Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Houston on a un problème [PV : Kôta/Seïa]

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Mer 23 Aoû - 14:31
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Il y eut une époque où le portable en silencieux m'était inconnu, et pour cause, j'étais toujours aux aguets pour avoir des nouvelles de mes cadets...puis il y eut les études et là, je ne pouvais pas me permettre cet écart, donc un jour, je l'ai mis en silencieux, et je ne l'ai jamais retiré. C'est de ces vieilles histoires sans réelle importance où je me dis que je devrais mettre mon mobile en mode vibreur au moins...puis j'oublie et il reste en mode silencieux, ce qui provoque ce genre de petits incidents comme celui que je risque de me prendre en plein dans les dents. Sauf que j'aurai de quoi répliquer, que je sache, à leur âge, ces deux petits devraient faire attention lorsqu'ils sortent, surtout dans une ville où sévit des organisations loin d'être nettes ! Ils ne sont plus des gamins, certes, mais justement, ils peuvent se discipliner tous seuls sauf s'ils veulent m'avoir sur le dos. Et à mon grand dam, ils en n'ont aucune envie. Je ne suis pas si envahissant que ça pourtant ! Enfin de ce que j'ai l'impression, je ne fais qu'avoir de justes inquiétudes à leur sujet après tout, ce n'est pas ma faute s'ils sont parfois trop jeunes...ça m'arrange beaucoup mais chut !

« Oh si tu savais comme on se soucie des appar... »

Je n'ai pas pu finir ma réponse à l'humour par l'humour que je n'ai pas résisté au sien qui me fit lâcher un rire un peu fort. Je suis content, Basky connaît l'art de l'auto-dérision !! On va vraiment bien s'entendre alors ! Moi qui a failli craindre avoir un deuxième Hikaru-kun dans mes fréquentations, me voilà débarrassé de tous mes doutes ! Je veux bien avoir des gens sérieux dans mon entourage, mais il y a sérieux et dépourvu d'humour autre que celui de faire des farces vaseuses voire cruelles à l'égard de son frère aîné mais à part ça je ne vise absolument personne. Et puis bon, il n'est pas si maladroit socialement lorsqu'il veut. Si j'en crois mon petit frère, l'un de ses camarades serait encore pire, mais ça, bien évidemment, j'ai dû un peu creuser un peu pour lui tirer les vers du nez. Il vit pas des trucs supers intéressants mais il pense toujours que je l'écouterai jamais, alors quand Mitsu-chan vient le raisonner en défendant ma cause et qu'il vient ensuite me parler, autant dire que j'ai de quoi être heureux d'avoir des cadets aussi adorables. Et plutôt faciles à vivre lorsque ça leur prend, c'est chou. Ce n'est pas pour rien que je les aime, et pas que parce que je suis leur grand frère bien évidemment, même si je suis un peu leur exemple...c'est pas très vrai mais je préfère faire comme si, na !

Retour à la photo de famille, mon petit trésor qu'on a tous, enfin, moi j'ai celle-là, mais je me demande celle qu'ont les autres, car je sais qu'on en a des différentes, mais c'est tout. Il faut dire, c'est une tradition dans la famille, de faire une photo collective au moins une fois par an, pour célébrer nos liens en quelque sorte. Après, j'aurai pu lui en montrer une autre un peu plus récente, mais au fond, mes cadets resteront toujours petits pour moi, et pas parce que tout ce qui est petit est mignon. Bah non, mon petit frère n'est pas mignon même lorsqu'il était petit, donc cet adage est complètement faux. Autre argument, ma sœur, elle n'est plus aussi petite, mais elle est toujours aussi mignonne, et je n'ai pas besoin de continuer plus. Je n'ai jamais considéré qu'on était une grande famille, car je n'ai qu'un seul petit frère et une seule petite sœur, mais on était une famille heureuse, et c'était ce qui comptait, qu'on soit tous soudés et heureux, quoiqu'il arrive. De nos jours, c'était devenu plus rare, entre les enfants conçus juste pour faire bien sur la photo et ceux ayant une pression de malade pour correspondre à l'idéal de leur parents, c'était rare de trouver une famille comme la notre, et pas que parce que nous étions élevés et aimés par un couple du même sexe.

« Il ne le dira jamais mais ça lui fait plaisir de pouvoir aider les gens, dis-je comme si je révélais un énorme secret quoique tsundere comme il est, et puis comme il veut devenir médecin, il risque de soigner pas mal d'étrangers. »

Finissant sur un rire qui laissait progressivement place à un sourire de fierté quand j'en parlais, je me mis à écouter la suite de ses mots. Je crois que depuis le début, il n'a jamais parlé autant de lui, et encore moins depuis aussi longtemps, et j'étais touché. Peut-être qu'il me faisait confiance, je n'en savais trop rien, car il pouvait avoir tout autant besoin de juste parler un peu, c'est fréquent dans ces cas là, mais je sais que comme beaucoup, il aurait aimé avoir une famille comme la mienne. Me concernant, ma réponse est moins tranchée, car même si je n'ai que peu de souvenirs de mes parents en comparaison, ça reste quand même des êtres que mes tuteurs ne pourront jamais remplacer. Pourtant, ça m'empêchait pas de considérer Hikaru-kun et Mitsu-chan comme s'ils étaient mes frères et sœurs au niveau biologique. D'ailleurs, lui aussi parlait de ses parents au passé, et la suite me le confirma, ils étaient morts, mais je ne savais pas depuis combien de temps. Mais un point que mes parents et mes tuteurs avaient en commun, c'étaient que même si l'éducation était ferme comme ça se fait ici, la seule attente qu'ils avaient à mon égard était que je sois heureux, ce qui en soi n'est pas tant une attente que ça. Mais ce qu'il me racontait, finalement, je me doutais que ce n'était pas si ancien que ça, en fait, ça se faisait encore aujourd'hui, sous une forme différente juste.

« Au moins c'était assumé, dis-je plus amer que je ne l'aurai cru, à part que je suis désolé pour toi je ne sais pas quoi te dire...je n'ai pas vraiment connu ça, mais la seule chose qui peut encore les sauver, c'est sûrement le fait qu'ils t'aimaient. »

Oh bordel je suis en train de devenir méprisant là !

« Désolé, je trouve juste qu'un parent devrait d'abord se préoccuper du bonheur de son enfant héhé... »

Même avec mon grand sourire, le mal était fait, fallait que je trouve une parade...vite...bon, j'ai fait mieux mais tant pis !

« Tu veux un melon pan ? Proposai-je en lui tendant le dernier qui restait, C'est de la brioche dans du biscuit et celui là est aromatisé au melon ! Parce que avec tout ç,a faut penser à te nourrir Basky ! »

J'ai vraiment fait mieux niveau changement de sujet...
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Mer 23 Aoû - 15:16

Houston on a un problème


Peut-être que j’étais fatigué ou bien peut-être que je ne faisais pas trop attention, mais je ne mis plusieurs secondes avant de comprendre les paroles de Seïa. J’eus un froncement de sourcil avant de pencher la tête sur le côté, avec un air de réflexion. Il était vrai que mes parents ne voyaient pas le mal dans se qu’il faisait, mais il m’était arrivé plusieurs fois de rêver d’avoir d’autre parents, comme pour la fois ou ma mère avait jetée les fleurs que je lui avait offerte, ou lorsque mon père, soûl, en avait décidé que rester dehors par moins sept avec un pyjama durant trois heures, c’était mieux que d’être au lit.

J’eus à peine le temps de comprendre ses paroles, qu’il partit sur un autre sujet, qu’était la nourriture. Je ne me sentais vraiment pas capable d’avaler quoi que se sois, et rien que l’idée me fit sentir nauséeux. Je sentis presque mon teint prendre une couleur encore plus pâle qu’il ne l’était déjà.
- « Non merci. Je n’ai pas faim. »
Je savais pertinemment que si je mangeais maintenant, j’allais tout vomir quelques minutes après. Autant ne pas en prendre, c’est épuisant de le faire et ça ne vaut pas le coup de gâcher de la nourriture pour ça. Il était gentil se garçon, mais je devais admettre que je me sentais un peu trop enfermé ici… Peut-être qu’ouvrir la fenêtre m’irais mieux ? Non, probablement pas. C’est juste que je suis gêné de rester ici. Je ne veux pas embêter qui que ce soit. Je devrais partir. Je me demande encore une fois se que je fais là. Pour être franc, j’aurais du partir depuis déjà plusieurs minutes. Je sais que je ne pourrais pas convaincre l’albinos de me lâcher, parce qu’au vu de son caractère, il est trop têtu pour accepter que je m’en aille dans cet état. Mais il était hors de question de lui demander de l’aide pour la douleur. Je me retrouvais donc coincé, sans pouvoir faire grand-chose.

Je ne savais pas quoi dire ou faire et encore moins quoi penser. Ce n’est pas que je ne voulais pas de cette amitié, c’est que je ne pouvais pas. D’ailleurs… Il à mentionné sa sœur. Ca veut dire qu’elle sera ici ?! Oh, nom de dieu, ce n’est pas possible… Elle va vouloir me demander se qu’il c’est passé. Et savoir se que je suis… Je devais partir, c’était décidé ! Impossible de rester avec elle dans les parages.
- « Tu as… Tu as mentionné ta sœur tout à l’heure. Ça n’as peut-être aucune importance mais… Je me rappelle que lorsqu’elle nous à mit à l’écart elle à utilisé mon couteau pour s’égratigné la joue. »
A vrai dire, je ne savais pas pourquoi je pensais à cela maintenant, parce que clairement, ça n’avais aucun rapport. Mais il était vrai que je ne comprenais toujours pas le pourquoi de se geste pas plus que l’intention caché derrière. Faire croire à une agression ? Quel intérêt ? Faire croire qu’elle avait participé à la mêlée ? Une fois encore, quelle était le but ? Ca n’avait pas de sens. Bon… Retour au point zéro. Que pourrais-je bien faire ? Demander un service ? Non. Il avait fait assez pour moi. Je pouvais toujours essayer de le convaincre que j’aille seul à la pharmacie, mais vu ma tête, je pense que se dernier n’allais pas me laisser aller comme ça.

Ca valais toujours le coup d’essayer. M’éclaircissant la gorge, je me lançais.
- « Humm… A vrai dire, j’aimerais aller à la pharmacie du coin si possible. Je n’ai pas vraiment des nuits calmes alors j’ai une prescription… Et vu que pour l’heure, c’est un peu compliqué de retourner chez moi… Je pourrais peut-être aller chercher une nouvelle boîte. »
Pathétique excuse, on est d’accord, mais ça peut toujours marcher. Je lui passais évidemment tout le paragraphe du pourquoi j’avais des nuits agitées et encore plus celui ou j’allais chez le psy qui m’avais donné une prescription de morphine. Parce que, soyons honnête, ça fait junkie à un niveau assez élevé ! Ce n’était pas que je n’appréciais pas sa compagnie, c’était juste que vraiment, même si, sur l’instant parler avec quelqu’un d’amical me faisais du bien, cela me ferais plus tard plus de mal qu’autre chose. Parce que je sais que le contact me manquera, comme un drogué manque son prochain shoot. Et je savais que si je restais trop près de lui et de sa famille, ils auraient plus d’ennuis qu’ils n’en auraient jamais eut. Ce n’était pas contre eux. Ce n’était pas que parce que je n’avais pas confiance en eux, c’était surtout que je n’avais pas confiance en moi.

Bon sang, j’étais crever… je m’en rendais de plus en plus compte, mais suivre une conversation, ça devenais compliqué. Et je me sentais parfois fermer les yeux. Le combat et les blessures y étaient pour quelque chose sûrement. Je suis normalement assez résistant à se genre de chose. Tant pis, pour l’heure je devrais garder un semblant de cohérence. Parce que sinon, le pauvre se retrouverai bientôt avec un adolescent en pleine terreur nocturne et vu la violence de ses dernières, il se prendrait des coups dans la face pour sa peine. Non, j’attendrais que tout le monde dorme. Et ensuite je trouverais bien un truc… Un lacé ou bien un fil. Quelque chose pour m’attacher au lit. Si je n’avais rien pour me mettre hors course entre-temps, ce serait le meilleur chemin à prendre.

Rester à espérer que mon coup de la pharmacie est marché. Je n’avais ni l’humeur ni même la possibilité de faire réellement autrement. Enfin, du moins, pas sans dégâts, pour les deux côtés concernés. Si ça se trouve il va demander à son frère… Quoi que… Il n’a pas la prescription. Il ne pourra pas. Donc, je suis en position de négocier pour l’heure. Je sais que bouger avec des côtes dans mon état, ce n’était pas la meilleure solution, mais de toute manière c’était préférable pour moi, à être dans ses quatre murs me rappelant une prison. Non pas que la pièce était laide ou austère, mais l’ambiance et la fermeté m’en rappelais la composition.

Il fallait vraiment que j’arrête de tourner dans mon esprit. Je commençais à perdre pieds avec la réalité.
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Jeu 24 Aoû - 15:29
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J'ai dit que j'avais fait de meilleures déviations, mais l'important est que ça ait marché. Il faut dire, j'ai aussi connu des interlocuteurs moins coopératifs que Basky, alors je ne sais pas si c'est les blessures ou la fatigue qui a un rôle dans cette affaire, mais ça fait les miennes. Du moment que ce petit débordement reste inaperçu, tout me va. Bon, le sujet est très vite épuisé, mais je m'en moque plus ou moins royalement, je n'ai pas envie de ruiner son moral à...-bon sang c'est dur de ne plus dire ''petit''- ce jeune homme...c'est toute une habitude à prendre dis donc. Ce doit être l'habitude d'être l'aîné d'une fratrie, avec l'habitude de les qualifier de cet adjectif, tant que je l'utilise pas sur un grand type abusant des muscles, je pense quand même que je n'aurai pas trop de problèmes pour le moment. Héhé, j'essaie un peu de faire attention à ce que je dis maintenant, vu les fois où ça s'est retourné contre moi, y songer ne serait peut-être pas une si mauvaise idée que ça. Peut être qu'au fond, j'ai un peu trop d'honnêteté radicale, enfin, plus que ce que je ne crois. Mais surtout, j'ai un melon pan supplémentaire, mais je ne vais pas le manger tout de suite...je pense que je vais bien m'amuser quand Hikaru-kun rentrera, il va me détester mais rien n'est trop beau pour embêter mon petit frère de temps en temps.

Fait parfaitement justifié vu ce qu'il me fait, alors là, c'est l'heure de la première vengeance. Le pauvre, je le plaindrais presque si ce n'était pas moi qui m'en prenais à lui. Mais là, je me vois déjà en train de lui proposer ce melon pan, lui qui accepte et alors qu'il est sur le point de le prendre...bim il finit dans mon estomac, et juste après, lui balancer un ''au fait je dors avec Mitsu-chan cette nuit et c'est pas négociable'' pour finir de le rendre fou. Rien qu'à cette pensée je commençais à avoir la lueur malsaine dans le regard, celle qui augure le mauvais coup à venir, dans un plan minutieusement préparé afin de rendre la monnaie de sa pièce à ce gamin. Oh que j'allais savourer ce moment où mon petit frère allait hurler en remuant les bras dans tous les sens avant de me poursuivre sans jamais me rattraper. Croyez moi qu'il va regretter d'être rentré à la maison une fois victime de mon machiavélisme sans précédent. Après faut espérer que ma frangine ne ruinera pas l'amusement en nous demandant de nous calmer car ça n'aurait plus rien de drôle, puisque dans notre peur de la voir s'énerver -car on ne l'a jamais vue énervée en fait- on évite, tellement on a peur que ça explose comme pas per...

« Hein ?...bon bah elle ne rentrera pas ce soir... »

Tentative d'adopter un ton léger alors que je mets en place l'alerte rouge réussie, je ne sais pas moi-même comment j'ai fait, mais j'ai réussi ce prodige alors je ne vais pas me poser plus de questions que nécessaire. Autant ne pas inquiéter Basky avec tout ça, connaissant ma sœur, quelque chose cloche. Elle n'aurait pas fait ce genre de choses pour rien, problème, j'étais tombé dans les vapes durant la mêlée, donc impossible de savoir ce qui c'était vraiment passé. Ça avait le mérite de confirmer ma théorie sur ce qui s'était passé, mais maintenant, il fallait savoir pourquoi ça s'était passé. Mais je n'interrogerai pas le blessé pour le moment, pour les raisons citées précédemment, mais il fallait que je réfléchisse à comment m'adresser à elle, parce que ça va finir par craindre un peu cette affaire. Alors je sais pas si elle a développé des tendances suicidaires récemment, mais si ça arrive trop souvent, ça va encore avoir des conséquences aussi désastreuses que ça...pour ne rien montrer de mes pensées, je partis ouvrir la fenêtre pour laisser un vent glacial rentrer. Parfait, je n'en demandais pas plus. Ah si, un Hikaru-kun qui revient visiblement remonté. J'espère qu'il parlera cette fois, mais ne vois-je pas ses lèvres proférer une malédiction à mon égard ? Si, ça veut dire que quelque chose s'est passé. Ça, les appels manqués, le non-retour de ma sœur, tout concorde.

Puis, surprise, Basky qui demandait à aller à la pharmacie, ce qui me fit me retourner vers lui. L'ordonnance, les nuits agitées, tout ça, je peux comprendre, mais dans son état, ça risque d'être difficile, j'ai pas envie qu'il prenne ce risque. De l'autre coté, fallait bien que je l'aide un peu, surtout s'il dormait mal, ça n'arrangerait pas ses blessures. Et puis au vu de la prescription, vu que je suis le seul majeur par ici, ce serait peut être plus judicieux que j'y aille. Mon petit frère semblait tellement en colère que je préférais, dans ces cas là, ne rien lui demander. Le choix était vite fait, mais restait à savoir s'il me faisait assez confiance pour me passer le nécessaire, mais le futur médecin a été clair, un minimum d'efforts pour un rétablissement maximum, et je suis bien de cet avis, alors désolé pour lui, surtout s'il avait envie de sortir, mais il y a des règles de sécurité à respecter quand on est blessé, et en plus de faire respecter l'ordre et la justice, un policier doit aussi faire régner la sécurité. Bon, si je promets de ne pas regarder précisément les médocs, peut être que ça le rassurerait, car les somnifères qu'on a sont censés être efficace, mais comme on est plutôt résistants et qu'on en a pas besoin, en plus de ne pas en avoir beaucoup, pour nous, c'est comme si ça servait à rien.

« Ce...oh bordel ! »

Oui, j'ai sursauté dès que j'ai entendu la porte s'ouvrir et les pas de mon petit frère. C'est confirmé, il est en rogne, et je prends à témoin la boîte d'antidouleurs que je viens de me prendre en plein visage...ok, il est passé à la pharmacie refaire les pleins...mais ça n'a pas pris autant de temps.

« Abruti de Seïa-onii-chan !! T'as intérêt à prier pour que Mitsuki-onee-chan passe la nuit sinon c'est toi qui vas y passer !
-Arrête de hurler et explique !
-Expliquer quoi ? Qu'en rejoignant ta putain de scène de massacre, un gars l'a poignardée deux fois dans le ventre et qu'elle est à l'hosto !? Que son père est d'ailleurs tellement inquiet qu'il passe la nuit à son chevet ?! T'avais qu'à être là bordel ! T'es son frère... »

Je ne pris même pas le temps de pâlir plus de quelques secondes pour assimiler les informations que je repartis tapoter la tête de mon petit frère en train de pleurer. Lui et son pessimisme je vous jure...

« Si elle passe la nuit elle est tirée d'affaire c'est ça ? Alors fais lui un peu confiance.
-Mais...
-Hikaru-kun, dis-je presque sévère, arrête.
-Désolé. »

Règle n°1 : on ne parle pas de ça devant des invités. Mais surtout, je lançai un regard à mon frère qui me répondit. On n'était pas proches, mais ça avait eu l'impact de favoriser notre compréhension si bien qu'en quelques secondes, on a fini par avoir la même conclusion qui resta silencieuse. On préféra revenir sur l'invité en question.

« C'est pas conseillé dans ton état, je peux y aller si tu veux, sinon l'un de nous t'accompagne, juste au cas où.
-TU l'accompagnes, je vais faire à manger.
-Mais !
-Si on te laisse entrer dans la cuisine t'es parti pour refaire Hiroshima avec un simple micro-ondes !
-Mais euh c'est vraiment pas sympa ça ! Manquai-je de hurler alors qu'il partait juste avant de m'éclaircir la gorge, alors Basky ? »
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Jeu 24 Aoû - 22:11

Houston on a un problème


Il était évident que la nouvelle sur sa sœur l’avait perturbé, lui qui était si plongé dans ses pensées. Cependant je n’eus pas plus le temps de m’interroger sur le pourquoi et le comment des actions de cette dernière, car la personne qui semblait être le petit frère de Seïa jaillit comme un diable de sa boîte dans la chambre. J’en aurais moi-même sursauté si je n’avais pas déjà était occuper à écouter se qu’il se passait surtout avec mes côtes qui ne m’auraient pas fait de cadeau. De là s’en suivit sans que je ne comprenne les tenants et aboutissants une conversation sur visiblement leur sœur dont je devais en admettre était probablement une sacré casse-cou pire encore que son frère. Je ne pus cependant, m’empêcher de tiquer au terme « scène de massacre ».

Je devais en admettre que la scène était flou, ne me souvenant tout au plus que du corps du chef que j’avais tué. Un lourd frisson me secoua, ne parvenant à retenir le dégoût que je ressentais pour moi-même. La discussion semblait s’envenimé et je n’avais vraiment pas envie d’être là pour voir ça, se n’était ni ma place ni l’endroit. Cependant, Seïa sembla comprendre que ce n’était pas l’heure puisque d’une voix autoritaire il indiqua à son cadet que le sujet était clos, du moins pour l’heure. Ils préfèrent dans un ensemble suspicieux retourner leurs attentions sur moi.
- « Je humm… Je préfère y aller accompagné. Si ça ne dérange personne de me traîner. »
Je n’étais pas hésitant parce que je ne me sentais pas à l’aise, j’étais hésitant parce que pour être franc, ma tête était ailleurs. Je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir coupable pour cette pauvre fille, dont j’aurais sans aucun doute épargné bien des douleurs et souffrances si je m’étais montré plus capable que je ne l’avais montré jusqu’ici. Il y avait définitivement un problème avec ça, surtout que je me rappelais maintenant que je n’avais mit à terre que deux inconscient et deux morts. Le premier étant celui au couteau dans l’épaule et l’autre avec la prise de la sentinelle. Il n’en restait définitivement au sol que leur chef et celui dont j’avais probablement massacré le visage dans un bain de sang.

Je plissais les yeux. Cela voulait dire qu’il en restait quatre au total, qui n’était pas mort et hors de danger, mais qui avait vu sans aucun doute une scène de carnage digne d’un film gore. Ils avaient également probablement vu la forme altéré de la Bête, bien que je ne puisse actuellement pas ou plutôt plus, me soucier de cela. Je me levais non sans mal me tenant les côtes par pur réflexe sans trop appuyer cependant, craignant la douleur. Une fois sur mes deux jambes et en équilibre je grimaçais. Mon dos aussi en avait prit un sacré coup. Sur le lit et assis je ne sentais pas grand-chose mais debout, tout les muscles tirés. C’était plus désagréable que réellement douloureux par contre, se qui était plutôt bon signe. Je n’avais jamais réussis à me casser quoi que se soit dans le dos et Dieu soit loué pour ce miracle, ce n’était pas les occasions qui manquaient !

Je cherchais à tâtons mon carnet pour en sortir de se dernier ma prescription dont je ne me séparais jamais – dans le cas ou une envie urgente se faisait sentir – bien que maintenant elle allait me servir pour autre chose que mes nuits agités. Je le sortis de la couverture de se dernier, afin qu’il ne parte pas au vent ou bien qu’il ne tombe pas au sol. Je refermais se dernier avant de le remettre dans ma poche et de placer l’ordonnance dans l’autre. Mon psychiatre me l’avait prescrit bien que cela ne soit pas habituel, parce que les somnifères étaient inefficaces. En désespoir de cause il avait tenté bien d’autre aide au sommeil, mais cela n’avait pas eut plus d’effet que les premiers. Désemparé il avait finit par prescrire des opiacés, non pas que cela soit quelque chose de très illégal, mais plutôt inhabituel dans des cas comme les miens. Il fallait dire que j’avais finis par développer une résistance presque étrange à ses derniers, les choix avaient donc était restreins sur la fin. Bien que j’eusse déjà utilisé des drogues comme la morphine dans les plus bas moments, je préférais éviter d’en arriver à de telles extrémités.

Enfin, de toute façon, ce n’était pas ça qui allait changer grand-chose, bien qu’en mon fort intérieur, je priais pour que Mitsuki aille bien et se rétablisse. Je pense, qu’ajouter un mort à la liste serait probablement la dernière de mes envies. Et si vraiment elle s’en sortait, peut-être que je lui rendrais visite… Non. Sans doute pas. Je me repris presque instantanément, alors que je descendais déjà les escaliers, marchant en auto-pilote. Surtout pas. Je devais partir bientôt, le plus vite possible. Je me demandais vraiment pourquoi, malgré cette répétition incessante dans ma tête, l’autre partie de mon cerveau refusait même d’entendre raison et essayait tant bien que mal de trouver des excuses pour rester. Comme si les fuites et les évasions en étaient assez. Comme si même intérieurement, je savais que j’avais prit un tournant, alors que pourtant il s’agissait probablement d’une banale rencontre… Étrange, de se dire que les gens les plus communs, soit parfois les plus intéressant.
@ pyphi(lia)
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Sam 26 Aoû - 14:22
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Autant dire qu'on a eu chaud. Un peu plus et Hikaru-kun déballait l'histoire de cet incident à Basky. Pas que je ne lui fasse pas confiance, il m'a prouvé que je pouvais, mais la blessure est encore là, même si elle n'est plus aussi vive, donc c'était mieux pour tout le monde d'arrêter d'en parler. De toute façon, c'était derrière nous et les choses c'étaient arrangées, donc je ne voyais même pas pourquoi on s'ennuyait à vouloir ressasser le passé. Je vois bien que ça ennuie même Mitsu-chan, et même si j'admettais adopter un comportement bien plus protecteur depuis, je ne rechignai pas d'efforts pour continuer malgré tout et ne pas le lui rappeler en permanence. C'est quand même dans ces moments là que j'assure en tant que grand frère, m'occupant comme il se doit du bien être de mes cadets. De plus, sans vouloir passer pour un masochiste de première, je dois avouer que je préfère que mon petit frère s'en prenne à moi. Tant qu'il extériorise, c'est pour le mieux, connaissant déjà les conséquences si jamais il trouvait intelligent de tout garder pour lui, ce que je ne permets plus...et pas que pour les sucreries, et oui je peux être sérieux quand ça le concerne...surtout quand c'est par rapport à ça en fait.

Et surtout, content de voir qu'il s'attaque vraiment au repas de ce soir, je me demande ce qu'il va faire, parce que savoir que c'est bon, pas de souci, il sait à peu près y faire en cuisine, mais ce qu'il va faire, c'est une autre histoire. Tant qu'il évite de donner à tout le monde un bon truc et moi juste des nouilles instantanées sous prétexte qu'« il n'y a pas assez pour tout le monde », ce qu'il m'a déjà fait, ça me va. Parce que ce jour là, c'est encore une fois ma petite sœur qui est venue à ma rescousse en me passant une partie de son assiette et du coup elle n'avait pas beaucoup mangé, et j'étais tout triste pour elle. Même son père lui avait reproché de négliger sa croissance...il avait touché le point sensible mais le mal était fait, donc elle a eu droit à des nouilles. Autant dire que vu sa taille, ça n'a pas fait grand chose. Pauvre petite c'est le cas de le dire, mais ça m'arrange, car avoir des cadets plus grands que moi, je ne l'aurai pas bien pris. Mais là, ils sont plus petits, ce qui est génial de pouvoir continuer à tapoter leur petite tête et à ébouriffer leur cheveux. C'est sûrement la meilleure chose quand on est l'aîné d'une fratrie.

Je fus coupé dans mes pensées fraternelles par Basky, qui me donna enfin une réponse, celle que je préférais. J'avais eu peur qu'il soit décidé à y aller seul, mais finalement, la raison l'avait rattrapé...enfin, je ne savais pas que la raison était capable de rattraper des gens, vu qu'elle ne m'atteignait que rarement en apparence mais c'était mieux pour lui. J'allais juste lui servir de soutien après tout, j'espère qu'il ne craint rien de moi, et si c'est le cas, bah je serai assez triste de savoir ça parce que c'est loin d'être sympa, après tout ce qu'on a vécu ensemble, les rires, les larmes, les cris...je crois que j'exagère un peu quand même. Ça m'a pris d'un coup, mais autant oublier, pour le bien de ma crédibilité, n'oublions quand même pas que je suis le futur Agent Akatsuki, la prochaine légende parmi les policiers, autant avoir une certaine contenance. Par chance, on était pas super loin de la pharmacie, ça devrait aller, faut dire, même si mes tuteurs et moi avons un moyen de locomotion, on est pas vraiment dans le centre ville alors il ne faudrait pas encore plus s'éloigner, quand on sait que mes cadets doivent déjà prendre le métro pour arriver en cours. Mais c'est mignon parce qu'ils n'ont pas voulu aller en internat alors qu'ils auraient pu, regardez moi cet amour !

« Pas de souci Basky, dis-je tout sourire, Hikaru-kun je te laisse la maison !
-Compris ! résonna sa voix depuis la cuisine, au fait, JE dormirai dans la chambre de Mitsuki-onne-chan ce soir !
-Espèce de...je laisse passer pour cette fois seulement ! Mais regarde quand même si tu trouves pas mes pulls !
-On verra ! »

J'avais bien plus de raison que lui d'aller dans la chambre de notre sœur, comme l'envie d'abord, mais aussi une énième mission de recherche de mes pulls. D'accord, je lui en donne quelques uns, sauf que si je pouvais éviter de passer tous mes hivers en chemise, je préférerai, parce que je me demande encore comment je fais chaque année pour ne pas choper une de ces crèves à force d'être dépouillé constamment de mes sweaters et pulls par ma petite sœur aussi adorable soit-elle. Et puis généralement, lorsqu'une fille a le haut d'un homme c'est pas celui de son grand frère si vous voyez où je veux en venir. Raison de plus pour être gêné des fois. Mais bon, mon cadet n'est pas au top au vu de la nouvelle, donc je passe mon tour pour cette fois, et je partis soutenir Basky pour l'aider à se relever. C'est ça l'attrait inexorable du lit, qui est tellement tentant la plupart du temps que c'est dur de se bouger une fois dedans. Surtout blessé je le reconnais, mais une fois sur ses deux jambes, je passai son bras autour de mon épaule pour lui assurer un bon appui -aucune remarque sur ma carrure ne sera autorisée cependant- et prenant mes clefs une fois près de la porte, j'ouvris celle-ci, on sortit, je fermai l'entrée, et pris la direction de l'ascenseur avant de sortir de l'immeuble.

« À droite toutes ! La pharmacie est à...si on compte notre état, ne pus-je m'empêcher de rire, une vingtaine de minutes de marche ? »
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Dim 17 Déc - 14:40
HRP IMPORTANT : Salut à toi, mon jeune ami. Pardonne moi, moi qui t'es laissé ici. Je n'ai pas tellement de justification ni d'excuse, si ce n'est la vie est dure. Des problèmes qui s'accumules et ne lâche plus, au point que j'ai finis par être incapable de revenir ici, motivation perdue. Aujourd'hui, je suis de retour pour essayer de remettre ça à flot. Je ne t'en voudrais pas, si tu abandonnais le RP, pas plus que si tu décidais de l'arrêter. Merci à toi, et à bientôt.

Houston on a un problème


Le chemin serait long. Vingt minutes de souffrance. J’étais habitué, à la souffrance. C’était une veille ami. Alors, je serrerais les dents, durant le chemin. Je me demandais encore se que je faisais ici, vraiment. Parce que soyons sérieux une minute, Seïa n’était pas le genre de gars qui devrait me fréquenter et encore moins m’aider. Il devrait me laisser mourir ici, il devrait me jeter du haut d’un point, pour le bien que sa ferait au monde, de ne plus avoir une raclure comme moi dans se monde. Bien qu’il serve de soutiens, la douleur s’intensifia sans que je ne puisse rien y faire, respirer était douloureux, marcher était douloureux. A se moment là, je me demandais même ce qui ne l’était pas.

Je me laissais guidé par les pas du jeune homme, parce que je n’avais ni la force ni le courage de porter ma carcasse plus longtemps. Si cela ne tenait qu’a moi, je me serais laissé mourir, mais la Bête elle, jamais ne me laissera faire. Et je ne veux pas lui donner l’occasion de sortir davantage. Je devrais probablement partir de cette ville. J’avais enfin commencé à m’y habitué. J’aurais du m’y attendre, au final, ce n’est pas nouveau. Elle est en moi, il est normal qu’elle fasse des dégâts là ou je vais. La question était, pour combien de temps encore, je parviendrais à la retenir. Si sa forme altérée avait pus sortir, alors sa forme complète ne tarderais pas à venir bientôt. Bientôt combien ? Je ne savais pas vraiment, sa pouvait être des jours, comme des semaines. Elle sortirait quelque part de toute façon, peu importe la ville ou je serais. Peut-être mieux vaut ici qu’ailleurs, cela dit. Je suis déjà grillé, donc autant finir le travail et ensuite partir ailleurs. Mais je ne savais vraiment pas si la police jouerait en ma faveur, cette fois.

Je n’imagine même avec Services Spéciaux… Qu’est-ce que j’allais leurs dires ? Je n’avais pas envie de pourrir mon sauveur, mais c’était la seule raison valable. Que faire…
- « Pourquoi… Tu m’aides ? Tu ne me connais, même pas. »
Oui, pourquoi ? Parce que l’altruisme, c’est jolie, mais je ne comprends toujours pas. Je ne suis personne à ses yeux, juste un inconnu dans la rue, qui avait massacré des gens et pire encore qui avait faillit le tuer lui. Alors, pourquoi aider un monstre comme moi ? Je sais qu’il m’avait déjà répondu à cette question, mais sa n’empêchais pas la confusion quand même. Pourquoi aider un monstre ? Je n’étais peut-être pas responsable des actes de la Bête, mais elle restait vivante en moi, je n’étais qu’un hôte, un vaisseau qui abritait un démon venu tout droit des enfers. Il tâche mon existence, elle n’as de sens que parce que cette chose existe. Sinon, je ne serais même pas ici au premier abord.

Je n’avais pas envie de partir. C’était ça, la vérité. J’étais fatigué, fatigué, fatigué… Fuite et évasion, sans s’arrêter, encore et encore. Je voulais pouvoir vivre tranquille, en mon fort intérieur. Je n’en avais pas le droit, je ne le méritais pas, mais je le désirais tellement. Je l’enviais, Seïa, lui avait tout et moi qui n’avait rien. Personne pour m’aider ou m’aimer. Mais surtout, je voulais enfin pouvoir dire autre chose que : « Je ne peux pas rester ». C’était ma phrase universelle. Je dois partir. Un automatisme tel un robot, qui répète ses actions sans jamais s’arrêter, ça en devenait presque étrange. C’était surtout que je ne voulais pas m’incruster dans sa famille et y foutre le bordel, surtout que part ma faute, sa sœur était dans de beaux draps. Oui ma faute. Comme a peu près tout se qui arrive aujourd’hui à Seïa.
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Jeu 21 Déc - 23:28
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HRP : BASKY !!!!! *gros câlin* J'ai bien l'intention de continuer ce RP vu comme on est bien parti, alors je ne peux qu'espérer que ça s'arrange un jour pour toi, et merci déjà de me faire ce petit mot, c'est vraiment adorable, donc encore plus de bon courage pour la suite !

À l'abordage donc pour aider Basky ! En le ménageant un peu quand même vu qu'il ne veut pas aller à l'hôpital. Je vais passer sur les antidouleurs qui ne soigneront jamais des côtes cassées -petite pensée pour toi petit frère et tes côtes cassées juste en rigolant- et mettre un peu d'efforts dans ma marche, c'est le moins que je puisse faire. La pharmacie est notre destination, une vingtaine de minutes le temps pour y arriver vu notre état, sinon c'est bien moins. Ça va être long, ça va être dur, et je promets du sang, de la sueur et des larmes, mais on va y arriver, je n'en doute pas, alors que je commence à m'y diriger. Depuis le temps que je connais la ville aussi...j'y ai passé la majeure partie de mes années, mais ça ne m'empêche pas de penser à ma ville natale. Ou l'autre ville où j'ai grandi, malgré des souvenirs plus vagues, notamment pour la première. Je me souviens surtout que c'était une ville portuaire, donc en arrivant ici, j'étais peut-être moins dépaysé que le reste de ma famille, qu'importe si ça fait environ quinze ans que j'ai quitté Otaru pour Sapporo, puis pour Yokohama. Enfin, une part de moi espère quand même s'en aller une fois que mon policier de tuteur en aura fini avec son affaire, mais une autre a quand même vécu ici...bon sang je ne suis vraiment pas fait pour une vie itinérante !

J'aimais bien ces lieux où j'ai totalisé mes souvenirs sur la plage, au port, dans les boutiques ou bien à la maison. Ce serait dur de quitter un endroit si cher à mon cœur, je le sais, mais c'est toujours ça plutôt que d'être à l'épicentre de la mafia portuaire. Ah si on savait comment ce fut un cauchemar les premiers jours, toujours à m'inquiéter de mes cadets, leur interdisant d'aller au port notamment. Je m'inquiétais sans cesse, vivant dans la peur que quelque chose leur tombe dessus. Une attaque, un imprévu, un séisme, n'importe quoi en somme. Et alors que je commençais tout juste à m'habituer à cette pègre, me disant que finalement, elle n'attaquerait peut-être pas les civils et que de toute façon, ils le faisaient de nuit...boum ! Un salaud attaque un métro avec des bombes, et qui plus est, ma petite sœur était dedans, heureusement qu'un miracle -parce que je ne vois que ça- a pu la sauver. Je n'ai vraiment pas envie que ça recommence, et encore moins qu'un membre de ma famille y soit de nouveau impliqué. Mon seul espoir est donc que ça finisse avant que les dégâts aillent au delà de ce qu'il nous sera possible de protéger, et c'est vrai ce qu'on dit, comme quoi il faut manquer de perdre ce qui nous est précieux pour réaliser son importance...

Même sans ça je l'aurai bien vite réalisé, en revanche, j'aurai préféré ne jamais réaliser que...j'aimais Mitsu-chan à ce point. Elle devait rester ma petite sœur, c'était mieux, car elle ne se rendait pas compte de ce que je ressentais, je ne pouvais pas me résoudre à y penser outre mesure. Et puis pour le moment, c'était son rétablissement qui importait, l'important étant qu'elle passe la nuit, c'était ce qu'il fallait espérer. Mais à quoi elle jouait aussi ? Cette question me brûlait les lèvres sans savoir si elle accepterait d'y répondre, des fois, elle était opaque sur ce qui la concernait, et ça m'inquiétait. La peur qu'elle prenne de trop grands risques et qu'elle finisse par le payer trop cher était le propre d'un grand frère au moins. Mais elle ne faisait pas ça sans raison, après tout, elle aurait pu facilement les contourner pour rejoindre son père, alors pourquoi l'inquiéter à ce point ? Je voudrais poser la question à Basky, mais j'ai l'impression que ce n'est pas le moment, vu comment malgré mes efforts, je ne peux pas lui retirer la douleur qu'il éprouve, ça me désole un peu. Avoir l'impression d'être chanceux, privilégié, j'en aurai presque honte, d'exposer mon bonheur quand d'autres n'ont rien de cela. En espérant qu'il ne m'en veuille pas pour tout ça...

Alors sa question m'a un peu perturbé. Si on devait sauver que ceux qu'on connaissait, ça ferait bien peu de monde je pense, ça m'a juste semblé normal alors j'ai juste pu répondre d'une manière assez...particulière et classique.

« Et toi alors ? C'est valable dans l'autre sens non ? »

Avais-je dit avec un sourire qui se voulait avenant avant d'apercevoir un banc. Bon, tu m'excuseras, Basky, mais l'accélération, c'est juste pour atteindre plus vite le banc et t'y déposer parce que j'ai tellement l'impression que tu morfles que je crois qu'une pause ne te fera pas de mal. Et c'est donc comme ça qu'en quelques pas qui manqueraient presque d'être des foulées de course si je m'écoutais -prendre soin de mes blessures étant un concept que j'ai souvent ignoré- que mon futur ami, j'espère, put rencontrer le banc en question. Banc normal, j'en conviens, mais après les yeux, c'est son postérieur qui va le toucher pour reprendre un peu d'énergie. Enfin son corps, parce que son postérieur juste ce ne serait pas très utile. Quoiqu'il en soit, j'en profitai pour me poser à coté de lui, en me disant qu'il ne restait plus beaucoup à faire. Une bonne nouvelle pour lui comme pour moi, la pharmacie n'était pas loin, de là à savoir si cette pause était une bonne opportunité pour poser ma question, je n'en étais pas vraiment sûr. Autant le laisser respirer un peu, attendre qu'il réponde à ma précédente question et finalement me jeter à l'eau...ou plutôt on prend déjà la température !

« Hé Basky, il y a une question que j'aimerais te poser... »
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Ven 22 Déc - 0:15
HRP : Merci de ta compréhension et de ton soutiens. Cela fais chaud au cœur. Je ne prétendrais pas que tout va bien, mais grâce à toi en tout cas, ou du moins tes quelques mots, je me sens d'attaque à nouveau.

Houston on a un problème


Ah oui. Pourquoi moi j’ai essayé de le sauver. Bonne question. En soit, je n’avais nulle raison d’intervenir. En vérité, j’en avais des milliers. Par mon éducation religieuse, aide ton prochain. Par mon fardeau, jamais je ne serais comme la Bête. Par une promesse, la rédemption t’attend. Par morale, car il est bien plus monstrueux de laisser un homme se faire tuer que de laisser un démon sortir. Au final, je l’ai aidé. Parce que pour moi aider, signifie m’aider moi-même. C’était un acte de survie désespérer, une sorte de mécanique de protection désabusé de mon corps à l’agonie. Un instinct me forçant à aider les autres, pour qu’au moins je rachète certaines fautes. Un égoïsme primaire.

- « Pourquoi ? Des fois je me le demande aussi… »
Je me demande même parfois, pourquoi je me force à exister pour sauver, moi qui n’arrive déjà pas à me sauver de la noyade dans le sang des mes victimes.
- « Je suppose… Que c’est l’éducation. Prière, matin, midi, soir, église le Dimanche. Aide ton prochain. Un vrai porteur de morale ecclésiastique sur patte que je suis. »
Parler était affreusement douloureux, mais c’était toujours mieux que le silence. Du moins, pour l’instant. Ma respiration se faisait par petite bouffée, craignant à tout moment de bouger un peu plus les côtes endommagées. Les côtes cassées, c’est un calvaire, un enfer à soigner. Je peux parler tiens, de l’enfer, moi qui l’apporte partout où je vais.

Les chaînes clinquantes de la Bête résonnant presque dans mon crâne. Dans mes os, ma chair. Son grognement animal, sa fourrure qui dégouline de sang. Sa force colossale sans commune mesure avec sa taille. Le feu qu’elle crache, la difformité informe et déformée qu’elle créée. Ses yeux rouges comme le vin de la vie qu’elle verse et pire encore, les âmes qu’elles absorbent dans un tourment éternel pour sa propre puissance. Combien d’âmes j’ai à l’intérieur de moi, qui réclame leurs libertés prises. Leurs esprits volés. Damnation éternelle dans une créature qui n’en possède aucune, comme une sorte de purgatoire portatif. Mais pire encore, je parlais de morale, moi qui n’est pas capable de suivre la moindre doctrine qui me fut données. Pas que c’était ma faute, probablement, je n’avais pas souhaitais tout ça. Mais au final, cela ne changeait pas le résultat.

C’est à peine à vrai dire, si je notais l’accélération du pas de mon camarade, la douleur trop lancinante, m’en rendant même complètement anesthésié. Sa brûlait. Mais je ne craignais pas la douleur. Je connaissais le feu. Nous étions intime, lui et moi. Finalement, après se qui me sembla être déjà une éternité, je fus déposé non sans mal, sur un banc. Un banc classique, mais suffisant. Peut-être que Seïa voulait m’épargnais un peu et pour cause je sentais déjà mon cœur s’agitait à nouveau sous l’effort. Cependant, vu le caractère de l’homme il était probable qu’il avait aussi autre chose en tête, quitte à s’arrêter, pourquoi ne pas pousser la discute, n’est-ce pas ? Probablement que c’était se qu’il voulait. Et oui, voilà qu’il me demande s’il peut poursuivre son interrogatoire. Avais-je le droit de refuser ? Normalement oui, mais je ne me sentais pas de le faire. Il m’avait aidé, ce n’était que justice que je le laisse s’intrigué. Il n’avait rien fait de mal, il méritait bien que j’accepte au moins quelques questions. Ainsi, prenant une respiration mesurée dans l’attente à venir des questions, je lui répondis sans trop forcer sur ma voix.
- « Je t’écoute. »

Je faisais en sorte d’être ni trop penché, ni trop élevé, ni appuyer contre le banc ni totalement en avant. Une posture rigide sans utiliser les muscles du torse, permettant de réduire ou du moins limiter la douleur. Je sentais quelque part, que la conversation risquait d’être longue.
@ pyphi(lia)
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Ven 22 Déc - 22:20
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HRP : C'est juste normal, ça arrive à pas mal de gens alors je ne pense pas que blâmer soit judicieux, mais tant mieux alors si j'ai pu aider ^^'

C'est à se demander si j'ai vraiment fait cette pause pour lui ou pour moi, parce que malgré tout, il est pas léger, alors vu qu'avec les blessures il fait le poids mort la plupart du temps. C'est du réalisme juste, je ne vais pas non plus me foutre de sa poire au pauvre blessé. Enfin, c'est surtout que se poser un peu, ça fait du bien, il faut se l'avouer. Quoiqu'il en soit, c'est déjà ça, et on ne va pas demander en plus des coussins ou une petite couverture. Après tout, c'est toujours mieux que de se retrouver allongé sur le sol du hall d'un manoir victorien vieux, poussiéreux, froid et mal éclairé. Je n'ai jamais personnellement expérimenté ça, peut-être mon policier de tuteur, vu que c'est le plus âgé de la famille, et...bon d'accord il n'est peut-être pas si vieux que ça mais si on ne peut plus rigoler. C'est ce qu'on dit après tout, qu'on peut rigoler de tout, mais pas avec tout le monde, histoire de ménager les susceptibilités de chacun. De tristes histoires mais bon, même pour moi je n'aime pas les rires sur ma décoloration ou sur mes cadets, car il faut rappeler que j'ai le monopole du droit à les taquiner. Même si c'est plus un garnement de quinze ans qui me fait ça que l'inverse...je ne cible personne voyons !

D'un autre coté, il est d'une grande aide, ne serait-ce que culinaire, ou domestique en général quand on est tous les deux à la maison. Quand je dis qu'il ferait une bonne épouse celui-là, manque plus que le tablier rose -qui lui irait super bien- et l'affaire est dans le sac. Et en parlant d'aide, j'écoutais la réponse de Basky sur le sujet. Je ne peux pas dire que je suis déçu ou que je comprends. Le premier parce que dans un sens, même inconsciemment, on aide son prochain pour notre propre satisfaction. Le second parce que ce n'est pas un modèle qui m'est familier, la religion chrétienne je crois. Parfois, croire en une force supérieure peut aider, mais il faut déjà s'aider soi pour que d'autres nous aident. En tout cas, c'est comme ça que j'ai été élevé, enfin, par ma famille adoptive, car si on parle de mes parents, c'est assez flou. Je crois qu'ils avaient une idée similaire avec des mots plus doux pour le dire. Après, c'est parfois bien de ce dire qu'on peut compter sur d'autres personnes que soi-même, c'est quand même la figure que j'essaie d'inspirer à mon petit frère et à ma petite sœur. Je veux dire, j'essaie quand même de leur montrer qu'ils peuvent compter sur moi malgré les efforts peu fructueux !

Je n'ai donc rien répondu, car un ''je vois'' n'aurait servi à rien, et puis je pensais à la question que je pourrais formuler par la suite plus qu'autre chose, en rassemblant ce que je savais. Ma sœur était altruiste de base, même si elle clamait ne l'être qu'envers sa famille, donc s'il y a un danger, elle ne sait pas hésiter. Ensuite, j'étais tombé dans les vapes durant l'altercation, et ma sœur était venue à ce moment là. Ensuite, Mitsu-chan était revenue sur les lieux, et c'est là qu'elle a été sérieusement blessée. Or, sachant l'état dans lequel mon petit frère a décrit la scène, autant dire qu'elle aurait pu éviter ça, mais me contenter d'un ''que s'est-il passé ?'' c'est la meilleure garantie de ne pas avoir de réponse, donc même si c'est un peu brutal, va falloir que je mette directement les pieds dans le plat. Demander la lune pour avoir le croissant, c'est sûrement ça l'expression sur laquelle je vais baser ma logique et mon questionnement, principalement parce qu'il s'agit quand même de ma sœur...bon d'accord, uniquement parce que ma sœur est concernée, sinon je crois que je ne me serai pas posé la question outre mesure. En fait, c'est sûr !

« Il s'est passé quelque chose pendant que j'étais dans les vapes. »

Même pas une question, une affirmation.

« Quelque chose de...spécial... »

Faute d'autre mot...

« Ma sœur aurait pu éviter d'aller à l'hosto, alors elle a fait exprès. Ça concorde avec ce que tu m'as dit en plus. »

Mais surtout...

« Son père devait être dans l'équipe dépêchée, alors si quelque chose lui arrivait, plus rien n'aurait d'importance pour lui, et par extension pour l'équipe. »

Le pire étant qu'elle le savait, raison pour laquelle j'essayais toujours de l'éloigner dans ces cas là.

« Qu'est-ce que ma sœur voulait donc couvrir de si important pour qu'elle mette sa vie en jeu ? »

Avec le ton que j'ai employé, plus sérieux que d'ordinaire mais avec une voix blanche, je me demandais si je parlais au vent ou à Basky en lui-même. Je ne savais pas trop, car la question valait aussi pour moi. Même s'il avait été violent envers les autres, ça pouvait toujours être considéré comme de la légitime défense, je ne comprenais pas. Alors oui, je posais la question, pour savoir ce que ma sœur avait eu en tête à ce moment là,. C'était de ces moments où je ne pigeais pas ce à quoi elle pensait, sûrement parce qu'elle avait assisté à cette chose pendant que j'étais pas en état de voir ce qui se passait. J'espérais que Basky m'y aiderait, s'il le voulais, je n'avais pas l'intention de le forcer, mais je voulais espérer qu'il coopérerait, plus que ma sœur en tout cas. C'était l'un des inconvénients d'être son grand frère, que de la comprendre trop facilement même quand elle n'est pas dans les environs, c'est un peu triste en un sens. Enfin, si ce n'était pas le cas, je ne serais pas le grand frère que je suis, et je n'aurai pas trouvé cette délicate astuce fort rusée. Mais maintenant, il ne me reste plus qu'à attendre le bon vouloir de mon camarade.
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Ven 22 Déc - 23:12

Houston on a un problème


Pendant un temps, l’albinos sembla rassembler ses idées, comme pour se préparer à une tempête à venir, comme s’il savait que la question qu’il allait poser serait délicate à mettre en place. Mais au final, dans se genre de situation, la plupart du temps, il est impossible d’être subtil. D’ailleurs, curieusement, ce ne fut pas une question qui traversa ses lèvres mais une affirmation. Je penchais la tête légèrement sur le côté, attentif mais ne comprenant pas où il voulait en venir. Une affirmation qui se poursuivit d’une constatation, puis d’une réflexion et se termina afin par la dite question. Je sentais un lourd frisson traversa tout mon corps, un froid soudain me saisissant, alors que je transpirer à grosse gouttes, sueur froide tombant le long de mon dos, alors que sentait mon rythme cardiaque s’emballer.

Oui, évidemment. Le père dans la police, avec sa fille faussement agressé… Il fallait que je tombe sur le pire scénario possible n’est-ce pas ? Le chien de garde traquant jusqu’à la mort la chien avec la rage. Quelque chose de spécial ? Ah ! C’était une façon bien gentille de dire qu’un monstre en cage dont les chaînes sont brisées risque de bientôt sortir. Je savais que c’était une mauvaise idée de venir avec lui. Quelque part au fond de moi, je m’y attendais. Tellement de question moi aussi, mais aucune que je n’oserais poser. Parce que non seulement elles ne résoudraient rien, mais en plus, elles n’arrangeaient pas ma situation. Aussitôt pensées, aussitôt oubliées. Sa sœur, fille d’un policier. Pour être franc, sa ne m’étonnait pas. Sa ne m’étonnais plus. Rien ne le faisait, depuis bien longtemps. Je voulais dire à Seïa, tout se que je savais. Mais se serait me condamner. Je voulais confesser à quelqu’un d’autre qu’un Dieu muet, tout mon passé et ma terreur. Je voulais parler à quelqu’un d’autre qu’un démon, qui chaque jour qui passe fait sa présence savoir.

Je voulais me libérer de mes propres chaînes, celles que je me suis mise par sécurité. Mais je n’ai plus la clé. Quelque chose d’important ? Moi-même, je l’ignorais. Elle l’avait fait pour protéger son frère, mais au final, elle voulait aussi des infos sur moi. Je sentais encore le poids lourd d’insinuations dans son petit mot. Il n’y avait peut-être pas d’arrière penser, mais dans ma tête, entre les lignes, je ne lisais rien de rassurant. Seulement le danger de finir pendue au bout d’une corde, attacher à une chaîne, en chien de laboratoire ou achever pour mes crimes. Ca ne serait sans doute pas si mal, mais en moi, la Bête refuserait de me laisser faire. Sans moi, elle serait libre, sans doute. Vivre, c’était une condamnation de sursis, simplement pour retarder une échéance bien trop longue.

- « Elle… Elle euh…. »
J’essayais de parler, vraiment, mais chaque fois ma gorge se bloquais et tout en déglutissant péniblement, je ne pouvais m’empêcher de me demander pourquoi tout ça m’arrivait toujours ?
- « Elle… Je… »
Je savais que ma voix tremblait, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Mentir ? Semi-vérité ? Tout cacher ? Que faire, que dire, que penser ? Je ne savais pas. Parce que, même si j’étais raide et endolorie, dans ma tête, des milliers de possibilités sur mon sort me passait et aucunes n’étaient bonnes. J’avais peur, peur de se qu’il allait me faire quand il apprendrait que c’était ma faute. Ma seule et unique faute. Mon corps tremblait, sans que je ne puisse rien y faire au final et alors que je ne savais pas quoi faire, je laissais au final, le choix à mes instincts. Eux qui dans ses moments, devenaient maîtres, je me séparais de ses derniers, leurs donnant tout contrôle. Dire ou ne pas dire, je m’en moquais, au point ou j’en étais, c’était la police ou la mort. Peut-être les deux. J’étais fatigué de courir pour fuir une ombre et pire encore, pour fuir quelque chose qui sera toujours-là.

- « C’est de ma faute. C’est… Tout est de ma faute. »
Ma douleur dans les côtes sembla s’atténuais et dans un moment de solitude brutale, je sentis ma propre perception du temps ralentir.
- « Il y avait une Bête. Et… Je ne sentais plus ma voix prendre des octaves différents au fur et à me sure que je parlais, panique mélangeant tranquillité maladive. Comme une protection contre l’inévitable. Et la Bête… Elle les a massacrés. »
Un carnage, qui, s’il n’avait encore aucune présence dans ma mémoire, en aurait bientôt. Dans mes cauchemars. Je ne comptais pas dire ça comme ça, mais c’était sortie tout seul, de toute façon, je ne pouvais plus fuir. Où, si, je le pouvais, mais quel intérêt désormais ?
- « Je suis désolé. »
Désolé. Désolé, comme les landes de mon village l’étaient. Désolé, comme ses rues à Budapest. Comme ce camp à Oslo. Se camps de sans abri disparut en une nuit.
- « Je suis désolé. »
Désolé d’existait, d’avoir même l’envie d’existait encore. Désolé de t’avoir embarqué la dedans. Tu t’en serais probablement sortie sans moi, de toute manière.
@ pyphi(lia)
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