Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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[Flashback] Un billet pour une nouvelle vie Ft. Tsuraya Namboku

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Sam 23 Déc - 21:34






Un billet pour une nouvelle vieTsuraya Namboku



Dazai avait quitté les locaux de la mafia et s'était précipité en direction de Sakunosuke qui était en danger, mais malheureusement il était arrivé trop tard Oda était dans ses derniers instants. Ce fut Dazai qui le prit le dans ses bras et qui pu “profiter” de ses derniers instants, alors qu’il aurait très bien pu en profiter pour se plaindre, pour cracher sur la mafia ; mais à la place il préféra réserver ses derniers instants au jeune cadre de la mafia.
Finalement Oda poussa son dernier soupire, son visage arborait un sourire, pourtant il venait de mourir, d’atteindre ce que Dazai n’arrivait pourtant pas à obtenir … Le cadre venait de voir cette personne qu’il considérait comme son ami au sein de la mafia quitter se monde, bien évidemment il aurait aimé laisser ses larmes couler mais il ne le fit pas, son visage contrairement à celui de son camarade marquait profondement sa tristesse mais aussi la surprise d’entendre ces simples mots.
“Je le sais mieux que personne. Parce que … Je suis ton ami”
Son ami… Sakunosuke devait être l’un des seuls qui était si proche de Dazai, et voilà qu’en plus il avait rajouté qu’il était “quelqu’un de bien”. C’était la seule personne à lui avoir dit qu’il pouvait être quelqu’un d’autre que celui qu’il était dans la mafia.

Au final que pouvait faire Dazai maintenant … La mafia lui avait retiré l’une des personnes qui comptait le plus pour lui et ceux non pas par accident mais par la volonté et par les plans de Mori, son mentor. Pouvait-il réellement rester dans cette organisation surtout lorsque l’on était un peu responsable, même si la seule faute que l’on avait commise était de s’être trop approché de quelqu’un.
Si Ougai avait réussi à éliminer une personne, il savait très bien qu’il pourrait faire de même avec ceux qui l’entouraient encore … Kôyô, Chûya, Akutagawa, Tsuraya ou même Ango. Cela pouvait surement apparaitre comme de la paranoïa tout comme s’avérer entièrement possible. Dazai connaissait parfaitement Mori et savait pertinemment qu’il était capable de tout si cela lui permettait de garder le contrôle de la mafia. Tout ce qu’il souhaitait c’était, si il venait à se faire détrôner, que ce soit Dazai qui vienne prendre ses droits, estimant que lui seul parviendrait à le détruire.

Le cadre déposa le corps de Oda sur le sol et s’éloigna un peu de celui-ci, un léger sourire sur les lèvres, non pas heureux mais similaire à un rire jaune.

Une meilleure personne … Moi ? Tu es décidément bien un idéaliste ...

Il est vrai que Dazai n’avait aucun réel attrait pour le bien ou le mal, pour c’était deux notions comme la justice, qu’il avait du mal à réellement comprendre. Mais jamais il n’avait pensé passer du “bon” côté de la barrière.

- Je devrais donc quitter la mafia …

Le jeune homme s’arrêta un moment avant de se retourner vers le corps de son ami, regardant ses mains qui l’avait soutenu pendant qu’il exprimait ses dernières paroles.

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Sam 23 Déc - 22:14
Voilà bientôt deux ans que Tsuraya avait rejoint la Mafia, elle en avait fait des rencontres oui, des bonnes comme des mauvaises. Mais surtout une bonne en particulier ! Celle d’Osamu Dazai. Cet homme, elle lui devait la vie, et elle n’exagérait pas quand elle disait que c’était un sacré numéro. Elle avait bien découvert toutes les facettes de sa personnalité, celui qui est sévère, heureux, mélancolique, en colère, embarrassé, mais elle ne l’avait jamais vu triste, c’est un fait, et elle allait bientôt découvrir cette partie de lui qu’elle n’avait jamais vu. Elle ne cessait jamais d’en apprendre sur lui, et ça la fascinait.

Il lui avait présenté ses amis aussi, Ango et « Odasaku », ah oui, Odasaku. Pourquoi il est entre guillemets ? Car ce n’est qu’un surnom bien sûr. Oda Sakunosuke, c’est un beau nom, avait-elle pensé, lorsque Dazai l’avait emmené au Lupin pour la première fois. Elle se souvenu aussi de ce chat, qui laissait la place quand quelqu’un arrivait, et qui s’était assis sur les genoux de l’apprentie car il n’y avait plus de place sur les sièges. Elle aimait bien Odasaku, elle le trouvait simple et il ne se prenait pas la tête, mais ce qui l’a marqué le plus, c’est qu’il ne tuait pas. Il avait sa propre façon de se battre, et ce n’était certainement pas par la violence.

Alors quand Tsuraya appris qu’il était parti en mission-suicide, seul et avec ses armes, elle savait que quelque chose ne tournait pas rond. Cette organisation, Mimic, leur en avait bien fait baver certes, mais surtout le Leader, qui apparemment détenait le même pouvoir qu’Oda. « J’espère que ça se passera bien » avait-elle simplement pensé. « Dazai a disparu » avait-elle entendu dans les couloirs alors qu’elle le cherchait justement. Ecarquillant les yeux, et commençant à connaître le Capitaine, elle n’hésita alors pas à le rejoindre, car elle savait pertinemment où il était.

C’est donc quelques minutes après la mort d’Odasaku, voir quelques secondes, que la jeune femme arriva en courant, elle était essoufflée d’avoir fait tout le trajet à pied. Elle fut horrifiée de voir le corps gisant de l’ami de Dazai au sol. Encore sous le choc, elle n’eût ni la parole ni les gestes de faire quoi que ce soit. Cependant, elle entendit très bien les paroles de Dazai. Son sang ne fit qu’un tour, se dirigeant alors vers son supérieur, ou du moins ce que l’on pouvait croire, elle enleva sa veste noire, pour la déposer sur le visage du dernier tué. Elle se retourna ensuite alors vers Dazai, s’approchant rapidement de lui, pouvant ressentir sa tristesse. C’était la première fois qu’elle se sentait aussi proche de quelqu’un, autant physiquement que moralement.

- Osamu Dazai, quittons la Mafia ensemble.

Lui avait-elle dit d’un ton sûr. Elle ne savait pas comment allait réagir cet homme aux bandages, il était imprévisible, mais ce qui était sûr, c’est qu’elle ne pouvait pas le laisser comme ça, pas après ce qu’il avait fait pour elle. Elle attrapa l’une des mains du jeune homme, la serrant chaleureusement dans la sienne, sentant une lueur dans son propre regard.
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Mar 2 Jan - 22:15






Un billet pour une nouvelle vieTsuraya Namboku



Dazai était resté quelques instant là, sans rien faire mis à part réfléchir aux possibilités qui lui étaient offerte pour pouvoir s'enfuir de la mafia s'il venait réellement à fuir ... chose qu'il ferait surement, car malgré toute ses aventures avec la mafia, il en venait à se demander s'il était vraiment utile dans ce monde et si, comme l'avait préciser son ami Odasaku, il pouvait être encore plus utile dans ce monde de lumière qu'est la vie "normale".
C'est dans ses grandes réflexion qu'un visage familier c'était présenté à lui, celui d'une des membres de son équipe et également l'une de ses protégers, bien qu'ayant le même âge, Dazai avait sauvé la jeune femme d'un trafic humain certain, et avait demandé à son mentor et boss actuel de la mafia, Mori Ogai, celui qui était la cause de la mort d'Oda. La jeune femme s'était approchée du corps de Sakunosuke pour cacher de son manteau le visage de son ami. Elle s'était ensuite approchée du jeune homme et prononça sans sourciller des mots qu'il ne s'attendait pas à entendre, surtout venant d'un autre membre de la mafia même s'il s'agissait d'une personne proche de lui.

Bien que la situation était sérieuse, il ne pu s'empêcher de rire.

- Tsura-chan, ce ne sont pas des choses que l'on doit dire à la légère, surtout lorsqu'on s'adresse à un cadre de la mafia !

Le sourire de Dazai s'évanoui lorsqu'il lança un rapide regard vers le corps refroidissant de son ami.

- De plus, même si je venais à quitter la mafia, je ne peux t'embarquer dans un périple aussi dangereux. Tu sais aussi bien que moi qu'ils ne font preuve d'aucune indulgence à ceux qui trahissent la mafia.

Le jeune homme passa à côté de Tsuraya posant au passage sa main sur l'épaule de la jeune femme. Son regard était celui de quelqu'un déterminé, qui allait réellement quitter la mafia sans pour autant prendre avec lui quelqu'un qui pourrait subir le même sort que Odasaku.

- Tu seras bien plus en sécurité en restant à la mafia plutôt qu'en restant auprès de moi ... Je peux te l'assurer.

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Mer 3 Jan - 17:04
- Ce n’est pas au cadre de la Mafia que je m’adresse, mais à toi, Osamu.

Tsuraya n’avait encore jamais appelé Dazai par son prénom, ou très rarement, non pas qu’elle avait fait une erreur en parlant, mais elle voulait seulement lui faire comprendre que sa proposition était tout à fait sérieuse. Elle plissa les yeux en sentant la main de son ami sur son épaule, fronçant les sourcils avant de le retenir par la manche.

- Qui a dit que je voulais être en sécurité ? Tu sais, ce n’est pas par défaut que je te dis ça, c’est parce que c’est réellement mon intention.

Lâchant sa manche au passage pour ne pas l’encombrer, elle évitait de regarder le corps gisant de l’ami de Dazai, car elle trouvait que sa mort était bien plus violente qu’une embuscade. Elle s’était presque attaché à cet homme, il faisait un peu.. Protecteur ? Ou même papa poule si on exagérait un peu. Il se souciait beaucoup de son entourage et avait souvent les idées bien claires.

Bien qu’il se soit fait avoir par une sorte d’entourloupe du Parrain, elle n’en était pas au courant, car elle n’était pas aller chercher plus loin et n’avait pas pensé à cette éventualité. De plus, elle ne se serait pas vu aller dans le bureau de Mori pour lui demander des nouvelles et prendre un thé. Mais peut-être aurait-elle du ? Non, pas de sentiment de culpabilité. Elle devait se concentrer sur cet homme brisé qui se tenait devant elle.

Il y avait quelque chose qu’elle voulait lui dire depuis longtemps, peut-être lui avait-elle déjà dit, mais cela ne serait jamais assez pour elle, car elle lui devait la vie, et elle aimerait tellement le remercier pour cela que ça. Or, le plus important, c’est ce qu’elle ressentait, peut-être pensait-elle qu’ils avaient bien plus en commun qu’ils ne le pensaient ? Ca elle aurait aimé le savoir. Et ce qu’elle alla dire, venait du fond du cœur.

- Je ne te laisserais pas combattre tes démons seul.

Son cœur battait la chamade malgré l’expression sérieuse qu’elle affichait, son regard ne se détournait pas de celui de Dazai, même si il lui faisait peut-être dos, elle ne voulait pas le lâcher du regard, elle ne voulait pas le lâcher tout court.
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Ven 5 Jan - 15:18






Un billet pour une nouvelle vieTsuraya Namboku



Le mafieux fut surpris en entendant Tsuraya prononcer son prénom, généralement elle l’utilisait lorsqu’il avait dépasser les bornes ou lorsqu’il fallait être sérieux et il faut croire que la jeune femme estimait que cette situation était suffisamment grave pour ne plus s’embêter avec les habituels formules de politesse.
Dazai sentit la jeune femme saisir sa manche et il s’arreta net afin de l’écouter tout en lui faisant dos, il ne se retourna pas comme s’il connaissait déjà le visage qu’arborait Tsuraya, comme souvent lorsqu’elle commençait à être sérieux, elle le fixait avec un regard très insistant et sérieux à la fois et au fond de lui le cadre savait pertinemment que c’était également ce visage qu’elle avait en ce moment.

La jeune femme se trompait, suivre Dazai était synonyme d’une vie courte et douloureuse ; et bien qu’elle n’en avait que faire de rester auprès de lui et surtout des conséquences.
Pourtant la suite de ce qu’évoqua Tsuraya fit sourire et rire Dazai.

- Je n’ai pas besoin d’aide pour vaincre ces “démons”. Je peux très bien me débrouiller seul ! C’est risible n’est-ce pas ? Le plus jeune cadre de la mafia, le prodige de la mafia portuaire est au final le plus instable et le plus “fragile” d’entre tous.

Dazai haussa les épaules en soupirant.

- Tu as ta place à la mafia, tu n’as plus rien à leurs prouver et ta légitimité au sein de l’organisation n’est plus à faire. Tu as donc tout à y gagner en restant ici.

Le jeune homme se retourna vers elle un sourire rassurant et protecteur sur son visage, ça lui arrivait parfois entre ses regards meurtrier et ces regards laissant penser qu’il ne s’agissait que d’un idiot total. Le cadre avait sauvé la jeune femme quelques années auparavant estimant qu’elle ne méritait pas le sort qu’on allait surement lui reserver et qu’elle pouvait s’avérer utile pour la mafia mais également pour lui. Evidemment dit de cette façon, on pourrait croire qu’il ne s’agissait que d’un pion pour Dazai, mais ce n’était pas vraiment le cas, peut-être au début, il est vrai qu’il y avait pensé tout comme il l’avait fait encore avant avec Akutagawa, mais comme pour ce dernier, il les avait prit sous son aile, et a sa manière, chose qui faut l’avouer était loin d’être de la façon la plus douce et aimante qui soit. Mais aussi dur qu’il pouvait l’être, il appréciait tout de même la jeune femme (et Akutagawa) et ne pouvait pas se permettre de les mettre en danger plus qu’ils ne l’étaient déjà ; d’autant plus que Tsuraya était présente à cet instant précis, elle connaissait son plan, savait qu’il prévoyait de quitter la mafia et le fait qu’elle connaisse déjà ces informations la mettait suffisamment en danger, si elle quittait l’organisation ce ne serait qu’un enchainement de nouvelles mésaventures, alors que si elle restait à la mafia et qu’elle précisait qu’elle avait été dupé par son mentor.

- Tsura-chan … Tu devrais m’écouter et retourner auprès du boss lui annoncer la mort de Odasaku et ma disparition. Que tout ce que tu as trouver ce sont ces bandages auprès du corps de Sakunosuke et que tu as beau m’appeler personne ne répond.

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Sam 6 Jan - 17:10
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- OSAMU !

Un bruit retentit. Ce même bruit résonna dans la pièce lugubre où gisait le corps de l’ancien ami de celui qui se tenait en face d’elle. Dans ce bâtiment où tout était en train de se jouer, deux personnes se tenaient là, se faisant face. L’une était plus grande que l’autre et portait des vêtements sombres, ainsi que des bandages, il avait les cheveux châtains et était en train de faire la morale et de se dénigrer au passage, il s’appelait Osamu Dazai. Il était l’ami et le mentor de la silhouette plus petite qui se tenait face à lui, une femme aux cheveux courts et aux yeux azurs qui ne quittaient pas le regard de son ami, elle se tenait droite, cependant, quelque chose avait changé. Son bras avait fait un mouvement, un mouvement dont elle n’aurait jamais osé faire à qui que ce soit, surtout pas à lui. Mais il avait dépassé les bornes, non pas car il la repoussait, mais car il se dénigrait, et Tsuraya, cette même femme, avait horreur de cela, ce qui justifia sa main qui avait rencontré plus ou moins violemment le visage d’Osamu.

- Ne redis jamais ça. Que tu es faible, que tu es instable ou fragile. Et je ne veux surtout pas que tu te considères comme un lâche. Car tu sais, que ce soit pour moi, ou pour Ryunosuke, tu es bien plus que ça, tu es notre mentor, l’exemple à suivre... Alors comment peux-tu dire ça ?

La joue de son camarade était déjà peut-être rouge et enflée avec le coup, mais elle ne regrettait pas son geste, pas le moins du monde. Elle voulait le ramener à la réalité. Il n’était pas le plus instable, le plus fragile, non, il valait bien plus que cela, surtout aux yeux de Tsuraya Namboku. Il était quelqu’un de fort, qui ne baissait jamais les bras et qui arrivait toujours à ses fins, et peu importe les moyens employés et aussi mais surtout, son ami. C’était peut-être égoïste de sa part, mais elle ne voulait pas qu’il entache cette image par des paroles qui n’avaient aucun sens pour elle.

Cependant, elle était peut-être trop gentille, malgré son caractère qui s’était endurci face au passé et aux entraînements. C’est pour cela qu’elle leva de nouveau le bras, mais cette fois-ci pour passer doucement sa main sur la joue marquée de son ami, la frottant délicatement du pouce.

- J’ai toujours pensé que ma place n’était nulle part, mais tu m’as fait changer d’avis. Tu m’as sauvée et recueillie, entraînée pour m’aider et pour m’endurcir, certes, mais c’est ce qui fait que nos liens se sont renforcés, plus résistants. Tu sais, je pense que ma place est maintenant auprès de personnes bienveillantes, auprès de mes amis, auprès de personnes qui auraient appris à me connaître moi, et pas ce stupide pouvoir. Et c’est pour cela que je vais te suivre, que tu le veuilles ou non. Celui qui en informera le Parrain sera celui qui aura remarqué notre absence et constaté le décès d’Odasaku.

Elle écarta doucement sa main de la joue de son ami, dans un sourire qu’elle n’avait jamais arboré auparavant. Il était triste et heureux à la fois. Et ce qui suivit allait être encore plus étonnant : Elle pouffa de rire, un léger rire qui résonna moins fort que le bruit précédent, mais qui avait beaucoup plus de signification.

- On dirait presque une déclaration d’amour.
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Sam 20 Jan - 1:01






Un billet pour une nouvelle vieTsuraya Namboku



Cettec laque qu’avait donné Tsuraya à Dazai le laissa quelque instants immobile, sans bruit, stupéfait d’une telle réaction de la part de sa protégée. Ce silence se résultat ensuite par un rire incontrôlé de sa part, Tsuraya était la première, la première à oser poser la main sur le plus jeune membre de la mafia, mais aussi sur celui qui avait une réputation qui n’était plus à faire.

Dazai se calma doucement posant au même moment sa main sur sa joue brûlante suite à la giffle donnée par la jeune femme qui se trouvait devant lui, elle qui avait l’allure d’une poupée et qui semblait tout aussi fragile pouvait tout aussi bien se révéler redoutable … et encore une fois, elle venait de le prouver. Elle qui avait décidé d’en finir avec ce système de hiérarchie, et qui ne voulait à se moment donné, que prendre le rôle d’une amie, qui n’hésita pas à frapper l’homme qui pourrait avoir le droit de vie ou de mort sur n’importe quel membre de la mafia et pourtant même en sachant cela, Tsuraya avait décidé de faire ce geste.
Il l’écouta alors prononcer les mots qui lui tenait à coeur et tout comme il l’avait fait avec son camarade qui gisait à quelques mètres derrière eux, mis en avant une part de sa personnalité qu’il ne pensait pourtant pas posséder. Son regard qui jusque là était redevenue un peu moqueur redevient sérieux, même étonné que l’on puisse penser ça de lui … lui qui pensait n’être fait que pour l’obscurité, un être qui ne méritait qu’une chose mourir, l’une des rares choses qui lui était pourtant impossible d’obtenir ...

Au final ce fut la main de sa protégée qui finit par rencontrer sa joue une nouvelle fois, mais cette fois-ci beaucoup plus tendrement, tout comme l’avait fait Odasaku quelques temps auparavant juste avant qu’il ne prononce ses dernières paroles et qu’il finisse par succomber à ses blessures. Même le sourire de sa protégée ne faisait qu’augmenter ce sentiment d’impuissance et cette envie de protéger ceux qu’il aimait temps, le confortant davantage dans son envie de partir seul malgré le discours de la jeune femme.
Un sourire traversa alors de nouveau le visage de Dazai en entendant la dernière remarque de Tsuraya. Il est vrai que son petit monologue semblait bien solennel, et qu’il ne manquait plus que quelques violons pour rendre cet instant encore plus propice à une déclaration d’amour.

- Personnes bienveillantes ? … Amis ? … Je ne sais pas ce que vous avez tous avec ces mots. Je ne corresponds pas à ça, loin de là.

Dazai soupira une nouvelle fois, regardant Tsuraya avant de poser sa main sur le crâne de cette dernière et lui ébouriffer les cheveux. il aurait très bien pu la frapper afin de la rendre inconsciente puis partir comme un voleur la laissant sur place, preuve de sa fuite et la laissant bien loin derrière ses propres problèmes, mais au fond de lui, il savait très bien qu’il ne pouvait pas faire ça et encore moins à sa protégée. Il était celui qui l’avait enmener dans ce milieu et qui avait demander à ce qu’on l’accepte, qui sait ce qu’elle subirait s’il partait sans elle, même si elle n’était pas au courant de sa fuite ...

- Décidément … J’ai le chic pour m’entourer. Odasaku et toi vous êtes similaire. Vous faites partie d’une organisation comme la mafia, pourtant votre coeur est loin d’appartenir à ce monde.

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Lun 22 Jan - 19:57
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- Et toi t’as le chic pour nous contredire, je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi têtu que toi ! Qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour que tu me croies, hein ?

La jeune femme laissa échapper un long soupir, mais ce qui la fit réagir, c’est la dernière phrase de son ami. Elle et Odasaku pareils ? Sûrement pas, elle ne pensait pas qu’elle valait autant que cet homme mort au combat, elle pensait qu’il méritait mille fois plus de respect qu’elle. Enfin après, c’es une question d’opinion de soi-même, à vrai dire, elle n’a jamais eu beaucoup confiance en elle, mais en ce moment même, elle se devait d’en avoir, d’oser, de parler, de dire ce qu’elle avait sur le cœur, car elle n’avait en aucun cas envie de le perdre, de le voir partir sans se retourner et de dire adieu à son mentor... Non, son ami. A partir de maintenant, elle oublie le mot mentor, elle oublie le mot Capitaine, les ordres, la Mafia. Tout devra disparaître et rester derrière eux.

C’est alors qu’elle eût comme une illumination. Elle s’approcha encore un peu plus de Dazai et fouilla dans ses poches, avant d’attrapper le portable de celui-ci.

- Ca, on oublie.

Et sortit également le sien de sa poche, elle lui montra bien, qu’elle les tenait en main, puis les fracassa au sol avant de marcher dessus, appuyant bien son talon sur les deux appareils maintenant en miettes. Puis sembla avoir une autre idée, mais celle-ci était bien plus importante que la précédente.

- Dazai, on devrait s’en aller, ils ne vont pas tarder à rappliquer, surtout si tu es venu ici de ton propre chef, ils vont te chercher. On perd pas de temps, on se casse, loin d’ici, et...

Elle esquissa un sourire, un sourire bien amusé de la situation alors qu’elle venait d’arracher son ras de cou et de le balancer à travers la pièce. Elle ne pensait pas lui dire cela un jour, elle plaisantait bien sûr, à sa manière, elle aimait bien le taquiner et même si elle le montrait peu, maintenant elle n’hésitera pas, elle n’hésitera plus, elle a décidé d’être enfin elle-même et de se libérer de ces ténèbres, emportant son ami au passage.

- C’est un ordre, Osamu ~


Elle n’aurait jamais imaginé qu’un jour, elle renverserait une situation, elle changerait par elle-même quelque chose au destin, elle avait toujours pensé que les êtres humains changeaient par les autres leur vie, qu’elle prenait un tournant différent en fonction de la personnalité de la personne et au mieux ou au pire, d’une influence extérieure, que l’être humain était une espèce manipulatrice.

Mais quand elle remarqua, qu’avec des mots, qu’avec des gestes, tout pouvait changer, et non pas seulement son propre destin, mais aussi celui de son ami, elle sentait comme quelque chose qui lui réchauffait le cœur. Elle venait de l’aider, de lui porter secours en quelques sortes. Et cette personne, Osamu Dazai, venait de lui prouver que l’être humain pouvait aussi être très solitaire et renfermée. Mais aussi têtu par la même occasion. Elle ne cessera jamais d’apprendre.



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Mar 23 Jan - 1:12






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La première remarque de Tsuraya fit sourire Dazai, après tout elle n’avait pas tord, le mafieux était du genre à toujours avoir le dernier mot et de toujours chercher à contredire toutes les personnes qui l’entouraient, on pourrait presque dire qu’il s’agissait d’un hobby pour lui, tout comme le suicide, embêter Chûya, jouer alors qu’il est en mission, … Bref tout ce qui faisait de Dazai, Dazai.
La voir soupirer l’amusa aussi un peu, il est vrai que le moment était peut-être mal choisi pour penser à s’amuser, mais il savait très bien que Odasaku ne supporterait pas de le voir trop longtemps se morfondre de sa mort, bien que le plus jeune cadre de la mafia savait très bien que ce moment restera gravé dans sa mémoire, tout comme la réaction de Tsuraya à cet instant.

Le jeune homme la laissa fouiller dans ses poches, se doutant quelque peu de la nature de ce geste et ne fut pas spécialement plus surpris de la voir sortir son téléphone portable puis prendre le sien avant de les détruire tout les deux.
Dazai connaissait suffisamment sa protégée pour savoir que si elle avait quelque chose qui lui tenait à coeur en tête, elle serait très difficile à convaincre pour faire le contraire. Si le mafieu avait décidé de fuir seul, il aurait mieux fait de quitter les lieux rapidement plutôt que de trainer dans le coin ou bien de l’assommer comme il l’avait pensé pendant un cours instant. Il le savait, maintenant il était trop tard pour faire marche arrière surtout concernant la décision de Tsuraya.

