Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Retrouvailles I Kôyô

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Ven 6 Avr - 10:25




L'OmbrelleTu vois j'ai bien réussi à en prendre soin comme promis. - Surtout pas envie de me faire défoncer pour ça.-
Ta sortie non spécialement quotidienne de ton bureau avait été bien matinale aujourd’hui. Plus que d’habitude en tout cas. En même temps, faire bonne figure en plein milieu des couloirs des locaux ce n’était ni un de tes passe-temps favoris, ni même conseillé. Mais il y avait toujours quelques exceptions. Et aujourd’hui en faisait partie. Pas n’importe laquelle qui plus est. Mais tu n’aurais raté pour rien au monde ce retour, son retour. Même si tu savais que ce ne serait pas aussi facile, pas aussi simple que n’importe quel retour. Heureusement dans un sens. C’eut été un peu triste. Même très. Et peut-être même décevant dans un sens ?

Mais aussi décevant que cela aurait pu être, aussi décevant que n’importe quelle journée, quel moment, aurait pu être, ton sourire ne t’aurais pas quitté. Il était même un peu plus naturel, plus grand que d’habitude. Pour une raison assez simple en fait. Que sans doute presque toutes les personnes que tu croisais, que vous croisiez, pouvaient deviner. Bien évidemment Elise était avec toi. Chose parfaitement normale aussi, au détail près qu’elle chantonnait, et profitant sans doute du faire de te tenir le bras, elle sautillait de temps à autres, d’un pas léger, avant de s’arrêter juste après la porte principale. Tu ne comptais pas aller plus loin non plus. Assez pour que personne n’ait la non-brillante idée de s’en prendre à la charmante rousse, qui ne devrait pas tarder.

En tout cas, c’était ce qu’il y avait bien de prévu. Elle t’avait laissé cette ombrelle, que tu avais soigneusement gardée jusqu’à ce jour, un message assez clair, où vous vous étiez même accordés. Quoiqu’il en soit, tu ne mis pas plus de quelques instants à son arrivée avant de la reconnaître. Tu t’étais inconsciemment légèrement redressé, même si ta posture n’indiquait aucune particulière fatigue ou nonchalance, ton attention entière s’était manifestée, tournée vers la jeune femme, tes sourcils légèrement défroncés, même si tu savais à quoi t’attendre. Elise elle, avait fini par se taire, ce qui ne l’avait nullement empêchée de sourire à son tour, resserrant un peu l’emprise qu’elle avait sur ta manche jusqu’à présent, sans pour autant trop froisser le tissu.

« ▬ Rebienvenue parmi nous. »

Assez sobre, mais en même temps il était inutile de faire plus pour le moment.

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Kôyô Ozaki
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Ven 6 Avr - 12:55
Il y a quelques jours, Kôyô, confortablement installée dans ses appartements sur le bateau de Fitzgerald, avait reçu la visite de la poste japonaise. Bien qu'elle connaissait l'efficacité des services nippons, cela l'avait quand même surprise que le postier se soit déplacé jusqu'au bateau en lui-même. Enfin, ce n'était pas le premier coursier qui arrivait jusqu'à eux alors peut-être était-ce normal au final. Ce qui attira tout de suite son attention fut le colis en lui-même. Assez long, pas très large, pendant quelques courtes secondes, elle se demanda vraiment qui pouvait bien lui envoyer ça. Puis il y eut le déclic.
Sans attendre, elle ouvrit avec délicatesse le colis pour y découvrir du velours rouge et en dessous, une ombrelle. Son ombrelle. Ses hypothèses se confirmaient tandis qu'un sourire apparaissait sur son visage. Il était temps de rentrer.

Des sbires arrêtèrent sa voiture aux alentours des quartiers principaux de la Mafia. Ils savaient qu'elle arrivait, mais peu semblaient en être satisfait. La veille encore, ils étaient persuadés que sa tête valait plusieurs millions de dollars, mais aujourd'hui le Boss leur annonçait qu'il allait recevoir Kôyô Ozaki comme si de rien n'était, comme si rien ne s'était passé, et qu'il ne fallait pas la toucher.
Immobile sur le siège conducteur, son ombrelle sur le siège passager, la jeune femme attendait qu'ils finissent d'inspecter le véhicule. On lui avait à peine adressé la parole, sans toutefois la quitter du regard. Kôyô, de son côté, demeurait impassible. Il n'y avait qu'à une personne à qui elle devait rendre des comptes. Si sa présence déplaisait aux autres, peu lui importait.

Malgré ce petit contretemps, l'ex-cadre arriva à l'heure face à la tour principale. Le moteur coupé, elle put enfin sortir de la voiture sans oublier de prendre son ombrelle avec elle. Son regard tomba de suite sur deux silhouettes plus que familières avant de se diriger vers elles pour recevoir les salutations du Boss.

- Désolée pour mon absence.

Kôyô prit ensuite la direction de la tour, se doutant qu'ils n'allaient pas discuter de ces derniers mois ici, sur le perron, sous les yeux de tous les sbires. Car même si la jeune femme avait encore son tailleur occidental noir qui aurait pu la faire passer pour une simple mafieuse de bas rang, l'ombrelle et ses cheveux de feu étaient difficilement manquables.

- Alors Elise, j'espère qu'il s'est bien comporté?

Peut-être aurait-elle du lui apporter un cadeau... Kôyô ne venait pas les mains vides, certes, mais son 'bagage' arriverait plus tard, aussi elle n'avait rien à donner à Elise pour le moment.
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Ven 6 Avr - 23:54




L'OmbrelleTu vois j'ai bien réussi à en prendre soin comme promis. - Surtout pas envie de me faire défoncer pour ça.-
Tu l’admettais, sa présence, elle t’avait manquée. Mais tu ne l’admettrais pas tout haut. Ça avait suffi à Elise pour détourner le regard et le tourner vers toi, un sourcil légèrement levé et un sourire plus prononcé. Ah, bien évidemment, elle l’avait relevée cette réflexion. Pourquoi ça lui aurait échappé après tout. Tu lui avais rapidement rendu son sourire d’ailleurs. Et rapidement caressé le haut de la tête aussi.

« ▬ Ravi de voir que le colis est arrivé sain et sauf à destination. »

Sinon il y aurait eu des coursiers qui se seraient perdus. Très malencontreusement. Mais si tu avais pris soin de l’ombrelle pendant ce temps, ce n’était pas du tout pour que des inconnus bousillent tout au dernier moment hein. Tu lui avais emboîté le pas, ton bureau vous attendait, et malgré quelques regards, personne ne disait rien, ils n’avaient pas intérêt.

« ▬ Ca dépend. Il m’a refusé trois fois de me resservir au goûter. Et une fois, le cookie qu’il m’a ramené était cassé. Je lui ai dit que s’il recommençait, je ne porterais plus les robes qu’il me choisirait. Depuis, il n’a plus recommencé. »

En même temps, tu n’avais vraiment pas fait exprès pour ce cookie. Tu n’aurais pour rien au monde voulu que ça arrive. Enfin. Tu n’allais plus spécialement y penser et juste ouvrir cette porte pour laisser rentrer les deux jeunes femmes. Elise n’avait pas tardé pour retourner sur sa chaise, alors que tu étais allé de ton côté chercher un paquet. Soigneusement emballé par tes soins. Et tu l’avais présenté à la rousse, en t’inclinant un peu.

« ▬ Je sais que mes goûts et ma connaissance en la matière sont moins…poussés mais Elise m’a un peu aidé à choisir. »

Tu serais quand même un peu vexé si elle refusait ce kimono, que tu avais choisi entre centaines.


