Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Manger une crêpe peut être fatal.. Ranpo | Kyôka | Kôyô| Arthur

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Dim 15 Avr - 16:14

Izumi
Kyôka

Ozaki
Kôyô

Manger une crêpe peut être fatal..
Jour banal en apparence. Kunikida travaille -comme d'habitude-, Dazai est sûrement en train de tenter de se suicider et le Tigre est en compagnie de Keiji. Et, le seul détective qui ne fait rien est avachit sur sa chaise. Ranpo, les yeux mis-clos, dormait à moitié. Rien ne semblait pouvoir déranger sa flemmardise habituelle. Pourtant, cet ennui lui était insupportable. Et s'il ne pouvait pas embêter ses collègues, il devait bien trouver autre chose. Et c'est dès lors qu'il vit la jeune Kyôka qu'il eut une idée. Disons que le détective est attaché à la jeune fille. Malgré son caractère enfantin et prétentieux, il semblerait qu'il aimait bien Kyôka. Il lui apporte souvent ses bonbons préférés. Pour une fois que quelqu'un appréciait manger comme lui, ça le rendait content. 

Alors, après avoir déballé un bonbon et en avoir pris un second, il se leva. Et d'une démarche normale, il se dirigea vers Kyôka. Lui tendant cette friandise qui, comme il le savait très bien, était son bonbon préféré. Abordant un large sourire, il lui fit une petite proposition qui pourrait faire passer le temps. Surtout que le tigre s'est absenté et que la jeune fille est pratiquement tout le temps avec lui. Sauf que là, exception, ils n'étaient pas ensemble. Alors, le détective en profitait.


-Hey Kyôka-Chan, ça te dirait de sortir un peu en ville? Je t'offrirais une bonne crêpe! Faut dire qu'il fait beau, faut donc en profiter!

Il remit donc sa gavroche et sortie de l'Agence sans prononcer le "pourquoi" il sortait. Il voulait seulement prendre du bon temps, et même si cela lui coûtera une crêpe, il s'en fiche assez. Tant qu'il peut rendre heureuse Kyôka, il l'est tout autant.

Arrivés au parc, le détective se dirigeait vers une crêperie du coin. Comme il l'avait promie à la jeune fille, il lui achetait donc une crêpe, la meilleure qu'il puisse trouver! Mais, comme tout bon Ranpo qu'il est, il s'en acheta une également.  C'est une crêpe tout de même!

Ils allaient d'installer sur un banc, mais un bruit vint déranger Ranpo. Ce bruit, était semblable à une explosion. Le détective soupira, se disant que jamais il ne pourrait être tranquille un instant. Au début, il songeait à ignorer ce bruit. Ca ne devait pas être franchement important, surtout qu'il ne voulait pas laisser Kyôka toute seule, il pourrait lui arriver malheur. Mais, au bout d'un moment, quelques cries se firent entendre. Ranpo ne pouvait décidément pas résister à des personnes en danger! Sinon, la fierté de l'Agence en prendrait un coup, en sachant que ses hommes n'aident pas les gens en danger. Alors, après avoir mis un croc dans sa délicieuse crêpe, il se tournait vers la jeune fille.

-Je vais voir ce qu'il se passe, ne bouge pas, je n'ai pas envie qu'il t'arrive quoi que ce soit. Je me dépêche promis.

Le détective aux yeux émeraudes partit donc d'un pas  rapide vers la source de l'explosion. -Il arrivait sur les lieux et tournait la tête autour de lui.

-Calmez vous mesdames et messieurs. Il n'y a aucun blessé  d'après ce que je vois. Donc ne vous affolez pas.

On sentait clairement l'ennuie dans sa voix, normalement, ce n'est pas à lui de faire ça, mais bon, il n'avait pas le choix. Il se retournait pour essayer de voir Kyôka de loin.
"J'espère que rien ne va t'arriver, hein."

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Kôyô Ozaki
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Mar 17 Avr - 10:19
Un avantage d'être revenue dans la Mafia, c'est que Kôyô avait pu reprendre contact avec ses réseaux. La cadre n'avait pas chômé depuis son retour et avait dû se montrer encore plus stricte qu'auparavant afin que personne ne soit tenté de la tester. Elle avait notamment ordonné la surveillance de l'Agence. Pas qu'ils représentaient une menace si sérieuse, pas qu'elle s'inquiétait pour Osamu non plus. Non, son sujet d'inquiétude était toujours le même depuis son départ. Peut-être finirait-elle par laisser tomber, par daigner faire confiance mais ce jour n'était pas arrivé. Elle ne pouvait tout simplement pas la laisser entre d'autres mains que les siennes.

Et pourtant, ce jour-là Kôyô n'avait pas prévu de se renseigner spécialement sur eux. Il fallait tout d'abord rétablir son autorité et pour cela, la cadre allait d'un bout à l'autre de la ville pour rentrer les différents alliés de l'organisation mère. C'est alors qu'elle se trouvait dans un quartier voisin du quartier résidentiel qu'on l'appela. Kyôka était sortie de l'Agence seulement accompagnée du détective considéré sans doute comme le moins dangereux sur le plan physique: Edogawa. Le sbire en civil les avait donc suivi jusqu'au parc, où ils étaient en train d'acheter à manger.
Le parc en question étant très proche du lieu où se trouvait la jeune femme qu'elle ne pouvait louper l'aubaine. Sans compter que sa seule escorte ne serait jamais de taille contre elle en combat et qu'elle venait de retrouver l'autorité pouvait faire plier la police au besoin.

Kôyô arriva dans le lieu de détente en moins de dix minutes. Exceptionnellement en tailleur noir comme lorsqu'elle était à la Guilde -au final c'était bien ces tenues occidentales-, elle se fondait plus facilement dans la foule. Cependant, ne pas s'exposer directement à un membre de l'Agence serait plus discret. Plutôt que forcer Kyôka à revenir à ses côtés, elle aurait préféré la persuader, sans parasitage d'idéalistes si possible.
Passant derrière un stand proposant des takoyaki, elle envoya Yasha faire une petite, si petite entaille au tuyau amenant le gaz pour faire chauffer les plaques. Personne ne vit d'ailleurs son spectre tant l'intervention eut lieu en une fraction de secondes. En attendant que le gaz fasse son effet, la japonaise revint vers le banc où se trouvait sa cible.

A une petite centaine de mètres, un imprudent décida d'allumer sa cigarette en dehors des emplacements prévus pour. Il jeta négligemment l'allumette encore incandescente. L'homme eut juste le temps de s'éloigner assez avant que le gaz libéré s'enflamme.
La cadre ne put réprimer un petit sourire en coin tandis qu'elle observait le détective s'éloigner.
Si prévisible.

Calmement du haut de ses talons, Kôyô s'approcha de la jeune fille restée sur son banc.

- Comme une mouche attirée par la lumière.

Il serait très peu probable qu'elle soit ravie de la voir. Et pourtant, au fond, la jeune femme l'espérait un peu.

- C'est ce qu'il y a d'ennuyeux avec les idéalistes, il suffit de créer une situation où ils n'ont pas le choix mais que de suivre leurs beaux principes pour ensuite tous les cueillir. Qu'est-ce qui t'intéresse tant chez eux?
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Jeu 19 Avr - 21:00
Manger une crêpe peut être fatal...

« Hey Kyôka-Chan, ça te dirait de sortir un peu en ville? Je t'offrirais une bonne crêpe! Faut dire qu'il fait beau, faut donc en profiter ! »

L'interpellée releva la tête, surprise et soudainement tirée de son mutisme, lorsque Edogawa Ranpo, le pilier de l'Agence, se dirigea vers elle.
Depuis qu'elle était arrivée, le détective semblait s'être pris d'une étonnante affection pour la jeune fille. Bien qu'il soit presque deux fois plus âgé qu'elle, il adoptait bien souvent -et pour une raison qui échappait à cette dernière, bien que cela ne lui déplaisait pas outre mesure- le comportement d'un enfant, partageant bonbons et diverses friandises inconnues à Kyôka. C'était aussi lui qui, parfois, lui faisait visiter certains lieux de la ville, en lui racontant parfois les récits des affaires de meurtres qu'il y avait résolu. Raconter cela à une fille de quatorze ans pouvait paraître glauque, mais il en fallait plus, bien plus, pour impressionner cette dernière.
Et cela lui permettait de redécouvrir ces lieux, de les voir d'un tout nouveau point de vue. Et en ce jour, c'était visiblement ce qu'avait l'intention de faire le détective, en lui proposant de sortir. Elle ne savait quoi dire… Était-ce vraiment le bon moment pour ça ?

En effet, l'Agence avait été grandement bouleversée par les derniers événements, et notamment l'enlèvement d'Akiko Yosano, le médecin, il y a quelque mois de cela, par la mafia.
En tant qu'ancienne membre de l'organisation criminelle, Kyôka aurait pu aider l'Agence à secourir le docteur, elle en était persuadée. Toutefois, les détectives avaient préféré envoyer Dazai sur cette mission, seul, avec comme seule issue une situation qui n'avait fait qu'empirer…
Pour résumer, l'Agence était actuellement en plutôt mauvaise posture, les risques de se faire attaquer, par la guilde ou par la mafia étaient grands. Une excursion à l'extérieur paraissait donc déconseillée et imprudente…

Néanmoins, les paroles de Ranpo mirent rapidement fin à ses réticences.
Une crêpe… Cela faisait longtemps qu'elle n'en avait pas mangé, alors que cette délicieuse sucrerie figurait parmi ses mets favoris. La seule pensée d'en avoir lui fit monter l'eau à la bouche.
Peu de temps après, voilà donc le curieux duo qui se retrouvait dans le parc, cherchant un endroit tranquille pour manger. Ils jetèrent leur dévolu sur un simple banc, et commencèrent chacun à déguster leur crêpe -le détective s'en étant également payé une pour lui-, en silence, comme s'il s'agissait d'un instant sacré… Ce qui n'était pas forcément faux pour Kyôka.

Cependant, ce moment tranquille et insouciant disparut bien vite.
Vacarme. Le bruit, plutôt lointain mais parfaitement audible, d'une explosion, ou bien de quelque chose qui prenait feu d'un seul coup. Puis, le chaos. L'expression inquiète et angoissée des gens, leur cris de surprise ou même de terreur. Leur attitude, semblable à celle d'un essaim affolé et confus, ne sachant plus où aller et que faire.
L'ex-mafieuse engloutit le reste de sa crêpe rapidement et se leva d'un coup. Plus aucune trace de joie ou d'amusement sur son visage, qui arborait à nouveau cette expression impassible et déterminée, bien plus habituelle. En tant que membre de l'Agence de Détectives, elle devait voir de quoi il retournait, et ce le plus vite possible. Mais son compagnon la stoppa dans son élan :

« Je vais voir ce qu'il se passe, ne bouge pas, je n'ai pas envie qu'il t'arrive quoi que ce soit. Je me dépêche promis. »

« Qu… Quoi ? »

Elle failli lui dire qu'elle n'était pas si faible et vulnérable que ça, mais le détective était déjà loin, parti voir ce qu'il s'était passé. Après un petit instant, la jeune fille se rassit donc sur le banc. Scrutant anxieusement les alentours, et plus particulièrement dans la direction où il avait disparu.
On lui avait ordonné de rester ici… Que pouvait-elle faire ?
… Elle avait envie d'une seconde crêpe. Elle tourna la tête vers le stand, mais bien évidemment, il avait déjà été déserté, que ce soit par peur ou par curiosité, pour voir ce qu'il s'était passé.
Ce fut à ce moment précis que, distraite, elle ne remarqua pas, parmi tous les badauds, qu'une seule personne avait gardé son calme et se rapprochait d'elle, contrairement à tous les autres, formant une masse compacte essayant de s'éloigner au plus vite…

C'est ainsi que, alors qu'elle lâchait un léger soupir et détournait le regard pour fixer ses pieds, une voix se fit entendre par-dessus les cris et la panique ambiante.
Une voix posée et féminine. Une voix bien trop familière aux oreilles de Kyôka.

« Comme une mouche attirée par la lumière. »

Elle tourna lentement la tête vers la source de la voix. Pour une fois, ses émotions pouvaient se lire facilement sur son visage. Déconcertée et stupéfiée, son corps et son esprit lui semblaient comme pétrifiés, et pourtant ses pensées défilaient à toute allure.
Comment était-ce possible ? Pourquoi était-elle là ? Pour éliminer son compagnon ?
L'explosion, bien sûr… Elle devait y être mêlée, d'une manière ou d'une autre. Peut-être même était-ce elle qui l'avait provoqué. Il fallait qu'elle trouve un moyen de s'en sortir… L'attaquer ? Si elle la prenait par surprise... Mais elle ne faisait probablement pas le poids, elle en était consciente. Tout miser sur un seul coup était bien trop dangereux, sans doute s'y attendait-elle. Et peut-être qu'au même moment, sans qu'elle s'en aperçoive, des mafieux les avaient déjà encerclés, prêts à attaquer Ranpo dès le moindre signal ou mouvement suspect. Elle devait gagner du temps et trouver un moyen d'alerter ce dernier.

« C'est ce qu'il y a d'ennuyeux avec les idéalistes, il suffit de créer une situation où ils n'ont pas le choix mais que de suivre leurs beaux principes pour ensuite tous les cueillir. Qu'est-ce qui t'intéresse tant chez eux ? »

Elle mit quelques secondes à comprendre les paroles de la cadre.
Elle n'allait pas l'attaquer ? Pas pour le moment, du moins ? Elle semblait privilégier Kyôka à l'élimination d'un détective. De plus, cette dernière ne sentait aucune hostilité se dégager de la jeune femme, enfin pour l'instant. Elle jeta un rapide coup d’œil à Ranpo, toujours distrait.
Il était sain et sauf pour le moment, c'était le principal… Mais la jeune fille allait devoir se débrouiller seule.

« …L'Agence… Dès le moment où je les ai rencontrés, ils ont vu au-delà de ma capacité et des trente-cinq personnes que j'ai tué… Ils m'ont considéré comme un être humain, et non pas comme la machine à tuer que je pensais être. »


Kyôka prit une pause et baissa légèrement la tête. Répondre à la jeune femme n'était qu'un moyen comme un autre de gagner du temps, pendant qu'elle continuait de chercher activement une solution, n'importe quoi, pour lui échapper et éviter qu'elle ne s'en prenne au détective... Quitte à devoir affronter la mafieuse. Si c'était nécessaire, alors elle le ferait.

Pour elle, Ozaki Kôyô était avant tout une ennemie.
Et pourtant...

Les mots lui étaient venus naturellement, à elle qui était plutôt du genre taciturne, avec une certaine sincérité, et sans agressivité. Elle ne comprenait pas vraiment cela, tout comme elle n'arrivait à s'expliquer l'attachement que la cadre avait pour elle. Était-ce dû aux deux années que la jeune fille avait passé sous sa protection, à vivre sous son toit ? Ou bien y avait-il une autre raison ?

Enfin… Elle releva la tête et son regard, tout en se perdant dans le vague, se mit à arborer une détermination rarement visible mais pourtant toujours présente chez la jeune fille.

« Je pensais qu'un seul chemin s'offrait à moi, que ma destinée était toute tracée. Ils m'ont prouvé le contraire. Tout comme eux… J'ai une place dans la lumière. »

ft. Edogawa Ranpo & Ozaki Kôyô
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Ven 20 Avr - 10:57

Izumi
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Manger une crêpe peut être fatal..
Ranpo essayait tant bien que mal de rassurer les personnes paniquées par l'explosion. Mais le détective n'est pas connu pour son calme et sa patience. Alors après avoir un peu haussé le ton, la masse de personne se taisait. Ranpo expliquait -encore une fois- que ce n'était rien, qu'ils pouvaient tous repartir à leurs préoccupations. Le détective par contre, se disait qu'une explosion due à un tuyau de gaz ne pourrait pas se passer tout les jours non plus. Ranpo réfléchissait à ça quand après avoir tourné le regard vers Kyôka, il vit qu'une jeune femme s'était approchée d'elle. -Un peu trop pour que ce soit une simple passante.- Le détective repartit donc encore une fois vers le lieu dont il avait laissé la jeune fille. Sur son chemin, qui n'était pas long en soi, Ranpo vit la couleur de la chevelure de la femme qui c'était approchée de Kyôka.

Rousse.

Cette couleur de cheveux était une particularité de la cadre de la mafia que Ranpo connaissait que trop bien. Ozaki Kôyô. Une femme qui avait torturé Yosano Akiko. Ça, le détective ne l'avait toujours pas digéré. Mais, normalement, Ozaki Kôyô est habillée la plupart du temps en kimono. Était-ce vraiment la cadre qui était face à Kyôka? Pourtant, le détective aux yeux émeraudes n'avait pas de si grand doute que ça. Qui pourrait accoster Kyôka sans réel but? M'enfin, c'est en songeant que Ranpo revenait vers la jeune fille. Elles étaient toute deux en train de parler. Mais de quoi? Le détective ne pu le savoir puisqu'il arrivait en plein milieu. Mais en étant plus proche de la femme aux cheveux roux, ses doutes se confirmaient. C'était bien la cadre. Le détective ravalait sa salive, fallait pas traîner. Il savait qu'il n'était pas dans la meilleure des places contre cette mafieuse. Mais, Ranpo savait qu'elle était là pour Kyôka. Pour que cette dernière revienne dans leurs rangs. Sauf que non. Haha. Non.

-Hrm. Excuse moi Kyôka, mon "intervention" fût plus longue que je ne le pensais. Et si on y allait maintenant?

L'ignorance.
Juste ignorer.
Ignore.

Ranpo fît exprès d'ignorer la présence de la cadre. Si il aurait dit le fond de sa pensée, il pense qu'il aurait fini embroché par un sabre, et laissé mourant sur le sol. Non. Pour une fois, il se tût. Il espère juste que Kyôka ne sera pas blessée par sa faute, puisqu'il savait très bien que la rousse allait rétorqué. Ça, c'était évident. Mais si faire ça pourrait lui faire gagner du temps de vie, il le ferait sans broncher. Même si au fond, il n'était pas rassuré, mais le détective continuait dans son jeu.

L'ignorance.
Ignore.

-Hm. Il faut que j'aille prévenir l'Agence de l'explosion tout de même, qui sait si cela ne se reproduirait pas. J'ai déjà des doutes sur qui est la cause de ça, donc faut aller leur dire.

Le "qui" était le mot le plus prononcé de sa phrase. Et c'était volontaire, il ne faut pas qu'il montre qu'il est complètement débile. Mais, il sentait qu'il avait fait fait une connerie. "Je vais regretter cette journée.."
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Kôyô Ozaki
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Ven 20 Avr - 13:10
Aaa les platitudes. Combien en avait-elle entendues? Combien en avait-elle prononcer elle-même à une époque? Heureusement que tout cela était révolu, même si à vrai dire, elle ne se souvenait pas avoir été aussi dépressive que ça même lorsqu'elle avait tenté de s'enfuir. Kôyô n'avait jamais été du genre à s'abattre sur elle-même, et si jamais un tel moment de faiblesse arrivait malgré tout, il ne durait jamais bien longtemps. Quoique son rôle lui ait imposé de faire, la jeune femme l'avait assumé, décidant de voir ce que ces actes pouvaient leur apporter plutôt que les enchaîner de manière gratuite comme ce fut le cas il y a plus de dix ans.
Cependant, elle ne pouvait pas prétendre ne pas s'être attendue à ce genre de réponse. Pour l'avoir eu à sa charge deux ans, la cadre savait comment la jeune fille réagissait. Et autant dire que si leur pouvoir était identique désormais, leur caractère était loin de l'être. Cela ne voulait pas dire toutefois qu'elle acceptait que d'autres se mêlent de leurs affaires.
La réponse de Kôyô aux réflexions de la demoiselle ne se fit pas attendre.

- Je te rappelle que tu as choisi d'être une marionnette entre les mains du Chien... Tu as baissé les bras, préférant n'importe quelle solution tout aussi désespérée soit-elle pour éviter d'assumer ton pouvoir et faire ce que tu voulais. Tu t'es infligée ça toute seule.

Prétendre que Kôyô ne s'était pas reconnue en Kyôka serait un mensonge. Même si elle était arrivée à la Mafia à ses 8 ans, et que comme tout à chacun il lui avait fallu subir et suivre les ordres de leur boss fou de sang, au final la cadre avait réussi à se faire une place et aujourd'hui, elle n'était plus celle qui massacrait à tour de bras comme à l'époque. Et ce résultat ne venait pas d'une décision extérieure, mais parce qu'elle l'avait voulu et avait tout fait pour atteindre ce but, y compris trahir le précédent boss.

- 35 personnes... Certains diront que c'est beaucoup, d'autres qu'une seule victime est déjà de trop, et il y a ceux qui diraient que 35 meurtres ne sont rien comparés à d'autres assassins...

Que ce soit elle-même, Akutagawa, Chûya ou même Osamu, tous pourraient dire que ce nombre n'était qu'un nombre et qu'ils avaient largement dépassé le "palmarès" de Kyôka. Cependant il était clair que certains ont plus de mal à le vivre que d'autres.

Au même moment, elle vit le détective arriver sur elles. Tsh... il revenait plus tôt que ce qu'elle aurait souhaité. Mais bon, ce n'est pas comme si il représentait une menace sérieuse. Pour le moment, n'avaient-elles pas qu'une simple discussion? Rien de répréhensible donc. Pour dire l'importance qu'elle lui accordait, la rousse ne releva même pas l'ignorance volontaire dont elle était victime de la part du jeune homme. Enfin "jeune"... techniquement ils avaient le même âge mais la différence de maturité était tellement flagrante.
Kôyô ne laissa pas le temps à la jeune fille de répondre à son "collègue". Le sourire en coin, elle était amusée en fait par les dires de l'importun.

- Aucune autre explosion n'est prévue jeune homme. Prévenez vos semblables si ça vous chante. Tout au plus Osamu soupirera, le sourire en coin en disant "Onee-chan ne changera jamais". Je suis là pour avoir une simple discussion, tant que vous n'empiétez pas trop sur mon temps de parole, aucun incident ne devrait avoir lieu.

Autant dire qu'il ne devrait pas trop tenter de l'interrompre. Que ça soit par ses capacités au corps à corps, son arme à feu cachée dans son dos ou même son don, il était clair que Kôyô aurait largement le dessus sur les deux, même si Kyôka défendait son """ami""". Cependant, si ce gamin était aussi intelligent qu'on le disait et bien informé, il devrait se douter que la cadre ne tenterait rien directement contre la jeune fille. N'avait-elle pas dit à Osamu déjà qu'elle avait prié Mori de suspendre l'arrêt de mort sur sa tête?

- Kyôka a dit que vous l'aviez traité en tant qu'"être humain", je suis donc curieuse. Pensez-vous qu'il y a une telle différence entre elle et moi? Pourquoi serait-elle plus "comme vous" dans la "lumière", et que votre monde est moins impitoyable que le nôtre? Pouvez-vous affirmer que si vous vous débarrassiez de moi, personne ne me pleurerait puisque je l'aurais "mérité" à cause de mes crimes?

La dernière question s'adressait aux deux. Qu'elle ose... Que Kyôka OSE dire que tous ceux de la Mafia étaient dépourvus de sentiments. Pour Kôyô, ce genre de réflexion était le simple résultat de la lâcheté et de leur incapacité à reconnaître qu'en face ne se trouvaient pas des monstres mais d'autres êtres ayant décidé d'un autre mode de vie parfaitement assumé. Elle voulait aussi qu'elle admette avoir fait une erreur en allant trouver Akutagawa. Car s'il y avait une chose que Kôyô n'était pas décidée à accepter, c'est qu'on prétende qu'elle n'avait pas voulu s'occuper comme il se doit de la jeune fille fugueuse.
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Ven 20 Avr - 20:32
Manger une crêpe peut être fatal...

Kyôka se contenta d'écouter sans broncher la réponse de son aînée, emplie de reproches… et tellement vraie. Au fond, elle savait qu'il ne servait à rien de protester contre les faits… Enfin. Jusqu'au moment où son interlocutrice aborda le sujet sensible. Cette fois, elle ne put s'empêcher de perdre sa contenance et hausser la voix :

« "Assumer mon pouvoir" ?!? Comment le pourrais-je ? »

Oui… A moins d'avoir un cœur de pierre, comment assumer un pouvoir qui avait massacré sa propre famille, devant ses yeux ? Comment, après cela, le voir autrement qu'une malédiction ? N'importe quelle petite fille de onze ans en serait ressortie traumatisée. Et peu importe ce que l'on pouvait vivre et subir par la suite, ce n'était sûrement pas ça qui allait changer ce fait.
Non, décidément, il ne fallait… Cette chose ne devait plus jamais être utilisée. Néanmoins, après cette interruption, elle laissa la femme continuer.

Il n'était pas bien difficile de deviner à qui faisait référence la dernière catégorie. La mafia comptait parmi ses rangs d'innombrables assassins, qu'il s'agisse de simple sous-fifres, de marionnettes comme Kyôka autrefois, ou bien de ceux qui, pour une raison ou une autre, avaient au fil des années gravit les échelons pour devenir ceux qui commandaient à ces mêmes sous-fifres dont ils avaient, au début, fait partie.
Celle qui se tenait actuellement aux côtés de Kyôka rentrait probablement dans cette définition.
Et, encore une fois, ses paroles étaient justes. Face à la mort et le meurtre, il existait tant de réactions différentes… Tellement, on pouvait même dire que chaque personne sur cette terre possédait la sienne propre. Au milieu de toutes ces réactions, ces manières de pensées uniques, y en avait-il une que l'on pouvait considérer comme 'juste' ? C'était peu probable, voire même impossible ; après tout, ces sujets dépassaient l'éthique ou la morale.
En ce qui concernait Kyôka, son propre avis était paradoxal. Son souhait était de ne plus tuer, et pourtant la mort, les meurtres et les cadavres ne la dérangeaient pas le moins du monde.
Même l'idée de sa propre mort ne lui faisait ni chaud ni froid.
C'était une perception des choses que l'assassin avait toujours gardée pour elle ; pas qu'elle en avait particulièrement honte ou quoi que ce soit, elle pensait juste que ce n'était pas important. Oui… Sa vie n'était pas importante.

Mais, une autre voix familière interrompit le fil de ses sombres pensées. Non… Pourquoi maintenant ? Comment le détective pouvait-il s'imaginer que la cadre allait simplement les laisser partir ? Bien que l'idée soit tentante… Mais non. Kyôka la connaissait trop bien pour savoir qu'elle n'abandonnerait pas aussi facilement.

Son compagnon continua à parler sans qu'elle ne trouve quoi que ce soit à dire.
Peut-être que l'ignorance était en effet la meilleure solution pour s'en sortir… Mais elle ne pouvait s'empêcher de penser que, ce faisant, il ne faisait qu'aller au-devant du danger.
Et puis, d'un autre côté, elle ne pouvait simplement pas ignorer son ancienne protectrice comme ça.
D'ailleurs, cette dernière ne tarda pas à répliquer. Ses paroles la firent tiquer.
Notamment, le fait qu'elle appelle Dazai par son prénom la surprit. Et ce dernier la surnommai vraiment comme ça ? Elle pensait que le seul à avoir jamais appelé la cadre comme ça était Nakahara Chûya…
Une simple discussion ? Hmph. Elle avait du mal à le croire. Cela dit, sans pouvoir se l'expliquer, la jeune fille estimait pouvoir lui faire confiance en ce qui concernait ses derniers mots.
La Mafia avait beau avoir une certaine influence sur la police, elle était loin de l'avoir totalement sous sa coupe ; sinon, cela ferait bien longtemps que l'Agence aurait disparu. Ainsi, même une cadre ne pouvait agir à sa guise dans un lieu public comme celui-ci.
Est-ce qu'elle sous-estimait la jeune femme pour autant ? Il était évident que non.

Mais ce qu'elle dit par la suite l'interpella bien plus et la tira une fois de plus de sa réflexion, pour la bonne raison que cette fois-ci, son interlocutrice s'adressait à la fois à l'adolescente et au jeune homme, en particulier avec sa dernière question.
Dernière question à laquelle elle faillit répondre sans hésitation. Elle-même, la cadre, et tous les autres mafieux… Ils n'étaient rien d'autre que des criminels. Qui pourraient bien pleurer leur disparition ? Comme dit plus haut, Kyôka n'avait jamais accordé la moindre valeur à son existence, et pensait même que mourir serait sans doute la meilleure chose qu'elle puisse faire.
A ce moment, elle pensa à son bienfaiteur. Celui qui l'avait emmené à l'Agence, qui lui avait fait découvrir tant de choses. A Dazai aussi, toujours joyeux et qui semblait chaque jour animer l'Agence, malgré son sombre passé. Et bien sûr, son compagnon d'infortune qui l'accompagnait en ce moment même.
Comment réagiraient-ils, s'ils apprenaient sa disparition ? Elle ne pouvait le dire.

De la même manière, toutes les interrogations que leur avait adressées la mafieuse avaient dans son esprit, une réponse évidente et limpide, claire comme de l'eau de roche. Et pourtant… Maintenant qu'elles avaient été posées de manière orale et explicite, elle ne savait que dire, que penser. Ces certitudes, bien que toujours présentes, semblaient lui glisser entre les doigts, échapper à toute forme de verbalisation.

« … Je l'ignore. Peut-être bien que nous… Que même les pires personnes, ayant commis les plus basses atrocités en ce monde, peuvent éprouver de l'affection pour autrui… Et ce de manière réciproque. »

Avoua-t-elle du bout des lèvres. Toutefois… En prononçant ces mots, un doute, une pensée insidieuse et dérangeante, s’immisça dans son esprit, et son visage s'assombrit.
Elle baissa le regard et lâcha d'une voix pensive, plus pour elle-même qu'autre chose ;

« Mais… Le méritons-nous réellement ? Avons-nous le droit de nous attacher à d'autres personnes ? N'est-ce pas plutôt attirer le malheur et le danger sur eux ? »

Combien de fois le jeune garçon-tigre, à qui elle tenait tellement, avait-il été blessé juste à cause d'elle ? Et si Ranpo, qui éprouvait manifestement une grande affection pour elle, n'avait pas souhaité se rendre à ce parc, juste pour lui faire plaisir ?

A quel point les choses auraient été différentes, si elle n'avait jamais été là ?

Ranpo & Kôyô
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Sam 21 Avr - 12:33

Izumi
Kyôka

Ozaki
Kôyô

Manger une crêpe peut être fatal..
La cadre dit au détective qu'aucune autre explosion ne serait prévue. Ranpo se demande si il doit vraiment lui faire confiance. Non, il va se méfier.

-Kyôka a dit que vous l'aviez traité en tant qu'"être humain", je suis donc curieuse. Pensez-vous qu'il y a une telle différence entre elle et moi? Pourquoi serait-elle plus "comme vous" dans la "lumière", et que votre monde est moins impitoyable que le nôtre? Pouvez-vous affirmer que si vous vous débarrassiez de moi, personne ne me pleurerait puisque je l'aurais "mérité" à cause de mes crimes?

Le détective fût d'abord surpris, puis, après un haussement d'épaules, ça ne l'étonnait plus. Sérieusement, était-ce aussi surprenant de considérer une jeune fille comme elle est? C'est à dire une humaine ? Bah, pour Ranpo non. Une chose dont le détective était sûr, c'est que "son" monde est moins impitoyable que celui de la mafia. La mafia est un endroit enveloppé de sang. Un monde qui n'hésitera pas à tuer sans aucuns réels regrets. Enfin, aux yeux de Ranpo bien sûr. Depuis quand un enfant de l'âge de Kyôka doit tuer pour remplir une mission? Depuis quand un enfant doit voir autant de sang? Le détective se posait sérieusement ces questions là. "Depuis quand."


-Nous l'avons traité comme elle est. Une humaine qui ne doit pas tuer pour compléter une tâche donnée par un parrain. Dans votre "monde", elle ne faisait que voir du sang. Du sang sur ses mains, partout. Était-ce réellement une vision qu'une quelconque personne apprécierait? Je pense que la réponse est négative. Sauf peut être pour "votre" monde.

Ranpo n'aimait pas le terme "Monde", puisque ces deux organisations vivent dans la même ville, sur la même Terre. Mais, si la cadre utilisait ce terme, et bah le détective fera de même.

-Je ne peux pas vous affirmez que personne ne pleurerait si vous venez à disparaître. Mais, si je puis donner un avis personnel, je ne pense pas qu'à l'Agence, quelqu'un pleurera. Peut être Dazai, étant donné que vous avez proche dans le passé. Sinon je n'en sais rien.

Le détective murmurait en lui même "mais oui, vous l'aurez mérité", le dire à haute voix l'aurait emmené au trépas directement. Ranpo regardait Kyôka et entendit sa voix pensive. Avoir affaire à la cadre une nouvelle fois lui faisait douter sur des choses. Le détective se permit donc de lui répondre.

- Kyôka - Chan. Tout le monde possède le droit de s'attacher à  d'autres personnes. Ne pense pas que cela attire le malheur sur ces personnes, c'est faux.

C'est tout ce que pouvais faire Ranpo. La rassurer. Lui dire que ce n'est pas un mal de s'attacher à des personnes. 
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Kôyô Ozaki
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Sam 21 Avr - 19:36
En écoutant la réponse de Kyôka, la jeune femme n'était pas vraiment étonnée du pessimisme qui s'en dégageait. Elle-même avait eu les mêmes pensées lorsqu'elle avait voulu s'enfuir. La différence, c'est qu'elle s'était sentie parfaitement capable de mener sa mission à bien car elle comptait répondre elle-même à ces interrogations.
La réponse du détective en revanche était, sans surprise, bien plus tranchée et terriblement, atrocement, banalement, coupée en deux. Il avait sans aucun doute décidé à ne voir le monde qu'en noir et blanc et bien entendu, ils ne faisaient pas partie du même côté.
Au fur et à mesure qu'il parlait, Kôyô savait déjà ce que ces lèvres allaient répliquer mais le jeune décida de se tourner vers Kyôka, essayant sans aucun doute de contrer l'influence de la cadre.

La rousse glissa sa main dans l'intérieur de sa veste doucement et en sortit un briquet et une cigarette. Ce n'était pas ce qu'elle fumait habituellement mais une kiseru ne tenait pas dans les poches étroites des costumes occidentaux. Elle l'alluma et la porta à ses lèvres avant de prendre la parole.

- Quelle noble vision... mais j'ai peur que vous ayez tort. Bien sûr que s'attacher à quelqu'un signifie prendre le risque de le perdre. Pourquoi vouloir appeler vos collègues si ce n'est pour vous assurer de ne pas la perdre? Et je suis sûre qu'en ce moment même, Kyôka se demande si vous n'allez pas finir blessé ou pire par sa faute. Le chaton de gouttière a déjà eu droit à un sort similaire d'ailleurs...

Elle souffla la fumée sur le côté et s'approcha d'un pas vers le détective, qui recula alors d'un pas, pour son plus grand plaisir.

- Arrêtez de la bercer d'illusions. Vous prétendez pouvoir la protéger, l'avoir sauvée mais là, tout de suite, si je décidais de vous tuer tout deux vous ne pourriez rien faire. Et même si je voulais bien croire que vous souhaitez la protéger, elle demeure un déserteur dont la tête est mise à prix, pourtant vous persistez à l'exhiber dans ces rues où il est si facile de la repérer...Vous dites aussi que s'attacher à quelqu'un n'attire pas le malheur sur lui, pourtant je sais qu'elle me suivrait si je menaçais de vous arracher le coeur ici et maintenant pour ne pas avoir à vivre avec la culpabilité d'être responsable de votre mort.

Et pourtant, ce n'était pas dans ses plans. Cela ne ferait qu'éloigner Kyôka d'elle encore plus alors que Kôyô était persuadée être la seule capable de lui faire accepter son pouvoir et ce qu'elle avait fait. Ce qu'aucun ne semblait penser, c'est que la cadre pouvait vouloir tout ceci sans forcément intégrer la jeune fille en tant que membre actif de la Mafia. Aussi, elle n'exprima pas cet aspect de ses intentions, car ni l'un ni l'autre n'y croirait.
Autre bouffée de tabac avant de se tourner vers sa protégée.

- Kyôka, tu es déterminée à voir ton pouvoir comme une malédiction destinée à un seul but, mais à quoi t'attendais-tu? Tu l'as tellement rejeté que tu en as perdu tout contrôle pour ensuite le confier aux mains du pire assoiffé de sang dans nos rangs. A quoi pouvais-tu t'attendre sur ce qui allait se passer ensuite?

Il fallait qu'elle comprenne qu'elle ne pouvait pas rejeter ainsi une part d'elle-même. Encore moins pour la mettre entre les mains d'autres personnes.
Son attention revint sur les deux.

- A part quelques illuminés, la vue du sang ne nous fait pas plus plaisir qu'à vous. Nous la considérons seulement comme nécessaire parfois, et nous savons vivre avec. Je doute que vous, l'Agence, n'ayez jamais eu à tuer quelqu'un. Je me demande donc, à quel moment vous considérez que c'est "acceptable"?

La croiraient-ils si Kôyô disait ne pas aimer les grandes effusions de sang inutile? Bon... il y avait bien quelques colères sanglantes qui parsemaient son passé par-ci par-là mais non, elle ne tranchait pas de gorges à tour de bras non plus. Mais maintenant qu'allaient-ils lui répondre? Que s'ils avaient tué, c'était uniquement en cas de légitime défense et que ça avait été absolument nécessaire? Comme si ça n'arrivait jamais pour la Mafia aussi... Devaient-ils se laisser être abattus par les premiers imprudents au sang chaud, ou les immobiliser pour leur faire un discours sur l'amour et l'amitié en espérant que ça change leur âme? Qu'ils redescendent de leur nuage...
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Dim 22 Avr - 21:39
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Dim 22 Avr - 23:20

Izumi
Kyôka

Ozaki
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Manger une crêpe peut être fatal..
Ça sonne faux. Tout sonne faux. Pourquoi Ranpo était il sortit de l'Agence? Pourquoi avait-il offert une crêpe à la jeune fille, si c'est que pour au final, elle se retrouve devant quelqu'un dont elle n'aurait pas tellement voulu recroisé tout de suite? C'est difficile. Oui. Difficile. Même si la loyauté n'était pas un mot que Ranpo connaissait, il est néanmoins doté d'une conscience envers autrui. Et si la petite Kyôka subissait la moindre chose, le détective se sentirait mal. Très mal. 

Le brun écoutait la cadre sans réelle attention. La rousse se répète. Disant que Kyôka la suivrait sans rien dire si elle menaçait le détective de sûrement le tuer. Ou que Ranpo n'était pas forcément le mieux placé pour protéger la jeune fille. Le détective, lui,  ne rétorquait pas. Il en était conscient de ça. D'ailleurs, la cadre fit un pas en avant. D'instinct, le brun se reculait d'un pas également. Ses yeux émeraudes fixaient la cadre avant de changer de trajectoire. "Vas-y.. instaure ta terreur, continue de faire douter la jeune fille. Si ça t'amuse, malheureusement, faudra que ton jeu s'arrête un jour.", voilà ce que pensait Ranpo. Non pas qu'il était blasé de la situation, mais c'est surtout qu'il savait que la cadre n'abandonnerait pas. Atsushi en était la preuve même d'ailleurs.

Le détective entendait Kyôka, disant qu'elle n'hésitera pas à riposter si la vie du détective était en danger. Non. Ranpo sait qu'il ne ferait pas le poids, mais que la jeune fille qu'il appréciait grandement risque de se blesser pour lui, ça, il ne l'avalerait pas. Mais à quoi bon? Il n'est pas en position de force. Et vue la haine que la cadre possède envers le brun, ce dernier restait neutre. Enfin.. Sa neutralité ne durait pas longtemps en soi. Quand on prononce le nom de l'Agence, Ranpo écoutait attentivement. 

-Ah.. ça. L'Agence n'est pas réputée pour tuer. Nous trouvons toujours des alternatives pour régler les différents quand les soucis font faces. Malheureusement, quand il s'agit de vous, il semblerait que vous poussez les limites. 

Ton froid, air hautain disparu. Ça y'est, Ranpo n'est plus le détective comique. A l'intérieur, il en avait ras-le-bol d'entendre parler la rousse. Marre d'être ici à complaire les phrases sans sens de la cadre. Marre d'écouter ses rabaissements débiles envers la jeune Kyôka. Cette dernière avait changé de camps. Certes. Oui elle a énormément tué, et elle est facilement reconnaissable vis-à-vis de la police. Oui son pouvoir est un pouvoir limite démoniaque. Mais cette capacité a été utiliser à l'insu de sa propriétaire. Alors elle n'est pas tellement fautive. Mais pourquoi forcer la jeune fille à revenir. La mafia avait bien assez d'homme, et de personne "qualifiée". Alors, pourquoi. 

Ranpo s'empêchait, énormément , de rétorquer. Comme à son habitude en soi. Le détective, toujours son air hautain et comique  inexistant, regardait Kyôka. Non. Ca ne doit pas se passer comme ça. Quite à tout risque, aller. C'est bon. Les nerfs de Ranpo sont à bout.

-Bon, je pense que l'on peut y aller. Kyôka ne semble pas vouloir revenir avec vous, je ne pense donc pas que cette conversation doit être encore plus éternisée.
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