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A l'aube d'une nouvelle ère [Flashback - PV Mori]

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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Sam 5 Aoû - 15:41
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A l'aube d'une nouvelle ère
Que le règne commence


- Oh ! Le Boss me demande mon autorisation, je serais touchée si c'était sincère.

Kôyô connaissait maintenant assez le médecin pour savoir que non, il ne demandait pas vraiment sa permission. Peut-être à l'époque où il était encore simple médecin, pourquoi pas -et encore- mais maintenant qu'il avait toute l'autorité qu'il désirait… Enfin, ce n'est pas comme si ça la dérangeait.

- Ca arrive qu'ils s'entraînent à la résidence mais quand ça menace de tout détruire, ils se rendent sur les terrains vagues habituels. Passez avec Elise manger si ça vous dit, que vous ne sortiez pas pour rien. Promis il n'y a plus rien de nocif chez moi.

Bien entendu, « nocif » ne désignait pas simplement les produits ménagers mais plutôt leur partenariat et comme ils l'avaient mené à bien. La jeune femme avait beaucoup transporté le composé charger de guérir la Mafia de son mal. Mais maintenant que tout était terminé, elle s'était débarrassée de tout au cas où -en cas de très mauvaise chance- on viendrait à la soupçonner et fouiller chez elle. Fort heureusement, Mori avait tenu parole et il n'y avait aucun soupçon sur eux. Ou s'il y en avait, aucun n'était justifié et était probablement seulement guidé par opposition au nouveau boss.

Leur discussion fut interrompue par la jeune fille qui de toute évidence ne se sentait pas du tout concernée par ce qui se passait ou se disait. Kôyô n'y fit pas spécialement attention et observa la ville à travers les immenses fenêtres de l'appartement. Seulement, elle entendait quand même ce qui se disait. Le ton presque tendre de son supérieur vis à vis de la demoiselle ne collait pas avec le traitement infligé à Dazai.
Ah, il daigna enfin répondre. Et… la réponse la laissa quelque peu amère.

- J'ai eu un entraînement strict aussi…

Rappel que le dit entraînement strict avait pu la pousser à fuir ou pas ? Non… Ou plutôt, pas totalement. C'était aussi une simple constatation que ce n'était pas plus mal car c'est ce qui l'avait rendu efficace au final.
Mmh… en fait, elle devenait tendre autant que quand il s'agissait de Dazai, autant que lorsqu'il s'agissait de Chûya. Bien sûr, sa formation n'était pas négligée mais… non elle ne pouvait pas l'expliquer en fait. Chûya était comme sa famille et même si Dazai était plutôt taciturne, elle l'appréciait. Savoir que Mori traitait si différemment Elise et son autre protégé la dérangeait… alors que ce n'était pas ses affaires et que ça devrait encore moins l'affecter.
Non, ce n'était pas le moment d'être ainsi, pas alors qu'il lui avait proposé un poste de cadre. C'était.. faible.Et il était hors de question qu'on associe ce mot à son nom, plus jamais.

- Ou au lieu de simplement les observer, pourquoi ne pas les envoyer en mission ? On saura tout de suite si le partenariat est productif ou non.


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Mer 9 Aoû - 22:00




Jour tant attendu.Même si le plus gros reste encore à accomplir, le nouveau départ commence enfin.

Ta cadre était bien l’une des seules à arriver à te faire sortir un sourire naturel. Ou en tout cas un début. Ce qui était plus que bien. Non pas que tu étais d’ordinaire dépressif ou quoique ce soit. Simplement que ce n’était pas vraiment dans tes habitudes. Tu ne le faisais que lors d’occasion particulières, lorsque tu t’amusais, ou que l’on t’amusait, particulièrement. Même si officiellement vous ne vous connaissiez quasiment pas, tu aimais converser avec elle. Tu aimais généralement converser avec tout le monde, mais il y avait quelque chose de plus avec elle. Soit. Elle te proposait de passer un jour. Pourquoi pas. De toute manière tu l’aurais fait. Peut-être pas spécialement en une autre compagnie que celle d’Elise, mais ce n’était pas très grave. Ce ne pouvait t’être déplaisant.

« ▬ Pourquoi pas ? Ce sera sans doute nettement plus plaisant. Même si je ne doute pas un instant de l’intérêt que leur entraînement peut procurer. Et même si je reste sur mes gardes, je ne m’en fais pas trop. »

En tout cas, pas à propos de ce qu’elle proposait. Même si tu étais bien au courant que tu ne pourrais être à l’abris nulle part, ce ne serait pas non plus bon de devenir trop paranoïaque et de crier au loup à chaque seconde. Mais il restait quand même une condition pour accepter ce dîner. Uniquement l’approbation d’Elise. Qui était bien assez grande pour pouvoir répondre d’elle-même si ça lui plaisait ou non. Encore fallait-il qu’elle se sente concernée par la conversation. Mais si elle ne disait rien ,c’était plutôt positif. Tu t’imaginais bien que malgré les apparences, elle écoutait tout. Et si elle ne répondait pas, c’était tout simplement parce que la réponse coulait de source pour la jeune blonde. A qui tu caressais le haut de la tête. Histoire de ne pas non plus trop détruire la tresse qu’on venait de lui faire.

Et visiblement cette décoration l’avait plus marquée. Mais tu comprenais son point de vue. Elle devait être plus sensible à l’art que la moyenne. Et nu ne pouvais qu’encourager ce côté-là de son caractère et de son intérêt. Sans doute qu’incessamment sous peu, tu l’amènerais à un musée. Celui de son choix, pour être certain que ça l’intéresse. Tu ne voulais certainement pas qu’elle s’ennuie.

« ▬ Chacun a sa méthode. Et je ne compte pas en changer. »

Tu savais parfaitement ce que tu savais et jusqu’où aller. Et ce n’était pas non plus comme si tu le prenais pour un cobaye donc bon. Puis il était hors de question de commencer à avoir des états d’esprits. De ce genre là en tout cas. Mais cette remarque ne te dérangeait pas plus que ça. Pas non susceptible à ce point-là.

« ▬ Hm. Dans un premier temps, je préférerais observer plutôt que de les envoyer en mission, même s’il ne s’agit que d’une secondaire. Je préfère pouvoir juger leurs capacités couplées. Pas que je ne vous fasse pas confiance, mais autant ne pas les envoyer à l’aveugle. »

Toujours mieux de juger par soi-même.

« ▬ Puis je veux aller manger là-bas. »

Tu lâchas un léger rire, presque bienveillant en apparence, mais toujours autant superficiel. Ca clôturait la question.


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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Lun 14 Aoû - 23:04
Vers l'apogée Mafia vs AgenceOnce I thought I was meant to live under the Light
Then I woke up from my childish dream
And discovered that Power lies with Darkness
Avec tout le respect qu'elle devait à son supérieur -et le respect qu'elle lui montrait déjà-, Kôyô ne savait pas trop que penser de la relation entre Mori et Elise. Au départ, la jeune femme la voyait comme ce qu'il y avait entre elle et Chûya mais... mais... quelque chose différait malgré tout. Enfin qu'importe. Il n'y avait pas besoin de s'attarder sur ça.
En attendant, la demoiselle écouta sans faire de commentaires. Elle avait proposé quelque chose, à lui de prendre une décision. Toutefois, il aurait été bénéfique à Chûya d'aller en mission enfin. Il avait tendance à croire que maintenant c'était "facile", qu'il avait acquis un haut niveau. Ce n'était pas faux, mais entre l'entraînement et le terrain, il y a une marge. S'il avait déjà accompagné Kôyô quelquefois, il n'était jamais parti seul encore et elle trouvait intéressant de le jeter dans l'action pour voir comment il se débrouillait.
La voix d'Elise interrompit ses pensées. Il faudrait donc prévoir un frigo bien fourni au cas où le Boss décide de venir. Bien que Kôyô aime cuisiner, pour une fois qu'elle recevait de la "bonne" société chez elle, elle pouvait bien se donner la peine de mettre les petits plats dans les grands. Et puis elle sentait que Mori serait sensible qu'on traite sa protégée avec autant d'égards, sans aucun doute même plus que si ça lui était adressé exclusivement.

- C'est décidé alors. Je tâcherai de faire un repas digne de ce nom.

Comme si elle en doutait... Vivant seule -enfin avec Chûya- les trois quarts de l'année, Kôyô était la femme au foyer rêvée. Un commentaire qu'on évitera toutefois de lui faire car on se doute que la qualifier ainsi lui parait rabaissant, surtout maintenant qu'on lui a proposé le poste de cadre.
"Cadre, cadre, cadre", ce mot résonnait sans cesse. Ca sonnait bien avec son prénom, non ? Et puis même si ça n'était pas le cas, en tout cas, elle le pensait et c'était tout ce qui lui importait maintenant. Elle pensa même au comportement qu'il lui faudrait avoir désormais, enfin... pas tout de suite mais mieux valait prévoir. Même au regard de leurs hommes, lorsque Mori annoncerait sa décision, ils repenseront à tout ce que Kôyô aura fait jusque là et s'ils s'apercevaient qu'elle n'avait pas agi « comme il fallait », son autorité ne serait jamais assurée. Là encore, la jeune femme doutait que ça arrive mais se reposer sur une confiance excessive était le moyen le plus sûr pour faire une erreur. Et on sait que le droit à l'erreur ne lui était justement plus permis, même avec la 'bienveillance' relative de Mori après le succès de leur partenariat.

Cependant, après avoir été mise à l'épreuve et même parfois humiliée par l'ancien chef, Kôyô jugeait que les petites attentions allaient dans les deux sens. Aussi, autant que le Boss sache à quoi s'en tenir avec sa nouvelle cadre.

- Il y a un point que j'aimerais aborder puisque je vais accéder à un tel poste. Je me doute qu'un tel statut donne droit à quelques privilèges, ou du moins... ne parlons pas de « promesses », ça sonne beaucoup trop éphémère, mais disons plutôt des accords tacites.

La demoiselle souhaitait se mettre d'accord avec son supérieur sur certains points et s'octroyer quelques garanties. Ses demandes étaient raisonnables, à ses yeux, mais Mori avait le droit de ne pas être d'accord, bien que dans ce cas elle demanderait des explications.

- Une demande ridicule pour commencer mais j'y tiens : qu'importe la raison, je ne veux pas qu'on me demande de venir vivre dans un des appartements ici. Ma résidence me plait et elle n'est pas très loin alors je ne vois pas pourquoi je devrais déménager. En plus... *elle observa les grands appartements de Mori* Ca n'ira pas avec mes meubles traditionnels j'en ai peur.

Tout n'était pas rustique non plus dans sa résidence, mais les tatamis, le kotatsu, les portes coulissantes, les meubles bas, elle aimait bien tout ça et ne parvenait pas à imaginer un appartement bien aménagé avec ce mode de vie. Et puis comment pourrait-elle boire son saké en soirée tranquillement dans le jardin s'il n'y avait plus de jardin ?
Ca, c'était la partie ridiculeusement... inutile. Le prochain point était, pour la jeune femme, bien plus sensible.

- Pour passer à un discours plus sérieux, j'aimerais qu'il n'y ait aucune humiliation de quelque sorte que ce soit. Ca peut sembler enfoncer des portes ouvertes, enfin pour vous, mais en plus de mon ego féminin, j'ai bien peur de très mal réagir si ça venait à arriver.

Elle espérait que Mori ne prenne pas pour une insulte le fait qu'elle lui rappelle ceci. Il devait être -il était même- assez intelligent pour savoir les effets négatifs qu'aurait le fait de rabaisser ses propres cadres mais tout était possible, qui connaissait l'avenir après tout ? Bien entendu, Kôyô s'attendait à recevoir des réprimandes et châtiments appropriés si elle venait à commettre d'autres erreurs, c'était l'ordre naturel des choses dans leur milieu. D'ailleurs...

- Et si un jour, bien que cela soit très improbable mais qui sait, si mon travail vient à ne plus convenir aux standards de la Mafia, qu'on ne m'envoie pas les simples sous-fifres pour m'abattre. Cela serait un gaspillage évident de ressources.

Si elle avait voulu pousser un peu plus loin, Kôyô aurait même demandé à être « renvoyée » par la main de Mori lui-même. Cela aurait toutefois été une vision très négative de son avenir, comme si elle s'attendait déjà à échouer alors que, vu sa fierté, on se doute que cela tenait à ses yeux de la pure fiction. Mais une fois encore, trop de confiance mène trop rapidement aux erreurs et il serait stupide de se dire qu'une autre trahison était parfaitement impossible. C'était là toute la nuance entre être loyale à la « Mafia » et être loyale au « Boss ».
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Ven 18 Aoû - 22:23




Jour tant attendu.Même si le plus gros reste encore à accomplir, le nouveau départ commence enfin.

Tu t’enfonces un peu plus dans ton fauteuil alors que la conversation continue. Tu sais qu’elle pourrait durer longtemps et ce serait dommage de risquer d’attraper un mal de dos dès aujourd’hui. Peu pratique surtout. Et tu n voulais pas te rappeler que lors de ton premier jour tu avais réussi à assez mal t’installer pour être gêné par une telle chose. Bien sûr, tu ferais tout pour que cette journée soit la meilleure possible. C’était déjà bien parti pour en tout cas. Tu remets en place une mèche de tes cheveux, penchant un peu la tête par la même occasion. Et tu continues de sourire légèrement. Encore plus aujourd’hui que d’habitude. Tu avais quand même réussi à atteindre ton but.

