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Motivation zéro [PV Minne]

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Charles Baudelaire
Bloody fucking roses
Mar 30 Mai - 2:38
Charlie soupira. Elle adorait vraiment ses études, et était douée pour ça. L’Université de Yokohama était splendide, réputée et offrait tout un panel d’options en tout genre. Malheureusement pour elle, parmi ses options et pour valider ses semestres, elle était obligée de s’impliquer au moins une fois dans la vie associative étudiante du campus. Entre organiser des beuveries sans intérêt pour des gens de son âge, ramasser les déchets qui inondent les trottoirs de la ville ou donner des cours particuliers, au calme et à l’abri dans une salle de classe, le choix avait été vite fait. Cela n’enlevait rien au fait que se mêler aux autres, ne serait-ce qu’une lycéenne en difficulté, était vraiment pénible pour la brune.

On l’avait appelé en fin d’après-midi, quelques jours auparavant. Pourtant Charlie avait prié, elle qui n’est pas le moins du monde croyante, pour qu’on oublie son existence et que personne ne remarque sa malheureuse affiche. « Étudiante offre ses services d’aide aux devoirs et de remises à niveau. Japonais, Français et Littérature. Bénévole à l’Université. », suivi de son numéro de téléphone, en plusieurs exemplaires. Elle passait même quelque fois, vérifier que personne n’avait pris un de ces petits papiers.

Un couple avait donc appelé, une maman précisément, un peu désespérée. En tout cas, c’est ce comme ça que Charlie l’avait perçu ; une femme qui cherche à tout prix à faire travailler sa fille chérie, qui ne sait plus quoi en faire ou comment la motiver. La jeune fille avait bien préciser qu’elle ne pourrait pas sans doute pas l’aider dans toutes les matières, et qu’il existait des professionnels qui feraient un travail bien plus efficace que le sien. Toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas avoir à se déplacer, à sortir de son terrain habituel, mais rien n’y avait fait.

Elle avait donc rendez-vous, à 15h30 dans une petite résidence près de sa faculté et du lycée. On l’avait accueilli avec un thé et conduit devant une porte, la chambre de l’élève qu’elle devait aider. Un nouveau soupir avant de toquer à la porte. Aucune réponse… Au bout de 10 minutes d’essai, Charlie entrebailla légèrement, juste assez pour se faire entendre et prévenir qu’elle allait entrer. Elle poussa un peu plus le battant et tomba nez à nez avec une autre jeune fille, pas beaucoup moins âgée qu’elle, rousse et surtout… Endormie à poing fermé.

Charlie s’approcha doucement pour secouer son épaule, sans la brusquée. Comme si ce n’était pas suffisamment embarrassant de se retrouver ici sans en avoir aucune envie, il fallait en plus qu’elle doive réveiller sa nouvelle protégée.

« Eh ! Eh oh ! Il est l’heure de se réveiller… Minne je crois. Je suis Charlie, je viens pour ton cours particulier. »
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Mar 30 Mai - 14:00
▬ Chérie?

Ta mère toque à la porte de ta chambre mais tu ne réponds rien, juste un petit râle pour signaler que tu es (plus ou moins) réveillée.

▬ Cet après-midi, il y a une étudiante qui va venir pour toi. Elle va t'aider à faire tes devoirs et à réviser tes cours. Elle va venir aux alentours de 15h30, d'accord? Prépare toi en attendant.

Oh non... Tu pousses un gros soupir et retourne te cacher dans ta couette, toi qui était prête à t'écrouler devant ton PC pour la journée. Une étudiante, hein... Tant pis, tu n'auras qu'à faire la gamine insupportable comme d'habitude—ce n'est pas la première fois que ta mère appelle quelqu'un. Cependant, même avec toute la détermination du monde, il est dur de rester calme face à toi, qui n'arrête pas de se plaindre et de contredire la personne en question. C'est comme ça que tu marches depuis toujours. Tu n'as pas envie de perdre ton temps avec des révisions inutiles—tu n'as même pas de cours! Tu ne sais pas quel chapitre tu es en train d'étudier—que ce soit en japonais, anglais, mathématiques, physique, économie... Tu ne fais que dormir alors à quoi bon?

