Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Manger une crêpe peut être fatal.. Ranpo | Kyôka | Kôyô| Arthur

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Jeu 3 Mai - 20:43
C'est une promesse.

Elle devait l'avouer, Kyôka ignorait totalement comment allait réagir la cadre. Mais celle-ci s'était montrée honnête, par conséquent elle estimait avoir le devoir de le lui rendre. C'était qu'elle ressentait. Ainsi, lorsqu'elle reprit la parole, elle se contenta de l'écouter attentivement.

Elle ne répondit rien, car la soudaine dureté de son interlocutrice ne l'avait pas surprise par pour autant ; après tout, elle restait Kôyô Ozaki, la cadre de la mafia célèbre pour son sang-froid et son absence totale de pitié : ce n'était certainement pas pour sa petite personne qu'elle allait changer un jour. Kyôka en serait même la première étonnée. Toutefois, s'il existait beaucoup d'adjectifs que l'on pouvait employer pour décrire cette dernière, imbécile en faisait-il partie ? Elle ne pouvait le dire. Mais, continuons.

La liberté… Exprimer sa propre volonté… C'étaient des mots semblables, prononcés par une autre bouche, qui l'avait convaincue de quitter la Mafia. Et pourtant, voilà qu'elle se retrouvait encore à l'affronter, même contre son gré…
« Ce cher médecin »… Pourquoi mentionnait-elle la détective ? Était-ce parce qu'elle était celle qui l'a- Tout d'un coup, la jeune femme lui toucha le front. Kyôka fronça les sourcils, étonnée, mais ne dit toujours rien.

Depuis le début de cette 'conversation', l'adolescente était complètement perdue, face à cette femme qu'elle commençait à peine à comprendre et qui pourtant témoignait d'un si grande affection envers elle depuis des années, une affection qu'elle n'était pas encore capable de lui rendre… Le serait-elle un jour, seulement ?
Mais là, les paroles de la rousse lui donnait grande envie de répliquer, rétorquer n'importe quoi, mais… Elle n'y arrivait pas.
Elle baissa la tête.

Pourquoi ? Pourquoi avait-elle ce don de toucher juste, tellement juste à en faire mal ? La jeune fille n'aimait pas son pouvoir, elle le haïssait même, et pourtant à assassiner tant de personnes en s'aidant de ce dernier, elle avait fini par croire que sa seule valeur était celle de sa capacité…
Mais la Princesse Démoniaque n'était pas invincible, elle l'avait compris dans ce train qui aurait dû l'emmener à la mort, si le tigre et l'Agence n'avaient pas été là… Elle leur devait la vie.
Exprimer sa propre volonté… Elle ramenait à nouveau cela sur le tapis. Comme la rousse l'avait si bien dit, elle-même ne se considérait autrefois que comme un outil. Elle avait été formée pour cela. Exprimer ses propres désirs n'était pas quelque chose dont elle était coutumière, loin de là… Et pourtant, il y en avait un qui, comme cette fois sur le bateau, commençait à apparaître.

Alors qu'elle relevait la tête et s'apprêtait à enfin prendre la parole, elle fut coupée, tout d'abord par son revirement d'attitude de la cadre, dont l'hésitation se lisait dans le regard, puis face à son geste. Sa tête… Ses cheveux étaient à présent un peu ébouriffés.
Elle qui avait une excellente mémoire, elle n'arrivait à se rappeler quand est-ce qu'elle lui avait fait ce geste pour le dernière fois… Bouche bée, elle remarqua le même changement dans le ton de son ancien mentor.
Mais cette voix rassurante contrastait fortement avec les mots qu'elle prononçait.

« Mon objectif… Ce que je peux… Veux faire… »


Elle fronça les sourcils et se crispa à nouveau lorsque la cadre s'empara de son portable. Qu'allait-elle en faire ? Le détruire ? Que se passerait-il si elle faisait cela ?
Il avait beau n'être qu'un condensé de douloureux souvenirs, elle ne pouvait s'en séparer. Cet objet était les chaînes qui la liaient à la Mafia, ses crimes, toutes ces choses dont elle souhaitait se détacher, et pourtant elle ne voulait les trancher.
Quelle ironie…
Enfin, heureusement, la jeune femme ne semblait vouloir rien de tout cela et mentionna le second de l'Agence de manière précise, ce qui eut pour effet de tendre encore un plus la jeune fille. Comment avait-elle réussi à obtenir tant d'informations ?

