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Aux heures les plus tardives | pv : Kôyô

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Lun 3 Juil - 16:37
Babysitting / 20 #Kôyô
Parfois, John se demandait ce qu’il fichait là. Les missions de d’habitude, il n’avait aucun mal avec. Tuer des gens, récolter des informations, c’était du gâteau. Se balader de droite à gauche avec Rocinante, c’était tout aussi agréable et facile. Mais là, ce qu’on lui demandait… Est-ce qu’il avait une gueule de baby-sitter ? Parce que c’est totalement ce qu’on lui demandait de faire, hein. De baby-sitter la petite nouvelle quiii n’était pas si petite que ça. Déjà qu’il avait du mal à accepter le fait qu’elle ait été intégrée dans la Guilde… Enfin bon, ça il l’avait bien fait comprendre, mais personne ne semblait enclin à l’écouter. Il ne savait pas pourquoi, mais juste… Non. Il trouvait ça beaucoup trop bizarre. Trop louche. Qui quittait une organisation comme la mafia pour rejoindre la Guilde ? A ses yeux, ça n’avait pas de sens, mais c’était peut-être parce qu’il n’avait plus moyen d’être objectif en pensant à la Guilde. Pas du tout, en fait.

Aujourd’hui, il devait.. Surveiller, la p’tite dame. Oui, la surveiller pendant une mission. Il n’avait pas trop pigé en quoi consistait la mission, par contre, il n’y avait pas fait gaffe en fait. Il savait juste que ça concernait la mafia. Bieeeen. Il n’avait pas grand-chose à faire lui, en soi. Il devait vraiment juste « surveiller », voir un peu ce qui se passait. De toute façon, il doutait que ça puisse mal se passer. Dans le pire des cas… Eh bien ça se passerait mal, mais John était préparé mentalement. Et physiquement aussi, d’ailleurs. Il avait tout pris avec lui. Ses graines, son couteau… Eh, il avait même pris une douche ! Il en reprendrait une ce soir, s’il en venait à trop bouger durant toute la journée. Il espérait tout de même que ce ne soit pas le cas, il n’était pas dans un de ces jours où il était déterminé à faire toute la ville à pied. Déjà que ça le saoulait de devoir changer de binôme, c’était sans doute une des raisons de son manque d’enthousiasme. Puis en plus, c’était décidemment pas sa journée, Rocinante s’était montrée difficile à démarrer, et il avait bien failli arriver en retard là où il devait rejoindre la jeune femme, près du port. Ah, il n’allait pas y aller à pied non, hors de question.

Il avait fini par l’apercevoir sur le chemin. Il faut dire qu’elle n’était pas vraiment passe partout. Soit, il ralentit lorsqu’il fut assez proche, est fit baisser la vitre du camion. Pas géniale comme approche, mais il avait pas envie de descendre hein.

« Salut. J’sais pas ce qu’il faut faire, j’sais pas où faut aller, j’sais juste que j’dois vous surveiller ? Et j’sais pas si vous avez besoin de monter, si c’est encore loin ou pas. M’voilà. »

Autant faire clair et net, il n’avait pas envie de perdre son temps. Moins il la verrait, mieux il se porterait.

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Kôyô Ozaki
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Mer 5 Juil - 19:51
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Mission à l'américaine
... seriously?


Première mission sous l'égide américaine

Kôyô se demandait ce que ça allait donner. Les stéréotypes donnaient souvent une mauvaise image de ceux qu'ils représentaient, et dans leur cas... Disons qu'ils n'étaient pas les plus aimés ici. Cependant, pour n'en avoir rencontré que quelques uns jusqu'à aujourd'hui, la jeune femme ne pouvait pas avoir d'opinion claire. La réunion il y a quelques jours, lors de sa fameuse intronisation, avait donné un bon aperçu de ce qui l'attendait mais rien qui la destabilise plus que ça.
On lui avait d'ailleurs assigné un chauffeur, le même que la dernière fois. Et celui qui avait si bien traité son supérieur en plus du reste. Bon, ce n'était pas réellement son problème, elle ne dirigeait plus ici, bien que les réflexes soient difficiles à oublier. Quand on y pensait, la mafieuse venait de passer 7 ans au poste de cadre, même si elle n'était pas subordonnée, le changement n'était pas minime. Sans parler de la nationalité de ses nouveaux collègues.