Tu ne t'embêtes même pas à réfléchir à une sorte de scénario pour la forcer à abandonner—tu vas juste dormir. Tu regardes rapidement l'heure sur ton téléphone: midi et quelques. C'est beaucoup trop tôt pour toi, qui a l'habitude de te réveiller aux alentours de seize heures—ton cycle de sommeil est bien plus réglé qu'on peut le croire! Depuis tes quinze ans, c'est la même chose: tu te couches à trois heures du matin, te réveilles aux alentours de seize heures (ce qui fait tout de même douze heures de sommeil!) pour te rendormir à trois heures. Ce n'est peut-être pas bien sain, mais c'est constant, alors dans un sens, ça ne pose pas de problèmes, si? Tu te murmures un petit « bonne nuit. » et retournes dans les bras de Morphée.

Tu es brusquement réveillée par quelqu'un qui toque à ta porte. Encore ta mère...? Tu reprends ton téléphone pour lire l'heure: 15h30. Oh, ça doit être l'étudiante. Peut-être que si tu ne réponds pas, elle abandonnera. Tu en profites pour réfléchir sur la personne en question—déjà, pourquoi est-ce qu'elle décide d'aider des gens? Elle se prend pour une héroïne ou quelque chose? Quelle corvée! Travailler encore plus... Il faut vraiment le vouloir. Toi, rien que le mot "travailler" te donne la nausée, alors tu ne comprends vraiment pas comment certaines personnes aimeraient faire des heures supplémentaires—surtout sans récompenses. Qu'est-ce que ce serait sa récompense de toute façon? D'avoir sorti quelqu'un de son échec scolaire? Impossible de te sortir toi, tu es foutue depuis ta troisième.

Finalement, après dix bonnes minutes d'attente, ta nouvelle """"professeure"""" (ouais enfin, "professeure", elle va rester une heure et ragequit parce que de toute façon c'est trop tard pour toi) entrouvre la porte de ton refuge. Tu ne te retournes même pas, tu n'as même pas envie de la voir—en fait, rien de savoir qu'elle est dans TA chambre—aka ton espace personnel, avec toutes tes conneries—tes figurines, tes jeux, tes consoles, tes peluches (...!). —Ha! Quand tu y penses, c'est trop le bordel ici pour pouvoir étudier, et aucun moyen que tu sortes de ta cave.

▬ Eh ! Eh oh ! Il est l’heure de se réveiller… Minne je crois. Je suis Charlie, je viens pour ton cours particulier.

Elle pose la main sur ton épaule et la secoue légèrement pour essayer de te réveiller. Tu te retournes finalement pour lui lancer un regard assassin. Elle est... eh. Elle a l'air de ces filles méchantes/froides dans les mangas/jeux vidéo—ça te donne encore moins envie de lui donner de ton temps. Elle va probablement être chiante aussi, quelle merde... Tu réfléchis rapidement à quelque chose à lui répondre pour lui dire qu'elle n'est pas la bienvenue dans ta chambre. Tu te retournes finalement pour ne pas avoir à lui faire face parce qu'à quoi bon.

▬ Dégage. J'ai pas besoin de toi.

