Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
En savoir plus.

Akutagawa

Fonda

Cocoa

Designeuse

Mori

Admin

John

Admin


 :: Yokohama - Centre Ville :: L'Agence des Détectives Armés :: L'agence Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Still Working ft. Kunikida

Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
Messages : 107
Pages : 371
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 19
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 9 Avr - 0:48

Despair is a narcotic, it lulls the mind into indifference


Cela faisait au moins une semaine qu’Arthur était arrivé à l’Agence, et avait déjà prit son rythme. Simple, il n’avait juste fait qu’un copier coller de ses habitudes, résumé en une action : travailler. Rien d’autre. Taper des rapports pour l’Agence, taper des rapports pour l’Ordre. Pas besoin de sommeil. Pas le temps. Pas l’envie. C’était plus dérangeant qu’utile.
Il était treize heure pile -la fin de la pause, plus exactement- quand il avait remis le nez dans les papiers.
Quand il le releva, il faisait nuit, et ils n’étaient plus que deux dans l’Agence. Ce n’était pas une situation inhabituel, et il savait parfaitement que le bruit de clavier qu’il entendait dans la pièce était celui de Kunikida. Il soupira et s’étira, entendant et sentant son dos craquer. Il passa une main sur sa nuque et vérifia l’heure. Vingt et une heure et deux minutes. Il était bien trop tôt à son goût.
Il se tourna donc vers le blond.

« Excusez moi de vous couper dans votre travail, j’ai terminé. Est-ce qu’il y a autre chose à faire ? »

Même aller lui chercher un café serait suffisant, tant qu’il ne lui disait pas qu’il pouvait rentrer. Il lui semblait qu’il perdait parfois son objectif de vue, celui d’espionner l’Agence.
Le problème était qu'il admirait secrètement le détective, s’était pris d’affection pour lui. C’est un vilain défaut, Arthur. Il te portera préjudice un beau jour.
Sa ponctualité et son côté « bourreau de travail » étaient rares. Sans parler de sa franchise et la façon dont il croyait dur comme fer à ses idéaux. Et puis dans un sens il lui rappelait…
Pourquoi pensait-il forcément à lui ? Arthur était comme cela, lui aussi.
Il soupira presque silencieusement et attendit la réponse.

Workaholic
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 53
Pages : 160
Date d'inscription : 22/12/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 9 Avr - 1:17
work harder, better, faster, stronger
Cette journée à l'Agence a encore été des plus chargées pour le Second de l'établissement. On n'imagine jamais toute la paperasse que c'est, l'Agence, surtout quand il est à peu près le seul à s'occuper de ça. Et en même temps il n'a envie de demander à personne d'autre de l'aider en ce qui concerne les choses les plus importantes, mieux vaut tout faire soi-même que repasser derrière quelqu'un qui l'aurait mal fait, n'est-ce pas ?

Surtout qu'en plus les gamins qui lui servent de collègues (et sont aussi, voire plus âgés que lui) n'ont pas arrêté de s'agiter, de faire du bruit, de l'embêter dans son travail. Aller chercher Atsushi par ci, courir après Ranpo par là, et je ne parle même pas de Dazai. Ah, il a crié, Kunikida, aujourd'hui. Pris plus de retard que celui qu'il avait déjà. Salué machinalement tout le monde entre dix-sept et dix-huit heures, acquiescé sans vraiment réfléchir quand on lui a dit de ne pas rester trop tard.

Alors qu'il est en plein milieu d'une vérification administrative parmi tant d'autres concernant le nouveau, une voix l'interpelle. … Celle du nouveau, justement. Mr Doyle. Quelqu'un d'étonnamment calme et travailleur. Quelqu'un d'autre que lui qui est toujours ici à… vingt-et-une heures passées ? Déjà ? Le blond relève la tête une minute, assez fatigué l'air de rien. Il s'apprête à lui dire qu'il peut rentrer, qu'il ne fallait pas l'attendre. Mais il lui semble que Mr Doyle est… pareil que lui.