« ▬ Il y aura des desserts ? »

Question que tu aurais sans doute trouvée stupide si elle venait de quelqu’un d’autre. Mais pas ici. Elle était subtile. Un dessert serait normal dans un repas. Plusieurs, l’était nettement moins. Ton sourire s’étire un peu plus. Le pire peut-être est que tu es bien placé pour savoir qu’elle ne devrait pas trop en abuser. Mais comment lui dire non. Bon. Il fallait bien de temps à autres. Tu ne voulais certainement pas mettre sa santé en danger, d’une quelconque manière.

« ▬ N’exagère pas trop voyons. Ou alors, tu devras sauter le goûter. »

Même si le ton que tu employais tenait de tout sauf des reproches. Ou d’une quelconque menace. Il ne faudrait pas grand-chose de la part de la blonde pour que tu cèdes de toute manière. Même si elle ne semblait pas vouloir faire quoique ce soit pour le moment à ce propos. Pour le moment. Si ce n’était te regarder quelques secondes avec une mine boudeuse. Tu verrais bien comment se déroulerait ce dîner. Sans doute bien. Autant ne pas être pessimiste.

Tout comme tu n’allais pas l’être face à ce que ta peut-être nouvelle cadre te demanderait. Tu étais une personne plutôt à l’écoute. C’était généralement utile. Très utile même. Tout simplement parce qu’il y avait beaucoup d’informations à récolter. Plus qu’il n’y paraissait. Et puis ici, ça te regardait directement. Alors tu gardes le regard sur elle. Manière de démontrer que tu étais totalement à l’écoute. Qui plus est, sa première demande n’avait rien de bien contraignant.

« ▬ Ce n’est pas si ridicule que ça. Restez-y autant que vous le souhaitez. Si vous vous y sentez mieux, il n’y a pas de raison de vous faire venir. »

Et puis ça laisserait de la place supplémentaire ici. Tu ne voyais en tout cas pas quel problème ça pouvait engendrer, même en y réfléchissant. Vint la deuxième demande. Tu acquiesces légèrement. Simplement parce que de ton point de vue, tu n’humiliais pas vraiment les autres, en tout cas pas sans t’en rendre compte. Mais certaines personnes étaient plus susceptibles que d’autres. Tu fermes légèrement les yeux, même si ta réponse est déjà totalement prête.

« ▬ Je ferai un effort. Même si je ne pense pas avoir l’humiliation dans mes habitudes. Loin de moi l’idée de vous vexer. »

Ce qui était totalement vrai. Il était ridicule de toute manière de rabaisser qui que ce soit, tant qu’ils étaient dans ton camp. Il y avait de bien meilleures manières de faire. Puis une dernière arrive. Tout autant logique. Même un peu plus que le reste, ou en tout cas, tu la trouvais un peu plus importante à tes yeux. Même si tu n’allais pas oublier les autres.

« ▬ Mieux vaut ne pas parler de malheur, mais toutes les solutions sont envisageables. Ce serait une insulte que de vous les envoyer. Et vous humilierait par la même occasion. Vuos avez encore autre chose en tête ? »

Ce n’était certainement pas dit que tu accepterais la suite. Mais autant tout dire maintenant plutôt que de le savoir petit à petit, la laissant rajouter peut-être quelques accords tacites.


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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Ven 25 Aoû - 10:45
Des desserts... elle ne pouvait pas reprocher à la jeune fille d'en demander, elle-même ne parvenant pas à se refuser une petite douceur dès qu'elle passait devant les vitrines alléchantes des boutiques de crêpes, ou autres échoppes françaises. Et puis plus jeune, Chûya en demandait également ce qui faisait qu'il y avait quelques recettes sucrées dans ses tiroirs. Il faudrait juste qu'elle prenne le temps en plus du reste. Elle pourrait tout acheter, bien sûr, mais son orgueil demandait qu'on loue ses talents culinaires.
Enfin, tout aussi agréable qu'était Elise, Kôyô attendait surtout les réponses de son nouveau chef qui ne tardèrent pas. Tant mieux, ils semblaient sur la même longueur d'ondes, du moins pour ça.

