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Houston on a un problème [PV : Kôta/Seïa]

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Lun 21 Aoû - 11:55
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Même si c'était parfois pas très sympa à entendre, je devais admettre que j'avais tendance à beaucoup trop bavarder. Pour ma défense votre honneur, je suis dans une famille où la conversation n'est pas forcément de mise. Certes, il n'en faut pas beaucoup pour se comprendre, mais lorsqu'il s'agit de discuter banalités, la conversation est généralement bouclée en trois phrases et c'est assez silencieux après, du coup il faut bien qu'il y en ait un pour entretenir le dialogue, et avec dévotion, -le doute est permis je l'admets- je m'y suis collé, même si je me retrouve plus souvent à monologuer, avec comme seule consolation...pardon comme récompense, le sourire des miens. Surtout ma petite sœur, qui sourit une fois toutes les morts d'évêque...et mon petit frère sourit aussi très souvent, mais c'est généralement pour signaler qu'il prépare un mauvais coup s'il ne l'a pas déjà exécuté. Mais autant dire que lorsqu'ils sourient parce que je les amuse, ça fait chaud au cœur, mais être le seul extraverti de la famille est parfois un peu triste car on aimerait que ses cadets nous fassent confiance de temps en temps. Enfin je ne suis pas très bien placé, étant le premier à cacher ce qui ne va pas pour ne pas inquiéter les autres, enfin, c'est un trait que toute la famille partage, ce n'est donc pas grand chose.

« C'est très sympa même, et puis avoir des responsabilités montre qu'ils te font confiance et c'est super gratifiant ! Enfin ça le serait si mes cadets s'ouvraient un peu plus à moi, à quinze et dix-sept ans, ils ne sont pas obligés de porter le poids du monde sur leurs épaules que je sache ! »

J'ai volontairement décidé de m'interrompre là, en repensant à ce qui c'était passé dans le métro avec ma sœur, persuadé qu'à défaut de me cacher quelque chose, je devais l'emmener à l'hôpital pour être sûr qu'elle soit réellement sortie indemne des explosions ayant attaqué le métro. Je ne doutais pas d'elle, loin de là, mais j'avais bien vu dans quel état étaient ses vêtements, et je savais que dans ces cas là, elle va toujours au devant du danger, alors il faut comprendre que l'excuse du ''un très bon médecin m'a sauvée'' je ne gobe pas vraiment. J'ai même demandé à mon petit frère, et il était d'accord, au vu de l'état de ses vêtements, elle aurait dû au mieux être gravement, et au pire fatalement blessée. Mais je ne préférais pas partager ça à Basky avant d'avoir la vérité en face de moi, il n'avait pas besoin de ça et je ne pense pas qu'il puisse m'aider en fait. Sachant que j'ai promis à moi-même de ne pas fouiller dans les affaires de Mitsu-chan pour en savoir plus -même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque- autant dire que ça n'allait pas être simple. Elle était aussi bavarde que son père, soit très peu, un peu comme mon compagnon.

« Comme mes cadets tiens ! Mais t'en fais pas, réparer les ambiances ruinées, c'est dans mes cordes, annonçai-je sans cacher ma fierté à ce niveau là, à force d'expérience, et puis crois moi, c'est plus dangereux de tout garder pour soi que d'en dire un peu, même des trucs sans importance, j'ai plusieurs exemples à la maison, je sais de quoi je parle ! »

Reprenant mon souffle pour parler -comme quoi je suis trop bavard pour mon bien-, je repris.

« Je n'ai pas grand chose d'intéressant à dire sur mon compte non plus, je n'ai fait que de te parler de mes cadets après tout. »

Je m'en étais rendu compte dans mes précédentes tirades, mais je crois que moi non plus, je n'aimais pas parler de moi. Tant que j'avais mon petit frère et ma petite sœur en bonne santé et heureux, j'étais content à vrai dire. On me disait aussi que j'étais trop préoccupé par mes cadets pour mon propre bien, mais c'est mon plus grand bonheur, la meilleure chose qui me soit jamais arrivée, alors ce bonheur, je voulais le préserver, même si ça semblait un peu égoïste, ce qui l'était sûrement d'ailleurs, sauf que ça ne m'empêchait pas de le communiquer à qui voulait bien l'entendre. Surtout à quelqu'un qui partageait pas mal de points communs avec mes cadets, comme Basky par exemple qui fut choisi qu'avec hasard n'en doutez pas, si bien qu'ils pourraient bien s'entendre...si jamais il leur arrivait de prononcer plus d'une quinzaine de mots par phrase à ces deux là, entre une qui dès qu'elle en prononce dix, c'est le gros lot, et l'autre qui manque de gentillesse dans ses mots, ça risquait de ne pas être une mince affaire, et je plains tous ceux voulant se rapprocher d'eux. Il vont avoir affaire à beaucoup, mais beaucoup, de moments de silence, et si je n'étais pas leur grand frère, je crois que j'aurais eu du mal à le supporter, mais grâce à ce statut, ils sont un peu -mais vraiment un peu- moins taciturnes.

Puis là, la question qui fâche...non je rigole, c'était une autre question facile mais je devais arrêter de m'enflammer pour ce genre de choses. Au début, mon tuteur pensait que c'était lié à la mort de mes parents, puis quand il a compris que ce n'était pas par esprit de vengeance ou un truc du genre, il a arrêté de me fixer avec ses yeux soupçonneux. Et après, lorsqu'il fit la remarque sur mon corps, je dus m'empêcher de rire, en dépit de mon visage qui parlait pour moi, ayant des difficultés à cacher mon amusement. C'est vrai qu'on avait des corpulences assez similaires, mais vu mon corps, beaucoup pensaient plus que j'allais finir sur les couvertures de magasines qu'avec les gardiens de la paix. Ah mais combien de fois, rien qu'en sortant, j'ai entendu des filles dire dans mon dos que je ressemblais à un modèle, il y avait même une agence qui avait voulu me recruter mais j'ai refusé, n'étant clairement pas intéressé par ce domaine. Enfin tout ça pour dire que j'étais le premier à dire que j'étais une allumette et que je ne l'en blâmais pas, si bien que je lâchais mon rire peu après pendant un bon moment.

« Hikaru-kun sors de ce corps, dis-je avec difficultés entre deux rires, c'était pas déplacé du tout, je le reconnais moi même, et c'est pas faute de manger plus que convenablement, et d'entraînements, mais bon, je suis condamné à être une allumette qui ne gagnera jamais en corpulence ! Je n'arrivais même pas à faire semblant de pleurer de tristesse puisque je pleurais de rire, mais pour en revenir à ta question, c'est un peu pour les mêmes raisons que mon tuteur, être policier est mon rêve, mais c'est surtout une étape pour mon véritable objectif : devenir un homme capable de protéger ceux à qui je tiens, qu'importe le prix ! »

Je commençais à être un peu plus embarrassé et même plus sérieux, mais c'était bien l'une des rares choses sur lesquelles j'avais du mal à plaisanter, alors pour ne pas trop tendre l'ambiance, je renvoyai la balle avec une grande curiosité que je ne cachai même pas.

« Et toi alors ? Tu n'as pas de projets d'avenir ? Je pense qu'on a à peu près le même âge donc peut-être que tu suis déjà un cursus non ? »

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Lun 21 Aoû - 13:58

Houston on a un problème


Lorsqu’il partit dans son monologue en m’expliquant que je ressemblais probablement à l’un ou l’une de ses sœurs ou frères – je n’ai jamais vraiment réussis à trouver les noms japonais très distinctif sur le masculin ou féminin – je sentis mes côtes vibrer douloureusement. Je m’arrêtais momentanément le temps qu’il ce calme, changeant légèrement de position pour ne pas être autant penché en avant et ainsi éviter d’avoir aussi mal. Une fois qu’il eut reprit son air benêt, je reprenais la marche, en espérant qu’il n’est pas comprit que cet arrêt était plus pour moi que pour lui. J’eus un sourire, lorsqu’il m’expliqua que ses cadets ne lui parlaient pas beaucoup de leurs problèmes. Je ne pouvais pas me montrer très différent de leurs points de vus, ne parlant que rarement de mes propres problèmes.

Il aimait sa famille, c’était une chose rare de nos jours j’avais l’impression. L’amour n’était pas très stable et bon nombre d’enfant était à la rue avant même la majorité. J’avais les plus basses bassesses de l’humanité. La prostitution et la drogue, les adolescents réduit à des semi-êtres, ce battant pour chaque jour avoir un abri ou de la nourriture. C’était des combats et des luttes sans fins ni but, des moments condamnés à se répéter indéfiniment. J’ai fais partis de ses jeunes en galère et de ses pauvres de la misère humaine. Des personnes sans aide ni proches la plupart, réclamant autant d’affections oubliées que de stabilité dans leurs vies dépravées et vide de sens.

Porter le monde sur les épaules ? Des mots forts, mais une métaphore parfaite de mon ressentis. Parce que j’étais un loup dans la bergerie. Le petit mouton noir déjà exclus de la société, mais qui en plus sous sa peau d’âne cache la Bête que tous êtres voudraient fuir à vu. Parler de secret qui apporte la mort n’est pas une option. J’avais appris au fil du temps, que la Bête avait des prédispositions à attaquer les gens que j’avais fréquenté ou bien dis des choses importantes. J’avais fait l’erreur deux fois. Il n’y aurait pas de troisième.
- « Peut-être que parfois, certains secrets sont fait pour être tuent et oubliés. Garder les choses pour soi, ce n’est pas forcément un choix. Cela peut être juste une fatalité. Il existe en se monde, des choses qu’il vaut mieux ne jamais dire. Et des histoires qu’il est préférable d’oublier. Même pour les membres d’une famille. Le mensonge n’apporte rien à part des problèmes, mais la vérité n’apporte que malheur sur ceux qui savent. Ne rien dire et sans doute mieux que de parler. Les silences sont souvent bien plus révélateurs que des mots. »
Evidemment que mon ton avait légèrement tremblé en parlant, parce que plus que pour la vision de ses frères, c’était mon point de vu que j’exposais et je n’étais pas vraiment certain de l’avoir bien caché. Probablement pas. Il avait sans aucun doute du voir au travers comme si de rien n’était. Cependant, ce point de vu avait le mérite d’être vrai pour sa famille. Apparemment, sa nature exubérante ne sortait pas de son simple trait de caractère familial, mais plutôt d’un besoin de parler. La plupart des gens bavard étaient des personnes qui n’appréciaient pas le silence, après tout, tous le monde n’en n’aimait pas se qu’il apportait.

Bien entendus, de mon côté, j’écoutais se qu’il disait comme on écouterait une histoire intéressante. Tout était mieux que de parler de moi, et tout était mieux que de parler. Autant en profiter pour faire le plein de contact, avant de repartir dans l’isolation et la solitude, ainsi que son chant infinie de tristesse et de désespoir. Si ce n’était pas pour mon incapacité à finir ma vie, il serait probable que je serais mort depuis longtemps. D’ailleurs, cela me faisais penser que si la Bête était sortie de jour, il y avait fort à parier que cette nuit, serait une « Black Night ». Une Nuit Noire, comme je me le référent, sont des nuits où la Bête sort enfin de sa cage pour crée chaos et destruction. Brûlant, cassant, mordant, tuant… Aucunes distinctions de sexe, d’âge ou de taille. Juste la mort et les âmes qu’elle vole, comme ont voleraient de l’argent à des gens dans la rue. Je sentis le sang ce drainer de mon visage. Je ne pouvais pas rester à proximité de cette ville, pas plus que de Seïa ! Comment est-ce que j’avais oublié se fait ! Si je restais trop proche de la ville, j’allais tout détruire et dévoiler mon identité déjà bien entamé par cette mésaventure. Mais je n’avais ni affaires ni endroit ou aller, et je ne pourrais pas sortir assez rapidement de la ville dans mon état. De plus, je ne me sentais vraiment pas de courir et de partir à nouveau comme le fantôme que j’étais. J’avais envie d’attendre ici. Je condamné probablement des dizaines de gens à la mort. C’était égoïste, mais de ma force mentale plus aucune force n’en était restait. J’étais à bout de nerfs et je n’avais plus rien. Plus rien si ce n’est le silence de Dieu a mes prières de plus en plus rare pour lui demander son aide et les coups de plus en proche de la mort qui semblait petit à petit réclamer son dû.

Seïa voulait pouvoir protéger sa famille ? Noble et pourtant naïf. Personne n’est tout puissant et personne ne peux sauver tout le monde. Dans le monde des forces de l’ordre et j’en sais quelque chose pour avoir était parmi ses derniers, les menaces et les conflits étaient fréquents et il n’était pas rare que des membres de ses derniers finissent six pieds sous terre. La triste réalité de se monde étant que nul sacrifice ne peux être sauvée. Pas même lorsqu’ont en possède la force pour tout arrêter. Il apprendrait à ses dépends que la vie n’est pas aussi simple, et que si de noir, de blanc et de gris était fait les gens, de rouge uniquement était pavé la voie des Hommes. Malgré son fou rire il parvenait à m’expliquer qu’il n’était pas vexé et me dit qu’il ressemblait à son tuteur. Rien de plus normal probablement. Puis vint la fatale question. Moi.

Des projets d’avenir ? Ne pas tuer les gens qui m’entourent. Un cursus ? L’éternel cercle de conflit entre moi et la Bête, les insomnies et nuits blanches avec en fond, mon travail harassant et pourtant bienvenu d’espion pour les S.S diminutif de Services Spéciaux. Bien entendu je ne pouvais rien dire de tout ça à se dernier. Pas sans lui faire poser des tas de question. Il fallait trouver une échappatoire.
- « Disons que pour l’heure, mise à part la rue… Je n’ai pas grand-chose en prévision de mon avenir. Pour ce qui est de mon cursus… Je suis déjà bien heureux de savoir parler, lire, écrire et compter. »
C’était suffisant, ni trop peu, ni trop grand. Peut-être que cette réponse lui suffirait, même si intérieurement, je me doutais qu’il serait intéressé de savoir le pourquoi de mes paroles. Vraiment… Je ne savais si je devais me sentir heureux ou malheureux de la douleur que je ressentais, tout en sachant qu’au moins, elle était concrète. Car, lorsque je voyais Seïa, je ne savais plus quoi ressentir. Etre heureux d’avoir un contact, ou bien être malheureux de devoir l’abandonner aussitôt ramené chez lui ?

C’était à croire que j’aimais me torturer. Puisque je ne cessais de le faire…
- « Où va-ont ? Je ne sais pas où tu veux aller. »
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Lun 21 Aoû - 15:23
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Quand je parlais de protéger mon petit frère ou ma petite sœur, je ne pouvais m'empêcher de ressentir une certaine amertume envers cette dernière. Plus précisément envers l'idée de la protéger, il faut dire, je veux protéger ma frangine, mais la plus grande menace qui pourrait la frapper est juste sous notre toit. Cette menace, c'est mes sentiments, ceux qui n'ont rien de fraternel à son égard. Il m'arrivait même d'avoir l'impression de la haïr à cause de ça, mais la haine est le sentiment le plus proche de l'amour. Or, je ne veux ni la haïr, et encore moins l'aimer, du moins, j'aurai voulu continuer à l'aimer simplement comme un grand frère aime sa petite sœur, et aujourd'hui encore, je me demande ce qui a bien pu provoquer une telle chose en moi. Peut être que je l'aimais depuis plus longtemps, mais même ça, il était hors de question que je l'admette. Être un grand frère avant d'être un homme, tel était mon mode de pensée depuis longtemps, mais bien des fois, j'ai cru que j'allais transgresser cela, et je ne me le serai jamais pardonné. Je suis minable, je sais que si je suis trop proche de ma sœur, je vais finir par ne plus être son frère, mais si j'en suis trop loin, j'ai l'impression de ne pas être un bon frère.

Je lui reprochais de ne pas me parler quand ça n'allait pas, mais au fond, je savais que je n'étais pas bien placé pour dire ça, mais je ne pouvais dire à personne que la fille dont j'étais raide dingue était ma petite sœur. Pas parce que je suis l'aîné, mais aussi parce que je sais que c'est mal et que je n'aurai jamais dû avoir de tels sentiments. Je souffrais de cet amour interdit dans mon coin et ça allait très bien, espérant que je ne franchirai jamais la ligne rouge, que je ne serai jamais découvert, et que dans l'avenir, cela deviendrait à mes yeux juste des sentiments fraternels trop forts. Alors non, je m'étais promis que personne ne saurait et personne ne saura. Alors oui, c'était ma fatalité que de garder ce secret, mais je voulais oublier jusqu'à l'idée même de l'avoir, et je voulais être le plus présent possible pour ma famille, parce que je suis là pour les écouter, je ne veux pas qu'ils laissent leurs malheurs les ronger sans rien faire. C'était stupide, je ne pouvais pas lire dans leurs pensées, je n'étais pas aussi observateur que Mitsu-chan, mais j'étais leur grand frère et les aider faisait partie de ce rôle que j'étais pourtant heureux d'avoir depuis quinze ans maintenant.

« Dans notre famille, on est partisan de l'honnêteté radicale, mais je comprends en quelque sorte, peut être que je m'inquiète trop pour eux, soupirai-je, mais j'ai l'impression de ne pas être digne de leur confiance quand ils se taisent. Ma sœur dit toujours que ce qui est passé sous silence est plus important que ce qui est prononcé, mais je ne suis pas assez doué pour comprendre, ça craint pour un grand frère. »

Je ricanais plus que je ne souriais, tentant de cacher mon amertume face au point sensible qu'il venait de toucher. Mais surtout, j'avais repéré qu'il donnait son avis personnel sur la question, ce qui est bien la seule chose ayant réussi à me faire forcer ce sourire. Chaque personne avait sa propre histoire et j'étais bien content de ne pas en avoir une aussi lourde, d'un autre coté, j'aurai voulu alléger un peu le poids qui portait, l'aider, mais puisqu'il semblait être partisan du silence, je ne savais pas si je le pouvais vraiment. Parce que je pourrai pas percer ce qu'il ne me dit pas, mais aussi parce que ses mots équivalaient presque à un ''mêle toi de tes affaires'' dit plus...tristement. Je n'aimais pas vraiment mentir ou cacher quelque chose à quelqu'un moi-même, mais je savais que parfois, c'était par sécurité, alors fallait bien le faire, qu'importe si on aimait pas ça, personne ne pouvait se targuer de n'avoir jamais menti ou caché quelque chose même à leurs proches. Enfin, c'était plutôt mal me connaître de penser que je ne ferai rien, même si ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, peut être qu'un jour, j'arriverai à m'en contenter. Puis face à ma question qui sembla le gêner, j'eus une réponse...

« Et bien... »

Je ne savais pas quoi dire tellement j'étais triste pour lui. Pour une personne chanceuse, combien y-avait-il de laissés-pour-compte traînant sur le bas coté ? Trop, c'était mon avis, et même quand j'ai eu la chance d'être adopté, je me doute qu'il y a au moins une dizaine de mes camarades qui n'ayant pas cette chance, ont été exclus une fois l'âge maximum atteint, si jamais ils n'ont pas été jetés pour d'autres raisons. Je ne pourrai pas aider tout le monde, mais ignorer leur souffrance n'était pas la bonne chose à faire non plus, penser à eux était la seule chose en mes moyens, et ce que je pouvais faire, je tenais à le faire, refusant de rester les bras croisés devant les situations pouvant me tomber dessus. Même si je n'arrive que pour constater les dégâts, peut être que c'est mieux que de n'avoir eu aucune réaction. Mais face à la réponse de Basky, je préférai ne rien dire, d'un coté, j'avais plus de l'admiration pour son courage que de la pitié, mais ça me faisait mal de me dire qu'il y avait énormément de gens bien qui souffraient alors que des ordures finies n'avaient jamais ressenti un millième de ça. Je ne dis pas que je suis une bonne personne, de toute façon, c'est un travail de toute une vie sans oublier qu'une bonne personne n'aurait pas des pensées louches envers sa sœur, donc peut être que je ne mérite pas mon bonheur, mais c'est pour ça que je veux aider à rendre heureux des gens qui le méritent aussi, dans la mesure du possible...et là, je repérai quelque chose qui me remit de bonne humeur, mon scooter ! Je l'ai eu pour ma majorité l'année dernière, et depuis, je le chouchoute un peu. Donc on n'était pas loin de chez moi, pile lorsque que Basky questionnait notre itinéraire, mais mon estomac vide lui répondit d'abord. Heureusement qu'il me reste une boîte de pocky au matcha à la maison.

« Héhé !! C'est simp...Mais euh ! »

Je me suis interrompu dès que j'ai senti quelque chose tomber sur ma tête sans réelle douceur. Mais le pire est lorsque le projectile en question se présenta à nos yeux...lâchant Basky, je me suis écroulé à genoux, le visage emprunt du pire des désespoirs en voyant ma boite de pocky au matcha devant moi...vide...

« Non...NOOOOOON !!!!!!!!! MON GOÛTER !!!!! » hurlai-je en tendant la main en direction de la boîte avec des larmes aux yeux.

Passé cette réaction pas du tout exagérée -du moins pas assez- je levai ma tête pour trouver le pire des démons à la fenêtre. Le coupable aux yeux vert émeraude. Mon petit frère, qui me tira copieusement la langue depuis le quatrième étage de l'immeuble -là où on vivait- et ce que je devinai être le dernier pocky dans sa main...avant qu'il ne le dévore, grand sourire aux lèvres. Je me relevai aussitôt, m'agitant sans tenir compte de mon état, de lui qui se bidonnait, et des passants.

« Espèce de morveux !! Ça commence à bien faire !! Tu vas me le payer !! Je vais t'étriper et récupérer mes pocky !! Et après je vais te faire regretter de m'avoir volé un goûter de plus !! MA VENGEANCE SERA TERRIBLE !!!! »

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Lun 21 Aoû - 16:34

Houston on a un problème


Seïa, je le découvrais, était un ventre sur patte en plus d’être un gars extravertis et joyeux. Je n’avais rien à dire sur ses craintes à propos de ses frères et sœurs, parce que je ne connaissais rien de se genre d’environnement en plus de ne pas être très bon juge pour lui. Il se jeta sur sa petite boîte, probablement contenant de la nourriture, ne faisant plus fit de sa blessure. Sur le moment je clignais des yeux d’un air perdu ne comprenant pas se qu’il faisait, puis il joua probablement l’une des scènes les plus ridicules que je n’avais jamais vu.

Lorsqu’il s’exclama à quelqu’un que je ne voyais pas qu’il se vengerait, cela en fut trop pour moi, et je commençais à partir en fou rire. Ce ne fut cependant, pas une très bonne idée, parce que si dans un premier temps les spasmes musculaire en étaient bien des rires, ils tournèrent en quelques secondes en peine en toux terrible et déchirante dans mon torse. Mes côtes n’avaient visiblement pas appréciées le mouvement, grattant contre ma peau et mes organes et maintenant je le savais, étaient cassées pour certaines. La douleur intense, comme un choc électrique m’envoya à genoux avant même que je ne m’en rende compte. Relevant mes paupières que je n’avais pas vu ce fermer, je remarquais que tout était flou et les formes vagues et ombrageuse. Je plissais les yeux comme pour en éclaircir ma vue, dans une grimace et un souffle qui émettais désormais un terrible son sifflant. Je sentis le peu de sang qui me restait quitter ma tête alors que tout tanguer dans un changement de couleur en noir et blanc terrifiant.

Je vis avec un curieux détachement le sol proche de moi, bien que je ne me rappelais pas m’être allongé. C’était étrange, depuis quand j’ai aussi froid… C’est comme si sa partait du centre de mon corps et ce rependait partout, une sorte de douleur éloignée et lointaine pourtant, presque comme une vague qui va et bien sur le sable chaud et monte lentement avec la marée. Il y a… Du sang par terre ? Pourquoi… Ma main étendue au sol ce dirige vers mon visage. Elle est lourde, lourde comme le poids sur mes épaules. Et quand enfin, elle arrive à mes lèvres et que je passe doucement mes doigts dessus avec de le retirer j’observe dans les tâche brune de sang séché, du rouge pur et rubis liquide. Un amusant sans réelle pensée traversa mon esprit.
- « Elles étaient cassées finalement… »
Un murmure à peine, un souffle qui trahis la respiration en détresse courte et saccadés, presque comme dans une tentative de réduire la douleur successive qui traverse le corps de part en part, comme autant d’aiguille enfoncées dans la chair.

Je note avec curiosité que les dalles sous moi ne sont pas si dure que je ne l’aurais cru, tandis qu’un lointain son de grattement sur le sol attira mon attention. Je ne notais même pas mes yeux se fermer, pas plus que le ciel que j’aurais trouvé magnifique.
- « C’est pour ton bien Kôta. Comme ça, tu ne feras de mal à personne.
- Daniel, s’il te plaît ne me laisse pas dans le noir, j’ai peur… Ne me laisse pas seul…
- Ne t’inquiète pas. Attaché tu ne pourras rien faire. La Bête ne feras de mal à personne comme ça. »

- « J’ai rien fais de mal… »

Et dans l’obscurité et les ténèbres de la cave, règne un silence maître. Seuls les sanglots d’un garçon perdu résonnent sur les dalles de pierres et les piliers de roches noires. Je sais qu’il ne voulait que le bien des autres et qu’il ne voulait pas que je fasse du mal au monde, mais je n’avais rien fait de moi-même. Attaché à cette chaîne comme un chien, je me sentais comme un oiseau sans aile, un homme sans liberté. Et c’était terrible. Terrible comme la solitude et le noir qui m’entoure. Et le poids de la créature se fait toujours plus présent, et je maudis de tout mon être se montre, qui pourtant et ma seule compagnie dans ce lieu.