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Kôyô Ozaki
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Sam 7 Avr - 5:04
Ca aurait été un comble que cette ombrelle, qui avait pourtant connu de nombreux combats, se retrouve abîmée à cause d'un coursier maladroit. En plus de compléter ses tenues, cet accessoire était à la base un cadeau. Certains penseraient qu'il s'agissait d'un présent de Chûya, mais il n'en était rien. L'idée était en réalité venue d'Osamu Dazai, à l'époque où il venait régulièrement chez elle fuir son mentor. Kôyô l'avait toujours accueilli mais par moments, le jeune homme avait été trop... à l'aise et la demoiselle n'avait pas hésité à le réprimander, le menaçant de ne plus jamais le recevoir s'il continuait. En guise d'excuses, le garçon lui avait amené cette ombrelle qui n'avait plus jamais quitté sa propriétaire jusqu'à aujourd'hui. Ca lui avait manqué, de ne plus l'avoir en main. Il était temps qu'elle rentre en effet.

- Ne lui en tiens pas trop rigueur. Je ne suis pas sûre que tu trouves un serviteur plus diligent que lui.

L'asservissement de Mori face à Elise était indéniable, et la japonaise aimait bien les taquiner là dessus. C'était en plus un signe que la routine était déjà revenue. Désormais dans le bureau du Boss, Kôyô se retrouvait plongée neuf ans plus tôt, lorsqu'il l'avait nommée cadre. Elle posa délicatement son ombrelle contre un fauteuil lorsque la voix de son supérieur la tira de ses pensées.
Un présent? Voilà qui était une attention rare, très rare. Pas comme si la rousse s'attendait à recevoir des cadeaux venant de lui -elle savait parfaitement se les offrir-, aussi cette démarche était une vraie surprise qu'elle ne chercha pas à cacher.

Sourire en coin mais néanmoins sincèrement ravi, Kôyô se saisit du paquet et se permit de l'ouvrir tout de suite, avec précaution. Elle se doutait du contenu au vu du poids et parce qu'Elise avait aussi aidé à choisir. Son hypothèse se confirma une fois le tout ouvert. Elle déploya alors un magnifique kimono bleu clair parsemé de motifs floraux blanc, dorés, bleu foncés ou encore rose.

- Voilà un choix réellement ravissant.

Elle était sincère. A vrai dire, sa collection n'avait que peu de kimono bleu, alors qu'elle n'avait pourtant rien contre cette couleur. Il s'agissait donc d'un ajout très apprécié qui lui irait à ravir au printemps. Elle se permit même d'enlever la veste de son tailleur pour enfiler l'étoffe. Celle-ci était un poil trop longue mais ce n'était rien, il fallait toujours ajuster la longueur lorsqu'on achetait un nouveau kimono.

- Aurais-tu eu peur que je change réellement de camp pour que tu prennes sur votre temps shopping juste pour moi? Maintenant il faudra que j'apporte un cadeau à mon tour.
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Dim 8 Avr - 23:38




L'OmbrelleTu vois j'ai bien réussi à en prendre soin comme promis. - Surtout pas envie de me faire défoncer pour ça.-
Elise avait assez rapidement quitté sa place, pour se détacher un peu de toi, sans pour autant relâcher ton bras. Elle avait souri à la jeune femme et s’était un peu avancée vers elle. Elle savait bien, tu savais bien, ce que pouvaient penser les quelques personnes qui vous fréquentaient un minimum. Elise semblait s’en amuser.

« ▬ Il faut bien l’être un minimum. Je suis certaine qu’il pourrait l’être encore plus. Et je n’en veux pas un autre. »

Bien évidemment. De toute manière, ce n’était pas non plus comme si elle avait énormément le choix, mais soit. Là n’était pas la question du jour. Et de toute manière, cela ne regardait nul autre que la jeune blonde et toi-même.

Quoiqu’il en soit, la rousse semblait étonnée par le cadeau que tu lui avais déniché. Choisi plutôt. Tu répondis à son sourire d’ailleurs. A quoi bon de faire autrement. Et elle ne semblait pas spécialement déçue du choix. Tu t’étais que le bleu irait bien avec la couleur de sa chevelure, le but n’avait pas été de prendre n’importe quoi.

« ▬ Ravi qu’il te plaise. Il ne me semblait pas t’avoir beaucoup vu avec cette couleur. Je t’enverrai quelqu’un pour le rajuster si tu le souhaites. »

Il ne faudrait pas grand-chose, mais autant s’en occuper le plus vite possible. Soit. Tu gardais ton léger sourire habituel, et tu vas te poser légèrement contre le dos du fauteuil d’Elise, juste un léger appui.

« ▬ Voyons. Ce n’était absolument pas par peur, je t’assure. C’était même avec grand plaisir. C’était la moindre des choses que je puisse faire. Mais non, vraiment pas. »

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Kôyô Ozaki
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Lun 9 Avr - 13:05
Kôyô admirait les motifs du kimono, ayant hâte d'en mettre à nouveau. Certes, elle aimait bien cette tenue occidentale si souvent portée entre les locaux de la Mafia, mais ce n'était pas assez... elle. Kôyô Ozaki sans kimono n'était pas Kôyô Ozaki. Ca reviendrait en fait à tenter de séparer Chûya de son chapeau, ou de son vin, ou encore vouloir séparer Elise de Mori. Bon, la jeune femme n'irait probablement pas dans les mêmes extrêmes que son supérieur ou son cadet si ça devait vraiment arriver, mais le tableau est assez clair, non?
En attendant, elle accéda à sa requête pour que quelqu'un vienne ajuster son vêtement. Quoi de mieux que d'être servi chez soi? Ca aussi ça lui avait manqué en fait... Avoir toujours un ou deux sbires sous la main pouvait être fort utile.
Kôyô prit place dans un des autres fauteuils disponibles.

- Trop tard, le cadeau est déjà en chemin. Il ne devrait pas tarder mais il faut toutefois prendre quelques précautions.

Sur ces mots, elle n'en dirait pas plus. Cela ne serait plus une surprise sinon. C'est aussi pour cette raison qu'elle enchaîna directement dans un sujet plus actuel.

- Maintenant que nous sommes entre nous, puis-je savoir s'il y a une raison particulière pour laquelle tu as demandé mon retour? J'ai entendu dire par les Services que la Mafia serait... désorganisée et qu'il serait facile de l'éliminer.

Bien entendu, elle n'en croyait pas un mot, et puis l'information datait de quelques temps déjà. Cependant, Kôyô n'avait jamais oublié une leçon primordiale de sa jeunesse: paraître faible quand on est fort et paraître fort quand on est faible. Quoiqu'il en soit, elle ne révélerait pas la source exacte de ces dires, soit un ancien sbire sous ses ordres qui était en réalité un espion. Mori n'avait pas besoin de savoir puisqu' officiellement, ce membre avait été malencontreusement tué.

- J'espère aussi que mon départ n'a pas causé trop de problèmes.

Un "espoir" pas si sincère que ça. Par pure satisfaction d'ego, elle apprécierait que son départ ait provoqué un peu de chaos, surtout parmi les hommes sous ses ordres. En revanche, elle n'avait pas encore osé penser à Chûya et sa réaction. Pour le moment, il était plus sage d'attarder son attention sur son Boss.
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Jeu 12 Avr - 18:38




L'OmbrelleTu vois j'ai bien réussi à en prendre soin comme promis. - Surtout pas envie de me faire défoncer pour ça.-
Tu n’avais pas l’habitude de recevoi des cadeaux. Tu ne t’en plaignais pas d’ailleurs, tu ne cherchais pas non plus à en avoir. A quoi bon s’encombrer. Et puis, il fallait y répondre aussi, t c’état sans nul doute le plus difficile. Ce pourquoi tu préférais en donner que l’inverse. Parce que tu pouvais choisir quand et quoi donner surtout.