Kôyô se rendit au point de rendez-vous fixé, légèrement en avance. Elle avait, comme depuis le premier jour avec eux, laissé tomber ses kimonos pour des tenues plus conventionnelles aux yeux des occidentaux. Pas que ça devait leur importer, mais c'était aussi pour un souci de discrétion. A la mafia on ne l'avait connue que en vêtements traditionnels, il leur faudrait donc un peu de temps avant de percuter que c'était bien elle en tailleur noir.
La jeune femme entendit son chauffeur avant même de le voir... Et... non? Sérieusement?
Elle la laissa avancer à son niveau et parler mais ne répondit pas tout de suite.

- C'est une blague n'est-ce pas? C'est... invraisemblable...

Vraiment... ils étaient déjà dans le port de Yokohama, soit en territoire mafieux, et au lieu de faire profil bas, ils se trimbalaient avec cette chose? Avaient-ils une idée d'où ils étaient? Car c'était loin d'être parmi les "véhicules lambda" trouvables à Yokohama ou même au Japon, TRES loin. Et ils espéraient partir en mission avec... Ca lui donnerait presque envie d'aller demander une prière au prêtre tiens...
La demoiselle n'en revenait toujours pas mais soit... elle monta dans le véhicule côté passager.

- Il faut prendre la voie rapide dès qu'on sort de la zone industrielle, suivez la voie 45 et d'ici quinze minutes il faudra prendre la sortie 18. Il faudra s'arrêter à quelque distance de notre destination car j'ai peur sinon que nous soyons attaqués avant d'atteindre les portes.

Elle lui indiquerait où s'arrêter exactement en temps voulus, car des rues capables de laisser manoeuvrer un tel véhicule étaient rares dans les alentours de leur objectif. En attendant, il n'avait qu'à suivre les numéros car elle doutait qu'il puisse lire les idéogrammes précisant les destinations des routes qu'ils prendraient.
Kôyô laissa donc le jeune homme conduire et observa les alentours, s'assurant d'aucun mouvement suspect -au cas où-. Puis, elle finit par sortir une arme à feu et se mit à remplir le chargeur. Ce n'était pas son arme de prédilection, loin de là mais se balader avec un katana, ou même son ombrelle, ne serait pas très discret. Son ombrelle était d'ailleurs en sûreté, ailleurs, simple attachement sentimental. La jeune femme avait tout de même sur elle une petite dague qui serait fort pratique pour une attaque surprise ou achever un adversaire pas très bavard. Enfin... ça c'était le pire scénario.

- Il faut juste me surveiller alors... Mmh, en théorie ce n'est pas une mission difficile. Je dois juste maintenir le contact avec un petit clan qui me doit des infos. Ils devraient être coopératifs mais ils pourraient chercher l'appui de la Mafia pour garder leur territoire, et pour cela, rapporter ma tête leur serait très bénéfique... J'espère que les effusions de sang et les corps démembrés ne vous gênent pas?

Si en plus du char, elle devait s'occuper d'un jeune ne pouvant soutenir la vue du sang, ça allait vite la mettre sur les nerfs. Suivant ses ordres, Yasha pouvait commettre de véritable boucherie. En cas de parjure de la part de ce clan, Kôyô n'aurait donc pas le choix que de faire un exemple et bien rappeler à son ancien employeur qu'elle serait toujours là, comme une écharde sous la peau.


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Jeu 6 Juil - 15:48
Babysitting / 20 #Kôyô
Une blague ? John ne voyait pas où est-ce qu’il avait mentionné une blague. Elle ne voulait pas monter dans son camion ? Baaah c’était son problème hein, elle pouvait très bien y aller à pied si elle ne voulait pas monter. Si elle trouvait que Rocinante n’était pas assez bien pour elle. C’était une grossière erreur, ceci dit. Rocinante était dans un était tout à fait correct, pour preuve John l’avait lavée il y a quelques jours, du rétroviseur à la plaque d’immatriculation, elle était rutilante, totalement magnifique. Il en venait presque à avoir de l’affection pour ce gros véhicule lui servant à la fois de moyen de transport et d’endroit d’habitation, pour le moment arrêté en bordure de route, son tuyau d’échappement laissant échapper ce doux ronronnement que le blond appréciait tant. Un halo presque invisible de fumée bleu acier planait à l’arrière du camion qui, grâce aux longues heures qu’il avait passé à la nettoyer encore et encore, était d’un blanc étincelant, avec sur les côtés deux volutes des peintures rouge brique et jaune canari. Oui, la peinture avait été rajoutée par John lui-même, faut croire qu’il s’était senti l’âme d’un artiste ce jour-là. Il avait certes passé du temps sur l’apparence de ce camion, mais ça valait le coup. Et puis elle n’avait pas seulement l’air comme neuve, elle l’était ! Les petites réparations étaient toujours ce qu’il y avait de plus long et complexe à faire, mais avec le temps, John avait appris à s’y connaître en mécanique, et plus aucun dysfonctionnement du véhicule ne lui résistait. Donc non, il ne voyait vraiment pas ce que la rousse pouvait reprocher à cette pauvre Rocinante.

« Aaah j’aurais aimé oui, mais c’est pas à moi qu’il faut se plaindre je signale. »

Autant faire comme s’il pensait qu’elle se plaignait de la mission. Ça aurait été plus logique ceci dit, il comprenait bien que ça n’amuse personne de se faire surveiller durant une mission. Se faire priver de liberté comme ça… Ca ne lui aurait pas plu du tout, à la place de la jeune femme. Mais étant donné qu’il n’appréciait pas spécialement ladite femme, eh bien, pour faire simple et rester poli, il s’en battait les couilles.

Il ne jugeait pas nécessaire de lui répondre par la parole. Il pouvait très bien hocher la tête et se contenter d’effectuer ce qu’on lui demandait d’effectuer. Heureusement qu’il avait fini par plutôt bien connaître les routes de la ville et de ses alentours. Le paysage, eh bien il ne le trouvait pas spécialement intéressant. Sa campagne américaine lui manquait terriblement, à vrai dire. Les champs, les arbres, les petits ruisseaux… Il finirait bien par y retourner un jour ou l’autre, de toute façon. Donc ça ne le tuerait pas d’essayer de profiter du paysage japonais.

« Très bien. Et pas de soucis, ce sera peut-être mon seul moment d’amusement de la journée. J’peux même aider à repeindre les murs si vous le souhaitez. »

Il avait même souri. Le sang, ça ne le dérangeait pas, ça ne l’avait jamais dérangé. Déjà jeune, il en avait vu. Il pouvait y avoir des accidents, en travaillant dans les champs et avec les animaux. Un de ses cousins par exemple, il possédait un taureau. Belle bête, oui, mais il était un peu trop agressif. Son cousin avait perdu l’usage de son bras lorsque le taureau, un beau jour, chargea et embrocha son bras d’une de ses grandes cornes. Y en avait eu du sang. Et puis bon, au fil des années, pour développer sa capacité, il fut bien obligé d’en voir un minimum. Et allez, on va pas se mentir. Il aimait ça, au fond, ça le faisait se sentir plus puissant qu’il ne l’était.

« Et ils seront combien ? Que je me fasse une petite idée. »

En attendant, il continuerait de rouler, tranquillement parce que ce n’était pas comme s’ils étaient pressés hein.


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Kôyô Ozaki
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Sam 8 Juil - 16:41
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Mission à l'américaine
... seriously?

Pendant un instant, elle se demanda s'il le faisait exprès ou non. Vu le mode de vie de Fitzgerald, la japonaise doutait qu'il ait spécifiquement demandé à ce qu'ils prennent ce véhicule pour circuler dans Yokohama. Soit c'était un test, soit le chauffeur ne réfléchissait pas et à vrai dire, l'ex-cadre ne savait pas ce qu'elle préférait... Un peu plus et le temps où ses ordres étaient absolus lui manquerait... Mais bientôt, bientôt cela serait à nouveau une réalité.
Kôyô était tout à fait consciente des risques qui lui tomberaient dessus lorsqu'elle fuirait. Cela ne signifiait pas forcément qu'elle acceptait de se rendre si... vulnérable et à découvert. Faites que ces yankees soient un peu plus réfléchis que ça...

Au moins, il semblait être déjà habitué à la conduite à gauche et savait faire deux choses à la fois. C'était un point positif. La japonaise fit de même et continua à vérifier son arme en la rechargeant tout en écoutant les réponses de son partenaire temporaire.
Aah, une bonne chose, le sang ne le dérangeait pas et il en réclamait même. Bien, bien, bien, il serait peut-être utile alors. Bon, la jeune femme ne souhaitait pas non plus se retrouver avec un Akutagawa version américaine sur les bras, sinon leur coopération tournerait court. Les bourrins assoiffés de sang, de puissance et sans réflexion, ça la gonflait, pour parler crûment.
Kôyô finit de charger son arme et l'arma avec un clic caractéristique.

- Ils seront certainement trois ou quatre à l'entrée et nous amèneront à l'intérieur. Ils n'oseront pas me fouiller mais vous c'est probable. A l'intérieur ils devraient être sept ou huit. S'ils prévoient un sale coup, des renforts pourraient arriver, mais comme je l'ai dit, c'est un petit clan, réunis ils ne doivent être que trente ou quarante. Rien de bien difficile à gérer en somme.

Les possesseurs d'habilités avaient quand même une bien plus grande aisance au combat que les simples 'mortels'. Bon, tout dépendant de la capacité mais on apprenait pas à broder à la Mafia. Au mieux on apprenait à recoudre des plaies et remettre en place des fractures ouvertes.
Ce qui serait susceptible d'inquiéter Kôyô ici était notamment l'attitude de l'Occidental à côté d'elle. Le choc culturel n'était pas à sous estimer et elle espérait qu'il en avait conscience, ou du moins qu'il gardait dans un coin de son esprit qu'il y avait des choses à pas faire au Japon, même si elles auraient été acceptables dans son pays natal.

- En tant qu'américain, ils vous testeront sûrement. Au mieux ils vous ignoreront totalement, au pire ils vous interpelleront et chercheront le conflit. Ici les Occidentaux sont vus comme... comment dire... des têtes brûlées qui agissent avant de réfléchir. Je peux parvenir à mes fins, si vous faites un pas de travers ou dites un mot de travers, tout pourra tourner au vinaigre. A l'extérieur, on vous prendra pour un touriste et on vous pardonnera vos erreurs en les mettant sur la différence culturelle. Bien sûr, dans notre monde, ça n'a aucune importance. Et même si vous aimeriez bien vous "amuser", ce clan nous offre un accès sur le réseau d'information de Yokohama et tout sera à refaire si ça foire.

Il devait comprendre ça, ou le garder à l'esprit, du moins. Si cela tournait au vinaigre, alors il pourrait s'en donner à coeur joie s'il souhaitait "repeindre les murs". Mais en attendant, il fallait qu'il fasse attention.
Kôyô lui indiqua où tourner au moment où ils entraient dans le quartier de leur rendez-vous. Elle guida ensuite le chauffeur vers une zone où il était possible de garer un tel véhicule.

- Une dernière chose avant que nous descendions. Ca sera certainement difficile pour vous mais il faut jouer sur mon ancienne position tant que c'est possible. Ca les fera hésiter et tant qu'ils hésiteront, nous auront l'avantage. Ne m'interrompez donc pas et si vous voyez un spectre géant... et bien j'espère que vous n'avez pas peur des fantômes.

Envisager toutes les possibilités étaient un des meilleurs moyens d'assurer sa survie et la réussite de leur mission. Pas sûr toutefois que ça soit très évident pour ce jeune homme d'accepter la supériorité hiérarchique de la Japonaise et, si les stéréotypes étaient vrais... les murs auront une nouvelle couleur alors.


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Lun 10 Juil - 0:45
Babysitting / 20 #Kôyô
John venait de constater que la femme avait une arme à feu. Ce n’était que quelque chose de tout à fait personnel, mais John n’aimais pas du tout les armes à feu. C’était bien trop bruyant, pour commencer. Ouais il était sensible des oreilles, ça posait un problème à quelqu’un ? A part à lui parce que soyons honnête, c’est assez chiant ce genre de petit handicap hein. Enfin bon, y avait pire comme souffrance, mais voilà. Et puis ce n’était pas que question de bruit, en fait. C’était juste une arme qu’il ne trouvait pas vraiment pratique, après. Devoir presser une détente, la sécurité, tout ça…Non, lui préférait son abilité, ou encore même son couteau, à la limite. Parce qu’avec un flingue, on peut pas vraiment être sûr que sa cible est vraiment morte, en fait. Parce qu’avec ses vignes, ah ça, il était tout le temps certain de l’état de son adversaire. Enfin bon, après il n’allait pas juger, chacun faisait comme il le sentait après tout.

« Okay. S’ils me fouillent, ça peut poser problème, je l’fous où mon poignard ? S’ils sont pas au courant de mon pouvoir, j’devrais pouvoir garder mes graines sur moi. Et ouais, ça me semble pas compliqué ! Tant mieux, j’suis un peu fatigué je dois l’avouer. »

Oui, on s’en foutait, totalement, et alors ? Il avait bien le droit de dire ce qu’il souhaitait, même si c’était chiant et que tout le monde s’en foutait. En gardant son regard sur la route, il sorti son poignard de sa poche pour le mettre sur le tableau de bord. Si ça il ne pouvait pas l’avoir, ça serait plutôt compliqué. Donnnc il verrait bien en descendant de Rocinante en temps voulu.

« Hmm, je vois. Je sais que ça paraît difficile à croire comme ça, mais je sais rester calme lorsque c’est nécessaire. Pendant les missions, donc. Cette mission en particulier. Je suis censé surveiller, pas intervenir et tout faire foirer. Je me tiendrai à carreau, c’est promis. Juré même. J’aime pas le Japon, c’est vrai, ni même la culture qu’il y a, mais je sais faire passer les autres avant moi, spécialement lorsque ça concerne le plan professionnel. »

C’est vrai ça. Le travail avant tout ou presque, parce que le travail était ce qui permettait de gagner de l’argent. Et ça pouvait paraître étrange dit comme ça, mais l’argent était un peu tout ce qu’il demandait. C’était pour sa famille, après tout. Pour les nourrir, les loger… Enfin mieux les loger, parce que bon c’était pas lui qui payait la ferme ou quoi, en fait. Tant mieux, d’ailleurs.

« Hmmm. Okay. Vous m’en voudrez pas si j’ouvre pas trop ma gueule du coup je pense ? Puis mon poignard, si vous voulez le garder vu qu’on vous fouillera pas… Parce que moi c’est plus pratique si j’ai mon poignard. Vraiment plus pratique. »

Ouais, parce que bon pour se créer un plaie ouverte sans couteau, généralement, bien que ça ne lui arrive que très rarement, il devait se mordre, en fait. Et c’était encore moins agréable que le reste. Enfin bon. Il allait descendre de la camionette, pour commencer. Ah, l’air pas du tout frais à comparer de celui de chez lui. Parfait. Il allait attendre la rousse, hein. Ce serait elle qui mènerait, après tout.



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Kôyô Ozaki
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Jeu 13 Juil - 19:41
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Mission à l'américaine
... Seriously?


Ah, un jeune homme raisonnable qui savait faire preuve de professionnalisme. Si c'était réellement le cas, alors Kôyô lui pardonnerait presque son erreur de jugement par rapport à son choix de véhicule. Et s'il n'aimait pas le Japon… dommage pour lui, car il plongerait en plein dans leur culture. La Mafia était encore assez conservatrice et possédait toujours quelques traditions ainsi qu'un langage assez particulier qu'il ne comprendrait certainement pas. Enfin… il n'avait pas vraiment le choix et s'il s'en tenait à ses dires, tout devrait bien se passer.

- Garez-vous ici.

La jeune femme désigna un endroit où ce monstre de métal pourrait tenir. C'était une zone assez calme d'où ils pourraient accéder à leur point de rendez-vous en marchant à peine dix minutes. En cas de fuite, cela pourrait sembler une éternité mais ils ne pouvaient pas prendre le risque d'être repérés par… ça.
Elle rangea son arme à feu et se saisit du poignard du chauffeur.

- Mmh, je devrais pouvoir le dissimuler sur moi et même s'ils me l'enlèvent, ma capacité pourra s'occuper de vous ouvrir un peu.

Sur ces mots, le poignard fut glissé à sa ceinture, au niveau de son arme à feu. Quant à utiliser Yasha, ça serait certainement très radical vu la différence de gabarit d'arme entre le petit poignard et le katana du spectre. Cela dit, s'il n'y avait que cette solution, l'ancienne cadre n'hésiterait pas une seconde à envoyer son démon « aider » son partenaire imposé.
Kôyô descendit enfin du véhicule et prit la direction du lieu de rencontre. Les locaux du clan étaient étonnamment proches d'une rue animée du quartier. Cela leur donnait toutefois l'avantage de se fondre dans la foule. Enfin… façon de parler puisqu'un occidental blond était toujours facilement repérable.

- J'ai peur que vous vous ennuyiez… Sauf problème, ça ne sera qu'une discussion et comme nous parlerons japonais tout le long, je doute que vous compreniez les détails des négociations. Etrange qu'on vous ait demandé de me suivre sachant ça… enfin j'imagine que vous ne devez pas être beaucoup à parler la langue locale pour commencer…

Ce n'est pas comme si Kôyô s'était attendue à tout de suite faire des missions solos. Pas du tout même. Cependant, comment pourrait-il réellement « surveiller » les événements s'il ne comprenait pas ce qui se passait ? Mais bon, les ordres étaient les ordres et même si cela faisait des années qu'elle n'avait plus eu de partenaire de mission, la japonaise s'en accommoderait.
Après avoir marché quelques minutes, le duo arriva dans la rue où se trouvait le clan. Dès les premiers mètres, près des entrées de quelques magasins ou devant les vendeurs de snacks, les regards se portèrent vers eux. Kôyô, pour sûr devait être connue et la voir accompagnée d'un « yankee » soulevait indubitablement des questions.

La jeune femme continua d'avancer et avant même d'arriver à l'entrée même de leur « quartier général » quatre/cinq membres du clan les encerclèrent. Elle leur sourit simplement et leur annonça.

- Dites à votre supérieur que Kôyô Ozaki souhaite le voir.


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