- Je me doute que vous êtes assez réfléchi pour ne pas utiliser ces moyens-là. Cela dit... mmh, je n'ose pas me prononcer sur votre âge donc je vais me baser sur moi, sachant que je n'ai que 18 ans, j'espère rester de longues années en poste, peut-être à vie et quand on voit ce qui peut changer en un an, qui sait ce qui sera arrivé dans quelques années.

Il ne restait maintenant qu'à faire fonctionner sa mémoire. Il était certain en tout cas que Kôyô s'en souviendrait. On pourrait également argumenter en avançant que ce qui est vexant pour une personne peut ne pas l'être pour une autre mais la jeune femme n'était pas du genre à s'emporter sans raison. Elle ne doutait donc pas que, même sans la connaître dans les moindres détails -chose qu'elle ne souhaitait pas à vrai dire-, il sache identifier les moments où il ne fallait pas tirer certaines cordes.
Ah, avait-elle d'autres demandes? Mmh... il y en aurait peut-être une mais pas maintenant, c'était délicat à demander, et ça pourrait lui porter préjudice si la demande était faite trop tôt. Autant attendre de faire ses preuves. Cependant...

- Mmmh... j'ai toujours rêvé de voir un jour une maison close pour hommes... les femmes seraient les clientes pour une fois et nous pourrions y aller quand bon nous semble. Enfin... j'imagine que c'est impossible.

Honnêtement, elle n'avait aucune idée de pourquoi elle avait lancé ça. Certes, c'était réellement une de ses envies, de pouvoir user des hommes de la sorte, mais à vrai dire ça venait plus de son exaspération de la société patriarcale du pays qu'autre chose. Pas que le célibat ne lui allait pas, c'était même devenu plus que plaisant, il fallait toutefois croire qu'elle était encore dans l'âge où toutes les nouvelles expériences attirent.
Heureusement, une sonnerie de téléphone coupa ses réflexions à haute voix. Kôyô s'excusa et regarda le message qu'elle venait de recevoir. Un sourire apparût alors sur son visage.

- Votre protégé souhaite encore manger chez moi ce soir... Enfin, c'est Chûya qui demande. Je vais en profiter pour leur faire essayer des plats. Il serait impoli que vous soyez les cobayes de mes recettes alors que vous viendrez pour la première fois.
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Ven 25 Aoû - 12:00




Jour tant attendu.Même si le plus gros reste encore à accomplir, le nouveau départ commence enfin.

Un futur incertain. Mais quel futur ne pouvait ne pas l’être ? Toutes les possibilités étaient à prévoir, même si elles pouvaient donner mal à la tête. Mais à force, ça ne te dérangeait pas plus que ça. Il était nettement plus utile de réfléchir que de perdre son temps à regarder le vide. Chose que tu t’accordais rarement. Mais simplement parce que tu n’aimais pas avoir l’esprit totalement vide. Tu avais besoin de l’occuper de choses et d’autre. Ce qui tombait bien. Tout simplement parce que tu n’avais pas le temps de l’ennuyer en fait. Surtout maintenant, tu aurais encore plus de choses à penser. Et à prévoir. Une certaine jouissance, que tu allais éviter d’exprimer haut et fort. Tu avais peut-être réussi à atteindre le rang voulu, tu ne savais pas exactement combien de personnes allaient essayer de renier ton rang. Ce qui était loin d’être à leur avantage bien sûr. Alors tu comptais bien rester des années à ce poste. Le plus possible. Redorer au maximum le blason de la mafia. Mais tu n’étais à l’abri de rien.

« ▬ Rien ne peut être totalement prévisible. Mais j’espère tout comme vous pouvoir rester « de longues années en poste ». Enfin, vu votre comportement récemment envers la mafia, il n’y a presque pas de doutes sur votre longévité au sein de nos rangs. »

Après tout, si tu la voulais comme cadre, ce n’était pas pour rien non plus. Pas pour que dans deux ans à peine elle soit déjà six pieds sous terre ou tout simplement partie pour l’une raison ou l’autre. Et si tu lui laissais aussi faire autant de demandes, bien que tu savais que tu n’accepterais pas tout si cela ne te convenait pas, ce n’était pas pour rien non plus. Privilégiée Peut-être, en quelques sortes. Mais après tout, elle l’avait mérité. Quoiqu’il en soit, face à la nouvelle demande, tu la regardes quelques instants, avant de lâcher un léger rire. Ce n’était pas vraiment ce à quoi tu t’étais attendu. Une demande que l’on ne t’avait jamais faite non plus.

« ▬ Je ne suis pas certain que l’idée sera forcément bien reçue. Peut-être trop en avance sur son temps, mais il faut bien agir pour faire changer certaines choses, je verrai ce que je peux faire, je vous tiendrai au courant. »

Après tout suivre bien gentiment la majorité des idées et des personnes n’était pas non plus totalement ton truc. Sans pour autant te prendre pour un révolutionnaire. Tu ne promettais rien, après tout ce serait peut-être légèrement difficile à mettre en place, mais rien ne t’empêchait de tâter le terrain et voir si aussi cela pouvait t’apporter quelque chose. Le plus important après tout. Alors que tu croises le regard d’Elise, apparemment prête à poser une question, une sonnerie de téléphone attira son attention. La tienne aussi, mais plus discrètement.

Et au fond, une nouvelle qui ne t’étonne pas plus que ça. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait et ce ne serait sans doute pas la dernière non plus. Et le retenir, l’empêcher de faire ce qu’il voulait, ne serait certainement pas bénéfique. A qui que ce soit.

« ▬ Ils semblent vraiment bien s’entendre. Enfin. Pour qu’il revienne, votre cuisine doit déjà être admirable. »


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Kôyô Ozaki
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Jeu 7 Sep - 10:36
En y repensant, Kôyô se demandait comment elle avait pu oser demander ça. Normalement, c'et le genre de pensées qu'on garde pour soi, le genre de pensées auxquelles les personnes rient normalement... Mais pas Mori, étrangement. C'était sans doute une bonne chose, même si au delà de la vision qu'elle avait, la réalité lui semblait bien plus difficile à mettre en place, surtout à cette époque où la prostitution était chassée. Peut-être un groupe d'escort alors? . . . Non, ça n'allait pas. Pourquoi pensait-elle à tout ça? On avait vu mieux comme débuts en tant que cadre, n'est-ce pas? Car même s'il ne s'était pas moqué de cette idée comme on aurait pu s'y attendre, la demoiselle se serait encore moins attendue à ce qu'il y réfléchisse. A moins qu'il l'ait dit sans le penser mais ça ne lui ressemblait pas. Parler pour ne rien dire n'était pas dans ses habitudes, elle avait pu le constater à plusieurs reprises. Enfin... si on oubliait le paramètre "Elise" qui semblait parfois brouiller le Mori stratège rencontré dans les cachots.

Heureusement que le portable avait dévié la conversation. Kôyô avait eu un sourire en coin à l'image de Chûya écrivant ce message. Il avait dû réfléchir à la tournure de ses phrases avant de lui envoyer, histoire de ne pas paraître trop impatient. Dazai et lui étaient probablement les seuls enfants de cet âge, normal qu'ils soient proches. Cependant, ce sourire esquissé mais indubitablement tendre disparut au commentaire du Boss.

- Si je peux parler en toute franchise -et elle ne doutait pas qu'il désirait justement l'honnêteté- je doute que ça soit uniquement pour ma cuisine qu'il vient si souvent.

C'était un peu revenir sur la question de son entraînement à laquelle elle s'était intéressée quelques minutes auparavant. Mori ne réagirait probablement pas plus que tout à l'heure à ce fait, mais Kôyô avait compris il y a longtemps que Dazai préfèrait être le plus loin possible de son mentor. Cela dit, du moment qu'il venait chez elle, il restait sur le territoire de la Mafia et de là la jeune femme gardait un oeil sur ce qu'il faisait. Hors de question qu'il embarque Chûya trop souvent à droite à gauche...
La jeune femme finit ensuite par se lever.

- Comme nous avons un invité supplémentaire, je vais y aller maintenant et commencer à tout préparer. Pour le moment, je ne pense pas avoir besoin de revenir au QG. Cela dit, je me rendrai en ville, voir ce que nos collaborateurs pensent de tout ceci. A moins que vous ayez une autre demande à me faire.

Si les membres de la Mafia étaient à surveiller en cette période d'adaptation, les clans ayant fait allégeance à eux n'étaient pas à négliger non plus. Ils pouvaient profiter de la désorganisation relative pour revoir leurs accords et essayer de prendre l'avantage sur certains territoires. Heureusement, Kôyô allait régulièrement en ville, par simple désir de changer d'air déjà, mais aussi parce que les meilleurs boutiques de kimono et les pressing capables d'en prendre soin, se trouvaient là bas. Comme quoi, la coquetterie avait aussi son utilité.
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