“C’est un ordre, Osamu …”

Voilà une phrase qu’il ne pensait pas entendre de sa bouche, elle qui était pourtant si respectueuse de la hiérarchie, aussi bornée soit-elle, il n’aurait pas cru la voir franchir cette barrière aussi subitement.

- Tu sais Tsura-chan, la mafia ne viendra pas … du moins pas avant un moment. Mori à tout prévu, la mort de Odasaku n’était qu’une partie de son plan et sans le savoir je faisais moi aussi partit de ce plan. Je me suis laissé avoir, c’est pour ça que je ne veux pas que tu me rejoignes, tu subiras le même sort !

Dazai s’éloigna alors de la jeune femme de plusieurs mètres, la laissant en plan avant de se gratter l’arrière du crâne et de se retourner vers elle.

- Cependant, je te connais suffisamment pour savoir ce que tu vas faire. Malgré mon interdiction tu vas me suivre et me forcer à t’accepter comme déserteur de la mafia. De plus avec ce que tu viens de faire, même si je te laissais ici, te forçant à rester, toute cette histoire retombera sur toi…

Il soupira avant de sourire à la jeune femme.

- J’espère que tu es consciente qu’à partir d’aujourd’hui nous allons devoir jouer profil bas et que tu ne pourras plus retourner en arrière ?


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Mar 23 Jan - 17:14
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Tsuraya vit qu’il avait réagi à son « ordre » qui n’était en fait qu’une plaisanterie, elle ne lui donnait pas d’ordre du tout, c’était une façon de lui demander de se dépêcher. Car elle était presque d’humeur à plaisanter malgré la situation, elle eût un léger rire à sa réaction, plus nerveux qu’autre chose. Elle avait surtout envie de remonter le moral de son ami et peut-être aussi indirectement le sien, car elle l’aimait bien Odasaku malgré qu’elle n’était pas du genre à le montrer.

Elle commençait à emboîter le pas de Dazai mais se stoppa net quand il finit sa première phrase. Le sourire qui dessinait sur son visage s’effaça plus rapidement que prévu. Ah, elle était de nouveau en colère, et choquée aussi par tant de cruauté de la part du Parrain. Elle savait bien qu’il n’était pas un tendre, mais au point de sacrifier la vie de cet homme, c’était impardonnable. Odasaku ne demandait jamais rien, il faisait correctement son travail, il ne tuait pas, il... Ne méritait pas ce sort. Elle n’osa pas regarder le cadavre de cet homme, elle espérait que son âme soit simplement en paix.

- Ah ? Et pourquoi Odasaku et toi aient dû pâtir ? Une cargaison ? Une information ? Pour le « bien de la ville » ou pour des bouts de papier ? Peu importe ce que j’énoncerais, un être humain n’a pas à en subir autant les conséquences, j’allais dire que ce n’est pas humain, mais si .. C’est juste que ce n’est pas moral.

Elle finit par suivre son partenaire de fugue, le dépassant un peu également au passage, étant à son tour quelques mètres plus loin. Elle était vraiment révoltée et ca pouvait se voir et s’entendre apparemment.

- Qu’ils aillent se faire foutre, je ne resterais pas une seconde de plus dans cet endroit. Je n’ai aucunement envie de faire machine arrière. Je ne sais pas toi Dazai, mais j’ai bien envie de profiter de ma liberté… Pour une fois je pense que l’on devrait un peu penser à nous-mêmes.

Elle s’avanca toujours plus, elle ne savait pas trop où elle allait par contre, même si elle avait le sens de l’orientation. Puis s’arrêta, se tournant vers lui d’un air sceptique.

- Heu .. Dazai .. En fait .. On va aller où ? Nous n’avons pas d’appartements en ville ou quoi, on va aller directement chercher ça ? Mas ce que je te propose avant, c’est de changer de vêtements ! Enfin d’aller en acheter du moins … On passera déjà plus inaperçus !

Elle était tournée vers lui, les mains sur ses hanches et semblant bien savoir ce qu’elle disait, hochant légèrement la tête d’un air convaincu. Elle avait envie de tout changer : Les vêtements, le mode de vie, l’habitat, l’endroit… Tout ce qui pouvait être changé devait être changé, pensa-t-elle alors qu’elle regardait l’ancien Capitaine dans les yeux, sûre de ce qu’elle venait de dire.

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