"Eh bien, j'en ai encore pour un certain temps, mais hors de ce que je fais, il ne reste plus grand chose pour aujourd'hui…" Il lui semble bien que l'autre ne veut pas rentrer. Ça se sent. Caché derrière ses lunettes, il réfléchit une seconde. "Est-ce que… tu pourrais faire ou réchauffer quelque chose à manger ? Ou même juste un café ? Ce serait plus pratique de manger ici, comme il est déjà tard…" Oui, il y a un coin cuisine dans les locaux. Probablement utilisé par Kunikida la plupart du temps.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 107
Pages : 371
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 19
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 9 Avr - 3:00

Despair is a narcotic, it lulls the mind into indifference



Le jeune homme vit la fatigue dans les yeux verts de l’autre homme, et failli lui dire qu’il devrait se reposer. C’était cependant de mauvaise foi, et il aurait eu pour réponse un refus catégorique, il en était certain. Il fit discrètement le point sur son état, l’observant rapidement.
Il se leva après la question de Kunikida, un léger sourire aux lèvres, bien plus sincère que ceux qu’il peut en journée, alors que sa bouche s’étirait bien plus, dans une fausseté joué à la perfection. Ce qui le dégoutait. Et même s’il était assez déçu de ne pas avoir d’autre travail à faire, il voulait bien cuisiner quelque chose.

« Bien sûr, je serais de retour dans peu de temps. »

Sans un autre mot, il disparu d’un pas calme dans le couloir. C’était l’occasion rêvé de fouiller un peu partout, mais l’excuse utilisé ne lui laissait que peu de temps pour faire son petit tour sans que cela ne paraisse suspicieux. Il se dirigea donc vers le coin cuisine, et se demanda si le blond connaissait les rumeurs sur les talents culinaires des britanniques.
Arthur allait se contenter de faire réchauffer un plat, bien qu’il aurait aimé cuisiner quelque chose de plus consistant. C’est qu’il ne savait pas les plats de chez lui allait plaire. De plus, il avait perdu l’habitude de cuisiner. Il fit réchauffer qu’un plat dans le micro onde, celui pour Kunikida. ll n’avait même pas faim et allait se contenter d’un café. Au final, ce ne serait pas plus mal s’il n’y avait rien d’autre à faire, il pourrait rentrer chez lui sans culpabiliser, et terminer son rapport. Il se demanda un instant combien de temps il allait encore pouvoir tenir sans dormir un minimum tout en faisant des cafés, écoutant vaguement le bruit du micro onde qui remplissait la pièce. Il soupira et mit le tout sur un plateau une fois prêt.
Il sorti et rejoint Kunikida là où il l’avait laissé. Il était évidemment encore à sa place : ce n’est pas comme si il allait partir.

« Tenez, je vais me contenter d’un café pour ma part, je mangerais chez moi. »

Il se demanda un instant ce qu’il pouvait bien faire, tout en se rapprochant du bureau de l’autre homme. S’il y a bien quelque chose qui lui faisait défaut parfois, c’était la manière de communiquer avec quelqu’un. Il hésitait entre rester pour discuter, mais ils avaient tout deux du travail, ou retourner s’asseoir à son bureau dans un silence pesant parce-que il n’y avait rien à faire et qu’il voulait rester ici pour une raison stupide. En posant le plateau, il pu voir que le dossier le concernait. C’était de l’administration, plus exactement. Avaient-ils fait d’autres recherches ? Se demanda-il en récupérant son café.

« Vous entendez quoi par « plus grand-chose » ? »


Workaholic
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 53
Pages : 160
Date d'inscription : 22/12/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 9 Avr - 10:55
work harder, better, faster, stronger
Kunikida est plutôt surpris de la réponse du nouveau. Il a vraiment de la bonne volonté, et ça, ça lui plaît. Surtout quand elle est mise en oeuvre pour travailler, ou aider avec le travail. Il acquiesce d'un petit geste de la tête et reprend son travail. Il espère ne plus en avoir pour long à vrai dire, un peu de repos ne ferait vraiment pas de mal.

Mr Doyle revient bien vite et Kunikida n'a pas bougé. Il a eu le temps de vérifier un papier sur les trois qui restaient. "Merci beaucoup, je crois que si j'avais été seul j'aurais mangé tard…" Et un minuscule sourire. Poli et sincère. Il voit que Mr Doyle s'est fait un café… Ça n'est pas une super idée d'en boire à cette heure-ci quand on veut dormir la nuit. Mais il se doute que l'autre en est conscient, et ne chercher probablement pas à dormir aujourd'hui. De toute façon, qui est-il pour parler ?

Il se lève pour se mettre à table avec le repas : pas question de salir son bureau en mangeant dessus. Le café encore, ça passe, mais pas le reste. Déjà qu'il est souvent attaqué par les papiers de bonbons de Ranpo… "Le plus urgent à faire pour le moment, c'est de vérifier la véracité des papiers que tu m'as fournis la semaine dernière, je n'ai pas eu le temps avant. Bien que je ne doute pas de toi, c'est une étape par laquelle il faut obligatoirement passer."

Il observe Mr Doyle tout en parlant. Il est plus vieux que lui, et pourtant il fait plus jeune. Aussi fatigué. Mais il préfère rester ici, redemander du travail que partir. "À la limite, si tu veux vraiment faire quelque chose, il y a quelques papiers à trier là-bas, Atsushi a tout fait tomber cet après-midi. C'est à remettre dans l'ordre chronologique." Et il indique l'endroit où une bonne pile de dossiers attend. "Merci encore de ton aide, elle est déjà précieuse. Itadakimasu.", ajoute-t-il simplement en joignant ses mains à plat avant de commencer à manger, rapidement. Et ça fait du bien, aussi bien de prendre une pause, que de manger, et que d'avoir un peu de compagnie. Ça change.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 107
Pages : 371
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 19
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 9 Avr - 21:54

Despair is a narcotic, it lulls the mind into indifference



Il entendit parler de son dossier et se rappela que tout était parfait. C’était une obligation, après tout.
De toute manière, son perfectionnisme refusait même la plus simple des erreurs. Non seulement parce-que elle était capable de tout faire rater, mais en plus car cela faisait défaut à son amour du travail bien fait.

« Non je comprends. C'est tout à fait normal de vérifier... »

Merci de ton aide, elle est déjà précieuse. Le cœur d'Arthur loupa un battement et il se sentit rougir.
« Ah... non ce n'est vraiment rien... »

Était-ce le compliment, ou le fait qu'il allait trahir cet homme un jour ou l'autre qui le faisait réagir ainsi ? Arrête ça, Arthur. Ne t’attache pas.

« Je…Vous laisse manger. Bon appétit. »

Il fuit les joues brûlantes, sans qu'il puisse empêcher cette réaction. Et encore moins empêcher son cœur de se serrer. C'était bizarre, toutes ces émotions sincères, qui lui revenaient en pleine face quand il s’évertuait à y échapper.
Il sentit soudainement toute la fatigue le rattraper, et avala son café d'une traite, avant de s'installer au bureau et de faire le travail demander.
Il commença à se demander s'il n'allait pas capituler et dormir ce soir, en voyant avec quel lenteur il triait les papiers. Il soupira -encore une fois- et se dit que la solution était peut-être de prendre un autre café. C'était stupide, et il le savait. Le seul problème avec cette solution, c'était qu'il fallait se lever, et annonça ce qu’il allait faire à Kunikida, et donc risquer le refus. Il regarda ses papiers triées -papiers qui n'avaient d'ailleurs aucun intérêt pour lui, il les avait rapidement parcouru en les triant. Pouvait-il somnolait quelques minutes, histoire d’avoir un minimum d’énergie ?
Il ne réalisa que plus tard qu'il avait posé sa tête dans sa main, le coude sur le bureau. C'est quand il failli définitivement sombrer qu'il se releva d'un bon.

« Je vais aller ma faire un autre café, vous voulez autre chose ? »

Il avait soudainement besoin de bouger, et irait chercher sa boisson quelque soit la réponse.

Workaholic
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 53
Pages : 160
Date d'inscription : 22/12/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 10 Avr - 13:11
work harder, better, faster, stronger
Kunikida il ne comprend pas vraiment quand l'autre s'en va. Pourquoi est-ce qu'il semble troublé ? Que peut-il bien se passer dans sa tête ? Il ne voit pas vraiment de quoi il pourrait s'agir. Il a dit quelque chose de déplacé…? Il ne pensait pourtant pas. C'est normal de remercier quelqu'un qui travaille bien, non ? Peut-être aurait-il fallu être moins direct. Mais il n'y a pas pensé. Et la franchise est une valeur à laquelle il tient, le blond. Mr Doyle s'habituera avec le temps à la vie de l'Agence, il en est certain. C'est déjà agréable de sa part de rester si tard le soir pour l'aider…

Alors il mange tandis que l'autre se remet au travail - un travail peu intéressant, c'est vrai, mais qui facilitera certainement beaucoup de choses à l'avenir. C'est Atsushi qui aurait dû trier ce qu'il a lui-même dérangé, mais le brun semblait si motivé… Kunikida s'assurera d'en faire part à leur collègue, pour qu'il fasse attention à ne plus recommencer. Il finit de manger en songeant aux autres membres, à leurs rôles respectifs, à tout le travail à venir. Pas une seule seconde sans qu'il ne s'arrête d'y penser, on dirait.

Mais en débarrassant et en revenant à son bureau, il remarque que Mr Doyle semble… vraiment très fatigué. Il a l'air de s'être assoupi. Et Kunikida se dit qu'il vaut mieux le renvoyer chez lui pour aujourd'hui. Après tout, il a déjà terminé son propre travail et beaucoup aidé. Mais alors qu'il s'approche, Mr Doyle se réveille en sursaut, et lui aussi sursaute, retenant un cri de surprise. "Euh… tu es sûr ?" Et il manque d'ajouter quelque chose comme "ménage-toi" ou "tu devrais peut-être rentrer" mais il voit à l'expression du jeune homme que ça ne servirait à rien. "Tu risques de ne plus dormir de la nuit si tu continues… Si ça ne te dérange pas, je vais prendre un thé."

Bon, c'est raté. Mais la prochaine fois, il le renverra chez lui, le brun. Il soupire en allant s'installer de nouveau à son propre bureau. Allez. Il ne lui reste plus grand chose, et pas question de partir si Mr Doyle ne part pas. Quel piètre supérieur il ferait dans ce cas-là. Calmement, bien qu'inquiet pour son collègue, il se remet au travail. D'une certaine manière, avoir cette personne à ses côtés donne presque vie aux papiers qu'il examine. Et il se demande à quoi a bien pu ressembler la vie de cet homme, avant qu'il n'arrive ici.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 107
Pages : 371
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 19
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 10 Avr - 16:41

Despair is a narcotic, it lulls the mind into indifference


Il s’en veut un peu d’avoir effrayé l’homme ainsi, qui venait sans doute lui dire de rentrer chez lui. C’était d’ailleurs le cas, il l’entend bien dans cette hésitation, ce questionnement. Le blond hésite, pour finalement lui donner un conseil. Oui, il n’arriverait pas à dormir avec un autre café. Bien que stupide, c’était le but. Il hoche la tête avec un léger sourire, espérant que cela soit une réponse suffisante… Puis ouvre finalement la bouche pour sortir un simple :

« J’y vais. »

Il retourna donc au coin cuisine, tout en réfléchissant.
Kunikida aussi avait besoin de se reposer, et il se doutait que le détective ne partirait pas tant que lui-même ne se déciderait pas à quitter l’agence. Cela l’embêtait, et il s’inquiétait pour la santé du blond. Il préféra donc se faire aussi un thé, et se dit que s’il avait des doutes sur ses talents culinaires, les britanniques savaient au moins faire cela.
Il devrait arrêter avec les clichés, cela ne l’amuse même pas. Le thé qu’il versa à côté de sa tasse non plus. Il posa la théière en soupirant et se passa une main sur le visage. Il était définitivement temps de rentrer et essayer de dormir.
Il finit par apporter les boissons, en donnant une à Kunikida – la tasse propre, sans la trace d’eau à l’extérieur, c’était d’une importance capitale- et partit s’asseoir à son bureau pour siroter tranquillement la sienne. Il laissa échapper un soupire discret, déjà un peu plus détendu grâce au thé. Il laissa donc tomber ce masque de bonne humeur et de personne sociable qu’il portait toute la journée, abandonnant cette fausseté pour laisser place à cette expression neutre qui le caractérisait. Ses yeux se dirigèrent vers la fenêtre observant le ciel, silencieux un moment, avant de parler d’une voix calme.

« On a la chance de voir les étoiles ce soir…Non pas que cela soit d’une réelle importance, il est tout de même agréable de savoir qu’il n’y a pas un risque de pluie… »

Et, le vrai Arthur, n’était pas forcément doué pour les conversations, mais tentait parfois sa chance, sans se soucier de savoir si on le comprendrait ou non.

