Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Houston on a un problème [PV : Kôta/Seïa]

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Ven 18 Aoû - 16:21
Je suis en tête. J'ai plusieurs pâtisseries d'avance. C'est si bon, je ne m'en lasserai jamais. Car c'est enfin mon heure de gloire, je vais enfin montrer à mon petit frère qui est le plus gros mangeur de nous deux, qui de nous deux est le plus digne de toutes ses pâtisseries, et donc qu'il n'a strictement aucun droit de toucher à mes goûters contrairement à moi ! Je ne pensais pas en arriver là, sincèrement, mais c'est mon rôle d'aîné de la fratrie que d'apprendre le respect au benjamin de celle-ci et je compte bien le faire, je vais lui montrer qu'en tant qu'aîné, je suis plus légitime à piquer ses goûters qu'il ne l'est à toucher aux miens. Ce duel, cette bataille, ce sera ma victoire, ma consécration, et il ne peut pas m'en empêcher, il n'en est pas capable. Regardez le avec ces cernes et sa stature encore trop maigre qui prouve qu'il ne pourra jamais atteindre mon divin niveau de vitesse pour dévorer en grand nombre ces délicieuses pâtisseries. Mais voyons mon petit, si tu dis tant que ça être en pleine croissance, c'est des légumes, de la viande et du lait qu'il faut manger, pas que du sucre, c'est pour ça que je suis ainsi fait, aussi bien bâti de ma personne. C'est la dernière ligne droite petit frère, l'heure de prendre la place qui me rev...

« Mais euh... »

Un cri avait commencé à me mettre en alerte. La voix grave d'un homme qui hurlait quelque chose que je ne compris pas tout de suite, tellement je suis dans le gaz à voir mes gâteaux de rêve s'évaporer sous mes yeux, bon mes paupières encore fermées, certes, mais ce n'est qu'un petit détail dont il ne fait pas bon de s'encombrer. Et puis j'ai pas envie de bouger, laissez moi rêver encore un peu, c'est tellement dur de dormir depuis que ma sœur à été prise dans cet incident au métro. Depuis cette...révélation, enfin bref, ça me fait pas de mal de rêver d'autre chose que d'elle, et surtout pas s'il s'agit de sucreries, je refuse jamais. Je plains d'ailleurs ceux qui ne comprennent pas comme c'est bon, dont ma sœur d'ailleurs, qui a trop bu de café quand elle était petite, comme son père tiens...son père...merde ! J'ai enfin identifié la nature du cri ! Si c'était bien mon tuteur alors ça voulait juste dire qu'il était arrivé quelque chose à Mitsu-chan !! Bon sang j'aurai préféré que ce soit juste un rêve ou une hallucination dû à ma blessure mais évidemment, il a fallu qu'elle vienne, inquiète comme elle devait être...faudra qu'on discute sérieusement une fois à la mais...

Quoi encore ?! Qui ose me secouer ? Je ne suis pas un sac de prunes que je sache ! Déjà, c'est pas ma sœur, c'est sûr, elle me secoue jamais aussi fort. Et puis s'il lui est effectivement arrivé quelque chose, elle ne pouvait pas être là. C'est donc avec une résignation de condamné à mort que je commençai à frotter mes paupières pour les pousser à s'ouvrir. Une foi cela fait, j'essuyai la bave ayant coulé, avec encore le goût du sucre dans ma bouge, et là, ouverture des rideaux ! Euh...des yeux pardon, je crois que je suis bien réveillé maintenant que je sais que ma sœur a fait je ne sais quoi. Et mes yeux sont lourds, me causant une vision floue qui se précisa sur du blanc...du blanc...un sweat à capuche blanc...comme celui que j'avais acheté pour ma sœur...mais c'est celui que j'ai acheté à ma sœur !! Je m'en souviens, pour lui faire une surprise, j'avais acheté un sweat à ma taille, porté plusieurs jours et je le lui ai donné, c'est d'ailleurs son préféré alors qu'est-ce qu'il fait sur...ce gars ? Enfin, de ce que j'en déduis à la silhouette...mais oui ! La silhouette me dit tout ! C'est celui qui m'a sauvé !! Donc ce n'est pas un mauvais bougre vu qu'il est venu à ma rescousse !

Mon corps encore engourdi me permit juste de pencher la tête avec un air abruti, comme si je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire. En soi, ce n'était pas faux, j'avais du mal à saisir, de un, et en plus, j'essayais encore de comprendre pourquoi il avait le haut de ma sœur sur lui...une chose est sûre, quand je le reprendrai, je le brûle ! Qu'importe qu'il soit gentil ou pas, je refuse que ma mignonne petite sœur porte sur elle l'odeur d'un autre homme ! Surtout pas avec tout le temps consacré à ce que la mienne y reste ! Non mais oh va falloir se calmer. Oui, faut que je me calme car avec toutes ses histoires...mais...si jamais il avait vu ma sœur en sous vêtements ?! Non, elle porte toujours une chemise en dessous de ses sweaters depuis que je le lui ai demandé, afin de préserver son innocence. Mais déjà, intégrons l'information...il veut qu'on parte sauf que ma sœur est sûrement aux prises avec le gang, même s'il y a la police, le cri de mon tuteur me montre bien qu'elle est sûrement blessée et j'ai besoin de savoir ce qui est arrivé très exactement, déjà que ma mémoire a du mal à revenir. Et je suis sacrément engourdi alors je n'ai droit qu'à un seul mouvement, la question basique.

« Euh...il s'est passé quoi au juste ? »

Dis-je avec mon air un peu abruti en espérant vraiment que mon tuteur a évacué sa fille à temps ou du moins, qu'elle soit entre de bonnes mains.

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Ven 18 Aoû - 17:05

Houston on a un problème


Il était clair que Saïa était dans les vapes. Il mit plusieurs secondes avant de sortir réellement de son rêve et encore presque autant pour qu’il ce rende compte que j’étais là. Je vis un tas d’émotion passer son visage. De la suspicion, de l’incompréhension, un brin de colère et enfin un air stupide et interrogateur, tout en me demandant ce qu’il c’était passé. Vraiment, cette histoire est juste de quelques minutes et j’ai l’impression que cela fait des siècles qu’elle à était faite.
- « Tu t’es évanouis pendant le combat. Une femme est venue pour t’aider et nous embarqués ici. Elle à prit mon couteau et m’a passé son sweat-shirt parce que l’autre était couvert de sang. Je suppose qu’elle cherche à te protéger. »
Disant cela, je désignais d’une main, dans un geste vague, mon ancien vêtement mit en boule dans un coin, qui portait plus de rouge que de gris désormais. Je poussais un soupir fatigué. Tant de chose, pour faire quelque chose d’aussi simple que d’aider son prochain.

