Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Alas, manliness arrived! (Libre, une personne)

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Lun 3 Juil - 18:54
Sur le flot de l'océan clair, bercés par de rares vagues et par les mouettes riant de bon coeur, un paquebot se dessinait, à l'horizon de Yokohama. D'un blanc pur et ravissant, il se dirigeait vers la ville portuaire d'un air reposé, certains diraient fatigués. Mais ceci n'est que la preuve du long trajet que le navire emprunta, traversant l'Océan Pacifique seul, égayé que par quelques ilôts isolés où doivent vivre de rares peuplades plus ou moins avancées. Qui peut alors blâmer l'allure molassone du bateau? Mais, ce qui est toujours fascinant, c'est que la fin de ces trajets apportent manifestement des étoiles aux yeux des passagers, toujours aussi nombreux à s'attrouper aà la proue, observant la skyline de la ville qui s'affichait devant eux, le regard soufflé, alors que le paquebot arrivait à destination...

Les gens se précipitèrent vers les passerelles de sortie, se ruait dans le port, à la découverte de la ville, courant dans tous les sens à la recherche de boutiques et restaurants pour réduire considérablement la masse de leurs portefeuilles. Parmi ces figures, une d'entre elle se détachait très clairement. Son pas bien plus lent faisait qu'il était dépassé par nombre de ses camarades de voyages, mais ce qui attire le plus le regard, c'est la figure en elle-même: cet homme était une tour dépassant nonchalamment les deux mètres, s'imposant comme un géant parmi la foule. L'effet n'était qu'accentué par sa musculature, qui semblait drastiquement déformer sa chemise blanche, tellement elle était saillante, comme taillée par un sculteur grec, pour une statue divine. L'homme mit pied à terre, sur le béton froid du quai, et s'écria d'une voix grave et virile:

-Ah, le Japon! Je suis enfin arrivé! Jamais je n'aurais crû visiter cette nation un jour!

Il prit sa moustache entre deux doigts et la caressa, regardant partout autour de lui, proprement excité par la découverte de l'inconnu. Il prit rapidement le dictionnaire de traduction anglais américain - japonais qui siégait dans sa poche, provoquant une petite réaction de son pouvoir, qui faisant grossir ses muscles déjà incroyablement visibles, tendant plus encore son haut, qui semblait difficilement endurer la stature de notre homme. Mais c'était un mal pour un bien, car il lui était nécessaire de comprendre le langage local, lui qui ne connait comme langues que l'anglais et l'allemand. Il riait presque de son incapabilité à comprendre ce brouhaha qui se formait autour de lui, mais, après tout, n'est-ce pas l'une des merveilles des voyages, découvrir des langues?

Il avançait d'un pas assuré et lent sur le sol froid du port de Yokohama, gardant un oeil sur les alentours, au cas où il venait à voir un lieu qui l'intéressait et qu'il se permettrait de visiter si le travail le lui permettait, où si un quelconque individu cherchait à discuter avec lui pour des raisons obscures. De temps en temps, il jettait un oeil à son dictionnaire, tentant d'appréhender les expressions locales les plus courantes: bonjour, bonsoir, au revoir, merci, pardon... Tout cela le dépassait, mais il prennait du plaisir à se laissait dépasser. Après tout, à ses yeux, la raison-même de se retrouver ici est une chose qui est extérieure à sa volonté... En relevant son visage une dernière fois, il semblait dénoter une personne qui semblait se diriger dans sa direction, chose qu'il pouvait confirmer avoir bien vu, lorsque cet individu se retrouvait à ses pieds...
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Lun 3 Juil - 21:51
Il était rare qu'Akiko s'aventure près du port. Il s'agissait après tout du territoire de la mafia. L'adjectif "portuaire" suivant le nom de cette organisation n'était pas là pour rien. Et si la jeune femme n'était pas du genre à craindre le danger, elle n'allait pas non plus y foncer tête baissée. Encore si elle était la seule à en ramasser les conséquences, ça la regardait... Sauf que ce n'était pas le cas. Elle était le médecin de l'Agence. Sans elle, cette organisation s'effondrerait. Car si les membres qui la constituait étaient forts, à n'en pas douter, ils n'étaient pas invincibles. Ils se blessaient souvent, et si personne n'était là pour les remettre sur pieds en moins de deux, ils ne pourraient tout simplement pas tenir. Alors malgré son arrogance, Akiko se montrait prudente.

