Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Vous me rappelez quelqu'un.. Yukiru | Kôyô

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Sam 19 Mai - 12:42
Monter de grade..?
Yukiru observait la suite de l'utilisation de son pouvoir. Jamais il n'aurait pensé que de remettre un simple document à Kôyô le conduirait à cette situation. Il utilisait sa capacité assez rarement dans les locaux de la mafia, donc c'était un peu étonnant pour lui.

Le garde reprenait peu à peu ses esprits, Kôyô lui dit qu'il pouvait prendre sa journée. Disons que vu ce qu'il avait vécu en seulement 3 minutes...hrm.
Après que le garde soit partit, Kôyô se rasseyait, se reservant du thé. Elle se mit à questionner Yukiru au sujet de son abilité. Il était si intéressant que ça? Non. Ca ne doit pas être ça. La cadre se renseignait sûrement juste sur les détenteurs de pouvoir, ce qui est normal.

-Il ne dure que 3 minutes. Mais après, rien ne m'empêche de l'utiliser plusieurs fois sur une même personne. Et, si je me concentre assez bien, il peut toucher deux personnes au maximum.

2 personnes, c'est déjà pas mal. Et puis même, d'apparence, il n'a pas l'air doué pour le corps à corps, mais pourtant, il l'est. Ce n'est pas la perfection, mais on ne lui pétera pas le nez facilement.

La seconde question de Kôyô fît tilter le mafieux. Monter de grade? Pfeuh! Yukiru ne dirait pas non pour monter en grade, mais connaissant son talent pour les gaffes, il ne pense pas que cela sera possible un jour.

-Oui, c'est exacte. Et ce "grade" me convient assez pour le...moment. Monter de grade est en soi, assez tentant. Mais me connaissant, jamais cela ne sera envisageable. Donc pour le moment, je reste un simple sbire obéissant aux ordres de ses supérieurs.

Bon, à l'intérieur, Yukiru savait que d'être mieux gradé permettait certaines choses. Mais, à quoi bon? Il n'a aucun but à cela. Enfin si.. peut être un seul. Et encore. Mais tout de même. Le mafieux baissait le regard, se plongeant dans certains de ses songes. Cette question lui a fait tiquer sur plusieurs choses. Tant bien même il n'est que sbire, ça va. Et il ne tentera vient pour monter de grade de force. Il laisse le temps passer, qui sait ce que le futur lui réserve.

Yukiru secouait frénétiquement la tête, espérant que la cadre ne lui ai pas parlé pendant ce court instant d'absence mentale. Non, apparemment, il ne lui avait pas mit un vent sur une question, ou une simple parole. Il se permit donc d'ajouter:

-Je.. serais-ce impoli de vous demandez pourquoi cette question..?
...
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Kôyô Ozaki
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Lun 21 Mai - 7:59

Ozaki
Kôyô

Sugisaki
Yukiru

C'est rigolo d'intimider les stressés
Kôyô nota dans un coin de son esprit qu'elle ne devrait jamais laisser ce jeune homme utiliser son carnet en sa présence, du moins tant qu'elle ne lui en a pas donné l'ordre. La durée de son don est intéressante même si elle aurait préféré que cela s'étende à plus de monde. Tout un groupe paralysé par une peur sans nom pendant trois minutes entières... Son spectre avait déjà abattu des dizaines de personnes en moins de temps que ça. Peut-être qu'il faudrait lui confier plus de missions sur le terrain plutôt que simple coursier pour les capitaines... Mmmh, elle en parlerait à Chûya le moment venu.

La cadre écouta attentivement la réponse du jeune homme, essayant de dénicher un quelconque indice qui aurait pu souligner une motivation cachée, une ambition à dissimuler à sa supérieure. Les détenteurs de pouvoir avaient la possibilité de rapidement monter en grade s'ils savaient intervenir au bon moment. Après tout, Mori, Dazai, Chûya en possédaient tous un et avaient tous atteints de hauts rangs. Bien que Dazai les ait trahi, personne n'avait oublié l'âge auquel Mori l'avait nommé cadre. Dire qu'à 18 ans, lorsque le Boss avait lâché qu'il voulait la nommer cadre juste après le succès de l'assassinat de l'ancien boss, Kôyô s'était déjà sentie supérieure. Tout ça pour ce gamin batte son record deux ans après... enfin... avoir décroché ce rang après une tentative de désertion était déjà une victoire en soi.