Mes hurlements et mes appelles à l’aide ne furent qu’étouffés dans ses murs. Mes larmes, n’attendrirent jamais les personnes responsables de ma captivité. Sur le sol je dors et j’attends, mes besoins étant couvert par un sceau et un plat déposait comme si j’étais un prisonnier de l’ancien temps.

- « Pourquoi vous m’avez attaché… »
Je demande pardon dans les ténèbres. Je demande absolution dans les prières, et bien que je ne sache jamais combien de temps je restais dans cet endroit, quand la Bête reput de mon désespoir et de détresse infinie, elle jaillit de sa prison bestiale sans préavis.

De ses crocs elle arrache la chaîne qui enserre son cou, de ses flammes elle éclaire l’ombre. De son hurlement qui hantent les cauchemars et les rêves, résonne à travers la cave comme dans une chapelle. De ses yeux rougeoyants, seule l’envie de sang n’en ressort. Et pour une fois dans mon malheur, je sentis un peu de quiétude à savoir que le monstre qui m’habite allait sans aucun doute faire souffrir ceux qui m’avait enfermé ici.

- « Je vous déteste tous… »
De la détresse, ne sort que la haine, de la haine ne sort que vengeance, et de vengeance, ne sort que la guerre. Et c’était une guerre qui se jour-là avec la Bête et ses ennemis de dressa. Non pas que j’étais là pour la voir en premier lieu, mais de mes rêves j’en trouvais étrange satisfaction que de voir leurs cadavres sur le sol. Se fut la seule fois ou je m’octroyais le droit de me sentir soulagé, que la Bête les est tués.


- « Pitié… Laissez-moi partir… J’ai peur… Pourquoi… »
Je savais que je ne racontais rien de très cohérent et que j’avais probablement parlé plus que cela dans mon délire, mais je devais me taire pour préserver le secret. Pourtant j’en étais incapable dans la douleur et la conscience à moitié éveillé, je savais que Seïa était sans doute là pour tenter de faire quelque chose pour moi. C’était sans aucun doute dans sa nature. C’était pathétique et pitoyable. Ma voix, faible, portait les traces d’un passé perturbé et agité, envoyant des vagues de détresse aussi suppliante qu’elles manquaient de sens. Bien que je ne sois sans doute inconscient que depuis peu de temps… Du moins je l’espère, je sens déjà la douleur repartir. Probablement que maintenant que ma respiration était calmé et qu’elle n’était pas aussi agité qu’avant. Il fallait que je me relève. Je n’était pas ici pour dormir et maintenant que Seïa avait probablement trouvé se qu’il voulait je pouvais toujours aller ailleurs…

Il fait toujours noir pourtant… Pourquoi ? Oh. Mes yeux. Il faut que je les ouvre. Je le fis, non sans mal, sentant les rayons du soleil m’agresser les pupilles. Mes yeux aussi rouges que le sang sur le pavé et mes lèvres ensanglantés s’ouvrirent sur le visage de Seïa. Il n’était pourtant pas là plus tôt.
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Lun 21 Aoû - 19:07
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J'ai continué mon chapelet de jurons à l'égard de mon frère pendant un long moment, cherchant dans les tréfonds de ma tête tout ce que je pouvais lui dire afin de le faire réagir autrement que par des grimaces, des rires, et des insultes ridicules à mon encontre. C'est qu'il commençait à m'énerver ce petit ! Il m'énervait en permanence à vrai dire, mais là encore plus ! J'avais la dalle, j'étais blessé, j'étais pas seul, et lui il s'amusait à me faire ce coup fourré juste parce qu'il était seul à la maison, car oui, il faut toujours ça quand il est seul à la maison au lieu de faire ses devoirs comme un gosse discipliné qu'il pourrait être, et ça, je ne vais pas laisser passer ça ! Je vais lui montrer de quoi je suis capable à ce mioche ! Je vais te le discipliner et après, il ne touchera plus à aucun de mes goûters pendant les trente prochaines années à venir ! Et même, il va me rembourser en me cédant les siens, ça lui apprendra qui est le grand frère ici et donc à qui il doit le respect ! La seule chose qui m'a coupé, outre mon manque d'oxygène à force de hurler ainsi, c'était d'entendre un rire devenir une quinte de toux visiblement douloureuse. Me retourner me permit de voir Basky. Bonne nouvelle, j'ai enfin réussi à le faire rire -pari gagné!- Mauvaise nouvelle, il a clairement pas l'air bien.

Et mes doutes se confirmèrent parce qu'en plus de tousser, il commençait à aller faire un joli coucou au sol façon crêpe alors autant dire que ce c'était vraiment le bon moment de regagner la maison. Signifiant à mon cadet qu'il me revaudrait ça, je me précipitai vers Basky que je tentai de faire réagir en secouant un peu ses épaules. Bien évidemment, cette technique n'a jamais eu le moindre succès et on se demande bien pourquoi. Ironie bien évidemment, mais si j'étais tombé dans les vapes pendant l'altercation, nul doute qu'il a dû assurer tout seul et qu'il devait sacrément amoché. Enfin, je n'ai jamais eu l'intention de le laisser partir, mais sans vouloir faire preuve de méchanceté, maintenant, il était un peu coincé. Ça tombe bien, s'il se réveille, j'aimerai faire un peu plus connaissance avec lui, parce que je ne sais même pas son vrai nom, c'est dire. Et puis bon, on sera que trois à la maison, si j'envoie balader Hikaru-kun, ça devrait le faire non ? N'étant pas forcément en mesure de le porter comme un sac à patate ou de toute autre manière que ce soit, je passai son bras su mes épaules et me levai, ma jambe commençant à me lancer, mais je préférai m'en moquer, il y avait une priorité, et elle se surnommait Basky !

« Considère que ton goûter paie mes services !
-Tu fais payer maintenant ? Petit frère ingrat !
-Maintenant grouille, abruti de Seïa-onii-chan ! »

De ce que j'avais entendu, il avait donc des côtes cassées, ce qui allait lui valoir un passage à l'hôpital obligatoire, mais d'abord, il avait besoin de premiers soins, et ça, il n'y avait que mon petit frère -au vu de son désir de finir médecin- qui pouvait correctement les administrer. Il y avait Mitsu-chan aussi, mais moi, j'ai, par fierté, refusé de me les faire apprendre par Hikaru-kun, ce n'est que le benjamin que je sache ! Je me dépêchai donc d'atteindre la porte de mon immeuble, de sortir les clés pour y entrer, et à bâbord toutes direction l'ascenseur ! Direction le quatrième étage, et là, la curiosité fut trop forte, et doucement, alors qu'il commençait à remuer dans son sommeil, je retirai sa capuche...et j'ai mal pour lui quand je vois ce que lui a fait le reste du gang. Il aurait pourtant pu avoir un air bien sympathique, mais avec tout ça, il devait vraiment avoir mal, et je lui tire mon chapeau pour s'en être sorti sans que je ne voie rien. L'ascenseur s'ouvrit, avec mon petit frère qui m'attendait de pied ferme devant la porte de l'appartement plutôt grand qu'on occupait, et une fois rentrés, on se dépêcha de le déposer sur notre lit. On était d'accord sur un point, personne ne devait entrer dans la chambre de Mitsu-chan, ce serait violer son intimité !

« Je m'occupe de lui et après j'y vais.
-Où ça ?
-T'occupe.
-Mais euh c'est vraiment pas sympa ça ! »

Au vu de son ton tranchant, je n'avais même pas à discuter et je laissais alors mon cadet faire, en l'assistant si besoin, malgré ses tentatives de me rembarrer, je m'occuperai de ma jambe plus tard, une fois Basky en meilleur état. Bon, faut le dire, il est doué mon petit frère, et j'en lâcherai presque une larme de fierté, mais il me lance juste un regard noir et un ''abruti'' qui fait mal à mon cœur de grand frère. Même quand je suis gentil avec lui faut qu'il soit méchant avec moi ! Autant dire que je suis la tristesse incarnée dans ces moments là. Je ne sais donc pas vraiment combien de temps ça a pris, mais on avançait pourtant bien dans les soins. C'est alors qu'on a commencé à remarquer que notre patient -enfin celui de mon frère- semblait visiblement en proie à un cauchemar de plus en plus fort, mais comme Hikaru-kun devait aller chercher quelque chose dans l'armoire à pharmacie, comme quoi il choisit très mal son moment celui-là, c'est moi qui aie dû tenter quelque chose, alors prenant fermement, mais pas brutalement ses épaules afin de lui signifier que j'étais là, je commençai à me signaler.

« Basky ? Basky, c'est moi, c'est Seïa ! Il n'y a pas de problèmes, je suis là ! Tu n'as pas à avoir peur je suis là, compris ? »

Et là, mon frère revint, me repoussa et finit ce qu'il faisait avant d'éponger son front, signe du travail fini, avant de me regarder d'un air narquois.

« Ah j'aimerais bien manger des pocky au matcha après tout ça !
-Espèce de...
-On se calme, il y a des melon pans dans le placard.
-Je t'aime petit frère ! »

Partant donc en quête de la terre promise, j'ai à peine eu le temps de souhaiter un bon départ à mon petit frère, s'en allant comme l'éclair. Puis je suis revenu avec trois de ces pâtisseries, deux pour moi et une pour Basky, et celui-ci commençait à se réveiller, et là...mesdames et messieurs, voici la question la plus idiote jamais posée !

« Basky !! Ça va mieux ? »

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Lun 21 Aoû - 20:53

Houston on a un problème


Je mis plusieurs secondes avant de me rendre compte que Seïa avait parlé. J’en mis presque autant pour m’apercevoir que je n’étais plus sur des dalles sombres et froides, mais sur quelque chose de moelleux entourés de murs. Enfin, je mis probablement une dernière seconde avant de faire la conjoncture de ses points pour en arrivé à la conclusion suivante : Seïa m’avait emmené chez lui. Ou du moins, chez quelqu’une qu’il connaissait. De là, plusieurs choses passèrent dans ma tête. Je devais partir. Je n’étais pas à état de faire grand-chose et la Bête cette nuit risquais fort de sortir. Je sentais toujours la douleur dans ma poitrine, mais tant que je ne respirais pas profondément je n’avais pas trop mal. Sévère fracture ou cassées. Probablement se dernier. Plus d’une avec certitude. Moins de quatre où c’était l’asphyxie certaine et j’aurais était à l’hôpital pas ici. Probablement pas trois, sinon mes organes auraient commençais à s’effondrais sur eux-mêmes, hôpital également, j’aurais fait bien plus que cracher du sang. Donc au maximum deux cassées. Peut-être que j’en ai d’autre fracturées. Impossible à savoir, ça par contre.

Dans un même moment je fixais sans comprendre Seïa avant de finalement enregistrer sa question. Si j’allais bien ? Et bien, a part que je ressemblais probablement à un tableau de Pablo Picasso et que j’avais probablement des risques de pneumothorax, toutes choses considérées, j’avais eut pire. Comme à Minsk. Cette fois là, j’avais vraiment finis à l’hôpital. J’étais partir deux semaines avant ma décharge officielle. Les identités volées sont facile à faire disparaître et je ne pouvais risquer de rester longtemps au même endroit. Concentration. Ne part pas dans tes pensées. Réponds à la question.
- « Had worse… »
Définitivement pas la bonne langue. Probablement la confusion. Reprends-toi. Concentre-toi.Je me raclais la gorge avant de reprendre à nouveau.
- « Eût pire. »
C’était mieux. Mais il valait mieux que j’évite de parler trop fort, cela demandait plus d’inspiration, donc plus de douleur et donc risque de toux et d’aggraver les dégâts aux côtes. Au mieux, je pouvais parler normalement. Mais impossible d’hausser la voix ou de hurler. Du moins, pas sans souffrir plus que je ne souffrais déjà. Pas que j’allais m’en plaindre. J’étais en vie. C’était déjà bien.
- « Désolé. Je ne m’attendais pas à ça. J’aurais du être plus prudent. »

Plus que prudent, je savais que j’avais des problèmes rien qu’en marchant, j’aurais dû m’arrêter plus tôt mais ce n’étais pas comme si j’avais eus le choix. Avec Seïa je ne pouvais pas. De plus, il fallait que je surveille l’heure. Il faudrait que je parte bientôt. Même si la « Black Night » n’était pas se soir, je devais rester prévoyant. Rien n’est prévisible avec la Bête. Alors même que cette pensée me traversé l’esprit mes yeux rubis regardèrent vaguement la pièce, avant de me rendre compte que je n’avais plus de capuche sur le visage. De panique je cherchais à la remettre. Lorsque je le fis et bien que ce fût douloureux, je me sentis mieux. Oui, c’était ridicule. Mais pour moi, c’était une armure, quelque chose qui m’empêcher d’être vu et qui empêcher les autres je savoir qui j’étais vraiment. C’était une sécurité pour moi. Me mordant la lèvre inférieure à nouveau, j’eus le réflexe de me recroquevillé un petit peu, mais le mouvement était évidemment en demande des muscles abdominaux qui eux-mêmes étaient reliés au torse. Autant dire le mouvement me tira une grimace et un grognement, avant que je ne décide que bouger pour l’heure, n’était vraiment pas possible. Je décidais de changer de sujet. Ignorer la douleur. Je sais faire ça. Change de sujet. Ne reste pas dans tes pensées.
- « Ta jambe ? »

Oui, c’était un bon sujet ça. S’occuper des autres plus que de moi. Je savais faire ça. C’était mieux. Et moins dangereux. Je préférais qu’il s’occupe de lui que de moi aussi. Je me sentais mon gêné comme ça. Et je ne me sentais pas comme un fardeau. Du moins, pas autant. Et puis comme ça, je pouvais essayer d’organiser un peu ma tête. D’abord aller chercher mes affaires au quartier général des S.S, puis trouver un endroit ou dormir, ou du moins s’allonger. Fausse identité. Volée quelqu’un. C’était une bonne idée. Et ensuite, volée la pharmacie du coin. Ils avaient peut-être des calmants. Ou des somnifères. La Bête était moins agitée avec de quoi me shooter. Dans mes moments les plus terribles, j’en avais étais réduit à prendre des drogues illicites. Mais pas toutes. Seules certaines sont bonnes pour temporairement me mettre hors course et me faire gagner du temps sur l’apparition du monstre. Ensuite, après avoir fait ça… Trouver une nouvelle ville. Peut-être Moscou. Au moins là-bas, il y a tellement de mort à cause du froid pour les personnes SDF que s’y j’y reste, ce ne sera pas trop choquant. Ce sera même une bonne excuse pour terminer ma vie, sans que je n’aie activement à le faire. Oui, c’était lâche. Mais c’était probablement la seule lâcheté dont je ferais preuve.

Par réflexe en pensant, je portais ma main au cou, là ou la trace éternelle d’un cercle blanc mais ancien, cicatrice d’une époque sombre à Paris, se trouvait. Comme un collier qui aurait était trop serré. Ah, mais j’y pense. Il doit se dire que je suis en mauvais état Seïa. Il va vouloir m’envoyer à l’hôpital.
- « Pas d’hôpital. Trop dangereux. »
Je faisais des phrases courtes, pas parce que je ne voulais pas parler, mais parce que je sentais définitivement mon visage me brûler. Je devais être sacrément tuméfié et couvert d’hématomes pour avoir aussi mal. J’espérais sincèrement que je n’avais pas de dents cassées ou déchaussées. Je passais ma langue pâteuse sur ses dernières, et fus soulagé de constater qu’elles étaient intactes. Mais j’avais encore le goût du sang dans la bouche. Je pouvais peut-être m’asseoir si je faisais attention. Parce que je voulais réellement retirer se goût de ma bouch . Avant que je vomisse. Ou que sa ne déclenche une autre crise.
- « Désolé de déranger mais… Je peux avoir de l’eau… Et un sceau. Je crois que je vais vomir. »
Ses deux phrases étaient probablement contraire puisqu’ont ne boit pas de l’eau si l’ont va vomir, mais dans un cas comme dans l’autre, cela était le cas. Garder le sang me ferais à coup sûr vomir. Boire de l’eau avait moins de chance, mais c’était probable. Avec précaution et en faisant attention à la douleur, lentement je me mis à me redresser. Mes pieds d’abord en premier, sur le sol. Puis mes bras pour m’appuyer et me redresser. C’était douloureux, mais bien moins que de prendre de grandes inspirations. Au moins, je n’étais pas trop amoché. Probablement la seule victoire. Ah… Mais je devais remercier Seïa. Il m’a traîné ici sans doute. Et je pèse mon poids. Ca n’a pas du être facile.
- « Et merci. Pour… M’avoir emmené ici. »
Oui. Vraiment merci. Parce que même si j’allais partir qu’il le veille ou non, j’étais heureux de voir, qu’il ne m’avait pas laissé sur le bas-côté comme le chien que j’étais. Merci.
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Mar 22 Aoû - 14:00
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Bon, si le Basky a repris conscience, une chose est sûre, il n'est pas complètement réveillé. Même Hikaru-kun, insomniaque comme il est, n'a pas une aussi sale tête. Bon, les coups y jouent aussi, soyons justes. Mais de là à parler anglais, heureusement qu'il se corrige, parce qu'entre Hikaru-kun qui est nul dans tout ce qui est matières littéraires et linguistiques, mon policier de tuteur avec son accent à couper au couteau, moi qui n'a jamais fourni le moindre effort dans la matière -je ne me donnais à fond qu'en sport- il ne reste que mon autre tuteur et Mitsu-chan pour nous dépanner. Alors oui, il a bien fait de se reprendre, sinon je crois qu'on se se serait aucunement compris pendant un sacré moment, et rien que cette pensée me fit lâcher un rire embarrassé de ma non compétence en la matière. Peut être que j'aurais dû travailler un peu plus mais bon, ce qui est fait est fait et à vingt-et-un ans, je n'ai pas trop l'intention de retourner au lycée, même si d'après un certain petit frère, je passerai incognito tellement j'ai l'air débile et il m'a vraiment énervé sur ce coup là, le pire étant qu'il a même sorti que je pourrai retourner au collège, je n'ai pu rétorquer qu'en demandant à mes tuteurs de le renvoyer en primaire, et ça a fait rire tout le monde.

« Je ne vais pas t'en vouloir, je ne sais moi-même pas ce que veut dire ''prudence''. »

Déjà, j'étais content de le voir de retour, ensuite, sa réponse avait du mal à me convaincre, mais avec ses excuses, j'avais balancé une réplique qui me fit rire. Ce que je pouvais être drôle dans mon honnêteté des fois. Je soupirai donc de soulagement en ouvrant un des paquets contenant le Saint Graal, traduisez par un melon pan que je commençai à croquer. Ça vaut pas des pocky au matcha dont le sachet, celui dans la boite et qui contient les délicieux bâtonnets, vide bien évidemment, traînait sur le bureau de mon cadet, mais ça reste bon, surtout que j'avais faim après toutes ces aventures fallait que je recharges mes batteries sinon j'allais m'écrouler. Me retenant de faire une remarque sur ses iris rouges avec la réplique ''t'as de beaux yeux tu sais ?'' je le vis chercher sa capuche. J'imagine qu'il n'avait pas trop envie de se montrer ainsi, mais rien ne pouvant me couper l'appétit, preuve en est de mon goûter bien entamé. Définitivement, le terme ''savourer'' m'est aussi inconnu, tout comme le terme ''conversation'' de lui. Enfin, ça c'était avant qu'il ne me questionne sur mon état, et ce fut un coup à manquer d'étouffer avec ce que j'avais dans la bouche, puis, une fois revenu en vie -car j'ai bien cru mourir- je jugeai bon de lui répondre.

« Comme toi, dis-je avec un clin d’œil, j'ai connu pire. »

Ce qui n'était pas excessivement faux, mais c'est surtout que j'allais pas mourir pour un couteau dans la jambe, et puis je n'avais pas envie de tout déballer non plus, j'aime bien avoir mes secrets connu que de mon journal. Oui je tiens un journal intime depuis que je sais écrire, ça pose problème ? Et non, même sous la torture, je ne révélerai pas son emplacement. Il y a toute ma vie dedans, jour par jour, et il est hors de question que je laisse quelqu'un fouiller dedans, même si c'est ma famille. Quelle chance que je n'ai pas à m'inquiéter d'un risque de découverte de mes secrets, quand on sait qu'il m'est de nombreuses fois arrivé de plus ou moins retourner leurs espaces personnels -et pas que pour retrouver mes pulls- en quête d'informations lorsqu'ils n'allaient pas bien. Je devrais noter aussi de regarder un peu du coté de Mitsu-chan si elle m'a bien tout dit pour ce qui s'est passé dans le métro. Mais d'abord, il fallait peut être que je m'occupe de confier Basky à plus qualifié que ma famille pour s'en occuper. Ce que j'aurai pu faire si je n'étais pas en train de manger, ce qui fait que je me retrouve avec l'herbe coupée sous le pied. Tant pis, j'ai la pirouette !

« D'accord, tu passeras la nuit ici, annonçai-je ou plutôt imposai-je en souriant, je vais pouvoir dormir avec Mitsu-chan !! »

Car ne nous leurrons pas, ça m'arrange un peu au fond, vu que ça me fait un excellent prétexte pour coller ma frangine. Et une excellente occasion de me venger de mon petit frère en monopolisant un peu MA sœur. De toute façon, on adore dormir ensemble -car on ne fait rien de plus que dormir je vous le promets- en tant que frère et sœur, c'est trop mignon quand dans son sommeil, elle se recroqueville contre moi à la manière d'une enfant sans défense. Quand je pense qu'après, on me demande pourquoi je la couve autant cette petite. C'est pas ma faute ! Elle est toute petite -un mètre soixante-sept- toute innocente et super mignonne surtout quand elle sourit, c'est un coup à vous faire fondre le cœur !! Donc je suis très content de mon arrangement, et pas du tout désolé pour mon petit frère. De toute façon, il dort très peu ce qui fait que ce n'est pas un problème en soi. Premier melon pan fini, c'est l'heure d'entamer le second et là...frustration. C'est pas contre toi Basky mais m'interrompre quand je suis sur le point de manger -je ne vois pas de quoi vous parler lorsque vous dites que j'ai déjà mangé mais alors pas du tout- c'est presque un crime et heureusement que tu avais une bonne raison et moi, une bonne réactivité.

« Pas de problème tant que je peux aider ! »

C'était sincère, de toute façon, avec mon petit frère qui n'est pas là, je ne crains rien. Posant ma friandise sur les genoux, je me baissai sans poser de questions pour atteindre la bassine sous le lit -du coté de mon cadet lors de ses indigestions qui ne sont que le fruit du karma qui me venge pour tous les goûters qu'il me vole- et la posant près du malade, je pris très vite la bouteille d'eau sur la table de chevet, et chouette, il y en avait encore.

« Et voilà, ce n'est pas grand chose ne t'en fais pas. »

On voit qu'il n'a jamais vu quand Hikaru-kun ou moi sommes malades, c'est toujours très comique...enfin, j'ai un deuxième melon pan à attaquer et vu comme c'est parti, le troisième risque fort d'aller dans mon estomac lui aussi.

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Mar 22 Aoû - 14:47

Houston on a un problème


Je pense sincèrement que je vais finir par vomir avec l’odeur de melon et le goût de sang dans la bouche. Je me demande vraiment comment il fait pour ingurgiter autant de nourriture. Un vrai glouton apparemment, se type. Pas que cela me dérangeais, j’étais déjà en train de squatter je n’allais pas en plus lui demander de sortir de sa propre chambre parce que l’odeur ne me convenait pas. Je préférais cependant éviter la performance en face de lui, surtout que le goût de bile, ce n’est pas mieux en plus sans aucun doute, que les spasmes qui accompagnerons le mouvement seront encore plus douloureux qu’avant. Il s’exclama de son ton toujours aussi guilleret que je n’avais cas resté ici pour la nuit. Non pas que j’avais vraiment le choix au vu de ma disposition physique. J’haussais les épaules d’un air un peu défait, visiblement battu au jeu. Je l’étais sans doute depuis le début de toute manière.

Je pris la bouteille et ouvrant le capuchon j’en bus une longue gorgée. Autant dire que ça fait du bien. Cependant, je faisais attention à ne pas trop boire, sinon je risquais de me rendre malade. Je ne l’étais pas pour l’heure et je préférerais rester dans cette position. Sinon, avec des côtes cassées, ce serait une tout autre histoire. Je rebouchais la bouteille que je posais par terre et non sur la table de chevet, simplement parce que bouger mes bras vers le bas est moins douloureux que vers le haut. La bassine je la posais au pied droit avant du lit. Inutile pour l’heure, mais on ne sait jamais. Je relevais la tête à nouveau.
- « J’espère que je ne dérange pas au moins ? Sinon je peux dormir par terre ou même un canapé. J’y suis habitué. Sa ne me dérange pas. Je crois avoir déjà assez gêné tout le monde. »
La dessus, ça ne pouvais qu’être vrai, surtout lorsqu’on refuse d’aller à l’hôpital. Mais y aller, se serait vraiment la mort pour moi. Je préférais rester ici, quitte à devoir dormir sur un paillasson ! Ce qui, cela dit, n’était pas aussi inconfortable qu’on pourrait le croire. Bref, retour au présent. Je devrais peut-être aller à la pharmacie du coin… Ou bien alors lui demander ? Non. Hors de question. Ne pas dépendre des autres. J’irais. Quand je serais un peu plus reposer. Je me sentais vider de toute mon énergie. Normal je suppose après se qu’il nous est arrivés.

Je fixais un point sans réellement le voir. Je me demandais… Il n’avait pas de parent se Seïa ? Parce qu’il parle de son tuteur, mais père ou mère, je n’en sais rien. Je me demande comment je pourrais le remercier de l’aide apportée. Rien, évidemment, ne pourrais vraiment redonner se qu’il avait d’abord fait pour moi. Et puis il semblait déjà avoir tout de prêt… Il était normalement comme ça, ou bien il avait fait ça pour moi ? Probablement que c’était déjà ici. Non pas que cela me concerne. De mon pouce et de mon index je me frottais l’arrête du nez et les yeux d’un air fatigué. J’étais en train de perdre le fil de mes pensées. Il fallait que je me concentre.
- « De toute façon, demain je repars. Je ne veux pas vous ennuyez plus longtemps ici. Est-ce que tu as l’heure d’ailleurs ? J’ai perdu mon portable dans la mêlée de toute à l’heure. »
Portable qui contenait mes photos, mes contacts et mon identité. Difficile de mentir là-dessus d’ailleurs, vu mon travail avec les S.S. Maintenant, il était entre les mains des forces de l’ordre. Et je n’étais vraiment pas dans une bonne situation. Je l’aimais ce portable. Il était tactile, mais outre ce fait il était noir et il portait les noms des gens qui m’avaient aidés. Il était rectangulaire et les angles arrondis et entièrement noir mat. L’écran était fissuré et portait des tâches brunes sur la coque résultat d’un ancien combat. Je me demandais bien combien de temps ils mettraient avant de me trouver ? Probablement pas beaucoup. Je ne pouvais donc pas traîner.

Jetant un regard un peu plus lourd sur la pièce qui m’entoure j’observe un peu l’endroit avant de me demander à combien ils vivent ici.
- « Vous êtes nombreux ici ? »
Non pas que cela me dérangé plus que ça, avoir un toit, c’est déjà beaucoup, mais par contre, je ne pouvais pas retirer le lit de quelqu’un. Et encore moins d’un membre de sa famille. Et puis de toute façon, j’allais probablement quitter cette nuit lorsque tout le monde dort. Si je me sens bon pour ça. Il faudrait que je sache comment sortir cependant, parce qu’ils doivent verrouiller l’entrée et je n’étais pas en état de jouer les voleurs en sortant par la fenêtre. Je ne me sentais pas assez pour me lever de toute manière.

Autant me recoucher. Inutile de gaspiller de l’énergie. Surtout que je ne mangeais pas déjà pas grand-chose. Probablement qu’il allait me proposer vu sa nature. Mais hors de question de manger quoi que ce soit, si ce n’est par politesse. Intérieurement je préférais qu’il ne me propose rien. Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai mangé quelque chose de réellement consistant mis à part un sandwich par-ci par-là. En plus d’avoir un appétit d’oiseau mon psychologue m’avait signalé que je pouvais être quelqu’un qui fasse de l’anorexie nerveuse. Pas que j’étais contre son avis, mais même si en effet, je me privé parfois de manger, c’était surtout que je ne me sentais de prendre quoi que ce soit. Avec ce monstre en moi, je me sentais toujours dégoûter de la nourriture de toute façon. La viande me rappelais trop de mauvais souvenir, je n’étais pas un grand fan des boissons sucrées ou du lait et les légumes étaient à peu près la seule chose que j’acceptais de manger avec des fruits.

Alors que je reprenais une position horizontale, je fixais désormais Seïa. Il était étrange, ce jeune homme. Gentil et pourtant il semblait caché quelque chose. Des doutes ? Peut-être. Tout le monde en a cependant. Et puis, je me sentais comme un mouton noir avec lui. Je ne me sentais pas mériter son amitié, pas avec se que je fais. Se que je suis.
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Mar 22 Aoû - 18:41
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Contrairement à ce que l'on croit, le melon pan ne porte pas son nom à cause d'un quelconque goût melon, mais uniquement par la forme, car c'est une brioche recouverte de pâte à biscuit, et parfois, on l'aromatise au melon. C'est le cas pour ceux-ci, et même si comme toute sucrerie, j'aime beaucoup, mes préférés restent au chocolat et au matcha, comme mon frère même s'il adore nature aussi. Quand à ma sœur...elle n'aime pas ce qui est sucré en général. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle serait toute mignonne si elle faisait un effort pour manger quelque chose de sucré, mais je ne peux pas la forcer, déjà qu'elle fait l'effort de goûter. Mais le plus important c'est de voir le blessé boire un coup. Désolé, j'avais juste tellement faim que je n'y ai pas prêté attention. J'espère quand même qu'il ne va pas vomir tout de suite, je ne crois pas qu'on a des cachets pour ça dans la pharmacie en plus...ça vaut le coup de vérifier, mais Hikaru-kun s'en occupe plus souvent que moi à vrai dire, donc ma connaissance du contenu n'est pas super étendue, et comme je ne veux pas laisser Basky tout seul, je vais attendre son retour qui a intérêt à être rapide, et le temps passe toujours plus vite lorsqu'on converse.

« Pas besoin d'être aussi extrême ! L'un de mes tuteurs est parti pour un colloque au nord du pays et ne rentre que dans deux jours, l'autre...je me demande ce qu'il fait, ce lit est assez grand pour deux donc mon petit frère n'y verra aucun inconvénient, et moi, j'ai juste hâte que ma sœur rentre pour dormir avec elle !! Donc en plus de ne gêner personne, tu fais mes affaires. »

En revanche, note à moi même : mon rire maléfique, faut que je le retravaille un peu car il n'est pas crédible. Ce n'est pas faute d'essayer pourtant, d'avoir l'air d'un méchant de film, sauf que le coté enfantin ressort trop. Je suis tellement content de pouvoir dormir avec Mitsu-chan aussi, ça fait un bon moment que j'ai pas pu, surtout avec mon petit frère qui vient la déranger juste parce qu'il n'arrive à dormir sans son aînée. Alors certes, c'est adorable mais à force je commence à croire qu'il fait exprès et je l'aurai même cru si mon cadet n'était pas une brêle pour mentir. Tout comme mon ami n'est pas très doué, surtout vu son état à rester concentré. Je ne voudrais pas avoir autant de choses qui me traversent l'esprit pour ma part, j'aurai un mal de crâne à force, alors juste m'inquiéter pour mes cadets, c'est bien suffisant. Bien évidemment, avec la deuxième partie de mon goûter dans la bouche -entamé à un rythme plus lent cette fois car j'ai bien compris la leçon- j'avais du mal à nourrir la conversation en plus de mon ventre. Je me demande d'ailleurs ce qui est prévu pour ce soir, vu que j'ai pas le droit de toucher aux fourneaux et c'est plutôt triste parce que je ne sais même pas pourquoi, je ne sais même pas si je suis bon cuisinier ou pas !

« Je te dis que tu ne nous ennuies pas Basky ! Mais si tu veux savoir c'est...dis-je en sortant mon portable pour voir l'heure...et des appels manqués, l'heure de sérieusement m'inquiéter parce que de un, personne n'est de retour et de deux, vu ce que je vois je vais me faire massacrer quand ils vont rentrer... »

J'aurai voulu doubler un fantôme que je n'aurai pas pu prendre un meilleur ton, en voyant tous les appels de mon petit frère et mon tuteur, que je n'ai pas pris parce que mon portable était en mode silencieux comme toujours, jusqu'à cette heure où les magasins commençaient à fermer, le coucher de soleil en étant l'augure. Et aussi parce que dans la famille, on est fier d'utiliser de bons vieux portables à clapet car ça ne se brise pas facilement contrairement aux téléphones tactiles. On avait le même modèle dans notre fratrie, mais en couleurs différentes. Le mien était bleu clair, celui de mon petit frère vert clair, et ma sœur en avait un blanc...qui traînait neuf fois sur dix sur son bureau. Elle n'est pas habituée mais en même temps, c'est nécessaire, sinon je ne sais pas où elle est et je n'arrête pas de m'inquiéter encore plus ! Enfin, ce ne serait quand même pas parce qu'au début, je l'appelai très souvent pour ne pas dire dès que j'avais un moment et pour encore moins dire que j'étais à la limite du harcèlement, si ? Sauf qu'il restait la problématique de son portable, parce que si jamais il était en contact avec des proches, ce serait plus difficile et en plus, c'est pas donné ces machins...j'espère pour lui que même entre les mains de la police, il est intact.

« Hein ? Euh...ça dépend de ta définition de ''nombreux'' je suppose''... »

Tiré ainsi de mes pensées, je me fis un plaisir de partir du coté de ma table de chevet, pour en ouvrir un tiroir, le premier, contenant ce que notre famille avait de plus précieux, les souvenirs. Là, c'était une photo de famille parmi d'autres, mais ce jour là, on s'était disputés avec mon petit frère vu qu'on voulait avoir notre sœur pour nous, et elle avait fini tout sourire dans les bras de son père sans qu'on ait rien vu venir. On était un peu fautif sur le coup, vu qu'on ne lui avait pas demandé son avis, mais la revoir me fit rire. C'était quand on était encore à Sapporo, donc normal qu'on soit tous bien couverts parce qu'il ne fait pas super chaud. Enfin on s'y habitue vite, vu que je suis né dans une ville portuaire voisine -Otaru- et c'est peut être pour ça que je me suis vite familiarisé avec Yokohama. Enfin, c'est avec mon grand sourire heureux que je lui montrai la photo où on était tous les cinq, ma sœur dans les bras de son père avec autant dire une ressemblance flagrante, notre autre tuteur à coté, un homme dont la gentillesse ne peut que transparaître, et moi, avec mon petit frère, en train de se faire des oreilles d'âne. Ça me rappelait aussi l'époque où j'étais encore brun, du coup, il n'y a que la différence de taille et la couleur des yeux qui nous différencie, mon frère et moi.

« Cinq c'est un bon chiffre en plus ! Voici mes tuteurs, dis-je en les montrant sachant que distinguer le policier de l'astronome était plutôt facile, mon petit frère, Hikaru-kun, qui s'est en passant occupé de la plupart de tes blessures, et ma petite sœur...attention, c'est très rare de la voir sourire comme ça ! Après, je n'ai jamais dis non à des petits frères et sœurs en plus. »

Je n'arrivais pas à m'empêcher de rire face à ma sottise, parce que c'était vrai, mais si je pouvais éviter d'avoir les mêmes, ça m'arrangerait !
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Mar 22 Aoû - 19:31

Houston on a un problème


J’étais assez étonnais de voir comment il était capable de ce bâfrer de sucreries. Déjà une seule parfois, sa me rends malade… Cependant je devais admettre que son… Gâteau ? A vrai dire je ne connaissais pas se qu’il tenait, avait l’air bon et j’en aurais sans doute chapardé si je n’avais pas envie de vomir. Se pauvre Seïa, il était aussi insistant sur le fait que je ne dérangeais pas, que moi je l’étais sur le fait que je dérangeais. A croire qu’ont le faisaient exprès tout les deux. Là-dessus, ont devaient bien êtres aussi têtus l’un que l’autre. J’eus un sourire à cette idée, heureusement caché par ma capuche. Pitié, faite qu’il ne dise pas de bêtise plus grosse que lui, je ne suis pas en état de rire. Pour le coup, mes côtes fracturées en finiraient cassées et là, ce serait direction hôpital.

Plutôt que de m’annoncer l’heure précise, il partit à nouveau sur le fait que personne n’était rentré. C’était si grave ? Sûrement dans une fratrie ont n’étaient pas toujours à l’heure et tout le monde ne rentraient pas à des heures précises… Sinon se seraient vite en surpopulation. Enfin pour moi, habitué au calme et à l’isolation, deux personnes, c’est déjà trop, alors plus… Quant au fait de se faire massacrer, je pense que je le comprenais. J’étouffais de justesse un léger rire, m’empêchant de peu de partir en toux douloureuse.
- « Je sais que je ressemble à un tableau de Pablo Picasso, mais ce n’est pas si grave, si ? »
J’avais mis une pointe d’humour dans ma phrase, parce que je n’avais à ce niveau là, plus grand-chose en réserve. Bien que mes interactions sociales soient limitées, d’où ma maladresse verbale parfois, je n’étais pas insensible à l’humour, j’en manquais juste terriblement et au vu de mon passé, c’était compréhensible. Je me demande même comment fait l’autre albinos pour avoir autant d’enthousiasme en permanence. C’est presque un miracle, de déborder d’autant d’énergie. Moi je suis tout le temps fatigué, peu importe le temps, le jour ou la nuit, qu’il neige, vente ou fasse soleil. Mes insomnies y étaient pour beaucoup mais c’était surtout que me sommeils n’étaient pas très réparateur, parce que je bougeais sans discontinuer dans se dernier.

Le pauvre bougre eut un air de déterré lorsqu’il fixa son portable, sans nul doute voyant avec effroi les messages et appels manqués. Je le comprenais. Mes premières journées avaient étaient mouvementées au S.S, et quand mal habitué à avoir des appels et des messages, je m’étais retrouvé avec un portable en fin de journée avec des appels manqués à ne plus savoir qu’en faire, j’ai vite compris qu’il fallait que je m’habitue à cela. En filature j’éteignais toujours mon portable, parce que sinon je risquais d’être repéré, mais lui, il n’en avait pas besoin, pourquoi mettre en silencieux sont portable ? Parce que clairement, y’avais pas d’autre moyen d’avoir raté ses derniers. Je remarquais avec étonnement qu’il avait ses téléphones portables à clapet, moins solide que les légendaires trente-deux, dix. Des dinosaures de la téléphonie mobile plus solide encore. J’en avais vu en France. Sa revenais à la mode, parait-il. Il sembla sortir de ses pensées lorsque ma question sur le nombre de membres familiaux qu’il possédait fut lancée. Il ce dirigea alors vers la table de chevet qu’il ouvrit pour en sortir une photo. Ils semblaient heureux dessus, pas le genre de photo que j’avais je devais admettre.

Je regardais pendant de longues secondes en silence et fasciné. Je devais avouer que je sentais une pointe de jalousie fasse à ce bonheur que je n’avais pas, mais je le chassais rapidement, parce que je n’allais tenir responsable Seïa de mon propre malheur. Il n’était pas la cause ni la raison. Je me sentais envieux. C’est ça. J’étais envieux. Mais c’était un péché. Aussi, je ne prêter plus attention à se drôle de sentiment. Malgré moi, devant la joie que la photo lui apportait, je ne peux que sourire.
- « Une grande famille en effet. Vous avez l’air de vous entendre. J’espère revoir ton petit frère. Pour le remercier de son aide. Ce n’est pas forcément une joie de soigner un étranger. »
Il aurait dû te laisser crever.... je clignais des yeux d'un air dérangé, avant de secouer la tête. Je n'avais rien entendu. Ou du moins, je faisais comme si.
Pour l’avoir fait sur moi et sur les autres avec les moyens du bord – une aiguille, une bassine et des fils – je savais que ce n’étais pas toujours très agréable de s’occuper des autres. Il avait décidément l’air d’un imbécile heureux. Peut-être que c’était préférable à l’horreur de ce monde. Pour lui, je lui souhaitais de ne jamais être confronté à cela. Il n’était pas prêt. Certaines personnes ne l’étaient jamais d’ailleurs.
- « C’est rare, de voir une famille s’entendre aussi bien. Je pense… Que j’aurais aimé en avoir une comme ça. Ils n’étaient pas maltraitant mes parents, mais là où je vivais, c’était un peu comme à l’ancien temps. Ma mère était une religieuse à la main de fer et mon père un ancien militaire. Autant dire que ce n’était pas la joie tout les jours. Je pense qu’ils s’en retourneraient dans leurs tombes s’ils me voyaient maintenant. »
Je ne savais vraiment pas se qu’il m’avait prit de parler de ça, mais je l’avais fait. Cela m’arrivait trop souvent. Je sais que j’étais très fatigué et blessé, mais au nom de Dieu, il fallait que je garde un semblant de contrôle !

J’eus un léger gloussement amer, qui heureusement, ne provoqua pas d’incident.
- « Je suppose qu’on ne peux pas toujours satisfaire les attentes de nos parents… »
Clairement, s’il savait que c’est moi qui les avais tués il m’aurait probablement livré à la police depuis belle lurette. Non pas que je ne l’avais voulus, mais de toute manière, que pouvais-je bien y faire ? Enfin, retour au présent. Rappelle-toi, reste concentrer sur le présent. Je poussais un soupir déprimé. Franchement, je pensais jusqu’ici que je n’avais pas atteint les bas-fonds, mais là, je crois que j’étais définitivement au plus bas…

Et dire que tout n’était parti de rien. Sans doute que Dieu te met à l’épreuve, m’avais dis à ma mère. Si c’était réellement Dieu qui me mettais à l’épreuve, alors, je me demandait bien comment il n’était pas le Diable lui-même.
@ pyphi(lia)
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