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It's been a long time [Flash back] ▬ Pv : Kôyô ♥

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Kôyô Ozaki
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Sam 17 Juin - 16:50
Kôyô fixait le médecin. Pas pour le défier, pas pour l'observer, mais pour le comprendre, ou au moins essayer. Elle ne croyait pas en effet du genre à se croire parfait... Toutefois elle se doutait qu'il n'est pas du genre à attendre que ça se passe et lancer un "malheureusement je suis arrivé trop tard". Il était du genre à calculer, à être très précis, comme beaucoup de médecins, quelque chose dans son attitude le montrait. Il n'attendrait pas que l'autre meure de mort naturelle, très peu probable. "Il suffit d'agir trop tard", c'était assez clair non?

- Mon but? Faire les seules choses que je sais faire... m'infiltrer, m'immiscer, observer, attendre... tuer. N'importe qui ferait mieux l'affaire que notre employeur actuel.

Bon, il ne fallait pas exagérer non plus. Elle ne serait pas prête à accepter n'importe qui. Achever un illuminé/excité des massacres contre un autre, non merci.
Elle changea de position et étendit ses jambes, engourdies elles aussi, faibles, incapables encore de la supporter debout trop longtemps s'il fallait qu'elle se lève... Et dire qu'ils conversaient calmement sur une trahison... Bon sang qu'elle détestait se sentir si faible, si impuissante. Son dos la lançait, son don était porté disparu pour le moment et un médecin qu'elle ne connaissait pas il y a une heure lui parlait de tuer le Parrain.
Soit la drogue avait été augmentée et elle délirait depuis un bon bout de temps... soit elle était morte et son esprit avait un dernier soubresaut rendant son dernier voeu 'réel'?
...
Vivement qu'elle mange à sa faim.

- Trop aimable... Et qu'attendez-vous en échange de cette largesse? Vous affirmez qu'il s'agit "d'agir trop tard"... Seulement, on appelle pas les médecins au chevet d'hommes bien portants, et le notre l'est malheureusement... La patience est une vertu... tant que ça ne se retourne pas contre nous.

Plus de marche arrière, si tant est que c'était encore possible. Kôyô venait d'avoir une idée, à condition qu'ils soient réellement sur la même longueur d'ondes. Dans la Mafia, chacun devait s'attendre à recevoir un coup de lame dans le dos à n'importe quel moment, pourquoi cet homme ferait exception? Cependant, le statut de médecin était un avantage indéniable que la demoiselle n'aurait jamais. Même si elle parvenait à approcher le boss, chacun de ses faits et gestes seraient observés, alors qu'un médecin, observé ou non, aura toujours un noyau très solide de considération pour son poste et ses connaissances. Personne ne contesterait son diagnostic, ni ses choix puisque l'expert dans ce domaine, dans celui de "préserver la vie", c'était lui. Là résidait l'ultime clou du cercueil de leur cher parrain.
Kôyô agita son poignet gauche qu'il avait rattaché à la chaîne.

- Si vous pouviez finir rapidement, je dois encore trouver le moyende me changer avec ces chaînes, et jouer la prisonnière frappée par l'inertie.
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Sam 17 Juin - 18:38




Need some help?Pas vraiment le choix en fait, on m'a envoyé donc j'vais faire ce que je peux.

Elle avait opté pour la franchise, peu froid aux yeux. Vous ne vous connaissiez pas vraiment depuis longtemps aussi. Vous parliez depuis plusieurs minutes, certes, mais c’était tout. Pas n’importe quelle conversation. Mais désormais, tu ne pouvais douter que ses intentions rejoignaient les tiennes. Tu commences à réfléchir nettement plus sérieusement, voyant ce que cela pourrait t’apporter. Autant le positif que le négatif. Il était important de savoir faire la part des choses et voir si les risques n’étaient pas trop gros, trop disproportionnés par rapport à la réussite.

« ▬ Hm, peut-être pas n’importe qui. Même si nous allons droit à notre perte pour le moment, ce serait dommage de vouloir l’éviter pour mieux retomber. Il faudrait quelqu’un de réfléchi et stratège surtout. »

Toi, quoi. Mais vous aviez beau être franc, tu ne le dirais pas clairement tout haut même si elle pouvait le deviner très facilement. A vrai dire, tu pourrais déjà t’y voir, si seulement tu étais du genre à vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Tu étais à des lieues de l’être en fait. Grâce à ta patience entre autres, qui mériterait même peut-être un prix.

Puis elle attaque le sujet qui te posait le plus problème. La santé de ton supérieur. Oh, il y avait bien de multiples moyens pour faire en sorte à ce qu’on t’appelle à son chevet, mais tu ne pouvais décemment pas les appliquer sans que strictement personne ne te soupçonne. Le meilleur moyen était, tu en avais la certitude, de le faire faire par quelqu’un d’autre. Ce qui te permettrait d’avoir un alibi, et qu’aucune ombre de soupçon ne plane sur toi, histoire qu’ils ne prennent pas la précaution d’appeler un autre médecin.

« ▬ Un soutient, un partenariat, appelez-ça comme vous le souhaitez. La confiance n’est certainement pas notre fort ici, mais au final, nous serons tous deux gagnants. Vous m’aideriez à ce qu’on m’appelle à son chevet, je vous en débarrasse, sans que vous n’ayez de sang sur les mains, et vous aurez même l’occasion de vous créer un alibi en béton à ce moment-là pour que personne ne vous soupçonne. »

Tu avais joué la carte de toute mettre sur la table. Une bonne chose ? Tu le pensais. Sinon, tu ne te serais certainement pas lancé. Ton regard est soudainement attiré par un mouvement non loin, et tu te rends compte qu’il s’agit simplement de la chaîne. Tu n’es pas spécialement, voire pas du tout sur les nerfs ou quoique ce soit, mais ça ne t’empêche pas de réagir au moindre bruit ou mouvement qui te paraîtrait suspect.

« ▬ Ah, bien sûr ! Si vous le souhaitez, je pourrai vous aider. Ou tout simplement vous détacher le temps que vous vous changiez. »

Trop de gentillesse en toi. Bien que tu t’en fiches pas mal, tu te doutes qu’elle n’aurait pas la force encore de s’enfuir, et les gardes, ou toi si tu en avais l’envie, pourrait la rattraper. En attendant, tu t’affaires, histoire d’aller aussi vite que bien. Pas trop un problème, tu avais déjà dû assister à des urgences, et le bandage de blessures n’avait rien de bien trop compliqué.

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Kôyô Ozaki
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Sam 17 Juin - 19:14
Un stratège à leur tête... sûr que ça les changerait très nettement. De toute manière, au point où la Mafia en était, ça valait le coup d'essayer. Quand bien même ce plan venait à peine d'être évoqué, Kôyô le sentait déjà plus réel, plus plausible. De fantaisie issue de sa haine, il était devenu un futur probable. Oui, elle pourrait l'abattre, enfin... presque.

- Vous dites "tous deux gagnants" pourtant j'ai le sentiment que nous serons loin d'être à égalité. Le partenariat est tentant, mais quoi? Contre une petite 'gentillesse' aujourd'hui qui me serait agréable, mais pas vitale, je devrais ensuite vous servir de larbin pendant... disons au moins un an pour ne pas éveiller les soupçons. Donc être un larbin pendant un an pour qu'au final je ne puisse même pas avoir son sang sur mes mains? C'est très inégal Docteur...

Elle voulait son sang sur ses mains. Elle pourrait même s'y baigner pour savourer sa victoire. L'adolescente fugueuse qui parvient à faire disparaître l'homme le plus puissant de la Mafia. Sans avoir un ego surdimensionné, la fierté de Kôyô apprécierait cette gloire, même si elle ne pourrait pas la partager.

- Je suis patiente, mais pas pour qu'on me dérobe ce que j'aurais attendu tout ce temps...

Les plaies encore à vif sur son corps exacerbaient encore plus ce désir de vengeance chez la jeune femme. Ce n'était pas envisageable que ce médecin lui gâche tout.
Tout ceci donnait une scène assez improbable. La prisonnière faible, blessée, pas encore soignée qui complotait ouvertement avec le médecin envoyé pour la soigner tout en s'opposant à ce dernier. Elle n'était clairement pas en position de force. Toutefois, comme il était un atout pour elle, elle était un atout pour lui. On l'observerait, c'est certain, mais avec les bons outils, le bon poison, le bon dosage, elle glisserait entre les mailles du filet.

- Me détacher suffira merci.

Tant que c'était possible, elle éviterait toute aide extérieure, surtout si ça venait de lui ou des autres qui attendaient à l'extérieur. Ce n'était toujours pas une question de pudeur, mais une question de fierté.
La demoiselle se laissa donc faire le temps que le médecin fasse son oeuvre et couvre convenablement toutes ces blessures afin qu'elle guérisse enfin.

- Et vous Mori, que retirerez-vous de tout ça quand ça sera terminé?