Un peu brusque, comme réponse. Mais tu n'arrives pas à penser à quoi que ce soit d'autre, tu es méchante quand tu n'as pas envie—et là, tu n'as vraiment pas envie. Surtout pas par une étudiante.
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Charles Baudelaire
Bloody fucking roses
Mer 31 Mai - 0:43
Minne se réveilla enfin. Charlie fut soulagée l’espace d’une demie-seconde, pensant qu’elle pourrait en finir avec cette histoire de soutien au plus vite. C’était avant de remarquer la manière dont la jeune fille l’avait regardé. Elle lui tourna le dos à nouveau et l’envoya gentimment bouler. Tous les espoirs de Charlie de terminer sa journée en avance et de regagner son petit cocon rapidement s’effondrait. Elle secoua la tête, exaspérée à l’avance. Aucune des deux n’avaient envie de participer à ces séances de soutien… Mais l’une d’entre elles était obligé de les assurer et surtout d’avoir des résultats. Ne pas valider ce module reviendrait à faire baisser énormément sa moyenne et planter complètement son dossier scolaire jusqu’ici sans faille. L’échec n’était donc pas une option.

La brune releva la tête pour observer ce qui l’entourait. Une chambre d’adolescente. Du désordre de haut en bas et dans chaque recoin de la pièce, la désorganisation la plus totale. Il paraît que certaines personnes travaillent mieux dans ce genre d’environnement, mais encore faudrait-il qu’il y ai au moins un peu de place pour y poser des bouquins. Cette partie s’annonçait difficile. Rien que de convaincre l’élève de se motiver un peu ou de la laisser l’aider… Pour le moment, elle restait allongée dans son lit, comme si personne ne s’était introduit dans sa chambre.

Puisqu’il n’y avait aucun semblant de coopération de la part de Minne, Charlie devait prendre les devants. Elle n’attendit pas une invitation pour s’asseoir, débarrassant la chaise de bureau de toutes les choses entassées sur cette dernière. Elle posa également son sac besace un peu plus loin, et entreprit de faire de la place pour ses affaires. Peut-être que l’autre avait du temps à perdre en sieste, mais la brune avait encore des devoirs à rendre. Quitte à ne pas avancer sur les cours particuliers, autant le faire sur une autre matière.

Elles s’ignoraient donc toutes les deux. Le jeu pourrait durer longtemps, Charlie ne comptait pas abandonner de si tôt et elle était extrêmement têtue quand elle le décidait. Son comportement était clairement de la provocation ; elle ne bougerait pas d’ici avant d’avoir une réaction, quelle qu’elle soit, et peut-être avec un peu de chance, une discussion avec Minne. Il fallait qu’elle comprenne ce qu’elle faisait ici, pourquoi ces cours étaient nécessaire (du point de vue de la mère, puisque l’adolescente de son côté n’avait pas l’air d’en voir l’utilité).

C’était assez évident : elle n’en fichait pas une. Et sans travail ou investissement, pas de résultat ça parait logique. Mais d’où vient le manque de motivation ? Il y avait sans doute quelque chose à faire. De toute manière, Charlie se devait de trouver une solution, un moyen de faire augmenter la moyenne de Minne coûte que coûte. Son rapport à l’association devait être rendu à la fin de l’année, et évidemment, l’évolution de l’élève à soutenir comptait beaucoup dans la notation. Tout comme les moyens pour parvenir à l’amélioration… Et si cela continuait ainsi, la brune n’aurait même pas de quoi écrire un rapport.

Elle sorti un livre sur l’histoire du Japon, fit tourner la chaise pour être bien en face du lit de Minne et croisa les jambes. Charlie se donnait un air faussement innocent à réviser sous les yeux de l’autre fille, tout en la surveillant distraitement du coin de l’oeil.

« Je suis très patiente, tu sais. Et j’ai de quoi m’occuper pendant des heuuuures. »

Charlie avait parlé en ne lâchant pas une seconde les pages de son livres des yeux. Elle tourna d’ailleurs nonchalamment celle qu’elle venait de finir de lire à la fin de son intervention. Niveau de provocation augmenté : +1.
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Ven 2 Juin - 22:47
Tu te caches sous ta couette, l'oreille attentive. Tu essaies de deviner ce que fait ta « professeure » sans pour autant la regarder. Comme si tu allais céder à ces conneries... Tu as hâte qu'elle abandonne, tu ne veux pas d'elle dans ton espace personnel, dans ton bordel que tu aimes tant, tu as peur qu'elle déplace tes figurines, tes consoles, tes jeux, ou même tes chaussons, tes vêtements, tes ordures (au sens propre du terme!). Rien que son entrée dans ta chambre va modifier l'odeur un peu sale des paquets de chips, des parts de pizza qui ont pourries, ou de chocolat qui a fondu. Maintenant, ta chambre a une très légère odeur de parfum—une odeur propre. Heureusement la pourriture dans ta chambre arrive quand même à recouvrir cette légère odeur. Pitié, faites qu'elle ne reste pas longtemps, sinon son parfum va lentement envahir la pièce.

Tu entends ta chaise grincer et tes figurines tomber. Rien que d'entendre le bruit de tes figurines se déplacer te donne des envies de meurtres—d'où est-ce qu'elle se permet de toucher à tes précieuses figurines. Tu serais tentée de sortir brusquement de ton lit pour lui hurler dessus mais ce serait tomber dans son jeu—et puis bon, tu as la flemme de sortir de ton lit. Tu l'entends s'installer tranquillement dans ta chambre—tu entends des pages, alors elle sort probablement un livre. Tu t'efforces à rester calme et à ne pas trop bouger—de toute façon, tu as la flemme. Tu prends tes lunettes à l'aveugle et sort ta 3DS de sous ton coussin. Ah, elle n'a presque plus de batterie. Tu t'en fiches, tu as toujours ton téléphone après tout. Tu as quel jeu déjà, dans ta 3DS? Tu as probablement d'autres jeux sous ton lit ou sur ta table de chevet, mais il faudrait que tu te retournes et tu ne veux pas croiser le regard de l'étudiante censée t'aider.

Tu baisses la luminosité de l'écran (tes yeux souffrent, malgré les lunettes!) et est prête à rester dans cette position jusqu'à demain—c'est loin d'être un défi chez toi, tu peux rester enfermée dans ton lit pendant deux journées entières sans manger ou boire. Tant pis, au pire, tu meurs—enfin, n'est-ce pas ? Ah, c'est vrai, tu as juste Animal Crossing—pas vraiment le meilleur jeu pour passer le temps. Tant pis, tu avancera le temps, comme tout le monde le fait. N'empêche que tu as chaud, sous ta couette. Tu as envie de sortir de là-dessous, mais tu n'as pas envie que l'autre ne puisse voir ne serait-ce que tes longs cheveux roux bien emmêlés.

▬ Je suis très patiente, tu sais. Et j’ai de quoi m’occuper pendant des heuuuures.

Tu hausses les épaules sous ta couette—elle ne le saura pas, à moins qu'elle puisse deviner tes mouvements sous ta grosse couette qui tient bien chaud. Urgh, tu aurais dû garder juste les draps, vu qu'il commence à faire chaud—enfin, c'est la saison des pluies en ce moment, alors l'humidité arrive à « refroidir » ta chambre, en un sens. C'est bizarre, on dirait qu'elle essaie de te provoquer—sauf que non, toi, tu ne succombes pas à la provocation (sauf dans certains jeux ! mais là, c'est bien triste mais, tu n'es pas dans un jeu vidéo... dans la vraie vie).

▬ D'accord. T'as qu'à faire ta merde, moi je joue. Je m'en fiche.

Et c'est tout. D'un ton très froid, assez « je-m'en-foutiste », parce que c'est vrai, t'en as rien à foutre de ce qu'elle peut faire, tant que toi tu joues, tu t'en fous de ce qu'elle peut faire. Tu as trop de la flemme de réagir correctement de toute façon—et puis, comment est-ce qu'on doit répondre normalement ? Une personne normale ne serait pas en train d'envoyer bouler quelqu'un qui s'est spécialement déplacé rien que pour t'aider. Mais tu as arrêté de réfléchir à ce genre de logique il y a bien longtemps, alors bon. Tant pis. Maintenant, elle doit l'avoir mal, non ?
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