Forum RPG sur l'univers de BSD !
 

 :: Yokohama :: La Mafia Portuaire :: Cachots Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[Clos] It's been a long time [Flash back] ▬ Pv : Kôyô ♥

Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
Messages : 34
Pages : 173
Date d'inscription : 12/06/2017
Mer 14 Juin - 15:10




Need some help?Pas vraiment le choix en fait, on m'a envoyé donc j'vais faire ce que je peux.


L’écho de tes pas résonnait dans l’énorme couloir légèrement humide, semblant interminable. Un endroit pas spécialement accueillant. Du tout même mais venant d’un endroit tel que les cachots, ce n’était pas étonnant. Une chance que tu n’y sois pas envoyé des jours durant. Pas spécialement que ton corps ne le supporterait pas, mais le manque d’hygiène par contre lui, t’insupporterait au plus haut point. Tout comme le bruit de goutte répétitif, si par malheur tu t’étais retrouvé dans la salle juste à gauche. Tu te savais attentif et perspicace, que ce soit à la vue ou l’ouïe. Et bien que cela t’avait sauvé et aidé à plusieurs reprises, cela avait tout autant ses inconvénients.

Soit, tu n’étais certainement pas ici par hasard. Ce n’était pas dans tes habitudes non plus de déambuler à tout vent. On te l’avait demandé, et tu avais accepté, un léger sourire aux lèvres. Pas non plus comme si c’était très discutable. Tu savais parfaitement bien te plier aux ordres, ceci dit, tu n’aimais pas plus que ça. Tu aimais beaucoup trop avoir les choses en main, et pouvoir tout gérer. Ce qui t’était définitivement impossible pour le moment. Mais rien par contre ne t’empêchait de penser à comment t’y prendre. En attendant, tu allais rester d’agir en tant que médecin de la Mafia, un poste qui n’était absolument pas négligeable.

Une main dans la poche de ta veste blanche, tu te posas quand même quelques questions futiles. L’état dans lequel tu allais bien pouvoir retrouver la jeune fille blessée. Tu la connaissais vaguement. Surtout de vue en fait. Elle semblait avoir une combativité hors du commun et un talent non négligeable. Pourtant, elle avait essayé de fuguer. L’information s’était propagée assez rapidement dans l’organisation. Une histoire d’amour d’après ce que tes oreilles avaient pu intercepter. Oh, tu n’étais certainement pas là pour juger, mais disons que c’était divertissant.

Soudainement, tu t’arrêtes. Non pas parce que quoique ce soit a retenu ton attention, mais simplement parce que tu te retrouves enfin devant la porte désirée. Absolument pas différente des autres. Si ce n’était que tu avais la certitude qu’une personne se trouvait dans la salle juste derrière. Pour la forme, et parce que tu y étais bien obligé, tu demandas poliment l’autorisation pour pouvoir entrer. De toute manière, elle ne tarderait pas à en sortir. Peut-être même qu’après ton passage, elle aurait le droit de retrouver une certaine liberté.

Tu finis par passer la porte, le manque de lumière ambiant par rapport au couloir t’handicapes quelques instants, mais tu t’y étais préparé. D’un geste presque machinal tu avais déposé ce qui te servait à transporter tes affaires. Tu n’aurais sans doute pas besoin de tout, mais autant être prévoyant. Ton regard dérive quelques secondes vers celle qui sera sans aucun doute ta prochaine interlocutrice, te confirmant ce que tu pensais quelques minutes plus tôt. Tu la connaissais. Vaguement. Mais ce n’était pas non plus comme si tu cherchais à te faire énormément d’amis ou de connaissances. Tu ne voulais te rapprocher que de ceux qui pourraient t’être utiles. Ce qui ne t’empêchait pas du tout par contre de t’adresser à qui que ce soit. Parler. Un concept qui te plaisait pas mal au final.

« ▬ On peut dire qu’ils ne vous ont pas ratée. »

Les multiples marques de coups de fouet le démontrent bien. Une affirmation totalement inutile, mais qui t’as permis de démontrer que tu étais ouvert au dialogue. Même si ton regard s’est déjà bien vite reposé sur tes affaires, dans lesquelles tes mains venaient de plonger, fouillant un peu.


© 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 173
Pages : 270
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Mer 14 Juin - 16:50
img_rp
It's been a long time
La fin du cauchemar, ou le début d'un autre?

Bang bang bang

Trois coups de feu qui résonnaient en boucle. Ces souvenirs sortaient Kôyô de son coma, le rendant intermittant, l'épuisant plus que ce qu'elle était déjà, si c'était possible. Réminiscences de sa culpabilité, de sa déception et… sans aucun doute sa tristesse.
Son corps avait mal, mais impossible de savoir où exactement. Une partie de son esprit se souvenait de ce qu'on lui avait fait, l'autre était trop embrouillée pour se souvenir dans quel ordre et encore moins pendant combien de temps. Il avait mal absolument partout et chaque mouvement relançait la moindre petite pointe de douleur.

*Yasha… viens là… poursuis-les… bordel T'ES OU ? TUE-LES !*

Des hurlements silencieux que son esprit demandait en vain, son spectre ne paraissait plus. Elle en avait un vague souvenir… la poigne sur son bras, la sensation de piqûre, son corps devenant faible, trop faible… De la drogue pour s'assurer sa docilité.
Son regard était rivé sur l'interstice sous la porte laissant filtrer un faible rayon de lumière du couloir. Elle n'avait aucune idée de son état précis, bien qu'elle se doutait que ce n'était pas glorieux. Pourtant sa sentence aurait pu être pire, elle aurait pu subir la même chose que …

Comment s'appelait-il déjà ? K… S… non, ça ne lui revenait pas… Ses seuls souvenirs étaient le bruit d'os brisé suivi de trois coups de feu. On l'avait forcée à regarder pourtant… elle avait tout vu, contrainte par leur Boss avant d'être jetée dans les ténèbres et l'humidité des cachots.

Ses oreilles perçurent le bruit de pas qui se rapprochaient. Ses bourreaux revenaient ? Allait-elle avoir droit à une autre session de torture inutile ? Inutile oui car ça ne la ferait en aucun cas changer d'avis, ça ne tairait pas son esprit de rébellion mais l'exaltait au contraire contre leur Chef actuel. Et puis, si son corps endolori semblait prouver l'opposé, ils auraient pu aller plus loin. Ils auraient pu faire comme elle… comme ses anciens contrats et pousser la torture plus loin. Heureusement pour la demoiselle, ils n'étaient pas elle.
La porte s'ouvrit.

*Yasha… Yasha bordel…*

Il lui fallait sortir d'ici, mais sans son spectre c'était impossible.

-  On peut dire qu’ils ne vous ont pas ratée.

*Moi non plus je ne les ai pas ratés*

Une pensée limpide provenant des derniers instants de sa fuite, juste avant leur capture. Kôyô n'allait pas se laisser ramener si facilement. Ils s'étaient battus pour ça, ils en avaient rêvé… enfin surtout lui. La jeune femme pour sa part avait espéré sa liberté, mais n'était partie qu'à cause du Boss qui ne les dirigeaient pas de manière efficace et encore moins raisonnée, à ses yeux. Chûya avait aussi joué dans la balance. Il était encore jeune et hors de question qu'il doive suivre les ordres de ce tyran. Car celui-ci n'hésiterait pas à le sacrifier comme de la simple chair à canon dans une de ses rixes stupides. Foncer dans le tas, verser le plus de sang possible, voilà tout ce que ce vieillard savait ordonner et Kôyô ne voulait en aucun mourir, ni elle ni son frère adoptif, pour ça.
Quand les hommes de main les avaient retrouvés, la demoiselle n'avait pas hésité à utiliser la violence et massacrer ceux qui l'approchaient de trop près. Le tyran voulait des massacres, elle lui en avait offert un. Il avait suffit d'une seconde d'inattention quand une balle toucha son amant pour qu'on lui assène un violent coup à la tête.

Sa main bougea, faisant cliqueter les chaînes à ses poignets contre le sol. Ses yeux se posèrent sur une tâche blanche. Mmh, ses tortionnaires n'étaient jamais habillés de blanc, et ils n'auraient pas pris la peine de lui parler non plus. On lui envoyait un professionnel ? Allait-on l'amener à son exécution ?
Mmh… une veste blanche.. ça lui disait quelque chose. Qu'est-ce que c'était… une veste blanche… bourreau ? Non… tout le monde pouvait achever les prisonniers ici en fait… mais il faisait tâche… même une fois que sa vue fut habituée à la luminosité soudaine apportée par le couloir. Une veste blanche n'était pas commune dans les cachots.

La prisonnière bougea donc ses mains et tenta de se redresser, au moins pour pouvoir se caler contre le mur et quitter sa position allongée qui avait encore plus engourdi son corps.
Pitoyable.
Ce mot fusa brièvement dans un coin de sa tête embrumée. Oui, elle devait faire pitié à voir, la fraîcheur seule de la cellule relançait la chair à vif de ses plaies, signe que plus grand-chose devait la couvrir.

- Le temps… combien…

Bordel, foutue drogue. Quelle question voulait-elle poser déjà ? Le temps… le temps… c'était quelque chose par rapport au temps. Quand allait-elle sortir ? La date du jour ? Les jours...