Mais ce jour-là, on pouvait apercevoir la femme aux talons claquant et à la démarche assurée non loin du port. Pas sur les quais, certes, mais assez proche pour qu'un mafieux la repère si, comme par hasard, il y en avait un au port. Mais ce serait là une coïncidence bien trop improbable pour en être réellement une. La mafia ayant certainement autre chose à faire que de se prélasser au port. Tout ce qu'elle risquait de croiser, ce serait un de leurs informateurs, tout au plus. Du moins c'est ce qu'elle croyait.

Elle marchait rapidement. Si elle s'était risquée en ses lieux, ce n'était pas pour rien. Le port était bordé par de nombreux commerces à côté desquels, elle et sa passion de la mode ne pouvaient pas passer. Quoique... Ce n'était pas la mode en elle-même qui l'intéressait, son style vestimentaire ne la respectant pas forcément. Ce qui lui importait c'est que le contenu de son armoire lui plaisait. Ce qui l'avait poussé à s'aventurer au port était donc plus sa passion du shopping, et les soldes et promotions qui avaient lieu dans un de ces magasins favoris. Une histoire comme quoi ce magasin allait fermer, alors tout était à moitié prix afin de vider les stocks. Elle allait encore dévaliser une boutique, dommage qu'il n'y avait personne pour servir de porte-bagage. Oui, vraiment dommage. Se mettant déjà à calculer la somme qu'elle dépenserait, elle ne remarqua pas tout de suite le géant en face d'elle, aussi étonnant que cela puisse paraître. Elle se stoppa à la dernière seconde, juste avant de lui rentrer dedans. Du haut de ses 1m66, elle ne put que lever les yeux pour espérer croiser le regard de celui qui lui bloquait le chemin.

Il était drôlement musclé, quand même... Apte à transporter une incroyable pile d'achats... Mmmh ? Est-ce que ça se faisait d'attraper un passant par le coude et de l'entraîner dans une virée shopping ? Après tout, n'était-ce pas un honneur que de lui servir de porte-bagage ? Car sa taille ne l'avait nullement impressionnée, elle se savait capable de se défendre face à plus costaud qu'elle. Ce qu'elle avait remarqué, c'était surtout qu'il était un étranger, à n'en pas douter. Venait-il du paquebot amarré au quai ? Sans doute.

- Hum..., fit-elle faussement pensive. Tu es occupé, aujourd'hui ?

Avec les membres de l'Agence, elle ne s'encombrait pas en questionnements inutiles et les prenait avec elle, qu'ils soient pour ou contre. Mais là, il s'agissait d'un inconnu. Il fallait bien qu'elle montre un semblant de politesse. Je dis bien "semblant" car elle n'avait pas pris la peine de le saluer ou de s'excuser pour avoir failli lui rentrer dedans et s'étais mise à le tutoyer directement. M'enfin, si cela n'était pas preuve de politesse, est-ce que ce pouvait malgré tout être qualifié d'impolitesse ? Il existait bien pire manières.
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Lun 21 Aoû - 13:26
A ses pieds se tenait une demoiselle de petite dimension... Enfin, remarquez, pour Friedrich, le monde est tout petit, littéralement. Elle venait de s'arrêter juste avant d'enfoncer son visage dans les MAGNIFIQUES MUSCLES de notre homme, et levait la tête pour voir quelle est done ce monument humain qui lui barrait le passage, alors que lui le baissait pour observer celle qui se tenait devant lui. D'un coup d'oeil, il jugea sa taille à plus d'un mètre soixante, mais moins d'un mètre soixante-dix. Elle semble bien dans la vingtaine d'années, et un élément qui ne passe pas innaperçu est sa coiffe doucement féminine malgré la longueur de cheveux limitées... Une chose que notre Mr Muscle ne devrait pas critiquer. Enfin, elle avait l'apparence notable d'une locale, une citoyenne japonaise, la première personne que l'homme sera forcé d'aborder à son arrivée en terre inconnue. Et au lieu de s'excuser, la demoiselle lui demande si Nietzsche est occupé...

En soit, la réponse qu'il aurait pu donner était "oui et non": oui, car étant donné qu'il venait d'arriver dans un pays dont il ne connait que le strict minimum, et dont il a dû apprendre le langage expressément, il avait toutes les raisons d'aller se balader en ville dans le but d'en apprendre plus sur ce qui allait devenir son paysage pendant une durée indéterminée; mais non, car tout ce que vous venez de lire ne sont d'autres que des planifications sans officialisations. Mais le comportement avenant de cette dame, qui révulserait quiconque par le manque de politesse, mettait le MUSCULEUX dans un coin: refuser et paraître impoli, ou bouleverser ses plans et accepter? Après une intense séance de réflexion durant l'espace de quelques se condes, l'homme s'abaissa pour pouvoir regarder la demoiselle dans les yeux et lui répondit:

-Et bien, je n'ai aucun rendez-vous fixé, donc je puis me considérer comme libre mademoiselle. Mais, à quel propos avez-vous besoin de moi?

Il resta dans cette position sans broncher, juste pour attendre la réponse de son interlocutrice. Ca lui permettait d'un peu plus muscler ses jambes en plus. Il glissa à nouveau ses doigts le long de sa VIRILE MOUSTACHE et sa peau semblait scintiller telle milles étoiles dans la nuit. Même à hauteur de la jeune dame, son physique faisait tout de même de l'ombre, tant sa CARRURE prennait de l'espace. Il resta immobile, toujours calme, et arborant un mince et amical sourire dont l'éclat de la lumière au soleil passait inaperçu. Il attendait juste de savoir quel était son plan, et en quoi lui, de tout le monde, aurait pu l'aider...
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Jeu 24 Aoû - 17:39
La montagne de muscles ne sembla pas s'offenser par le comportement d'Akiko à prime abord. Tant mieux, cette dernière n'avait pas de temps à régler en bavardages et disputes aussi inutiles que futiles. Surtout qu'elle avait beau penser ça, elle était bien du genre à rentrer dans le jeu des "bagarreurs" quand elle en rencontrait. Au fond, il n'était pas difficile de la provoquer, c'était même très simple, mais quand la situation l'exigeait, elle savait malgré tout se tenir.

- Et bien, je n'ai aucun rendez-vous fixé, donc je puis me considérer comme libre mademoiselle. Mais, à quel propos avez-vous besoin de moi?

Cette politesse presque exagérée n'était pas désagréable à l'oreille. Enfin il faut dire qu'avec les personnes qu'elle fréquentait, Akiko avait presque perdu l'habitude d'avoir le droit à une telle politesse. Pas que l'Agence était impolie, mais entre collègues qui avaient partagés des moments difficiles, et encore, le mot était faible, un combat contre la mafia ou autre rapprochant pas mal, donc le stade de la formalité avait été dépassé pour la plupart. Et avec la mafia et autres criminels, la politesse n'était pas toujours leurs priorités, et même quand ils en faisaient preuve, le respect n'allait que rarement avec.

- Eh bien parfait en ce cas. Disons que j'avais l'intention de faire un peu de shopping mais aucun de mes collègues était libre, or j'aurais bien besoin d'un peu d'aide pour porter mes futurs achats...

En réalité, Akiko aurait pu se débrouiller seule, mais c'était tout de suite moins amusant. Et surtout cela devenait vite encombrant, quand elle pouvait éviter de se trimballer avec des dizaines de sacs et boîtes, elle ne disait pas non. Son air semblait faussement déçu et embêté et elle souriait sans animosité à l'homme devant elle. Enfin, le géant plutôt. Sa façon de s'excuser après ce manque de courtoisie ? Elle savait se montrer aimable, parfois. Parfois, seulement, certes, mais elle avait apprécié le ton de l'homme et lui rendait à sa manière. Elle ajouta, presque amusée.

- Musclé comme vous êtes, je suppose que vous n'aurez aucun mal à ça.

Akiko était plus dans l'ironie habituellement, mais parfois elle s'amusait à flatter les gens que ce soit pour obtenir ce qu'elle voulait ou observer leurs réactions. Et ainsi, même ses flatteries semblaient avoir un fond moqueur parfois. Mais là, elle ne semblait pas se moquer. Pas qu'elle appréciait ladite masse de muscles mais elle s'en moquait un peu au final, elle n'allait pas se mettre à critiquer toute personne qui avait le malheur d'attirer son regard. Et de toute façon, elle était presque certaine que le géant appréciait sa musculature. Après... peut-être se trompait-elle ? Elle en doutait fortement, mais on ne sait jamais.

