait dénoter une note d'ironie dans sa voix. Parce qu'elle se doutait bien que le choix de l'homme que de s'éloigner n'avait pas été influencé par les même "valeurs" que les siennes. Mais que c'était plus une histoire de "on m'a ordonné de pas créer trop de problèmes". Mais la dernière phrase du meurtrier ne lui avait pas du tout plu. Comment pouvait-il considérer cela comme un jeu ? Malgré tout, elle se contenta de serrer les poings et d'empêcher la colère de s'afficher trop ouvertement sur son visage. Car c'était là une belle opportunité que lui offrait l'homme. Sauf qu'en fait, ce n'était pas son style de se contenter de suivre. Elle aurait l'impression d'avoir sa dignité piétinée. Mais... Il y avait la vie de tous ces innocents... C'était prioritaire. Et puis, autant profiter du fait que l'homme semblait la sous-estimer, non ? Et quelque part, c'était...

- Humf... Intéressant, concéda-t-elle.

Elle jeta un coup d'oeil à ses achats, soupira, hésita un instant et se mit en route dans un nouveau soupir. Elle n'allait quand même pas les abandonner là, quelqu'un les volerait, c'était sûr et certain. Mais si elle les prenait avec elle, elle arriverait peut-être à les sauver. Avec un peu de chance.

Elle reporta rapidement son attention sur son ennemi. Etait-ce un piège ? Souvent, ces sorties menaient vers des ruelles désertes, parfois des impasses. Si c'était le cas, l'homme ne se retrouverait-il pas acculé, alors ? Y avait-il pensé ? Ou bien le chemin menait-il ailleurs ? Ou bien... Des renforts allaient vraiment arriver ? Comme si la situation n'était pas déjà assez défavorable à la jeune femme. Mais elle avait toujours la "carte" de son pouvoir. Mais si le meurtrier la connaissait, il n'y avait pas de raison qu'il ne sache pas ceci, aussi. Alors pourquoi semblait-il si sûr de lui ? Simplement un bon comédien ? Ou la sous-estimait-il vraiment ? Si c'était le cas, elle s'arrangerait pour faire tourner ça à sa faveur.

Décidant d'avoir assez marché, la jeune femme s'arrêta soudainement, balayant l'endroit des yeux. C'était désert. Elle ne savait pas si l'homme comptait aller encore loin ou s'il avait lui aussi l'intention de se stopper ici, mais peu importait, elle en avait assez d'être la suiveuse et préférait prendre les devants. Elle balança ses cartons, non loin, l'air agacé.

- C'est désert, ici, non ?

Question qui ne nécessitait pas de réponse.

- Bon... Est-ce que je pourrais savoir à qui ai-je l'honneur ?s'enquit-elle en soupesant son sac.

Cette interrogation était suivie d'une menace muette, comme pour dire au mafieux qu'il valait mieux répondre car il ne serait plus en état de le faire d'ici pas longtemps. Et elle n'était pas encore passée en mode sadique, pourtant !
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Lun 29 Mai - 5:40

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Hideo Furukawa & Akiko Yosano


- Un mafieux qui se soucie de la vie des "abrutis" ? C'aurait été tout à ton honneur si c'était vraiment le cas.

À son honneur? En quoi se soucier de la vie des civils les entourant serait à son honneur? Il pourrait tuer n'importe lequel des insouciants qui l'entouraient personne (sauf peut-être la détective) n’essaierait de s'en mêler. Certains survivants auraient peut-être des mauvais rêves pendant un moment, puis ils oublieraient tout, comme ils le faisaient tous les jours en écoutant les drames passant aux nouvelles. À l'exception de quelques certains rares individus, personne ne se souciait vraiment d'autre chose que de sa propre personne. Quel honneur y avait-il à se soucier - ou encore pire, à vouloir protéger - ce genre d'individu? Cette détective était décidément trop naïve.

Au moins elle avait pris la décision de le suivre, bien qu'à contrecœur. Hideo aimait bien la frustration qui se lisait sur le visage de la femme. Si elle avait été soumise ou effrayée, cela aurait été ennuyant. Avoir un adversaire qui ne flanchait pas devant lui serait divertissant, ne serait-ce parce qu'il n'avait eu à faire qu'à des lâches dans les dernières semaines. Peut-être arriverait-elle même à le blesser ou à pousser ses limites? Le Mad Dog frissonna d'avance en pensant. Il y avait bien des gens qui pouvaient rivaliser avec lui et même totalement l'écraser dans la Mafia, mais il avait rarement l'occasion d'affronter la première catégorie et avait suffisamment d’instincts de survie pour éviter la deuxième catégorie.

Hideo fut ramené à la réalité et hors de ses fantasmes par la détective qui jeta ses cartons,
puis ses sacs sur le sol tout en s'adressant à lui.


- C'est désert, ici, non ? Bon... Est-ce que je pourrais savoir à qui ai-je l'honneur ?

Désert? Oh, pauvre idiote... Sa meute n'était peut-être pas encore là - le centre commercial était plutôt loin du QG de la mafia - sauf que cela n'empêchait pas les chiens de ruelles de venir l'assister. Heureusement, pas tous étaient aussi démunis que les trois chiens qui le suivaient depuis le début. Les humains avaient cette drôle d’habitude de donner de la nourriture aux chiens seuls si ils avaient l'air en santé ou mignon. Par contre, Dieu les garde d'aider ceux qui en avaient vraiment besoin. Ils aimaient se sentir bienveillant en prenant soin des canins abandonnés, mais cette bienveillance semblait s'arrêter dès que le chien devant eux semblait avoir besoin d'un peu plus que de la nourriture ou avait une apparence peu agréable. Pathétiques.

Un simple coup d'oeil au langage corporel de Kuromaru lui suffit pour savoir que l'endroit n'était pas "désert" du tout. L'avantage de ce type de ruelles était qu'elles étaient si encombrées qu'il était facile de si cacher. Hideo avait définitivement l’avantage. Il aurait pu lancer une attaque surprise, mais il préféra répondre à la docteure.


- Quelle importance? Je ne suis qu'un ennemi de plus, savoir qui je suis ne t'apprendra pas grand chose. Mais si tu insistes, je suppose que tu peux m'appeler Hideo Furukawa, ils m'ont dit que c'était mon nom.

Le mafieux déplaça calmement le chiot dans ses bras qui geignit doucement en cachant son museau dans son cou afin de libérer son bras droit et utilisa son bras libre pour récupérer son pistolet. Il n’appréciait pas particulièrement ce type d'armes, mais sa meute savait quel atout cela lui donnait et il n'avait pas envie de devoir déposer Heiki-chan. Peut-être qu'il changerait d'avis si la femme se montrait coriace, mais elle allait devoir faire ses preuves avant tout. D'ailleurs, il était temps de s'amuser un peu, non? Elle semblait sensible à son nom étant mal prononcé. Hideo n'avait jamais fait attention aux noms des gens. Kuromaru et Heiki-chan avaient déjà des noms quand ils étaient tombé sous son ailes, sinon il n'aurait jamais pris la peine de s'en souvenir. Mais si c'était important pour elle, autant en profiter.

L'homme aux yeux bleu sourit et pointa son arme sur la jeune femme.


- Oh, Yakiso-san, tu m'as appelé humain tout à l'heure, non? Je suppose que je peux toujours te montrer pourquoi je n'en suis pas un ~

D'un sifflement, Hideo commanda le chien le plus proche de la détective qui était caché derrière un poubelle derrière elle d'attaquer. Il attendrait que la femme s'épuise avant de l'achever. Il espérait qu'elle se débattrait...
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Lun 29 Mai - 20:33
- Quelle importance? Je ne suis qu'un ennemi de plus, savoir qui je suis ne t'apprendra pas grand chose. Mais si tu insistes, je suppose que tu peux m'appeler Hideo Furukawa, ils m'ont dit que c'était mon nom.

Eh bien si, pour Akiko, connaître le nom de ses ennemis était important. Ce n'était pas indispensable, certes, mais ça pouvait être utile. Rien que pour le plaisir de savoir qui était la personne qu'elle écrasait, ça en valait la peine. Mais aussi car tenir un carnet des membres de la mafia connus par l'Agence, avec pouvoir, ou non, pouvait servir énormément. Et savoir le nom d'un adversaire permettait aussi de faire des recherches sur ce dernier.

A la dernière phrase d'Hideo, puisque c'était apparemment son nom, le médecin haussa un sourcil. Qui étaient ceux lui "ayant dit que c'était son nom" ? Probablement la mafia, oui, il devait avoir été recueilli par ces derniers et désormais se contenter de leur obéir tel un esclave bien gentil. Et puis... n'avait-il réellement aucune conscience de la signification d'un nom ? Aux yeux de la détective, un nom représentait l'identité d'une personne, qu'il en est hérité de naissance ou non. C'était une chose précieuse qui prouvait que l'on existait, qui permettait aux générations futures de ne pas oublier leurs ancêtres. Mais soit. C'était son opinion, et si Akiko était du genre à crier haut et fort sa façon de penser, elle respectait celle de chaque individu. Et puis, ce n'était certainement pas le moment de discuter de ce sujet qui avait les moyens de devenir un vaste débat.

- Enchantée, alors, Furukawa-san, lâcha-t-elle, sarcastique.

Depuis le début, Hideo ne répondait d'ailleurs à aucune provocation que lui envoyait Akiko. Soit il n'était pas du genre susceptible, et c'était tout de suite moins amusant, même si ça prouvait qu'il n'était pas totalement dénué d'intelligence. Soit... Il était totalement idiot ou bien n'avait aucune perspicacité ou clairvoyance. Mais à l'instant, la jeune femme avait d'autres préoccupations. Tous ses muscles se crispèrent face aux mouvement du mafieux. Pas par stresse ou par crainte, même si elle savait que la situation n'était pas forcément à son avantage. Mais plus parce qu'elle était prête à l'action. Malgré tout, elle ne cilla pas à la vue de l'arme, et resta d'abord immobile, avant de glisser à son tour sa main dans son sac, prête à en sortir une des nombreuses lames qu'il contenait. Mais ce calme n'était qu'une façade. En réalité, elle avait envie de perdre toute patience et de donner sans plus tarder une bonne leçon à Hideo. Comment osait-il sortir une telle arme ? N'avait-il aucun honneur à combattre ainsi, alors qu'il avait déjà l'avantage du nombre depuis le début ? Etait-il lâche au point de se contenter d'une arme à longue distance ? A moins qu'il ne considère qu'elle ne vaille pas la peine de se battre pour de vrai ? Si c'était le cas, Akiko lui prouverait qu'il avait totalement tort. Que femme ou non, seule ou non, elle savait se battre, et pas qu'un peu.

La jeune femme fixa le pistolet pointé vers elle, dégoûtée. Il allait falloir qu'elle y fasse attention. Et qu'elle réussisse à ne pas se faire atteintre les parties vitales. Quitte à "sacrifier" une autre partie du corps. De toute façon, si elle finissait en trop mauvais état, son pouvoir rentrerait dans le jeu. Même si, contrairement à l'homme, elle était loin de considérer cela ainsi. La vie n'était pas un jeu.

- Oh, Yakiso-san, tu m'as appelé humain tout à l'heure, non? Je suppose que je peux toujours te montrer pourquoi je n'en suis pas un.