« J'ai choisi de diriger la Mafia et de voir le monde tel qu'il est. Que tu restes à l'Agence est une erreur à mon sens car ils ne voient tout qu'en noir et blanc, persuadés d'être "meilleurs" que les autres... mais si tu y tiens vraiment, alors prouve moi que j'ai tort. »


… Kyôka n'en croyait pas ses oreilles. Sa protectrice… Venait de lui accordait une chance ? Une occasion de faire ses preuves ?
« Prouve moi que j'ai tort ». Il lui semblait que ces mots résonnaient en elle. Elle se détendit imperceptiblement ; baissa la tête un instant, pour la relever en arborant un regard déterminé, avec une lueur d'espoir, qui lui seyait davantage que la mine d'abattement qu'elle avait affiché pendant toute l'échange, puis déclara, d'une voix affirmée :

« Je vous en fais la promesse, Kôyô-san… Je vous prouverai que j'en suis capable. »

Il y avait tant de choses, en cet instant précis, qu'elle voulait dire… Encore mille questions, qui lui venait à l'esprit… Tellement, qu'elle ne savait par quoi commencer.
C'est alors que l'adolescente s'aperçut que, sans s'en rendre compte, sa main avait agrippé la veste du tailleur de la rousse. Elle rougit et la lâcha prestement, pour dans le même temps être surprise par la voix lointaine qui parvint jusqu'à elle :

« KYÔKAAA FAIT ATTENTION ! »

Kyôka se tendit instantanément. Non… Pourquoi était-il revenu ? Alors qu'il lui aurait suffi d'attendre les renforts ? Pour elle ? Pour se mettre encore plus en danger qu'il ne l'était déjà ? Mais… Il semblait tellement faible… Son nez s'était déjà remis à saigner, et ses jambes déjà flageolantes s'étaient effondrées sous son corps.
Elle faillit se précipiter au côté de son ami, mais se stoppa net aux paroles froides de la cadre, n'osant imaginer ce qu'elle ferait si elle tentait de secourir son ami :

« Je n'ai pas frappé assez fort… »

« Que… Que lui avez-vous fait ?! »

Il était impossible qu'un simple coup de poing ait mis le pilier de l'Agence dans un tel état… Elle fixait la femme d'un air méfiant, presque hostile. Les quelques instants de presque tendresse entre les deux femmes semblaient bien loin…

ft. Kôyô, Ranpo & GuessWho
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Ven 4 Mai - 17:08

C'est la deuxième fois que je te sauve, à quand la troisième ?


Evidemment, cela devait tomber sur lui. De toutes les personnes de l’Agence, c’est à Arthur que l’on demanda d’aller récupérer le détective. En arrivant, il a vu Ranpo à terre de loin, le nez ensanglanté, il a aussi vu la femme rousse aux côtés de Kyôka : Il n’a pas mis longtemps à faire le lien.
Le détective se relève et se perd dans la foule autour de lui, déterminé à aller chercher la jeune femme. En soit, cela ne le dérange pas d’avoir était envoyé, mais comment est-il sensé se débrouiller avec cet homme beaucoup trop têtu et parfois illogique ? Ne peut-il pas attendre les renforts comme… ah non, Arthur n’était pas un exemple sur ce point. C’est pour cela qu’il marcha rapidement, évitant les personnes. Il n’a pas eut beaucoup de chemin à faire : Ranpo était déjà à nouveau à terre. Parfait, je vais pouvoir le récupérer et-.
Le voilà qu’il se met à crier et attire à nouveau l’attention sur lui. Le cœur du britannique s’accélère et en quelque pas il se retrouve à attraper le bras de son « collègue ». Il jeta un coup d’œil à la femme rousse, et Arthur la reconnaît, hausse un sourcil. Elle est avec la Guilde…. Etait ?. Il n’avait jamais eut l’occasion de lui parler, mais si elle le reconnaissait… Il est dans une position dangereuse. Ranpo savait déjà beaucoup trop de choses sur lui. Tout en pensant, il relève le détective en question d’un geste et le traine rapidement, supportant son poids, pour aller le mettre à l’abri, loin de la foule. Au cas où. Il l’assoit contre un des bâtiments du parc, et ignorant les éventuelles protestations du détective, il lui saisit la mâchoire pour l’empêcher de bouger, observant son nez.

« Fracture. »

Il claque la langue et se relève. Devait-il aller chercher Kyôka, qui n’avait pas réellement l’air en danger – pour le moment- ou attendre l’Agence ? Partir sans elle ? Attendre que Kôyô les trouve… ? Le principal pour le moment était la sécurité du détective devant lui, qu’il regarde droit dans les yeux.

« Avec ou sans Kyôka ? Je veux une réponse guidée par la logique, pas par les sentiments, sachant que je vais sans aucun doute devoir user de ma capacité si la réponse est «avec ». »

Le ton était aussi froid que son regard, pourtant loin de ce qu’il pensait réellement : avec Kyôka.


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Ven 4 Mai - 17:43

Izumi
Kyôka

Ozaki
Kôyô

Avoir une dette envers quelqu'un.. une première.
Le détective n'avait plus la force de les suivre. Et en même temps, il se dit que d'attirer l'attention de la cadre sur lui était a risques. Mais... il s'en fichait à vrai dire. 
Son hurlement avait porté ses fruits puisqu'il avait vu que la rousse avait tourné les yeux vers lui. Décidément, il aurait dû se taire. Mais, le plus important pour lui était Kyôka. Il allait pour se relever, mais une personne lui saisit le bras.  Le brun tournait le regard, et reconnu aussitôt son "sauveur". 

-...Arthur..?

Il n'eut point le temps de se questionner que son collègue le relevait et l'emmenait a l'abris. Loin de tout. Ranpo n'avait même pas râlé, et c'est bien rare ça, notez le. Arthur saisit la mâchoire du brun et observait son nez. Vous vous attendez à ce que Ranpo dise quelque chose? Qu'il se mette à dramatiser comme un enfant, bah non. Il se laissait faire. Si il avait la foi de râler, il aurait la force d'aller chercher Kyôka. Il soufflait juste un léger "Aie", mais c'est tout. Dans sa tête, il se dit qu'il avait une dette envers Arthur, deux fois qu'il le sauve.. ça fait beaucoup, vous trouvez pas?

Apparemment, son pauvre nez était fracturé. C'est super, il allait devoir se taper un énorme pansement sur la figure, et sans doute recevoir les moqueries de ses collègues. Tant pis. Il avait des choses plus importantes à penser, comme répondre à la question de Arthur.
Ranpo connaissait la capacité de Arthur, et comme il l'avait "promit", il n'avait rien révélé à ses autres collègues de l'Agence. Rien. Son collègue lui avouait qu'il allait sans doute devoir utiliser sa capacité si le détective répondait "Avec Kyôka." Ranpo baissait le regard, avant de le planter dans les yeux d'Arthur.

-.. . Avec Kyôka...bien sûr.

Le détective avait les mains tremblantes, mais pas parce que son nez lui faisait souffrir, il avait peur. Il avait peur qu'il arrive quelque chose à Kyôka, et même à Arthur. Ranpo n'est tout de même pas sans cœur, bien qu'il n'apprécie pas énormément Arthur, c'est un collègue de l'Agence, et ça, ça vaut tout. Le brun avait toujours les yeux rivés sur Arthur, sa voix était calme, mais en même temps, elle était tremblante.

-... Tu te souviens, quand j'ai "promit" que je ne dirais rien à l'Agence par rapport à ta capacité? Bah cette promesse tient toujours, alors utilise ton pouvoir si tu en as besoins, mais juste..ramène la... et..

Il soufflait légèrement, et reprit:

- Fait attention à toi...
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Kôyô Ozaki
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Dim 6 Mai - 16:45
Au moins, Kyôka avait l'air déterminée à prouver à la cadre que celle-ci avait tort. D'un côté, Kôyô le souhaitait, d'un autre... elle aurait aussi aimé qu'elle revienne à ses côtés où elle était certaine qu'elle aurait pu l'aider. Ce moment aurait même pu être vraiment tendre s'il n'avait pas été interrompu.
Encore un défaut à mettre sur le compte du détective car elles étaient vraiment à deux doigts de se rapprocher, ou du moins commencer un rapprochement.

La cadre fronça les sourcils et fixa la jeune fille lorsque celle-ci lui demanda ce qu'elle avait fait. Sérieusement? Ne la connaissait-elle pas un peu mieux que ça?

- Tu m'as bien vue, je l'ai simplement frappé. Tu ne vas pas m'accuser qu'il soit qu'un gamin fragile et faiblard quand même!

Elle savait pertinemment que tous deux avaient le même âge mais que penser d'autre en le voyant?
Un soupir s'échappa de ses lèvres, encore. Impossible d'avoir une conversation tranquille... La disparition du détective ensuite ne la soulagea pas, au contraire. Ca cachait certainement quelque chose.

- C'est connu, on arrive jamais à se débarrasser de la vermine... Allons le rejoindre, ça sera plus simple.

S'il préparait quelque chose, la mafieuse tenait à être aux premières loges pour le voir. Mais avant, elle se saisit de son portable et envoya des instructions à ses sbires en civil: envoyer les policiers sur de fausses pistes, loin d'elle et Kyôka. La jeune fille devait probablement penser que quelque chose se préparait, et pourtant ce n'était pas le cas. Pas encore du moins.
Le détective ne fut pas si difficile à retrouver, étant donné qu'un nez ensanglanté et un visage pâle sous l'effet du choc attirait les regards. La rousse fut toutefois étonnée de voir qu'il n'était plus seul et surtout, qu'elle ne connaissait pas le deuxième homme. Tiens, voilà qui était intéressant...
Avant qu'elle soit tentée de faire quelque chose, Kôyô se mit un peu devant Kyôka pour l'empêcher de rejoindre les deux autres maintenant.

- Est-ce là les renforts? L'Agence a si peu d'estime pour la Mafia qu'ils envoient des stagiaires sur le terrain?

En réalité, le fait de voir un occidental auprès du détective l'intriguait. Peut-être qu'il ne faisait pas partie de l'Agence, qui sait, mais puisque l'autre avait envoyé """discrètement""" un message sans aucun doute à ses collègues, c'était la déduction la plus logique à faire.
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Mar 8 Mai - 14:46
Arrivée des "renforts"

« Tu m'as bien vue, je l'ai simplement frappé. Tu ne vas pas m'accuser qu'il soit qu'un gamin fragile et faiblard quand même ! »

Elle ouvrit la bouche...

« Oui, mais… »


Et la referma. C'était difficile de répliquer quelque chose à cela. Cela dit, elle savait bien que le pilier de l'Agence n'était pas connu pour ses capacités au combat ou quoi que ce soit, mais…
En tant que membre de l'Agence, ce n'était sûrement pas être la première fois qu'il était blessé... Si ?

« C'est connu, on arrive jamais à se débarrasser de la vermine... Allons le rejoindre, ça sera plus simple. »

Plus simple, la jeune fille l'ignorait... Mais elle préférait accompagner la cadre plutôt que la laisser seule avec son compagnon blessé. Elle pressa donc le pas pour suivre la cadence, voire même dépasser légèrement la rousse, afin de s'assurer qu'elle ne ferait rien au détective. En chemin, elle la vit d'ailleurs sortir son téléphone. Méfiante, Kyôka jeta un coup d’œil en direction des autres mafieux, qui se mirent à regarder leurs propres portables juste après. Que leur avait-elle demandé ? Les sbires disparurent ensuite dans la foule qui commençait à se disperser, mais aucun ne semblait se diriger vers l'endroit où se trouvait le détective. Kyôka se détendit légèrement.

Après quelques instants, les deux femmes retrouvèrent donc ce dernier... Qui n'était plus seul.
Un homme, que l'adolescente avait déjà croisé à plusieurs reprises à l'Agence sans toutefois le connaître plus que ça, se tenait à ses côtés. Lorsqu'elle était arrivée, les deux semblaient en train de parler, mais elle n'avait pu entendre de quoi.
Et ce n'était pas important après tout, car, dès qu'elle le vit, Kyôka se précipita vers son ami, encore faible et adossé contre un poteau, le visage toujours ensanglanté. Son nez était visiblement fracturé, mais elle le savait déjà. Elle se mit plutôt à chercher si le jeune homme n'avait pas d'autres blessures sur le reste du corps, que la cadre lui aurait infligées en même temps qu'elle lui décochait son coup, ce qui lui paraissait probable… Malgré ce que la dite-cadre avait déclaré auparavant ; il valait toujours mieux vérifier, au cas où. Tout en s'assurant de l'état du détective, elle lui murmura dans un souffle :

« Je suis désolée… »

Oui… Elle n'aurait pas dû l'abandonner comme ça. Mais qui sait ce que lui aurait fait la mafieuse dans ce cas ? Et sur le coup, elle-même avait été si intriguée par les paroles de cette dernière… Enfin, il était inutile de se chercher des excuses ; car rien ne l'empêcherait de se sentir coupable.
Bref. Après un examen méticuleux et rapide -la jeune fille ne voulant pas détourner trop longtemps son attention de la jeune femme-, elle dut admettre que son aînée avait dit la vérité. Elle n'eut cependant pas le temps d'y penser davantage, car elle reprit la parole, d'un ton moqueur.

« Est-ce là les renforts? L'Agence a si peu d'estime pour la Mafia qu'ils envoient des stagiaires sur le terrain ? »

Elle se retourna brusquement vers la rousse, surprise.
Elle ne pouvait qu'approuver la jeune femme. De ce qu'elle savait, l'Anglais était très sérieux et appliqué dans son travail ; il s'agissait apparemment d'une personne fiable… Quand même.
Il n'était qu'une toute nouvelle recrue, sans capacité qui plus est. A quoi pensait donc l'Agence en l'envoyant ?
Cependant, ce qui avait tant surpris Kyôka fut les paroles en elle-même de la cadre, qui eut pour effet d'éveiller à nouveau sa méfiance et son anxiété. Elle semblait vraiment très bien informée... Certes, il était logique de s'informer sur l'ennemi, son état, ses effectifs... Mais tout de même, elle trouvait cela très étrange. La présence du stagiaire à l'Agence était toute récente, après tout, et la Mafia en serait déjà au courant ?

« Comment savez-vous qu'il est un stagiaire ? »
,

Demanda-t-elle d'une voix méfiante. Impossible qu'il ne s'agisse que d'un hasard…

ft. Kôyô, Ranpo & Arthur
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Sam 12 Mai - 19:13

C'est la deuxième fois que je te sauve, à quand la troisième ?



Il écoute Ranpo avec attention. Le détective avait donc respecté sa parole : parfait. C’est tout ce qu’il avait besoin de savoir. Mais, alors qu’il se prépare à partir pour aller chercher la jeune femme, il entend quelque chose qui l’étonne. Peut-être pas tant que cela, puisqu’il connaît l’attachement qu’a le détective pour les membres de l’Agence, voir pour la vie en général -il se souvient de sa réaction quand il avait utilisé son pouvoir- mais…

« Bien sûr que je fais attention à moi. »

Mentit-il. Agence ou Ordre, son devoir était de protéger, quitte à se sacrifier. Et, Kyôka, bien que capable de se défendre, ne rester qu’une enfant à ses yeux. Puis, il ne s’était jamais penché sur le cas de Kôyô. Il ne sait donc pas si la femme avait un quelconque pouvoir... Juste une certitude : elle aurait pu faire bien pire à Ranpo. Un peu d’adrénaline ne ferait pas de mal, cela faisait longtemps. Arthur sert son poing, et sourit au détective. Un de ces sourire neutre qu’il a parfois, et qui cachait en réalité beaucoup de sentiments.
L’excitation, le désir de protéger, la détermination…

« J’y vais. »

Alors qu’il se retourne pour y aller cette fois ci, il remarque que les deux femmes s‘approchent.

« …Finalement, ce ne sera pas nécessaire. »

Il reste sur ses gardes, se tenant devant Ranpo, laissant tout de même Kyôka passer pour aller aux côté du détective. Non, il n’a pas d’autres blessures… Enfin, je préfère qu’elle soit derrière moi que devant Kôyô…. Il observa ladite femme, et pencha la tête sa remarque, haussant un sourcil.

« N’est-ce pas une erreur que de juger un homme par rapport à son rang ? »

Et, même s’il n’était que stagiaire à l’Agence, il était bien plus gradé dans l’Ordre.

« Enfin, je ne vais pas vous déranger plus longtemps, j’ai du travail... Des cafés à distribuer. »

Il sourit poliment avant de reprendre Ranpo autour de son épaule.

« Tu viens ? »

Dit-il à la jeune femme en kimono, savant qu’elle allait suivre. Il s’adresse ensuite à Kôyô, hochant la tête. La politesse avant tout

« Bonne journée à vous, ma Dame »

Il se met donc en route, allant au point de rendez-vous que l’Agence lui a donné, espérant que la femme ne les attaquera pas…
Il devra faire des recherches sur elle plus tard, d’ailleurs.



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Sam 12 Mai - 19:41

Izumi
Kyôka

Ozaki
Kôyô

Je veux être apte a..protéger..
Le brun suivait Arthur des yeux. Ranpo avait ce sentiment étrange. En fait.. il aimerait bien, en cet instant, être courageux. Et être capable de protéger quelqu'un. Mais il était conscient que jamais ce ne sera possible si il ne fait pas d'effort.. attend. Des efforts..? C'est compliqué tout de même.

Le détective restait donc ici, là où son collègue l'avait placé. Kyôka s'était d'ailleurs approchée de lui et l'observait. Essayant de voir si il n'avait pas d'autres blessures quelque part. Elle lâchait un "désolée" au détective. Déso.. pardon? Non. C'était pas a elle de s'excuser. Non. C'était au détective de se faire pardonner. Lui qui voulait la protéger, lui qui voulait la défendre. Mais non, c'était tout l'inverse. C'était Arthur qui était venu le chercher et récupérer Kyôka.. 

-N..non. C'est moi qui est..désolé.. Kyôka - Chan.. je n'ai pas pu.. te protéger..

Etre le pilier de l'Agence, et ne pas savoir protéger.. rhaa... pourquoi était-il sortit aujourd'hui.. il n'aurait pas mieux fait de rester avachie sur son bureau comme tout les jours? Non..
Il entendait Arthur parler à la cadre avant de se retourner et de prendre le détective autour de son épaule. Il lui était si.. reconnaissant. Mais il n'osait pas l'admettre.. bon, il doit laisser son égo de côté deux secondes... c'est déjà assez. Profitant d'être "porté" par son collègue, il lui soufflait;

- Merci, Arthur... Je te dois une fière... chandelle.

Il se retournait et lançait un léger sourire à la jeune Kyôka. 

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Jeu 17 Mai - 12:38
Dénouement

« N..non. C'est moi qui est..désolé.. Kyôka - Chan.. je n'ai pas pu.. te protéger.. »

Telles furent les paroles du détective tandis que son interlocutrice achevait son minutieux examen, et qui lui firent hausser les sourcils, légèrement surprise.
D'un ton qui se voulait rassurant mais du tac-au-tac, elle répliqua donc :

« Ne culpabilise pas, s'il-te-plaît. »

Ah. Elle était bien mal placée pour parler de ça, Kyôka. N'était-ce pas elle qui ne cessait de s'en vouloir d'avoir abandonné le jeune homme tout-à-l'heure, à la merci du premier mafieux venu ?
Elle baissa le regard et chassa ces pensées insidieuses dans un coin de son esprit, pour reprendre.

« Elle ne m'a rien fait, rassure-toi. »


Et, la jeune fille en était persuadée, elle ne lui aurait jamais rien fait ; la cadre était visiblement bien trop attachée à elle pour cela. Après tout, ne venait-elle pas de lui donner une chance de faire ses preuves, quitte à la voir rejoindre pour de bon le camp adverse ? Enfin… Bien qu'ayant à nouveau reporté son attention sur la jeune femme, elle écouta attentivement les paroles du stagiaire.

Les paroles de l'Anglais étonnèrent la jeune fille. Cela ne lui ressemblait pas. Enfin... C'est peut-être ce qu'elle aurait pu dire si elle le connaissait mieux, mais ce n'était pas le cas ; comme dit plus tôt, elle ne l'avait que peu fréquenté, passant le plus clair de son temps avec le tigre-garou ou bien le pilier de l'Agence. Néanmoins, ce n'était pas pour autant qu'elle ne le voyait jamais, silencieusement plongé dans son travail, quelque fois interrompu par Ranpo, ce qui avait pour effet d'agacer passablement le stagiaire. Mais à présent, il semblait apparaître sur son visage une assurance, voire même une excitation, qu'elle ne lui avait jamais vu auparavant.
Inexplicablement, sans même que l'adolescente n'en ait conscience, sa méfiance commença à se réveiller... Mais, lorsqu'il s'adressa à elle, voulant clairement prendre congé de la cadre, ce fut tout naturellement qu'elle hocha vigoureusement la tête en signe d'accord.

Mais elle ne suivit pas immédiatement les deux hommes. Son ancienne protectrice qui la laissait partir comme ça ? La scène avait quelque chose d'irréel... Si ça se trouvait, toute cette histoire n'était qu'un rêve, de la proposition du détective à l'arrivée du britannique.
Mais ce n'était pas la raison à l'immobilité de Kyôka, elle en avait parfaitement conscience.
Non, il y avait simplement bien trop de choses à dire à la rousse, trop de questions à lui poser…
Tellement d'interrogations, destinées tant à sa propre personne qu'à son interlocutrice : que ressentait-elle pour cette dernière ? Haine car elle était désormais une ennemie, et la tortionnaire du médecin de l'Agence ? Rancune pour l'avoir emmenée dans le milieu sordide de la mafia ? Ou bien, au contraire, reconnaissance, admiration -et, qui sait, peut-être même affection ?- à l'égard de celle qui l'avait recueillie, qui semblait posséder tout ce qu'elle-même n'avait pas… Et qui était tout ce que la jeune fille ne serait probablement jamais ?

Toutes ces interrogations devaient certainement se lire dans le regard de la jeune fille, tandis qu'il restait fixé sur la mafieuse. Que dire ? Que faire ?
Elle fit deux pas vers celle-ci. S'immobilisa à nouveau. Pour cette fois-ci s'incliner profondément et respectueusement devant son aînée, durant quelques secondes qui semblaient s'étendre à l'infini et auxquelles la solitude des deux femmes, ainsi que le silence uniquement perturbé par de lointains bruits, paraissaient conférer quelque chose de sacré.
Lorsqu'elle releva la tête, bien que ses yeux bleus restaient troublés, la détermination y était réapparue, une détermination qui, silencieusement, renouvelait sa promesse envers son ancien mentor. Puis, doucement, Kyôka se retourna pour se diriger vers ses deux collègues, qui l'attendaient un peu plus loin.
Aucune parole ne fut prononcée par l'ancien assassin pendant cet échange si singulier, mais à quoi bon quand un seul regard en disait bien plus long ?

Après quelques instants de marche, le trio atteignit l'entrée du parc, où les attendait une silhouette familière. Cette chevelure, ces vêtements… Elle accéléra l'allure, jusqu'à dépasser les deux hommes.
C'était lui. Son cher bienfaiteur. D'ailleurs, lui aussi, visiblement aux aguets, ne mit pas longtemps à voir arriver la bande ; il se précipita sur l'adolescente et, tout en la serrant dans ses bras, jetait anxieusement des regards partout :

« Kyôka-chan ! Tu es blessée ? Que s'est-il passé ?! J'étais si inquiet lorsque j'ai vu le- »

Le garçon-tigre s'interrompit, surpris, lorsqu'elle se laissa aller à l'étreinte et se détendit.
Les joues rosissantes, Kyôka acheva de baisser totalement sa garde.

« T-tu vas bien ? »

« Oui. Ne t'en fais pas, tout va bien… »

Elle ne voulait pas l'inquiéter : pour l'instant, le seul désir de la jeune fille était de rentrer chez elle et se reposer de cette aventure qui, même si aucun affrontement -si ce n'est verbal- n'avait eu lieu, s'était avérée tendue et épuisante. Tout ça pour une simple crêpe…
Mais regrettait-elle cette discussion avec la cadre pour autant ? Il était sans doute trop tôt pour le dire.
Après tout, elle lui avait au moins permis d'en apprendre plus sur cette dernière, ses motivations et l'origine de son affection… Ainsi qu'à comprendre que le temps de la fuite était terminée.
Cette capacité qu'elle haïssait tellement- sa capacité. Il ne tenait qu'à sa détentrice de la faire sienne ou, du moins, s'assurer que personne ne puisse plus jamais s'en servir contre sa propre volonté.

En résumé, face à la tristement célèbre Ozaki Kôyô, cadre de la mafia, Kyôka se serait attendue à pire, bien pire… D'autant qu'elle en était capable, et que ce n'était certainement pas l'envie qui lui avait manqué. Mais au final, personne n'avait été blessé.
… Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule.

« … Enfin… »

Excepté lui, bien sûr.

ft. Kôyô, Ranpo & Arthur
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Kôyô Ozaki
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Sam 19 Mai - 5:24
La cadre fixa la jeune fille étonnée. Sa réflexion lancée au hasard était correcte? C'était vraiment un stagiaire? Elle devait reconnaître ne pas s'être attendue à ça. Que l'Agence travaille avec des Occidentaux lui paraissait déjà assez incongru, mais qu'ils en prennent pour être stagiaire, non... là il y avait anguille sous roche.
Enfin, elle ne dit rien. Au contraire, elle les laissa parler, demeurant silencieuse tout le long et se contentant d'observer. Qu'y avait-il à ajouter de toute manière? Bien sûr qu'elle avait envie d'intervenir. Bien sûr qu'elle voulait finir de déboiter la mâchoire du détective incapable. Il suffirait d'un ordre te pour que ses hommes les encerclent, arme au poing. Il suffirait d'une menace, une arme pointée contre les tempes des deux hommes -plus peut-être la lame de son spectre- et Kyôka serait contrainte de la suivre. Il suffirait d'un mot, d'un appel, d'un geste.
Mais Kôyô Ozaki les laissa partir.
Kyôka resta quelques instants pourtant, mais la rousse n'était pas assez stupide pour croire qu'elle avait changé d'avis. La jeune femme se contenta de regarder son ancienne protégée s'incliner devant elle puis partir, suivie du regard par la cadre.

Avait-elle seulement une idée de ce qu'impliquait réellement ce qu'elle faisait? Etait-elle encore si innocente?
Kôyô bougea enfin, pour sortir une cigarette et un briquet de l'intérieur de sa veste. Ses doigts allumèrent le court bâtonnet de tabac avant que, quelques secondes plus tard, un de ses lieutenants s'approche.

- Elle part avec eux, dit-il simplement.

Cette observation plus qu'évidente cachait bien entendu une question, une demande d'ordres clairement formulés pour la simple et bonne raison que son accord avec Mori venait de prendre fin. Et vu que la Mafia était encore en train de digérer sa pseudo-trahison, mieux valait éviter de jouer avec le feu en laissant penser qu'elle pouvait désobéir au boss.

- Je vois ça moi-même, répondit calmement la jeune femme. Faites savoir qu'elle est officiellement membre de l'Agence et que l'autorisation de la combattre est rétablie.

- Bien Ma Dame.

L'homme de main sembla hésiter quelques secondes puis posa une autre question.

- Maintenant? On m'a informé que le Tigre-garou les avait rejoint.
- Non. L'occidental avec eux... je veux savoir qui c'est, et ce qu'il fait là. Si des services étrangers ont décidé de les aider, il faut le savoir.

La rousse savait que ses sbires non loin avaient pris des photos des détectives, ils partiraient de là pour leurs recherches.

C'était une mauvaise journée, mais Kôyô Ozaki, cadre récemment revenue dans ses fonctions, prit un air détaché et retourna à sa voiture. Si elle s'était mise en position d'incapacité de défendre la jeune fille, elle ne ferait pas le plaisir de montrer à ses opposants que ça l'atteignait.
Pour le moment, il fallait informer la première autorité de l'organisation de ce qui avait changé. La jeune femme prit donc son téléphone et chercha un nom en particulier dans ses contacts.

"Mori Ougai"

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