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Quand un vole vous fait rencontrer de nouvelle connaissance et en retrouver d'autre [pv: Akatsuki et Baudelaire]

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Jeu 14 Sep - 18:30
Arthur était embêté. Vraiment embêté. Il ne parlait pas un traitre mot de japonnais. Ça l'empêchait de chercher correctement son frère, Alexis. Il n'arrivait pas à interpeler les passants, toujours l'air pressé d'aller quelque part. Soudain, il aperçut une silhouette familière, petite, les cheveux mi-long, d'un brun tirant vers le blond. Il n'en connaissait qu'une comme ça, il était prêt à parier ses Plumes que c'était celle d'Alexis.

Il ne lui fallait pas plus pour se mettre à essayer de rattraper l'individu. Il était assez rapide et surtout malin, prenant souvent des ruelles ou tournant presque à chaque coin de rue.

Arty fut à deux doigts de l'aborder quand il entendit un cri, un appel au voleur. Il se retourna pour voir une jeune demoiselle se faire voler son sac par un homme plus grand qu'elle. Les traits de la jeune fille, sa voix, ses longs cheveux noires. Cette personne aussi n'était pas étrangère à notre Baby Angel. Ce n'était nul doute que Charles Baudelaire, son amie d'enfance.

Le jeune homme se sentit pris entre deux feux, arrivait à attraper son "Big Bro" ou venir en aide à leur Charlie. Se retournant, pour vérifier que l'individu qu'il suivait était toujours en vue, il se rendit compte que ce dernier ne l'avait pas attendu pour filer. Il reporta son attention sur le voleur de sac, observa quelques instants un jeune garçon aux cheveux blancs le prendre en chasse, avant de vérifier les alentours de la rue. Il y avait assez d'espace entre lui et les passants pour qu'il puisse déployer ses grandes ailes, sans à qu'elles ne drainent qui que ce soit.

Arthur activa alors son talent, prit son envole et survolant rapidement la distance entre lui et le criminel, faisant voler son long trench Coat comme l'aurait fait une cape de super héros. Il tourna gracieusement dans la ruelle, par laquelle le bandit tenta de s'enfuir. D'un battement d'ailes puissant, il dépassa et atterrit devant lui, lui bloquant la sortie, tandis que de l'autre côté, le jeune homme aux cheveux blancs en fermait l'accès à son tour. Afin d'intimider un peu plus le voleur à la tire, il déploya en grand ses ailes et dit de sa voix grave et terriblement sérieuse :

"Je te déconseille de faire un pas de plus, si tu ne veux pas hurler de douleur..."
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Ven 15 Sep - 20:43
Le plus beau jour de ma vie est enfin arrivé ! Je parle bien évidemment d'un jour céleste, auguste et angélique, un jour qui me fait sautiller de joie et frétiller comme un poisson ! Ce jour est tout particulier pour moi et c'est pour ça que j'accélère dans les rues de cette ville dans laquelle j'ai passé -et dans laquelle je passe toujours- une grande partie de ma vie. Mais là, c'est un jour mémorable, où tout me sourit, où tout est rose avec un soleil brillant et des oiseaux qui chantent ! Tout était absolument génial, et pourvu que ça dure ! Ça fait si longtemps que je ne me suis pas senti si heureux, heureux au point de sauter de joie en marchant. Pas que je sois quelqu'un de malheureux, mais je sais profiter des bons moments à leur juste valeur lorsqu'ils arrivent, tout comme je sais craindre pour ma vie lorsque c'est nécessaire. Genre pour ma décoloration par exemple, ma crainte était justifiée. Et aussi pour les fois où j'ai bien cru perdre ma tendre petite sœur mais ça, c'était finalement injustifié donc c'est toujours bon à prendre, de toute façon, je crois que je ne m'en serai jamais remis si ça avait été le cas, heureusement que ça c'était bien terminé.

Mais là, je suis gai -et pas gay même si je préférerai ça à siscon- comme un pinson pour plusieurs choses. Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir pu enfin engloutir le petit déjeuner de mon petit frère en guise de vengeance pour tous les goûters qu'il me dérobe ce gamin...je préviens, la prochaine fois, je le déguise en maid et je prends des photos pour le faire chanter. À moins que ce soit grâce aux résultats de mes derniers examens, où j'ai fini premier. Enfin, c'est plutôt un mélange de tout ça en plus de l'ultime bonne nouvelle qui a achevé de fixer le véritable air de joyeux imbécile à l'extérieur mais aussi à l'intérieur de moi. Cette nouvelle, c'était d'apprendre qu'aujourd'hui, ma petite Mitsu-chan adorée, sort de l'hôpital après les deux coups de couteau de la dernière fois. Elle s'en est bien sortie mais entre l'observation et le rétablissement, un peu de temps était passé, mais ce n'est pas tout ! Elle m'a expressément demandé à ce que moi, son génial grand frère, vienne la chercher pour qu'on puisse rentrer ensemble ! C'est la plus belle chose qu'un aîné peut entendre, contrairement aux ''quel joyeux siscon tu fais'' lancés par mes camarades mais là, c'est le grand frère qui entre en force pour aller récupérer sa cadette !

Enfin c'était le plan prévu de base, alors que je me rendais plus ou moins tranquillement vers l'hôpital où elle devait m'attendre. Bien évidemment, je détestais faire attendre ma frangine et devoir sacrifier du temps que je pouvais lui consacrer, donc j'ai décidé de ne pas m'y rendre à pied, mais avec mon scooter, ma moto, bref, mon moyen de transport souvent bien pratique. De plus, ma sœur adore quand on se balade en scooter, et mieux encore, quand on est tous les deux avec moi au guidon. Elle me l'a dit et je crois que j'étais devenu un peu rouge à ce moment là, faut dire, c'est nos moments privés. Même si à chaque fois, lorsqu'elle entoure ma taille de ses bras, j'ai du mal à garder mon calme, en plus de la peur qu'un jour, ses mains aillent trop bas. C'est mon devoir de grand frère après tout de protéger son innocence ! Bien évidemment, c'est en ayant hâte de ce moment que je m'arrêtai au feu rouge venant de se montrer. Je trépignais, mais le respect du code de la route était ancré en moi, donc je prenais mon mal en patience jusqu'à ce moment fatidique ! Ce moment où l'Agent Akatsuki se voit confier une nouvelle mission ! Ce moment où je vis une jeune fille à la très longue chevelure brune se faire arracher son sac par un voyou plus grand qu'elle et avec une capuche sur la tête. Un cri pendant que je gare mon véhicule, et me voilà lancé à sa poursuite aussi vite que l'éclair !

Plutôt bon en course même si mon endurance manquait parfois -pour une raison que je ne citerai pas maintenant- la distance à couvrir n'était pas un problème, mais il fallait surtout que je m'occupe de le coincer vers une ruelle où il ne pourra pas s'échapper. Et vite ! Parce que j'ai une petite sœur qui m'attend à la sortie de l'hôpital et je ne veux pas qu'elle s'inquiète ! Heureusement, notre malfrat n'est pas du genre futé et prend très vite la direction des ruelles sans savoir que tôt où tard, ça va lui porter préjudice. Puis lui valoir une clé de bras savamment maîtrisée par mes soins après des mois de galère...et non je ne reviendrai pas sur la facilité déconcertante à laquelle Mitsu-chan la maîtrisait déjà à à peine huit ans. Au moins, on avait évité la foule, mais avec les déchets, et autres animaux errants dans les environs, le parcours d'obstacle n'était pas facilité pour autant et on peut dire qu'à ce niveau là, on était à niveau égal même si sa position lui permettait de tenter de me déstabiliser en m'envoyant des trucs dans mon passage. Mon poulet, règle numéro une, ne sous-estime jamais un grand frère futur policier prêt à revoir sa sœur dont tu retardes les retrouvailles !

Puis là, je ne sais pas ce qui s'est passé exactement, mais après l'affaire Basky -que j'ai hâte de revoir- dite "Houston on a un problème !", voici de nouveau de l'aide qui me tombe du ciel...mais cette fois littéralement... rassurez-moi, c'est une décoration pas vrai ? Ou sinon je rêve...enfin j'hallucine...non franchement, c'est abracadabrantesque ! Mais pas le temps de s'en soucier, je suis l'agent Akatsuki après tout, et l'agent Akatsuki a une mission à accomplir, on s'interrogera sur ces ailes un poil immenses et franchement réalistes, ainsi que sur leur propriétaire plus tard !

« Fin de la récré jeune homme ! Ou jeune fille ! Je te conseille de te rendre ! »
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Charles Baudelaire
Bloody fucking roses
Sam 16 Sep - 17:56
Charlie n’avait jamais aimé la foule. Elle avait pourtant l’habitude de devoir affronter ces vagues humaines, d’abord à Paris pendant toute son enfance, puis à Yokohama maintenant qu’elle s’y était installé. Pourtant, cette masse de gens pressés et trop concentrés sur leur propre destination pour voir le monde alentour la mettait toujours mal à l’aise. Si quelqu’un s’arrêtait, les autres ne faisaient que contourner « l’obstacle ». Au moindre mouvement de panique, ils fuiraient tous comme un seul homme sans même se soucier de bousculer, de blesser ou d'écraser un de leur semblable au passage. Un Homme coincé au milieu de ce troupeau perd toute humanité. 

C’est exactement là où se retrouvait Charlie. Coincée. Aussi, quand elle sentit un des nombreux livres qu’elle portait contre sa poitrine glisser vers le sol, et qu’elle se pencha par réflexe pour le rattraper en plein vol, s’arrêtant net au milieu du mouvement général, elle ne fut pas surprise d’être percutée par quelqu’un d’autre. Elle ne comprit que trop tard qu’il lui manquait quelque chose. Elle se sentait trop légère, comme si un poids avait disparu de son épaule gauche. Son sac venait de lui être arrachée, par un jeune au visage masqué par la capuche de son sweat. Une seconde avant qu’il ne se mettre à courir, il se retourna vers la victime qu’il venait de dépouiller. Notre Charles eut à peine le temps de croiser ses yeux bruns, et d’interpréter ce regard comme un défi. Elle ne laisserait pas ce voleur s’en tirer comme ça ! 

« - Eh merde ! jura-t-elle tout bas. Sale voleur, rends-moi ça !  » 

Immédiatement après, elle se lança à sa poursuite. Fine et agile, elle se déplaça le plus vite que lui permettait ses jambes en évitant de se cogner contre quoi que ce soit. Le poursuivi, lui, n’avait aucun scrupule à pousser tout le monde : les uns l’interpellaient, lui criaient qu’il était malpoli ou d’autres mots moins sympathique, d’autres ne réagissaient même pas, trop habituer à ce genre de comportement sans doute. Toujours est-il que personne n'essaya de lui venir en aide ou de stopper le malfaiteur qui continua sa route sans être inquiété par quoi que ce soit. 

Il en arriva même à foncer dans une vieille dame qui perdit l’équilibre sous l’impact. La pauvre avait du mal à se relever, semblait épuisée et souffrir de mal de dos. Quand Charlie arriva à sa hauteur, elle ne put tout simplement pas se résoudre à laisser une personne dans sa misère sans intervenir. Au diable ce voleur, sans sac et tout ce qu’il pouvait contenir d’important pour l’Université. 

Charlie s’assura que la victime collatérale du pillard se portait bien avant de repartir à sa recherche. Malheureusement, il avait gagné énormément de temps et elle arrivait à peine à le discerner, surtout à cause du sillon de personnes en colère qu’il laissait derrière lui. Il atteignit rapidement un carrefour avant même que l’étudiante ne se remette à courir, et tourna vers la droite. La brune pesta de nouveau, mais ne lâcha pas l’affaire pour autant. Pourtant, elle savait que ses chances de retrouver l’auteur du vol se réduisaient à mesure qu’il s’éloignait. D’autant qu’elle savait vers où il était parti : il avait emprunté le labyrinthe de petites rues qu’elle n’avait jamais exploré pour des raisons évidentes de sécurité.

Charlie tourna également vers les ruelles, mais se retrouva vite coincée à un autre carrefour. De quel côté avait-il bien pu aller ? Alors qu’elle perdait tout espoir de retrouver son bien, un éclat de voix attira son attention. Elle ne discerna pas bien les mots ou le sens des paroles dites, mais quelque chose lui sonnait familier. Une autre personne vint répondre à la première, et en remontant la piste du bruit, elle tomba nez à nez sur son voleur, coincé entre un jeune homme aux cheveux décolorés et un autre, peut-être un peu plus âgé, qui bloquait le passage de ses 2 grandes ailes noires.

Il ne fallut pas longtemps à la brune pour que cette dernière information remonte à son cerveau : voir un homme qui possède ce genre d’appendice lui avait paru tout à fait normal. Et ça c’était étrange. En fouillant rapidement dans sa mémoire, elle trouva le morceau qui manquait au puzzle. Elle le connaissait. Elle fouilla dans ces yeux bleus un instant, avant de comprendre totalement et de faire un pas en avant par automatisme.

« - Arthur… » glissa-t-elle dans un chuchotement que seul une personne assez proche aurait pu entendre.

Et justement, quelqu’un l’avait entendu. Sans vraiment s’en rendre compte puisque plongée dans son passé, Charlie s’était approchée de l’homme qu’elle tentait de rattraper. Ce dernier, en proie au désespoir, avait saisi l’occasion qui se présentait à lui sans vraiment y réfléchir. Il sorti un couteau d’une poche et attrapa la jeune fille pour placer la lame sur sa gorge.

« Maintenant, tout le monde recule ! Ou je la saigne ! Et vous ne laisseriez pas faire ça, pas vrai messieurs les héros ? »

Son ton était volontairement provoquant, et il regardait rapidement l’un et l’autre des 2 hommes qui l’avait attrapé. Maintenant que c’était lui qui maîtrisait la situation, il comptait bien en profiter un peu, et s’amuser en plus de ramasser son butin. Et grâce à son ouïe fine, il pouvait appuyer au bon endroit pour énerver encore un peu plus l’un de ses adversaires…

« Surtout toi, hein, Arthur ? »
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Dim 17 Sep - 17:40
Arthur resta stoïque, maintenant sa position intimidante face au criminel et ignorant la surprise momentanée du troisième homme présent.

« Fin de la récré jeune homme ! Ou jeune fille ! Je te conseille de te rendre !

- Tu devrais l’écouter. Rends-nous le sac et personne ne souffrira, reprit Arthur en se mettant dans une position un peu plus offensive, les pointes de ses ailes pointant dans la direction de leur potentielle victime.
»

Puis l’ « Ange » la vit arrivait à son tour dans la ruelle. Charles venait de débarquer. Elle lui sembla surprise et perdue. Arthur sentit son regard sur lui, et quand il croisa le sien, il y vit de nombreuses questions. Cela déconcentra le jeune homme, mais il maintint la tension de son corps avec difficulté. Il devait se reprendre avant que sa Charlie ne se prenne un coup perdu ou pire… Qu’il la draine par erreur.

Perdu dans ses pensées, il ne la vit pas se rapprocher du voleur, mais le mouvement vif de ce dernier le ramena sur « terre », bien qu’il n’est jamais quitté le sol depuis qu’il avait atterri. Arthur vit alors avec effrois, sa meilleure amie prise au piège de l’autre homme, menacée par un couteau. Le bandit cria ensuite :

« Maintenant, tout le monde recule ! Ou je la saigne ! Et vous ne laisseriez pas faire ça, pas vrai messieurs les héros ? »

L’assurance que faisait preuve l’homme mit en colère notre ténébreux en trench-coat. D’où cet homme osait s’en prendre à sa fragile amie ? D’où il osait lui mettre une lame en travers de la gorge ? Arthur sentit la puissance de son talent vrombir en lui, faisant illuminer ses yeux par intervalle irrégulier et se raccourcissant dangereusement. Il venait de faire une erreur et notre « Baby » allait le lui faire regretter. Il devait juste avoir besoin d’une distraction et il pourrait le toucher en traître. Il bougea avec une lenteur infime ses ailes, les rapprochant du voleur à la tire. Il pouvait le toucher, qu’est-ce qu’il l’empêcher ? Il voulait faire du mal à sa Charles, il mériterait amplement de souffrir, de hurler de douleur, de se contorsionner dans tous les sens sous le contact prolongé de ses ailes infernales. Il se figea tout de même quand le bandit reprit avec un trop-plein de confiance :

« Surtout toi, hein, Arthur ? »

Il décrocha son regard du vilain, pour poser ses yeux, devenu des soleils de lumière, sur la demoiselle et le couteau qui se trouvait bien trop près d’elle. Arthur serra sa mâchoire, ses poings avant de reporter son attention sur le voleur. Il ne pouvait pas risquer la vie de son amie, elle était la dernière personne qu’il lui restait avec Alexis. Il avait eu besoin d’elle, aujourd’hui, encore, il avait besoin d’elle. Son dernier pilier, maintenant que son « frère » avait disparu. Arty allait devoir jouer la carte de la patience, et à la première occasion, il fera souffrir l’homme pour avoir osé toucher Charles.
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Lun 18 Sep - 19:29
Bonne nouvelle, on l'a encerclé. Moins bonne nouvelle, je ne connais pas mon temporaire allié donc pour élaborer un plan d'attaque, c'est pas gagné. Dans ce genre d'affaires, la coordination est très importante, et une seule erreur donne à la proie le statut de chasseur. Du coup c'est un peu comme le dilemme du prisonnier, où il faudrait coopérer mais sans communiquer, nos actions risquent de nuire à l'autre. J'écoute alors sa réponse en notant malgré moi son accent très...étranger. Ça, c'est fait, c'est noté, mais il faut que je me concentre pour trouver une stratégie simple à comprendre et efficace, surtout que je n'ai pas le temps. Maintenant que notre malfrat est aussi déstabilisé qu'en position de faiblesse, c'est le moment idéal pour le coincer. Mais le problème est qu'on est deux, et je ne connais rien du ténébreux ailé -si ce n'est que ce n'est clairement pas normal d'avoir de telles ailes- donc il est imprévisible pour moi. Au moindre faux mouvement, je ne sais pas si je peux compter sur lui pour rectifier le tir tout comme je ne sais pas s'il attend que je fasse le premier mouvement. Surtout qu'on a aucun signe à s'adresser, signe que de toute façon, notre cible risquait de voir car je perds du temps, on en perd, ce qui laisse au voleur le temps de recouvrir ses esprits et de renforcer sa garde. Il m'aiderait beaucoup d'ailleurs si jamais il arrêtait d'avoir l'air aussi perdu !

Puis en jetant un regard en coin je compris l'objet de cette absence. La demoiselle s'étant faite arracher son sac tout aussi perdue que lui. Ils se connaissent ou quoi ? Bref, soit elle bluffe pour récupérer son bien seule comme une grande, soit elle ne sait vraiment pas ce qu'elle fait. Dans le doute, je préfère m'abstenir, mais je le sens mal j'ai l'impression...d'avoir oublié de prévenir ma petite sœur que je serai en retard pour nos touchantes retrouvailles ! Fichu voleur il ne l'emportera pas au paradis c'est moi qui vous le dis ! Mais je ne peux pas la mettre au courant de la situation, elle va s'inquiéter et il est hors de question de la mêler à tout ça, c'est ma cadette après tout. Si les deux se connaissent, ils risquent aussi de penser que je suis de son coté, ce qui ne va pas faire mes affaires, mais celles du bandit, d'autant plus qu'ils sont donc particulièrement peu prévisibles pour moi. C'est la première fois que je les rencontre, donc je ne peux pas prendre de tels risques. De ce fait, la seule alternative qu'il me reste est de tenter de faire baisser sa garde à la cible. Chose impossible si je n'étais pas le roi du Bluff avec un air idiot en permanence affiché sur le visage. Restera à voir si ça suffira à le rendre sceptique et si les deux autres compren...