C'était confirmé. Il était totalement idiot. Il n'était pas capable de se souvenir d'un nom, ce qui, cette fois, ne provoqua qu'un claquement de langue agacé chez Akiko. Et il était réellement persuadé de ne pas être humain. En tant que médecin, la jeune femme se ferait une joie de lui expliquer qu'il se trompe avec fortes démonstrations. Mais ces pensées eurent à peine le temps de traverser son esprit. Elle n'avait plus le temps de réfléchir, il allait falloir qu'elle laisse son corps parler pour elle. Car ça avait commencé. Au sifflement d'Hideo elle avait senti un mouvement dans son dos. Vive comme l'éclair, elle s'était pivotée en sortant une lame de son sac qui vola plus loin, éparpillant son contenu dans un bruit de ferraille. Au vu de toutes ces armes, le mafieux pourrait au moins réaliser qu'Akiko n'était pas à prendre à la légère.

Elle accueillit l'animal du tranchant de la lame. Une imperceptible seconde, elle avait hésité. Pourquoi devait-elle comprendre ce chien ? Il n'y était pour rien, son adversaire c'était ce lâche qui se cachait, non seulement derrière un pistoler mais aussi derrière ses animaux. C'est cette seconde pourtant minuscule qui sauva le chien. Enfin... Elle n'avait jamais eu l'intention de le tuer. Elle avait évidemment prévu de soigner toutes les victimes lorsque ce serait le moment, même si elles n'étaient pas humaines. La pauvre bête était malgré tout bien endommagée. Et Akiko ? Avait-elle pu esquiver ? Non, bien sûr que non. Un être humain n'est pas si rapide, mais elle avait réussi à limiter les dégâts. Seule une longue et relativement profonde estafilade sanglante barrait son bras droit. Mais aucune douleur ne se lisait dans son regard. Ce n'était pas grand chose. Si une simple blessure comme celle-ci suffisait à la faire pleurer, alors elle serait morte depuis longtemps.

Aux aguets, le médecin jeta un discret coup d'oeil au tas d'arme. Il fallait qu'elle trouve un moyen de récupérer un couteau, ou quelque chose de plus facile à lancer. Ce qu'elle tenait entre les mains était fait pour le corps à corps, normalement. Combien de temps pourrait-elle tenir avec ? Car elle avait des limites et en avait très bien conscience.
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Dim 4 Juin - 7:26

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Le sourire d'Hideo s'agrandit lorsqu'il vit le chien qui avait attaqué la détective s'envoler. Elle savait bien se battre. C'était quelque chose que le mafieux appréciait. La journée s'annonçait de plus en plus intéressante. Puis, l'homme tourna les yeux vers le chien et son sourire disparu. Le regard fixé sur le rouge coulant le long du flanc de l'animal, sa gorge se serra et il se figea. Pourquoi l'animal ne bougeait-il pas? Pourquoi saignait-il? La femme n'était-elle pas censée faire parti des "gentils"? POURQUOI EST-CE QUE SON CHIEN ÉTAIT BLESSÉ!!??

Les instants suivants se déroulèrent très rapidement et très lentement à la fois, le Mad Dog se mouvant d'une manière plus automatique que réfléchie. Des balles furent tirées, sans qu'une seule atteigne vraiment la cible, l'homme trop hors de lui pour être capable de vraiment viser. Néanmoins, les coups de feu eurent comme effet de faire bouger la salope de sa position et permirent à l'homme de se rendre aux côtés de l'animal blessé. Agenouillé devant lui, Hideo déplaça la tête du chien sur ses genoux et caressa sa fourrure tout en évitant de toucher à sa blessure, une longue plaie couvrant son flanc. Vaguement, il entendait Kuromaru grogner de façon menaçante pour dissuader la femme de s'en prendre à lui ou au chiot qu'il avait déposé près de lui, mais il n'y prêta pas attention. Baissant la tête et plongeant ses yeux dans ceux du canin, il tenta de faire taire ses gémissements.


- Chut, chut. Ça va aller.

Cela n'irait pas. La blessure était trop grave. Oh, pas mortelle, bien sûre. La femme avait au moins évité cela. Sauf que les côtes du chien étaient bien en évidence et son souffle était déjà court avant même qu'il soit blessé. L'animal ayant déjà une santé déjà précaire, si la blessure n'était pas soignée, elle l'achèverait. Et même si Hideo courrait jusqu'au vétérinaire le plus proche, il avait déjà assez d'expérience de ce type de situations pour savoir que l'animal ne survivrait pas à l'anesthésie. À moins de pouvoir faire disparaître le blessure, le mafieux savait que son allié périrait. L'animal était condamné. Les mains glacées, l'homme continuer de flatter l'animal, souhaitant le rassurer tout en sachant que c'était inutile. Pourquoi avait-il ordonné une attaque sans savoir les capacités de l'ennemi? Pourquoi n'avait-il pas attendu sa meute entraînée au combat? Pourquoi... Non. Il n'y avait qu'une personne responsable.

Soudainement, le mafieux laissa un rire sardonique lui échapper. Puis, il cracha en direction de la détective. Il s'adressa à elle d'un ton empli de haine.


- C'est si facile, n'est-ce pas Akiko? Ce n'est qu'un vulgaire chien de ruelle après tout ! Si je pouvais contrôler les enfants humains et qu'un d'eux vous aurait attaqué armé d'un couteau, auriez-vous réagi de la même façon!? Non. NON! Et pourtant, ce chien est tout aussi innocent puisqu'il était sous mon contrôle, voire plus. Vous, les gens de l'agence, vous vous amusez peut-être à vous faire passer pour des gentils héros, mais vous n'en avez jamais été !

Reprenant son souffle, Hideo reporta son attention sur l'animal blessé. Puis, il fit un vague mouvement de main, indiquant au reste des chiens l'entourant qu'il ne nécessitait pas leur aide et qu'il voulait qu'ils se dispersent. Non, il ne les mettrait pas en danger contre un adversaire comme cette harpie. Leur assistance était appréciée contre des adversaires faibles et en surnombre qui n'avaient que peu de chance de les blesser, mais pas contre ce type de personne. Le Mad Dog ne voulait pas non plus qu'ils voient son prochain mouvement.

