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Aux heures les plus tardives | pv : Kôyô

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Lun 3 Juil - 16:37
Babysitting / 20 #Kôyô
Parfois, John se demandait ce qu’il fichait là. Les missions de d’habitude, il n’avait aucun mal avec. Tuer des gens, récolter des informations, c’était du gâteau. Se balader de droite à gauche avec Rocinante, c’était tout aussi agréable et facile. Mais là, ce qu’on lui demandait… Est-ce qu’il avait une gueule de baby-sitter ? Parce que c’est totalement ce qu’on lui demandait de faire, hein. De baby-sitter la petite nouvelle quiii n’était pas si petite que ça. Déjà qu’il avait du mal à accepter le fait qu’elle ait été intégrée dans la Guilde… Enfin bon, ça il l’avait bien fait comprendre, mais personne ne semblait enclin à l’écouter. Il ne savait pas pourquoi, mais juste… Non. Il trouvait ça beaucoup trop bizarre. Trop louche. Qui quittait une organisation comme la mafia pour rejoindre la Guilde ? A ses yeux, ça n’avait pas de sens, mais c’était peut-être parce qu’il n’avait plus moyen d’être objectif en pensant à la Guilde. Pas du tout, en fait.

Aujourd’hui, il devait.. Surveiller, la p’tite dame. Oui, la surveiller pendant une mission. Il n’avait pas trop pigé en quoi consistait la mission, par contre, il n’y avait pas fait gaffe en fait. Il savait juste que ça concernait la mafia. Bieeeen. Il n’avait pas grand-chose à faire lui, en soi. Il devait vraiment juste « surveiller », voir un peu ce qui se passait. De toute façon, il doutait que ça puisse mal se passer. Dans le pire des cas… Eh bien ça se passerait mal, mais John était préparé mentalement. Et physiquement aussi, d’ailleurs. Il avait tout pris avec lui. Ses graines, son couteau… Eh, il avait même pris une douche ! Il en reprendrait une ce soir, s’il en venait à trop bouger durant toute la journée. Il espérait tout de même que ce ne soit pas le cas, il n’était pas dans un de ces jours où il était déterminé à faire toute la ville à pied. Déjà que ça le saoulait de devoir changer de binôme, c’était sans doute une des raisons de son manque d’enthousiasme. Puis en plus, c’était décidemment pas sa journée, Rocinante s’était montrée difficile à démarrer, et il avait bien failli arriver en retard là où il devait rejoindre la jeune femme, près du port. Ah, il n’allait pas y aller à pied non, hors de question.

Il avait fini par l’apercevoir sur le chemin. Il faut dire qu’elle n’était pas vraiment passe partout. Soit, il ralentit lorsqu’il fut assez proche, est fit baisser la vitre du camion. Pas géniale comme approche, mais il avait pas envie de descendre hein.

« Salut. J’sais pas ce qu’il faut faire, j’sais pas où faut aller, j’sais juste que j’dois vous surveiller ? Et j’sais pas si vous avez besoin de monter, si c’est encore loin ou pas. M’voilà. »

Autant faire clair et net, il n’avait pas envie de perdre son temps. Moins il la verrait, mieux il se porterait.


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Kôyô Ozaki
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Mer 5 Juil - 19:51
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Mission à l'américaine
... seriously?


Première mission sous l'égide américaine

Kôyô se demandait ce que ça allait donner. Les stéréotypes donnaient souvent une mauvaise image de ceux qu'ils représentaient, et dans leur cas... Disons qu'ils n'étaient pas les plus aimés ici. Cependant, pour n'en avoir rencontré que quelques uns jusqu'à aujourd'hui, la jeune femme ne pouvait pas avoir d'opinion claire. La réunion il y a quelques jours, lors de sa fameuse intronisation, avait donné un bon aperçu de ce qui l'attendait mais rien qui la destabilise plus que ça.
On lui avait d'ailleurs assigné un chauffeur, le même que la dernière fois. Et celui qui avait si bien traité son supérieur en plus du reste. Bon, ce n'était pas réellement son problème, elle ne dirigeait plus ici, bien que les réflexes soient difficiles à oublier. Quand on y pensait, la mafieuse venait de passer 7 ans au poste de cadre, même si elle n'était pas subordonnée, le changement n'était pas minime. Sans parler de la nationalité de ses nouveaux collègues.

Kôyô se rendit au point de rendez-vous fixé, légèrement en avance. Elle avait, comme depuis le premier jour avec eux, laissé tomber ses kimonos pour des tenues plus conventionnelles aux yeux des occidentaux. Pas que ça devait leur importer, mais c'était aussi pour un souci de discrétion. A la mafia on ne l'avait connue que en vêtements traditionnels, il leur faudrait donc un peu de temps avant de percuter que c'était bien elle en tailleur noir.
La jeune femme entendit son chauffeur avant même de le voir... Et... non? Sérieusement?
Elle la laissa avancer à son niveau et parler mais ne répondit pas tout de suite.

- C'est une blague n'est-ce pas? C'est... invraisemblable...

Vraiment... ils étaient déjà dans le port de Yokohama, soit en territoire mafieux, et au lieu de faire profil bas, ils se trimbalaient avec cette chose? Avaient-ils une idée d'où ils étaient? Car c'était loin d'être parmi les "véhicules lambda" trouvables à Yokohama ou même au Japon, TRES loin. Et ils espéraient partir en mission avec... Ca lui donnerait presque envie d'aller demander une prière au prêtre tiens...
La demoiselle n'en revenait toujours pas mais soit... elle monta dans le véhicule côté passager.

- Il faut prendre la voie rapide dès qu'on sort de la zone industrielle, suivez la voie 45 et d'ici quinze minutes il faudra prendre la sortie 18. Il faudra s'arrêter à quelque distance de notre destination car j'ai peur sinon que nous soyons attaqués avant d'atteindre les portes.

Elle lui indiquerait où s'arrêter exactement en temps voulus, car des rues capables de laisser manoeuvrer un tel véhicule étaient rares dans les alentours de leur objectif. En attendant, il n'avait qu'à suivre les numéros car elle doutait qu'il puisse lire les idéogrammes précisant les destinations des routes qu'ils prendraient.
Kôyô laissa donc le jeune homme conduire et observa les alentours, s'assurant d'aucun mouvement suspect -au cas où-. Puis, elle finit par sortir une arme à feu et se mit à remplir le chargeur. Ce n'était pas son arme de prédilection, loin de là mais se balader avec un katana, ou même son ombrelle, ne serait pas très discret. Son ombrelle était d'ailleurs en sûreté, ailleurs, simple attachement sentimental. La jeune femme avait tout de même sur elle une petite dague qui serait fort pratique pour une attaque surprise ou achever un adversaire pas très bavard. Enfin... ça c'était le pire scénario.

- Il faut juste me surveiller alors... Mmh, en théorie ce n'est pas une mission difficile. Je dois juste maintenir le contact avec un petit clan qui me doit des infos. Ils devraient être coopératifs mais ils pourraient chercher l'appui de la Mafia pour garder leur territoire, et pour cela, rapporter ma tête leur serait très bénéfique... J'espère que les effusions de sang et les corps démembrés ne vous gênent pas?

Si en plus du char, elle devait s'occuper d'un jeune ne pouvant soutenir la vue du sang, ça allait vite la mettre sur les nerfs. Suivant ses ordres, Yasha pouvait commettre de véritable boucherie. En cas de parjure de la part de ce clan, Kôyô n'aurait donc pas le choix que de faire un exemple et bien rappeler à son ancien employeur qu'elle serait toujours là, comme une écharde sous la peau.


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Jeu 6 Juil - 15:48
Babysitting / 20 #Kôyô
Une blague ? John ne voyait pas où est-ce qu’il avait mentionné une blague. Elle ne voulait pas monter dans son camion ? Baaah c’était son problème hein, elle pouvait très bien y aller à pied si elle ne voulait pas monter. Si elle trouvait que Rocinante n’était pas assez bien pour elle. C’était une grossière erreur, ceci dit. Rocinante était dans un était tout à fait correct, pour preuve John l’avait lavée il y a quelques jours, du rétroviseur à la plaque d’immatriculation, elle était rutilante, totalement magnifique. Il en venait presque à avoir de l’affection pour ce gros véhicule lui servant à la fois de moyen de transport et d’endroit d’habitation, pour le moment arrêté en bordure de route, son tuyau d’échappement laissant échapper ce doux ronronnement que le blond appréciait tant. Un halo presque invisible de fumée bleu acier planait à l’arrière du camion qui, grâce aux longues heures qu’il avait passé à la nettoyer encore et encore, était d’un blanc étincelant, avec sur les côtés deux volutes des peintures rouge brique et jaune canari. Oui, la peinture avait été rajoutée par John lui-même, faut croire qu’il s’était senti l’âme d’un artiste ce jour-là. Il avait certes passé du temps sur l’apparence de ce camion, mais ça valait le coup. Et puis elle n’avait pas seulement l’air comme neuve, elle l’était ! Les petites réparations étaient toujours ce qu’il y avait de plus long et complexe à faire, mais avec le temps, John avait appris à s’y connaître en mécanique, et plus aucun dysfonctionnement du véhicule ne lui résistait. Donc non, il ne voyait vraiment pas ce que la rousse pouvait reprocher à cette pauvre Rocinante.

« Aaah j’aurais aimé oui, mais c’est pas à moi qu’il faut se plaindre je signale. »

Autant faire comme s’il pensait qu’elle se plaignait de la mission. Ça aurait été plus logique ceci dit, il comprenait bien que ça n’amuse personne de se faire surveiller durant une mission. Se faire priver de liberté comme ça… Ca ne lui aurait pas plu du tout, à la place de la jeune femme. Mais étant donné qu’il n’appréciait pas spécialement ladite femme, eh bien, pour faire simple et rester poli, il s’en battait les couilles.

Il ne jugeait pas nécessaire de lui répondre par la parole. Il pouvait très bien hocher la tête et se contenter d’effectuer ce qu’on lui demandait d’effectuer. Heureusement qu’il avait fini par plutôt bien connaître les routes de la ville et de ses alentours. Le paysage, eh bien il ne le trouvait pas spécialement intéressant. Sa campagne américaine lui manquait terriblement, à vrai dire. Les champs, les arbres, les petits ruisseaux… Il finirait bien par y retourner un jour ou l’autre, de toute façon. Donc ça ne le tuerait pas d’essayer de profiter du paysage japonais.

« Très bien. Et pas de soucis, ce sera peut-être mon seul moment d’amusement de la journée. J’peux même aider à repeindre les murs si vous le souhaitez. »

Il avait même souri. Le sang, ça ne le dérangeait pas, ça ne l’avait jamais dérangé. Déjà jeune, il en avait vu. Il pouvait y avoir des accidents, en travaillant dans les champs et avec les animaux. Un de ses cousins par exemple, il possédait un taureau. Belle bête, oui, mais il était un peu trop agressif. Son cousin avait perdu l’usage de son bras lorsque le taureau, un beau jour, chargea et embrocha son bras d’une de ses grandes cornes. Y en avait eu du sang. Et puis bon, au fil des années, pour développer sa capacité, il fut bien obligé d’en voir un minimum. Et allez, on va pas se mentir. Il aimait ça, au fond, ça le faisait se sentir plus puissant qu’il ne l’était.

« Et ils seront combien ? Que je me fasse une petite idée. »

En attendant, il continuerait de rouler, tranquillement parce que ce n’était pas comme s’ils étaient pressés hein.



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Kôyô Ozaki
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Sam 8 Juil - 16:41
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Mission à l'américaine
... seriously?

Pendant un instant, elle se demanda s'il le faisait exprès ou non. Vu le mode de vie de Fitzgerald, la japonaise doutait qu'il ait spécifiquement demandé à ce qu'ils prennent ce véhicule pour circuler dans Yokohama. Soit c'était un test, soit le chauffeur ne réfléchissait pas et à vrai dire, l'ex-cadre ne savait pas ce qu'elle préférait... Un peu plus et le temps où ses ordres étaient absolus lui manquerait... Mais bientôt, bientôt cela serait à nouveau une réalité.
Kôyô était tout à fait consciente des risques qui lui tomberaient dessus lorsqu'elle fuirait. Cela ne signifiait pas forcément qu'elle acceptait de se rendre si... vulnérable et à découvert. Faites que ces yankees soient un peu plus réfléchis que ça...

Au moins, il semblait être déjà habitué à la conduite à gauche et savait faire deux choses à la fois. C'était un point positif. La japonaise fit de même et continua à vérifier son arme en la rechargeant tout en écoutant les réponses de son partenaire temporaire.
Aah, une bonne chose, le sang ne le dérangeait pas et il en réclamait même. Bien, bien, bien, il serait peut-être utile alors. Bon, la jeune femme ne souhaitait pas non plus se retrouver avec un Akutagawa version américaine sur les bras, sinon leur coopération tournerait court. Les bourrins assoiffés de sang, de puissance et sans réflexion, ça la gonflait, pour parler crûment.
Kôyô finit de charger son arme et l'arma avec un clic caractéristique.

- Ils seront certainement trois ou quatre à l'entrée et nous amèneront à l'intérieur. Ils n'oseront pas me fouiller mais vous c'est probable. A l'intérieur ils devraient être sept ou huit. S'ils prévoient un sale coup, des renforts pourraient arriver, mais comme je l'ai dit, c'est un petit clan, réunis ils ne doivent être que trente ou quarante. Rien de bien difficile à gérer en somme.

Les possesseurs d'habilités avaient quand même une bien plus grande aisance au combat que les simples 'mortels'. Bon, tout dépendant de la capacité mais on apprenait pas à broder à la Mafia. Au mieux on apprenait à recoudre des plaies et remettre en place des fractures ouvertes.
Ce qui serait susceptible d'inquiéter Kôyô ici était notamment l'attitude de l'Occidental à côté d'elle. Le choc culturel n'était pas à sous estimer et elle espérait qu'il en avait conscience, ou du moins qu'il gardait dans un coin de son esprit qu'il y avait des choses à pas faire au Japon, même si elles auraient été acceptables dans son pays natal.

- En tant qu'américain, ils vous testeront sûrement. Au mieux ils vous ignoreront totalement, au pire ils vous interpelleront et chercheront le conflit. Ici les Occidentaux sont vus comme... comment dire... des têtes brûlées qui agissent avant de réfléchir. Je peux parvenir à mes fins, si vous faites un pas de travers ou dites un mot de travers, tout pourra tourner au vinaigre. A l'extérieur, on vous prendra pour un touriste et on vous pardonnera vos erreurs en les mettant sur la différence culturelle. Bien sûr, dans notre monde, ça n'a aucune importance. Et même si vous aimeriez bien vous "amuser", ce clan nous offre un accès sur le réseau d'information de Yokohama et tout sera à refaire si ça foire.

Il devait comprendre ça, ou le garder à l'esprit, du moins. Si cela tournait au vinaigre, alors il pourrait s'en donner à coeur joie s'il souhaitait "repeindre les murs". Mais en attendant, il fallait qu'il fasse attention.
Kôyô lui indiqua où tourner au moment où ils entraient dans le quartier de leur rendez-vous. Elle guida ensuite le chauffeur vers une zone où il était possible de garer un tel véhicule.

- Une dernière chose avant que nous descendions. Ca sera certainement difficile pour vous mais il faut jouer sur mon ancienne position tant que c'est possible. Ca les fera hésiter et tant qu'ils hésiteront, nous auront l'avantage. Ne m'interrompez donc pas et si vous voyez un spectre géant... et bien j'espère que vous n'avez pas peur des fantômes.

Envisager toutes les possibilités étaient un des meilleurs moyens d'assurer sa survie et la réussite de leur mission. Pas sûr toutefois que ça soit très évident pour ce jeune homme d'accepter la supériorité hiérarchique de la Japonaise et, si les stéréotypes étaient vrais... les murs auront une nouvelle couleur alors.


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Lun 10 Juil - 0:45
Babysitting / 20 #Kôyô
John venait de constater que la femme avait une arme à feu. Ce n’était que quelque chose de tout à fait personnel, mais John n’aimais pas du tout les armes à feu. C’était bien trop bruyant, pour commencer. Ouais il était sensible des oreilles, ça posait un problème à quelqu’un ? A part à lui parce que soyons honnête, c’est assez chiant ce genre de petit handicap hein. Enfin bon, y avait pire comme souffrance, mais voilà. Et puis ce n’était pas que question de bruit, en fait. C’était juste une arme qu’il ne trouvait pas vraiment pratique, après. Devoir presser une détente, la sécurité, tout ça…Non, lui préférait son abilité, ou encore même son couteau, à la limite. Parce qu’avec un flingue, on peut pas vraiment être sûr que sa cible est vraiment morte, en fait. Parce qu’avec ses vignes, ah ça, il était tout le temps certain de l’état de son adversaire. Enfin bon, après il n’allait pas juger, chacun faisait comme il le sentait après tout.

« Okay. S’ils me fouillent, ça peut poser problème, je l’fous où mon poignard ? S’ils sont pas au courant de mon pouvoir, j’devrais pouvoir garder mes graines sur moi. Et ouais, ça me semble pas compliqué ! Tant mieux, j’suis un peu fatigué je dois l’avouer. »

Oui, on s’en foutait, totalement, et alors ? Il avait bien le droit de dire ce qu’il souhaitait, même si c’était chiant et que tout le monde s’en foutait. En gardant son regard sur la route, il sorti son poignard de sa poche pour le mettre sur le tableau de bord. Si ça il ne pouvait pas l’avoir, ça serait plutôt compliqué. Donnnc il verrait bien en descendant de Rocinante en temps voulu.

« Hmm, je vois. Je sais que ça paraît difficile à croire comme ça, mais je sais rester calme lorsque c’est nécessaire. Pendant les missions, donc. Cette mission en particulier. Je suis censé surveiller, pas intervenir et tout faire foirer. Je me tiendrai à carreau, c’est promis. Juré même. J’aime pas le Japon, c’est vrai, ni même la culture qu’il y a, mais je sais faire passer les autres avant moi, spécialement lorsque ça concerne le plan professionnel. »

C’est vrai ça. Le travail avant tout ou presque, parce que le travail était ce qui permettait de gagner de l’argent. Et ça pouvait paraître étrange dit comme ça, mais l’argent était un peu tout ce qu’il demandait. C’était pour sa famille, après tout. Pour les nourrir, les loger… Enfin mieux les loger, parce que bon c’était pas lui qui payait la ferme ou quoi, en fait. Tant mieux, d’ailleurs.

« Hmmm. Okay. Vous m’en voudrez pas si j’ouvre pas trop ma gueule du coup je pense ? Puis mon poignard, si vous voulez le garder vu qu’on vous fouillera pas… Parce que moi c’est plus pratique si j’ai mon poignard. Vraiment plus pratique. »

Ouais, parce que bon pour se créer un plaie ouverte sans couteau, généralement, bien que ça ne lui arrive que très rarement, il devait se mordre, en fait. Et c’était encore moins agréable que le reste. Enfin bon. Il allait descendre de la camionette, pour commencer. Ah, l’air pas du tout frais à comparer de celui de chez lui. Parfait. Il allait attendre la rousse, hein. Ce serait elle qui mènerait, après tout.




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Kôyô Ozaki
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Jeu 13 Juil - 19:41
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Mission à l'américaine
... Seriously?


Ah, un jeune homme raisonnable qui savait faire preuve de professionnalisme. Si c'était réellement le cas, alors Kôyô lui pardonnerait presque son erreur de jugement par rapport à son choix de véhicule. Et s'il n'aimait pas le Japon… dommage pour lui, car il plongerait en plein dans leur culture. La Mafia était encore assez conservatrice et possédait toujours quelques traditions ainsi qu'un langage assez particulier qu'il ne comprendrait certainement pas. Enfin… il n'avait pas vraiment le choix et s'il s'en tenait à ses dires, tout devrait bien se passer.

- Garez-vous ici.

La jeune femme désigna un endroit où ce monstre de métal pourrait tenir. C'était une zone assez calme d'où ils pourraient accéder à leur point de rendez-vous en marchant à peine dix minutes. En cas de fuite, cela pourrait sembler une éternité mais ils ne pouvaient pas prendre le risque d'être repérés par… ça.
Elle rangea son arme à feu et se saisit du poignard du chauffeur.

- Mmh, je devrais pouvoir le dissimuler sur moi et même s'ils me l'enlèvent, ma capacité pourra s'occuper de vous ouvrir un peu.

Sur ces mots, le poignard fut glissé à sa ceinture, au niveau de son arme à feu. Quant à utiliser Yasha, ça serait certainement très radical vu la différence de gabarit d'arme entre le petit poignard et le katana du spectre. Cela dit, s'il n'y avait que cette solution, l'ancienne cadre n'hésiterait pas une seconde à envoyer son démon « aider » son partenaire imposé.
Kôyô descendit enfin du véhicule et prit la direction du lieu de rencontre. Les locaux du clan étaient étonnamment proches d'une rue animée du quartier. Cela leur donnait toutefois l'avantage de se fondre dans la foule. Enfin… façon de parler puisqu'un occidental blond était toujours facilement repérable.

- J'ai peur que vous vous ennuyiez… Sauf problème, ça ne sera qu'une discussion et comme nous parlerons japonais tout le long, je doute que vous compreniez les détails des négociations. Etrange qu'on vous ait demandé de me suivre sachant ça… enfin j'imagine que vous ne devez pas être beaucoup à parler la langue locale pour commencer…

Ce n'est pas comme si Kôyô s'était attendue à tout de suite faire des missions solos. Pas du tout même. Cependant, comment pourrait-il réellement « surveiller » les événements s'il ne comprenait pas ce qui se passait ? Mais bon, les ordres étaient les ordres et même si cela faisait des années qu'elle n'avait plus eu de partenaire de mission, la japonaise s'en accommoderait.
Après avoir marché quelques minutes, le duo arriva dans la rue où se trouvait le clan. Dès les premiers mètres, près des entrées de quelques magasins ou devant les vendeurs de snacks, les regards se portèrent vers eux. Kôyô, pour sûr devait être connue et la voir accompagnée d'un « yankee » soulevait indubitablement des questions.

La jeune femme continua d'avancer et avant même d'arriver à l'entrée même de leur « quartier général » quatre/cinq membres du clan les encerclèrent. Elle leur sourit simplement et leur annonça.

- Dites à votre supérieur que Kôyô Ozaki souhaite le voir.


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Dim 30 Juil - 19:46
Babysitting / 20 #Kôyô
Se garer là. Ça ne devrait pas être particulièrement compliqué. Il y aurait d'autres choses bien plus compliquées à faire que de se garer, aujourd'hui. Enfin bref, ce fut fait en bien peu de temps. Il se permit de regarder un peu à droite et à gauche. Essayer de se situer un peu, analyser les lieux... Il aurait tout le loisir de le faire une fois sorti du véhicule, oui.

« Pas de soucis. »


Il espérait qu'elle ait désigné un endroit où on ne verrait pas Rocinante. Manquerait plus que ça. Qu'elle fasse exprès de le foutre dans un endroit où on les repérerait bien facilement, un petit piège sympa comme ou les aime. Ah, non non, il ne comptait pas arrêter de se montrer méfiant, non. C'était hors de question, il n'allait pas baisser sa garde comme ça, faut pas rêver. Bon, eh bien au moins, elle pouvait planquer son couteau, ça c'est pas mal. Il aurait eu l'air vachement malin lorsqu'ils l'auraient fouillé s'il avait eu son poignard, heh. Bon, eh bien tout ce qu'il espérait, c'était qu'ils ne le retirent pas à la rousse. Ça serait vraiment emmerdant, malgré tout ce qu'elle pouvait lui assurer.

Hmmm. S'ennuyer. De toute façon, il s'ennuyait déjà. Depuis qu'il avait entamé sa « mission », si on pouvait appeler ça une mission hm, il s'ennuyait. Énormément. Alors il n'avait absolument pas l'impression que ça pouvait devenir plus ennuyeux qu'avant. Au moins, si jamais ça tournait vraiment mal, lààà il pourrait être sûr que ce ne serait plus ennuyant. Peut-être était-ce son seul espoir pour un peu de divertissement, peut-être qu'il le voulait un peu, au fond ? C'était certainement ça. Mais une chose est sûre, il ne ferait absolument rien de volontaire pouvant faire foirer les choses. Il laisserait faire. Parce qu'il ne voulait pas que ça lui retombe dessus. Parce que oui, il était sûr que tout lui retomberait dessus si jamais il tentait quoi que ce soit.

« Ne vous inquiétez pas pour ça, j'dirais rien, j'ferais rien, sauf si vous me demandez quoi que ce soit. Même si ça me plait pas particulièrement, je vous écouterai. Par contre ouais, j'comprend pas bien le japonais. Maiiis ça ira, ça m'intéresse pas vraiment tout ce que vous allez vous raconter. Puis si vous complotez, bah tant pis, ça s'ra pas de ma faute, z'avaient qu'à vous coller un bilingue, pas un fermier américain. »

Voiiilà. Donc, il allait la suivre, tout simplement, la suivre et ne pas se plaindre. Vraiment essayer de ne pas se plaindre. Ça pourrait être dur, mais s'il voulait être positif, il dirait que ça serait fini à la fin de la journée, qu'il n'aurait pas à le refaire. Enfin, si on lui demandait de refaire ce genre de mission, là, désolé mais il dirait n o n. Et tant pis pour les répercutions. Non mais faut pas déconner. Allez, il allait aussi sourire, très hypocritement, mais sourire.



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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Mar 15 Aoû - 23:05
Collecte d'informationsKôyô & un YankeeOnce I thought I was meant to live under the Light
Then I woke up from my childish dream
And discovered that Power lies with Darkness

Après ce petit interlude américain, Kôyô n'était pas mécontente de retourner dans son milieu, même si c'était pour jouer de son influence pour récolter des informations. Il fallait bouger vite, et profiter des restes de sa notoriété pour tenir la Mafia en laisse. D'un côté il y avait Dazai, à l'Agence, un cadre qui avait déjà déserté, et maintenant Kôyô. Mori devait se sentir un peu seul désormais. Il pouvait certes se relayer sur Akutagawa et Chûya, ça ne comblerait pas le fait que deux cadres avaient déjà réussi à partir. Enfin bref, se plonger dans de telles pensées était manquer de respect envers son "tuteur" blond et les mafieux devant eux.
Comme prévu, ils n'osèrent pas fouiller Kôyô mais le firent pour John. La jeune femme gardait un oeil sur tout ce qui se passait, afin de ne pas laisser paraître l'idée qu'ils ne s'entendaient qu'à moitié -en étant généreux-. Le duo fut ensuite emmené dans une sorte de grand bureau où le chef de ce petit clan de quartier semblait s'occupait des comptes, en témoignaient les liasses disposées devant lui. Il leva les yeux en entendant les talons de l'ex-cadre et afficha un large sourire.

- Dame Ozaki! lança t-il en japonais. Un plaisir de vous recevoir. Et ce jeune homme est...?
- John Steinbeck.
- Oh... Américain je suppose? *il se tourna vers ce dernier* Continuons en anglais alors. J'espère que vous comprendrez mon accent.

Il tendit la main vers John puis l'invita à s'assoir, cherchant de toute évidence à s'adapter aux habitudes de son 'invité' pour une raison encore obscure. Kôyô l'observait. Cette familiarité était douteuse et ne lui ressemblait pas, surtout pas envers un étranger. A moins que la nouvelle que la jeune femme ait déserté ne lui soit pas encore parvenue mais c'était très peu probable. Il lui en donna d'ailleurs confirmation juste après qu'elle se soit installée sur le canapé de toute évidence de seconde main.

- Ce sont vos nouveaux alliés alors. Votre départ a fait grand bruit et vous ne serez pas surprise de savoir qu'on vous recherche.
- Oh? Y aurait-il un prix pour ma tête? demanda t-elle presque innocemment.

Le 'chef' souleva quelques papiers sur son bureau pour en sortir une feuille et la tendre à la jeune femme. Cette dernière la lut et la tendit à John, puisqu'elle était écrite en anglais.

Employeur: Mafia Portuaire
Cible: Ozaki Kôyô
Récompense: 1 700 000 000 yens
Statut: Vivante, à livrer à la Mafia Portuaire
Instructions: Signalée sur Yokohama récemment, peut vouloir quitter la ville et le pays. Possesseur d'un talent offensif capable d'attaquer à distance.


