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You'll have to watch me struggle | Tsu ♥

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Ven 26 Oct - 21:28
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Clairement, tu n’avais aucune idée de ce que tu étais exactement en train de faire. Mais est-ce que c’était grave ? Sans doute pas. Parce que de ce que tu pouvais constater, ça n’avait pas spécialement l’air de la déranger ou quoique ce soit. Même peut-être…le contraire ? En tout cas, c’était l’impression qu’elle donnait. Elle avait l’air assez ouverte et toujours prête à rire un tant soit peu. Tu ne savais pas exactement dans quelle mesure ça pouvait l’aider, mais tu te faisais légèrement violence pour ne pas lui lâcher la main. Non pas que ça ne te plaisait pas, bien au contraire, et c’était ça qui te faisait légèrement peur d’ailleurs.

Mais tu ne te souvenais pas d’avoir un jour pu ressentir ce genre de sentiment pour quelqu’un. Peut-être parce que tu te l’étais toujours refusé. Que t’avais délibérément ignoré. Parce que tu savais que t’allais tout faire foirer, que ce n’était sans doute pas fait pour toi. Mais aussi, qui pourrait bien vouloir de toi aussi. A quoi ça servait de s’attacher à quelqu’un, si c’était pour que ce ne soit pas réciproque non plus. Et de toute manière, tu ne voulais pas non plus t’imposer à qui que ce soit. Tu ne savais que trop bien ce que pouvait faire endurer ta présence. Tu ne faisais qu’amener des ennuis à tes proches, c’était aussi simple que ça.

Mais t’y pensais pas spécialement là tout de suite, t’en avais juste pas envie, tu préférais penser à elle. Et te concentrer sur ce qu’elle disait pour pouvoir mieux lui répondre, l’aider si possible. Surtout que c’était intéressant quand même. Très. T’avais toujours écouté les gens, oui, cependant, ce n’était pas pour ça que tu t’y impliquais autant. Là, tu savais que tu retiendrais sans doute chaque détail qu’elle pourrait te donner, et certainement pas pour pouvoir lui faire du mal par la suite.

« ▬ C’est…Normal je pense. C’est ce qui aurait pu être le…Plus logique. C’est vrai que les pouvoirs peuvent étonner mais…ce n’est pas une raison pour…Réagir de la sorte non plus. Enfin, on ne sait rien y changer. Tu fais bien, ça n’aurait fait que des prises de tête en plus. Oui c’est…difficile de ne pas s’en vouloir, mais je t’assure que tu n’y es pour rien du tout. Oui, il aut que…tu voies ce qui te conviens le mieux. Voir ce qui est le meux pour toi. C’est ta vie après tout. Si tu veux te lancer dans totalement autre chose, que tu sais que c’est ce qui te permettra de t’épanouir, fonce. Mais si tu sais que tu te sentiras mieux en restant à l’Agence, restes-y, c’est vraiment comme tu le sens. »

Personne ne pouvait prendre ce genre de décision à sa place, non. T’avais encore un peu souri ne serait-ce que pour la rassurer. Bon, ce n’était pas resté très longtemps. T’aurais bien voulu mais c’était un peu trop difficile là tout de suite. Même si t’y pensais beaucoup, presque trop souvent, tu n’avais jamais pensé spécialement le dire à qui que ce soit. Tu ne t’étais pas préparé à ça non plus. Alors c’était encore pire. T’avais senti son autre main. T’avais fermé les yeux en essayant de reprendre un peu plus tes esprits. Tu ne risquais pas de te mettre à pleurer, c’était devenu bien trop improbable. T’avais déjà tout versé il y avait des années.

Mas même si t’avais plus tellement l’habitude d’un tel contact humain, t’avais naturellement posé ta tête sur la sienne. Et ta main libre était allée retrouver son bras, pour le serrer un tout petit peu. Une manière de te rassurer aussi. Elle t’aidait à rester totalement sur terre aussi là tout de suite. Ton cœur s’était emballé, que ce soit à cause de votre proximité, ou simplement parce que tu savais que t’allais finir par tout déballer.

« ▬ C’est pas ça…Enfin,…Ce serait stupide de…ne rien te dire plus longtemps. Oui,…Totalement, tu es tellement…Tout. Tout ce qu’il y a de plus positif. Je sais, mais…ça impacte encore aujourd’hui. Dans ton cas, tu…N’avais pas tellement le choix, même pas du tout. J’aurais pu faire…des tonnes d’autres choix. Et…Je leur ai délibérément menti pendant…plus de cinq ans. Je leur ait dit que…Je travaillais dans un bar le soir. Mais…J’avais trouvé une place dans…Dans une maison close. Ils ont…Fini par être au courant, alors j’ai…dû quitter la maison. Depuis, je n’ai…Jamais réussi à ravoir un quelconque contact avec eux. »


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Ven 26 Oct - 23:14

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Si elle avait su, pendant toutes ces années que quelqu’un comme Charles l’attendait, elle aurait eu bien plus la joie de vivre, et n’aurait sûrement pas commis toutes les choses qu’elle a faite, mais justement, c’était ce qui l’avait conduit à lui, alors n’était-ce pas une bonne chose finalement ? Sa présence était quelque chose qui la rassurait, et avec lui, elle avait l’impression que tout était possible. On lui avait répété que l’amour rendait faible, mais non au contraire. C’était bien plus fort que toutes les haines possibles.

Cela faisait bizarre d’avoir tout dit, c’était la première fois, elle se sentait libérée et… Ecoutée. Ce qui était incroyable, c’est qu’il ne semblait pas fuir, justement il restait avec elle, à ses côtés, et avait même posé sa tête contre la sienne. Bien sûr Tsuraya aussi restait à son écoute, elle n’était pas totalement égoïste non plus. Elle était contente qu’il la conseille, et lui fasse tout de même un peu ouvrir les yeux sur certaines choses, comme par exemple le fait qu’elle n’ait jamais vraiment eu le libre arbitre sur sa vie. Peut-être se laissait-elle trop faire ? Il y avait de fortes chances, et elle ne s’en était pas rendue compte jusque là.

- Si je t’écoute, je dirais que j’aimerais sortir de tout cela, de cette course pour « Le livre » et à se tirer dans les pattes entre organisations quand ils en ont l’occasion, c’est fatiguant à force. Donc je te dirais que je ne vais plus rester très longtemps à l’Agence, et tu es le premier à qui je le dit d’ailleurs. Et…. Merci Charles, c’est gentil de.. M’avoir écouté. Et de ne pas avoir fui à toutes jambes.

Son sourire se faisait sincère, quoi qu’un peu amusé sur sa dernière phrase, il n’aurait manqué plus que ça. Elle aurait sûrement passé le restant du mois enfermée chez elle sur Netflix. Qu’est-ce qu’elle aurait fait de sa vie même, c’était dingue d’en venir à des conclusions pareilles. En attendant sa priorité c’était lui, et de le savoir bien, ce qui n’était pas le cas là tout de suite, et c’était sûrement pour ça qu’elle caressait doucement sa main de la sienne. Plus la détective l’écoutait, plus elle se disait que ça avait dû gravement le marquer cette séparation avec ses parents alors que.. Il essayait tout simplement de les aider par ses propres moyens. Elle avait été assez étonnée d’entendre parler de maison close, certes il était très bel homme donc il devait avoir du succès mais.. C’était assez étrange, et surprenant aussi. Mais ce n’est pas ça qui allait la faire fuir. Surtout en entendant qu’elle était « tout ». C’était la première fois de sa vie qu’on lui disait ça, et son cœur s’était mis à battre plus vite, ses joues s’empourprant au même rythme.

- Tu … Es vraiment très important pour moi aussi, et j’insiste là-dessus. Je vois, mais tout le monde fait des erreurs non ? Tu es quelqu’un de bien Charles, je t’assure. Et je suis désolée pour toi et tes parents, ça a du vraiment être quelque chose de difficile. Ça va peut-être faire un peu cliché mais.. Je serais toujours là pour toi, qui qu’il arrive. Je te le promets.

Pour le rassurer, elle avait doucement et timidement levé une de ses mains pour caresser sa joue et relevé la tête pour embrasser celle-ci. Elle sentait son cœur battre à tout rompre, et ne savait absolument pas comment il allait réagir, et dû à ses premières expériences, elle s’apprêtait déjà à se faire repousser.



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Sam 27 Oct - 0:11
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T'en avais passé pas mal, des nuits comme celles-ci, à écouter quelques personnes se confier de tout et de rien. Mais il n'y avait pas cette ambiance aussi spéciale, il n'y avait pas non plus cette connexion entre vous, comme maintenant. Et e'clre heureux. Si t'avais voulu te foutre encore plus dans la merde, il t'aurait suffit de réussir à t'amouracher du premier client venu. Ou même de n'importe lequel. T'avais toujours réussi à réfréner tes sentiments et garder une certaine distance, avec tout le monde. Sauf Mark, bien évidemment, mais c'était encore différent avec lui. Ça avait été une amitié profond que tu ne regrettais certainement pas. Tu regrettais juste qu'elle ait été aussi courte.

Et t'avais certainement pas envie que ça se réitère avec la jeune femme. Même si elle avait l'air en bonne santé. Et que si t'arrêtais de fermer les yeux sur tout, surtout sur ce que tu pouvais ressentir, tu savais parfaitement que ce que t'imagines était bien différent. Mais justement, ça restait sans ton imagination. Rien d'autre. Qu'est ce qu'elle pourrait bien faire de quelqu'un comme toi. Elle était nettement plus jeune, avait toute sa vie devant elle et méritait bien mieux que t'es complaintes intérieures sans fin, que tu essayerais de ne pas partager. Et elle te voyait certainement comme un ami, ou alors une figure paternelle. Tu te désespérais encore un peu plus, bien.

“— Je comprends totalement, c'est vraiment tentant d'avoir un semblant de vie normale. Et surtout, totalement accessible maintenant. Tu seras nettement plus au calme comme ça. En tout cas, merci, ça me fait vraiment plaisir que tu me... Fasses confiance comme ça et que tu me le dise ! Avec plaisir, je serai toujours là si jamais tu... As besoin de parler ou quoique ce soit. Si ça peut te rassurer, ça ne m'est même pas venu à l'esprit un seul instant ! „

Surtout pas en voyant l'état dans lequel ça avait bien pu la mettre, oui. Et puis quoi encore. Elle t'a ait déjà tellement aidé, consciemment ou non. Et tu voulais lui rendre la pareille. Même plus que ça. Tu voulais pouvoir la faire sourire, essayer de lui faire oublier ses peines, lui changer les idées quand ça n'allait pas pour elle. Tu voulais prendre soin d'elle, clairement. Alors pourquoi tu lui imposait ta vie comme ça. D'une nullité sans pareille. Dont elle se passerait certainement. T'allais juste réussir à la dégoûter. C'était bien pour ça que tu n'en avais jamais parlé à qui que ce soit aussi. Parce que tu savais que ce serait mal vu. Et que certains en profiteraient aussi certainement. Qu'on te reprennes pour un objet comme certains avaient pu le faire, le penser. Comme si tu ne pouvais rien éprouver. Comme si il te fallait à peine dix minutes pour les effacer et passer au suivant. Mais eux, ils s'en fichaient dans doute éperdument. T'étais presque certain qu'aucun d'entre eux n'avait retenu ton prénom.

“ — M-merci, ça me touche beaucoup. Certes, mais avec des... Conséquences plus ou moins graves. C'est... Très gentil. J'aimerais pouvoir te croire, vraiment, mais... Pour le coup, je me qualifierais plus de stupide. Ce n'est rien, ce n'est pas comme si... On pou ait encore changer quelque chose. Assez oui, surtout de ne même pas pouvoir savoir comment ils vont, tous, ou même de pouvoir les aider. J'ose même plus leur écrire de lettres, ils m'ont renvoyé la dernière... Totalement déchirée. M-merci, encore. Mais tu n'es vraiment pas obligée de l'être, je... N'ai surtout pas envie que... Tu te forces a quoique ce soit et que tu as certainement bien mieux à fa-„

Aah, sa main t'avais surpris pour le coup. Son baiser sur ta joie aussi, tu ne t'y étais pas du tout attendu, mais c'était beaucoup trop agréable en fait. Tu ne savais même pas comment ça pouvait être possible. T'avais ferme les yeux, profitant de ses lèvres tellement douces qui t'avaient légèrement fais frissonner. Et t'avais encore un peu plus serré sa main, que tu tenais encore. Et t'avais fini par tourner un peu la tête, pour pouvoir juste la regarder, se plonger dans son regard, en laissant presque vos nez se toucher.

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Sam 27 Oct - 22:40

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Tsuraya profitait de ce moment avec Charles, un moment qu’elle n’avait jamais eu auparavant, rien que tous les deux à être aussi proches physiquement que mentalement. Elle sentait le vent souffler sur eux, qui n’était plus très frais mais plutôt froid cette fois-ci, ce qui l’avait fait un peu plus resserrée l’étreinte autour du bras de Charles. Elle fermait les yeux, c’était aussi agréables les petits silences que quand ils parlaient, elle se sentait bien mieux maintenant. La jeune femme souriait légèrement, l’écoutant parler, il était bienveillant, aucuns doutes là-dessus.

- A croire que tu lis dans mes pensées, j’allais justement te dire que je pense c’est le calme qui me manque.. Tu vois, un calme comme maintenant, on a pas besoin d’être sur nos gardes constamment, on se fais confiance et .. merci beaucoup, vraiment. Tu es le premier à qui … J’ai pu tout dire comme ça, le tout premier. Tu es VIP.

Elle eût un léger rire amusé, se serrant un peu plus contre lui. Honnêtement, il devait être la personne en qui elle avait le plus confiance, en dehors de Snicket et Sophie. Non pas que les autres personnes ce n’était pas le cas mais Charles.. C’était vraiment un feeling spécial, elle n’avait jamais ressenti ça auparavant, elle était certaine qu’il ne lui ferait jamais un coup dans le dos, ou autre chose du genre qui pourrait la blesser. Elle fut surprise toute seule et se mit à rougir en pensant, elle avait des sentiments pour lui. Il était clair que c’était ça, et elle avait du mal à réaliser, c’est juste qu’elle venait de s’en rendre compte, elle voulait être là pour lui comme il est là pour elle. Tsuraya ne voulait pas le lâcher, elle ne voulait pas qu’il parte, tout comme elle ne voulait pas partir non plus. Elle avait du mal à supporter le fait qu’il s’en veuille autant, ça ne lui faisait peut-être pas autant mal que lui, mais elle était affectée tout de même. Elle gardait l’une de ses mains sur sa joue.

- Charles.. Tu n’es pas stupide, et si tu le souhaites on trouvera une solution, tous les deux, au cas où tu voudrais garder contact avec eux. Il doit y avoir un moyen. Je t’en prie fais moi confiance, je serais toujours là pour toi, peu importe les circonstances. Je ne me force à rien du tout, c’est vraiment quelque chose qui me tient à cœur. Tu es.. Tellement important à mes yeux…

Elle fut surprise sur le coup de le voir tourner la tête vers elle, la détective ne s’attendait pas à cette proximité. Ses yeux azurs se plongeaient dans les améthystes de Charles, le regardant un moment, il y eût un silence, mais il semblait parler de lui-même, et leurs regards échangeaient bien plus que des mots. Son visage se rapprocha du sien, sa main toujours sur sa joue, elle sentait son cœur battre à cent à l’heure. Puis elle l’embrassa, ses lèvres touchant les siennes, et elle pouvait sentir comme de l’électricité parcourir son corps, comme un frisson, son baiser se voulait tendre, elle n’avait pu tenir plus longtemps. Et elle savait qu’elle n’oublierait jamais ce moment.




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Dim 4 Nov - 19:07
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Elle t’apportait tellement de légèreté. Dans ta vie, dans tes pensées même. Tu n’avais aucune idée de comment vous aviez bien pu en arriver là. Après tout, ce n’était pas comme si tu l’avais cherché non plus. Justement, tu t’efforçais généralement d’être assez distant, ou au moins d’une neutralité assez ultime pour éviter de t’attacher à qui que ce soit. Mais quand t’y repensais, c’était assez raté. T’étais sans doute juste ce genre de personne incapable de vivre seule. Même si tu t’étais bien souvent débrouillé, ça ne faisait pas tout. Ce n’était pas pour rien non plus que t’avais décidé de prendre un chat, hormis en sauver un d’un refuge, t’avais besoin d’une présence, pour t’éviter de sombrer au fond, même si t’avais du mal à l’admettre. Peut-être même que tu ne voulais pas du tout l’admettre. Soit. T’avais pas envie d’y penser là tout de suite. Tu voulais te concentrer sur elle. Tu ne cessais même de la regarder, la détailler encore plus que ce que t’avais pu faire jusqu’à présent. T’avais l’impression de le connaître par cœur, t’en avais déjà rêvé à quelques reprises, et il était franchement réaliste.

« ▬ Qui sait, c’eeest peut-être un côté de mon pouvoir que je t’aurais caché ! Oui, une vie un peu plus…Normale si on peut dire ça comme ça ? Oui, c’est vrai que c’est vraiment agréable. Ca faisait bien longtemps que je ne m’étais pas senti aussi bien non plus. Oh, ce n’est rien, tu en as fait tout autant pour moi. Et…Ca me fait vraiment plaisir d’être…celui que t’as choisi pour te confier. Et si je peux faire quoique ce soit pour toi, de n’importe quel ordre, n’hésite vraiment pas. »

Parce que tu ferais clairement tout ce qu’il y avait en ton pouvoir pour l’aider. Pour qu’elle se sente le mieux possible. Est-ce que tu savais dans quoi tu t’embarquais, Charles ? Tu le savais parfaitement, alors pourquoi tu t’entêtais encore à accorder ta confiance, en sachant pertinemment comment ça pourrait terminer. Elle t’avait réchauffé le cœur, elle l’avait même reconstruit petit à petit en fait, mais tu ne te rendais pas compte que d’un claquement doigt, elle pouvait le détruire, le mettre dans un état encore pire que lorsqu’elle l’avait trouvé ? Non, bien sûr que non, t’étais toujours là, à prôner la bonté des gens, à offrir le moindre de toi-même dès que tu le pouvais. T’apprendrais jamais il fallait croire. Sauf qu’ici, c’était même pas du désespoir que tu ressentais, c’était bien le contraire. Depuis combien de temps tu n’avais plus ressenti ça ? T’osais même pas y réfléchir. Mais ça faisait tellement du bien. Même si t’étais mitigé, mitigé, parce qu’elle n’était pas partie, parce qu’elle s’était tournée vers toi alors que tu lui avais tout dit ? Elle essayait de te rassurer, alors que t’avais passé ta vie à faire le contraire. Tu t’étais un peu mordu la lèvre, t’essayais d’y croire, de l’écouter, d’arriver à voir les choses sous son angle, mais t’y arrivais juste pas.

« ▬ …Au moins un peu quand même. J’aimerais tellement en trouver une, mais…J’ai bien l’impression que c’est peine perdue, je…n’ai pas envie non plus de t’entraîner là-dedans. On risque juste de se prendre un mur en pleine figure, quoiqu’on tente. C’est…Vraiment gentil. Je ne sais pas ce…que j’ai fait pour te rencontrer, ni même qui a bien pu nous mettre sur le chemin de l’autre, mais je le remercie indéfiniment. Tu l’es aussi, énormément. Je sais que c’est bête dit comme ça, mais je ferais absolument tout pour toi. »

Autant le préciser tout de suite. Même si tu te répétais. T’étais tellement fatigué, fatigué de ta personne, fatigué de la vie. Mais elle, elle arrivait à raviver un minimum ton envie de vivre, de te battre, ne serait-ce que pour elle. T’avais fixé ses yeux tu ne savais même plus pendant combien de temps, mais t’avais pas envie de calculer. Tu voulais juste rester comme ça. Jusqu’à ce qu’elle rapproche sa tête. Tu ne t’y étais pas spécialement attendu, mais t’avais pas bougé, tu te rendais compte que ton cœur, que t’écoutais jamais, il devait te crier depuis au moins quelques minutes de le faire, de l’embrasser. T’avais un peu fermé les yeux, avant de poser une de tes mains sur sa joue, pour puvoir la caresser, et mieux lui rendre ce baiser. Un baiser tellement différent de ce que t’avais pu vivre jusqu’ici. Tu l’avais légèrement approfondi, peut-être qu cette légère peur qu’elle parte t’y avais poussé, à moins que ce ne soit ton envie de lui démontrer une nouvelle fois que tu tenais à elle qu’elle était tellement différente des autres.


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Dim 4 Nov - 20:21

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Elle ne pensait pas avoir autant confiance en quelqu’un aujourd’hui, confiance au point de lui avoir tout dit sur son passé, sur ces choses qu’elle avait préféré oublier mais qui revenaient toujours la hanter. Elle lui avait clairement fait comprendre qu’elle était une ancienne criminelle, mais il n’avait pas fui, il était resté là, à ses côtés. Qui aurait fait ça à part lui ? Personne. Ou peut-être quelques exceptions. En plus d’un mois, peut-être deux, voire trois elle ne comptait plus, Charles avait réussi à devenir la personne la plus importante à ses yeux. Tsuraya ne savait pas quel genre de sorcellerie avait opéré, mais ça avait très bien marché ce maléfice, et elle aurait voulu que ça dure une éternité.

- Qui sait, garde donc ce côté caché de ton pouvoir alors. Et.. Oui, normale si on veut, d’ailleurs je suis vraiment contente que l’on passe du temps ensemble c’est… vraiment quelque chose qui me tiens à cœur. Et je te remercie, c’est pareil pour toi, je ferais énormément, et même tout si il le fallait.

La détective avait rougi, par le froid qui s’installait et par ce qu’elle venait de lui dire. Elle aurait voulu faire l’autruche mais c’était un peu tard maintenant. Comparé à ce qu’on avait bien pu lui faire ou lui dire, Charles avait été bien plus doux, plus compréhensif et plus.. Patient. Jamais elle n’aurait pensé un jour rencontrer quelqu’un comme lui, elle était bien heureuse qu’il soit arrivé dans sa vie, peut-être pas de la meilleure des manières, mais.. C’était le principal, qu’il soit là. Elle aurait presque envie de pleurer, il était la seule personne à lui avoir montré autant d’affection depuis qu’elle est en vie, autant d’affection que ce soit physiquement ou même moralement parlant, ça lui faisait tout drôle. La dernière fois qu’elle avait pleuré, elle s’était fait plus ou mins insulté, alors automatiquement, elle ne voulait pas recommencer, ni l’inquiéter par la même occasion.

- Hmmm.. C’est vrai que l’on a tous notre côté stupide, tout le monde fait des choses stupides Charles. Si tu ne veux pas que je m’en mêle, alors je ne ferais rien, mais si tu veux au contraire que je t’aide, alors je ferais tout, vraiment tout. Et… oui, mille merci si ce n’est pas des milliards de merci, ça n’a rien de bête, ou alors nous sommes deux personnes bêtes.

Peu importe si elle se faisait rejeter ou insulter, mais elle voulait lui montrer ce qu’elle ressentait, qu’il était bien plus qu’important pour elle, que c’était avec lui qu’elle voulait être, et personne d’autre. Mais il n’en fut rien, il avait répondu à son baiser, il avait été loin de la repousser, au contraire. Le cœur de Tsuraya n’en battu que plus rapidement à ce contact qui la rassurait, l’une de ses mains remontant jusqu’à sa nuque pour pouvoir, même juste un peu, l’attirer plus vers elle, pour elle aussi approfondir ce baiser qui était devenu symbolique, qui allait tout changer. Elle se rendait compte que toutes les erreurs faîtes l’avaient amené à lui, et elle ne regrettait absolument rien. S’écartant un peu pour pouvoir reprendre son souffle, elle posa son front contre le sien, le sourire aux lèvres, un sourire heureux.




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Lun 5 Nov - 10:29
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Ca faisait des années que tu ne t’étais plus autant rapproché de quelqu’un. Que tu avais autant fait confiance à quelqu’un aussi. Pourquoi elle en particulier ? Tu ne savais pas, comme t’avais l’impression de savoir exactement pourquoi. C’était assez bizarre. Si tu pouvais arrêter de te prendre la tête pour tout et rien. Ca pourrait être pas mal. Enfin, si c’était aussi simple que ça, ça ferait des années que tu le ferais. Quoique. Te connaissant, tu serais capable de consciemment te laisser tes idées noires le plus longtemps possible. En même temps, si t’en avais, ce n’était pas pour rien. C’est que t’étais quand même assez coupable sur beaucoup de points. Tous même. Quand t’y réfléchissais, t’en trouvais des masses. Elle arrivait à te faire rire, elle arrivait à te faire sourire, réellement. Et pas un faux sourire.

« ▬ Oh, il ne fonctionne qu’avec toi, ou alors c’est juste que je n’ai pas essayé avec les autres, mais j’en ai pas spécialement envie. Moi aussi, c’est un temps même plus que…Qualitatif. Je suis vraiment content qu’on puisse en passer assez souvent. C’est très gentil, mrci. Et…Même si c’est à n’importe quelle heure de la journée, ou de la nuit, n’hésite pas non plus. »

Après tout, à quoi pouvait bien servir le sommeil. Bon, tu savais surtout qu’elle ne viendrait pas non plus te demander quelque chose chaque nuit non plus. Et aussi qu’elle passerait avant tout, que tu le veuille ou non. Tu ne pourrais pas décemment dormir en sachant qu’elle était peut-être en danger, ou très mal. Tu l’avais un peu plus serrée contre toi, comme pour montrer que tu la soutenais totalement. Que t’étais bel et bien là. T’aurais bien voulu faire plus, mais comme d’habitude, tu te mettais des limites, par peur de quelconques représailles. Ou tu ne savais pas exactement quoi. Mais tu n’allais pas non plus te montrer soudainement extrêmement tactile alors que tu ne l’avais jamais été spécialement. Surtout que t’aurais eu du mal à continuer en lui parlant de ça, en repensant indéniablement à ce passé que t’aimerais juste pouvoir effacer d’un claquement de doigt, oui.Sans devoir à y faire face tout le temps. A chaque seconde, voir à chaque respiration.

« ▬ Certains plus que d’autres, et….C’est sûr, mais de gravité différente. Je n’ai surtout pas envie de t’embarquer dans quelque chose qui est perdu d’avance, ça ne ferait que te faire perdre du temps. C’est moi qui devrais te remercier. Oh, si tu es censée être bête, je suis un crétin plus que fini. »

Ca ne faisait aucun doute. Est-ce que tu te rendais compte du mal que tu pouvais lui engendrer ? Elle avait encore toute sa vie devant elle, la tienne était déjà pas mal déterminée, et tu passais la moitié de ton temps résigné, à vivre comme si t’étais aux portes de la mort. T’étais le plus âgé, tu pourrais faire l’effort d’ouvrir les yeux et lui expliquer que c’était une mauvaise idée. Mais t’y arrivais juste pas. Parce qu’une partie de toi-même était persuadée qu’elle était celle que t’avais attendu tout ce temps inconsciemment. Tu ne pouvais rien faire contre ses mains, ses lèvres, tout ce qu’elle t’apportait en ce moment même. T’avais jamais été autant subjugué par un quelconque baiser en tout cas. T’avais perdu la notion du temps, et gardé les yeux fermés quelques secondes, alors qu’elle avait posé son front contre le tiens. T’avais eu un sourire qui s’était étiré en voyant le sien, et caressé encore un peu sa joue. Tu t’étais même tourné vers elle, pour pouvoir de ton autre bras la serrer un peu plus contre toi, et juste profiter de cette chaleur qu’elle te procurait.


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Mar 6 Nov - 1:34

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Cet air froid d’automne avait était le plus agréable de toute sa vie, et sans exagérer quoi que ce soit. Tsuraya ne savait pas si elle était du genre trop romantique ou si elle avait tendance à se faire beaucoup de faux-espoirs, mais là il était certain qu’il se passait quelque chose qui changera leur vie, à tous les deux. Même si elle savait qu’elle ne craindrait rien avec lui, au fond elle avait toujours peur que tout redevienne comment avant, qu’en un claquement de doigts tout bascule, comme il avait pu se passer quelques mois de cela. Il avait été certain qu’elle avait des idées noires qui lui brûlait tous les sentiments positifs qu’elle avait pu avoir autrefois, qui l’avaient même poussée à passer à l’acte, ou presque. Soit souffrir physiquement quelques secondes et ne plus rien ressentir, soit se laisser mourir intérieurement, jusqu’à ne plus rien ressentir, et elle avait fait le deuxième choix. Tsuraya sombrait peu à peu, tout en elle se consumant petit à petit, le cœur n’étant présent seulement physiquement.

Mais Charles était arrivé. Et il avait changé sa vie, à tout jamais. Petit à petit, il l’avait reconstruite, la confiance en elle, les émotions positives, le rire, sa personnalité, son comportement, tout avait été rebâti en seulement quelques mois grâce à l’aide d’une seule et même personne, alors que de base elle ne voulait pas être sauvée. Elle s’était blottie un peu plus contre lui quand il passa son second bras autour d’elle, dans un sourire. C’était quand la dernière fois qu’on lui avait dit des choses aussi gentilles ? Difficile à dire.

- Merci à toi, vraiment, et tu sais que c’est la même chose pour toi alors n’hésite pas. Peu importe quand, où, comment, je serais toujours là pour toi, car je te fais confiance.


Le sourire qu’elle avait arboré ne pouvait pas être plus sincère, et il était certain que dans ses yeux, ce n’était plus de l’amitié qui s’y reflétait, mais quelque chose de bien plus fort, quelque chose en quoi elle avait perdu espoir. Un baiser sur sa joue ne serait pas de trop non plus, pour le remercier d’être là, avec elle. La détective aurait voulu rester éternellement dans ses bras, de cette manière. C’était quelque chose qu’elle désirait depuis longtemps, et qu’on lui donnait maintenant, avec la personne qui compte le plus pour elle, que demander de plus ?

- Mhhhh.. Tu sais Charles, si tu continues de te dénigrer comme ça je vais être obligée de te pincer, et de rester avec toi pour te surveiller, ce sera ta punition tiens, tu vas devoir me supporter le plus possible, jusqu’à temps que tu te dises que tu es quelqu’un de bien.

Un sourire amusé s’étirait sur son visage, tandis qu’elle profitait de la grande et douce main de son interlocuteur, fermant elle aussi un peu les yeux pour profiter de ce contact. Son sourire ne la quitta pas quand elle put sentir ce rapprochement physique demandé par lui, auquel elle répondu par ses bras qui vinrent enlacer son cou, son regard se reposant dans le sien. Elle hésitait entre plein de choses comme l’embrasser de nouveau, se blottir contre lui (même si c’était déjà le cas), ou poser la tête dans le creux de son cou, mais en attendant, elle le regardait, peut-être que lui allait prendre une décision plus rapidement qu’elle.




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Mer 28 Nov - 15:51
I hate everything about Myself,
why do I love you ?


Combien d’erreurs t’avais pu faire dans ta vie ? 10,20,30 ? Et encore, multipliées par centaines, voir milliers. Il te suffisait d’y penser pour être encore plus déprimé que d’habitude. Et c’était pour dire. Comme quoi, absolument tout était possible. T’étais presque certain que si en ce moment précis, juste pour essayer, t’activais ton pouvoir, qu’Elles seraient encore plus lourdes, peut-être même encore plus grande que d’habitude. Tu faisais comme si de rien était, mais t’avais extrêmement bien remarqué que depuis que tu avais découvert ton pouvoir, elles n’avaient fait que grandir et s’alourdir. Un peu moins ces dernières années, parce que tu pensais être carrément au fond du trou. Apparemment t’avais encore moyen de creuser. C’était sans doute ce que t’étais en train de faire là tout de suite. A t’attacher encore un peu plus à elle. Tu ne savais même pas exactement ce que t’espérais. Vous ne pourriez pas vivre tranquillement, pas en restant respectivement l’un et l’autre dans vos organisations.

Quoique. Tu te faisais déjà des idées, mentalement t’acceptais presque le fait que ce soit réciproque, alors que si ça se trouvait, ce n’était pas du tout le cas. Un amour à sens unique, tu savais très bien que ça pouvait tomber, et que ça te tomberait encore une fois dessus. La dernière fois, qui était aussi la première, t’avais réussi à te mettre des barrières directement. En même temps c’était nettement moins difficile. Elle n’était pas tranquillement venue pour parler et se trouver quelqu’un, personne n’allait dans ce genre d’endroit dans ces cas-là. Certes, elle était venue te voir à quelques reprises. Vous aviez un peu parlé, mais après quelques semaines, elle allait nettement mieux, elle s’était trouvé quelqu’un de stable, quelqu’un d’honnête, de méritant. Vous aviez continué un moment à vous parler par lettres, mais dès les premières minutes où t’avais senti que potentiellement tu ressentais quelque chose pour elle, tu t’étais mis toi-même un énorme stop.

Sauf qu’ici. Qu’est-ce que tu avais eu l’intelligence de faire ? De l’inviter. A chaque occasion qui se présentait. De passer du temps avec elle. Et maintenant de vous livrer. Intelligent. Très intelligent en sachant que ton mental était déjà à ramasser à la petite cuiller, maintenant t’y balançais ton cœur la tête la première. A croire que t’étais un véritable masochiste. Bientôt t’en redemanderais. Mais tu pouvais pas t’en empêcher, en la voyant sourire, d’être totalement absorbé par ce dernier. D’avoir ton cœur qui battait un peu plus rapidement. Et de sourire aussi un peu à ton tour.

« ▬ Avec plaisir. C’est…Très gentil de ta part. Je n’hésiterai pas si…jamais j’en ai besoin. »

T’hésiterais quand même un peu s’il était deux heures du matin. La réveiller pour en plus l’assommer sans doute de complaintes peu intéressantes, très peu pour toi. Mais là t’était loin d’y penser. T’avais juste un peu plus souri en sentant ses lèvres sur ta joue. C’était tellement agréable. Juste ce geste. L’avoir dans tes bras. Lui avoir parlé. Tout était parfait. Presque. Tout l’était sauf toi, oui. Elle arrive quand même à te faire légèrement rire.

« ▬ Tu vas devoir me pincer à plusieurs reprises alors j’en ai bien peur. Peut-être même pendant plusieurs semaines. Mais ça ne me dérangerait pas vraiment. Ce n’est pas tellement une punition en soi je trouve ! Ceci dit, ça risquerait de vite te fatiguer. »

Tu finirais peut-être pas la fatiguer tout court, oui. Et tu t’en voudrais. Sauf que pour le moment, ça n’avait pas l’air d’être le cas. Donc tu pourrais faire un effort. Arrêter d’y penser. Tout simplement. Au moins pendant qu’elle était là. Tu la serres un peu contre toi, encore un peu plus. Lui caresser un peu le dos en posant ta tête sur son épaule et en soupirant légèrement. T’étais bien là. C’était assez agréable en fait. Et relaxant aussi.



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Dim 2 Déc - 23:06

I'm glad you're here by my side tonight.

A quel moment Tsuraya s’était dit qu’elle pourrait refaire confiance à quelqu’un ? A quel moment elle s’était dit qu’elle pourrait aimer quelqu’un de nouveau et laisser son cœur et son corps à quelqu’un d’autre et que ce soit réciproque ? Sûrement quand elle s’était aperçue que pour pouvoir aimer quelqu’un et en prendre soin, il fallait commencer par soi-même, ou se noyer dans une confiance aveugle sans avoir à se soucier de ses propres problèmes, comme elle était sûrement en train de faire. Elle était en train de mettre de côté, voire derrière ses problèmes actuels pour laisser place à ceux de cet homme qu’elle tenait dans ses bras et qu’elle n’avait pas envie de lâcher. Elle ressentait bien son manque de confiance en lui et même d’autres choses qui pourraient être plus profondément enfouies. Mais la jeune femme s’en fichait, elle creuserait, et essaierait de le réparer, même si cela prendrait des années, car c’était ce qu’il était en train de faire lui-même pour elle, peut-être même sans s’en rendre compte.

- Tu promets ? Même à 3 heures du matin je m’en fous, que ce soit pour me dire quelque chose ou pour venir te chercher quelque part ou autre, je resterais disponible autant qu’il le faut pour toi.

Très bien Tsuraya, tu te rappelles ce que ça t’avait coûté la dernière fois ? Presque la vie oui, si cette personne n’était pas intervenue. Oh oui en plus tu avais donné des dossiers plus ou moins importants, alors ça c’était le pompon, on voit bien que tu es aveuglée amoureusement, pauvre imbécile. Ces mots résonnaient en elle, mais elle faisait la sourde oreille. Au fond elle ne voulait pas refaire les mêmes erreurs, le seul problème était qu’elle n’avait pas défini de limites, et là encore elle faisait la même chose. Charles n’allait pas en abuser ça c’est certain, elle le sentait, mais quand même. Et puis c’était quoi cette façon de se dénigrer aussi, il semblerait bien qu’il veuille être puni un bon bout de temps dis donc. La détective n’allait pas le lâcher d’une semelle, oh que non.

- Hey dis donc, tu veux que je commence maintenant peut-être ? Et tu ne risques pas de me fatiguer oh ça non, tu peux toujours essayer hein, mais je doute que tu puisses y arriver de sitôt. Laisse-moi prendre soin de toi Charles..

Sa dernière phrase, elle l’avait prononcée un peu plus bas, car elle ne pensait pas que ça sortirait tout seul comme ça, sans rien demander. Elle avait même rougi et caché sa tête contre la sienne, tandis qu’il la posait sur son épaule. Tsuraya passait une main sur la nuque de Charles et qui remontait dans ses cheveux sans pour autant le décoiffer, quoi que. Tout en le serrant un peu plus contre elle aussi, elle ferma les yeux comme pour profiter de l’instant présent.




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