« Att... »

C'est compris chef je m'y colle de suite ! Dès que notre bandit attrapa la demoiselle qui devient sur le coup une demoiselle en détresse, j'en profitai pour rapidement glisser ma main dans la poche pour prendre mon portable, ouvris le clapet, direction les contacts pour appeler Mitsu-chan. Dès qu'il eut fini de prendre son otage, j'avais glissé le combiné dans mon dos avant de raccrocher et de fermer l'outil qui me sera nécessaire. Puis je mis la main avec mon portable sur ma hanche, passant l'autre dans les cheveux pour montrer que ça m'embêtait bien. Ce qui était vrai d'ailleurs. Et alors que je marmonnais le coté problématique de cette situation, je rangeais discrètement mon portable dans la poche d'où il venait. C'est vrai que ce genre de situation, c'est ce qu'on appelle le pire scénario possible, où l'adversaire a repris le contrôle de la situation, ce qui n'est pas pour plaire aux gars décoré d'ailes -je ne vais pas m'y faire- qui transpirait la colère par tous les pores de la peau. C'est peut-être ça qui poussa notre vilain monsieur à se concentrer sur lui, comme si c'était normal de se confronter avec un type ailé. Suis-je le seul doté d'un peu de rationalisme dans cette scène ?! Et est-ce que quelqu'un ici peut ne pas m'oublier ?! Avec ces trois là il y a de quoi ne pas se pas se sentir exister...je serai vexé si ça ne m'arrangeait pas...mais voilà que mon adorée petite sœur décide de coopérer. Mon alliée de confiance pour toujours, c'est elle ! L'heure de sortir mon atout est là !

« AHHH !!! »

Faisant quelques pas en arrière en sursautant, comme surpris de l'appel entrant, je sortis précipitamment l'appareil sans avoir l'air de me soucier de la scène sous mes yeux -bien fait pour eux ça leur apprendra à m'ignorer- et en bougeant dans tous les sens, ainsi bon courage pour tenter de t'enfuir, je fis passer le portable de main en main en hurlant des choses que je ne pouvais même pas comprendre moi-même. Et enfin, au bout de quelques vibrations, et d'un air inquiet voir effrayé, je décrochai...j'aurai pas dû mais ne pas répondre à ma frangine est un coup à me déchirer le cœur. Vite, le haut-parleur -enfin elle parle si bas que je le mets toujours- et va penser que je bluffe, je sais que tu étais trop concentré sur le plus menaçant que tu m'as oublié, moi, l'allumette, mais aussi le futur agent de police et grand frère désireux de revoir sa petite sœur. Ce fut d'ailleurs assez dur de garder mon jeu d'acteur sur le coup, et de résister à l'envie de lâcher le plus grand sourire idiot possible, ce qui m'aurait trahi et je ne le pouvais pas, une vie était en jeu. Et en passant, désolé de me servir de toi comme ça petite sœur, je te revaudrai ça avec un de mes pulls, ça devrait passer comme compensation.

« Mi...Mitsu-chan ?! Qu'est-ce qui se passe ? Je suis si en retard que ça ?! Pardon ma belle j'arrive dès que possible !! Ne bouge pas, tout va super bien de mon coté !! Ne t'énerve pas comme ça par pitié, je t'ai dit que je faisais au mieux s'il te plaît sois patiente !!! »

Bordel, je suis encore en train de parler d'elle comme si c'était ma petite amie, heureusement qu'on peut à peu près entendre sa faible voix de l'autre coté. Ça m'encourage indirectement à continuer l'acte.

« Mais j'y fonce et j'y vole même ! Pas que je suis coincé mais on dirait que je risque d'être en retard, mais par pitié laisse moi te rejoindre !!!! Me fais pas ça ! Je t'aime...et...et...je te donnerai le pull de ton choix si tu veux !! Mais oui c'est vrai ! Quoi ?! Celui-là ?! Mais...oh pas ce ton là avec moi tu sais bien que je n'arrive pas à te résister !! T'as gagné mais crois moi que tu vas pas le garder longtemps en ma présence compris ?! T'as intérêt à te préparer !! »

La morale de cette histoire est que ça m'aura coûté mon super pull bleu nuit réversible en pull blanc, dire que c'était un de mes préférés...ça à intérêt à valoir le coup !

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