- Vous venez d'arriver ? ajouta-t-elle. Si vous acceptez, je pourrais vous faire visiter la ville au passage...


C'était aussi bien un argument pour le convaincre, même si à ses yeux c'était déjà chose faite, qu'une excuse pour traîner un peu plus longtemps en ville. Enfin excuse ou pas, elle faisait ce qu'elle voulait, mais ce n'était pas plus mal d'en avoir une parfois. Et un peu de gentillesse ne tuait personne, elle n'avait rien de trop important prévu, alors pourquoi ne pas proposer cette aide. Elle n'y perdait rien. Malgré ses manières elle n'était pas méchante. Sinon elle ne serait pas à l'Agence à se battre pour protéger la ville.
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Ven 1 Sep - 17:57
Friedrich écoutait attentivement la demoiselle. Elle cherchait à faire des achats, mais elle n'avait personne pour l'accompagner, alors qu'elle avait sûrement prévue de faire assez de shopping pour pouvoir renouveler sa garde-robe complètement. Elle accompagnait ses paroles d'un air déçu qui aurait pu attendrir le géant MUSCLE si ce n'est qu'il sonnait un peu faux. Non pas qu'elle était mauvaise à ce jeu, mais quelque chose ne collait pas assez. Puis, elle se mis à le flatter. Il fit l'effort de ne pas prendre la pose sur l'instant, pour deux raisons: 1- il réduirait assurément à néant sa chemise, et potentiellement son pantalon, rien qu'en mettant en avant SA MAGNIFIQUE MUSCULATURE; 2-... Il passerait pour un fou, mine de rien. Mais le commentaire lui allait droit au coeur, si bien qu'il saisissa sa moustache entre deux doigts, l'air amical. Enfin, elle fit une proposition qu'il n'aurait pas pu refuser: lui proposer une visite de la ville pendant qu'elle fait son commerce. C'était plus qu'une aubaine pour l'homme. Quelques sacs remplis de vétements et de chaussures péseront toujours moins que les troncs d'arbres de son Somerset natal. Et puis, si ça lui fait plaisir, c'est bien l'essentiel. Alors, il souria d'un air plus sympathique encore et lui répondit:

-Ce sera avec un immense plaisir que je vais vous aider pour vos achat, mademoiselle. Alors, je vous prie, guidez-moi autour de Yokohama.

Il se remit debout et Regarda la ville. Il y aura pas mal de chemin à faire, mais ça fait depuis San Francisco qu'il n'avait pas fait un peu de marche, alors, pour se dérouiller un peu, il y avait difficilement mieux. Il attendit alors que la personne qui le demanda poliment de l'accompagner dans ses escapades vestimentaires. C'est à cet instant qu'il réalisa qu'il ne connaissait rien de la dame qui lui servirait de guide. Il demanda alors de sa voix d'homme mûr:

-Tant que j'y pense, nous n'avons pas l'honneur de nous connaître. Pour ma part, mon nom est Friedrich Nietzsche, et je vis à Somerset, Pennsylvanie. Et vous, si je puis me permettre?
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Jeu 7 Sep - 16:33
Si le géant blond n'eut pas de réactions trop extravagantes (et tant mieux, quelque part) face au compliment d'Akiko, elle était certaine de l'avoir flatté. Pas étonnant... Les hommes étaient faciles à flatter, un peu trop. Surtout lorsque c'était d'une femme dont provenait le compliment. Et allez savoir pourquoi, la musculature de cet homme avait surtout persuadée qu'il serait justement facile de le flatter, et qu'il était peut-être même un peu macho sur les bords.

- Ce sera avec un immense plaisir que je vais vous aider pour vos achat, mademoiselle. Alors, je vous prie, guidez-moi autour de Yokohama.

Et cette politesse presque exagérée ne faisait que renforcer cette impression. Pourquoi faire preuve de tant de "délicatesse" ? Parce qu'elle était une femme ? Et alors, il n'avait pas besoin de prendre autant de "précautions". Oui, Akiko avait pas mal de préjugés, mine de rien. Elle hurlait à qui voulait l'entendre que les hommes et les femmes étaient égaux, mais quelque part, avec de tels préjugés, c'est comme si elle démentait sa propre conviction. Elle semblait mettre la femme au-dessus, jugeant l'homme en général, macho, faible contrairement à ce qu'il prétendait, et j'en passe. Mais elle connaissait des hommes qui ne correspondaient pas du tout à cette description. C'est pourquoi elle se freina tout de suite. Ne pas juger un livre à sa couverture. Un conseil qu'elle distribuait facilement. Pourtant là, elle ne le respectait pas du tout. Alors elle allait arrêter ce jugement hâtif et se construire son avis sur l'homme en temps et heures.

- En ce cas, merci beaucoup.

La moindre des choses quand même. Remercier au moins pour la forme. Elle se mit aussitôt en route, marchant assez rapidement au vu de ses talons pourtant bien longs. Mais elle avait l'habitude, elle savait même se battre avec. Elle aurait même été capable de faire une randonnée ainsi chaussée. Bon, peut-être pas une randonnée en montagne (quoique...) fallait pas pousser le bouchon trop loin.

- Tant que j'y pense, nous n'avons pas l'honneur de nous connaître. Pour ma part, mon nom est Friedrich Nietzsche, et je vis à Somerset, Pennsylvanie. Et vous, si je puis me permettre?

Ah oui, en effet ce serait peut-être plus pratique s'ils échangeaient leurs noms. La dernière information n'était pas particulièrement utile à Akiko, mais elle fit l'effort mental de situer le lieu. Ce qui dura un petit instant, car si elle était cultivée, certains acquis remontaient à tellement loins qu'il lui fallait un petit temps avant que ça ne lui revienne. Les Etats-Unis, donc...

- Akiko Yosano, enchantée, Friedrich.

Elle avait prononcé le nom au mieux qu'elle pouvait, mais il n'était pas simple à articuler. Et avec son accent japonais, ce n'était pas gagné non plus. Quoique. Ca passait encore, elle arrivait à presque faire disparaître son accent, résultat de cours intensifs d'anglais. Mais ce n'était pas tout à fait ça, encore.

- Et désolée si j'ai malencontreusement mal prononcé votre nom. Et comme vous vous en doutez, j'habite ici, je suis médecin. Ca vous dérange si on se tutoie ?

Les noms c'était important. La moindre des choses que de mettre provisoirement sa fierté de côté pour s'excuser dans le cas où elle avait fait une erreur. Et plus important encore, préciser qu'elle était médecin. Elle ne le criait pas non plus sur les toits, mais cette profession faisait partie d'elle et de ses idéaux. Et enfin... Par pitié.. Il fallait revenir au tutoiement. Elle avait d'abord commencé à le tutoyer, mais cette politesse l'avait fait inconsciemment revenir au vouvoiement. Elle se sentait presque mal-élevée à côté de lui, et même si elle ne le montrait pas c'était assez agaçant quelque part, voir même gênant. Continuant de marcher, elle ajouta d'une voix monocorde.

- Le port territoire de la mafia portuaire, endroit très déconseillé pour ceux ayant réussis à se la mettre à dos. Chose pas très difficile entre nous.

Parce que quand elle avait dit qu'elle lui ferait visiter une partie de la ville, elle n'avait pas précisé que ce serait une visite assez personnalisée. Ca lui paraissait un détail très important, ce qu'elle disait là. Peut-être parce qu'elle était concernée par ça, même si rien dans son attitude ne le laissait supposer ? Sans doute. Sa vie professionnelle avait depuis longtemps empiétait sur sa vie privée, et à force d'être baignée dans ce monde "de détectives, de crimes, de mafia", les anecdotes qu'elle avait à raconter n'étaient pas les mêmes que celles d'une personne lambda.
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Dim 8 Oct - 16:50
La dame semblait plutôt appréciable, si ce n'est cette impression sous-jacente qu'elle avait un préjugé hautain sur sa figure MUSCLEE. Enfin, peut-on blamer une personne de penser une certaine manière sans apparaître comme un avocat du totalitarisme? Difficile. De plus, elle semble prête à en apprendre plus sur Nietzsche. Et ceci est une sensation agréable. Enfin il la suivait avec aise, malgré son allure: l'avantage de ses dimensions et de ses capacités physiques parlait pour lui dans cette situation. Là elle se présenta. Akiko... Yosano... Avec son accent mixte d'américain natal et d'allemand paternel, le nom devait sonner bien faux, mais par pure politesse, il fallait faire l'effort d'essayer de prononcer le nom avec une claire élocution.

-Enchanté de vous connaître, mademoiselle Yosano. Veuillez excuser mon accentuation aussi, je vous prie: je n'ai point eu l'opportunité de converser avec des japonais.

Après avoir fini ses phrases, il se mit à rire VIRILEMENT et à caresser sa moustache comme l'homme d'âge mûr qu'il est. Elle craignait avoir mal prononcé son nom typiquement atypique. Si elle savait... Il la regarda, et se mit à rire à nouveau, un sourire gentil aux lèvres. Elle n'a pas entendu ce marin de San Francisco qui a massacré son nom au point qu'il apparaisait comme un nom russe! Se le rappeler lui faisait doucement rire, mais là, elle doit e demander ce qui se passe. Mais, en même temps, elle avait également donné deux autres informations: en plus d'être une dame locale, elle est médecin, ce qui est particulièrement utile; ensuite, elle souhaitait employer le tutoiement, ce qui lui est assez inhabituel lorsqu'il s'agit d'une rencontre, pour l'homme.

-Et bien, vous n'avez point entendu un californien essayer de prononcer un prénom allemand, très chère! Pour ma part, je fus bûcheron dans les vertes forêts de mon pays, avant d'être engagé comme garde du corps par ici. Et... Veuillez m'excuser, j'ai du mal à tutoyer, mais je ferais un effort pour v- toi.

En la suivant, il arriva au port. Il s'agissait du territoire de la Mafia portuaire de Yokohama. Les figures dont il a été prévenu. Il devra défendre les membres de la Guilde de ces gens lors d'opérations diverses. C'est très utile à savoir, mine de rien: il saura quel secteur éviter à tout prix éviter lors de son séjour au pays du Soleil Levant. Il observa le lieu, et la mer qui surplombait le port. Quel dommage qu'il devra se tenir loin d'un tel lieu. Il fallait cependant donner une excuse pour ne pas paraître comme un agent infiltré en territoire ennemi.

-Je vois. Je saurais bien où ne point me rendre, alors. Je ne veux pas avoir de problème avec la mafia locale. Cela serait regrettable, que j'en vienne à utiliser mes muscles contre des individus, qui que ce soit.
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Ven 8 Déc - 22:57
Akiko écouta l'armoire à glace terminer les formalités d'usage d'une oreille distraite. Mais cela lui suffisait à tout enregistrer. Elle avait ce don de pouvoir faire deux choses en même temps. Et cette deuxième chose c'était de repérer de loin les meilleures promotions dans chaque boutique à portée de vu. Comment ça ce n'est pas très compliqué, juste de l'observation ? Elle calculait aussi si ça en valait la peine. Imaginez tous les calculs qui pouvaient se passer dans sa tête ! Eh oui, c'est ça, une aguerri du shopping... Effrayant, n'est-ce pas ?

Elle sourit légèrement en l'entendant s'excuser de son accent, l'air de dire "aucun problème". Même si elle est amusée et pense avec ironie qu'en effet il a un accent fort présent, elle ne se moque pas de ça. Elle sait qu'apprendre une langue n'est pas des plus faciles et qu'en développer l'accent encore moins. Il lui a fallu des années pour maîtriser l'anglais aussi parfaitement. Mais elle était très déterminée. Car elle savait très bien que parler couramment cette langue était quelque chose d'absolument nécessaire pour un médecin. Toutes les notices pour les nouveaux médicaments ou appareils médicaux sont en anglais après tout. Et une simple erreur de compréhension par rapport à un unique mot peut être fatale. Ce serait bête de tuer son patient ainsi. Car oui, malgré son penchant sadique, elle se souciait de ses patients.

- Et bien, vous n'avez point entendu un californien essayer de prononcer un prénom allemand, très chère! Pour ma part, je fus bûcheron dans les vertes forêts de mon pays, avant d'être engagé comme garde du corps par ici. Et... Veuillez m'excuser, j'ai du mal à tutoyer, mais je ferais un effort pour v- toi.

Légèrement amusée par cette image, elle hausse les épaules, elle n'est pas vraiment familière avec l'accent californien, mais ce n'est pas difficile d'imaginer le carnage. Un nom allemand, c'est déjà assez compliqué, à ses yeux. Heureusement qu'elle s'adapte plutôt bien, même si parfois ça ne suffit pas. Elle l'écoute attentivement malgré son air indifférent voir ennuyé. Garde du corps ? Voilà qui est intéressant.

- Garde du corps ? On peut dire que je suis doublement bien tombée dans ce cas, non ?

Elle a l'air de plaisanter, mais quelque part, ce n'est pas totalement faux. En territoire ennemi... Enfin, elle sait très bien se défendre. Et probablement mieux que cet homme qui doit sûrement ce métier à sa stature. Qu'elle croit. La vie lui a appris qu'il ne faut en effet pas se fier au cabarit. Elle est donc loin de se douter d'à quel point, elle se trompe. Elle n'a pas vraiment le besoin d'être protégé, au contraire, elle ne supporterait pas qu'on la protège. Parce qu'elle est une femme, elle ne serait pas apte à se défendre ? Et puis quoi encore. Si elle a ainsi entraîné le géant blond avec elle, c'est uniquement pour s'en servir comme porte-bagage. Un peu tyrannique sur les bords. Et profiter ainsi de la serviabilité d'une personne peut aussi paraître peu aimable, mais même s'il avait été encore plus réticent, elle aurait trouvé un moyen de le convaincre. Peut-être en usant de son célèbre sourire sadique. Ou pas... Il avait le don de faire fuir ceux qui ne la connaissait pas assez. Compréhensible, en soit.

- Je vois. Je saurais bien où ne point me rendre, alors. Je ne veux pas avoir de problème avec la mafia locale. Cela serait regrettable, que j'en vienne à utiliser mes muscles contre des individus, qui que ce soit.

Cette fois, Akiko ne se retint pas et rit légèrement, avec une note d'ironie. Elle étouffa un baillement et lui jeta un regard, l'air de dire "tu es vraiment sérieux ?". Si le début de son dialogue avait été raisonnable.. Surtout vu comme il attirait l'attention, la fin semblait stupide aux yeux de la détective qui avait si souvent du se retrouver en face de la mafia portuaire.

- Regrettable en effet. Mais honnêtement, je doute que vos muscles seuls vous protégeront si la mafia vous prenait pour cible. Même si je dois avouer qu'ils sont remarquablement développés, vos muscles.

Elle ajoute ça sur le ton de la plaisanterie, même si c'est la stricte vérité dit avec simplicité. Malgré les préjugés qu'elle a sur cet homme, et sa fierté assez développée, elle n'a aucune honte à le flatter ainsi. Surtout qu'à ses yeux ce n'est pas vraiment une simple flatterie vide de sens, mais la réalité. Il n'y a rien de mal à faire un compliment. Quoique... Est-ce vraiment un compliment ? Vu la personne qu'il semble être, il le prendra sans doute ainsi, mais une telle musculature n'est pas aux goûts de toutes les femmes. Et comme elle l'a plus que sous-entendu, ce n'est pas suffisant contre la mafia portuaire.

Elle semble soudain remarquer une boutique et traverse la rue, veillant quand même à ne pas perdre Fiedrich. Elle jette un coup d'oeil à la vitrine, même si elle a déjà tout repéré de loin, et tout en écoutant l'homme s'il a quelque chose à dire, s'approche de la porte pour entrer dans le magasin.
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Dim 25 Mar - 13:32
La dame semblait plutôt amusée d'apprendre du nouveau métier de l'ancien bûcheron. Sûrement se dit-elle qu'elle est largement capable de se défendre d'elle-même, et cela est bien possible. Mais Friedrich se disait qu'il pouvait bien se permettre de l'aider, dans le cas où elle se retrouverait empêtré dans des problèmes. Et puis, n'était-ce pas devenu son travail, désormais? Ne devait-il pas défendre ceux auxquels il fit allégance? Donc, avant qu'il ne prenne allégance à la guilde, la demoiselle sera la personne idéale pour, au cas où, pratiquer. En parlant d'elle, elle riait plutôt ouvertement aux derniers dires de l'homme. Elle doutait de ses capacités. A cela, Nietzsche ne put s'empêcher lui-même de rire, et lui répondit d'un ton simple:

-Vous me sous-estimez, très chére: on ne m'a pas surnommé "The Ubermensch" sans aucune raison! Je ne suis peut-être pas le plus vif, mais je pense pouvoir douter du fait que la Mafia serait capable d'endurer un homme capable de mouvoir des objets de poids conséquent comme vous utiliseriez un marteau lourd. Et puis, si j'en ai besoin, je garde toujours une astuce à proximité. Doutez-vous bien que je ne puis vous dire avec précision en quoi cette astuce consiste, cependant.

Avant qu'il ne s'en soit rendu compte, Mlle Yosano s'était déjà précipité vers un magasin pour y pratiquer une séance de lèche-vitrines. L'homme avança d'un rythme lent, mais qui était palié par la distance de ses pas, pour se retrouver derrière elle, observant ce que la boutique pouvait bien vendre. En regandant la jeune dame, il ne put s'empêcher de ressentir la sensation que s'il n'était pas doté de sa FORCE PHYSIQUE PRODIGIEUSE, il serait dans une galère particulièrement conséquente... Enfin, il n'a sûrement rien à craindre, au vu de son CORPS DIVINEMENT TAILLE! Il tenait quand même à dire:

-Sachez que je ne crains pas de ma possibilité à porter tous vos achats, mademoiselle... Je suis plutôt tenté de dire que je crains plutôt pour l'excès d'achats que vous pourriez commettre en donnant votre argant à tout va dans le but de petits achats...
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Sam 5 Mai - 15:25
Akiko haussa un sourcil alors qu'elle l'écoutait. Uberme-truc ? Elle n'avait aucune idée de ce que ça voulait dire. En fait, elle ne savait pas dire si cet homme était juste bien trop confiant et arrogant, ou s'il avait réellement une force surhumaine. Peut-être un peu des deux. Elle plissa les yeux. Mais elle était médecin. Et elle savait très bien que s'il y avait des personnes plus fortes que d'autres de par des entraînements ou une morphologie plus adaptée, il y avait une limite qu'aucun être humain ne pouvait dépasser. Sauf quand les "pouvoirs" se mêlaient à ça. Donc soit il était trop confiant, soit il avait un pouvoir. Et dans ce dernier cas, c'était bon à savoir. Et cette fameuse "astuce" dont il ne pouvait rien lui dire... Oui il y avait définitevement quelque chose. Elle haussa finalement les épaules. Bah. Qu'est-ce qu'elle en avait à faire à l'instant même ? Et pouvoir ou pas c'était un peu utopiste que de croire que se débarrasser de la mafia était si simple. Elle étouffa un baillement, l'air presque ennuyé, alors qu'elle l'écoutait attentivement en réalité, affichant un léger sourire, presque amer.

- Si se débarrasser de la mafia était si simple... La ville serait débarrassée de ces pourritures depuis longtemps.

Mais son amertume disparaissait vite au vu des articles affichés en vitrine. Décidément, le risque en valait la chandelle. Ecoutant les "mises en garde" de son "garde du corps" d'une oreille distraite, elle haussa les épaules. Voilà qui ne l'inquiétait pas trop. Elle avait bien assez d'argent et même si certains prix pouvaient paraître exorbitants pour quelqu'un qui s'y connaissait pas, il s'agissait en réalité de merveilleuses promotions. Aux yeux d'Akiko. C'est qu'elle connaissait la mode par coeur. Même si elle ne la respectait pas forcément, préférant choisir selon ses goûts à elle, que selon ceux des magazines de mode. Mais dans tous les cas, elle avait bon goût en matière vestimentaire et ça se voyait à la façon dont elle examinait chaque vêtement exposé.

- Ne t'en fais pas pour ça, j'ai les moyens pour me permettre quelques folies. Ah et je t'avais dit de me tutoyer non ?

Et sans attendre de réponse elle entre dans la boutique, ne retenant la porte que quelques secondes pour que Friedrich puisse la rattraper. Signe qu'elle lui accordait un minimum d'attention, mais pas trop car c'était dans sa nature de paraître indifférente aux autres.
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