Caressant une dernière fois le chien blessé, Hideo lui sourit doucement et lui parla d'une voix douce.


- Merci de m'avoir aidé. Ne t'inquiètes pas, je vais faire partir la douleur.

Une larme tomba. Puis, le mafieux pressa la détente. Le coup de feu résonna dans la ruelle. Hideo sentit un liquide chaud éclabousser son visage. Il déposa le corps du chien par terre et essuya son visage. Kuromaru avait déjà compris ce qu'il allait faire à l'avance et avait fait sûr que Heiki-chan ne soit pas près de l'acte. Après tout, lui aussi savait qu'une mort rapide était une preuve de merci. Il resterait en retrait pour protéger le chiot et le cadavre de l'animal afin qu'il ne soit pas abîmé plus qu'il ne l'était déjà. Quant à la détective...

Serrant son arme à feu, Hideo prit une des barres de fer qui traînaient dans la ruelle. Une balle serait une mort trop impersonnelle. Il voulait entendre les os de la salope se briser et voir son sang couler. Les coups de feu déjà tirés allaient peut-être attirer les forces de l'ordre, mais ceux-ci préféreraient vérifier le centre d'achat avant de venir dans les ruelles, voulant sécuriser l'endroit le plus fréquenté en premier. Il aurait suffisamment de temps pour faire souffrir l'ordure avant de la tuer. Le Mad Dog serra les doigts autour de son arme improvisée jusqu'à ce que les articulations de ses doigts deviennent blanches. Le mafieux se jeta alors en direction de la garce afin de la mettre en pièces. Il ne voulait plus jouer.

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Lun 5 Juin - 9:28
D'abord un sourire sur le visage d'Hideo. La satisfaction de trouver un adversaire à sa taille ? Peut-être mais ce n'est pas comme si Akiko s'en préoccupait, elle avait noté ce détail inconsciemment, son instinct de détéctive la forçant à observer et retenir tout ce qu'elle voyait. Mais soudain l'homme se figea. Puis d'une démarche extrêmement lente, mécanique, il se mit à lui tirer dessus. Par réflexe, elle esquiva d'un bond sur le côté. L'adrénaline, certainement, car dans d'autres conditions, elle aurait remarqué qu'aucune des balles avait la chance de l'atteindre et serait restée immobile, sans rien laisser transparaître. Hideo profita de ce déplacement soudain pour se diriger vers l'animal blessé auprès de qui il s'agenouilla. Mais en réalité, Akiko ne l'en aurait peut-être pas empêché, même si elle en avait eu l'occasion. Car au fond, qu'y avait-il de mal à se précipiter vers un allié, ou un camarade blessé ? Certains auraient dit "ce n'est qu'un chien". Mais pas elle, car ça restait quand même un être vivant.

Pourtant, elle n'en profita pas pour attaquer. Enfin, si elle l'avait fait, ce serait à l'énorme chien qu'elle aurait été confrontée, et non à l'homme. C'est aussi pour ça qu'elle resta d'abord immobile, la main sur la hanche, l'espace de deux ou trois secondes. De toute façon, se disait-elle, elle pourrait soigner l'animal plus tard. Elle réussirait bien à s'en rapprocher malgré l'autre chien, à le soigner, puis à reprendre le combat. Surtout qu'Hideo avait dû comprendre qu'y mêler ses animaux n'était pas une bonne idée, alors peut-être, qu'avec un peu de chance, il les ferait s'éloigner du combat. En réalité, Akiko avait tellement l'habitude de se sortir d'un mauvais grâce à son pouvoir, que lorsque la situation était en sa défaveur, elle misait trop dessus. Jamais il ne lui venait à l'esprit de tuer un ennemi, fut-ce un chien. Alors oui, elle se disait qu'elle n'aurait qu'à le soigner, de toute façon. Malgré cette façade calme, elle était un peu trop sensible, parfois. Mais quelque part, c'était là le point faible de presque toute l'Agence qui était incapable de tuer, sauf cas particulier, et encore, rien n'était sûr...

Akiko était aux aguets. Elle n'avait pas l'intention d'interrompre Hideo. Car combien de temps lui avait-il fallu pour comprendre qu'il valait mieux, parfois, sacrifier un camarade que de se précipiter pour l'aider ? Enormément de temps où cette précipitation avait été sa faiblesse, car son ennemi était bien trop opportuniste. Mais elle n'était pas comme ça, elle ne voulait pas devenir ainsi. Pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser que tout serait plus simple si elle bougeait maintenant, quitte à devoir se confronter au plus solide des chiens. Sans doute car elle n'appréciait pas particulièrement de rester immobile ainsi. Lentement et avec prudence, elle voulut se pencher pour raffler quelques unes des armes éparpillées au sol. Mais le rire d'Hideo l'interrompit. Elle releva légèrement le visage pour le voir cracher en sa direction. Se redressant lentement, elle l'écouta l'insulter d'abord sans réaction.

- C'est si facile, n'est-ce pas Akiko? Ce n'est qu'un vulgaire chien de ruelle après tout ! Si je pouvais contrôler les enfants humains et qu'un d'eux vous aurait attaqué armé d'un couteau, auriez-vous réagi de la même façon!? Non. NON! Et pourtant, ce chien est tout aussi innocent puisqu'il était sous mon contrôle, voire plus. Vous, les gens de l'agence, vous vous amusez peut-être à vous faire passer pour des gentils héros, mais vous n'en avez jamais été !