Elle avait déjà une idée de la réponse mais elle voulait l'entendre de vive voix, ou au moins avoir une confirmation de son hypothèse. Après tout, s'ils s'engageaient pour cette entreprise qui leur prendrait plusieurs années, alors autant essayer de connaître l'autre le mieux possible.
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Sam 17 Juin - 21:16




Need some help?Pas vraiment le choix en fait, on m'a envoyé donc j'vais faire ce que je peux.

Voyons donc, elle n’allait pas remettre en question le si bon plan que tu venais de lui proposer ? Même si en étant honnête avec toi-même, tu te serais envoyé bouler depuis plusieurs minutes peut-être. Cependant, maintenant que tu l’avais autant exposé, il était impensable de faire marche arrière. Même si tu comprenais totalement ce qu’elle avait à redire, loin de toi l’idée de lui rendre justice. Tout ce que tu voulais avant tout, c’était te servir, personne d’autre.

« ▬ Il est vrai que dit comme ça, ça ne semble pas vraiment égal. Mais vous tenez vraiment à vous retrouver totalement à leur merci une nouvelle fois ? Il me semble qu’on ne m’a donné aucun seuil maximum à la dose qu’on vous administre. Et larbin, c’est assez vite dit, je ne vous demanderai rien de plus. Avec ou sans votre aide de toute manière, mon résultat sera le même. »

Tu t’en assurerais. Ce n’était pas spécialement une menace. Juste que tu ne lâcherais pas l’affaire. Sous aucun prétexte. Mais tu continues de l’écouter, tu sens que malgré ce qu’elle peut dire, une entente est parfaitement faisable. Et trouvable.

« ▬ Quelle que soit l’excuse que vous pourrez trouver, il y a des chances pour que vous soyez controversée. Pour chacun de vos gestes même à partir d’aujourd’hui. »

Il n’était pas bon d’être un ancien fugueur à la Mafia, du moins, tu l’imaginais, parce que tu ne l’avais pas vécu, et ne voudrais jamais le vivre non plus. Une chance qu’on la trouve assez utile pour lui laisser la vie sauve en fait. Enfin. Une chance pour elle. Tu acquiesces suite à sa demande. Tu pensais bien qu’elle prendrait cette option. Question de dignité de ton point de vue. Mais le temps d’y arriver, il fallait que tu finisses de tout bander correctement. Ce qui au final ne te pris pas tant de temps que ça. Tu aurais fini à l’instant, si tu ne t’étais pas arrêté un moment suite à sa nouvelle question.

« ▬ Vous voulez sa mort hm ? Je veux sa place. Et redorer le blason de la Mafia, la remettre totalement sur pied. »

La remettre sur le droit chemin. Le chemin qu’elle visait au départ en tout cas. Tu finis enfin ton travail, vérifiant quand même si tu n’as rien oublié, avant de détacher son poignet à nouveau prisonnier, et te relèves, t’éloignant de quelques pas. Tu ne vas pas jusqu’à lui tourner le dos, même si un quelconque bruit t’aurais fait te retourner, mais tu ne la regardes pas non plus. Tu préfères remplir directement les papiers, autant t’occuper le temps qu’elle se change.

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Kôyô Ozaki
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Dim 18 Juin - 5:59
On l'aura compris, Kôyô n'aimait pas être en position d'infériorité. L'issue était trop incertaine. Malheureusement pour elle, il n'y avait guère le choix là. Le plan proposé par le médecin se tenait mais elle ne parvenait pas à mettre de côté cette amertume que lui laisserait cette décision si elle acceptait.
Et voilà qu'il la menaçait maintenant. Une overdose... elle n'irait pas bien loin c'est sûr. Hmpf, elle arracherait elle-même l'aiguille de son bras si ça ne lui risquait pas de subir pire. Bref, en d'autres mots, elle était au pied du mur. Il n'y avait dès lors que deux choix: rester à l'écart et faire les choses de son côté en sachant qu'il y aurait toujours quelqu'un pour épier ses moindres faits et gestes, ou s'allier et saisir l'opportunité d'être à deux endroits à la fois. Du moins si elle lui faisait assez confiance, bien que c'était une notion très abstraite pour eux.

La jeune femme garda le silence ensuite, pas par refus de répondre, mais parce qu'elle serrait les dents alors qu'il terminait de la recouvrir de bandages. La désinfection avait déjà réveillé pas mal -même toutes- les plaies à vif, les comprimer dans un bandage n'améliorait rien. Du moins au niveau du confort, hygiéniquement parlant il était évident que ça s'imposait.
Elle sentait les perles de sueur sur son front mais elle avait tenu. Dire qu'il faudrait recommencer ça certainement chaque jour pour être sûr d'éviter les infections...

"Je veux sa place"

Rien que ça.

- Noble ambition...

Redresser la Mafia, c'était son rêve aussi. Enfin non. "Rêve" faisait trop enfantin, disons que c'était plutôt son objectif. Sortir des travers dans lesquels ils se noyaient avec leur idiot de Boss assoiffé de sang, pour retrouver la cruauté froide et calculée que devrait revêtir leur organisation. En revanche savoir si le médecin était à la hauteur de la tâche... c'était une autre paire de manche.

Kôyô déballa le kimono hors du paquet, enleva ce qui restait de ses loques et le mit. Ses gestes étaient lents, tremblants même mais elle y parvint, faisant abstraction du fait qu'elle n'était pas seule -même si les bandages la cachaient pas mal-.

- Et qu'est-ce qu'un médecin arrivant tout à coup à la tête de l'organisation ferait d'une ancienne fugueuse?

Certes elle voulait sa vengeance mais si elle pouvait s'épargner l'exécution ensuite... Enfin, elle s'attardait sur les détails là, au fond, il était déjà évident qu'elle acceptait. Ce plan lui offrait le plus de chances de réussite et la demoiselle se savait parfaitement capable d'agir même en étant scrutée.
Elle finit le noeud de la ceinture maintenant son kimono.

- Je veux bien accepter à une condition: je veux le voir souffrir, lentement, petit à petit sans qu'il sache d'où ça vient. Faites en sorte que je reste au delà des soupçons, et je vous débarrasse même des opposants que vous aurez.

Les changements de dirigeant étaient rarement fluides et sans opposition. Sauf que dans la Mafia, comme beaucoup de choses, c'était la loi du plus fort qui primait. Kôyô avait de multiples talents, l'exécution était le premier qu'elle avait maîtrisé.
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Dim 18 Juin - 17:53




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Noble ambition, c’était encore à voir. Enfin, tout dépendait du point de vue de la personne. Mais pour la mafia en elle-même, certes tu étais certain que c’était une noble ambition. Une ambition nécessaire même. Tu ne devais malheureusement pas être le seul à l’avoir. Le croire aurait été tout simplement stupide. Mais tu comptais bien être celui qui la mettrait à exécution. Tu étais extrêmement motivé. Et cette discussion ne pouvait qu’amplifier ta motivation. Elle te donner un moyen de la concrétiser. Rien n’était encore gagné, mais ce n’était certainement pas perdu non plus. Tu penchais même vers le positif.

« ▬ N’est-il pas. »

Cela devait bien être la première fois que tu le disais à voix haute. A vrai dire, tu n’aurais pas pensé un jour le dire clairement à qui que ce soit. Et c’était sans doute la dernière fois. Prendre autant de risques, ce n’était pas trop dans tes habitudes. En tout cas les risques inutiles. Ici, il l’avait été, utile. Tu le sentais. Mais il était inutile de sauter trop vite aux conclusions. Alors tu restais très tranquillement au-dessus de tes dossiers, sans même lui accorder spécialement un regard.

Même lorsqu’elle te posa sa question. Oh, ce n’était pas par désintérêt. Tu préférais finir pour de bon les dossiers, qui plus est tu étais parfaitement capable de faire plusieurs choses en même temps. Sa question était on ne peut plus pertinente, bien que logique, tu étais certain que peu de gens auraient pensé à le demander.

« ▬ Certainement pas s’en débarrasser tant qu’elle fait ses preuves et se montre utile à l’organisation. »

Surtout si elle t’aidait. Oh, tu savais quand même récompenser les gens. Tu ne savais pas encore comment exactement. Mais tu aurais le temps de trouver. Oh. Une condition. Pourquoi pas après tout. Parce que tu n’aurais pas accepté. En même temps, tu aurais du mal à arriver à avoir la place convoitée face à quelqu’un qui la cherchait. Une chance qu’elle ne la vise pas non plus.

Il aurait sûrement fallu t’en débarrasser aussi. Enfin. Ce qu’elle demandait était parfaitement raisonnable. Et tu t’attendais bien à ce qu’elle n’accepte pas non plus gratuitement. Le but était de s’associer, pas non plus de la mettre totalement à ta merci. Ni même à ta merci tout court. Si tu avais utilisé le chantage tout à l’heure, c’était pouur son bien. Et surtout le tiens, mais soit.

« ▬ Oh, il est plus que normal de ma part d’accepter votre condition. Je mettrai tout en œuvre pour qu’on ne vous soupçonne pas. De toute manière, ce n’est pas non plus comme si je pouvais vous forcer la main. Libre à vous d’arrêter quand vous le souhaitez. »

Ce ne serait pas sans conséquences cependant. Elle s’en doutait très certainement. Tu n’étais même pas obligé de le préciser en fait. Mais elle n’avait pas l’air d’abandonner à la première occasion. Fort heureusement. C’était une bonne chose une très bonne chose. D’ailleurs, elle avait l’air d’avoir fini de s’habiller. Ca tombait bien, tu venais de mettre le dernier point sur ton dossier. Tu pouvais désormais la rattacher à ton aise. En faisant attention de ne pas trop resserrer. Juste histoire de dire qu’elles étaient à ses poignets. Non mais inutile de ruiner ton propre travail aussi vite.

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Kôyô Ozaki
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Lun 19 Juin - 17:31
Une fois déterminée, Kôyô pouvait subir beaucoup de choses pour parvenir à son objectif. Mori lui assurait qu'il n'y aurait pas de soupçons sur elle, ce qui laissait plusieurs opportunités sur la manière dont elle pouvait accéder au Boss. Sans compter qu'il ne fallait pas qu'on se doute qu'ils étaient trop proches, plus que le lien médecin-patient. Ils devraient même se montrer hostiles l'un envers l'autre, voire même méprisants. Il lui faudrait certainement aussi être en contact avec le poison qu'ils lui donneraient, la contraignant à être dépendante des antidotes fournis par le médecin. Enfin, la méthode serait à définir plus tard, dans d'autres lieux, plus loin des oreilles indiscrètes.

« Libre à vous d'arrêter quand vous le souhaitez »

La prisonnière se mit à rire, nerveusement, mais assez bas pour que les gorilles en dehors ne l'entendent pas. Chaque soubresaut tirait sur ses plaies et lui faisait mal aux côtes -longuement maltraitées par les passages à tabacs subis ces derniers temps- mais dur de s'arrêter face à cette réflexion. Probablement faite volontairement et qui aurait pu la mettre en colère.

- Vous voulez quelqu'un d'utile… Et bien je n'ai jamais échoué, aucune mission. En fait, la seule chose que j'ai échoué est la seule qui m'était inconnue : la fuite. Le crématorium doit avoir fini de consumer les restes des preuves de mon... utilité.

Même en infériorité numérique, Kôyô était parvenue à se débarrasser d'un grand nombre de ses attaquants. Au final, ce qui avait causé sa capture était son partenaire… Signe que le partenariat n'était peut-être pas pour elle… et pourtant elle s'apprêtait à en nouer un autre. Enfin… les circonstances étaient différentes. Bien qu'elle parle de cet échec d'une manière très détachée, à l'intérieur tout ceci la touchait profondément, plus qu'elle ne l'admettrait jamais. Seulement personne ne conclut un accord de trahison durable en espérant survivre s'il renvoie une image de faiblesse.
La jeune femme regarda son bras où la drogue lui était administrée.

- Il faut rester crédible, j'imagine que nous reparlerons lorsqu'il faudra changer les bandages. Certaines doivent bien nécessiter la supervision d'un médecin qualifié.

Les simples soins pouvaient être administrés par d'autres personnes. Peut-être même que Chûya se porterait volontaire pour le faire, ce que Kôyô ne saurait lui refuser, lui faisant une confiance aveugle. Toutefois, personne ne trouverait à redire qu'un médecin vienne ausculter une patiente, notamment les premiers jours. Il aurait juste à glisser qu'il fallait un suivi un peu plus poussé que d'habitude.

- Vous devriez apprécier la résidence. Son jardin, ses fournitures traditionnelles, son calme… son silence.

En dehors des gardes à l'entrée des murailles, la résidence de Murasaki était une sorte de refuge en dehors du noyau portuaire où règnait la Mafia. La jeune femme ignorait d'où il tenait ce privilège mais bon, peu lui importait puisque c'était elle qui y « régnait » en son absence. Kôyô et Chûya, les seuls résidents permanents où les oreilles indiscrètes ne pouvaient entrer, Mori et elle seraient -si ce n'est totalement à l'abri- du moins tranquilles et pourraient s'entendre sur les premières étapes de leur plan.

Il ne restait plus qu'à attendre de sortir d'ici.
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