La rousse se laissa s'adosser à son fauteuil. Un sourire en coin apparut sur ses lèvres maquillées à la question du sbire.

- La demande est parfaitement polie, mais aussi parfaitement déplacée. Les sbires n'ont pas à connaître les intentions de leurs supérieurs.

Son regard se plongea dans celui de Sugisaki, comme un aigle sur le point de resserrer ses serres sur sa proie. Et il disait être un membre obéissant? Pour ensuite se permettre une telle demande? Il faut faire mieux que cela jeune homme...

- Vous ne m'avez pas répondu plus tôt, mon cher "simple membre obéissant". Qu'a fait l'Agence pour mériter votre haine?

Dans le dos du sbire, près de la porte, Konjiki Yasha apparut sans un bruit, sabre non visible pour le moment.

- Avant de répondre, revenez-vous asseoir, j'aurais encore d'autres questions après.
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Lun 21 Mai - 9:16
I never forget that..
Cette raison. Jamais Yukiru ne l'oublierais. Même 10 ans après. Pourtant. Même si elle est intégrée dans la mémoire du mafieux, jamais il en avait parlé. Préférant garder ça pour lui. Malheureusement, la question de la cadre semblait être sans sortie. Aucun moyen de fuir. Yukiru a déjà tenté d'épargner sa réponse la première fois, mais là, même si ça lui fait du mal, il devait répondre. Il n'est pas aveugle. Il a entrevue du coin de l’œil le spectre de la cadre. Sachant ce que cet esprit peut faire, il ne devait pas faire l'imbécile.

-je.. et bien..

Yukiru savait qu'il n'allait pas être libéré tout de suite. Et donc, il s'asseyait, comme lui avait demandé Kôyô. Ses mains gantées légèrement tremblantes, mais il essayait de le cacher. 

"... j'ai pas envie de lui dire.. je n'ai pas le choix.. mais.. mais.. non. C'est obligé. Ça va paraître ridicule. Haha.. quel imbécile suis-je.."

Il prit une grande inspiration. Ses yeux bleutés avait perdus leurs éclats. Son regard se perdit sur les nervures de la table. La seconde face de Yukiru avait prit le dessus. 

-... Si j'ai rejoint la mafia. Ce n'était pas pour rien. Cette raison peut paraître ridicule. Mais je la conserve.

Son regard se posait sur la cadre en face de lui. Sa voix était sans émotion. Impassible. Bien qu'a l'intérieur, il hurle. Il veut juste.. partir d'ici. Retourner dans son coin de vie et juste oublier cette conversation. Mais ce serait trop simple. Il sait qu'après ça, Kôyô lui demandera d'autres choses. Elle l'avait dit elle même.

-.... Si je déteste l'Agence. Si je les déteste comme je le fais, c'est tout simplement parce que..
...

"..."

Yukiru se retenait d'écraser son poing sur la table. Mais il tentait de garder son calme. Son.. calme.

-Ils ont offert mon père à la police pour un crime qu'il n'a pas commis. Une enquête sans preuve apparemment. Quelle farce. Ces détectives sont des incapables. Je n'étais pas encore dans la mafia à ce moment là.

Il se coupait dans son récit. Il dit cette raison. Et pourtant. Elle sonne ridicule à ses oreilles. "C'est tout?" Pourrait répondre la cadre.

-J'ai donc tenté d'aller le délivrer de force. Mais ils étaient là. Alors j'ai engagé le combat sans réfléchir. J'ai été touché par l'un d'eux.

Oui. Et c'est ça qui a donné naissance à ta cicatrice.

- Malgré ça je continuais. Mais ils étaient bien plus nombreux. J'ai eut l'obligation de fuir... et..


"Pourquoi je raconte tout ça? Surtout à elle? C'est ridicule !  JE suis ridicule."

-J'ai appris que mon père était décédé dans sa cellule. Il n'a pas eut le temps de plaider son innocence. Il est mort a cause de ces détectives.

Voilà son secret. Sa cicatrice sur son poignet vient de son incapacité à défendre les autres, et ta haine est justifiée dans sa tête. Pourtant, en lui, il se dit que cela ne sera pas convainquant envers la cadre. 

Yukiru se calmait un peu. Reprenant ses esprits. Dorénavant, il se souviendra de ce moment. Le moment où il a dû révéler sa raison débile de sa haine sans fin. Il regrettait cette journée. C'est étrange. Il aurait préféré se rebloquer dans un ascenseur avec Akutagawa que de rester en ces lieux. Mais, il n'avait pas le choix.

-Voilà.
Never.
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Kôyô Ozaki
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Lun 21 Mai - 9:48

Ozaki
Kôyô

Sugisaki
Yukiru

C'est rigolo d'intimider les stressés
La cadre semblait s'être arrêtée de fonctionner tout le long du récit du sbire. En dehors du battement de ses cils et de sa respiration, tout le reste de son corps était parfaitement immobile, se concentrant sur les mots qu'on lui adressait.
A la fin de l'histoire, Kôyô haussa un sourcil... ne sachant pas trop quoi penser pour une fois, ce qui était assez surprenant. D'un côté, elle s'était attendue à une histoire bien pire, d'un autre côté, venant de l'Agence elle ne pouvait pas s'attendre justement à une histoire pire.
Mmmh, ça ne lui allait pas, à Kôyô. Ce genre de récit, elle en avait déjà entendu, elle avait déjà eu des rapports ou vu de ses propres yeux... Ce n'était pas vraiment ce qu'on pourrait considérer comme un gage de loyauté. Il suffirait qu'il prenne conscience que l'Agence a fait une erreur et s'excuse, qu'il s'aperçoive que s'il n'avait pas attaqué le premier, ils n'auraient sans aucun doute jamais répliqué... Trop de paramètres... et elle ne le connaissait pas depuis assez longtemps pour savoir s'il était vraiment fait pour leur milieu ou non.

- Je vois.

Courte réponse simpliste mais elle ne pouvait rien répondre d'autre. Autant qu'elle garde ses soupçons pour elle et les partage avec Chûya quand elle le verrait.

- Peu importe les raisons qui amènent les sbires ici, on leur demande simplement d'être efficaces et loyaux.

Ce n'était pas entièrement faux, mais ça ne voulait pas dire non plus qu'ils n'étaient pas surveillés bien entendu.

- Ca m'amène directement à ce que je voulais te demander.

La jeune femme se redressa, mains délicatement posées sur son bureau, regard toujours acéré.

- Je veux que tu interroges les autres hommes de Nakahara, les bas-rangs, les capitaines si tu peux. Je veux savoir ce qu'ils pensent des événements récents et de mon lien avec ton cadre.

Elle marqua une courte pause.

- Surtout pour les plus anciens, ma relation avec lui n'a rien d'un secret et je me doute que ma... "trahison" récente a dû avoir des répercussions dans les esprits. Note tout ce que tu entends et, en temps voulus, quelqu'un viendra te demander un rapport.

Un sourire doux apparut sur son visage.

- Cela n'est pas trop difficile. Cela dit, si tu éveilles des soupçons, je ferai en sorte que rien ne remonte jusqu'à moi.

Kôyô n'hésiterait pas à laisser tomber le sbire s'il osait dire que la cadre lui avait ordonné d'espionner un autre cadre. Une pratique pas si rare que ça mais qui se devait de demeurer invisible. Pas qu'elle doutait de Chûya, bien entendu, mais il était hos de question qu'il perde son autorité à cause de quelque chose qu'elle avait fait. Si dissidents il y avait, elle leur rappellerait bien rapidement que ses ordres étaient venus de Mori directement et que leur opinion importait peu, car elle restait en haut de l'échelle de commandement, et pas eux.
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Lun 21 Mai - 11:04
Vous avez ma parole.
Yukiru semblait plus calme. Son moment de "colère" était passé. Il hochait simplement la tête aux paroles de la cadre.  Loyal? Ca, il l'est. Mais efficace, il hésite.  Rien qu'avec ce qu'il a dit, ses doutes sont plus fort vis-à-vis de ça. Mais bon, qu'importe.

Le mafieux re-déposait son regard sur ses mains posées sur la table. Mais il le relevait aussitôt en entendant ce que la cadre lui ordonnait.

Il devait interroger les autres membres dépendants de Chûya, et si possible les capitaines. par rapport à sa "trahison". Yukiru était au courant du lien qu'avait Chûya et la cadre, mais comment vous dire qu'il s'en fichait grandement. Le mafieux n'a jamais eut de mission "d'espionnage", donc il ne sait pas si il gaffera ou pas. Mais il fera tout pour, justement, ne pas gaffer.

Il était déterminé à réussir. Pour les autres de la mafia, cet ordre est peut être banal, mais sachant de qui il vient, faut mieux se méfier. Surtout qu'une erreur pourrait le conduire... Il ne veut pas savoir où en fait. 

-... Je ferais tout mon possible pour répondre à vos attentes.

Ca ne devait pas être si  compliqué, si? Enfin, la seule chose un peu plus rude, c'est que Yukiru ne doit pas se faire choper. Ni même dire de qui vient cet ordre, bon, encore , la seconde chose est relativement simple. Mais de ce qui est la première.. Il verra bien.

-...Je n'éveillerais pas de soupçons, vous avez ma parole.

...
Dans quoi il s'engage déjà? Ah oui, une "mission" donnée par Kôyô Ozaki. Et si cette dernière échoue, il pourrait dire adieu à sa liberté. Ouais ouais, il s'engage à ça. C'est qu'il aime les risques. Yukiru ne sait pas tellement comment cela va se finir, mais si déjà il pouvait prouver à la cadre qu'il était capable d'interroger des personnes sans se faire choper, ce serait déjà un bon début.
J'en suis capable, j'en suis persuadé.
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Kôyô Ozaki
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Dim 3 Juin - 18:21
- Je n'en doute pas.

Bien sûr qu'il allait faire son possible pour réussir, n'est-ce pas? Nul doute que Kôyô saurait dissimuler ses traces si besoin est. Même si Chûya et elle se faisaient confiance, le jeune homme n'apprécierait sans doute pas qu'elle espionne ses hommes, bien que c'était pour lui au final.
La cadre continua d'observer le jeune homme face à elle, se disant que ces gaffes -sil en faisait aussi souvent que ça en avait l'air- agiraient sans aucun doute comme une protection à sa couverture. Qui se douterait que quelqu'un d'aussi maladroit pouvait espionner alors qu'il était tout sauf discret?
Cela dit, on n'était jamais trop prudent. Il fallait que Kôyô ait un moyen de faire pression s'il était découvert.

- En dehors de ce père décédé, vous avez encore de la famille?

Son regard se fixa sur le sbire, cherchant dans sa réponse le moindre indice pouvant indiquer qu'il mentait. Avec une telle question, il était facile de se douter que la cadre cherchait à faire chanter le jeune homme. Ce dernier pourrait donc tenter de mentir afin de préserver les proches qui lui restaient, s'il en avait.
La jeune femme ne pouvait pas prétendre partager cette inquiétude. Certes, elle s'inquiétait pour Chûya mais il avait pu prouver à plusieurs reprises être largement capable de se défendre lui-même. Donc quand il s'agissait de famille... celle de Kôyô se résumait à un père qui l'avait abandonné donc autant dire que ce n'était pas comparable à ce que la plupart connaissait dans "le monde extérieur".

- A moins que l'Agence ait réussi à la faire éclater totalement?
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Dim 3 Juin - 18:47
Absent.
Yukiru était confiant, un sourire s'élargissait même sur ses lèvres. Il fera tout pour réussir, mais, l'ascenseur émotionnel qu'allait subir le jeune homme allait être violent pour lui.

- En dehors de ce père décédé, vous avez encore de la famille?

[...]

- A moins que l'Agence ait réussi à la faire éclater totalement?

De la famille. Une famille. Ce mot, une chose que Yukiru n'avait pas entendu depuis longtemps, très longtemps. Qu'est ce qu'une famille..? 

Le jeune homme baissait la tête, ses yeux étaient cachés par sa mèche de cheveux bleutée. Yukiru Sugisaki. Homme qui semblait être sans émotion, sans remords, sans..souvenirs. Pourtant, il en avait, des souvenirs. Mais, ils étaient lointain. Très lointain. Ses mains gantées semblaient..fixe. Il ne bougeait plus, un silence se déposait. Juste, sur sa joue, de couleur blanche semblable à sa pâleur naturelle. Une chose qui ne s'était pas produit depuis longtemps, une larme coulait. Une goutte d'eau qui lui avait échappé. Mais, il ne le remarquait pas tout de suite, étant, moralement, absent. Une absence mentale, comme il en avait habituellement, mais là, il était face à quelqu'un. Quelqu'un qui l'observait. Une femme, une cadre. 