« Monsieur Kunikida, n’est-ce pas triste de penser que ce n’est qu’éphémère, et que la pluie reviendra un soir ou l’autre ? De craindre sans cesse le déluge, c’est ne pas profiter de la beauté des étoiles… »

Workaholic
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 53
Pages : 160
Date d'inscription : 22/12/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 10 Avr - 21:46
work harder, better, faster, stronger
Le travail n'avance pas bien vite. Kunikida est fatigué, et la digestion commence. La concentration commence à prendre le large, lentement, mais sûrement. Lire quelques documents et appuyer ça de quelques recherches n'est pourtant pas bien compliqué. Mais la fatigue… Kunikida travaille trop. Tout le monde le sait. Sauf lui, probablement. Et il continue. Il veut vraiment, vraiment finir ça ce soir. Sinon ce ne sera jamais fait… Et ce serait dommage de trop tarder, alors que le nouveau est déjà là depuis quelque temps, et qu'il risque de rester un moment. Autant que tout soit en ordre. Et puis, ça ne ferait pas sérieux de mettre trop de temps pour cette simple formalité. Alors Kunikida travaille. Tout simplement.

"Merci, une fois de plus.", qu'il lui dit quand l'autre lui apporte un thé. Il lui adresse un autre petit sourire, sincère, reconnaissant. Sans effort, sans se forcer. Il apprécie la compagnie et la serviabilité de Mr Doyle, et se dit que vraiment, ne pas être seul lorsqu'il travaille le soir ainsi, c'est agréable. Il remarque que le brun a lui aussi finalement opté pour un thé, ce qui est bine plus raisonnable que l'abus de café. Il l'a écouté ? Eh bien, voilà qui lui fait plaisir, encore une fois. C'est qu'il est préoccupé de l'état de l'autre, l'air de rien.

Il n'a pas le temps de beaucoup se concentrer que son collègue semble… réfléchir à voix haute ? Oui lui adresser ses réflexions ? Il semble plus détendu, et, en un sens, ça lui fait plaisir. Mais que veut-il exactement ? Les étoiles ? Le blond tourne la tête vers la fenêtre quelques instants, tandis que l'autre parle encore. La pluie ? "Hum, oui…" C'est qu'il est pris de court par ces réflexions. "En effet… Pluie ou non, c'est vrai que, de toute façon, ça faisait un moment que je n'avais pas pris le temps de regarder les étoiles… C'est-" Et il bute sur le mot. Ça faisait si longtemps que ça ? "C'est beau…"

Et il se rend compte, Kunikida. Il se rend compte d'à quel point son travail, ses responsabilités sont envahissants. D'un coup, tout semble lui peser sur les épaules. Lourd, lourd, lourd, son travail. Et pourtant il ne le lâcherait pas. Mais qu'est-ce que c'est lourd… Les étoiles, plus réelles que jamais, semblent le sortir d'un long sommeil de surmenage. Il fixe la fenêtre quelques secondes, avant de se lever pour s'approcher, et griffonner quelques mots dans son précieux carnet. "Tu as raison, Doyle, c'est fou comme la simple vue que l'on a depuis la fenêtre a à nous offrir. Mais encore faut-il savoir regarder…" Définitivement distrait, le blond. Peut-être n'est-ce pas plus mal ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 107
Pages : 371
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 19
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 10 Avr - 22:32

Despair is a narcotic, it lulls the mind into indifference


Il écoute silencieusement l’homme. Il bute sur un mot, qu’Arthur n’a lui non plus l’habitude de prononcer. Beau. Il l’écoute parler, le regarde se diriger vers la fenêtre alors qu’il note quelque chose dans son carnet. Et pour une fois, le brun n’a pas envie de savoir.
En parlant de savoir, il y a quelque chose qui le perturbe en écoutant Kunikida. Savoir regarder. Il y a encore cet étrange sentiment qui lui sert le cœur, quand il réalise soudainement qu’il sait observer, mais qu’il ignore comment regarder. Observer, détailler tout ce qu’il voit, tout ce qui vaut la peine selon lui d’être regardé. Si bien qu’il passe à côté de tas de choses, puisqu’il oubli cet acte d’une grande banalité… regarder. Voir les choses sans chercher à leur trouver une signification. Il était comme cela il y a longtemps, jusqu’à ce qu’une certaine personne lui apprenne à observer. Arthur vivait beaucoup trop dans le passé, sur lequel il s’est construit.