« ▬ Et bien, je me vois mal le refuser. De plus, Elise risquerait de m’en vouloir fortement si je le faisais. Autant être trop prudent que pas assez. »

C’était sûr et certain. A quoi bon de prendre des risques inconsidérés et inutiles. Autant réfléchir le plus possible. Et préparer le plus de coups à l’avance.

« ▬ Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre, mh ? Les Services disent beaucoup choses, et malheureusement peu d’entres elles se retrouvent être justes. »

Il était bien plus facile de faire croire à l’ennemi à une certaine faiblesse. Tant que ce n’était pas réellement le cas, c’était le principal. Quoiqu’il en soit, tu tiras une chaise pour la rousse, histoire qu’elle soit mieux installée. Ce serait toujours plus confortable.

« ▬ Ca nous a tous changés, c’est certain, je ne vais pas te le cacher. Sans pour autant provoquer une véritable guerre civile. »

Heureusement. Même si tu aurais pu le gérer, cela aurait fait pas mal de pertes. Peut-être trop. Qu’il valait mieux éviter. Même si vous ne manquiez pas spécialement d’hommes, ce n’était pas non plus une raison pour en sacrifier de manière plutôt stupide.


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Kôyô Ozaki
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Sam 14 Avr - 12:59
Il l'avait fait revenir sans raisons particulières? Cela la surprenait un peu mais elle n'avait pas vraiment son mot à dire. Et puis, même si la Guilde possédait des membres charmants (au moins quelques uns), la cadre restait tout de même attachée à chez elle. Kôyô n'ajouta donc rien, comprenant que la Mafia s'en sortait bien. Pas que ça l'étonnait, à vrai dire ça aurait été encore plus inquiétant si le départ d'un seul cadre réussissait à mettre à mal à ce point toute l'organisation. Enfin, si la jeune femme avait réellement voulu se retourner contre Mori et prendre le pouvoir, elle ne serait jamais partie. Il était bien plus facile d'attaquer de l'intérieur, sans compter qu'elle avait en plus les capacités en hommes et en influence de le faire. Dommage que les Américains n'aient pas pensé à ça, ça leur aurait évité de perdre quelques précieuses informations.

- J'imagine tout de même que je rencontrerais pas mal d'opposants à mon retour. Même si j'ai agi pour préserver ma couverture, à leurs yeux j'ai tué de sang froid un certain nombre d'entre nous, sans compter les quelques chaînes de clan démantelées ou destabilisées.

A elle seule, Kôyô n'avait pas non plus ébranlé en profondeur l'influence de la Mafia, mais toutefois assez pour préserver sa couverture aux yeux de la Guilde et la rendre crédible. En fait, ça avait même révélé quelques failles dans la sécurité menant à l'organisation mère, donc ça avait été aussi bénéfique sur ce plan.

- Je pense surtout à ceux qui m'étaient opposés avant même que je parte.

Il devait déjà savoir de qui elle parlait. Il devait même s'être attendu à la question, forcément. Kôyô la posa quand même, ça la démangeait depuis trop longtemps.

- Comment va Akutagawa? A-t-il eu la punition que j'ai réclamé? Ou, comme je le pense, tu m'as en partie envoyée en infiltration pour tasser l'affaire?

Tout comme il avait dû savoir qu'elle poserait la question, elle se doutait de la réponse. Mori ne condamnerait pas sévèrement son chouchou et Kôyô ne serait donc jamais satisfaite de ce qu'il subira. Si le Boss avait espéré que la Guilde lui ferait oublier cet affront de la part du Chien, alors il aurait une très mauvaise surprise. Sans compter qu'en l'épargnant au départ, il s'était parjuré, ce que Kôyô ne lui pardonnerait pas malgré toute la sympathie qu'elle pouvait éprouver envers lui.
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Dim 15 Avr - 14:53




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Des opposants, il y aurait toujours des opposants ou des personnes qui malgré les apparences n’étaient pas du tout en accord avec ce qu’il se passait. Sinon, tout serait nettement plus simple. Plus simple et bien moins amusant, tu l’admettais. Mais il était impossible de tous les débusquer du premier coup d’œil, et même après des années, ce mal persisterait certainement encore, non pas seulement dans tes rangs, mais partout. Il faudrait prendre des précautions, tu étais déjà au courant, ce n’était pas non plus comme si tu n’y avais réfléchi. Ce serait bien trop stupide de ta part.

« ▬ Certainement, on ne peut pas s’attendre à autre chose. Disons que pendant un certain temps j garderai plus particulièrement un œil sur toi pour les dissuader de faire quoique ce soit. »

Ce serait trop bête de perdre ta cadre comme ça. Même si elle ne se laisserait pas faire, ce n’était pas pour ça que tout coup de main était inutile. Tu regardes un instant Elise quelques instants, qui bouge un peu plus que normalement, et tu remarques assez rapidement que le coussin qu’elle a dans son dos est légèrement mal mis, tu décroises les bras, tu quittes ta position, et tu le lui remets correctement. Pas de remerciements en retour, mais un sourire, franc. Ce qui est bien mieux de ton point de vue.

« ▬ Mh ? Oh, il va bien. Tu t’imagines bien que je ne l’ai pas condamné. Et bien, l’infiltration avait été décidée avant cette « affaire ». Te connaissant, je ne pense pas que ça ait tassé quoique ce soit. »


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Kôyô Ozaki
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Dim 15 Avr - 17:20
- Mmmh pas besoin de se donner autant de peine. Laisser Chûya m'accompagner un certain temps devrait suffire.

Enfin, encore fallait-il qu'il apprenne la nouvelle, ou s'il l'avait déjà apprise, il lui faudrait alors du temps pour la digérer. Le fait est que voir les deux cadres ensemble devrait en grande partie dissuader les opposants de la jeune femme. Elle aimerait bien d'ailleurs avoir un autre regard que celui de Mori sur ce qui s'était passé lors de son départ. Il lui fallait savoir si certains avaient voulu la suivre, s'il y avait eu des divisions et qui était resté loyal à la Mafia. Ceux qui auraient pu vouloir la rejoindre représentaient potentiellement un danger de trahison, mais ceux qui avaient refusé de venir avec elle pouvaient désormais s'opposer à son retour. Bref, bien que nécessaire et surtout car ça avait été un ordre, ce retour de mission s'annonçait semé d'obstacles. Il y avait juste à espérer que certains n'auraient pas l'idée stupide de s'en prendre à elle, mais il y en aurait qui y penserait, forcément.

L'autre réponse de Mori manqua de lui faire perdre son sang froid. A vrai dire, elle perdit bel et bien de son contenance déjà difficilement contenue lorsqu'elle avait mentionné Akutagawa et ses actes.

- Voilà donc tout ce à quoi j'ai droit comme explication? "Tu t'imagines bien que je ne l'ai pas condamné"?

La cadre parlait avec un venin qui lui était peu coutumier, mais elle se retenait déjà de menacer ouvertement son soi-disant supérieur.

- Je pourrais concevoir ne pas mériter quoique ce soit si j'avais failli à mon rôle mais rien de tel n'est jamais arrivé, que je sache. Alors si tu tolères que tes subordonnés s'entretuent de la sorte au détriment de la hiérarchie, je ferai justice moi-même.

Il la connaissait assez pour savoir qu'elle en était parfaitement capable, quand bien même ça lui prendrait un an. Kôyô préfèrerait largement être punie pour désobéissance pour avoir réparé une insulte à son encontre, que laisser passer celle-ci, quitte à l'étrangler à mains nues avec ce nouveau kimono qui se mettait à représenter la fausseté de ce cher Boss.
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