- « Ecoute… Euh… Saïa c’est ça ? Je ne veux pas paraître méchant ou quoi que ce soit. Mais je ne suis pas spécialement fan des forces de l’ordre et vu le foutoir qu’ont à mit tout les deux, c’est peut-être pas le moment de traîner. J’aimerais qu’ont puissent partir le plus vite possible. Tu peux marcher ? »
La dessus, c’était vrai. Bien entendu, il pouvait penser que j’étais un délinquant, mais il n’avait pour le coup, pas vraiment le choix. En plus, il était hors de question que je retourne au parc. C’était terminé pour ça. Tant pis pour le portable. Avec un peu de chance il serait cassé ou quelque chose du genre. Et puis je me devais de quitter cette ville maintenant. Je ne pouvais pas être ici plus longtemps qu’un mois. Le temps de trouver un autre endroit ou aller. Mes yeux dans une grimace de tristesse infinie sous ma capuche. Tout se que je demandais c’était un peu de tranquillité…

En serrant les dents, pour m’empêcher de ruminer davantage, je me relevais et aller au coin de la rue pour voir s’il n’y avait toujours personne puis retourna auprès de garçon. Le message de la jeune femme tournait encore dans ma tête. Je ne savais pas quoi faire à ce sujet. Il était clair que tout lui dire était impossible. Mais me taire la forcerais à fouiller et elle risquerait de trouver des choses bien plus dangereuse. Si je lui fournissais un petit peu d’infos, suffisamment pour la satisfaire, peut-être qu’elle ne chercherait pas derrière ? C’était quitte ou double de toute manière. Je me tournais à nouveau en direction de l’ouverture de la ruelle. C’était nerveux. J’avais peur de tourner la tête et de voir la police débarquer. Le stress se faisait sentir de par tous les pores de ma peau et ma nervosité même si elle était cachée, était palpable. D’habitude, je suis quelqu’un qui est capable de rester calme et en contrôle. Mais avec la Bête rien n’est jamais simple. J’étais en contrôle et calme oui, jusqu’à ce que le point de rupture soit atteint et alors comme un vase qui déborde tout les signes caché de mon impuissance ressortaient et semblaient être vomit de tout mon être comme une sorte de vengeance corporelle.

Je cherchais dans mes poches, me rappelant soudain que je n’avais regardé si j’avais toujours mes affaires dans mon pantalon. Il y avait toujours mes clés, mon chargeur, mes écouteurs et surtout mon carnet. Heureusement que je n’avais pas perdu ça aussi. D’ailleurs, cela me faisais penser… Je sortis ce dernier pour l’ouvrir à la dernière page écrite. Je regardais tristement le résultat, avant de sortir un stylo de mon autre poche et de sortir la mine.
- « Je sais que… Vu la situation ce n’est pas ton premier soucis. Mais tu peux me dire les noms des personnes qui t’ont attaqué avec leurs descriptions ? Juste un signe distinctif pas grand-chose. Histoire de savoir qui est qui. »
C’était stupide je sais, mais ce que je faisais là, je le faisais à chaque sortis de la Bête. Un compteur de mort aussi immonde qui servait autant de répertoire pour ne jamais oublier les horreurs que j’avais commis, que de mémoriel pour leurs âmes. Parce que moi, je savais qu’ils étaient. J’avais fait ça aussi, pour mon village, mais comme il était impossible de connaître tout le monde, j’ai juste noté les noms et une courte description quand je le pouvais.

Mieux valait pour Saïa, qu’il ne sache jamais se que j’avais fait. Où il dirait tout aux autres. Je préférais qu’il reste dans l’ombre autant que faire ce peux. Il n’avait rien avoir avec tout ça, tout ses problèmes. Il était juste un adolescent comme moi, qui voulait une vie.

Une vie… Probablement quelque chose que je n’aurais jamais vraiment.
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Ven 18 Aoû - 19:36
J'avais une boule au ventre, de quoi me retirer de la brume, et s'il était effectivement arrivé quelque chose à ma sœur, je vais m'en vouloir comme pas permis en me demandant encore ce qui s'est passé pour qu'il lui arrive quelque chose. Le truc c'est que généralement, quand j'ai une boule au ventre, c'est un signe qu'il est effectivement arrivé quelque chose à mes cadets, ça ne m'a que rarement trompé, et plus ça va, plus la curiosité m'envahit. La curiosité, l'inquiétude oui ! Qui sait ce qui a bien pu lui arriver ?! Je me souviens qu'il y en avait encore quelques uns encore debout, peut être que l'un d'eux s'en est pris à elle ! Je n'arrive pas à me calmer quand on parle de ma frangine, j'ai tellement peur qu'il lui arrive quelque chose, depuis la dernière fois avec ces bombes dans le métro, j'ai presque peur de la laisser sortir au risque qu'elle en revienne blessée ou pire...morte, et ça, c'est un coup à détruire notre famille. On l'a toujours couvée, gâtée, même si elle ne le voulait pas et pourtant, on peut la perdre si vite, ma toute petite sœur. Je me suis promis de la protéger dès la première fois que je l'ai vue, dès qu'elle m'a appelée ''Seïa-nii'' pour la première fois, lorsqu'elle était haute comme trois pommes à genoux -elle n'a pas beaucoup grandi depuis mais chut- alors hors de question de la laisser seule -même si son père est là- en cas d'ennui ! Pas une deuxième fois !

Du calme, il est l'heure d'écouter l'autre, mon Miracle...qui m'annonce que je me suis évanoui. Ouais, sûrement une anémie, enfin, sur le coup j'aurai préféré qu'il me le rappelle pas car je m'en doutais, ah ! Couteau remué dans la plaie causée à ma fierté ! Jamais une expression n'a aussi bien porté son sens pendant que j'y pense. Mais la phrase suivante allait me faire perdre ma fausse candeur, puisqu'il s'agit de savoir qu'on est ici que grâce à une seule personne...ma sœur. J'aurais dû me douter qu'elle tenterait d'intervenir mais j'aurais préféré qu'elle reste bien gentiment en dehors de tout ça. Déjà qu'à l'époque, elle n'était pas passée loin en se mêlant des affaires de notre tuteur, là, j'ai peur qu'elle continue sur sa lancée...d'ailleurs...et si jamais elle avait, aussi, sur ce coup là, décidé de mener sa propre enquête ?! Non, ça fait longtemps qu'on est à Yokohama, elle n'aurait pas pu avoir une telle curiosité depuis si longtemps. Et puis elle a dit qu'elle voulait être astronome, pas travailler dans la police, ça c'est mon rêve, et ça lui avait été imposé, je ne veux pas croire qu'elle tente une démarche aussi risquée...je préfère préciser quelques trucs...

« Euh...la ''femme'' c'est ma petite sœur, elle n'a que 17 ans et elle a encore oublié qui était l'aîné dans notre famille celle-là ! On va avoir une LONGUE discussion quand je rentrerai !! »

Je me suis encore énervé à cette pensée, refusant toujours d'être protégé par mes cadets. Je me suis même enflammé à l'idée qu'elle ait osé une manœuvre aussi inconsidérée...et le pire, vous savez pas c'est quoi le pire...c'est qu'elle a passé un sweater, son préféré en plus, à un parfait inconnu ! Ça c'est le pire, c'est ce qui est en train de diminuer ma bonne humeur, me détruisant moralement tant ça ressemblait pour moi, à une déclaration d'amitié voire d'amour ! Elle ne le connaissait pas, et elle avait un tel geste, même pour l'aider, mais ça me désespère ! Ma toute petite et mignonne petite sœur ne peut pas faire ça à un homme qu'elle ne connaît pas même si ça veut dire qu'elle ne pense pas qu'il soit méchant -ce qui me conforte dans mes théories- c'est quand même terrible ce qu'elle me fait là ! Définitivement, je vais BRÛLER ce pull pour préserver l'innocence de ma petite sœur et je lui en rachèterai un autre pour qu'elle ne devine rien. Et le fautif, celui qui a osé la souiller se remit à parler, sauf que je ne croyais tellement pas en ma colère que je l'écoutais sagement nous conseiller de décamper, ce qui n'était peut être pas faux. Vu dans l'état dans lequel j'ai mis leur chef, je ne pourrai pas plaider la légitime défense alors mais aussi...

