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Attaque feels incoming [ChûChû le p'tit train]

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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
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Ven 3 Aoû - 23:48
Le silence était... oppressant. Elle avait voulu se calmer en profitant de l'air frais, mais s'était isolée. Comment allait réagir Chûya? Elle-même n'arrivait pas à le prévoir. Tout ce qui lui venait de la maison, c'était des bruits de cuisine. Il n'avait donc pas quitté les lieux et... vu leur conversation et le caractère impulsif du jeune homme, ça ne présageait rien de bon. Son esprit devait ruminer, ressasser tout ce qu'il avait appris au cours des dernières minutes, analyser toutes les réactions de Kôyô puis enfin... exploser?
La rousse aurait espéré avoir tort, mais quand la voix de son ancien protégé tonna dans le jardin, elle sut qu'elle-même aurait beaucoup de mal à garder son calme.

Et comment réagir autrement à une telle tempête? Elle le trouvait injuste, mais son côté raisonné savait qu'il avait raison sur pas mal de points... seulement, la cadre était trop tendue, trop énervée, pour l'admettre. Alors elle le fixa et enregistra tout ce qu'il lui reprochait, jusqu'à ce qu'il termine enfin.

- Tu parles de distinguer sentiment et travail, puis tu me reproches d'être partie alors que tu sais que c'était un ordre direct.

En une mauvaise habitude revenue ces derniers mois à la Guilde, Kôyô sortit un paquet de cigarettes et en alluma une.

- Si tu avais été à ma place, tu aurais désobéi? Je ne crois pas, car de toute évidence même quand ça me met en danger inutilement, tu continues d'obéir. Voilà donc ce à quoi la Mafia ressemble maintenant? Les sbires attaquent les cadres et s'en sortent sans même une attaque préventive pour rappeler qui donne les ordres?

Sûr qu'elle aurait aimé le tuer directement. Akutagawa ne lui inspirait aucune sympathie, et la réciproque était sans aucun doute vraie aussi. Mais même le mettre en garde, même le menacer pour lui rappeler qu'il n'était pas aux commandes, non, il n'y avait rien eu.

- Et s'il avait réussi? Si je n'avais jamais pu partir en mission simplement car Akutagawa m'avait tué parce que j'ai "osé toucher à sa cible"? Ca ne serait même pas une mort utile pour la Mafia, juste un bain de sang pour satisfaire l'ego d'un gamin, et je refuse de laisser passer ça. Je viens tout juste de revenir de la Guilde, mon autorité ne tient qu'à un fil, si le reste de la Mafia apprend ce qui s'est passé, as-tu seulement une idée des conséquences que cette inaction pourrait avoir? Alors non, je n'accepte pas de tourner la page, et ça n'arrivera jamais. Tu t'es excusé, très bien j'accepte tes excuses, mais cette histoire ne sera jamais finie pour moi.

Elle s'en souvenait, Chûya avait quitté les siens et rejoint la Mafia pour justement les protéger. Mais là, même s'il disait que Kôyô comptait pour lui, il restait inactif malgré tout? Est-ce qu'elle ne le méritait pas, à ses yeux, à cause de sa fausse désertion à la Guilde? Franchement, elle ne tenait pas à avoir les réponses à cette question.
La cadre nouvellement revenue tira une autre bouffée sur sa cigarette puis reprit, plus calmement, presque pour elle.

- J'ai attendu un an avant de voir mourir l'ancien Boss, ça ne me dérange pas de faire de même avec Akutagawa. Ougai a une dette envers moi et je la réclamerai.

Pour le moment, il n'y avait aucun plan, mais l'idée était là dans son esprit. Le problème, c'est que Mori savait ce dont elle était capable et pouvait donc s'y attendre. Ensuite, il y avait Chûya. Il s'entendait relativement bien avec l'emo en titre, et il était d'une loyauté sans failles à la Mafia malgré les remises en question récentes. Trahirait-il Kôyô si elle passait à l'acte? Ou essaierait-il simplement de la faire changer d'avis?
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Jeu 9 Aoû - 2:50
Chûchû, here comes the feels train
Tu écoutais ses paroles qui résonnait dans l’air froide de la nuit ; elle avait raison. C’était idiot, la façon dont vous vous blessiez ainsi mutuellement. Avec des mots. Chûya, tu n’as jamais été doué en paroles et en sentiments. Tout cela t’étais si étranger. Pas comme la sensation de vide, de solitude aussi, qui s’incrustait plus profondément dans ton cœur. Tu ne pouvais la contredire, mais ses mots étaient certainement douloureux.

Au moins elle t’avait pardonné, c’était le plus important. Qu’elle se venge de ce qu’Akutagawa lui avait fait, n’était-ce pas tout simplement juste ? Il l’avait attaqué sans raison valable. De toute manière, tu n’avais pas réellement envie d’être au cœur de cette histoire. Que Mori se démerde un peu à régler les conflits qu’il observait simplement sans réagir : tout était de sa faute. Tu ne pouvais en être plus convaincu.

Et pourtant… C’était ton rôle aussi de protéger ta seule famille. Pouvais-tu appeler toute la mafia « famille » ? Non, il n’y avait que Kôyô. Akutagawa était… Qu’était Akutagawa ? Un garçon que tu appréciais. Il te rappelait toi-même, en quelque sorte. Tu regardas ailleurs.

- Que devons nous faire, grande sœur.

Tu refusais de perdre ce lien si important, mais… Tu n’avais aucune idée de comment la maintenir. Tu craignais ce qu’elle allait dire. Qu’elle ne te réponde « venge moi » : tu ne serais pas en mesure de le faire.

- Que devons nous faire pour que… Nous restions ensemble, comme avant.

Vous laisser du temps peut-être. Tu préférais agir avec logique plutôt que laisser tes sentiments (quels sentiments ?) parler – bien que ce fût trop tard pour cela.  
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Kôyô Ozaki
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Dim 19 Aoû - 19:55
Son accès de colère redescendit vite, aidé par l'air froid de la nuit et aussi la prise de recul, difficile mais néanmoins prise. Kôyô termina sa cigarette et l'écrasa sur un rocher non loin d'elle. C'était un acte très désordonné, mais tant pis, le nettoyage du jardin attendrait demain, il y avait bien plus important à penser maintenant.

Son regard se porta sur Chûya, et l'observa après l'avoir entendu. Parfois, elle oubliait qu'intérieurement il n'était encore un enfant apprenant avec maladresse à gérer toutes ces émotions encombrantes qui étaient le fardeau de l'humanité. Elle avait même osé oublier qu'il l'avait choisie elle pour le guider à travers tout ça. Quel piètre responsable elle faisait maintenant...

La jeune femme revint donc vers l'entrée, réentra dans la maison à côté du rouquin et se permit de caresser sa joue avec sa main.

- Comment peux-tu penser de telles choses mon garçon...

Il était l'exception à tout, ne l'avait-il pas encore compris? Il pouvait tenter de la tuer, elle serait encore capable de trouver un moyen de lui pardonner tant, malgré tous ses dires, elle avait besoin d'aimer quelqu'un. Elle dépendait de lui bien plus que ce qu'elle osait se l'admettre.

- S'il y a bien une chose qui surpasse ma loyauté envers la Mafia, c'est ma loyauté envers toi.

Sa main se retira, n'osant pas pousser le contact physique après une telle hostilité entre eux. Ses pas la guidèrent ensuite à nouveau dans le salon. Ses doigts effleurèrent la cicatrice laissée par Akutagawa.

- Reste en dehors de cette histoire, et si je venais à échouer, tu pourras dire que tu t'en doutais mais que je n'ai jamais partagé aucun détail avec toi. Enfin... pour ça il faudrait que j'échoue, mais je suis assez confiante, j'ai déjà réussi à faire plus ambitieux.

"Protéger", ce mot résonnait dans son esprit comme une alerte qui venait d'émerger. Qu'on les voit ensemble risquait déjà de lui attirer quelques suspicions le temps que l'histoire de la Guilde se tasse, si Mori ensuite parvenait à interrompre les plans de Kôyô, il était presque normal qu'il se tourne vers son autre cadre pour savoir s'il était au courant.
Impossible de laisser ça arriver.
Enfin, maintenant il faudrait peut-être arrêter de parler de cette histoire et se concentrer en profondeur sur lui.

- On est enfin à nouveau ensemble, si tu veux encore parler de ce que tu as ressenti ces derniers mois, je t'écoute Chûya, je ne partirai plus.

Après tant de mois d'absence, c'était au final justice qu'il l'utilise comme bon lui semblait maintenant.
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Lun 20 Aoû - 18:41
Chûchû, here comes the feels train
Tu fixais le sol, comme un enfant ayant dit une bêtise, craignant sa réponse. Qu’elle te dise qu’il n’y avait plus rien à faire. Quand elle s’approcha de toi, tu ne t’attendais pas à ce geste tendre qui t’avais manquer sans que tu ne le saches. C’est avec un regard étonné que tu l’avais regardé, ton cœur battant d’une façon familière et inconnu. Il n’y avait qu’elle qui te faisait ressentir ceci. Elle était tout ce dont tu avais besoin pour vivre, au final. Vous n’aviez aucun lien par le sang, mais c’était tout comme.

Tu la regardas rentrer, regrettant presque que ce contact n’était pas allé plus loin. Tu aurais aimé qu’elle t’enlace, mais tu ne l’admettras à haute voix. Tu la suivis dans le salon, l’écoutant toujours. Cela ne présageait rien de bon, cette histoire de vengeance. Comme tu aimerais pouvoir la protéger, autant que tu protégeais la Mafia.  Peu importe ce qu’elle disait, à tes yeux, elle en avait besoin… Pas vrai ?

- La solitude.

C’est ce que tu avais ressenti pendant son absence. Cette solitude que tu haïssais et que tu ne voulais plus vivre. Pendant des mois elle avait collé à ton cœur, avec personne pour te confier.

- Je me suis senti si seul sans toi…

Ta voix était plus faible que ce que tu n’espérais, trahissant une émotion que tu ressentais quelques fois sans savoir exactement ce que c’était. Tu avais fermé les yeux et baissé la tête, essayant de la faire passer. Sans que tu ne t’en rendes compte, une larme coulait jusqu’à ton menton.

Elle ne partirait plus. Pour la première fois depuis des mois, tu pouvais presque te sentir soulagé.

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Kôyô Ozaki
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Mar 21 Aoû - 12:49
Si elle avait été d'humeur à le critiquer, elle aurait signalé qu'il avait fière allure à s'émouvoir de sa solitude après lui avoir rappelé, assez fortement, qu'ils savaient tout deux dans quoi ils s'étaient engagés, impliquant donc que l'un ou l'autre pouvait disparaître définitivement à tout moment.
Mais Kôyô ne dit rien.
Cette pensée fut éphémère même. Pour le moment, tout ce qu'elle percevait, c'est un protégé qui avait encore besoin de sa présence. La jeune femme se rapprocha donc à nouveau et, caressant à nouveau sa joue pour sécher ses larmes, le prit dans ses bras.

Il était rare que Chûya apparaisse si vulnérable. Cela devait même être quelque chose réservé à la cadre, tout comme elle lui réservait aussi ses sentiments. Mais en cet instant, le silence était de mise le temps qu'il se calme, le temps qu'il laisse couler cette tristesse contenue et la remplace par une émotion plus bénéfique.
Quelques minutes, peut-être, s'écoulèrent ainsi, tandis qu'elle caressait doucement le dos du jeune homme. Sa voix s'éleva ensuite à nouveau, aussi légère qu'un murmure.

- Je suis fière de toi mon garçon. La solitude est sans aucun doute le pire sentiment que peut ressentir un homme.

Elle ne dira pas qu'il lui avait manqué, même s'il devait s'en douter. Pendant un temps, elle voulut en rester là, à le rassurer. Malheureusement ce n'était pas la solution la plus responsable. Il le lui avait rappelé, les attaques, les blessures, la mort, les disparitions et même les trahisons étaient un risque constant pour eux, et il serait inacceptable de sa part de ne pas y préparer Chûya. Kôyô n'arrivait pas à concevoir, même dans les pires scénarios, que le jeune homme disparaisse avant lui.
Elle se recula un peu pour lui laisser de l'espace.

- Chûya... Tu...

Comment lui dire ça sans qu'il croit qu'elle voulait se débarrasser de lui?

- Il faudrait que nous trouvions quelqu'un sur qui se relayer en cas de... problèmes. Je ne fais pas assez confiance à qui que ce soit pour te confier à lui, mais je ne suis pas stupide au point de me croire invincible.

Elle essaya de sourire, un peu, en ignorant totalement comme il allait réagir.
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Ven 24 Aoû - 2:40
Chûchû, here comes the feels train
Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle t’enlace, heureux néanmoins qu’elle le fasse. Ce contact te rassura. Pendant ce silence qu’elle laissait, tu te rendis compte que tes joues étaient mouillées. Embarrassant, de pleurer sans connaître cette émotion. Pouvais tu l’appeler « tristesse » ? Ou « soulagement » ? Quelque chose entre les deux… Tu reprenais une respiration normal, encouragé par cette main qui caressait ton dos. Cette main qui savait te calmer.

La jeune femme prit enfin la parole.

Oui, la solitude était le pire sentiment possible. Tu l’avais connu une grande partie de ta vie, ne voulais plus jamais la ressentir. Et quand Kôyô te proposa de trouver quelqu’un d’autre sur qui vous pourrez vous relayer, tu ne savais que penser. Elle avait raison, dans un sens. Si l’un de vous venait à disparaître de la vie de l’autre, les conséquences seraient désastreuses. Vers qui te tourner ? Il n’y avait qu’en elle que tu avais une confiance absolue. La seule à qui tu voulais la donner aussi. Kôyô pouvait trouver quelqu’un d’autre si elle voulait, mais toi… Il n’y avait personne qui pourrait jouer ce rôle de substitution. C’était ta vie avec elle, ou tout seul.

- Je peux me débrouiller seul, ce n’est pas le problème…

Tu savais te défendre, tu étais autonome. Le problème, c’est que tu n’aimais personne autant que tu pouvais l‘aimer elle. La seule pour qui tu ressentais cette émotion qu’était l’attachement.

- Personne ne serait à la hauteur pour te remplacer, grande sœur.


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