Alors que ses joues étaient humides, alors que ses larmes continuent à perler, il se mit à parler, la gorge serrée, toujours la tête basse.

-...je...je n'en ai..aucune..aucune..nouvelle.

Au plus profond de lui, il pensait que sa mère était également décédée, et comme il était fils unique, il n'avait plus personne, enfin, c'est ce que sa mère lui a dit avant qu'il parte..

Yukiru était inconscient moralement, encore. Il était fixe, et semblait encore plus pâle qu'à l'habitude. Ses lèvres étaient mis-closent. Pourtant, d'une voix fluette. D'une voix peu normale, il vint, dans un murmure, dire ces mots.


- Pourquoi... me posez-vous toute ces questions...ma..maman?

Maman.

Depuis combien de temps n'avait - il pas prononcé ce mot? Des années sûrement, mais, il ne réagissait tout de suite à ces mots. Il lui fallut un certains temps pour qu'il relève la tête, les yeux humides. Il ne semblait pas choquer, mais dans sa tête, tout est..flou. Il ne s'excusait pas, il était..perdu.
.
Perdu.
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Kôyô Ozaki
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Jeu 7 Juin - 14:31
Kôyô était assez patiente, mais ce n'était pas un fait si général que ça. En l'occurrence, elle aurait préféré des réponses directes, concises et qui ne mettaient pas des plombes à venir. Malheureusement pour elle et pour lui, le jeune homme sembla soudainement perdu dans une faille temporelle remplie de souvenirs. Hmmm... combien de fois devait-elle expliquer que le passé n'était qu'un fardeau? Enfin... ce n'était pas un de ses hommes alors elle ne pouvait pas se permettre de faire trop de commentaires, surtout qu'elle venait déjà de lui confier une mission sous couverture.

Enfin, une réponse vint. "Aucune nouvelle" donc... intéressant, c'était possible de la retrouver mais s'ils n'échangaient plus aucune nouvelles, alors Kôyô pouvait oublier l'idée de les utiliser comme moyen de chantage. Si seulement le sbire en face d'elle pouvait réaliser l'avantage que ça lui donnait, mais il semblait au contraire de plus en plus dans ses pensées et à côté de la réalité.

Voilà sans aucun doute pourquoi il se permit de l'interroger en ajo... wait... PARDON? Maman?
Sérieux?
Maman?
Oser appeler Kôyô "maman"?
Alors qu'elle n'avait "que" 26 ans?
Il était tombé sur la tête!?

Le pire c'est qu'il n'avait pas l'air de se rendre compte de ce qu'il venait de dire. La jeune femme s'en occupa donc, par pure... générosité bien sûr. Elle se leva de son bureau, vint à hauteur du jeune homme et lui donna une gifle.
Oh rien de bien violent, mais il aurait quand même une petite marque rouge pour quelques minutes.

- On revient sur Terre jeune homme.

Ses doigts se saisirent ensuite du menton de Sugisaki pour le contraindre à lever le visage vers elle.

- Je pose ces questions s'il me plait. Mais ne vous avisez plus jamais de me confondre avec une simple femme au foyer ou je me passerai de vos services... de manière définitive.

Elle le lâcha, le regard perçant. Non, hors de question qu'on la confonde avec une femme bien obéissante qui restait chez elle en attendant que le mari rentre, et puis quoi encore? Bon, toutes les familles ne ressemblaient pas à ça mais c'était la vision fixe que Kôyô en avait.
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Ven 8 Juin - 16:34
Soit.
Il avait déjà la tête relevée, mais, si il aurait su, il ne l'aurait pas relevée. Yukiru n'était toujours pas conscient de ses paroles, mais le geste de la cadre lui fit redescendre sur Terre.

Il sentit la main de Kôyô le gifler. Sugisaki ne le voyait pas, mais il pouvait deviner que sa joue était rouge.  Le mafieux voulu s'excuser, étant complètement paniqué intérieurement. Il se sentait débile à souhait, mais malheureusement, c'était ainsi. Il était comme ça, un homme  maladroit et facilement influençable. Alors, il se levait. Se dressant. Il commençait à se courber pour présenter ses plus sincères excuses,mais l'une des paroles de la cadre lui fit.. changer de plan.

" Mais ne vous avisez plus jamais de me confondre avec une simple femme au foyer"

Une simple femme au foyer.
Une... simple..
Femme...au.. foyer.
Comment.. osait-elle comparer sa mère à une femme au foyer? La connaissait-elle au moins? Avait-elle une raison de..

Yukiru re-déposait son regard vers la jeune  femme. Les yeux vides de sentiments. Il serrait les poings. Être un vulgaire sbire ne lui permettait rien contre la cadre. Rien. Si il l'aurait pu, il aurait tapé son poings sur la table. Haussant le ton. Mais faire ça l'emmènerait tout droit aux cachots. Alors il se retenait de faire exploser son mécontentement. 

Il se contentait simplement de répondre, il aurait pu faire pire. C'est simple de prendre son livre et de...
Non.
Mauvaise idée.
Qui dit que la cadre ne le tuera pas juste après. Et puis.. non. C'est une mauvaise idée.

-.. Soit.

Une réponse qui ne montrait aucune émotions, bien que cela l'ai profondément vexé. Que pouvait il de plus toute façon?


-Je m'excuse tout de même de vous avoir appelé comme ceci. J'étais dissipé.

Son brin de voix, normalement calme s'était transformé en une voix froide et claire. Mais, il réfléchissait tout de même. Il est conscient qu'il est un peu trop attaché à son passé, et qu'il devrait tourner la page. Mais, ce n'était pas si simple pour lui, surtout quand quelqu'un lui fait rappeler tout ça. Tout ces souvenirs qu'il tentait malgré tout d'enfouir au plus profond de lui. Dorénavant, ne se confessera pas aussi facilement. C'était terminé. Yukiru Sugisaki, restera encore plus silencieux vis-à-vis de son passé, si les larmes et les réflexions déplacées sont le prix à payer pour parler de ça, vaut mieux se taire.

Il restait debout, tentant de fuir le regard de la cadre, il baissait les yeux. 

-... Ma mission sous couverture n'est pas annulée malgré mon énorme bourde?

... Il hésitait à la refuser maintenant. Car il savait qu'il allait devoir revoir la jeune femme pour lui faire ses rapports.

Il n'a pas hâte de ce moment.
Elle a descendu dans mon estime, peut être qu'elle ne lui ressemble pas tant que ça..
Je peux pardonner de nombreuses choses, mais là...
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Kôyô Ozaki
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Mer 11 Juil - 14:53
Kôyô haussa un sourcil en observant le jeune homme. Venait-il réellement de s'offusquer que la cadre ait fait une telle remarque ? A moins que ça soit pour la gifle. Souvent, les cadres ne se contentaient pas d'une simple gifle et lorsqu'ils en venaient aux mains, c'était très souvent sanglant.
La rousse ne perdit toutefois pas de temps à se perdre dans de telles hypothèses et autres réflexions chronophages. Après tout, elle venait de lui donner une mission et elle comptait bien faire en sorte qu'elle soit menée à bien.
La cadre décida donc de passer à autre chose plutôt que s'attarder sur cette étourderie. Gaffeur sans doute mais il n'allait pas quand même continuer à la prendre pour une femme capable... d'enfanter et s'occuper de gamins comme si elle n'avait rien de mieux à faire.

Le jeune homme fit une autre remarque qui fit pencher la tête de la rousse sur le côté. Une simple erreur de vocabulaire n'allait pas le dispenser de cette mission. Ce n'est pas comme si il l'avait menacé de sa vie.

- Non, vous n'allez pas vous esquiver de cette mission de cette manière.

Kôyô retourna à sa place et s'adossa à son fauteuil.

- Si vous deviez vous rappeler d'un conseil, alors rappelez vous celui-ci : oubliez votre famille d'avant, ou elle pourrait vite devenir un moyen de pression. Votre famille maintenant, c'est la Mafia. Prenez soin des autres, et ils prendront soin de vous.

Bien entendu, « des autres » désignait surtout Chûya. La cadre n'était pas stupide et savait pertinemment que la Mafia était loin de rassembler les personnes les plus altruistes qui soient, mais beaucoup s'accordaient sur l'intérêt que portait le rouquin à ses subordonnés.

- Rappelez vous que cette mission a pour but d'assurer la protection de votre supérieur.
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