Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Manger une crêpe peut être fatal.. Ranpo | Kyôka | Kôyô| Arthur

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Kôyô Ozaki
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Lun 23 Avr - 17:11
- [...]Malheureusement, quand il s'agit de vous, il semblerait que vous poussez les limites.

Un franc sourire éclaira le visage de Kôyô. Puis elle se mit à rire... assez franchement à vrai dire. Sans aller jusqu'à s'esclaffer à gorge déployée, elle adorait cette réponse. Cela illustrait à ses yeux toute l'hypocrisie de ce type de personnes qui se prétendaient "au service du bien" mais "bon, quand il s'agit des 'méchants', on ferme les yeux". Il était hors de question que Kyôka grandisse dans ce genre de milieu. La Mafia n'était peut-être pas recommandable, mais ils voyaient les personnes pour ce qu'ils étaient.
Il l'avait amusée, il fallait être honnête mais de là à les laisser partir? Bien sûr que non. La cadre se saisit du bras du détective, le tenant fermement. Kyôka ne voulait pas verser de sang ou en voir versé, mais elle connaissait assez bien la jeune femme pour savoir qu'elle pouvait tuer sans qu'une goutte du précieux liquide ne se perde.

- Je n'arrêterai pas, pour la simple et très bonne raison que je juge aucun de vous capable de la protéger comme il faut. Vous n'avez que faire de mon avis, je le sais bien mais... je suis sûre aussi que vous n'avez aucune envie de toujours vous demander si je ne vais pas vous tomber dessus au détour d'un stand de crêpes.

Elle contraignit le détective de lui faire face puis jeta un coup d'oeil à Kyôka tout en fouillant dans son dos. Le duo put alors voir une arme à feu... Que Kôyô tendit à Edogawa après avoir ôté le cran de sûreté.

- Je suis d'humeur joueuse alors jouons. Tuez moi ici et maintenant, et vous serez enfin certains de ne plus me voir.

Malgré sa première phrase, rien ne laissait transparaître maintenant un quelconque amusement sur le visage de la japonaise. Son regard était braqué sur le détective, n'osant pas en fait regarder la jeune fille à côté. La cadre n'était pas arrivée au point de dire "si elle ne veut pas me suivre alors je ne veux plus vivre", ce genre de niaiseries n'étaient pas pour elle, mais... elle craignait de la voir approuver. De toute la Mafia, seul Chûya avait vu un côté sincèrement tendre chez la rousse, mais Kyôka également... si elle n'avait pas décidé de le nier. Les critiques d'autrui venaient se briser sur elle comme les vagues sur les rochers, ça ne l'atteignait pas. Il n'y avait que ses proches qui pourraient réellement la blesser par leurs paroles. Et malheureusement pour elle, la fugueuse en faisait encore partie.
Que croyait cette gamine en fait? Qu'à l'époque, Kôyô avait traitée avec gentillesse, patience et reconnaissance? Qu'elle ne pouvait donc pas comprendre ce qu'elle ressentait? Voilà qui serait bien naïf... Pour avoir connu l'ancien boss, la cadre trouvait que la Mafia aujourd'hui était devenue plus raisonnable. On était loin des bains de sang quasi quotidiens où elle était envoyée car "ton don est fait pour ça" pour en revenir avec l'odeur de sang imprégnée dans la peau. Chûya avait été une aide non négligeable pendant cette période, et elle avait voulu qu'il en soit de même pour Kyôka et elle car elle savait que Mori n'aurait pas accepté de suite de ne pas utiliser un tel pouvoir "juste pour faire plaisir"... Il aurait fallu encore un peu de temps pour le persuader d'accepter.
Seulement,même si Kôyô disait tout ça, il était peu probable qu'elle croit "la cadre capable de tuer de sang froid, celle qui a formé Chûya Nakahara et vient de s'infiltrer plusieurs mois dans la Guilde pour le seul compte de la Mafia en hésitant pas à tuer les siens pour préserver l'illusion".
Au final, face à ce tableau de chasse très largement raccourci, il n'était pas surprenant qu'elle ne juge pas l'Agence à la hauteur.

Si Edogawa pressait la détente, il aurait prouvé être capable de s'opposer à l'organisation de la nuit et surtout de joindre l'acte à la parole. Les mafieux qui observaient leur supérieure ne pourraient rien faire de toute manière, la police déjà sur place interviendrait immédiatement et, Kôyô étant connue comme mafieuse, le détective pourrait plaider la légitime défense sans qu'on en demande plus.
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Jeu 26 Avr - 11:37
RIP mon cerveau (????-2018)

Ah… Comment les choses avaient-elles pu dégénérer à ce point ? La journée avait pourtant bien commencé… Le pilier de l'Agence lui avait juste proposé de sortir en ville pour se balader -et surtout manger une crêpe.
Et voilà que maintenant, elle se trouvait en face d'une cadre de la mafia -qui était en quelque sorte sa 'protectrice' au passage, bien qu'elle n'ait jamais compris pourquoi-, qui semblait prête à remettre sa vie entre les mains du détective, pourtant censé être un ennemi à abattre pour l'organisation, lui confiant même son arme de son plein gré.
Une mafieuse, une traîtresse et un détective dans un parc...
Si tout cela n'était qu'une blague, alors c'en était une bien mauvaise.

Enfin… Reprenons depuis le début.
Kyôka avait donc mis en garde la jeune femme, puis le détective avait enchaîné.
Comme il disait, l'Agence ne tuait que rarement, si ce n'est jamais. Peut-être -non, sans doute était-ce l'un des choses qui avaient séduit l'adolescente ? Puis, il avait mis fin à cette entrevue pour le moins tendue -ou du moins avait essayé. Pensait-il vraiment qu'ils pouvaient s'en aller comme ça, et que la cadre les laisserait partir sans rien dire ? Kyôka en serait la première étonnée ; elle connaissait suffisamment son aînée pour savoir que, si toutes deux avaient bien quelque chose en commun, c'était la détermination ; abandonner si facilement n'était pas dans leur nature.
Et la suite des événements lui donna raison. Cependant, celle-ci s'avéra… Déroutante.

Car leur adversaire se mit à rire. Il n'y avait rien d'étrange ou d'exceptionnel dans le fait même, bien évidemment ; néanmoins c'était un grand rire, un rire presque moqueur : visiblement, quelque chose l'avait grandement amusée. Et Kyôka ne tarda pas à savoir de quoi il s'agissait, car elle parla à nouveau.

Et… Encore une fois, elle avait raison. Tout était de la faute de la jeune fille. Elle avait été si naïve, à croire qu'elle pourrait se promener dans les rues, comme ça. Comme une fille normale.
Mais passons. La cadre semblait encore avoir des choses à dire.




Son esprit ne suivait plus. Elle l'avait bien vue sortir son arme à feu, retirer la sécurité puis la tendre à son compagnon. Elle avait clairement entendu ses mots. Mais son cerveau avait cessé d'interpréter tout ce qu'il percevait. Elle ne pouvait même pas bouger, se contentant de fixer son interlocutrice avec de grands yeux dans lequel ne se lisait que… Consternation ? Peur ? Elle-même n'en savait rien, et de serrer son téléphone portable si fort que les jointures de ses mains blanchissaient.
Enfin, ce n'est pas comme si le détective allait le faire, n'est-ce pas… ?
Cela dit, et comme la jeune femme l'avait si bien fait remarquer, la tuer était probablement le seul moyen de se débarrasser d'elle. De ne plus avoir à la craindre d'une manière ou d'une autre.

Oui, c'était sans doute la meilleure décision. La plus rationnelle.

Cependant, malgré son attitude toujours -enfin presque, car à cet instant, son calme olympien semblait bien loin- posée et réfléchie, voire même froide, Kyôka n'était pas quelqu'un comme ça. Au fond, derrière ce masque qu'elle portait, elle était impulsive et naïve.
Trahir et s'enfuir de la mafia, puis l'affronter à de nombreuses reprises… Peut-être bien qu'elle n'aurait jamais fait tout cela si elle avait été rationnelle.

Parfois, par une étrange et cruelle ironie, ce n'est que lorsqu'on est sur le point de perdre quelqu'un que l'on se rend compte à quel point on tient à cette personne. Pour la jeune fille, Ozaki Kôyô rentrait-elle dans cette catégorie ? Après tout, elle avait passé plus de deux ans sous sa protection, et ça, elle ne pouvait l'oublier. Kyôka n'oubliait jamais rien.
Mais elle n'en savait rien. Elle était incapable de réfléchir clairement.
Kyôka était perdue.

ft. Mindblow power & la Confusion
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Sam 28 Avr - 20:29

Izumi
Kyôka

Ozaki
Kôyô

Manger une crêpe peut être fatal..
Le détectice était prêt a partir. A fuir. Éviter toute bataille, éviter la mort. Mais à l'instant où ses talons se mirent à tourner pour changer de lieu, la Rousse le rattrapait après avoir dit quelques mots dont Ranpo n'avait pas écouté la moindre syllabe. La cadre lui donnait une arme à feu dans la main. Une Arme. Le détective n'avait pas le souvenir d'avoir tenu une moindre arme entre ses mains. Il en connaissait le fonctionnement,  mais de là à en utilisez une, jamais. La cadre lui dit une parole qui sonnait  comme un défi. Quelque chose qui était décidé par un choix crucial. Tuer la rousse ou la laisser vivre. Ranpo avait les doigts sur l'arme. Un objet qui peut être utiliser pour tuer.. ou pour tuer. Le détective n'avait pas le choix vis à vis de l'utilisation de ça, mais pourtant c'est bien ce qu'il voulait. Le choix. Le brun avait  les yeux rivés sur la gâchette de l'arme, d'ailleurs pointée sur la cadre. Ranpo réfléchissait à ses propres propos qu'il avait fait un peu plus tôt lors de cette pseudo conversation. "L'Agence n'est pas réputée pour tuer. [...]"

Oui. Ils poussent parfois les limites de l'Agence avec leurs attaques sans but précis. Le détective, après une longue réflexion, lâchait l'arme aux pieds de Kôyô. Pas de bruit. Pas d'explication. Juste une arme posée aux pieds de sa propriétaire. Ranpo ne tuera pas. Jamais. À quoi bon retirer une vie? Arracher une âme par simple défi? Qu'est ce que ça lui rapporterait? 

- ... 

Garde ton calme.
Garde ton sang froid.
Ne. Cède. Pas.

-Je suis désolé, mais je suis contre l'idée de vous tuez.
 
Le détective avait les nerfs à vif, c'est certain. La cadre le cherchait, mais Ranpo ne lui ferait pas ce plaisir de répondre à son jeu. Le brun lançait un regard vers Kyôka. Celle ci semble... perdue. Toute cette histoire, cette mafieuse avait tout bonnement gâcher cette journée. Ranpo fit un petit regard à la jeune fille, tentant de la rassurer du mieux qu'il peut. Mais il ne peut faire que ça. S'attaquer à la rousse alors que son pouvoir est ni défensif, ni apte au combat. Non. Ce serait chercher les ennuis pour rien. Même si au fond, Ranpo sait que les ennuis, avec Kôyô, il en aura très certainement souvent. Lâchant un soupire, il s'adressait à la cadre.

-... Je vous ai dit que l'Agence ne tuait pas, et même si appuyer sur la gâchette de cette arme était franchement tentant au vue de votre ... rang dans la mafia, et d'autres raisons, je crains que personne ne sera tué aujourd'hui. En tout cas, pas de ma main.

"Pas de ma main."
Le détective avait bien compris qu'il n'arriverait pas à partir de si tôt. Ça va finir en affrontement, c'est sûr. Mais en soi, c'est déjà un affrontement. Ranpo regardait aux alentours, espérant au plus profond de lui qu'un des détectives armés seraient présent. Mais ce n'est malheureusement pas le cas. Le brun était seul. Du moins... il avait Kyôka. Mais, il n'avait pas envie qu'elle risque quoi que ce soit pour lui. Ce serait.. honteux de la part d'un détective. 

Après avoir remit sa gavroche correctement, il plantait son regard sur la cadre. Son regard ne reflétait pas de réels émotions, mais c'est simplement qu'il s'empêchait de revenir sur sa décision vis-à-vis de l'arme aux pieds de Kôyô. Mais remettre en doute ses paroles n'était pas habituel pour Ranpo, qui n'a jamais eut de quoi revenir sur ses mots. Mais là, il doutait. En effet, tuer la rousse serait vraiment quelque chose qui pourrait débarrasser les détectives d'un pouvoir.. et d'une personne dangereuse. Mais.. serais-ce vraiment aussi facile..? Non. Ranpo doit trouver un plan. Il doit partir d'ici sains et sauf.

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Kôyô Ozaki
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Dim 29 Avr - 11:18
L'Agence des détectives Armés. Armés. Et qui pourtant refusait d'utiliser une arme. Quel dommage... s'il avait appuyé, il aurait malgré tout obtenu une petite part de respect de la part de Kôyô, ce qui n'était pas rien. Il était évident déjà qu'il n'était pas du tout familier avec les armes à feu. Déjà, il n'avait rien remarqué lorsqu'elle lui avait tendu le pistolet, et ensuite, "gachette"... il n'y avait que les profanes pour utiliser ce mot.
La cadre avait à peine baissé les yeux lorsqu'il lui avait "rendu" son arme.

- Voilà qui est très décevant.

La jeune femme se baissa alors pour ramasser le pistolet maltraité et se releva.
Pour pointer l'arme immédiatement entre les deux yeux du détective.
Et presser la détente.

*clic*

Le percuteur frappa dans le vide, et aucun coup ne partit.

Pensait-il vraiment qu'elle lui aurait confié une arme chargée? Il n'avait même pas relevé d'ailleurs la différence de poids d'un pistolet avec ou sans balles, signe qu'il n'y connaissait strictement rien. Kyôka aurait pu le remarquer peut-être, et pourtant elle demeurait étrangement interdite. L'apparition de Kôyô l'avait-elle perturbée à ce point? Ou le fait qu'elle ait permis à un détective de la tuer en face d'elle? Il n'y avait aucune chance qu'elle laisse l'un d'entre eux l'abattre. Quelle fin pitoyable pour un cadre...
Si Edogawa avait pressé la détente, la rousse aurait été honnête et, bien qu'amère, les aurait laissé partir puisqu'il aurait prouvé être capable d'arriver aux pires méthodes pour protéger la jeune fille. Malheureusement, il n'avait rien fait de tel. En réalité, en cet instant présent, Kôyô était probablement la personne la moins dangereuse de la Mafia sur laquelle ils auraient pu tomber. D'autres n'auraient pas hésité à les éliminer tous les deux, alors que la cadre lui avait laissé une chance d'agir.

La rousse baissa l'arme et, devant eux, remit le chargeur avant de vérifier qu'une balle était bel et bien dans la chambre cette fois. Le pistolet retourna ensuite dans son étui, sous sa veste.

- Vous êtes incapable de vous défendre, donc de la défendre elle. Je ne vous la laisserai pas dans ces conditions.

Et puisque Kyôka suivait de tels imbéciles utopistes, non, elle n'avait pas son mot à dire. Enfin si, un seul: "d'accord".

- Kyôka restera avec moi et je vous laisse repartir indemne. Opposez une quelconque résistance, et j'enverrai Nakahara réduire votre minuscule agence et vos appartements en ruines, sans aucune considération pour les dommages collatéraux, quoique vous ne serez déjà plus de ce monde pour le voir.

Chûya, Akutagawa, elle-même, qu'importe qui s'en chargeait, Kôyô avait les moyens de mettre sa menace à exécution. Les sbires qui restaient non loin sauraient retenir la police assez longtemps pour qu'elle quitte les lieux.
Menacer la vie du détective n'était pas son intention initiale, certes, mais il était évident qu'il n'accomplirait rien de valable aux yeux de la jeune femme, et il était hors de question que Kyôka tombe à nouveau entre des mains incompétentes. Kôyô se tourna d'ailleurs vers elle.

- La Mafia te connait et ne te laissera pas partir comme ça. Si tu restes avec eux, tu ne leur échapperas jamais et tu sais bien qu'il faudra à nouveau tuer pour t'en débarrasser. En restant avec moi, je ferai en sorte que tu n'aies plus à utiliser une quelconque arme. Mon influence te tiendra à l'écart de tout ce que tu hais, et tu seras sûre de ne pas attirer de problèmes à ces... détectives.

En voulant épargner Kyôka de la colère de la Mafia et des dangers de la vie "normale", Kôyô ne réalisait qu'elle répétait exactement ce qu'elle avait elle-même vécu, des années auparavant. Tenter de s'enfuir, être arrêtée, et baisser les bras pour rester dans les ténèbres. Malheureusement pour la jeune fille, son ancienne mentor avait réussi dans ce monde-là par la suite, ce qui l'avait confortée dans sa manière de penser. La rousse était toutefois extrêmement sincère dans son attachement et tiendrait parole, personne n'utiliserait la jeune fille à nouveau si elle revenait. Mori lui devait bien cette faveur-là.
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Dim 29 Avr - 19:29
Interrogation

La jeune fille se détendit instantanément et lâcha un soupir de soulagement lorsque son compagnon lâcha finalement l'arme devant la cadre. Soulagement parce qu'il avait tenu sa parole… Ou bien pour celle qui était son ancien mentor ? Kyôka préférait ne pas y penser. Légèrement apaisée mais toujours méfiante, elle écouta en silence les mots du détective ; qui ne faisait, somme toute, qu'aller dans le sens de ses actions, bien que, de ses propres dires, il aurait apprécié éliminer la mafieuse et se débarrasser ainsi d'un ennemi.
La réaction de cette dernière ne se fit néanmoins pas attendre longtemps, elle fut même très rapide : après une pique, elle ramassa le pistolet, le pointa sur le jeune homme, pressa la détente et…

Rien.
Il n'était même pas chargé. Ce n'était donc vraiment qu'un test pour le détective.
Kyôka se mordit légèrement la lèvre inférieure. Si elle s'en était rendue compte plus tôt, son ami n'aurait pas eu à rentrer dans le jeu de leur adversaire. Elle n'eut cependant pas le loisir d'y penser plus que ça, car, après avoir rechargé l'arme, la jeune femme enchaîna aussitôt…

Le corps tout entier de Kyôka se raidit de nouveau. Cela ne s'arrêterait donc jamais ?
Elle sentit le poids de sa dague, dissimulée dans sa manche. L'affrontement était-il malheureusement inévitable ? Dès le départ, cette conversation avait-elle jamais eu une autre issue possible ? Elle ne pouvait s'empêcher d'en douter.
Tout ce qui s'était passé aujourd'hui l'avait perturbée, mais son désir de rejoindre l'Agence de détectives était, lui toujours clair. Même si elle savait parfaitement que même elle ne pouvait faire le poids face à la cadre… Non. Elle le pouvait… Elle pouvait la vaincre.


… Quoi ? Elle manqua de vaciller sous le choc. Voilà qu'elle les menaçait ouvertement, à présent. Les menaces seules n'effrayaient pas Kyôka, il ne s'agissait souvent que de bluff. Mais elle connaissait suffisamment Ozaki Kôyô pour savoir que la cadre, elle, n'hésitait pas un seul instant à les mettre à exécution si nécessaire.
Elle savait également que, si jamais elle ne lui ferait du mal, ce n'était pas le cas pour son collègue, qui serait d'ailleurs totalement incapable de se défendre ou même de faire quoi que ce soit si la jeune femme décidait de s'en prendre à lui, là, maintenant.
Et, bien qu'il en coûtait à l'adolescente de le reconnaître, il ne serait probablement qu'un poids mort si elle affrontait son aînée. La seule idée qu'il soit blessé à cause d'elle lui était strictement insupportable.

Et elle continua sur sa lancée. La première partie de son discours paraissait horriblement vraie. En effet, il était dur, très dur, voire même impossible peut-être, de quitter la Mafia et s'en sortir indemne. Mais elle était prête à tout pour cela. Absolument tout.
Cependant… La seconde partie ébranla encore un peu plus Kyôka. Ne plus avoir à brandir d'arme… Vu son rang, nul doute qu'elle en avait le pouvoir et l'autorité. Mais… Était-ce vraiment ce qu'avait l'intention de faire son ancienne protectrice ?
Dès son arrivée à la Mafia et avant même de devenir un assassin, Kyôka n'avait -presque- jamais été considérée pour autre chose que son spectre, sa capacité identique à celle de la fameuse et impitoyable cadre, réputée pour son calme froid et impassible.
L'organisation laisserait-elle passer un outil qui s'était déjà montré si utile dans le passé ?
La jeune fille était sceptique. Et puis… A supposer qu'elle accepte, l'Agence serait peut-être bien épargnée temporairement, mais cela ne durerait pas. Les idéaux et objectifs de chacune des organisation était bien trop opposées, et elles s'étaient opposées de nombreuses fois avant même que Kyôka ne fuit la Mafia. Même si elle acceptait de revenir, ce ne serait qu'un bien court répit, elle en avait largement conscience.

Toutefois, malgré cela, elle hésitait encore à affronter la femme qui se tenait juste en face d'elle. Était-ce parce que, inconsciemment ou non, elle éprouvait encore quelque chose pour cette dernière, autre chose que de la haine ou de la crainte ? Peut-être la cadre possédait encore une certaine influence sur elle ? Ou bien tout simplement parce que cette discussion l'avait déstabilisée ?
En effet, si la jeune femme s'était montrée hostile dès le début, alors sans doute Kyôka aurait eu moins de scrupules. Mais ce n'était pas le cas. On pouvait même dire que sa curiosité en avait finalement été piquée au vif. Comme dit précédemment, à la Mafia tout le monde n'avait eu d'yeux que pour son pouvoir. Tout le monde… Exceptée Ozaki Kôyô.
Celle-ci l'avait pour ainsi dire adoptée, et bien qu'elle l'avait entraînée pour qu'un jour elle rejoigne les rangs de la mafia quoi qu'il arrive, elle avait toujours pris soin d'elle, à une époque où l'adolescente, à cette époque une petite fille, n'avait plus goût à la vie et ne désirait, au fond, que la mort. Autrefois, elle ne s'était jamais posée de questions, se laissant porter telle une poupée, mais à présent, elle ne pouvait s'empêcher de s'interroger.

« … Avant tout… Je voudrais savoir quelque chose. »

A ces mots, elle se rapprocha légèrement de son aînée et planta son regard impassible mais empreinte de curiosité dans le sien.

« Pourquoi… ? Vous avez beau être puissante, faire ça, juste pour moi, était risqué. Et à l'époque aussi, vous n'avez eu de cesse de vouloir me protéger, alors que je ne souhaitais qu'une seule chose. Pourquoi… Faire tout cela ? Je ne peux pas croire que c'est juste à cause de mon pouvoir. »

Prendre une orpheline sous son aile pour la simple raison que sa capacité était quasi identique à la sienne contredisait tout ce que Kyôka savait -ou croyait savoir- sur la cadre de la mafia.
Oui… Elle voulait en apprendre plus sur cette dernière.

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Dim 29 Avr - 21:11

Izumi
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Ozaki
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Manger une crêpe peut être fatal..
Ranpo était conscient que ça n'allait pas finir de si tôt, Kôyô est une mafieuse qui n'abandonne pas. Ou très difficilement. Elle prit d'ailleurs son arme et la pointait sur le front du détective. Ranpo n'eut pas le temps de stresser, même si la peur l'avait envahie très rapidement. 

*clic*

Elle avait tiré. Mais l'arme n'était pas chargée. Tant mieux. Mais donc, même si le détective serait allé contre ses propos, et aurait tiré, ça n'aurait rien changé. Ranpo soupirait de soulagement. La rousse dit que le détective n'arrivait pas à se défendre, donc défendre la jeune femme. Attendez. Atten-dez. Ranpo devait quand même obéir à ses propos et ses principes, et si il n'a jamais tué, c'est pour une bonne raison. Et ce ne sera pas aujourd'hui, ni demain qu'il arrachera la vie à une quelconque personne. Même si du coup, il n'avait pas montré à Kyôka qu'il ne veut pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Tant pis, il en aura sûrement l'occasion plus tard. En même temps, il n'avait pas envie que cette discussion s'éternise, et puis bon. S'il lui arrive quelque chose Yosano pourra le soigner si il rejoint l'Agence à temps. Il faut qu'il réagisse. Mais avant ça, il faut avoir des précautions. Se mettant derrière Kyôka le temps qu'elle parle avec la cadre, il sortait son téléphone, et écrit à ses collègues que si ils n'ont plus de nouvelles de lui dans les 10 minutes suivantes, c'est que le Détective est en danger, et qu'il faut donc venir le chercher.

"..."

Ranpo sortait donc de sa cachette, il n'avait pas écouté la conversation des deux femmes. Mais il se doutait très fortement de ce que la cadre avait dit à Kyôka. Légèrement stressé, il se mit devant Kyôka, le visage pâle, mais sérieux. Il ne savait pas tellement ce qu'il faisait, mais il s'en moque assez à vrai dire.

-Bon, autant vous dire que vous entendre parler m'agace très fortement. Votre petit test avec l'arme était inutile, ça c'est certain, mais bon passons.

Il lâchait son sac, ses yeux verts étaient plantés dans ceux de la rousse. Autant lui dire ces 4 vérités avant de fait son action, qui sera peut être la dernière qu'il fera, allez savoir, il est du genre à dramatiser sur tout quand ça le concerne.

-Votre vision de la mafia m'intrigue très fortement. Après tout, vous êtes originaire de là-bas, alors peut être que vous voyez ce "monde" comme un lieu parfait pour Kyôka, parce que vous avez trouvé votre "bonheur", alors vous pensez que la jeune fille trouverais également son bonheur. Sauf que d'après ce que j'entends, ce n'est absolument pas le cas. Mais hélas, vous vous efforcez de lui rabâcher la même chose pour qu'elle revienne. Ce qui la fait douter. Ce n'est pas la meilleurs des manières si vous voulez mon avis.

Le brun lâchait un soupire, baissant le regard sur le sol. Qu'est ce qu'il va faire, qu'est ce qu'il va dire... il va tout regretter, il le sent, tout. Mais... à quoi bon s'éterniser. Il en avait ras le bol. S'approchant un peu plus de la cadre, il emmanait un air froid, sans sourire, visage pâle, membres tremblant, tant pis. Il,prend,le,risque.

-....
Bon.
D'après ce que je vois, vous ne partirez pas tant que Kyôka ne sera pas revenu, soit. Ecoutez, prenez l'arme que vous venez de charger, et tuez moi. Si c'est moi le problème, autant l'éliminer. Vous risquerez peut être de faire de la peine à votre petite protégée, mais tant pis. Vous la voulez tellement avec vous, même si elle est triste, tant qu'elle est à vos côtés, vous vous en foutez, je présume?

Le détective avait lâché ses mots sous le coup du stresse et de la peur. Sa gorge était serrée, mais il savait que l'Agence viendrait le chercher en cas de problème, c'est quand même ses collègues..
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Kôyô Ozaki
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Lun 30 Avr - 11:38
Kôyô fut... surprise. Surprise que Kyôka lui pose une telle question. C'était une bonne chose, non? Jusqu'à présent, la cadre pensant que la jeune fille ne s'y intéressait pas et qu'elle avait décidé de la voir uniquement que comme une femme calculatrice et froide. Ce qui était vrai dans 90% des cas...
Pourtant là, elle lui posait la question, et la rousse voulait y répondre. Dans son esprit, la possibilité que ça ne soit qu'un moyen de gagner du temps l'effleura mais cette pensée fut vite écartée. Même si c'était le cas, elle lui répondrait.
Enfin.
Sans le détective cela serait merveilleux. La cadre était prête à parler, mais pas devant ce témoin-là. En tout cas c'était... rassurant (?), de voir qu'il avait conservé l'usage de la parole. Un fait qui, en réalité, ne lui plaisait pas du tout. Kôyô n'avait quasi jamais toléré l'insolence -Chûya étant une exception mais pas toujours- et, ce détective s'enfonçait de plus en plus.
Mais voilà qu'il lui proposait une solution parfaite. Un plan formidable. Mais oui, bien sûr. Qu'elle le tue, et tout serait fini. Un cerveau ennemi en moins, un perturbateur en moins, du bruit parasite en moins. Cela dit, le terme "cerveau" n'était peut-être pas vraiment approprié, car si c'était ce qu'avait voulu la cadre depuis le départ, alors elle l'aurait fait plutôt que faire une diversion. Non, l'exécuter rappellerait tout ce que la Mafia a de mauvais à Kyôka. Et si Kôyô était consciente qu'il était impossible de faire paraître la Mafia comme un lieu "bien" -ce qui n'était pas son but non plus-, elle voulait rappeler que la rousse avait d'autres méthodes.
Une des dites méthodes fut de faire un pas vers le détective... et lui asséner un coup du droit en plein nez -le lui brisant probablement au passage- pour le rendre inconscient. Lui infliger un autre souvenir de son passage était tentant mais faire apparaître Yasha trop longtemps risquait de les faire repérer par la police. Elle ne tenait pas à réitérer leur intervention comme avec le chaton de gouttière la dernière fois.

- Il a de la chance... sa proposition était terriblement tentante.

Enfin tranquille, Kôyô passa un bras derrière les épaules de Kyôka et l'incita à s'éloigner de là où se trouvait Edogawa. Elle n'allait pas l'enlever ni l'embarquer de force, mais simplement répondre à sa question, en marchant tout en profitant du parc. Au mieux, les policiers le trouveraient peut-être mais les deux filles au moins pourraient parler sans être interrompues.

- Ce que tu souhaitais à l'époque, je l'ai ressenti aussi il y a... très, très longtemps. J'ai tué mon premier homme à 10 ans, pas pour me défendre ou par accident, mais bien parce qu'on me l'a ordonné. Et ensuite ça a continué sans s'arrêter. Alors j'ai fini par souhaiter la même chose que toi. A quoi bon vivre en n'étant qu'une arme vide, complètement sans âme?

Tout ça lui semblait aujourd'hui très lointain, mais elle l'avait revécu à travers Kyôka.

- J'ai vite compris que pour ne plus être ça, il fallait surpasser tous les autres. J'étais sur une excellente voie quand... je me suis laissée embarquer dans cette stupide histoire de fuite qui a failli me coûter la vie.

Elle ne parlerait pas des multiples cicatrices dans son dos, témoins de son erreur qui ne disparaîtraient plus jamais. Peut-être que Kyôka les avait déjà vu quand elle se changeait, lorsqu'elle vivait chez elle, mais il était certain que Kôyô ne lui en avait jamais parlé d'elle-même.

- J'ai voulu te prendre à ma charge car tu me rappelais moi... Et il était hors de question que tu restes seule. Je n'avais pas le choix que de t'entraîner, c'est ainsi que nous fonctionnons, mais je voulais faire en sorte que tu suives mes pas pour que tu ne restes pas en simple membre, un peu comme... Chûya l'a fait avant toi. Dès lors tu aurais été beaucoup plus libre.

C'était le plus proche qu'elle pouvait faire d'une confession. Elle voulait que Kyôka fasse au moins l'effort de comprendre, en espérant que personne ne vienne les interrompre au milieu de leur petite balade.
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Mar 1 Mai - 14:53
Une mafieuse et une traîtresse dans un parc...

Pourquoi avait-elle demandé ça, déjà ? Pour gagner du temps et permettre au pilier de l'Agence de s'en sortir ? Ou bien parce qu'elle était véritablement intriguée par la cadre ? Kyôka n'en savait rien. Quelque part, égoïstement, elle espérait qu'il s'agissait de la première option. Enfin... Dans tous les cas, elle craignait confusément de le regretter plus tard. Ouvrir son cœur à un ennemi était rarement une bonne chose… Pouvait-on dire la même chose pour un compagnon ? Après tout, il y avait encore tant de choses dont elle ne voulait pas se souvenir et qu'elle cachait même à l'Agence…
Et en parlant de ça, elle espérait que des renforts arriveraient bientôt. N'était-ce pas pour cela que le détective s'était… ''Caché'' derrière elle et avait sorti son téléphone ? Elle était consciente que plus cette entrevue s'éternisait, plus c'était dangereux. Kyôka se doutait bien que jamais la cadre ne lui ferait du mal, mais ce n'était certainement pas le cas de son ami, qu'elle semblait détester de plus en plus à chaque fois qu'il parlait, comme il se mit à le faire.

Elle était d'accord avec lui. A quoi avait donc servi ce test, si ce n'est à prouver ses précédentes paroles et la réputation de l'Agence ? La mafieuse aurait dû se douter qu'il ne le ferait pas, pas de sang-froid comme ça, même pour protéger la jeune fille. Et cela ne dérangeait pas cette dernière plus que ça. Elle était totalement capable de se défendre toute seule.
Un monde parfait… Bonheur… Vraiment ? Kyôka voulait croire que l'Agence pouvait être cet endroit idéal, où elle pourrait enfin trouver un semblant de vie normale et le bonheur…
Tout en craignant, au fond, qu'il ne s'agisse que d'une utopie, une belle et fumeuse illusion.
Car, le méritait-elle seulement ? Elle était une criminelle, comme tous ceux de la mafia.

Comme l'avait dit la cadre plus tôt, il y existait des personnes ayant bien plus sur la conscience que l'ancien assassin. Pourtant, ils semblaient n'avoir aucun problème avec cela, comme si ça ne les affectait pas le moins du monde. Était-ce parce que, contrairement à elle, ils détenaient cette étrange chose, cette pulsion qui poussait les gens à toujours avancer nommée volonté de vivre ? Kyôka se demandait si, un jour, elle pourrait le ressentir un jour… Mais quoi qu'il arrive, jamais elle n'hésiterait à sacrifier sa vie pour protéger celle des personnes qui lui était chères… Et en parlant de danger.

Voilà que son ami détective se rapprochait à son tour de leur adversaire, et-

Quel idiot… La jeune femme ne demandait pas mieux. Edogawa Ranpo n'était pas n'importe qui, bien au contraire ; il était à la fois le pilier de l'Agence et la raison pour laquelle cette dernière existait. Sans lui, elle s'effondrerait. Kyôka ne pouvait en aucun cas le laisser se sacrifier pour elle. Toutefois, elle n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit que la cadre -ou plutôt son poing- se précipita vers le visage du détective.
Paralysée pendant quelques instants, ce fut le son de la voix féminine qui la ranima, tandis que le jeune homme s'écroulait au sol.

« Il a de la chance... sa proposition était terriblement tentante. »

A ces mots, elle reprit enfin le contrôle de son corps et s'agenouilla à toute vitesse auprès de lui. Ignorant la jeune femme qui semblait vouloir l'éloigner au plus vite, elle examina son état. Le nez, sanguinolent, du détective, était visiblement cassé, et le choc l'avait fait tomber dans les pommes, mais la blessure était insignifiante à côté de ce qu'aurait pu lui faire subir la cadre.
Elle arracha un bout de sa chemise et, après l'avoir mouillé dans la fontaine la plus proche, revint vers lui et s'en servit pour nettoyer la plaie et arrêter le saignement en quelques instants. Elle devait se dépêcher. La cadre allait-elle lui faire subir le même sort ? Peu probable. Sans doute voulait-elle parler sans avoir de tierce personne…
Pour finir, elle sortit un petit morceau de papier et un stylo sur lequel elle se contenta d'écrire un seul mot. Puis, elle suivit la cadre, anxieuse, néanmoins celle-ci ne semblait pas vouloir l'enlever ou quoi que ce soit pour le moment. Juste… discuter.

Silencieuse, elle se contentait de l'écouter plus ou moins attentivement, réfléchissant à un moyen de s'enfuir. Si c'était bel et bien l'Agence que son compagnon avait essayé de contacter, alors ils allaient sans doute arriver d'une seconde à l'autre, et, excepté Ranpo, les deux femmes et quelques civils, il ne restait plus grand monde dans le parc.
… Elle regrettait de l'avoir abandonné comme ça. Qu'allait-il donc penser, lorsqu'il reviendrait à lui ? Suivre la cadre était la seule chose que Kyôka pouvait faire pour le protéger, et pourtant elle ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable.
Les paroles de la cadre la détournèrent toutefois de ses sombres pensées.

« […] cette stupide histoire de fuite qui a failli me coûter la vie. »

Son interlocutrice avait cette fois réussi à retenir l'attention totale de la jeune fille. Ozaki Kôyô, la redoutable cadre, s'enfuir ? Et, en repensant à ce qu'elle avait auparavant, ce n'était pas la seule qui intriguait Kyôka. Dix ans… Quel âge avait donc la jeune femme, lorsqu'elle avait rejoint la mafia ? Sept ans ?

« Je… J'ignorais cela. Pourquoi… Avez-vous tenté de vous enfuir ? »

Si l'adolescente n'avait jamais apprécié la mafia, elle avait en revanche toujours considéré son mentor comme quelqu'un de parfaitement à l'aise et heureuse dans ce milieu, depuis toujours… Enfin. Elle laissa la rousse continuer.

« J'ai voulu te prendre à ma charge car tu me rappelais moi... Et il était hors de question que tu restes seule. Je n'avais pas le choix que de t'entraîner, c'est ainsi que nous fonctionnons, mais je voulais faire en sorte que tu suives mes pas pour que tu ne restes pas en simple membre, un peu comme... Chûya l'a fait avant toi. Dès lors tu aurais été beaucoup plus libre. »

Nakahara Chûya… Tout à l'heure, devant le détective, elle l'avait appelé par son nom. Elle ne voulait donc pas que l'Agence soit au courant du lien qui les unissait, et, de fait, même du temps où elle habitait chez la cadre, Kyôka ne l'avait pas vu si souvent que ça, et lorsque cela arrivait, elle préférait rester à l'écart, ayant entendu parler des 'exploits' et de la capacité du rouquin. Mais trêve de digressions. La jeune fille n'avait jamais pensé à cela sous cet angle, et quelque part, il lui semblait comprendre ce qu'elle voulait dire. Mais…

« … Sommes-nous vraiment si semblables que ça ? Kôyô-san… »

Elle s'arrêta un instant. Prononcer son nom, pour la première fois depuis longtemps, avait quelque chose d'étrange.

« Vous êtes puissante, et votre capacité, que vous maîtrisez mieux que quiconque, est sans doute redoutée de tous, mais vous êtes aussi déterminée… Contrairement à moi. Je n'ai pas… Votre ambition. »

Oui… Bien qu'il ne s'agisse pas du seul point commun qu'elles partageaient, la différence de contrôle qu'il existait entre leurs capacités respectives résumait à elle seule l'écart, immense, qui les séparait.

« Puis-je vraiment être 'libre' ? Mon pouvoir… Ce téléphone… Ne sont-ils pas la preuve que je ne serais jamais rien d'autre qu'un outil ? »

ft. Kôyô & Rip Ranpo
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Mar 1 Mai - 15:31

Izumi
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Ozaki
Kôyô

Manger une crêpe peut être fatal..
Ranpo était prêt à recevoir une balle en lui. A souffrir quelques instants. Toute façon, c'est lui qui l'avait demandé, non? Même si au fond, il regrettait ses propos. Mais l'Agence arrivera à temps, c'est sûr. C'est quand même Ran-
Le détective sentit un coup de poing en plein milieu de son visage. Directement après le coup, il se sentit partir. Il se sentit tomber.

Il se sentit souffrir.

Tombant inconscient sur le sol, il entendait rien, ne voyait rien. Il sentait juste un peu le vent qui frôlait son visage, sans doute ensanglanté. Attendez. Pourquoi était-il ici déjà? Il était en mission? .. Non, Ranpo en mission, c'est improbable. Il faisait ses achats? Sans doute. Mais pourquoi était-il a terre ? Non, il n'était pas sur l'herbe. C'était dur. Il s'était fait frappé? Il va mourir vous pensez? Il sentait légèrement que quelqu'un mettait quelque chose sur son visage. La seule sensation qu'il avait, c'était le sang sur son visage. On le soignait? Ranpo était en sécurité? Non. Il est toujours dehors.
Après quelques instants, plus rien. Ca ne s'agitait plus autour de lui, c'était..calme. Il ressentait une douleur énorme au niveau de son nez. Il devinait qu'il était sans doute brisé. Mais.. comment cela se fait? Il se blesse rarement! Attendez..

Kyôka.

Où est-elle?  Elle va bien? Le détective ouvrit les yeux doucement. Ça  fait mal. Très mal. Il voyait flou au début. C'est donc ça de se faire frapper? Après que sa vision soit revenue à la normale, il tournait la tête autour de lui.

"Aie."

Déjà que son visage était encore un peu recouvert de sang, et que son nez est brisé, il était tombé au sol violemment, tout pour le prix d'un coup de poing. En tapotant le sol, il saisit un morceau de papier, mais il ne reconnaissait pas l'écriture.

"Désolé"

Désolé? Qui pourrait être désolé?  Se mettant la main sur le nez, il tentait de se lever, les jambes tremblantes, une pensée envahissait sa tête. "Kyôka". 

Vue sa démarche légèrement tremblantes, des passants venaient vers lui demandant si tout allait bien. Sauf que tout va mal. Il ne leur répondait pas et continuait son chemin, ne sachant pas où il allait. Ses pensées se remettaient petit à petit en place. Kôyô. Cette satanée cadre. Où a-t-elle emmené Kyôka? Que va-t-elle lui faire? Ranpo se dépêchait, même si il s'empêchait d'abandonner et d'attendre l'Agence pour qu'on l'aide. Non, il ne doit pas abandonner. 

Tournait quelques minutes dans le parc, il retrouvait enfin les deux femmes, mais elles étaient loin... trop loin, et Ranpo n'avait pas la force de les rejoindre. S'écroulant sur les genoux, il utilisait sa voix. Tant pis, il ne laissera pas la cadre reprendre Kyôka. Jamais.

-KYOKAAA FAIT ATTENTION!
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Kôyô Ozaki
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Mar 1 Mai - 18:08
Kôyô aurait pensé que la jeune fille savait à propos de sa fuite. Ce n'était pas un vrai secret. Beaucoup dans la Mafia, surtout les anciens, le savaient. Cela dit il est vrai que depuis sa nomination en tant que cadre, les soupçons à son égard avaient très vite diminué. Et puis il n'y avait pas vraiment de raisons que Kyôka s'intéresse au passé de sa mentor.
La cadre allait répondre à cette question, bien qu'elle serait restée élusive. Seulement sa protégée reprit, et la fit arrêter avec une simple appellation: Kôyô-san. Tout les jours, on osait s'adresser à elle que par son nom "Ozaki" et à vrai dire, seuls Chûya et Mori l'appelaient par son prénom... et elle, avant.
Elle pensait qu'il y aurait plus de précisions, aussi la rousse se tût, mais d'autres questions s'enchaînèrent.

Kôyô soupira, elle soupira fort et ses épaules s'affaissèrent même.

- Te rends-tu compte de l'imbécillité de tes paroles?

A un moment, il fallait savoir être cru.

- Pourquoi es-tu partie? Pour être libre? Et qui peut t'accorder cette liberté? Depuis que je suis arrivée, tu n'as pas exprimé une seule volonté. Qu'est-ce que tu crois? Que tout va t'arriver servi sur un plateau?

Le regard de la cadre était dur, sa voix tranchante. Elle remarqua quelques uns de ses sbires en civil regarder en arrière mais elle n'y fit pas attention.

- Avec une telle attitude, alors tu ne vaux pas mieux qu'un outil. Mori Ougai, tu penses qu'il pourrait abattre à lui seul un groupe de vingt combattants avec seulement son scalpel? Et Osamu Dazai? Et ce cher médecin, Yosano? Regarde pourtant ce qu'ils ont accompli. Tu penses qu'ils en sont là à cause de leur pouvoir? A cause d'un autre? Non, ils en sont là grâce à ça.

Elle lui toucha le front.

- Arrête de te voir constamment à travers ton pouvoir. Arrête de penser que tu ne peux pas le faire. Si tu dépends des autres, alors ta liberté ne sera rien de plus qu'un mirage. Ca a été mon erreur. Ma fuite... Cette fois-là j'ai décidé de suivre un autre, je lui ai confié ma vie, j'ai utilisé mon pouvoir pour le protéger... tout ça pour finir torturée dans les cachots. Tout comme toi maintenant, j'ai été laissée en vie car j'étais utile, juste pour perpétrer le bain de sang de l'ancien boss. J'étais une de ses armes. Le choix était donc clair: me laisser mourir à petit feu en restant soumise, ou agir pour mon propre compte.

Son regard s'attarda sur les mafieux puis revint sur la jeune fille.

- Exprimer sa propre volonté n'est pas de l'ambition. C'est TON pouvoir, n'attends pas que les autres le soumettent pour toi, c'est impossible. Oui c'est malheureux, Konjiki Yasha et ton spectre manient des armes, et ils ne connaissent pas l'endurance, ils ne tremblent pas, n'hésitent pas, ne ressentent pas la douleur... Et j'espère pour toi que tu n'es pas assez stupide pour croire que toutes ses qualités se limitent à la seule fonction d'arrêter les vies des autres.

Kôyô hésita un instant puis se permit de toucher la tête de Kyôka, effleurer ses cheveux, comme pour la rassurer de quelque chose. Sa voix s'était même radoucie.

- Pendant 9 ans, j'ai été à ta place, à simplement exécuter les ordres, à rester docile. Lorsque j'en ai eu assez, alors je suis parvenue à soumettre la Mafia et comme tu l'as dit, je suis redoutée maintenant. Imagine ce que tu pourrais faire. Leur monde n'est pas différent. Du moment que tu le veux, alors tu utiliseras toutes tes compétences de sorte à arriver à ton objectif.

Elle se saisit du téléphone.

- Cet objet n'est qu'une contrainte supplémentaire qui ne limite pas ta puissance pour autant. Ce... Kunikida utilise un carnet il me semble, mais de ce que je sais il est loin d'être inefficace sur le terrain. Pourquoi tu restes persuadée que tu es différente?

Bien entendu, la cadre n'aurait jamais """laissé""" Kyôka à l'Agence sans rassembler le plus d'informations possibles sur ceux qui la composaient.

- J'ai choisi de diriger la Mafia et de voir le monde tel qu'il est. Que tu restes à l'Agence est une erreur à mon sens car ils ne voient tout qu'en noir et blanc, persuadés d'être "meilleurs" que les autres... mais si tu y tiens vraiment, alors prouve moi que j'ai tort.

Au moment où elle finissait sa phrase, elle remarqua qu'un des sbires lui faisait un signe de tête pour la faire regarder derrière elle. Kôyô tourna alors la tête et vit, au loin, la silhouette de ce très cher détective.
Elle soupira à nouveau.

- Je n'ai pas frappé assez fort...
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