« Déjà c'est Seïa, Seïa Akatsuki. De deux, ça fait mal pour mon policier de tuteur et le futur policier que je suis, dis-je dans un rire qui montrait que je ne lui en voulais pas, et de trois, je serai d'accord, mais j'aimerais savoir ce qui est arrivé à ma sœur maintenant... »

Autant dire que sur les derniers mots, je n'ai pas pu cacher toute l'inquiétude que je ressentais à l'égard de ma cadette, dont l'état m'était incertain. C'est donc dans une tentative d'éviter de me ronger plus les sangs que je tentai de me relever, voyant que le sang s'était arrêté, grâce aux gestes précis et rapides de ma petite sœur. Retirant le garrot pour mieux exécuter cette entreprise, j'arrivais au moins à tenir debout, et c'était déjà pas mal. C'est donc avec diverses méthodes que je tentai de réapprendre à marcher avec ma blessure que je ne devrai pas trop solliciter auquel cas c'était reparti pour un tour, mieux valait y aller en douceur. Le voyant se risquer à quitter la ruelle alors que je me tenais toujours au mur, j'avais pour ma part, l'espoir secret de voir ma sœur arriver pour nous dire que tout était sous contrôle et que mon Miracle n'avait rien à craindre, vu qu'il semblait avoir des soucis. Enfin, vu ce qui s'est passé, je le comprends, moi-même n'ayant pas envie de salir mon casier au vu de ma vocation, donc il me tenait, mais de là à les fuir...enfin, il m'a sauvé, je ne vais pas le remercier avec un interrogatoire. C'est lui qui commence d'ailleurs. Décrire les six membres avec leurs noms ? Du gâteau !

« Tu parles d'eux ? C'est des membres de ''l'Akame Dan'' un gang semant le bazar dans une ville pas trop loin. On a d'ailleurs déménagé temporairement là bas pour que notre tuteur enquête là dessus. T'as le leader, Bankichi Mitsuhide, le leader borgne. Akio Takamatsu avec comme arme le contenu de sa boîte à outils, Aoki Motoharu l'obsédé du poing américain. Setsuna Ninomiya avec la grosse veste, Takano Shimahiga l'androgyne et Akira Hidefusa, avec la chaîne...il se reconnaissaient avec des lentilles de couleur rouge. Enfin, ma sœur et moi avons participé, avec d'autres personnes, à leur arrestation. »

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Ven 18 Aoû - 20:56

Houston on a un problème


Le jeune garçon semblait apparemment assez agacé que sa sœur est osé quelque chose ou bien il était frustré et sa fierté en avait prit un coup. Dans tout les cas, cela ne changeait pas l’objectif principal. Fuir. Ou du moins, trouver un endroit sécurisé. Il sembla pendant quelques secondes prit dans un débat interne puis sembla m’écouter lorsque je me mis à parler. Curieusement après ça, il me répondit par une présentation succincte de qui il était, sourire aux lèvres en réponse à mon aveu sur mes déboires avec les forces de l’ordre.

C’était pas contre lui ou bien son « tuteur », mais vu ma capacité, il valait mieux ne pas rester proche de ses derniers. Lui, comme sa sœur ou de fait son tuteur. J’étais vraiment tombé sur le pire des scénarios possibles si cela était encore possible… Puisqu’il avait eut au moins l’idée de ce présenter je pouvais moi aussi faire un effort. Après tout, il était mon compagnon d’infortune sur se coup.
- « Ouais désolé… Moi c’est hummm… Basker. »
Je n’étais pas fier de se surnom à vrai dire, mais il me permettait au moins l’anonymat sur beaucoup de chose, notamment les filatures. En connaissant uniquement mon surnom, et non ma vrai identité, je ne risquais pas de me faire prendre par qui que ce soit. Ou du moins, pas pour l’instant.
- « Pour ta sœur, je ne suis pas aller vérifier, mais elle est repartie en direction du parc. La police est sûr les lieux, dont j’imagine qu’elle va aller leurs parler, ou bien en tout cas, essayer de nous couvrir. »

Je vis sur son visage l’inquiétude pour sa sœur. Il était évident qu’il y tenait beaucoup. Je ne pouvais malheureusement pas partager se sentiment. J’avais toujours était enfant unique et des amis ce n’était pas vraiment d’actualité. Au mieux des connaissances de travails. Pour le coup, je ne pouvais pas dire que je le comprenais. Je me contenter donc soupirer. Il enchaîna ensuite sur les noms des membres du groupe qui l’avait attaqué. Un gang dans toute sa splendeur, c’était assez prévisible. Je notais minutieusement les noms et signes donnés. Au moins, quand bien même ils étaient des pourritures, ils ne seraient pas oubliés. Dans mon malheur, j’avais eut de la chance, la journée avait certes empêché la Bête d’apparaître sous sa véritable forme, mais en plus d’absorber les âmes ou l’énergie vitale de quiconque. Sinon j’aurais était malade et j’aurais probablement ressemblé à un mec bourré pendant des heures, un des nombreux effets secondaires de cette capacité avec entre autre, vomissements, vertiges et hallucinations.

Autant dire que ce n’était vraiment pas la joie pour moi. Même maintenant, alors qu’elle n’était que brièvement sortie, elle avait exacerbée mes douleurs et mes sens. C’était horrible et j’avais franchement la nausée, mais je me retenais. J’avais déjà perdu toute dignité et égo de toute manière. C’est en grimaçant que je rangeais mon carnet après avoir écrite les dernières note. J’en profitais pour glisser la note de la sœur de Seïa dans ce dernier, avant de le ferme sèchement et de le remettre à sa place. Je me gratter nerveusement la nuque.
- « Bon écoute… Je… Je n’ai pas vraiment d’idée pour un endroit sécure, alors… Je te laisse choisir. Je pense que se serais pas bien pour toi, de me revoir ou que je parte avec toi. Je suis un danger public de toute manière alors… Si tu veux je t’aide à rejoindre l’endroit que tu veux et après je te laisse tranquille. »
Pour lui soutenir mes propos je lui tendais la main pour le rapprochait de moi et qu’il prenne appuis sur ma propre épaule. Il était évident que marcher pour lui, c’était impossible sans aide. Je l’aiderais donc, je lui devais bien ça. Mais je ne m’attarderais pas. Il valait mieux pour lui qu’ont ne se revoit plus après. Surtout pour lui a vrai dire. Me fréquenter aller lui apportait plus de problèmes qu’il ne semblait déjà en avoir.

- « Au fait… Euh… Pour ta sœur… »
Je ne savais vraiment pas ce que je voulais dire, en fait…
- « T’as de la chance de l’avoir. Elle à l’air de t’aimer. »
Soit j’étais en train de perdre les pédales soit j’étais con, mais c’était l’un ou l’autre. Je ne savais vraiment pourquoi j’avais dis ça. Cependant je me rendis compte que mon ton était presque au supplice, comme quelqu’un réclamant un peu de soutiens même s’il ne le méritait pas. Je ressemblais à un chien battu. C’était pitoyable.
- « Désolé. Je ne sais pas pourquoi j’ai dis ça. Oublie. »
Maintenant je ressemblais à un désespéré. C’était de mieux en mieux, je priais pour qu’il me dise quoi faire et ou aller, histoire que je l’y emmène et que nos chemin se sépare enfin.
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Ven 18 Aoû - 22:28
Basukaa ? Son nom est vraiment aussi lié à un bus ? Non pas possible, sûrement un surnom, j'en ai connu des comme ça. Il y a bien des gens qui demandent à être nommés par leurs noms de famille et non leurs prénoms par exemple. Bon, je n'aime pas trop le fait qu'il ne me donne pas son vrai nom, mais je ne désespère pas qu'il me le donne à un moment donné, je vais donc faire la seule chose possible, c'est à dire attendre. Et j'aime pas trop ça, mais je sais attendre. Par exemple, je n'aime pas attendre ma sœur à la sortie du lycée, je voudrais la voir de suite. En tant que grand frère, c'est normal de vouloir passer le plus de temps possible avec son aimée petite sœur. C'est le cas maintenant, mais j'ai une autre question. Basukaa, c'est pas super sympa comme surnom, il aurait pu en choisir un autre plus drôle, mais on dirait que c'est un travail pour moi. Et à vrai dire, je n'en ai pas vraiment, juste un seul, mais il sonne mieux à mes oreilles. Quitte à se donner un surnom, autant y aller et faire un truc qu'on aime bien. C'est décidé et dans un grand sourire que je m'exclamai.

« Ravi de te rencontrer, Basky ! J'espère qu'on s'entendra bien ! »

Voilà un surnom qui en jette et qui est cool, je l'adopte, qu'importe s'il accepte ou non, moi j'ai bien envie de le garder, et puis on est compagnons de galère, il n'a pas trop le choix, et moi, j'ai bien envie de bien m'entendre avec lui. Je persiste, il se préoccupe de ma sœur et moi, donc c'est un gars sympa. En tout cas, lorsqu'il se mit à parler de Mitsu-chan, je suis devenu pâle comme la mort. Si elle était retournée au parc, notre conversation sera très très longue. Et avec la police, je la connais, surtout avec son père sur les lieux, elle va tout tenter pour y apporter un dénouement plus favorable car il a raison le Basky, elle va vouloir nous couvrir, mais avec un tuteur comme le mien, je le sais, il n'y a pas quarante solutions. J'ai déjà dû le faire une fois, mais là, je commençai à flipper et c'est pas le camion ambulancier qui venait de passer qui allait me rassurer, en se dirigeant tout droit vers le parc. Si elle voulait nous couvrir, il fallait qu'elle fasse quelque chose qui capte encore plus l'attention que tout ce qui a pu arriver, et aux yeux de son père...la seule chose qu'elle pouvait faire...

« Putain ! Hurlai-je en frappant le mur, si jamais elle a... »

Si jamais elle a effectivement fait quelque chose d'aussi taré que de risquer sa vie pour qu'on nous oublie, elle va certes réussir son coup, mais surtout, elle va se retrouver à l'hôpital avec une chance sur deux d'y passer ! Je la connais ma frangine, elle a pas fait dans la demi mesure, elle a même du faire quelque chose pour faire croire qu'elle a pris part à l'affrontement, comme une cicatrice ou je ne sais pas trop quoi. Bordel ! C'est dans ces moments là que je ne la comprends plus, alors qu'elle pourrait juste mener une vie tranquille et exaucer son rêve, non, il faut qu'elle fourre son nez là où il faut pas et y perde des plumes ! Je ferai mieux de me calmer, ça ne me servira à rien de m'énerver ainsi tant que je n'ai pas plus d'idées concernant sa situation. De toute façon, c'est ma petite sœur, elle ne peut pas être allée jusqu'à se blesser mortellement, juste une nuit à l'hôpital et ce sera réglé. Je devais me dire ça pendant que j'inspirai et expirai profondément afin de récupérer mon calme, pile au moment où Basky venait de finir ses notes, pour me parler, et ma réponse ne se fit pas prier.

« Tu ne me déranges pas et puis, je dois te remercier de m'avoir sauvé ! Mais si tu insistes... »

Mais si tu insistes bah tu peux toujours courir pour que je te lâche la grappe, les dettes et moi, on s'entend très mal. Trait de famille en tout cas, et puis danger public, tu parles, il a vraiment l'air inoffensif ! Dans le sens où il sait se défendre mais il n'en profite pas pour s'en prendre à plus faible que lui. Je fis un grand sourire benêt à mon nouvel ami afin de cacher à la perfection -car seule ma sœur peut voir au travers- le coup bas que je prépare. Enfin coup bas, non, c'est juste un moyen de le remercier ! Tâtant mes poches pour voir que je mes affaires sont toujours là, je poussai un cri de surprise en sentant Basky me soutenir. Quand je vous dis qu'il est sympa celui là ! Et puis suite à ce geste, je tentais aussi de le soutenir vu qu'il avait pas l'air super bien. La capuche m'empêchait de voir son visage, mais le reste de son corps parlait pour lui et il était hors de question qu'il décampe tant qu'il n'ira pas mieux, foi de l'agent Akatsuki en personne ! Faudrait peut être commencer à marcher un peu, mais ses mots sur ma sœur commencèrent à me perturber...je ne savais pas comment réagir alors...

« Je sais...c'est la plus importante pour moi...je l'aime aussi...je l'aime... »

Oh bordel je viens de dire une grosse boulette devant un parfait inconnu moi ! Vite, il faut une parade avant qu'il n'ait la mauvaise idée, soit celle que je ne veux pas qu'il ait !

« Elle ne te déteste pas en tout cas, et moi non plus tellement t'as l'air sympa, et puis tu m'as sauvé pas vrai ? La preuve que ma frangine ne te déteste pas, voire qu'u fond elle pourrait t'apprécier est là : elle t'a passé son sweat préféré, elle est loin de faire ça tous les jours à tout le monde ! Tu verras à l'occasion, elle a l'air d'avoir aucune émotion mais elle est vraiment adorable, et puis elle est trop mignonne ! Le mieux c'est quand tu pinces ses joues ! On dirait de la guimauve t'as envie de tirer dans tous les sens et quand tu lâches, elles sont toutes rouges et ça la rend encore plus craquante ! Surtout quand elle pose ses mains dessus parce qu'elle a mal, on dirait une enfant t'as juste envie de la serrer très très fort dans tes bras !!... »

Le pauvre, je crois que tandis qu'on prend le chemin que je souhaite, il va entendre encore parler longtemps de ma Mitsu-chan, car une fois le grand frère lancé, on ne l'arrête pas avant un moment.

« ...enfin je devrais peut être arrêter sinon t'es pas sorti, mais j'ADORE ma petite sœur ! » confirmai-je dans un rire gêné d'enfant malgré tout fier de sa bêtise.
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Sam 19 Aoû - 12:05

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Bonheur est l’Ignorance. C’était bel et bien se qu’était se jeune garçon. Ignorant. Parce que s’il avait vu se que j’avais fait plutôt ce ne serait pas des mots comme « gentil » qu’il utiliserait pour me qualifier. Mais plutôt « monstre » ou « Anomalie ». Il était vrai que je l’avais sauvé et bien que cela soit par bonté d’âme j’avais aussi mes points à gagner. Sauver quelqu’un, c’était une manière pour moi, de chercher la rédemption pour toute les horreurs commises durant mes coups de rage. La liste était tellement longue, que c’était peine perdue de chercher à m’accomplir en temps que nouvel être pur, je ne pouvais donc que diminuer les dégâts à se niveau là. De plus, si je ne faisais pas quelque chose pour contrer la Bête, n’importe quoi, je deviendrais probablement fou… Pour ne pas qu’il s’aperçoive de mes pensées sombre, je tentais de le remercier de ses paroles.
- « Merci je suppose… Pour se que tu as dis. C’est… Gentil. »

Plus qu’un ton hésitant c’était un ton gêné que j’avais pris. Avec une fine couche dessus, de quelque chose comme de la gratitude comme quelqu’un qui n’en avait reçut que trop peu durant sa vie. Je sentais mon cœur s’agitait à nouveau, mais cette fois, pour quelque chose de bien. Un sentiment de chaleur que je n’avais jamais ressentis depuis longtemps dans se monde de glace et de silence. Pendant quelques secondes, dans mon esprit, au lieu des ténèbres, il y eut une petite lueur, vague et légère mais qui pour la première fois secoua tout mon être dans ses fondements.
- « C’est… Très gentil. »
Je ne savais pas pourquoi je l’avais répété. C’était comme si je voulais le remercier mille fois pour m’avoir dit se qu’il avait dit…

Lorsque Seïa parlait de sa sœur, il y avait quelque chose dans sa voix de chaleureux et de beau. Un amour fraternel puissant. Je ne pouvais qu’admirer pareille chose, moi qui n’avais jamais connu se genre d’appréciation. Embrassade ou câlin n’était pas la tasse de mon père et encore moins de ma mère. De toute ma vie, sauvé lorsque j’étais enfant et très jeune, je n’avais eut droit qu’a peu de compassion de ce côté-là. Curieusement il un moment de flottement entre nous deux, alors que le jeune homme s’appuyer contre moi pour marcher, et sembla s’empresser de continuer, comme s’il avait dit une bêtise qu’il voulait qu’on oublis.

Il poursuivit sur sa sœur et je sentais en lui le frère né. Il était vraiment dans son rôle de grand-frère. Cela devait être bien, d’avoir une personne sur qui compté en cas de coup dur ou bien si on besoin de réconfort. Mais je ne pouvais pas avoir se luxe. Et surtout je ne pouvais pas m’octroyer se droit. Pas avec le monstre en moi. J’étais un danger public, quand bien même il ne semblait pas le croire. Ses paroles c’était un peu comme un été parler. Chaleureux, amical, sympathique… Des sentiments et des émotions que je n’avais vus ou entendus depuis longtemps. Je savais qu’elles étaient destinées à sa sœur, mais au fond de moi, je sentais encore l’impact de ses paroles précédentes sur mon âme. J’allais chérir ses dernières, comme on le ferait d’un bijou précieux.
- « C’est bien… Je veux dire, que tu es ta sœur. Et que ta sœur puisse t’avoir. Ça doit être bien. D’avoir quelqu’un qu’ont aime proche de soit. Je ne peux pas dire… Que… J’ai eut beaucoup d’expérience dans se domaine… Mais bon… Je suis heureux pour toi. J’aurais aimé… Avoir pareil. »

J’étais toujours hésitant. Parler émotions, je ne l’avais jamais vraiment fait. Décrire mes sentiments encore moins. De plus, avec mon manque de vocabulaire flagrant, je ne pouvais pas réellement décrire se que je ressentais. Il fallait vraiment que j’arrête de parler de moi. Je n’allais pas rester avec lui et il m’oublierait avec le temps. Et moi, je retournerais à ma solitude. Je serais tranquille. Et je ne ferais de mal à personnes comme ça. Du moins, pas temps que la Bête n’est pas sortie. Et lorsqu’elle sortirait, au moins, je ne ferais pas de mal à lui ou sa sœur, en étant à proximité d’eux. C’était préférable que personne ne sache vraiment qui je suis. Qu’ont m’oublie. Que je sois comme mon village, une anomalie dont personne ne se souviens, tellement cela semble surréel. Un fantôme parmi la population. Oui. C’était mieux comme ça…

Du moins, j’essayais de m’en convaincre.
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Sam 19 Aoû - 13:59
Je crois que ça faisait longtemps que je n'ai pas autant parlé de ma frangine. En fait, j'avais tenté d'éviter le sujet depuis ce jour là, par peur de donner une mauvaise impression de ce que je ressentais pour elle. Plusieurs fois, on m'avait reproché de la traiter non pas comme ma petite sœur mais comme ma petite amie. À cette époque, je me rassurais en me disant que c'était parce qu'on ne se ressemblait pas au vu de notre absence de liens de sang, et que les gens se trompaient, avaient juste une fausse impression. Puis j'ai compris qu'ils pouvaient avoir raison, si bien que de peur de montrer cette partie de mes sentiments à son égard, j'ai évité de trop en parler. Mais là, j'ai parlé comme lorsque je n'avais pas ces sentiments, comme un vrai grand frère et ça me faisait du bien. J'avais vraiment l'impression de bien remplir mon rôle d'aîné. Aussi, ça me procurait l'espérance secrète selon laquelle ce que je pouvais ressentir envers elle était juste dû à une crise d'hormones qui a décidé de faire son arrivée en retard. Sauf que ça voudrait dire que mon petit frère a raison lorsqu'il dit que je suis un attardé...non, je ne peux pas tolérer ça, je refuse catégoriquement de lui donner raison sur ce point ! Je suis l'aîné après tout !

Continuant à marcher, je sentais ma jambe me faire mal et ce n'est pas que la douleur que ça me rappelait, c'était aussi qu'à cause de ça, j'allais encore être dispensé de certains cours, et ça, c'est un coup de plus à mon objectif d'être le premier du classement à l'école de police. Dire que je venais enfin de me défaire de ma douleur à la sciatique, je me retrouve blessé, j'ai pas envie que mes instructeurs pensent que je le fais exprès, sauf que c'est un peu gros de cacher ça. Enfin, me rassurai-je en lâchant un rire à cette pensée, c'est un avant goût de la vie qui m'attendra lorsque je serai diplômé de l'école de police, ça ne s'arrêtera jamais et lorsque je serai sur le terrain, j'aurai l'autorisation et le mérite de dire que je suis préparé à ce genre d'éventualités puisque ce ne sera pas la première fois que j'y serai confronté. Il faut savoir tirer le positif de chaque situation et c'est un précepte que j'ai bien du mal à inculquer à mon petit frère, cet éternel pessimiste. Alors lui, dès qu'il arrive quelque chose, il va s'imaginer les pires scénarios là où je m'imagine les meilleurs, argument supplémentaire de notre mésentente chronique tellement on est opposés lui et moi, la preuve, même ses farces sont de mauvais goût alors qu'il est dans la fleur de l'âge, soit quinze ans, pour en faire d'excellentes !

Assez parlé de Hikaru-kun, ce diablotin dont les ''abrutis de Seïa-onii-chan'' dont déjà écho dans ma tête, parce que je le sens venir lorsque je rentre à la maison entre deux ''ça va aller ?''. Bah oui, l'esprit de famille est présent, et même si on s'aime pas -enfin de ce que ce petit tsundere dit- je sais qu'il s'inquiète pour moi et c'est trop mignon ! Pas autant que ma sœur mais ça a son charme...enfin je me demande parfois si c'est vraiment un garçon mais la plupart du temps il me le rappelle d'une bonne tape au crâne. Enfin, j'imagine que je rigolerai bien si jamais j'avais l'occasion de le voir dans une tenue un peu plus...féminine. Là n'était pas le souci, puisque après avoir fini de déblatérer toutes sortes d'anecdotes sur les taquineries que j'aimais faire subir à ma sœur, je ne savais plus trop quoi dire, sachant que je n'avais pas dit grand chose par rapport à ce que je pourrais, mais ce n'est pas ma faute d'adorer autant taquiner cette petite qui est trop mimi pour son propre bien et qui l'ignore ! Et là, c'est donc l'appréhension, la crainte et le vide qui commençait à m'envahir parce que si jamais je n'avais aucune réponse, bah je n'avais pas d'autre sujet, ce qui était un peu triste quand même.

Le miracle de la réponse arriva alors, bien qu'hésitante, à croire qu'il n'était pas très social ou très entouré ce petit. Enfin, il doit faire à peu près la même taille que moi donc c'est peut être pas le bon terme, mais c'est plus fort que moi tellement j'ai peu de fois affaire à des gens de ma taille, il faut dire, quand je ne traîne pas avec mes cadets qui à ce niveau là respectent leur statut de cadets en étant plus petits que moi, je suis avec des camarades et généralement, c'est aussi moi le plus grand de la troupe. Mais ça me prouvait une chose, il ne connaissait pas les joies d'être dans une fratrie. Le point positif étant qu'il n'en connaît pas non plus les galères, surtout lorsqu'ils sont petits, même s'ils sont juste trop trop mignons, à noter que ce cas ne s'applique qu'à ma sœur, mon petit frère étant entre mauvaise humeur et diableries depuis le berceau ! J'avais de la peine pour lui cependant, un peu comme envers tous les enfants uniques, je l'ai été jadis et c'est une grande solitude qu'on éprouve, et même si je pense que c'est plus que ça, je voulais lui apporter du soutien que je fis par un geste habituel en tant que grand frère. C'était un geste que je faisais souvent pour réconforter mes cadets, je leur tapotais gentiment le crâne avec un grand sourire non pas idiot, mais plus avenant, enfin j'espère, avant de chercher mes mots.

« Hé, t'es pas seul tu sais ? Je suis là si tu veux. »

Reste à savoir si mon air de joyeux imbécile de jadis ne lui a pas retiré l'idée que je puisse être sérieux de temps en temps...auquel cas ce serait vraiment pas sympa !
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Dim 20 Aoû - 1:24

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Je devais en admettre que malgré la situation, je me sentais moins lourd qu’au début de notre mésaventure commune. Cela était sans doute égoïste de ma part, puisque rien n’avait changé et surtout Seïa n’était gentil avec moi que parce qu’il n’avait rien vu. Je n’étais pas vraiment sûr de la bonne foi de sa sœur, mais j’étais sûr que rien de bon, quel que soit mon choix ne pourrait être tiré. Tout au plus, je pourrais peut-être la convaincre de ne pas s’enfoncer trop loin dans ses recherches et l’avertir du danger qui rôde si elle le fait.

Seïa lui, était un bienheureux. Probablement pas le genre de type à chercher la bagarre et le gars qui trouve toujours du positif même là où il n’y en a pas. Il semblait possédait un optimisme à toute épreuve, qui était le parfait opposé de mon pessimisme absolu. Il fallait dire que ma situation n’était pas des plus brillantes et probablement pire que la sienne. Cependant, il était clair que peu importe qui j’étais à ces yeux, je l’avais sauvé et c’était tout se qui comptait. Dans un geste qui se voulait sans aucun plus amical et taquin que violent, il me donna une petite tape sur l’arrière du crâne. Ce geste, probablement habituel dans une fratrie – j’en suppose – et qui ne se voulait en rien méchant, me fit pourtant prendre une posture rigide presque immédiatement, d’une instance presque militaire. Je mis quelques secondes avant de me rendre compte de mon réflexe et de me détendre mais l’action était faite.

Il allait croire que je n’apprécier pas sans doute, bien qu’à vrai dire je n’en comprenne pas le sens de la gestuelle, j’en comprenais l’essence. Je m’empressé de justifier mon acte, révélant sans doute plus de moi que je ne le devrais mais je me retrouvais sans le vouloir attaché de manière incompréhensible au jeune homme, dont j’étais incapable de me dire qu’il me voulait du mal ou que je lui en ferais.
- « Désolé. L’habitude de mon père… Il n’était pas… Et bien, je suppose qu’on pourrait dire qu’il n’était pas très tendre. Je suppose que les militaires sont comme ça. Pas qu’il me maltraitait. Juste que se genre de chose, il le faisait quand je ne me tenais pas assez droit ou que je faisais quelque chose de mal. »
Ma mère elle, m’avait plusieurs fois menacé du martinet bien qu’elle ne l’eût jamais à l’utiliser. Bien entendus mes punitions étaient sévères, mais elles prévenaient de ma part des récidives. De quoi m’empêcher de recommencer quelque chose de dangereux.

Je jetais un regard de biais à mon compagnon avant de baisser la tête légèrement puis de la remonter. Je ne savais pas vraiment quoi faire. Rester avec lui ? Risquer pour tout les deux. Partir ? Probablement que je devrais quitter la ville bientôt avec la police à mes trousses. Sa sœur était peut-être douée, mais pas faiseuse de miracle. Sans compter que récupérer mes affaires serait une gageure maintenant. Un véritable bourbier. Je devrais vite trouver un moyen de récupérer mes affaires aux quartiers des Services Spéciaux et fuir. Je repensais à Jun. Pauvre fille. Je ne pourrais pas l’aider finalement.
- « Tu as de la famille ? Je veux dire, à part ta sœur. »

Ce n’était vraiment pas la question que je voulais poser. Pas du tout. Mais mon cerveau pensait sans que je ne lui donne d’ordre et j’étais incapable de l’arrêter. De toute manière au point où j’en étais, ce n’était plus très grave. Du moment que je me taisais sur la Bête, je ne faisais rien de mal… Si ? Je ne faisais que… Tenir la conversation. Le temps de trouver un endroit où déposer Seïa. Et ensuite on se sépare. Nos routes ne se recroiseront plus. Je quitterais la ville. Définitivement. J’irais sans doute à Tokyo… Ou en Chine. Peut-être même Moscou… Au moins, même si je ne reste jamais nulle part, je visite tout les pays. Un bien maigre prix à payer, pour sauver des vies. Non pas que le système ne se soit montré très efficace, mais c’était le meilleur que j’avais pour l’heure.

Je jetais un bref regard derrière moi, pour être sûr que personne ne nous suivaient. Il ne manquerait plus qu’ont soient poursuivit. Je me demande même, s’il se rend compte de l’immense problème qui se posait ? Probablement pas. Vu qu’il n’avait rien vu du massacre que j’avais commis. Heureusement cette fois-ci, je n’avais tué qu’une personne… Cette pensée pouvez semblez surréelle de part la porté du geste, mais pour moi et surtout par la Bête, c’était devenu presque le quotidien. Décompter les morts comme un décompte le nombre de marchandise c’était presque normal. Cela n’empêchait pas que la gravité de l’acte soit toujours là, mais j’en avais perdu de vu la réalité de pareille action. J’en oubliais à quel point la mort, était définitive.

Quand on baigne dans du sang en permanence, on en oublie la couleur de l’eau. Dans ma solitude, j’en avais oublié la chaleur humaine et son support, car je n’en avais et n’en est toujours pas le luxe. Je ne sais pas à quoi ressemble une nuit de sommeil tranquille et je fuis le public comme on fuit la peste. Je fuyais la confiance car elle offrait souffrances et mensonges aux autres, étant obliger de cacher ma condition. Plus douloureux pour moi que pour eux, la solitude est préférable à l’amitié. Autant dire que ma paranoïa était déjà bien présente sans rajouter en plus la présence d’un futur membre de la police.

Enfin, je devais voir le bon côté des choses pour une fois… Au moins, maintenant, personne ne l’embêterait plus sans raison…
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Dim 20 Aoû - 16:45
Mais je te prends sur le fait mon petit Basky ! -il faudrait que je pense à arrêter de le qualifier de ''petit'' pour des raisons de crédibilité au cas où je viendrai à faire la boulette à voix haute- il s'est tendu comme on tend une corde à linge, oui, j'ai changé de la guitare et du sous-vêtement et ça ne regarde que moi, enfin bref, j'imagine que ça ne fait pas le même effet pour tout le monde, ce genre de cas m'est déjà arrivé. C'est toujours un peu blessant mais à force on s'y fait pour passer à ma réplique habituelle ''Mais euh c'est vraiment pas sympa ça !'', réplique je je tus lorsqu'il me présenta ses excuses...et c'est vrai que je pouvais être maladroit parfois. J'ai tellement l'habitude de l'air apaisé de mes cadets qu'il m'arrive parfois d'oublier qu'il n'y a pas qu'eux dans ce monde, même si pour moi, c'est les plus importants...y compris mon turbulent petit frère pour lequel il faudrait sérieusement que je pense à me faire une raison, mais je suis trop têtu pour ça, prêt à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'il arrête de me voir comme plus abruti que je ne le suis !

« Ne t'inquiète pas c'est moi qui suis désolé. Mais je ne vais pas te manger, t'as vu comme je suis taillé ? Rigolai-je, je fais toujours ça à mes cadets en guise de réconfort alors j'oublie les autres points de vue. Enfin je devrai m'en souvenir parce qu'entre un tuteur policier et un père militaire, j'imagine qu'on a été dans à peu près la même galère ! »

Et je me mis à rire de plus belle avant de me calmer au bout de quelques secondes à avoir bien mal aux côtes. En même temps, même ma carrure d'allumette arrive a être un sujet dont on peut rire avec moi, donc pourquoi pas, tant que c'est pas un membre de ma famille qu'on attaque. Enfin, si c'est pour rire, je veux bien y participer, et si on parle de mon petit frère, je suis même prêt à faire monter les enchères. Bah oui, œil pour œil, dent pour dent ! Comparé à ce qu'il me fait, autant dire que c'est certes de bonne guerre mais c'est surtout plutôt maigre en comparaison, vu que je ne taquine mes cadets que quand ils sont là, parce que c'est plus drôle de voir leur réactions. Plus mon petit frère que ma petite sœur sur le coup, avec lui qui s'énerve en bougeant les bras dans tous les sens, autant dire qu'il est presque plus chou qu'autre chose. C'est dans ces moments que je déplore le fait que ma frangine soit la fille de son policier de père, vu le calme omniprésent qu'elle affiche à volonté pour me renvoyer dans mes buts avant qu'elle ne me tire la langue pour me signifier que ma plaisanterie s'est retournée contre moi. Mais elle est tellement mignonne aussi dans ces moments là que je ne peux que lui pardonner.

Attention, ce n'est pas parce que j'aime ma sœur que je lui passe tout. Si déjà, je déplore son absence de féminité alors qu'elle est déjà très jolie, et qu'elle pourrait l'être encore plus si elle faisait un effort...enfin pas trop, ça reste ma petite sœur et je n'ai pas envie que d'autres garçons la regardent comme si elle était un morceau de viande baignant dans de la sauce. Et pour moi je dirais juste que c'est une délicieuse vian...oublions ça et revenons sur ce que je ne tolère pas outre nos fréquentes disputes -sans gravité- pour qu'elle utilise des pronoms plus féminins. C'est à dire son statut de sœur cadette. De ce fait, elle devrait me laisser la protéger, et laisser ses pères en faire de même, plutôt que de vouloir fourrer son nez dans nos affaires pour nous aider. Résultat, si jamais elle se retrouvait sur une scène de crime blessée, si son père est le chef de l'équipe dépêchée sur les lieux, il va aller jusqu'à oublier des détails importants dans le rapport qu'il doit délivrer, par exemple. Mais surtout, ça fait augmenter notre inquiétude pour elle et nos doutes concernant sa vocation d'astronome tant on ne peut s'empêcher de se demander pourquoi elle ne voulait pas finir dans la police. Et croyez moi que j'arrive à le cacher avec Basky, mais une fois à la maison, je vais me donner à cœur joie pour me faire un sang d'encre à son sujet !

Quoique si j'arrive autant à le cacher, c'est aussi parce qu'il entretient la conversation, tellement je peux me perdre dans mes pensées quand ça concerne ma famille, et par chance, c'est la question avec laquelle j'ai le plus de facilités à répondre...je crois que le grand frère n'est pas prêt de s'arrêter en si bon chemin, mais j'aime ce rôle, je le trouve plus gratifiant que n'importe quel autre. C'est simple, si on me demandait de renoncer à mes cadets ou à mon rêve, j'abandonne ce dernier direct !

« De la famille ? Bien sûr ! J'ai notamment mon petit frère, Hikaru-kun. Il a quinze ans et c'est un cas celui là, ne pus-je m'empêcher de dire sourire aux lèvres, toujours à monopoliser notre sœur dès que je suis là et à me faire des farces en tout genre sans compter le nombre de fois où mes goûters ont disparu dans son estomac sans même qu'il en ressente une once de culpabilité ! Et puis cette manie de me qualifier d'idiot m'énerve au plus haut point ! Je ne sais pas ce que je lui ai fait mais un jour je lui montrerai comment respecter son grand frère ! »

Après ce chapelet de critiques dont mon ton trahissait le ridicule et ma non croyance en l'absence de l'amour que je lui portais, je pus enfin me reprendre...si on peut dire ça comme ça.

« J'ai surtout un peu de mal avec lui, on est complètement opposés, peut être la faute à nos six ans d'écart, et on ne s'entend pas forcément sur tous les sujets, pour ne pas dire très peu et pour encore moins dire qu'on ne s'entend sur presque rien, mais... »

Je commençais donc à déblatérer les diverses anecdotes sur ses fréquentations parfois douteuses -rappelons que son meilleur ami a une passion pour taguer les murs- son comportement de tsundere qui tente de cacher sa gentillesse à grand renfort d'insultes, combien c'était drôle quand il essayait vainement de mentir et qu'abandonner l'idée serait plus judicieux, sans oublier mon fier engagement à lui faire prendre du poids vu que l'alimentation non-équilibrée qu'il a -traduire par il ne mange presque que des sucreries ce qui est désolant pour tout le monde- fait qu'il se retrouve la plupart du temps en sous-poids, et mes chaleureux encouragements à poursuivre la voie qu'il a choisi et qui n'est clairement pas simple, ce qui me rend encore plus fier, vu qu'il pense à exercer une profession médicale, autant dire que malgré tout, je l'aime quand même mon petit frère, même s'il me cause énormément de tracas, ce ne sont que des petits tracas lorsqu'on compare aux rares mais énormes tracas que peut me poser ma frangine, lui sait un peu se ranger...oui bon tout est relatif mais j'essaie quand même de lui trouver des points positifs à ce garnement ! Ça dura plusieurs minutes avant que je décide de mettre fin à ce discours qui aurait pu là encore, s'allonger pas mal sur la durée.

« Je parle beaucoup trop de ma famille, je ne te laisse même pas parler un peu de toi désolé. » finis-je un peu gêné mais sans me départir de ma bonne humeur, et encore heureux !

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Dim 20 Aoû - 22:24

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Il n’y avait aucun doute sur le fait que se Seïa était un joyeux luron et d’un bavard hors pair. Non pas que cela me dérangeais plus que cela, n’étant moi-même que le parfait opposé de se fait. Je préférais observer à discuter, j’en avais depuis longtemps oublié à quel point entendre quelqu’un parler de tout et de rien, sans aborder de sujet grave ou mortel était agréable et rafraichissant. Au fil du temps de mon isolation mes interactions sociales avaient étaient limitées et j’avais perdus petite à petit la réalité d’un contact amical. Non pas que je me l’octroyais à la base mais depuis que j’avais rejoint les Services Spéciaux, j’avais retrouvé un semblant de vie. Certes, la plupart du temps c’était uniquement pour le travail, mais dans mes heures perdues j’en avais trouvé parfois des perles inattendues.

Seïa était clairement quelqu’un de positif et de bien intentionné, mais aucune de ses choses ne pourraient le sauver. Malgré le fait que je ne le connaisses pas, ou du moins du peu qu’il me disait dans ses monologues, je me sentais pourtant proche de lui. Je savais que je faisais une erreur en restant proche de lui. Ne nous voilons pas la face, j’étais humain malgré ma condition de monstre, et il n’en restait pas moins que comme tout être humain ma nature sociale était toujours là et de par le fait que je réclamais un contact de temps à autre avec ma propre espèce, je ne pouvais être insensible à toute tentative d’amitié. Je savais qu’il essayer de faire le bien. Mais il en allait de la sécurité de cette famille qu’il chérissait tant et de ma santé mentale qui n’était déjà pas au beau fixe. J’appréciais énormément sa confiance qui, je l’espère n’était pas aussi ouverte pour tout le monde, car cela risquerait de lui attirer des ennuis, mais je ne pouvais pas m’accorder cela. Je ne cessais de me le répéter, je le savais, car tout mon être souhaitait enfin la cessation de ses fuites incessantes et sans buts, de ses mascarades macabres et sans goûts. Je souhaitais pouvoir me poser, avoir des amis, des connaissances, des soutiens et des personnes que je n’aime pas. Peu m’importais du moment que j’avais un semblant d’équilibre.

Une douleur brutale et soudaine me ramena à la réalité. J’en avais presque oublié que j’en avais un corps moi aussi. Ma poitrine était douloureuse, bien plus que mon visage et j’avais des craintes qu’en aux dégâts subits. Cependant, je ne pouvais pas me permettre d’arrêter de marcher, car il y avait bien trop de risque. Je n’étais pas quelqu’un à me montrer faible face à la douleur, mais j’avais moi aussi mes limites et je commençais doucement mais sûrement à les approcher.
- « Ça à l’air sympa d’avoir des frères et des sœurs. Tu as des gens à qui parler et des personnes à qui te confier. Ça doit aussi donner des responsabilités je suppose, mais tu peux toujours les partager avec les plus grands. J’aurais aimé avoir une famille comme la tienne. Au moins tu n’avais pas que ton ombre pour te tenir compagnie. »
Bien que mon ton soit neutre, il portait un espoir attentif et secret. Je savais que je parler trop de moi d’hors et déjà et je ne le voulais vraiment pas, mais c’était ça ou bien penser à la douleur et ce n’était pas le moment. Je devais continuer, tant pis, je resterais peut-être un peu chez lui, j’évaluerais ma condition. Si rien n’est trop grave, je partirais et sinon… Sinon quoi ? Je reste et je le mets en danger ? Non, hors de question. Je ne pouvais pas me bercer d’illusion. Je devais repartir, même si je devais y rester. Ne vous méprenez pas, me tuer n’était pas mon but, mais si je devais mourir je ne ferais rien pour le stopper.
- « Je ne… Et bien… Je n’ai jamais était très bavard de toute façon. Et quand je le fais je ruine l’ambiance de toute manière. Je préfère écouter les autres. C’est moins dangereux. Et puis de toute façon, je n’ai pas grand-chose d’intéressant à raconter sur moi. »

Je ne comptais vraiment pas partir dans cette direction, mais puisque ma tête en avait décidé ainsi, peu m’importais à présente. Je voulais juste une chose : Oublier la douleur lancinante de mes côtes qui me cisaillé la poitrine et les brûlures des impacts puissants au dos et au visage. Je serrais les dents pour m’en tenir à se que j’avais décidé. Je l’aide et je m’en vais. De plus, il était bien trop sympathique pour que je m’autorise à souiller sa maison ou même son appartement de ma présence, présence que je n’étais déjà plus capable de voir dans un miroir sans ressentir de l’effroi. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas regardé dans une glace, peut-être deux ans ou trois. Et quand je le faisais, jamais le visage. Juste le corps pour suturer des plaies ou inspecter des coups après des combats ou des problèmes trop proche de moi. Je ne suis pas spécialement un garçon à problème, mais j’attire les malheurs comme la peste. Autant dire que je n’accepterais donc jamais de mettre en jeu des vies innocentes surtout celle d’une famille qui semble épanouit, juste pour mon propre besoin de contact humain. Je suis assez égoïste de vouloir vivre, je ne pouvais pas demander plus que ce que je n’avais déjà.
- « Qu’est-ce qui te plait dans les forces de l’ordre ? Tu n’as pas l’air… Et bien, comme tu dis, tu es un peu une allumette. Non pas que je sois plus bâtis que toi, mais tu n’as pas le physique de l’emploi. »
Mon ton était hésitant, parce que pour être franc, je n’aimais pas souligner des traits péjoratifs sur les autres. D’ailleurs j’avais moi-même l’affreuse manie de me rabaisser en permanence. J’avais prit cette habitude autant pour éviter les conflits que surprendre l’ennemi. Sur joué des faiblesses mais gardant toujours mon calme. Cependant, à peine cette question posée, je me sentis avoir outrepassé les limites. Gêné, je poursuivis à la hâte.
- « Désolé. C’était déplacé de ma part. Je n’ai pas à te demander ça. »
Une voix dépourvue de méchanceté et réellement chargé de regret, fut la mienne. Pourtant dans cette voix, tout donné l'impression que je m'excusé de bien plus que de cette question, mais aussi de ma propre existence, comme si elle était une insulte au monde.
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