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I will save you | Edgar

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Ven 12 Oct - 0:11
I'll be around with my undying
Death defying love for you
La nouvelle tombée à l'Agence ce matin était des plus tragiques : une fusillade avait eu lieu au centre ville. Arthur aurait presque trouvé cela banal, la tristesse de ce monde ne l'étonnait dorénavant guère. Mais une seule pensée l'avait fait bondir hors de sa chaise, courir à toute vitesse dehors en ignorant ses collègues: Edgar était là bas.
Le brun l'avait prévenu la veille qu'il serait là-bas. Et il espérait... Qu'il ne soit pas trop tard.

Les cris guidaient sa course, et bientôt, il se retrouva dans un flot de personnes allant dans le sens inverse de lui. Il chercha parmi eux ce visage qu'il connaissait parfaitement maintenant. Il n’y était pas. Et quand il espérait l’avoir loupé, il le vit gisant au sol. Blessé.
Son coeur loupa un bond, il n'arrivait plus à respirer. Et pourtant, il réussi à crier.

- Edgar !

Il n'avait pas ralenti sa course, et se laissa tomber à genoux à ses côtés, les mains au dessus de lui, sans savoir trop que faire. C'était si familier, cette situation. Pitié... Pas encore... Pas comme Joseph. C'est quand il vit qu'il était encore vivant qu'il passa à l'action, ne perdant pas une minute.

- Je vais t’aider.

Il commença par déchirer la chemise du brun pour voir la blessure. Rien de vital n'a été touché. Puis plongea la main dans sa… Ma sacoche ?! Il l’avait oublié dans sa précipitation.
Il se retient de paniquer complètement, se mordit violemment la lèvre pour ne pas hurler. A la place, il retira sa veste pour la passer autour de l’autre homme et fît un noeud pour ainsi arrêter le saignement… ou au moins le relatire le temps qu’il l’amène en lieu sûr.On pouvait entendre des coups de feux au loin, Arthur eut peur de regarder autour de lui et de voir d’autres personnes à sauver. Il se dégoûtait lui-même, se détestait de ne pas aller arrêter ces hommes et de ne s’occuper égoïstement que d’Edgar. Mais je tiens tellement à lui...Je ne supporterais pas de le perdre…!

- Je vais t’emmener chez moi et te soigner.
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Dim 14 Oct - 20:11
ft. Arthur
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Il avait pensé que cette journée aurait été comme toutes les autres, que ça n’en vaudrait pas vraiment le coup, comme toutes les autres. Il avait simplement une seule chose à faire aussi et qui nécessitait de sortir, ça ne l’enchantait pas vraiment, voire pas du tout, mais il devait le faire, il avait besoin de cette encre tout de même. Tout se passait banalement, rien de bien alarmant jusque là, jusqu’à ce que Karl s’agite sur ses épaules. L’américain râlait, lui disant de se calmer, bien qu’il se doutât que si son animal réagissait comme ça ce n’était pas pour rien.

Edgar n’était pas quelqu’un de si lent que ça quand il le voulait, il était entré dans la boutique, avait pris une encre spéciale, avait payée et était ressorti presque aussitôt, formulant les politesses d’une vois basse et froide comme à son habitude. Bien il n’avait plus qu’à rentrer maintenant. Jusqu’à ce que ça s’agite et que certains passants commencent à courir dans tous les sens. L’écrivain n’étant déjà pas à l’aise dans un lieu public, l’angoisse montât bien vite, surtout lorsque la rue se fit presque barricadée et qu’il comprenne que c’était un règlement de comptes. Il allait s’enfuir discrètement par la ruelle d’à côté, mais quand ils commencèrent à tirer, la chance ne fut pas à ses côtés. Une balle perdue dans son abdomen, qui l’arrêta net et le fit tomber à terre avec la violence du choc.

« Ah je n’ai vraiment pas de chance » pensa-t-il. Il avait commencé à se battre au début, son corps faisant tout ce qu’il faut pour survivre, mais au fur et à mesure, il arrêta de se débattre, relâchant ses muscles, mais haletant à cause de la douleur qui le lançait. Le raton-laveur paniquait complètement, lui mordant les doigts pour essayer de le tirer dans un lieu sûr. Mais Edgar ne bougeait pas, il se laissait totalement faire. « Ne t’en fais pas ça va aller.. » fit-il dans un léger sourire en caressant la bête du bout des doigts, qui compris rapidement qu’il ne se battrait pas, qu’il abandonnait, et venu simplement se blottir contre lui. L’Américain le laissa faire, les yeux entrouverts et regardant le ciel, se remémorant ses nombreux échecs, que ce soit professionnellement ou relationnellement, et même amoureusement. Ah, si il aurait su et pu, il l’aurait avoué, mais il était trop faible, et les êtres faibles n’avaient pas leur place sur Terre. Tout était voué à la défaite. Il ferma lentement les yeux, espérant que ce soit la dernière chose qu’il ferait.

Puis le son de sa voix qui le ramena à la réalité, ses yeux se rouvrant, s’écarquillant, il avait pensé rêver, mais ce n’était pas le cas. Arthur. Il n’avait pas à le chercher, car il savait qu’il viendrait à lui, cependant, il aurait aimé qu’il ne vienne jamais, et qu’il continue sa vie comme si il n’avait existé, il n’apporte décidément que du malheur à son entourage. Voir son visage et sentir sa présence n’était pas quelque chose de désagréable après tout, et si c’était la dernière chose qu’il verrait, il mourrait heureux.

- Arthur… Laisse tomber. Rentre en lieu sûr, je… ne voudrais pas que tu sois blessé.

Lentement, il releva une de ses mains, la passant sur la joue de celui-ci, dans un sourire triste, les yeux brillants et se mordant la lèvre inférieure pour ne pas laisser quelques larmes s’échapper. Caressant doucement de son pouce sur la joue de celui qu’il aimait.

- Je n’en vaut pas la peine.



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Mar 16 Oct - 16:32
I'll be around with my undying
Death defying love for you

La panique était beaucoup trop forte, elle l'empêchait de penser de manière rationnel. Pas parce qu'il craignait les hommes armés, ou sa propre mort. Celle d'Edgar en revanche...
Il allait le porter quand celui-ci lui dit de le laisser tomber.

- qu'est-ce que tu...?

Il fronça les sourcils quand la main de l'homme se posa sur sa joue=. Son cœur loupa un battement, foudroyé par la réalisation : il l'aimait. Pas comme on aime un ami ou un frère. Il était amoureux de lui. Et cela, Arthur ne savait pas gérer. C’était beaucoup trop violent, et il n’avait pas le temps d’y réfléchir là, tout de suite.
« Je n’en vaut pas la peine. »
C'est pour cela que sa main partie toute seule. Elle gifla la joue de l'écrivain, peut-être un peu trop fort. Elle laissa une marque rouge de ses cinq doigts, bien visible sur la peau pâle. Il ne voulait pas lui faire mal – la méthode était douteuse, certes – mais qu’il réalise la connerie qu’il disait.

- La ferme ! Tu comptes beaucoup pour moi, alors je ne te permet pas de dire ça !

Il essuya rapidement les larmes qui s'étaient échappé de ses yeux sur la manche de sa veste.

- Je n'habite pas loin alors, je ne te permet pas de mourir. Je t'en supplie...

Pas lui, pas maintenant. Jamais. Il prit l'écrivain dans ses bras, le serra un court instant contre lui, avant de se lever, espérant que Karl les suivrait.
Il se mit rapidement en route.
Tout le long du trajet, il lui avait jeté des coups d’œil pour voir s’il était encore parmi eux.

Arrivé en bas du bâtiment où se situait son appartement, il l’ouvrit de son épaule avec force, avant de regarder les trois étages qu’il lui restait à monter.

- Désolé… Si ça secoue…

Dit-il avec le peu d’air qu’il lui restait – ce qui n’allait pas s’arranger. Il ne perdit pas une minute, gravissant rapidement les étage, puis ouvrit la porte de chez lui à grand coup de pied, la referma de la même manière. Tant pis pour la serrure, et les voisins. Il alla déposer Edgar dans sa chambre, ne prit pas le temps de reprendre son souffle et partit chercher sa trousse de secours dans la salle de bain.

Il revint à ses côtés, réfléchissant un instant. N’aurait-il pas mieux fallu l’emmener à l’hôpital ? Il avait sûrement fait le mauvais choix. S’il n’arrivait pas à le sauver… Il ne pourrait jamais se pardonner. Il dégagea doucement la frange brune pour voir ses yeux, espérant qu’ils fussent ouverts.

- Je pourrais… Te donner de quoi réduire la douleur…

Il avait de quoi faire.

- Enfin… C’est comme tu veux…

Il n’arrivait pas à réfléchir correctement, et parlait plus pour se rassurer lui-même. Arthur le regardait, attendant la réponse tout en sortant les instruments dont il aurait besoin d’une main tremblante.
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Aujourd'hui à 2:15
ft. Arthur
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L’écrivain n’avait plus envie de se battre, pour quoi faire au final, pour retrouver sa vie pleine de trous et d’échecs ? C’était hors de question. Il préférait totalement se laisser mourir ici, et commencer une autre vie qui serait sûrement bien plus intéressant que celle qui vivait actuellement. Il avait été heureux de retrouver son premier amour, mais il se disait au fond qu’il finirait toujours par le rater, ou par tout faire rater. Alors c’était pour cela que dans un dernier espoir il avait caressé sa joue, tendrement, dans un sourire triste, car il serait heureux de mourir en ayant Arthur comme dernière image avant l’écran noir. Il se serait peut-être attendu à tout, sauf à ça, cette gifle qui venait presque de le réveiller, elle avait été violente, mais pas méchante, juste… Il ne savait pas comment décrire cette frappe, qui sonnait comme un avertissement. L’écrivain le regardait avec des yeux ronds, les écarquillant tandis qu’il sentait sa joue chauffer, tout comme son cœur en entendant les mots d’Arthur. Peut-être qu’il comptait simplement comme un ami, oui, ça devait être ça. Edgar avait du mal à s’imaginer que ses sentiments étaient réciproques.

Cependant il ne parvint pas à ouvrir la bouche, il avait simplement rougi aux dires d’Arthur, et hoché la tête. Edgar ne s’attendait pas du tout à une étreinte de sa part, ce qui fit devenir ses joues encore plus rouges, ses mots tapant toujours plus fort dans l’esprit et le cœur de l’écrivain. Il se laissa faire dans un premier temps, puis serra avec la force qu’il lui restait Arthur contre lui, quelques larmes s’échappant silencieusement, il ne pourrait jamais le serrer de cette manière amoureusement, il ne pourrait jamais être aussi proche de lui et que ce soit réciproque, jamais, il en était convaincu. Il ne savait pas si il pleurer car la douleur le lançait douloureusement ou si c’étaient ses sentiments qui lui faisaient mal.

Durant tout le trajet, Edgar avait été silencieux, il ne sortait pas un mot, il se contentait simplement de serrer la personne qu’il aimait contre lui, comme si c’était la dernière fois. Il aurait voulu le serrer plus fort, ne pas le lâcher, ne jamais le quitter. Et vu qu’il savait ceci impossible, il profitait de l’instant, de son odeur et de sa chaleur, en essayant d’oublier la douleur qui le lançait à chaque mètre que faisait Arthur. C’était une manière peu courante de venir chez lui il était vrai, de plus qu’il défonça la porte, ce qui le fit sursauter, lui qui avait eu les yeux fermés pendant tout le trajet. Il fut déposé sur le lit d’Arthur, et paniquait déjà en se disant qu’il allait tout tâcher, mais n’avait pas vraiment la force de se débattre pour le moment. Il sentait sa respiration se faire plus rapide à cause de la douleur, comme ses battements de cœur d’ailleurs. Il regardait Arthur revenir, mais semblait ne pas vouloir sortir un mot, au départ il avait simplement tourné la tête ailleurs, car au fond il avait un peu honte de ce qu’il avait dit, mais si jamais.. Il avait un peu froncé les sourcils, et sursauta de nouveau quand Arthur dégagea sa frange, les yeux du bruns toujours aussi cernés mais… Rouges, il avait sûrement beaucoup pleuré. Peut-être qu’il allait lui répondre finalement.

- Je .. Veux bien. S’il-te-plaît.

Edgar avait apparemment décidé de faire l’autruche tout le long, mais quelque chose l’en dissuada rapidement. Les mains tremblantes d’Arthur. Il avait beau essayer de regarder ailleurs, il ne pouvait pas l’ignorer, pas dans ce moment là. Il n’arrivait pas à résister à ses sentiments, et saisit la main d’Arthur, la gardant dans ses deux mains un petit moment, pour le rassurer, puis la ramena vers son visage, la gardant contre sa joue, pour finalement l’embrasser tendrement. L’écrivain savait pertinemment qu’il faisait quelque chose d’ « inapproprié » par rapport à Arthur, mais il ne pouvait s’en empêcher.



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