« Beau ? Sûrement oui. Seulement… elles n’existent plus depuis un moment déjà, il y aurait donc de la beauté dans la fin… ? »

Il ne sait trop quoi ajouter à cette réflexion, et ne compte pas forcément y trouver de réponse. Il continue donc.

« Oui… Et puis… Pourquoi les admirer à travers une fenêtre quand on peut être dehors ? Les fenêtres dans les bureaux ne sont qu’au final de grandes télévisions. Un simple reflet de la vie qu’on pourrait avoir… Et pourtant nous nous évertuons à travailler juste parce que c’est une valeur qui nous est chère... »

Il se lève de sa chaise et se rapproche de la fenêtre d’un pas lent. Il planta alors ses yeux gris dans ceux émeraude de l’autre homme. Sincère.

« Vous… Vous me rappelez quelqu’un… Alors je vais vous dire cela en toute franchise, c’est un conseil que j’aimerais que vous mettiez en pratique :ne gardez pas vos problèmes pour vous… »

Un moment silencieux. Il secoua la tête, laissant échapper un rire nerveux.

« Non, oubliez, la fatigue me fait dire n’importe quoi… Je ne devrais pas me permettre de vous parlez ainsi. »

Il se sentit rougir, et tourna la tête pour que le blond ne le voit pas. Cela ne servait pas à grand-chose, puisque le rouge se propagea à son cou.
Arthur réalisa que derrière son indifférence, il y avait toujours ces sentiments qu’il cherchait à faire disparaître.



Workaholic
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 53
Pages : 160
Date d'inscription : 22/12/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 11 Avr - 1:41
work harder, better, faster, stronger
Le blond écoute attentivement les considérations de son collègue. Des choses… auxquelles il n'aurait pas pensées. Mais qui semblent pourtant couler de source. Les étoiles sont mortes pour la plupart, seuls leur lumière et leur souvenir survivent. Les fenêtres sont comme un obstacle à la vue alors qu'elle permettent pourtant de voir l'extérieur, d'avoir plus de lumière. Ce sont… Kunikida ne s'en serait pas rendu compte tout seul. Discuter ainsi, finalement, c'est comme ouvrir de nouvelles portes, de nouvelles perspectives sur le monde, la vie. Nourrir et approcher une certaine forme d'idéal, peut-être.

Il s'empresse de coucher ces quelques pensées sur le papier, tandis que l'autre se lève pour s'approcher. Au moment où il relève les yeux, machinalement, pour juger la position de Mr Doyle, Kunikida voit son regard se planter dans le sien, comme deux onyx brûlant d'émotion. Un instant il est détourné de tout idéal, de toute pensée, et ne peut se concentrer que sur les dires de l'autre homme. "Vous me rappelez quelqu'un." … "Ne gardez pas vos problèmes pour vous."

Un instant il reste sans voix. Il écarquille légèrement les yeux, sans savoir quoi lui répondre. Et ce que disait Mr Doyle sur la fugacité des choses, sur l'éphémère, prend tout son sens à présent que ce fragile instant de pure sincérité semble s'être déjà enfui. Il n'a pas eu le temps de réagir que l'Anglais détourne la tête en rougissant. Gêné…? D'avoir parlé avec son coeur, au-delà d'une convention sociale qui régissait leur relation jusqu'à maintenant ? Kunikida réalise seulement l'ampleur de cet acte, probablement conduit par la fatigue, mais qui a pourtant demandé tant de franchise, de courage. "Ne… Ne t'excuse pas… Hum, je-" C'est qu'il a du mal à trouver les mots.

Doucement, il pose la main sur l'épaule de Mr Doyle. "Je te remercie de ces conseils. Et de ta confiance. C'est… Ça me touche. Je ferai de mon mieux pour t'en parler… Uniquement si tu me tutoies et que tu en fais de même." Un sourire protecteur, ému accompagne les paroles du second de l'Agence. Peut-être la fatigue porte-t-elle ces mots plus loin qu'ils ne seraient jamais parvenus en temps normal. Mais Kunikida ne réfléchit plus vraiment à tout ça. Et il ne regrette pas.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bungou Stray Dogs :: Yokohama - Centre Ville :: L'Agence des Détectives Armés :: L'agence-
Sauter vers: