Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Still Working ft. Kunikida

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Jeu 26 Avr - 18:22

Despair is a narcotic, it lulls the mind into indifference


Arthur ne s’attendait pas à ces mots, ni avec quelle voix il les avait prononcé. Ses sourcils se froncèrent. Il allait ouvrir sa bouche, pour prononcer des mots qui n’auraient certainement pas plu à Kunikida pour mettre un écart entre eux, bien qu’il n’en avait aucune envie. Lui dire qu’il l’était lui aussi, dur envers lui-même, et qu’il ne pourrait lui servir d’exemple ainsi. Que ce n’était pas la peine de lui dire ce qu’il savait déjà : il pouvait bien garder ses conseils pour lui.
Mais le blond déplaça une chaise pour s’asseoir à côté de lui, et encore une fois ses paroles le touche.
Être ouvert, c’est si compliqué. Tellement compliqué. Et pourtant, ses lèvres tremblèrent légèrement, tout comme ses mains, son coeur tambourinant dans sa poitrine.

« Tu… Tu lui ressemble tellement, et tu es tellement différent en même temps…
C’est très bizarre…
»

Il se passa une main dans les cheveux. Il n’avait parlé de Joseph qu’à sa mère…

« Je n’avais pas besoin de parler avec lui, il voyait tout, comprenait directement… Et je… Je l’admirais tellement… C’était un grand homme… Il aurait pu en être un… Il était très observateur, et même s’il pouvait être très exigeant, il n’en restait pas moins un poète… Mais… »

Il baissa les yeux et resta un moment silencieux.

« Je ne peux pas, ne pas être dur avec moi-même. Je me dois de l’être… »

Beaucoup d’obligations reposaient sur ses épaules, et il se devait de ne faire aucune erreur.

« En sa mémoire, autant que pour moi-même, mes collègues et ceux dont la vie est en danger. »

Il se mordit la lèvre, pensivement.

« Et… Parce-que je ne veux pas répéter les mêmes erreurs que lui… Et pourtant, en ne disant rien… »

Il fixa le vide.

« Même des années plus tard je ne suis pas sûr de savoir si ce que je pensais été vérité… Peut être que je me trompais sur les raisons de sa… »

Il s’agita un peu sur sa chaise, ne terminant pas sa phrase, avant de tourner les yeux vers Kunikida.

« Pardon, je divague. Ce que je veux dire c’est que… Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait autant confiance à quelqu’un… » Oh, comme il allait regretter de s’être rapprocher de lui... « Autre que Ma’am- autre que ma mère… »

Il n’avait point rougit quand il avait prononcé -avec son accent écossais- le surnom qu’il donnait à cette femme qu’il aimait tant, ce n’était que mensonge d’affirmer le contraire.
Elle lui manquait, maintenant qu’il y pensait.


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Dim 29 Avr - 15:29
night of compassion
Ah… Il sent bien, le blond, qu'en un sens ses paroles ont fait mouche. Il ne sait pas bien comment va réagir l'autre… Peut-être qu'il n'aurait pas dû dire ça. Peut-être est-il allé trop loin…? Mais… Il lui a semblé qu'il valait mieux le lui dire. Maintenant plus que jamais, peut-être qu'il n'en aurait jamais eu l'occasion, autrement. Et ça aurait été dommage, car il se doute que le brun en avait besoin. Il ne le connaît pas tant que ça, c'est vrai, mais… Il a confiance. Il se sent proche de cet homme, et il voudrait l'aider, s'il est en mesure de faire quelque chose.

Contre toute attente, l'Anglais parle. Et Kunikida l'écoute avec patience, sans l'interrompre, sans poser de questions. Il le laisse parler à son rythme, dire ce qu'il veut. Il lui parle d'un homme, d'un homme qui lui ressemble, et qui a compté. Mais il parle au passé. Kunikida ne peut qu'imaginer ce qui est arrivé, mais ne désire pas l'imaginer. Ce n'est pas sa vie, ce n'est pas à lui d'en parler. Il est même bien incapable de prononcer quoi que ce soit, tout le temps que l'autre continue. Que pourrait-il dire ? Qu'y a-t-il à dire pour quelqu'un comme lui ? Son rôle n'est-il pas justement d'écouter ? Il souhaite simplement qu'Arthur sache qu'il est là, et qu'il le restera, s'il en a besoin.

Ah, mais il aimerait bien lui dire que l'on peut être exigeant sans être dur, qu'il doit aussi songer à se protéger, que… Autant de choses que, peut-être, il faudrait qu'il se dise lui-même. Lui, Kunikida, qui met toujours les autres en avant, quitte à se négliger, quitte à blesser. Qui pourchasse un idéal certainement inaccessible, mais qui est pourtant la seule chose qu'il ait jamais eue. Qui est-il pour parler ?

Mais voilà que l'autre se redresse, s'agite un peu et le regarde. Je devrais lui dire quelque chose… Mais il est pris de court. Peut-être en a-t-il été incapable. "Oh…", laisse-t-il échapper, rougissant légèrement. Ses yeux verts s'écarquillent mais ne se détournent pas. Il… Il comprend l'importance de ses paroles. Il aimerait bien les inscrire dans son carnet pour ne pas les oublier. Mais tâche plutôt de les fixer dans sa mémoire, c'est là qu'est leur place. "Je… Merci…", qu'il murmure simplement, dans un sourire touché, doux. "N'oublie pas que je serai toujours là en cas de problème. Tu n'es pas tout seul…" C'est ce qu'il voulait lui dire, depuis le début probablement. Qui eût pensé que ça tiendrait en quelques mots ?
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Dim 29 Avr - 16:42

Despair is a narcotic, it lulls the mind into indifference


Le silence. Arthur, le connaissait bien. C’est un vieil ami qui l’avait toujours accompagné, et qu’il tentait quelque fois de tuer de sa propre voix, quand il était seul chez lui.
Pourtant, l’anglais n’était pas seul, là, tout de suite. Il y avait bien quelqu’un en face de lui, qui ne savait pas réagir face à ses paroles, et le brun n’osait détourner le regard. Même lorsque Kunikida rougit, les deux continuaient de se fixer.

N'oublie pas que je serai toujours là en cas de problème. Tu n'es pas tout seul…

Son cœur loupa un battement, sa poitrine se serra. Il aurait pu mourir de ce mélange d’émotions. La joie, la peine, la crainte, la déception, la honte… Aucune ne se présenta à son visage, mais furent présentes dans ses yeux qu’il baissa pour fixer le sol.
Arthur pourrait bien transformer ces mots ô combien sincère en un simple mensonge quand le blond découvrira la vérité. No pain, no gain disait-on chez lui. Mais que gagnait-il ? Ce n’était pas lui qui bénéficiait du résultat de la mission, autre que la paie. Et l’argent… il n’en avait que faire à vrai dire. Il était seulement en quête de sensations fortes.
Comme il regrettait son choix. Il aurait sûrement dû faire médecin, avoir une petite vie tranquille, une femme, des enfants…
C’était impossible.

« Pas…pas la peine de me remercier. Et puis moi aussi je… N’hésite pas à me contacter si tu as besoin de quoique ce soit. Même si un jour je retourne chez moi pour les vacances, je serais même prêt à faire le trajet juste pour venir t’aider… »

Les vacances, il n’en prenait jamais.
C’était bien là le seul mensonge de sa phrase.

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Lun 30 Avr - 12:43
overdose d'émotion
Ah, il sent bien qu'une fois encore, il a fait mouche. Ce n'est pas désagréable, loin de là. C'est… c'est inhabituel, certes. C'est même peut-être la première fois qu'il dit ce genre de mots à quelqu'un, et que cette personne y est aussi réceptive. Peut-être qu'aujourd'hui sera la seule fois, d'ailleurs… Hm…

Mais il est vraiment content qu'Arthur, qu'il l'accepte ou non, soit touché par son soutien. Ses mots n'ont jamais eu autant d'impact sur quelqu'un, semble-t-il. C'est… Plus que jamais, il se sent… présent ? Utile ? Il se dit que oui, il compte vraiment. N'ose pas imaginer ce qui se passera par la suite, ni que ce sentiment puisse jamais s'évanouir ou s'effacer… Non, mieux vaut ne pas y penser. Savoure le présent tant qu'il est beau, car plus tard sera trop tard. C'est quelque chose qui était écrit dans son carnet, mais qui lui semblait flou, jusqu'à aujourd'hui. Il faudrait remercier le brun d'avoir éclairé ces paroles…

Pas la peine de le remercier ? Mais… Mais avec les paroles qui suivent… Comment ne pas se sentir reconnaissant ? Non, Arthur mérite ces remerciements, cette gratitude qu'il inspire au blond. "Tu…" Attends. Quoi ? La route, depuis le Royaume-Uni, et jusqu'ici ? "Pour moi…?" Oh. Oh, eh bien, euh… C'est bizarre tiens, Kunikida ne voit plus très net, pourtant il a toujours ses lun- D'un geste un peu brusque, il les enlève, ses lunettes, et les pose sur le bureau. C'est que c'est plus pratique pour essuyer ses yeux qui pleurent sans lui demander son avis.

Embarrassé, il tourne la tête vers l'extérieur en continuant d'essuyer ses yeux, en étouffant un hoquet. "N-Ne dis pas de bêtise, c'est vraiment loin, c'est presque l'autre bout du monde… Je- Heum, tu n'as vraiment pas à…" Arrête donc de dire n'importe quoi, Doppo. N'était-ce pas toi qui semblais heureux de compter réellement pour quelqu'un, il y a à peine quelques instants ? Il sanglote un peu plus fort, Kunikida. Mais se retourne pour faire de nouveau face à Arthur. Lève timidement ses yeux humides vers lui. "Arthur… Merci…" Car si quelqu'un mérite que Kunikida le remercie, c'est bien lui.
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Mar 1 Mai - 21:36

Despair is a narcotic, it lulls the mind into indifference


Arthur ne s'attendait pas à cette réaction, lui qui comprenait l'importance des mots sans réellement saisir celle des émotions qui y sont attachés. Pourtant, il regardait lui aussi ailleurs par politesse, par respect pour Kunikida. Mais s'il ne tenait qu'à lui, il l'aurait enlacé comme son côté paternel lui intimait de faire. Arthur rougit, baissa la tête, s'en voulant de l'avoir fait pleurer. Le blond tenta une excuse, un mensonge, avant de se mettre à sangloter plus fort. Il se retourna à nouveau vers le britannique pour lui faire face, alors il tourna son regard gris vers les yeux verts et humides de son... Ami. Il les admira un instant, remarqua à quel point ils étaient plus brillants, ressemblant plus encore à des émeraudes. Arthur... Merci.... Il écarquilla un peu les yeux, à nouveaux brûlants. C'est alors qu'il enlaça le blond d’un geste brusque, non sans une tendresse qui l'étonne. Celle qu'il ne laissait paraître qu'en de rares occasions. Il posa sa tête contre la sienne, lui frottant doucement le dos. Et la voix qu'il employa, lui était presque inconnu, bien plus douce, bien plus fragile que la froideur ou le détachement qui la caractérisait habituellement.

« C'est moi qui devrais te remercier... Et... Je te l'ai dit: peu importe la distance, je serais prêt à faire le trajet. »

Arthur laissa ses paupières se fermer, sentant quelques larmes rouler sur ses joues. Ses paroles lui semblaient un peu cliché, mais il ne voyait comment les formuler autrement. Il serra un peu plus l'homme contre lui, laissant le contact physique, le geste, parler de lui même.
Il y a des moments où aucun mot, d'aucune langue, ne serait à la hauteur de la situation.

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Mer 2 Mai - 17:12
overdose d'émotion
Avant qu'il n'ait eu le temps de comprendre, le blond se retrouve une nouvelle fois enlacé par son ami. C'est un geste auquel il n'est pas habitué, mais qui déborde de tendresse et de sincérité. Il… C'est agréable. C'est à son tour de se laisser aller maintenant… probablement. De toute façon ce n'est pas comme s'il pouvait faire autrement. Surtout entendant Arthur réitérer ses propos d'une voix aussi douce… Ça lui semble irréel. Il n'a jamais vécu ça auparavant… Et ne sait pas comment réagir. Il ne peut pas faire grand chose d'autre que de continuer à sangloter, à laisser s'échapper les larmes… Ça soulage, en un sens. D'autant plus lorsqu'on a l'épaule d'un ami, et son soutien…

Il rend son étreinte au brun et cale doucement sa tête, pleine à ras bords d'émotions et de questions, contre l'Anglais. Peut-être faut-il lâcher prise quelques instants. Étrangement, ce contact semble bien mieux exprimer ce qu'il ressent que tout ce qu'il aurait pu dire. Et, lentement, ses sanglots s'amenuisent, sa respiration se fait moins irrégulière. Mais tout un tas de questions et de pensées se bousculent encore dans sa tête. Tout est si surréaliste…

Pourquoi moi ? Pourquoi Arthur est-il aussi généreux et sincère avec moi ? Pourquoi est-ce que… Ça aurait pu être n'importe qui d'autre. À n'importe quel moment… Il ne peut pas s'empêcher de penser à tout ça, de se dire que peut-être tout ceci ne tient qu'à un fil. Alors même que tout ceci est en train de se produire, qu'il lui semble qu'il n'y a rien de plus réel, tout ceci semble si fragile…

Il serre un peu plus l'autre contre lui. C'est à lui de protéger cette amitié si précieuse, n'est-ce pas ? "Moi aussi… Je t'ai dit que… J'étais là, alors n'hésite pas, hm…?", qu'il peine à articuler entre deux sanglots. "Où que tu sois, s'il y a un problème, appelle-moi…" Il se sent bien bête, c'est qu'il est vulnérable, faible peut-être, et voilà qu'il prononce ces mots… Mais il le fallait. C'est une chose importante, une chose qui semble évidente, mais qui doit être dite. Hors de question de perde Arthur maintenant.
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Lun 14 Mai - 21:24

Despair is a narcotic, it lulls the mind into indifference



C’est une vie bien injuste qu’ils menaient. Vouer à protéger les autres en oubliant de vivre eux mêmes. Ils ne sont que, au final, des boucliers et des armes. Considérés comme des objets et non des êtres humains, ils ont pourtant des sentiments. Toujours prendre sur soi est une obligation. Et Kunikida qui semblait enfin lâcher prise, si Arthur n’était pas là, ne l’avait pas remué autant que l’autre homme avait fait pour lui-même, combien de temps aurait-il gardé ces sentiments enfouis au fond de lui ? Jusqu’à la fin ?
Le cœur d’Arthur se serran alors qu’il passa ses doigts dans les cheveux de blonds, la posant à l’arrière de sa tête. Bientôt, les sanglots cessèrent. Le britannique fixa le vide, écoutant ses paroles. C’est tellement difficile de mentir à un homme qui a confiance en vous. Encore plus si cette même personne a les mêmes valeurs que vous, la même façon de penser. Vous semblez si faux. Pourquoi Arthur s’était embarqué dans cette histoire ? C’était vraisemblablement une erreur.
Il murmura.

« Je… Je m’en souviendrais… »

Il devrait le lâcher, mais ne le souhaitait pas. Il devrait s’éloigner même, mais la fuite n’est pas son genre, au contraire. Vraiment ? Alors il resta ainsi, suspendant l’instant, fermant les yeux pour en profiter. Juste encore un peu…


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Sam 19 Mai - 12:05
tranquillité
Les sanglots faiblissent, les larmes du blond s'amenuisent. Est-ce que toutes celles qu'il a retenues pendant des années sont sorties aujourd'hui ? En reste-t-il ? Il n'a… À quand remonte la dernière fois qu'il a pleuré d'émotion, et non de rage ? De joie et non de peine ? Il ne se souvient plus. Est-ce seulement déjà arrivé… Ah, mais il ne veut pas y penser. Il préfère serrer encore un peu le brun contre lui.

D'ailleurs, oui, Arthur n'a pas intérêt à oublier ce qu'il vient de dire, ni à hésiter si un jour il a besoin de son aide. Il espère vraiment qu'il s'en souviendra… C'est la moindre des choses, de s'entraider, non ? D'avoir un peu confiance en l'autre. Kunikida y tient, tient à ce que ce ne soit pas qu'un idéal, mais bel et bien une réalité. Il n'a pas envie de briser cette étreinte. Pas encore… Alors il ferme doucement les yeux, fatigué. Il se sent pourtant bien, Kunikida. Étrangement paisible. C'est quelque chose qui risque de ne pas se reproduire avant un moment, non ?

Sa respiration se calme lentement. L'émotion est toujours forte, mais d'une manière plus douce. La secousse est passée, à présent.  "Merci d'être là…", murmure-t-il si bas que lui-même ne s'entend pas bien. Arthur aurait pu partir, le laisser, détourner les yeux. Mais il est resté là, avec lui, ce soir. Et c'est bien la seule chose qui compte.
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Sam 19 Mai - 18:04

Feeling empty and whole at the same time.



Il sent que les larmes du blond cessent, qu’il le sert un peu plus contre lui. Il peut entendre dans sa respiration qu’il est plus calme à présent. Il laisse alors sa tête se poser sur son épaule, soupirant discrètement, sentant ses muscles se détendre. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas été aussi détendu…
Ils sont tous deux fatigués. Il serait temps de… D’aller se coucher, oui. C’est ce que le brun pense alors qu’il somnole, à deux doigts de s’endormir sur son ami. Arthur sent pourtant son cœur louper un battement quand il entend ces simples mots, forts en signification, qui lui font ouvrir les yeux à nouveau.

« …De rien et… Merci à toi… »

Et sa gorge se serre à nouveau. Comme il sait, qu’il n’est pas entièrement là. Que sa présence est en parti mensonge. Comme il allait lui faire mal, après lui avoir autant apporté en une soirée. C’était comme le poignarder dans le dos, d’une manière vicieuse et cruelle. Et il ne veut pas y penser. Pas ce soir, pas maintenant, peut-être pas demain non plus. Il est épuisé. Finalement, il veut juste dormir, après avoir rangé ses ennuis dans un coin de son esprit, derrière son début de migraine.

« Allons dormir… On l’a bien mérité. »

Un rire lui échappe. Ironique ou sincère ? Les deux à la fois, puisque "on" était destiné à la fois à lui même, et, surtout à Kunikida.

Thank you.
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Dim 3 Juin - 21:01
tranquillité
Un soupir. Il semblerait qu'Arthur soit plus calme, lui aussi. Doucement, les larmes laissent place à la fatigue. Mais peut-être tout cela avait-il déjà été causé par la fatigue elle-même. Quelle situation curieuse. La houle de l'émotion s'efface doucement, laisse un souvenir chaleureux, comble un vide dans le coeur.

Kunikida acquiesce, relâche son étreinte à contrecoeur. Mais il ne tient plus, et a bien senti qu'Arthur avait failli s'endormir. Ce sera tout pour ce soir - et c'était déjà bien assez. "Tu as raison.", dit-il simplement, en se redressant. Il s'étire (qu'est-ce que ça fait du bien !) et regarde un instant le brun… lui adresse un sourire doux, sans même s'en rendre compte. C'est naturel, c'est sincère. "On devrait rentrer chez nous…", murmure-t-il. Il n'en a pas vraiment envie, mais c'est ce qu'il y a de mieux à faire.

Alors, il va enregistrer le travail qu'il ne finira pas ce soir, puis éteindre l'ordinateur, et vérifier que les autres postes le sont. Continue avec son petit tour du soir pour vérifier si tout est en ordre avant de fermer l'Agence et de partir. C'est une routine dont il a l'habitude, et qu'il accomplit bien souvent de nuit. Comme ce soir. Mais ce soir il n'est pas seul. Et ça lui fait plaisir. Le voilà en tout cas prêt à rentrer, à laisser l'Agence pour quelques heures avant de retourner au travail. Il attend Arthur, se dit qu'il peut prendre son temps, il le mérite bien. "Je n'aurais toujours pas fini ça… Mais ce n'est rien. C'était… moins important." Et il n'aurait jamais cru l'admettre un jour.
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