Elle ne répondit pas, ça n'en valait pas la peine. Et puis... Avait-il réellement tort, de toute façon ? Aurait-elle osé blesser ainsi des enfants ? Non, certainement pas. Ou disons qu'elle aurait hésité plus longuement et aurait fini par le faire seulement si la situation était encore plus désespérée que celle qu'elle vivait actuellement. Elle aurait malgré tout pu rétorquer quelque chose comme le fait que même si l'Agence n'était pas parfaite, elle restait bien moins horrible que la mafia. Mais elle ne le fit pas, pour la simple et bonne raison qu'elle venait de comprendre. Comprendre ce qu'allait faire Hideo. Entre cette tirade et le geste qui semblait donner l'ordre aux autres chiens de se disperser, la réponse n'était qu'évidente. C'était le genre de choses que sa perspicacité de Détective pouvait l'aider à comprendre, mais aussi son statut de médecin.

Sans réfléchir, et malgré les grognements du chien ennemi, Akiko voulut se précipiter pour l'en empêcher. Mais c'était bonnement impossible. Elle n'y arriverait pas, le savait, mais ne pouvait tout simplement pas rester immobile. La distance qui les séparait ne pouvait pas être parcourue en si peu de temps, et même si c'était possible, le chien l'arrêterait. Le coup de feu résonna. Akiko se figea. Il ne restait pourtant plus que deux ou trois mètres, maximum, entre elle et le mafieux. Mais c'était trop tard. Et Hideo était désormais définitivement en colère, comme en témoignait son regard froid et la barre de fer qu'il ramassa.

- Idiot !siffla-t-elle en serrant. J'avais le pouvoir de le soigner, de faire totalement disparaître ses blessures ! Si tu te renseignes sur tes ennemis, fais-le jusqu'au bout !

Enfin... D'une certaine manière, c'était logique que le mafieux ne la prenne pas en compte, puisqu'ils étaient ennemis. Mais... D'un autre côté, il aurait pu au moins tenter de la forcer à le soigner. Cela signifiait donc qu'il ne devait pas être au courange du pouvoir du médecin, sinon il aurait certainement tentée quelque chose. Alors en hurlant ça, Akiko venait de dévoiler sa carte maîtresse. Mais tant pis. Pour maintenant...

Elle recula d'un bond pour se retrouver au centre d'un terrain plus dégagé et moins accidenté par les débris de ruelle et les armes éparpillées autour de son sac. Elle raffermit sa prise autour de sa lame. Ce n'était plus un jeu. Enfin, ça n'en avait jamais été pour elle, mais jusque là, Hideo avait semblé le prendre de cette manière. Mais plus maintenant, apparemment. Il allait cesser de se cacher derrière ses chiens. Le prix à payer pour obtenir cette réaction avait été trop lourd, mais il était trop tard pour faire marche arrière.
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Mer 14 Juin - 3:29

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- Idiot ! J'avais le pouvoir de le soigner, de faire totalement disparaître ses blessures ! Si tu te renseignes sur tes ennemis, fais-le jusqu'au bout !

Hideo se figea dans son élan. Cette garce essayait-elle vraiment d'insinuer qu'elle aurait pu soigner son chien? En même temps, le mafieux n'avait aucune idée du talent de la détéctive. Son carnet avait la seule mention "Hideo, tiens-toi tranquille et appelle ton supérieur. Ne. Fais. Rien. D'autre. Abruti." à chaque page sous la photo et le nom des Détectives de l'Agence. Comme s'il y avait eu une chance qu'il obéisse cet ordre... Néanmoins, cela ne voulait pas dire qu'il devait croire la femme sur parole quant à son talent. Et même s'il la croyait... Qu'elle ait un talent de guérison était une chose. Qu'elle l'utilise pour lui ou son entourage? Impossible.

L'homme aux yeux bleus avait appris il y a déjà longtemps qu'il ne pouvait faire confiance à personne pour l'aider, lui ou ses chiens, à moins que la personne en question en ait l'obligation. À la rage qui courrait dans les veines du mafieux s'ajouta l'outrage. Il fallait bien être un de ces foutus détectives pour essayer sans cesse de remettre la faute sur les autres. Ces abrutis étaient incapables d'assumer leurs propres actes. Quelle arrogance. Il était temps de remettre les pendules à l'heure.


- Bien sûr que je sais ce que tu peux faire. Qu'est-ce que cela change? Tu aurais pu le guérir, mais l'aurais tu fais? Vraiment? À qui essaie-tu de mentir !? À toi-même!? Tu crois que tu aurais eu le temps de m'arrêter ou de me tuer avant qu'il ne meure? Étais-je censé me rendre pour que tu ais le temps de le guérir avant qu'il soit trop tard? Sauf que cela ne fonctionne pas comme cela. Ma vie ne m'appartiens pas.

Pour être honnête, Hideo n'avait même pas pensé à se rendre. Mais sachant que la salope aurai pu guérir l'animal, il était vrai qu'il aurait pu se rendre et implorer sa pitié pour sauver son chien. Sauf que s'il l'avait fait, il aurait sacrifié sa meute qui était QG de la Mafia puisque personne là-bas ne se serait soucié de prendre d'eux s'il était absent. Probablement qu'ils auraient été utilisés comme chair à canon dans une attaque quelconque. Non, le Mad Dog n'aurait jamais pensé à se rendre, quel que soit la raison. C'était impensable. Il n'avait pas peur de la mort. Il ne pouvait simplement pas se résoudre à abandonner ses compagnons, même s'il devait pour cela faire des sacrifices.

Sauf qu'il pouvait en vouloir à l'ordure pour l'avoir forcé à faire se sacrifice. Elle tenait une de ses lames en main et allait sûrement s'en servir pour vendre chèrement sa peau. Qu'importe. Même si le mafieux devait être blessé, tant qu'il pouvait quand même s'occuper de sa meute, c'était l'important.

Hideo n'avait pas l'intention d'étirer le combat trop longtemps, même s'il aurait aimé prendre tout son temps pour briser la salope. Il se contenta de bondir en direction de la détective de frapper à la verticale vers le bas, espérant blesser la femme aux jambes. Une fois qu'elle ne pourrait plus bouger...

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Mer 14 Juin - 21:56
Hideo se figea suite à la réplique d'Akiko. Devait-elle en profiter pour... non pas pour fuir, elle ne fuyait pas, mais pour attaquer la première ? Peut-être, peut-être pas. Mais finalement non. Comment l'homme réagirait-il à ça ? Il y eut un silence, plus aucun bruit, plus aucun son, tellement silencieux que ça en faisait mal. Enfin, pas totalement. Ils y avait quelques bruits aux alentours, un battement d'aile, le roulement d'un train au loin... Comme quoi la vie continuait, peu importe ce que pouvait vivre deux personnes d'un camp ennemi. Pourtant, tellement de choses pouvaient découler de cette rencontre... Tellement de possibilités, mais ça, soit les civils ne le sauraient jamais, dans le meilleur des cas, soit ils le découvriraient trop tard. Enfin Hideo rétorqua, et Akiko en fut presque soulagée. Le silence n'avait pourtant pas duré longtemps, mais il était pesant, surtout après ce qui venait de se passer.

- Bien sûr que je sais ce que tu peux faire. Qu'est-ce que cela change? Tu aurais pu le guérir, mais l'aurais tu fais? Vraiment? À qui essaie-tu de mentir !? À toi-même!? Tu crois que tu aurais eu le temps de m'arrêter ou de me tuer avant qu'il ne meure? Étais-je censé me rendre pour que tu ais le temps de le guérir avant qu'il soit trop tard? Sauf que cela ne fonctionne pas comme cela. Ma vie ne m'appartiens pas.

Oh ? Il savait donc pour son pouvoir ? Et il l'avait quand même sous-estimée... Mais la Détective n'avait pas le coeur à être vexée. Il avait tort. Elle l'aurait vraiment fait, elle l'aurait soigné. Elle n'essayait pas de se mentir à elle-même, ou du moins pas dans le sens où l'entendait Hideo. Car quelque part... N'essayait-elle pas plutôt de se déculpabiliser en rejetant en partie la faute sur le mafieux ? Quand était-elle tombée si bas ? Il fallait qu'elle se reprenne. Tout de suite.

- Sais-tu pourquoi la mafia considère l'Agence comme des imbéciles ? Justement parce qu'elle évite au maximum les morts, même parmi les ennemis. Alors, oui, je l'aurais soigné. Tu n'aurais pas eu besoin de te rendre.

On pouvait voir beaucoups de sous-entendus, dans cette dernière phrase, et peu flatteurs à l'encontre du mafieux. Comme quoi, il n'avait pas besoin de se rendre pour qu'elle soit gagnante, ou bien qu'elle n'avait pas besoin qu'il se rende pour avoir un avantage sur la mafia.

- Même si j'ai peut-être un peu trop compté sur mon pouvoir, sans prendre en compte ce que tu ferais.

Akiko serra les poings. Elle n'aimait pas avouer ses erreurs. En fait, elle n'aimait pas faire d'erreurs tout-court. Alors là, elle ne faisait pas que reconnaître ses erreurs, elle faisait aussi pour elle-même. Elle avait accusée Hideo alors qu'il n'était pas uniquement le fautif de l'historie, à supposer qu'il y en avait un entre eux deux, alors qu'ils n'étaient pas ceux qui tiraient les ficelles, et ça, c'était impardonnable. Mais maintenant que c'était dit, il était temps de cesser cette discussion inutile, ça ne menait à rien. Et Hideo devait en être arrivé à la même conclusion.

Il se montra direct, aucune délicatesse, mais ce n'était pas comme si Akiko en attendait. Il était trop tard pour reculer, pourtant c'est ce que fit le médecin, d'un bond en arrière. Mais elle eut un autre réflexe, plus intelligent. Elle bloqua le coup avec sa lame. Néanmoins, la collision fut forte et son bras partit en arrière. Elle subit deux dommages, une deuxième marque rouge vint orner sa jambe droite, cette fois-ci, mais plus profonde que la première, bien plus douloureuse aussi. Mais rien qui ne puisse l'empêcher de tenir debout. Non, en fait, la douleur qui lui arracha un gémissement fut celle provoquée par ce sinistre craquement qui se fit entendre à son poignet. Etait-il cassé ? Là, comme ça, aucune idée, et ce n'était pas le moment de s'en préoccuper. Profitant de l'élan de son bras, elle ramena le coup vers Hideo. Il ne serait certainement pas aussi fort qu'elle le souhaitait, vu la douleur que lui renvoyait son poignet gauche, et le mafieux l'esquiverait peut-être mais... Elle ne saurait rien sans essayer. Et au point où elle en était, au contraire, il valait presque mieux qu'elle soit encore plus blessé afin de pouvoir se soigner et de reprendre le combat dans un meilleur état. Même si elle avait déjà vécu bien pire, en réalité.
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Lun 19 Juin - 7:07

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- Sais-tu pourquoi la mafia considère l'Agence comme des imbéciles ? Justement parce qu'elle évite au maximum les morts, même parmi les ennemis. Alors, oui, je l'aurais soigné. Tu n'aurais pas eu besoin de te rendre.

Tout faux. Ils n'évitaient pas la mort par bonté, mais par lâcheté.

- Même si j'ai peut-être un peu trop compté sur mon pouvoir, sans prendre en compte ce que tu ferais.

Maintenant, elle s'en voulait? Sauf qu'elle s'en voulait pour la mauvaise raison. Elle ne comprenait rien. Ce n'était pas de ne pas soigner le problème. C'était d'avoir la possibilité de soigner. C'était croire qu'un talent réglait tout, qu'elle était plus grâce à cela. Hideo allait devoir lui faire comprendre qu'elle était dans le faux. Et il le ferait avec la violence habituelle de sa vie, ce qu'il connaissait le plus. Il abattit son arme sur la garce, ne voulant plus rien de plus que de la détruire. Sauf que la détective bloqua son attaque, tout en l'évitant.

Un crac se fit entendre, distrayant le Mad Dog pendant un moment alors qu'il combattait le sourire qui voulait se dessiner sur son visage. C'était tout ce qu'il fallait à la détective pour réagir, traçant de sa lame une ligne rouge qui commençait au centre de son torse et se finissait à son épaule. La blessure était mince, mais profonde, prouvant que les lames de la femme étaient bien aiguisées. En tant normal, Hideo embrasserait la douleur qui se dégageait de la blessure. Cela voulait dire que le combat risquait d'être intéressant. Mais l'identité de son adversaire et les actes qu'elle avait commis empêchait le combat d'être amusant.

À la place de l’exciter plus comme était son habitude, la situation ne faisait que frustrer le mafieux. La femme qu'il combattait ne méritait pas l'engouement qui le prenait lorsqu'il se battait contre quelqu'un d'intéressant. Elle méritait simplement de souffrir encore encore et encore. Hideo ignora la douleur de son épaule et continua à avancer sur la salope, cherchant à l'acculer dans un coin. Il ne prit pas de répit et chercha à frapper de nouveau la garce, tout en lui lançant des paroles venimeuses.


- L’imbécillité de l'Agence n'est pas de sauver ses vies, c'est de nier vos actes. Combien l'homme-tigre a-t-il tué avant de vous rejoindre? Dazai? Kyouka? Sauf que c'est correct, parce qu'ils ont l'intention de sauver des vies maintenant,
c'est ça?


Au moins, Hideo n'avait jamais caché qu'il était un tueur.

- Mais la pire, c'est toi, Akiko-san. Ton don n'est là que pour t'empêcher d'assumer tes actes. Ce n'est pas grave de mutiler ou de faire souffrir parce que tu effaces tout par la suite. Les blessures, tes remords, ta conscience...
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Mer 21 Juin - 11:45
Akiko aurait aimé pouvoir se réjouir d'avoir blessé ainsi le mafieux. Elle avait bien senti que la blessure était plus sévère qu'elle n'y paraissait, c'était un point pour elle. Mais elle avait trop mal pour y penser. Des éclairs de douleur avaient fondus sur son poignet, se propageait à une vitesse folle dans tout son bras jusqu'à l'épaule. Et puis, aussi profonde pouvait être la blessure, ça ne lui donnait par pour autant l'avantage. Elle recula d'un pas pour qu'Hideo ne profite pas du fait qu'elle soit sonnée par ce choc en l'attaquant. Elle savait bien que ce n'était pas ce qu'elle devait faire, qu'elle finirait acculée si elle continuait mais si elle ne le faisait pas, elle subirait encore plus de dégâts. Ce n'était pas dans son caractère de fuir. Elle n'avait l'intention de fuir, de toute façon, il lui fallait juste reprendre ses esprits, et sans recevoir un autre coup, si possible.

Elle pourrait se soigner, certes. Mais au bout de combien de blessures ? Et surtout... Si elle se faisait assommer par un de ces barres de fer... Oh, même inconsciente, son pouvoir la soignerait. Là n'était pas le problème. Non le problème était plutôt dans le fait qu'inconsciente, elle ne pourrait pas se défendre, et capacité ou pas, une balle dans la tête et elle était morte. Il allait falloir qu'elle ménage son poignet. Il n'était pas cassé, sinon elle la douleur aurait été pire. Mais il était bien abîmé, probablement foulé. C'était suffisant pour qu'elle souffre. Elle laissa retomber son bras au poignet blessé le long de son corps, elle allait se battre à une main, tant pis... L'arme était lourde et son muscle trembla sous le poids avant qu'elle ne réussisse à le stabiliser.

Hideo se jeta alors dans le combat, cherchant à la frapper sans lui laisser de répit. Il n'y avait aucune logique à ses coups. Et Akiko ne pouvait à l'instant qu'esquiver. Enfin... Esquiver... Limiter les dégâts, plutôt. Car plusieurs fois la barre en métal la frôla, et ça avait beau ne durer que l'espace d'une seconde, elle souffrait, et pas qu'un peu. Elle sentait déjà des bleus et hématomes se former sur son ventre, ses jambes, ses bras. Sans compter les innombrables coupures qu'elle recevait.

- L’imbécillité de l'Agence n'est pas de sauver ses vies, c'est de nier vos actes. Combien l'homme-tigre a-t-il tué avant de vous rejoindre? Dazai? Kyouka? Sauf que c'est correct, parce qu'ils ont l'intention de sauver des vies maintenant, c'est ça?
- Hé ? Atsushi n'a jamais tué personne. Et Kyoka et Dazai... C'était tout ce qu'ils savaient faire. Qu'auraient-ils pu faire d'autre ? Tout le monde a le droit à une seconde chance, mais leurs meurtres ne sont pas oubliés pour autant.

En fait, sans Atsushi, Kyoka n'aurait même pas été "sauvée". Elle aurait été livrée à la police et... condamnée, et personne n'aurait tenté de l'empêcher sauf peut-être la mafia si elle jugeait Kyoka encore utile. L'Agence aurait fermé les yeux dessus, en serrant les poings pour certains.

- Mais la pire, c'est toi, Akiko-san. Ton don n'est là que pour t'empêcher d'assumer tes actes. Ce n'est pas grave de mutiler ou de faire souffrir parce que tu effaces tout par la suite. Les blessures, tes remords, ta conscience...

Akiko se figea. Parce qu'il croyait qu'elle n'en avait pas conscience ? Elle savait bien que lorsqu'elle blessait ses ennemis pour sa survie et se disait qu'elle les soignerait plus tard, elle fuyait, quelque part. Mais que pouvait-elle faire de mieux ? Les tuer ? Hors de question, c'était encore pire. La vie était sacrée. Alors oui, quitte à faire souffrir, Akiko utiliserait sa capacité autant de fois qu'il le fallait. Et qu'importe si les autres pensaient qu'elle était lâche !

La Détective comprit son erreur que trop tard. Elle s'était laissé distraire par ces mots, et elle allait en payer le prix fort. Elle voyait la barre de fer s'abattre sur elle. Trop tard pour s'écarter, et de toute façon, c'était un mûr, derrière elle. Tout ce qu'elle pouvait faire c'était éviter que le dommage ne soit trop grave en se protégeant la tête. Elle leva en guise de protection un bras, celui au poignet foulé. Autant garder l'autre en usage. Le coup la fit littéralement voler. Elle heurta le mur derrière elle. Sa bouche s'ouvrit mais aucun cri n'en sortit, seulement un crachat de sang. Elle se laissa tomber à genoux, retenant un rire qui ne faisait que la faire souffrir encore plus. Alors c'était comme ça... Elle se redressa tant bien que mal et couvrit la distance qui la séparait du mafieux d'un pas maladroit. Jusque-là il avait vu comme elle maniait bien la lame, mais c'était tout, non ? Alors elle allait lui montrer comme son coup de pied était fort aussi.

Elle décida de tenter une ruse. Idiote, complètement. Quelle était la chance qu'elle réussisse ? Pas très grande. Et même si ça réussissait, ce serait à double tranchant. Mais une blessure de plus ou de moins. Quelle importance ? Elle leva son bras valide pour faire mine de vouloir abattre son arme sur le mafieux. Une attaque facile à esquiver qui avait tout de désespérée. Mais en réalité, ce n'était là qu'une distraction, peut-être pitoyable, mais... Peut-être suffisante pour qu'Hideo ne voit pas son coup de pied venir.
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Hideo frappait, frappait et frappait sans répit, sans arrêter d'avancer et sans intention de cesser. Il ne visait aucune partie du corps de la femme en particulier, sachant qu'il avait l'avantage de la force physique et d'avoir une arme plus imposante ainsi qu'avec une plus grande portée. La détective esquivait de son mieux, mais le mafieux savait qu'elle se fatiguerait avant lui, d'autant plus qu'elle se servait uniquement d'une main. Chaque nouvelle ligne sanglante qui apparaissait sur son ennemie était un signe de sa mort prochaine.

Tout en agressant son adversaire, Hideo lui lançait des vérités au visage, sachant qu'il n'y avait rien de plus blessant que la vérité. Il n'essayait pas particulièrement de la déstabiliser, seulement de la blesser mentalement, une souffrance qu'il savait être bien pire que la douleur physique. Le Mad Dog voulait la faire souffrir. Sauf que ses paroles eurent l'effet non prévu d'arrêter les mouvements de son ennemie pendant quelques fractions de secondes, il ne laissa pas passer sa chance et continua son attaque de plus belle, abattant une nouvelle fois sa barre de fer sur la détective qui fut projetée contre le mur de la ruelle.

Enfin, la salope était à sa merci. La brunette était à genoux devant lui, à quelques pas seulement. le mafieux hésita pendant un moment. Il n'aimait pas particulièrement frapper un ennemi déjà à terre. Probablement une stupide notion d'honneur que la vie dans la Mafia n'avait pas encore réussi à battre hors de lui. En même temps, l'honneur était une notion plutôt inutile lorsqu'on était entouré de personnes qui ne connaissaient même pas ce que c'était. Autant en finir maintenant, histoire de ne pas laisser à la femme le temps de se guérir.

Hideo fit un pas en avant, levant sa barre de fer pour donner un dernier coup à la meurtrière, mais cette dernière le devança en se redressant et en boitant jusqu'à elle. Pathétique. Que croyait-elle pouvoir faire, à ce stade? Essayer de l'attaquer, apparemment. D'un vague mouvement, elle tenta de se servir de sa lame pour le blesser, un mouvement que le mafieux évita facilement tout en ricanant. Il ouvrit la bouche pour se moquer de la tentative ridicule de son ennemie. Sauf que le seul son qui sorti de sa bouche fut un juron lorsqu'un talon haut vola vers sa tête. Heureusement qu'il avait de bons réflexes.

Reculant vivement tout en se penchant vers l'arrière, le Mad Dog évita de peu l'attaque de la détective. Sauf que se faisant, il trébucha contre un des déchets qui parsemaient la ruelle et dont il avait oublié la présence. Hideo entendit Kuromaru aboyer un avertissement, mais ne comprit que trop tard pour se tourner dans sa chute. Il sentit un choc dans sa jambe, puis plus rien pendant quelques secondes. Puis...


- Graaaahhh !!! Merde, merde, merde !

La douleur était foudroyante. Jurant à voix haute, l'homme évita de regarder sa jambe, comme si le fait d'ignorer la situation allait la faire disparaître. Sauf qu'il n'était pas seul et il ne pouvait se permettre cette liberté. Sans cesser de blasphémer, il regarda sa jambe droite et ses jurons redoublèrent de force lorsqu'il vit la barre de fer qui la traversait. Il cligna des yeux, à la fois pour voir quelque chose à travers la sueur qui coulait sur son front et à la fois en espérant que la barre disparaîtrait lorsqu'il rouvrirait les yeux.

Serrant les dents, Hideo mit ses deux mains autour de sa jambe en serrant, la pression le distrayant légèrement de la douleur et du sang qui s'en échappait à chaque pulsation de son cœur. Il ne sentait même plus la douleur de son épaule tellement celle de sa jambe était omniprésente. Bon sang, la femme, il ne pouvait pas rester là comme ça et...


- Non ! Kuromaru, NON !

Le voyant temporairement sans défense, le chien ignora les ordres paniqués du mafieux et sauta sur l'ennemie. Parfois, Hideo maudissait l'intelligence du chien qui avait délaissé le chiot et avait silencieusement suivit les deux combattants en attendant l'occasion parfaite d'attaquer. La salope était mieux de ne pas le blesser !
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Les courses ne se déroulent jamais comme prévu (PV Akiko Yosano)
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