- Combien de temps… j'ai passé ici ?

Voilà sa question. Dans le noir quasi complet depuis qu'on l'avait jetée ici, impossible d'avoir une quelconque notion du temps. A part ses hurlements, elle n'avait pas non plus aligné plus de trois mots à ses bourreaux mais lui… cette veste blanche, il y avait quelque chose de différent. Sa voix rauque ne cachait toutefois pas son épuisement ni le manque d'habitude de l'utiliser.

- Je… on... *soupir*... on se connaît ?


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 34
Pages : 173
Date d'inscription : 12/06/2017
Mer 14 Juin - 18:23




Need some help?Pas vraiment le choix en fait, on m'a envoyé donc j'vais faire ce que je peux.


Un léger silence s’installe. Il ne t’étonne en rien. Rares déjà sont les choses qui arrivent à te déstabiliser, mais ici, cela coulerait presque de source pour toi. Vu son état, tu te fais la réflexion que peut-être qu’elle n’arriverait pas à te répondre. Depuis combien de temps n’avait-elle pas ouvert la bouche ? Depuis combien de temps n’avait-elle pas sorti un mot correct ? Tu n’en avais pas la moindre idée. Tu n’avais pas cherché à savoir. Tout ce qui t’intéressais, c’était le moment présent. Parce que tu y étais impliqué. Tu n’étais encore personne pour juger de si ce qu’elle avait subi ou non était juste. Tu rejettes juste un regard en coin, maintenant que l’obscurité ne t’handicape plus, pour essayer d’un peu mieux discerner son état. Tu avais vu pire, certes. Mais ils semblaient n’avoir montré aucune pitié. En même temps, il ne fallait pas s’y attendre avec eux. Toi-même au fond, tu n’en as aucune et tu le sais parfaitement.

Ce pourquoi tu ne t’apitoies aucunement sur son sort. Tu constates, tout simplement, pour pouvoir faire ton travail correctement. Et tu te rends bien compte qu’elle gardera des marques, quoique tu puisses faire. Sans doute que c’était le but du châtiment aussi. Qu’elle puisse se rappeler de quoi ils étaient capables, même si tu te doutais que prochaine fois, il n’y aurait pas. Ou tout simplement, on ne t’appellerais pas parce qu’il serait d’ores et déjà trop tard. Tu remarques son léger mouvement, suivi du bruit léger des chaînes. Il te plaît. Tant qu’elles ne te sont pas rattachées en tout cas.

Tu ne t’y attardes pas trop et tu remarques que ta désormais patiente a été droguée au préalable. Ne serait-ce que par ses gestes. Et aussi sûrement par prudence. Ce qui tu n’en doutes pas, te facilite le travail. Oh, tu saurais certainement gérer. Mais la facilité avait du bon. Cela au moins, tu évitais de devoir la regarder se débattre voir même essayer de t’attaquer, confondant peut-être ta présence avec celle de l’un de ses bourreaux. Finalement, une voix rauque brise ce silence, quelques secondes avant le tintement de deux de tes fioles. Intéressé, tu arrêtes tout mouvement durant quelques millièmes de secondes. Une question plus que censée, bien que la phrase ne soit pas complète.

Tu attends encore un peu plus, elle réessaye pour y arriver, sans buter. Tu pourrais donner une estimation, mais à quoi bon. Les réponses, elles devaient être précises. Lui donner un certain nombre de jours ne l’avancerait strictement à rien. Tu hausses légèrement les épaules, conscient du fait qu’elle ne le verra peut-être pas.

« ▬ Aucune idée. Enfin si, peut-être, mais ce ne serait que supposition. Et quand bien même je doute que cela puisse vous aider en quoique ce soit. »

Alors que tu te tournes enfin complètement vers elle, face à la nouvelle question, tu ne peux t’empêcher de sourire légèrement. Rien de drôle. Aucune moqueries, mais tu en as juste envie. Tu te mets à avancer doucement vers elle, voulant surtout éviter de lui faire peur.

« ▬ On peut dire ça. On s’est croisés à quelques reprises. Et si je viens vers vous c’est parce qu’on m’a envoyé ici pour vous soigner, rien de plus. »

Et certainement pas aggraver son cas, même s’il ne te faudrait pas plus d’une poignée de secondes sans doute pour lui ôter la vie si tu le souhaitais. Mais ce ne serait certainement pas du jeu, vu son état. Beaucoup trop facile. Tu finis par entièrement briser ce grand espace qui était entre vous, tu t’accroupis non loin d’elle, affairé encore une fois, tu aimes bien quand tout est ordonné, histoire de ne pas risquer de t’emmêler les pinceaux. Puis tu la regardes directement, tu ne comptes pas l’observer telle une bête de foire, quel que soit son état.

« ▬ Il faudrait commencer par désinfecter vos plaies. Puis-je, …Kôyô ? »

Un nom te revient en tête, tu es presque certain qu’il s’agit du sien. Un moyen d’essayer de la mettre en confiance. Comme tu te permettais beaucoup de choses, tel de l’appeler directement par son prénom, mais tu n’allais pas agir sans son consentement. En tout cas, pas tout de suite. Vu les marques, et les séquelles autant physiques que mentales qu’elle devait avoir, il valait de toute façon mieux que tu la préviennes avant même de la toucher.


© 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 173
Pages : 270
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Mer 14 Juin - 19:43
img_rp
It's been a long time
La fin du cauchemar, ou le début d'un autre?

Kôyô entendit parfaitement les réponses de l'inconnu. Seulement, son esprit mettait longtemps à analyser les mots, leur ordre, leurs connexions et y mettre un sens. Il y avait en fait trop d'informations à assimiler d'un coup. Il fallait reprendre le contrôle de son corps du mieux qu'elle pouvait, ordonner ses pensées, se concentrer, comprendre les paroles et surtout faire face aux stimulis soudains qui l'assaillaient après probablement des heures, ou même des jours sans rien d'autre que le silence.

- Les détails... répondit-elle. Chaque détail a... son importance.

Oui, même le temps passé ici, il fallait qu'elle sache. Pas pour elle, pour quelqu'un d'autre... un garçon roux... celui qui vivait avec elle. Qu'était-il devenu? Rhaa, il avait un nom lui aussi, elle s'en était souvenu tout à l'heure.
La voix inconnue brisa le silence à nouveau. Et à chaque mot, elle devenait de plus en plus familière. Elle avait déjà connue cette voix, elle en était presque sûre même droguée. Seulement, quand la demoiselle comprit les paroles, Kôyô se mit à rire. Un rire très vite étouffé par la quinte de toux qui se saisit d'elle juste après tant son corps n'avait plus l'habitude.
La soigner? Le Chef voulait donc la garder en vie? Elle ne saurait dire en quoi exactement c'était risible. Peut-être parce qu'elle ne comprenait pas la raison, peut-être que c'était juste pour la torturer encore, peut-être parce qu'il laissait en vie une femme qui s'était jurée dès le premier coup de fouet sur sa peau de tuer cet homme?
Ces réflexions attendraient puisque ce 'rire' avait ravivé la douleur à travers son corps. Que ça soit la plaie à sa tête, ses plaies dans son dos ou même les plaies sous ses pieds -une autre garantie prise pour qu'elle ne puisse pas s'échapper, ou difficilement. Et puis sans compter les coups, les hématomes, et autres séquelles d'une "mise à pied" octroyée par la Mafia.

Ah. Il était là, non loin d'elle. Son regard n'avait pas remarqué qu'il s'était rapproché. Sa vue se précisa, maintenant qu'elle était habituée à la nouvelle lumière, mais tant que son esprit ne pouvait pas se concentrer convenablement, son temps de réaction serait anormalement long.
Quelque chose se passa, en elle, lorsqu'il prononça son nom. C'était comme si on lui rendait son identité. Pas qu'elle l'avait oublié mais quand on désobéit, la Mafia avait tendance à nier l'humanité même de ses prisonniers.
Ses yeux fixèrent ceux de l'inconnu familier quelques secondes juste après sa question. Elle interrompit vite le regard pour regarder ses mains, ou plutôt ses poignets encore enchaînés, soudainement intéressée par son propre état.

- Vous allez avoir... du travail.

Un sourire s'esquissa même sur ses lèvres sèches. C'est vrai qu'elle avait soif... niveau eau et nourriture, ils s'étaient contentés du minimum, soit un verre d'eau par repas... un repas par jour. Sur ce point elle savait même qu'elle avait probablement eu droit à une "faveur", bien que c'était probablement juste pour faire durer le plaisir de sa torture et ne pas trop l'affaiblir tout de suite.
Le fait que dans son esprit drogué, cette phase valait une approbation. Qu'il la soigne, s'il était là pour ça. En espérant qu'il ait apporté suffisamment de matériel car la jeune femme devait être bonne à recouvrir de bandages de la tête aux pieds. Une vision d'horreur, une vision faible pour ceux qui la regarderaient... Ceux qui l'accueilleraient...

- Il doit pas... Il doit pas me voir.