Comme toujours, les mises à prix étaient en anglais car elles étaient envoyées à toutes les filiales que pouvait avoir la Mafia, y compris à l'étranger. L'ex-cadre trouvait quelque peu offensant qu'on la définisse uniquement via son talent, et non par rapport à tout ce qu'elle avait pu accomplir lors de ces 8 ans de service auprès du Boss actuel.

- Pour que notre ami américain ne soit pas perdu, cette somme représente 15 millions de dollars.
- Hmpf... je trouve la somme encore inférieure à ma valeur... Mori n'a plus aucun discernement... lâcha l'ex-cadre, l'air déçue.
- Sans doute, toutefois vous et votre ami êtes les bienvenus ici, par respect envers votre ancienne position.

Vraiment? Les croyait-il stupides?
Kôyô se leva et s'approcha des fenêtres donnant sur la rue par laquelle ils étaient arrivés, tournant le dos aux hommes présents dans la pièce. Il lui était impossible de dire, parmi les passants, qui étaient sous les ordres de cet homme. Toutefois, elle se doutait qu'une telle somme était assez énorme pour qu'ils soient tentés de faire une bêtise. C'était en réalité bien plus que ce que leur clan rapportait à l'année, et tout ça pour une seule tête. Et pour qu'il donne la conversion en dollar à son accompagnateur, ils espéraient sans doute s'allier avec pour qu'il laisse "malencontreusement" les japonais enlever leur nouvelle alliée contre une part substantielle de la récompense.
Enfin, la jeune femme fit comme si elle ne se doutait pas de quelque chose, et poursuivit avec la raison première de leur venue.

- Avant de partir de la Mafia, on a demandé à votre clan d'assurer la protection d'un convoi qui devrait bientôt arriver. Il me faut l'itinéraire.

Une livraison d'armes. Les récents affrontements et pertes avaient réduits le nombre d'armes parmi la Mafia et pour les non détenteurs de pouvoirs, cela pouvait se révéler assez handicapant. Il y avait bien sûr d'autres marchés pour s'en procurer mais pas dans cette quantité. Parvenir à leur dérober et abattre les transporteurs serait un coup dans la fierté de la Mafia, la rendant incapable d'armer correctement ses hommes. Un bon début.

- Nous vous accueillons ici et vous nous faites cette proposition. Pensez-vous que nous allons nous opposer à Mori Ôgai?

Kôyô se retourna et se saisit du poignard de John pour le lui tendre. Un peu d'intimidation ne pouvait pas faire de mal. Certes, ils avaient la supériorité du nombre mais face au spectre de la japonaise, il y avait très peu de chances qu'ils s'en sortent. Sans compter en plus l'assistance de l'américain s'il acceptait d'intervenir, à moins que l'appât du gain soit plus fort que son allégeance à Fitzgerald. Vu l'animation qu'il y avait eu lors de sa présentation au reste de la Guilde, ça ne semblait pas si improbable à vrai dire.

- Ce que je dis, reprit l'ex-cadre, c'est que Mori Ôgai n'est pas ici, mais moi si. Je vous laisse donc le choix: la manière forte, ou la manière douce, mais j'aurai cet itinéraire.

La balle était dans leur camp... ou elle finirait entre leurs deux yeux. Cependant, la manière douce serait bien plus efficace et discrète pour éviter d'attirer l'attention du "Big Boss".
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Sam 19 Aoû - 1:55
Babysitting / 20 #Kôyô
Oh Seigneur, qu’est-ce que ça faisait du bien. Non pas la fouille. Du tout. Enfin pas que ce soit désagréable. …Si en fait. Enfin ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Voilà. C’est tout. Mais il y avait bel et bien quelque chose qui lui avait fait du bien. De l’anglais. Il ne s’était pas attendu à ce que quelqu’un ici, à part son binôme temporaire, ne se mette à parler anglais. Alors bien sûr, son premier réflexe, à part d’être pas mal surpris, agréablement surpris bien sûr, fut de sourire.

« Merci. Pas de soucis. »

Tant que ce serait en anglais, tout irait bien. Tout irait parfaitement bien. Il serra rapidement la main de l’autre homme, et s’assit tout aussi rapidement. Peut-être bien qu’il essayait de le mettre en confiance, pour lui faire baisser sa garde ou quoi. Bah ça ne fonctionnerait pas, parce que même s’il entendait de l’anglais et qu’il en était très heureux, John n’était ni dupe ni stupide. Bon. Il allait donc écouter calmement et silencieusement ce qui se passait par ici. Beaucoup de chose. Elle était donc recherchée. Mh. Bien. Ca ne leur apporterait bien entendu aucun problèèème. Enfin bon. S’il ne savait pas ce que ça valait, tous ces yens, il l’apprit bien assez tôt. Vraiment sympa, ce type. Eh bah. C’est quand même beaucoup. Il était persuadé que la jeune femme ne valait pas plus. Heh. Qu’elle valait moins, même. Bien moins. Il avait retenu de justesse un rire moqueur. Eh bien, ça va les chevilles ? Vraiment insupportable, cette femme. Qu’est-ce que lui ferait avec tant d’argent, même. Il avait un salaire, parfaitement correct et même très élevé.

Donc. Un itinéraire. Les choses allaient se compliquer, pas vrai ? Ce serait trop facile, sinon. Bien trop facile, et absolument pas amusant. Allez, il recommençait presque à s’ennuyer, là. Ca serait dommage. C’est qui même Mori Oug-Ah oui, le patron de la mafia là. Drôle de noms quand même, ils pourraient faire un effooOOooh oui. Son poignard. Pendant quelques secondes, il en caressa la lame doucement. Il n’aurait pas pensé qu’il lui manquerait comme ça. Soit. Allait-il devoir l’utiliser ? Il espérait que oui.

Mais bien que ça le surpris pendant un court instant, l’homme se mit à rire. Hmmm. Qu’est-ce que ça voulait dire, ça. Est-ce que c’était bon signe, ou pas du tout. Pas moyen de le savoir. Ah. Bah si, d’accord. Jolie petite quantité d’hommes armés qui venaient d’entrer. D’accord. Y en avait encore beaucoup, des comme ça ? Parce que bon, on allait se l’avouer… C’était pas énorme. Y en avait vraiment pas beaucoup. Allez, ça suffit de déconner. Hop un coup dans le cou, on fait gaffe à pas trancher la jugulaire, et on y fout deux-trois petites graines. Et ça pousse direct parce qu’il commencait à en avoir marre. C’est dommage, il avait vraiment l’air sympa ce type.

« On attaque ou on s’défend, plutôt ? Moi j’dis on attaque. »




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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Mer 6 Sep - 6:21
Collecte d'informationsKôyô & un YankeeOnce I thought I was meant to live under the Light
Then I woke up from my childish dream
And discovered that Power lies with Darkness

Elle devait se l'admettre, Kôyô avait encore un peu de mal à se détacher de son ancienne fonction de cadre, savourant de pouvoir profiter de sa réputation au sein de la Mafia. Elle qui avait toujours savouré sa position de pouvoir. . . Cela dit, c'était très loin de la détourner de son objectif. Il en fallait quand même bien plus à cette femme pour lui faire renoncer à ses plans.
Impossible de savoir si les hommes en face d'eux étaient au courant de tout ça Enfin, ils devaient s'en moquer comme un de leur cure-dent. Le fait est que le rire du petit chef de ce groupuscule dispensable irrita la patience de la jeune femme. Bien sûr... ça aurait été trop beau que tout se passe tranquillement.

Un soupir à peine discret échappa à ses lèvres. Qu'ils essaient de s'opposer, pour voir. Kôyô ne les avait jamais considéré comme une menace, et cette arrivée en 'force' n'allait pas changer sa vision des choses. A vrai dire, plus que les armes pointées vers eux, c'est le déclenchement de l'habilité du jeune blond qui attisa sa curiosité. Mmh, il y avait des talents plus aisés à gérer, et pour avoir aidé Chûya enfant à maîtriser son pouvoir, elle se dit que les débuts de l'américain avaient dû être plus que chaotiques avec une telle contrainte.
Bref.
Pour le moment, il y avait une gêne plus immédiate dont il fallait se débarrasser.

- Faites vous plaisir, gardez-en juste trois ou quatre, et celui-là.

Elle désigna un homme spécifique qu'elle avait identifié comme le sous-chef de la bande. Kôyô pensait que la méthode douce pouvait encore être applicable à certaines conditions, et surtout après une bonne leçon de discipline.

Yasha commença les hostilités en apparaissant soudainement pour trancher les mains du premier homme armé sur lequel il tomba. Il se plaça ensuite immédiatement entre sa détentrice et les autres. Il était aussi chargé d'assurer les arrières de l'américain mais pour le moment, elle craignait qu'il le gène plus qu'autre chose. Ce qu'il fallait en revanche, c'était limiter les coups de feu. Kôyô profita donc de la couverture de son spectre pour s'approcher de leur chef qui avait commencé à armer son revolver. Lui, il était exclusivement pour elle. Qu'elle ne soit plus mafieuse ne signifiait pas que cet affront ne récolterait pas son dû.
L'ex-cadre se saisit d'un ouvre-enveloppe sur le bureau près du chef et parvint à le planter en travers du bras tenant le revolver. Derrière, nul doute que Yasha et John savaient parfaitement s'occuper des sbires les ayant pris pour des cibles faciles.
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Aux heures les plus tardives | pv : Kôyô
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