Une image s'imposa dans son esprit, un portrait, celui d'un jeune garçon roux aux yeux bleus. Il devait être à la maison, dans le salon, à regarder un film ou jouer à un jeu vidéo... Il devait essayer de se faire à manger et faire brûler ce qu'il préparait... Il... Il...

- Faut pas qu'il me voit, pas comme ça...

Elle oralisait plus ses pensées qu'elle ne parlait réellement à quelqu'un. Le 'médecin' pouvait la manipuler comme il l'entendait, son esprit redevenait confus tandis que des gouttes de sueur apparaissaient sur son front.
Chûya. L'enfant s'appelait Chûya, ça lui revenait enfin...

- GnnMm...

Ses doigts se crispèrent tellement sous la douleur qu'on aurait cru qu'elle cherchait à les enfoncer dans le mur. L'homme avait dû commencer à la "soigner" mais les plaies étaient tellement à vif que seul les effleurer lui donnait l'impression qu'on l'écorchait vive. Au moins la soudaine douleur ramena un semblant de lucidité chez la prisonnière qui n'était pas prête à subir ça encore longtemps après tout ce qu'on lui avait déjà infligé.

- On m'a libérée?


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 34
Pages : 173
Date d'inscription : 12/06/2017
Mer 14 Juin - 23:28




Need some help?Pas vraiment le choix en fait, on m'a envoyé donc j'vais faire ce que je peux.


Chaque détail comptait selon elle ? En soi, tu ne lui donnais pas tort. Si elle était à la recherche de la vérité, ainsi que de ses souvenirs, ce serait à coups de détails qu’elle y parviendrait. Mais une nouvelle fois, tu étais assez mal placé pour lui en donner. Que ce que tu avais pu apprendre autour de toi. Et tu n’avais pas la moindre idée de si c’était fiable ou non. Certainement une très mauvaise idée de tout lui dire. Mais tu pouvais bien lui concéder quelques phrases.

« ▬ Si vous y tenez. Mais à part vous dire que vous êtes sans doute ici depuis plus d’une semaine, je ne peux vous dire grand-chose. Vous vous souvenez de ce que vous faisiez juste avant d’être enfermée ? »

Sait-on jamais. Lui rappeler sa fugue ne serait pas une partie de plaisir sans doute, mais peut-être nécessaire. Après tout, on ne t’avait pas interdit de parler. Et il n’y avait rien de mal en ce fait. Ceci dit, tu ne le ferais que sur sa demande, à quoi bon se fatiguer si elle s’en souvenait. Tu n’étais certainement pas un perroquet. Ni même une quelconque assistance sociale, à qui on pouvait parler de tous ses déboires. Dans ce cas-ci cependant, il t’était intéressant de savoir si oui ou non elle se souvenait de beaucoup de choses.

Tu l’observes réagir avec retard, ce croisement de regard ne t’affectait pas plus que ça, tu n’étais pas du genre à fuir un quelconque contact oculaire, au contraire, il en disant bien souvent plus que n’importe quelle parole ou geste. Tu scrutes comme à ton habitude, avant de suivre le sien vers es poignets, eux non plus peu épargné par les chaînes. Tu esquisses un sourire face à la réflexion, tu te rends compte qu’elle accepte ta demande, et qu’après des jours de torture tu dois être la première personne à venir la voir. Sans doute pas la meilleure qu’elle puisse espérer, mais tu t’en fiches totalement. Comme tu te fiches généralement de ce que peuvent penser les autres. Tu sais exactement ce que tu veux faire, ce que tu veux devenir, tu n’as pas le temps de t’attarder sur ce genre de futilités. Tu les laisse aux plus complexés.

« ▬ C’est bien pour ça que je suis là. Et ça ne me dérange pas spécialement. »

Du tout, tu te sentais utile dans ces moments. Oh. Tu l’étais toujours. C’était certain. Mais là, encore un peu plus que d’habitude. Et désormais tout était prêt pour que tu puisses réellement commencer à la soigner. Elle reprend la parole. Des pensées certainement lâchées au compte-gouttes. Tu préfères ne pas y faire trop attention. Tu écoutes, tu notes, on ne sait jamais que ça peut t’être utile à un moment ou à un autre. Parlait-elle de cet homme qui avait été tué ? Possible. A moins que quelqu’un d’autre ne l’attende.

Quoiqu’il en soit, tu commences ton travail, soigneusement. Tu la sens se tendre au passage de tes doigts, mais il n’y a pas d’autres choix. Après tout, désinfecter était certainement nécessaire après avoir été laissée dans cette pièce. Tu sais parfaitement la douleur qu’elle peut ressentir en ce moment même mais c’est loin de te faire flancher. Au contraire, tu préfères continuer, pour que cela puisse finir au plus vite. Même si chaque parcelle de peau n’y échappera pas. Tu relèves un instant la tête lorsqu’elle te parle directement, semblant regagner en lucidité, et malgré une mèche décidant de faire sa vie à l’encontre du chemin que tu lui avais indiqué un peu plus tôt, tu arrives à voir clairement la prisonnière.

« ▬ Il semblerait. On ne pouvait certainement pas vous laisser dans cet état pour vos prochaines missions. Ceci étant dit, il est inévitable que vous gardiez quelques marques. Beaucoup même. »

Et que ça la dérange ou non, tu ne ferais rien pour y remédier. Depuis le temps, tu avais un minimum compris comment fonctionnait la Mafia. Fort heureusement.

© 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 173
Pages : 270
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Jeu 15 Juin - 5:31
img_rp
It's been a long time
La fin du cauchemar, ou le début d'un autre?

Se souvenir… c'était difficile. Les détails lui échappaient et c'est pour ça qu'elle y tenait. Il n'y avait que des flashs, des restes de ce qu'elle savait avant de partir et… rien d'autre. Le garçon, le rouquin, Chuya était au courant. Mais il ne fallait pas qu'on le sache. Il serait alors complice. Il serait envoyé ici. Il serait puni pour la punir doublement elle. Hors de question que ça arrive. Hors de question de le mentionner.
Plus d'une semaine. Juste plus d'une semaine. Ca lui avait semblé plus long, comme ça arrive pour ceux qui passent du 'mauvais temps'. Ses souvenirs… ses souvenirs d'avant les cachots… Il y en avait, bien sûr. Pourtant elle ne répondit pas.

Cet homme aurait dû être un changement positif, une amélioration. Ce n'était pas son avis. Il la connaissait un peu mais elle ne parvenait pas à savoir si elle l'avait déjà vu, et surtout… Surtout elle était là, affaiblie, droguée donc complètement à sa merci. Cette situation ne lui plaisait pas, encore moins maintenant qu'elle savait qu'on comptait la libérer. La faiblesse n'avait jamais été envisageable à ses yeux et c'était toutefois le seul mot qui pourrait la décrire actuellement.

- Les missions… les marques…

La drogue et la douleur s'alternaient, rendant l'intérieur de sa tête aussi agité et bruyant qu'un foutu feu d'artifices. Quel était le lien entre ces deux mots ? Impossible de les coordonner, de leur donner un sens ensemble… Bon sang, qu'avait-il dit en fait ?
Elle secoua la tête. La confusion revenait et martelait son pauvre cerveau épuisé. Malgré cela, une idée claire demeurait, évidente : sortir d'ici et abattre les autres avant qu'ils l'abattent. Un point à la fois : les missions d'abord.

- Les missions… les massacres, les assassinats… la torture… toujours tête baissée. Il n'a aucune… réflexion… anticipation.

La demoiselle n'aimait pas cette « stratégie », si tant est qu'il y en ait une. Le Boss était une brute sanguinaire et son dos s'en souviendrait à vie d'après ce médecin. Ah ! Voilà le lien avec les marques.

- Tant que je peux recommencer.

Même l'esprit clair elle savait qu'il n'y avait plus qu'une voie ouverte pour elle. La voie de la Mafia et son intransigeance envers la trahison. Une voie de meurtres, de combats et de mise à l'épreuve constante. Pas qu'elle craignait, ou avait craint cette vie, on l'avait entraînée pour y survivre, mais en dehors il devait bien y avoir quelque chose pour elle aussi. Un endroit où on l'accueillerait, où on la respecterait en tant que personne et non parce qu'elle savait comment tuer à mains nues, avec armes blanches et avec armes à feu.
Une pensée qui amena une question qu'elle s'était posée depuis le début.

- Pas d'exécution pour moi… pourquoi ? Il y a d'autres… elle s'interrompit brusquement pour étouffer un gémissement de douleur quand il désinfecta une plaie plus sensible que les autres ...il y a d'autres bouchers.

Kôyô ne se voyait pas comme telle, malgré ses missions. La Mafia ne manquait pas de tueurs étant donné que les arrières pensées ne les étouffaient pas. Et bien que son mentor ait fait en sorte qu'elle ne soit pas qu'un simple pion, ou de la chair à canon, ça n'expliquait pas sa survie. Si le Boss voulait des assassins, alors il en avait à la pelle et nul besoin de l'épargner elle, pas pour cette raison.

- J'ai tué ses hommes… au Chef… pour ne pas rentrer. Je me souviens… Je me souviens qu'ils nous ont eu… son exécution… il m'a fait regarder… puis le fouet, entre autres

Elle répondait enfin à sa question sur ses souvenirs tout en expliquant pourquoi elle ne comprenait pas la raison de sa présence ici, au lieu d'être six pieds sous terre.

Ses mains bougèrent, cherchant sans trop savoir pourquoi, à remettre les lambeaux de ses vêtements pour se cacher un peu plus. Il faisait froid… Le son des chaînes cliquetant sur le sol résonna à nouveau et chaque lien semblait peser plusieurs kilos à cause de son état de faiblesse général.

*Il faut m'enlever ça…*

- La drogue… arrêtez la


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 34
Pages : 173
Date d'inscription : 12/06/2017
Jeu 15 Juin - 9:49




Need some help?Pas vraiment le choix en fait, on m'a envoyé donc j'vais faire ce que je peux.


Elle répète certains de tes mots, sans doute les plus importants de son point de vue, ceux qui l’aideront à se raccrocher au plus vite. Tu ne savais pas depuis combien de temps elle était sous l’effet de la drogue, mais son cerveau semblait plutôt bien réagir. En même temps, à quoi bon trop forcer la dose si c’était pour qu’elle n’ait plus aucune conscience de ce qui pouvait se passer, et garder des séquelles trop handicapantes. Ce n’était pas une exécution, mais plutôt une leçon. Tu la laisse à ses pensées, réagissant à peine lorsqu’elle secoue sa tête, laissant quelques mèches roses voleter non loin de toi. Sans doute qu’elle essayait de remettre ses idées totalement en place.

Alors qu’elle reprend la parole, tu t’arrêtes un instant. Tu ne peux t’empêcher de laisser un rictus déformer les traits de ton visage quelques secondes, baissant un instant la tête. Ce « Il », t’étais familier. Tu ne pouvais être certain à 100% bien évidemment de l’identité de la personne dont elle parlait, mais la description correspondait beaucoup trop à celui dont tu essayais de te débarrasser. Tu pensais bien ne pas être le seul à avoir cette opinion du parrain, et tu venais d’en avoir la confirmation. Tu étais par contre étonné qu’elle en parle de la sorte. Bien que tu ne le ferais pas, tu pourrais parfaitement rapporter. Oh, tu ferais juste attention à ce qu’elle ne s’occupe pas de son cas avant toi.

Ce serait ta gloire, ton poste. Et tu ne laisserais strictement personne se mettre dans ton chemin. Jamais. Et tu étais prêt à défendre ta cause bec et oncle. Une cause pas spécialement honorable, mais il le fallait bien. Pour redresser la Mafia, lui redonner son éclat d’antan. Et tu sentais que tu n’allais pas encore tenir extrêmement longtemps à suivre bien gentiment les ordres. Quoiqu’il en soit, tu te forces à ranger tes multiples plans dans un coin de ta tête, et retourner au sujet principal.

« ▬ Sans aucun doute. »

Et elle pourrait bientôt recommencer, une affaire de quelques jours. Tant qu’elle se reposait assez, elle pourrait être assez vite sur pied. Ses questions continuent, interrompues un instant, t’indiquant que cette plaie méritait un peu plus d’attention que les autres. Tu vois que malgré tout, il t’en reste encore pas mal. Ils n’avaient pas fait les choses à moitié. Ils ne le faisaient jamais à moitié.

« ▬ Peut-être qu’il y en a d’autres, mais vous devez être un bon élément, j’imagine. »

Tu en étais certain, sinon elle ne se retrouverait pas ici, à payer le prix de sa fuite. Puis elle daigne en dire un peu plus. A moins qu’elle ne vienne de s’en souvenir. Ainsi, elle avait bel et bien tué certains de leurs congénères. Ton Patron devait vraiment tenir à elle d’une manière ou d’une autre pour la garder. A moins qu’il ne veuille simplement pouvoir la faire encore plus souffrir.

Tu la vois s’agiter un peu avec ses mains. L’une des tiennes vient machinalement l’arrêter au niveau du poignet, exerçant seulement une légère pression, alors que l’autre continue de s’occuper de son dos.

« ▬ C’est inutile, on vous trouvera sûrement quelque chose avant de sortir. »

A moins qu’ils ne veuillent pousser l’humiliation jusqu’au bout, et la force à revenir de la sorte. Bien qu’une fois les bandages placés, elle serait déjà plus couverte. Vint ensuite sa requête. Totalement logique elle aussi, mais directement tu secoues un peu ta tête de gauche à droite.

« ▬ Désolé mais c’est impossible. En tout cas, pas pour le moment. »

Trop dangereux. Mais elle avait réussi à piquer ta curiosité. Tu bouges subrepticement et baisse légèrement la dose. Personne n’était obligé de le savoir, et peut-être que ça l’aiderait à retrouver ses esprits. Qu’elle soit incapable d’utiliser son pouvoir était le principal.

« ▬ Vous vous êtes engagée il y a longtemps, hm ? »

De ce que tu t’en souvenais, tu l’avais presque toujours croisée, sans prendre le temps de t’arrêter spécialement. Tu attends patiemment la réponse, prenant désormais un de ses bras pour le soigner à son tour. Bientôt, tu pourras t’occuper d’autre chose que de désinfecter. Malgré tout, tu essayais de rester plus ou moins doux dans tes mouvements. Toute humanité avait beau t’avoir quittée depuis des lustres, tu savais encore comment faire pour gagner une certaine confiance.


© 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 173
Pages : 270
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Jeu 15 Juin - 11:25
img_rp
It's been a long time
La fin du cauchemar, ou le début d'un autre?

Elle avait eu le droit de vivre un peu plus longtemps juste car elle serait plus utile que d'autres? Parce qu'elle aurait plus de valeur? Mmh... Le visage de son mentor lui revint en mémoire un bref instant. Son entraînement et l'éducation imposés n'avaient donc pas été vains. "Ici ceux qui survivent le plus longtemps sont ceux qui savent se rendre utiles sans avoir à faire couler le sang eux-même" qu'il lui avait dit. En d'autres mots: "Dirige ou sois dirigé". A vrai dire, la jeune femme ne pensait pas avoir déjà atteint ce stade. Toutefois, le fait qu'elle ait amené un enfant avec un talent, la manière dont elle menait ses assassinats à bien, ou même les aveux qu'elle parvenait à obtenir là où d'autres échouaient avaient dû, en effet, peser dans la balance.

Elle s'énerva intérieurement de ne pas pouvoir se couvrir plus. Kôyô n'était pas spécialement pudique mais avait ses principes. Etre ainsi allait à l'encontre de beaucoup d'entre eux, même en sachant que la situation ne lui laissait guère le choix. Médecin ou non, ce n'était pas à lui de décider s'il fallait ou non qu'elle remette un semblant de vêtements, surtout si sa libération prenait encore quelques jours -une notion du temps abstraite pour elle à l'heure actuelle comme on le sait-.
La pensée qu'il pourrait même en profiter pour l'ausculter intégralement traversa les nuages de sa conscience embrumée. En avait-il reçu l'ordre? En réalité, elle n'aimait pas qu'on la touche, pas quand ce n'était pas elle qui y invitait. Certes, il avait demandé l'autorisation à son arrivée mais ça ne concernait que la désinfection...
A quel point l'avaient-ils marquée alors? Si son corps était recouvert de plaie, alors les mains de ce médecin devraient effleurer chaque parcelle de peau. Il refusait déjà d'arrêter la drogue qui la rendait presque impotente, fallait-il donc qu'elle continue à n'être que la marionnette?

- Non... si je sors d'ici je peux m'en occuper moi-même.

Ses lèvres laissèrent sortir ses mots sans même que son esprit s'en rende compte, du moins pas tout de suite. Impossible de savoir quelle était cette drogue mais tout au fond, la prisonnière parvenait quand même à haïr cette version d'elle où tout contrôle lui échappait.
Son ouïe perçut tout de même la voix du médecin qui lui posait une autre question. Ses yeux se fermèrent pour se concentrer sur le sens et former une réponse qui en ait également.

- Engagée... on ne s'engage pas ici...

Du moins pas elle. La Mafia n'était pas un centre de recrutement où il suffisait de se ramener avec le sourire, son CV et une lettre de motivation pour espérer trouver un job à mi-temps pour payer les études. Cela dit oui, "engager" pouvait aussi faire penser à l'armée et niveau discipline, il fallait reconnaître qu'ils en étaient assez proche.

- 8 ans... *elle s'aperçut ensuite que dit ainsi, cela pouvait porter à confusion* J'avais 8 ans. Vendue contre l'effacement de dettes.

Elle n'en avait jamais voulu à son père pour ça, cela dit penser qu'on l'avait considérée comme une marchandise ne lui avait pas plu. Tout cela avant de se dire que, de toute manière ici, tout le monde avait une valeur et ceux qui n'en avaient aucune devenaient alors très vite sacrifiables.
Son regard se posa sur son bras, observant les mouvements de l'homme qui la soignait. Kôyô devait reconnaître qu'il était délicat et que cette douceur après -parait-il- plus d'une semaine de maltraitance en tout genres était très appréciable.

- Mon mentor est... est... Maru... Mu... Violet... le violet...

Pourquoi était-ce si difficile de se rappeler un simple nom alors qu'il avait été présent lorsqu'on l'avait ramenée de sa fugue? Il avait même assisté à l'exécution et il lui semblait même l'avoir vu assister aux débuts de sa torture.
En tout cas, elle était persuadée qu'il y avait un lien entre violet et son nom... Ca l'avait interpellée lors de leur première rencontre.

- Murasaki... Murasaki Shikibu. Souvent à l'étranger... sa résidence est en dehors.

Voilà, ça lui était revenu. Il y a 9 ans, on l'avait confiée à Murasaki Shikibu, recruteur de la Mafia, expert en armes à feu et espion quand il le fallait. Il avait aujourd'hui 29 ans, soit 12 ans d'écart avec la demoiselle, pourtant il la laissait tout faire chez lui, la laissant même gérer sa résidence lorsqu'il est en mission. Elle aimait vivre là bas à vrai dire. Pas très loin du QG de la Mafia mais assez pour s'en détacher et profiter du jardin traditionnel qu'il y a. C'est d'ailleurs cet homme qui l'avait formée au maniement du sabre, lui avait appris à combattre avec son spectre et qui l'avait aussi habillée de manière traditionnelle. Lui-même revêtait parfois le kimono d'ailleurs.
Mmh... les souvenirs lui revenaient plus facilement, à croire que ces stimulis parvenaient à contrer la drogue, au moins un peu. C'est sans doute grâce à cela que son esprit pensa à une question qu'elle n'avait pas posée jusqu'à présent, et qui pourtant était évidente.

- Je ne connais pas votre nom... Peut-on être médecin si jeune?

Du haut de ses 17 ans, Kôyô n'avait peut-être pas de remarques à faire sur l'âge requis pour faire un métier. Cependant les études de médecine demandaient du temps, qu'importe les personnes et lui ne semblait pas pourtant si âgé. A moins qu'il fasse plus jeune que son âge réel.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 34
Pages : 173
Date d'inscription : 12/06/2017
Jeu 15 Juin - 14:44




Need some help?Pas vraiment le choix en fait, on m'a envoyé donc j'vais faire ce que je peux.

Tu sens presque la routine déjà s’installer, tu luttes un peu intérieurement, pour te concentrer sur la discussion et moins tes gestes trop répétitifs à ton goût. Mais heureusement, tu en vois déjà presque le bout. Enfin. Elle semblait assez indépendante, à vouloir déjà s’en occuper d’elle-même. En même temps, il était préférable ici de n’être dépendant de personne, et ce, d’aucune manière. Un instant, un maigre instant, tu te mis à sa place. Bien que tu n’y arrivasses pas totalement, te sachant incapable un jour d’essayer de fuir la Mafia, tu pouvais plus ou moins imaginer son état présent, cette incapacité à pouvoir bouger comme bon te semblait. Une vague de frustration commença à s’emparer de tes tripes, que tu arrivas pourtant à recaler assez rapidement. Et très facilement. Après tout, tu n’étais pas à sa place. Et ça ne t’avait pas mené à grand-chose. L’imagination, absolument pas ton fort. Tu trouvais qu’il était nettement plus utile d’être terre-à-terre et surtout logique.

« ▬ Comme vous voudrez. »

Tu peux lui laisser ça, de toute manière ça ne te regarde pas plus que ça. Qui plus est, tu étais médecin et non tailleur. Presqu’avidement, tu écoutes sa réponse sans doute pas ce qu’il y a de plus passionnant. Mais cela te suffit amplement. Une différence, et pas des moindres se pointe entre vous. Pour ta part, tu avais pleinement choisi cette voie. De tout le sang-froid dont tu étais capable. Une très mauvaise idée selon certain. Sous prétexte que tu mettrais toute ta vie en l’air. La bonne blague. Le meilleur moyen de la foutre en l’air aurait justement été de rester bien sagement à travailler à l’hôpital. Tu n’étais pas totalement toi-même. Ce qui te faisait totalement vivre, c’était de plonger dans ce monde que certains qualifiaient de ténèbres. Le bien, le mal, tu n’avais jamais vraiment fait la différence. Tu prenais juste conscience de ce qui était meilleur pour toi, même si pour ça, il te faudrait tuer de multiples personnes.

Mais le sujet n’est pas tourné vers toi, de même, tu ne trouvais pas intéressant de dévoiler quoique ce soit aux autres. Elle donc, ce n’était pas du tout par choix. Pas la meilleure des choses selon toi. Pour elle non plus si ça se trouvait. Tu acquiesce légèrement, heureux d’avoir pu apprendre quelque chose de plus, que tu oublieras peut-être d’ici quelques mois. Ce que tu n’oublies pas par contre, c’est le nom de son mentor. Tu le connais aussi, ce pourquoi tu avais été amené à déjà la voir à quelques reprises. Tu as envie de finir sa phrase, de la corriger, mais tu sais qu’il est mieux pour elle qu’elle s’en souvienne. Elle y arriverait sûrement, et y arrive quelques secondes plus tard même.

« ▬ Hm, un très bon mentor sûrement. Spécialisé dans les armes à feu si mes souvenirs sont bons. »

Tu es sûr de toi, mais mieux vaut ne pas montrer une trop grande confiance en soi. Et là, libération, tu en finis avec son bras. Pourtant tu ne le lâches pas. En parlant de libération, tu devrais sans doute enlever ces chaînes de ses poignets. Sûrement. Alors tu enlèves celle ornant le poignet que tu détiens. Tu te doutes que sa peau y est encore plus sensible qu’autre part, en contact depuis des jours avec le métal. La question qui fuse te fait à nouveau légèrement sourire, tu attends d’avoir reposé la chaîne au sol histoire de ne pas devoir te répéter à cause du bruit.

« ▬ Veuillez m’excuser, j’ai oublié de me présenter, Ōgai, Mori. Vous savez, l’âge ne compte pas vraiment lorsque l’on a une certaine détermination. »

Tu avais beau ne pas être le dernier des imbéciles, tu en avais quand même bavé. Tu examines son poignet d’un air presque désintéressé. Tu notes mentalement simplement, tu ne cherches pas à en voir plus que nécessaire, malgré sa tenue. Les formes féminines, et même masculines, ne t’intéressent pas plus que ça. Tu préfères tout ce qui est plus délicat, plus mignon. Quoique l’on puisse te dire, malgré les critiques qu’on ait pu te faire, et qu’on te fera encore sûrement.

« ▬ Vous arrivez à le bouger correctement ? »

Peut-être que la blessure n’était pas qu’extérieure, alors autant s’en assurer de suite, avant même de s’occuper de son deuxième poignet.

© 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 173
Pages : 270
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Jeu 15 Juin - 17:20
img_rp
It's been a long time
La fin du cauchemar, ou le début d'un autre?

Mmmh Murasaki était-il un si bon mentor? Disons que oui, même s'il passait pas mal de temps hors du pays ou même de la ville. Kôyô allait confirmer que oui, c'était bel et bien un expert en armes à feu qui, de plus, ne loupait jamais sa cible grâce à son pouvoir, mais à quoi bon? Si le médecin lui disait ça, c'est qu'il le connaissait déjà.
Pendant quelques secondes, la demoiselle crut même que c'était lui qui l'avait envoyé pour la soigner mais elle déduisit que non, il l'aurait annoncé autrement.

Déjà un peu plus éveillée qu'il y a quelques minutes, c'est presque avec impatience qu'elle entendit et sentit qu'on lui retirait ses chaînes, ou du moins une. Son regard remarqua la peau à vif provoquée par le frottement de ces liens. Hmpf, ce n'était que de la chair, ça guérirait bien assez tôt.
En attendant, ce médecin lui offrait quelque chose d'inestimable: une porte de sortie. Il restait certes encore un lien mais s'il le retirait aussi, qu'est-ce qui l'empêcherait alors de partir d'ici? Pas pour fuir la Mafia à nouveau, ça ne rimerait à rien, mais pour rentrer chez elle, dans sa résidence, sa chambre, ses biens. Et puis, si elle pouvait croiser ses tortionnaires au détour d'un couloir... ça n'en serait pas plus mal, histoire de leur laisser à leur tour un petit "souvenir" du temps passé ensemble.

Ca devenait de plus en plus clair qu'il y avait une différence maintenant vis à vis de son corps. Tout lui semblait beaucoup plus... réel, proche. Elle était très loin d'avoir retrouvé la force comme lorsqu'elle avait combattu pour fuir mais il y avait très nettement une amélioration, ne serait-ce que pour ses sens.

- Mori alors... ah oui, j'ai déjà entendu votre nom.

Impossible de se rappeler où, quand, comment, mais il lui était familier. Tout le monde finissait par se connaître plus ou moins ici de toute manière. Mais ce qui capta avant tout son attention fut un seul mot: détermination. Aux yeux de Kôyô, sa détermination n'était rien d'autre que son spectre, Konjiki Yasha était le nom qu'elle lui avait donné. A ses débuts, il n'apparaissait pas entièrement. Ce n'était qu'un bras avec une partie du torse. Mais à force d'entraînements, de missions et de mise à l'épreuve, elle avait pu le commander et le rendre visible entièrement. Ces ordres autrefois donnés oralement n'avaient plus lieu d'être et tout se faisait désormais en silence. Un assassin silencieux, invisible, vif permettant à sa maîtresse de se dédoubler, en quelque sorte. Et surtout, puisqu'il dépendait de son esprit, s'en prendre à lui physiquement n'avait pas d'effet. Pour l'anéantir, il fallait atteindre l'esprit de la jeune femme.

- Je pense qu'il faut plus qu'une "certaine détermination" pour arriver à ses fins... L'approximation ne... On est déterminé ou on ne l'est pas.

Etait-ce pour ça qu'elle avait échoué à fuir? N'avait-elle pas été assez déterminée? En tout cas, les mots glissaient plus fluidement, avec moins d'hésitations. Si elle retrouvait ses esprits, alors peut-être...

*Yasha libère moi... Yasha!.. Saleté de démon...*

Non, pas encore. La frustration s'empara du corps de la jeune femme qui s'efforçait de rester impassible mais la pratique lui manquait ces derniers temps. Oh elle ne s'en serait pas prise au médecin, il ne lui avait rien fait mais ce cachot lui était devenu insupportable, comme on s'en doute.
Kôyô était comme un animal en cage qui voit qu'on ouvre sa trappe, mais très lentement. Il attend le moment où l'interstice sera assez grand pour le laisser passer pour enfin se ruer dehors et s'en prendre à ses geôliers.
La question du dit Mori la tira de ses pensées et elle bougea son poignet. Les mouvements étaient un peu raides à cause des muscles endoloris mais rien de cassé.

- Le corps s'en remettra... Ils n'ont rien brisé.

*Même mentalement*

Bien sûr, la demoiselle avait pleuré son amour perdu. Les premiers temps ici lui avaient été consacrés, elle avait fait le deuil de son amant et de leurs espoirs enfantins. La torture en elle-même, qui aurait certainement dû briser sa détermination, l'avait en fait exacerbée. Le Boss avait voulu lui enseigner une leçon, et par moments, il avait presque réussi. Seulement, maintenant que son esprit avait retrouvé une pointe de lucidité, un objectif se dessinait déjà: elle le tuerait, lui et ses complices, même si ça devait lui prendre des années. Kôyô avait toujours su faire preuve de patience.
Son regard détailla le visage de Mori.

- Vous me libérez de mes liens mais n'arrêtez pas la drogue... qu'est-ce qui vous fait croire que c'est moins dangereux?

Comme dit avant, le médecin n'était pas sa cible, mais si elle pouvait obtenir l'arrêt complet de cette substance...

- Si je souhaitais faire quelque chose, il me suffirait d'attendre qu'ils l'enlèvent, le résultat serait le même... Arrêtez la.

Elle doutait qu'il accepte, elle savait qu'il refuserait en fait. Cependant, elle cherchait à maintenir le dialogue, maintenir les stimulis. La détermination... La jeune femme était très loin de n'avoir qu'une "certaine" détermination lorsque le sang l'appelait. Qu'importe la faiblesse de son corps, qu'importe ses pieds en sang qui ne sauraient pas la porter jusque chez elle sans aide, il lui fallait remonter la pente pas à pas. Marche après marche jusqu'au Boss en haut de sa tour d'où il pensait contrôler toute la ville, mais ne pouvait contrôler la loyauté de cette subordonnée-là.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 34
Pages : 173
Date d'inscription : 12/06/2017
Jeu 15 Juin - 23:36




Need some help?Pas vraiment le choix en fait, on m'a envoyé donc j'vais faire ce que je peux.

Elle semblait reprendre de plus en plus contenance. Normal en même temps, étant donné que tu avais baissé la dose de drogue, sans demander l’avis à qui que ce soit. Le tiens était amplement suffisant. En même temps il serait nettement plus agréable de converser avec elle si ses paroles avaient plus de sens. Et cela lui éviterait de sortir complètement groggy de la cellule aussi. Elle affirme avoir entendu ton nom. Ce qui n’était pas spécialement étonnant. Du tout. Tu étais un des seuls médecins, et tout le monde se connaissait d’une manière ou d’une autre. Au moins de nom. Cependant, tu essayais aussi de ne pas trop te faire démarquer. Et juste en bien, évidemment. Des efforts qui payeraient bientôt, tu en étais certain. Au pire, tu forcerais juste un tout petit peu le destin. Pourquoi ne pas s’autoriser quelques coups de pouces de temps à autres.

Tu écoutes son point de vue. Le même que le tiens en fait. Une bonne chose ? Non tu t’en fichais un peu, en tout cas pour le moment. Mais c’était toujours plus agréable d’avoir quelqu’un de son côté. Tu aurais pu dire plus rassurant si seulement tu avais besoin d’un quelconque réconfort. Inexistant. Tu te suffisais à toi-même, plus que bien même. Dépendre n’avait jamais été ton fort.

« ▬ Vous n’avez pas tort. Mais il y a plusieurs sortes de détermination. Celle insufflée par de la motivation, de la rage, et bien d’autres. »

Tu ne savais pas si l’une marchait plus que l’autre, tant que la tienne fonctionnait tout irait à merveille, en fait. Tu la regardes bouger son poignet, tu essayes de voir s’il n’y a rien d’autre qui semble clocher. Rien ne semblait fracturé. Une bonne chose. Tu acquiesces face à sa réponse, et tu t’occupes de désinfecter à son tour le poignet. Que tu ne tarderas pas à bander. Tu décideras de le faire en premier tout simplement parce que cela te prendra moins de temps que le reste, et qu’il est présent, juste devant toi. Face à sa question, tu laisses ce léger sourire amusé faire son chemin sur tes lèvres. Tu prenais généralement tout au sérieux, mais tu ne pouvais empêcher ce sourire d’apparaître.

« ▬ Oh, je ne pense pas spécialement que c’est moins dangereux. Nous savons sans doute chacun très bien que si vous tentez à l’instant de faire quoique ce soit sur ma personne, j’aurais le dessus. »

De manière peu fairplay. Même si là, tu n’avais fait que lui donner des arguments en plus pour que tu cèdes à son désir. Ce que tu ne ferais pas pour le moment. Tu sens son regard sur ton visage, mais tu le dédaignes, tu préfères prendre en main le premier bandage, estimant la longueur à prendre.

« ▬ Peut-être qu’il sera le même pour vous, mais certainement pas pour moi. Si vous attendez, je ne serai pas mêlé à cette affaire. Alors que si dans l’instant même vous trouviez la force une fois la drogue arrêtée et détachée de vous relever, il suffirait que vous fassiez une minime stupidité pour que l’on me rejette la faute dessus. Donc non, je ne l’arrêterai pas, pas avant que vous soyez soignée en tout cas. Je préfère surveiller mes arrières et m’assurer une réussite, contrairement à certains

Subtilement ou non ,tu mets le sujet du Parrain sur le tapis. Oui, tu voulais en savoir un peu plus. En tout cas sur ce qu’elle comptait peut-être faire. L’arrêter ? Peut-être. Tout simplement parce que tu ne permettrais pas que quelqu’un marche sur tes plates-bandes. La bonne longueur trouvée, tu coupes sans aucune hésitation le bandage, regardant distraitement, un instant le morceau, avant de focaliser ton regard sur l’adolescente face à toi. Inutile de tout lui dévoiler de suite de toute manière.


© 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 173
Pages : 270
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Ven 16 Juin - 12:25
img_rp
It's been a long time
La fin du cauchemar, ou le début d'un autre?

Une détermination guidée par la rage pouvait-elle vraiment se montrer efficace? Kôyô en doutait fortement. Quand on se laisse diriger par les sentiments, ça finit toujours en catastrophe, elle était bien placée pour le savoir. Quant à la colère, ou pire la rage, ça menait aux erreurs, à des oublis qui finissaient par piéger les personnes. Kôyô ne pouvait pas en arriver là. Bien sûr, elle était actuellement en colère mais elle savait avoir assez de recul pour la gérer et l'utiliser à son avantage. Il fallait juste sortir de là...
La jeune femme observa son poignet, faisant bouger ses doigts comme s'il y avait un risque qu'elle ne parvienne plus à les mouvoir. Est-ce que ces plaies la rendraient moins efficaces? Ses attaques seraient toujours aussi précises et vives? Tant que les os n'étaient pas touchés, tant qu'il n'y avait pas de déchirures, alors il ne devrait pas y avoir de problèmes. De toute manière, même si elle devenait paralysée, il ne lui fallait que son esprit pour combattre après tout.

La prisonnière finit par dévier son regard du médecin. La croyait-il si.. tête brûlée? Il est vrai qu'ils ne se connaissaient pas et qu'après ce qu'elle avait provoqué, difficile de croire qu'elle pouvait faire preuve de réflexion et de recul. Seulement, elle en était parfaitement capable... si seulement la situation en donnait l'impression.

Son corps se tendit lorsqu'il finit de reprendre la parole, lorsqu'il lâcha son "contrairement à certains". Cela dit, c'est surtout tout le reste du discours qui la dérangea et la piqua au vif. Kôyô, malgré son "écart" n'était pas si stupide. Il était différent des autres.

- Vous auriez le dessus oui, si je prévoyais d'agir maintenant. Si je prévoyais de m'en prendre à vous...

La demoiselle s'interrompit en entendant du bruit dans le couloir suivi de bruits de pas. Elle reconnut cette lourdeur et garda donc le silence les trois secondes suivantes nécessaires à un de ses bourreaux pour entrer dans la cellule. Il posa son regard sur la prisonnière puis sur le médecin.

- Tout va bien Doc'?

Le fait qu'un de ses poignets ait été libéré devait certainement avoir attiré son attention mais curieusement, il ne fit aucun commentaire à ce sujet. A la place il se tourna vers sa victime et posa devant elle un plateau avec son 'repas' habituel accompagné d'un autre paquet.

- De la part du gamin. Tu sors bientôt, change toi.

Elle ne connaissait pas beaucoup de 'gamin', ça ne pouvait donc venir que de Chûya. Au moins elle aurait quelque chose d'à peu près convenable à revêtir plutôt que ces loques. Le mafieux allait ensuite sortir de la cellule pour laisser le médecin finir son travail, mais il s'arrêta juste avant de franchir la porte pour s'adresser à ce dernier.

- Remettez lui ses chaînes avant de la laisser, et augmentez la dose, ordres du Boss.

Kôyô ne réagit pas, pas en face de lui. Tout comme elle ne toucha ni au plateau ni au paquet tant que l'homme n'avait pas quitté les cachots. Lorsqu'ils n'entendirent plus ses pas, la main libre de la jeune femme se rua sur l'eau que sa gorge réclamait avidement. Ce n'était pas suffisant cependant, la soif était toujours là, juste un peu atténuée. Le fait de la maintenir en sous nutrition rendait la drogue plus efficace encore, elle le savait puisqu'elle même y avait déjà eu recours. Quelle saloperie...

- Personne avec un minimum de réflexion attaquerait maintenant.

Elle revint sur les paroles de Mori avant qu'elle soit interrompue.

- Il faut attendre... Pourquoi attaquer quand ils s'y attendent alors que... alors qu'attendre qu'ils baissent leur garde assurerait un coup fatal presqu'à coup sûr?

Ca pouvait sembler stupide de tout déballer à cet homme rencontré il y a quelques minutes. Il pouvait très bien tout aller répéter au chef ensuite, ce qui condamnerait à coup sûr la jeune femme. Seulement, ses paroles plus tôt, son "contrairement à certains" et son désir de s'assurer qu'on ne lui reprochait rien laissaient entendre qu'il y avait anguille sous roche.
Elle fixa Mori et lui tendit son poignet droit, attendant qu'on lui enlève la dernière chaîne.

- Alors dites moi, docteur, pourquoi je risquerais d'attirer l'attention sur moi maintenant?

Il y avait ces raisons et aussi Chûya qui rentrait en ligne de compte. Il montrait déjà d'excellentes qualités pour un mafieux mais il n'était pas encore près à se défendre seul. Kôyô attendrait donc que son entraînement se poursuive pour qu'il puisse être totalement indépendant et se libère de la jeune femme. Ainsi elle pourrait accomplir les pires actes inimaginables, elle saurait qu'elle n'aurait pas d'inquiétudes à avoir à son encontre.
Confirmer à nouveau son opposition au Boss actuel à un inconnu pouvait s'apparenter à la roulette russe mais après tout, dans ce jeu il n'y a qu'une chance sur 6 de perdre...


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 34
Pages : 173
Date d'inscription : 12/06/2017
Ven 16 Juin - 17:56




Need some help?Pas vraiment le choix en fait, on m'a envoyé donc j'vais faire ce que je peux.

Une menace ? Tu ne savais pas trop si tu devais la prendre comme telle. Après tout, pourquoi elle t’en voudrait ? Bon. Tu étais aussi bien placé pour savoir que tu n’étais pas obligé d’avoir spécialement une dent contre quelqu’un pour t’en prendre à lui. Oh. Ça ne te faisait pas spécialement peur. Est-ce que quelque chose encore pouvait te faire peur même. Tu ne trouvais pas utile de te poser trop la question. Tu préférais bien plus être sûr de toi. Il était inutile de faire des prognostiques de toute manière. Tu ne la connaissais pas, elle ne te connaissait pas non plus. Et tu n’étais pas du genre à t’y prendre à la va vite en te lançant dans l’inconnu. Tu préférais de loin miser sur la stratégie. Stratégie d’ailleurs que même si tu en avais envie, tu n’aurais pas le temps d’élaborer quoique ce soit.

Elle s’était interrompue, et tu comprenais très bien pourquoi. Un bruit de pas s’était fait entendre. Et s’était arrêté quelques instants devant la porte. De la visite. Tu fais comme si de rien n’était, le nouveau venu n’était pas forcé non plus de savoir que vous étiez en train de converser tranquillement. Une question directe t’es posée, tu daignes relever un peu la tête.

« ▬ A la perfection. »

Tu aurais pu demander beaucoup mieux. Mais à quoi bon te plaindre. Cela n’aurait intéressé personne, même pas toi. Et c’était vrai. Tu n’avais pas de problèmes. Et de toute manière, l’homme s’était déjà tourné vers la prisonnière, qui ne le resterait plus pour longtemps apparemment. On ne t’aurait pas fait venir sinon. « Gamin ». Quelqu’un tenait donc à elle. Peut-être l’attendait ? Celui qui ne devait pas la voir dans cet état ? Peut-être un point faible. A noter. Là, c’était vraiment utile. Mais tu continues de te taire, et de garder un visage impassible. En même temps, premièrement tu n’étais pas certain de cette source, et deuxièmement, autant le garder pour soi, et le ressortir en situation vraiment critique.

Bizarrement, tu t’étais attendu à ce qu’il reprenne une dernière fois la parole. Un ordre parfaitement sensé, mais peut-être nécessaire s’ils tenaient à ce qu’elle ne sorte pas plus tôt que prévu. Jusqu’ici, on ne t’avait rien dit, sur comment la laisser une fois ton travail terminé. Tu commençais à la trouver intéressante, et il n’aurait pas été étonnant que tu oublies malencontreusement de remettre sa dose de drogue au même pallier que lorsque tu étais arrivé.

« ▬ Bien sûr. »

Ton éternel sourire revient, tu n’y fais même plus attention. Tu le laisses repartir, laissant la jeune fille quelques instant plus tard se désaltérer. Bien que désaltérer soit un grand mot. Tu penses à la bouteille d’eau aussi dans ton sac. Tu aurais été quelqu’un de bien, tu aurais pu lui en proposer. Et au contraire, tu pourrais très bien la prendre et la boire devant elle. Mais la provocation n’a ni son intérêt, ni son sens dans l’immédiat. Alors tu décides de la laisser tranquillement où elle est. Et tu l’écoutes à nouveau. Encore fallait-il l’avoir, cette réflexion.

« ▬ Personne avec un minimum de réflexion n’aurait tenté de fuir de cette manière. »

C’était gratuit. Mais tu n’avais pas pu t’empêcher d’y répondre. De temps en temps, ça te prenait. Tu aimais avoir le dernier mot, en fait. Puis elle t’expose de nouveau ses pensées. Tu te dis qu’elle doit te faire un minimum confiance pour te les révéler. Infime, certes. La même que celle que tu lui avais octroyée quelques instants avants, critiquant vos supérieurs. Tu la regardes, finissant ton premier bandage, alors qu’elle te tend son deuxième bras. Tu souris un peu plus, sans ciller.

« ▬ Lorsque les gens n’ont pas les idées totalement claires, on ne peut pas vraiment savoir ce qui peut leur passer par la tête, et ce qu’ils tenteront de faire. Mais vu vos dernières paroles, je ne dois visiblement pas m’en faire. »

Même si tu ne t’en faisais pas du tout. Tu continues de la regarder essayant de voir si tu dois la considérer plus comme une rivale, ou une alliée. Lentement, tu reprends la chaîne au sol, et tu la lui remets, souriant encore, la serrant nettement moins cependant. Il serait trop dommage qu’elle se reblesse les poignets. Puis tu t’occupes de détacher l’autre, réitérant tes gestes pour soigner son poignet droit. Ta confiance était loin de se gagner facilement, mais vous aviez le même but. Elle avait sûrement pu le comprendre.

« ▬ La patience est la clef. Cependant, il n’y a qu’un seul coup fatal. »

Et ce serait toi qui le donnerait. Tu te rends compte après avoir parlé, que tu as serré un peu plus fort que prévu le bandage, sûrement lorsque tu t’étais imaginé quelqu’un d’autre prendre la place que tu visais. Tu savais être patient, mais aussi te montrer impitoyable sur certains points. Comme celui que personne ne se mettrait sur ton chemin. Tu ne tardes pas à reprendre entièrement contenance, sans pour autant t’excuser. A quoi bon. Elle devait déjà avoir mal de toute manière.

© 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 173
Pages : 270
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Sam 17 Juin - 12:28
img_rp
It's been a long time
La fin du cauchemar, ou le début d'un autre?

Au moins le médecin lui reconnaissait avoir la tête sur les épaules. Ca faisait du bien de ne pas parler à un illuminé suivant aveuglément les ordres et sans réflexion propre. Cependant, cela pouvait même être pire, tout dépendait de ce qu'il avait en tête en cet instant, et ce qu'il comptait faire à l'avenir. Malheureusement, au lieu de se pencher sur cette réflexion, son esprit était plutôt tournée vers une bassesse on ne peut plus primaire: manger.
Kôyô attendit que sa main gauche soit libérée des mains du médecin pour se saisir de la nourriture. C'était, comme on pouvait s'y attendre, très maigre et il ne fallait surtout pas compter sur un grain de riz. Le riz était consistant et aurait donné plus de force qu'ils ne voulaient à la prisonnière. Elle avait donc droit à un bol avec quelques légumes passés, cuit à l'eau avec un fond de bouillon quasi transparent. De quoi survivre allongé, en aucun cas debout. Toutefois, ils avaient fait l'effort d'ajouter un peu de tofu, une grâce probablement octroyée à cause de sa libération à venir.

La jeune femme finit donc rapidement son 'repas' et grimaça légèrement lorsque Mori banda son deuxième poignet. L'histoire du "coup fatal" le dérangeait? S'il avait dit une autre réflexion, elle aurait pu croire qu'il tiquait car il était allié au Boss mais justement, rien ne laissait supposer une telle loyauté. A moins qu'il lui tende un piège...

Elle décida de rester silencieuse et ne pas faire de commentaires.

Si on la dénonçait maintenant, elle mourrait, tout comme elle mourrait si son plan échouait avant d'arriver à terme. Enfin... pour le moment elle n'avait pas de plan, la drogue l'en avait empêchée. De toute manière, s'il était vraiment allié du parrain, Kôyô était déjà condamnée.
Toutefois, elle savait qu'il y avait des opposants au Chef actuel, elle en avait torturé et achevé quelques uns après tout. Il y avait donc une chance qu'il en fasse parti. Elle décida de demeurer silencieuse malgré ça. Trop aléatoire.

Bien qu'elle ne cherche aucun statut particulier, aucune forme de pouvoir -pas encore-, la demoiselle voulait voir leur Boss souffrir, elle voulait le voir à ses pieds agoniser. Elle voulait qu'il disparaisse, rien d'autre, qu'importe la méthode. Mais lire la souffrance sur son visage, ou encore mieux, la peur ou la terreur lui causerait le plus grand des plaisirs. Le "coup fatal" ne serait donc avec elle que l'ultime coup d'une longue agonie.

Ses poignets désormais bandés, elle se saisit du paquet préparé par Chûya et en sortit, comme elle s'y attendait, un kimono simple et sa ceinture. Mmh, elle le revêtirait une fois le médecin parti. Enfin... il restait toujours un problème.

- Vous allez augmenter la dose?

Question stupide, elle le savait. Il lui avait bien dit qu'il ne souhaitait pas d'ennuis et il en aurait si ses geôliers constataient que le médecin n'avait pas suivi les ordres et avait laissé la dose habituelle. La jeune femme souhaitait quand même avoir confirmation qu'il le ferait pour savoir s'il lui fallait demander à ce qu'on la libère de ses chaînes maintenant ou non, car s'habiller avec les poignets enchaînés allait poser quelques soucis. Et hors de question que ce soit les deux autres brutes qui s'en occupe pendant qu'elle était inconsciente.
Oui, inconsciente. Quand elle se rappelait son état à l'arrivée du médecin, cet état catatonique proche de l'inertie, si la dose était augmentée, c'était l'inconscience assurée. Ils voulaient probablement s'assurer un trajet tranquille quand on la mettrait dehors.
Mais quand elle y pensait, cette rapide amélioration de ses facultés mentales était trop rapide pour n'être dûe qu'à la multiplication des stimulis. Le "repas" ne l'avait pas assez calée pour contrer la drogue seule -d'autant plus que ça faisait une semaine qu'on lui imposait- et même en discutant, son discours aurait dû rester décousu, elle aurait dû continuer à avoir du mal à comprendre même les phrases simples terre à terre. Or, maintenant Kôyô réussissait à percevoir l'implicite et anticiper les réponses.

- Enfin... penser à la remettre à son niveau d'avant serait déjà bien, n'est-ce pas?

Empathie ou stratégie? Hmpf... connaissant la population de la Mafia, la première option n'était pas envisageable. Restait à savoir ce qu'il espérait tirer de ça. Ce médecin cachait quelque chose et bon, de toute manière, elle avait déjà pressé la détente de la roulette russe.

- Cette histoire de coup fatal semble vous toucher Docteur... Craignez-vous de vous retrouver sans employeur? Ou craignez-vous de ne pas être en mesure de le sauver? Si c'est ce que vous souhaitez, bien entendu...

Quitte à être à sa merci une fois inconsciente, autant aller au fond des choses.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 34
Pages : 173
Date d'inscription : 12/06/2017
Sam 17 Juin - 14:05




Need some help?Pas vraiment le choix en fait, on m'a envoyé donc j'vais faire ce que je peux.

Tu l’avais laissée manger son repas, sans essayer de l’en empêcher d’une quelconque manière. Ce qui aurait au fond été totalement stupide. Si on le lui apportait, ce n’était pas pour que tu le ruine. La maladresse était pourtant si vite arrivée. Mais elle n’était pas ta prisonnière, tu n’en retirerais qu’un vague amusement de quelques secondes, et encore. A la place, tu avais juste continué très tranquillement ton travail. Enfin. Tranquillement, tout est relatif. Peut-être que tu avais légèrement dérapé à un moment. L’admettrais-tu ? Certainement pas devant les autres. Intérieurement, si. Tu préférais t’être totalement honnête histoire de ne pas être surpris un beau jour par qui que ce soit, à cause d’une parole lâchée que ton égo aurait préféré oublier, ou transformer.

Cependant, elle y resta silencieuse. Qui ne dit mot consent, mais était-ce vraiment une totale compréhension et approbation de sa part ? Certainement pas. Tu la jouais trop dangereuse sûrement, mais si elle essayait de te faire tomber, tu l’entrainerais avec toi sans aucune hésitation. Puis tu avais aussi l’avantage de ne pas avoir essayé de t’enfuir. Tu la relâches enfin totalement, une fois les poignets bandés, et alors qu’elle prenait le paquet qui lui était destiné, tu observes une nouvelle fois ce qu’il te reste à faire. Le plus gros du travail, ou presque.

Tu entends sa question, tu n’y réponds pas encore cependant. Aucune hésitation, tu sais d’ores et déjà ce que tu vas faire. Tu ne préfères pas laisser le doute arriver qu’une quelconque manière. Qui plus est, elle arrive à te faire légèrement rire avec sa remarque suivante. Pas trop fort non plus, histoire de ne pas rameuter la moitié des « gardes » présents, qui devaient être aux affûts. Et il serait beaucoup trop dommage qu’ils n’arrivent à ce moment dans votre discussion, qui a attiré toute ton attention.

« ▬ Il serait difficile de se retrouver sans employeur ici. Le poste serait vite repris. Et on a beau vanter mes mérites en médecine, personne n’est malheureusement parfait. Il suffit d’agir trop tard. Lorsque votre heure est venue, on ne peut trouver moyen de la repousser. »

Mais facilement moyen de l’écourter. Tu te tais un instant penchant très légèrement la tête sur le côté en l’observant encore une fois. Dissidente, peut-être mais elle semblait aussi extrêmement déterminée. Assez franche avec toi aussi.

« ▬ Vous avez un but particulier ? »

Tu aurais pu lui demander quel temps il faisait, que tu aurais utilisé le même ton. Certes, elle pouvait répondre ce qu’elle voulait, et même te mentir comme bon lui semblait, mais tu n’avais rien à perdre à demander en fait, actuellement. Tu étires un instant ton dos, passant une main dans tes cheveux, remettant en arrière les mèches susceptibles de te gêner.

« ▬ Il semblerait qu’on m’ait demandé de l’augmenter avant de partir. Ceci dit, des chiffres pourraient se retrouver légèrement falsifiés. »

Tu doutais que qui que ce soit ait retenu par cœur la dose exacte. Après tout, les notes étaient là pour ça, pour se souvenir, il était nettement plus simple de s’en tenir à ce qui était écrit. Ce qui bien évidemment ne lui serait pas gratuit, il ne fallait pas trop exagérer non plus, et il fallait bien que tu t’y retrouves quelque part. Tu ne sais pas encore quoi exactement, mais c’était toujours bien d’avoir ce genre de choses en poche. Encore fallait-il savoir comment elle allait y réagir tu n’irais certainement pas à l’encontre de sa volonté.


© 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas
[Clos] It's been a long time [Flash back] ▬ Pv : Kôyô ♥
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» Les aplombs
» Long time no see Fantaghiro & Galadriël
» Flash Back du Bois d'Eden, chiot YORK LOF [A trouvé sa famille]
» Enzo du Clos des Anges Loups et Dora des Bergers de Dyto
» Donne colley poils long 1 ans

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bungou Stray Dogs :: Yokohama :: La Mafia Portuaire :: Cachots-
Sauter vers: