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Show me the light that's escaping me || ft. Charles

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Mar 6 Nov - 20:55


Help me. »

but I know I'm lost...

Sombrer. Tel était le seul mot qui dansait dans ton esprit. Clair comme de l'eau de roche. Clair comme un diamant pure, tes idées sont devenues sombres. Un cauchemars devient ton quotidien. Un amas de désire tout aussi sombres t'enlaçait. Au fond, au plus profond de ton âme. Tu souhaites te libérer de ces état-d'âmes. Tu souhaites retrouver cette paix d'antan. Mais qui pourrait te sauver. Qui pourrait te sortir la tête de l'eau. Eau devenue froide, tu atteins petit à petit les abysses. Une partie que tu ne pensais pas atteindre un jour. Un endroit qui t'est inconnu, mais que tu commenceras à connaître bientôt. Tu sauras marcher à travers ces abysses, tu connaîtras chaque recoins de cette peine, de cette tristesse qui hante tes jours, qui hantera ta vie.


Tu n'avais pas encore reçut de réprimandes d'Agatha au sujet de ton départ de l'Angleterre. Mais tu sais que ça ne saurait tarder. Tu sais très bien, qu'un jour, tu en recevras. Mais ce jour là, tu te promets de ne rien dire, ce n'est pas comme ça que tu as décidé de sombrer. Sombrer, toute seule, voilà que ce que tu désires. Ce ne sera pas une autre femme qui te poussera dans les tréfonds du malheurs. Tu vas l'atteindre toute seule, ce point de non-retour que jadis, tu évitais. Là, tu veux clairement le rencontrer, l'avoir en face de toi,  cette notion que tu as combattu toute ta vie. Tu veux te laisser envoûter par elle, tu veux juste... te faire emporter. Brûlée par la peine, brûlée... brûlée par toi même. Si seulement ton oiseau pourrait te brûler, peut être qu'il aurait été utile pour une fois.


Seulement, quand tu étais revenue au Japon, tu avais juste serré dans tes bras Rudy, lui apportant l'amour qu'il attendrait d'une grande sœur, mère aux yeux des autres peut être. Cependant, tu n'avais pas tardé. Tu avais aussi une autre personne auquel tu voulais revoir son visage.  Un visage qui te rapportait, chaleur, amour, tendresse, réconfort. Le visage de ton presque père. Ou non, le visage de ton père. Il ne t'a pas donné naissance. Mais, il a fait naître tout de même une chose. Un bonheur. Une chaleur paternelle que tu n'avais pas ressenti depuis longtemps.


Tu sais où il était, et c'était pour cela que tu le rejoignais. Il ne savait pas que tu étais au Japon, car tu lui avais dit que tu étais de retour dans trois jours. Une durée parfaite pour que Agatha te donne deux fois plus de dossiers. Tu marchais. Ruelles qui avaient, des centaines de couleur, étaient devenue ruelles peintes de mille malheurs. Tes yeux masquent le bonheur que tout le paysage te procurait. Il n'y a désormais plus que toi, ta conscience, ton désespoir.


Tu ne toquais pas, tu ouvrais les portes, tes pas, lents, toi, frêle. A deux doigts de tomber. Peut être que c'était le début de ta chute dans le néant. Tu entrais dans la même salle que lui. Même pas un salut, même pas un sourire. Déchu. Toute ces choses sont déchues. Tu t'approchais de lui, le prenant dans tes bras, tu n'avais même pas regardé son visage, tu te laissais juste tomber -façon de parler- dans ses bras, ta tête contre son cœur, tes mains, frêles l'entourant, un sanglot, et trois mots.


« Papa... aide... moi... »


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Mar 6 Nov - 21:47
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Tu venais de déposer ta veste d’un geste léger sur le dos de ta chaise. Un endroit peu propice, certes, mais néanmoins très pratique. Grâce à cet endroit, tu pouvais la prendre nettement plus rapidement que si elle était sur un quelconque porte-manteau. Elle risquait moins de se froisser aussi. Et vu qu’il n’était pas encore très tard, ça ne t’étonnerait pas du tout de devoir ressortir dans un futur plus ou moins proche. Autant prévoir. Ce n’était pas que tu n’aimais pas l’imprévu, c’est que tu y réagissais parfois un peu trop mal à ton goût. Et que t’aimais pas du tout improviser. Tu voulais être rapide et efficace à n’importe quel moment. Alors un peu d’optimisation, ça ne faisait pas de mal.

Même si au fond, tu savais bien que ta vie n’avait rien d’optimal. Et que tu ne savais quasiment rien y optimiser non plus. Sur un court laps de temps, c’était facile, mais comment tu pouvais bien prévoir ce qui allait se passer dans quelques heures, même pire dans quelques jours ? Ca t’était totalement impossible. Et ça t’ennuyais plus qu’autre chose. Mais tu faisais avec. tu n’avais pas d’autre choix non plus. Tu faisais comme si tu savais tout gérer. La bonne blague.T’avais généralement pas la moindre idée de ce que t’étais en train de faire. Mais tu te forçais à faire bonne figure. Pour le bien des autres, pour le bien de la société peut-être. Certainement pas pour ton propre bien.

Sauf que ces derniers jours, c’était un peu plus dur de faire semblant. Intérieurement en tout cas. Extérieurement, cela faisait des années que tu pratiquais un jeu d’acteur plus qu’incroyable, dans n’importe quelle situation. Mais te mentir à toi-même. Ca semblait difficile quand ça concernait Joanne. Comment tu pourrais ne pas t’en faire pour la blonde, qui comptait clairement comme quelqu’un de ta famille. Qui comptait même plus que ta famille actuellement.

Elle n’était partie que depuis deux jours, en Angleterre. Tout devrait bien aller. Mais t’avais un mauvais pressentiment.Tu ne savais pas pourquoi, ni comment. Alors qu’elle devait revenir dans quelques jours, trois plus exactement. Vous aviez malheureusement déjà été séparés plus longtemps que ça. Mais ici c’était vraiment différent. T’arrivais à peine à te concentrer à cause de ça.Tu te forçais à travailler, oui. Tu n’allais pas changer ton rythme qui était pourtant si bon d’habitude.

Mais après quelques heures, peut-être deux, t’avais cru entendre quelque chose d’assez familier. Des bruits de pas en l’occurrence. Ils avaient l’air de traîner légèrement, de fatigue peut-être ? Mais ils étaient bien présents. Et ils te faisaient totalement penser à ceux de la jeune blonde. Si tu te mettais à avoir des hallucinations auditives, c’était quand même assez grave là. Même un peu plus que grave. Sauf que ton cœur s’était emballé lorsque t’avais relevé la tête, et que tu l’avais aperçue.

Durant un millième de seconde, t’avais souri, un sourire tellement large et franc, contrairement à ton habitude, et tu t’étais relevé aussi rapidement. Puis t’avais sa tête, son attitude générale. Un peu tout, oui. Qui était loin d’être habituel. A vrai dire, elle avait l’air presque maladif. Elle donnait l’impression d’être à bout, de tout. Ton air s’était changé du tout au tout, mais tu t’étais approché d’elle le plus rapidement possible, la laissant te prendre dans ses bras, en faisant de même, lui caressant instinctivement un peu les cheveux, l’air plus qu’inquiet. T’as mille questions dans la tête, aucune ne traverses la barrière de tes lèvres. Tout d’abord, il fallait qu’elle s’asseye, se couche, n’importe quoi. Et très visiblement tu n’étais pas le seul à rassurer, alors il n’était pas question qu’elle passe après.

« ▬ B-Bien sûr. Viens, on va…Juste aller s’asseoir là. »

Tu la portes à moitié, essayant surtout de lui épargner le moindre effort, et t’arrives finalement au fauteuil, où tu l’installes, avant de prendre la bouteille d’eau qui trônaient sur ton bureau, pour l’ouvrir, et la lui tendre, au cas où. Tu restes près d’elle, le plus proche possible, finissant par t’accroupir à côté du fauteuil.

« ▬ Il…s’est passé quelque chose de grave ? »



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Mar 6 Nov - 23:51


« I give up. »
 
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Ite portait presque. Tu te laissais faire. Tes yeux s'imbibaient de larme tandis qu'il te posait dans un fauteuil. Cette sensation, frustrante. Ces émotions, désolantes. Tu allais devoir t'y habituer. Tu allais devoir y prendre goût. Comprendre que c'est désormais les seuls sentiments que tu connaîtras par coeur à partir de là. A partir de ce jour, cet instant où tout a changé, tout a basculé, tout... tout est devenu sombre. Tu l'avais désormais en face de toi, ce père auquel ton coeur est toujours attaché malgré tout. Tu prenais la bouteille qu'il te tendait, le regard bas, mais les pensées hautes. Ton coeur loupait des battements, tu le sentais. Ou ne serais-ce qu'une hallucination de ta part. Tu te sentais tellement mal, tellement perdue, que tu ne savais plus différencier le vrai du faux. Etais-tu dans un cauchemar? Dans une réalité? Qu'est ce que tu en sais. - Tu étouffes, dans ces abysses. Tu lâche un sanglot, puis un deuxième.


« Papa... ça fait... 16 ans... 16 ans que je l'ai tué...»


Tu serrais inconsciemment la bouteille entre tes mains, peut-être que tu  étais en train d'en renverser sans le voir. Tes mains trembles, comme tes sentiments. Tout se bouscule, voilà qu'à nouveau, tu recommences à sombrer. Sombrer dans des pensées noires, obscures. 


« C'est la preuve que... je ne suis pas une bonne...p...personne...»


Tu te remets à sangloter. Tes mains serrent encore plus leur emprise sur la pauvre bouteille d'eau. Tes larmes perlaient comme des gouttes de pluie sur une vitre. Une vitre qui était devenue rouge, tes joues rougissent, de colère, de tristesse, de pleure, tant de sentiments. Tant de choses qui se mélangent dans ta tête. Sombrer, sombrer, et encore sombrer, pleurer, penser, pleurer, abandonner, l'abandon.. ton seul échappatoire.


« Papa... s'il te plait...»


Tu lâchais encore un sanglot, puis d'un coup, te jetait dans les bras de ton père. Il était à tes côtés. Toi, tu étais à genoux, tes bras autour de son cou, hoquetant, tes larmes coulaient, perlaient, comme depuis le début.


« J'ai besoin de toi... par pitié, ne m'abandonne pas...»


Une peur avouée entre deux sanglots. Tu le serres contre toi, ne pouvant cesser de pleurer. Tu as besoin de lui, plus que tout aujourd'hui. Et peut-être demain, voir peut être tout ta vie. Avoir besoin de quelqu'un, une chose qui ne t'était pas arrivé depuis longtemps.


« Papa... j'ai mal au cœur... j'ai mal de partout.... je ne me sens mal... qu'est ce qui m'arrive... Aide moi... reste auprès... de moi...»


Le temps que cela s'arrange, si un jour ce moment arrive.

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Jeu 29 Nov - 23:16
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Tu t’en voulais presque de t’être réjoui pendant un instant, alors qu’elle avait d’aller tout sauf bien. Bien évidemment, tu ne pouvais pas savoir. Mais quand même. Tu ne pourrais pas t’empêcher de t’en vouloir, en tout cas, tant qu’elle serait dans cet état. On t’avait toujours dit que t’avais un peu trop le cœur sur la main. Mais avec elle, c’était nettement différent.

T’y tenais énormément, et t’aurais su qu’elle se sentait aussi mal, t’aurais pu faire le tour du monde en un rien de temps. T’aurais trouvé un moyen, t’aurais absolument tout fait pour la retrouver au plus vite. T’essayais de pas trop paniquer, Ca serait la dernière des choses à faire. Tu ne pouvais pas espérer avoir l’air heureux, mais au moins neutre. Tu te retiens encore et toujours de poser une multitude de questions, et de t’en mêler de trop. Et elle parlait, alors tu allais simplement l’écouter. C’était ce qu’il y avait de mieux.

T’as du mal à ne pas intervenir, à la laisser parler d’elle-même de la sorte. Tout en continuant de la regarder, tu prends doucement ses mains, histoire qu’elles arrêtent de trembler. Tu te fiches pas mal d’avoir de l’eau sur toi, mais autant éviter qu’elle s’en mette dessus par contre. Ca serait tout sauf agréable pour elle. Tu les serres doucement, tu les caresse un peu du pouce.

« ▬ Joanne… Ca n’a strictement rien à voir avec le fait que tu sois une bonne personne ou non, tu ne…L’as pas fait exprès, ce n’était pas ce que tu voulais. Du tout. Et je peux t’assurer qu’avec tout ce que tu fais depuis qu’on se connaît, tu es une des plus belles personnes que je puisse connaître. »

Ses sanglots te déchirent le cœur, plus que n’importe quoi. Tu libères une de tes mains pour pouvoir la mettre sur sa joue, t’essayes de sécher un peu ses larmes. Même si ce n’est pas grand-chose. T’aimerais pouvoir les lui faire disparaître, tout simplement.

Tu déglutis un peu face à sa supplication, Et alors qu’elle se jette à ton cou, tu passes naturellement tes bras autour de sa taille, et tu la serres un peu contre toi. Assez fort pour qu’elle comprenne que t’es là pour elle, quoiqu’elle puisse dire, quoiqu’elle puisse faire. Mais pas assez pour lui faire mal quand même. Ce serait même la dernière chose que tu souhaiterais.

Tu te mords un peu la lèvre, en finissant de l’écouter. Tu lui caresses un peu le dos, non pas d’un geste machinal, mais d’un geste réconfortant. Tu poses un peu ta tête sur son épaule, pour pouvoir l’avoir un peu plus proche de toi.

« ▬ Quoique tu puisses faire, Je serai toujours là pour toi, ne…t’en fais pas pour ça, ne te tracasses pas pour ça, tu auras beau être à des kilomètres, quoique je fasse, je viendrai te retrouver. Je ferais tout pour toi. «


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Ven 30 Nov - 0:36


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Le sentir contre toi était le seul réconfort dont tu avais besoin  actuellement. Ses mots aussi t'aidaient à guérir. Pas entièrement, mais la plupart des cicatrices qui s'ouvraient au fur-et-à-mesure que tu parlais se refermaient. Tu savais que ce n'était que lui qui pouvait tenter de te refaire sourire en si peu de temps. Bien que pour l'instant, tu sanglotais juste. Restant dans ses bras. Rien qu'un contact. Rien qu'une chaleur paternelle qui te faisait du bien. Qui te faisait comprendre qu'il y a encore des personnes qui tiennent à toi. De plus, le fait qu'il t'appelle par ton véritable prénom montrait bien cette confiance énorme qu'il y a entre vous deux. Peut être que durant un temps, tu avais oublié que tu étais humaine. Ce sentiment d'être... juste comme les autres était si loin. Tu t'es toujours comparée à un montre sans cœur. Tu as tué un autre humain. Un humain qui partageait ton sang. Qui... non. "Quoi" d'autre serait capable de cela, à part une chose non venue de la Terre ?


Tu le serrais contre ton cœur. Contre ta poitrine contenant tes poumons. Des organes s'étouffant dans une abyme de désespoir que tu créais toute seule. Tu étais sûre d'une chose. Tu ne seras jamais seule. Il était là. Tu pouvais sentir son souffle. Ce père que tu affectionnais. Jamais il ne t'abandonnerait. Tu absorbais ses paroles aveuglément, car tu savais très bien qu'il était sincère dans ce qu'il disait. Peut être que tu étais beaucoup trop naïve par moment. Mais disons que dans certains cas, tu ne savais plus différencier le bien du mal. Quelles erreurs faisaient -tu ? beaucoup trop.  Te remettre en question ? Jamais, c'est trop dur.



Tes sanglots se calmaient tandis qu'il finissait sa dernière phrase. Tu n'avais pas parlé durant touts ses mots. Car tu avais juste besoin d'écouter, et plus parler. Tu avais déjà parlé, et ce fût un trop grand effort pour toi. Du repos serait sans doute la meilleure chose pour toi. Mais tu avais déjà fait une erreur en partant de Grande- Bretagne sans l'autorisation d'Agatha. Donc tu ne penses pas que cette dernière accepterais que tu ais des jours de repos. Si elle autoriserait ça, ça se saurait. 



Tu emmitouflais ton visage dans cette étreinte qui n'était qu'à toi pour l'instant. Hoquetant silencieusement, tu te pris enfin à parler après de longues minutes de silence pesant, mais reposant.


« En angleterre je... je suis partie alors que j'aurais pas dû... Da... Dame Christie ne va pas être heureuse, mais... mais...»


Tu reprenais calmement ta respiration entre deux mots. Toujours dans les bras de ton père.


« j'avais juste besoin de te voir... je ne me sens... pas bien... mais...même après ce que tu me dis, je me sens coupable de... tout... je me sens plus humaine... je me sens vide... »


Tu soupirais  longuement, comme pou te calmer de ces confessions.

« Je sens que.... que je suis en train de tomber... est- ce que... c'est mauvais signe ? Papa.. est ce que je vais aller mieux un jour... ? »

Est ce que je vais guérir un jour ?


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Lun 3 Déc - 12:21
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T’avais peur. Tellement peur pour elle. Plus que tu pourrais avoir peur pour toi ne serait-ce qu’une seule fois dans ta vie. Un de tes plus gros problèmes sans doute. Ne penser qu’aux autres, ce qui pouvait leur arriver. Mais c’était nécessaire. Ça t’était nécessaire. T’étais sans doute la personne la moins égoïste du monde. Tu détestais penser à ta personne, faire quoique ce soit, qui pourrait ne t’être bien qu’à toi. T’avais besoin d’avoir un but autre. D’être utile à quelqu’un. Et maintenant que c’était le cas, t’avais peur de pas être à la hauteur. De la décevoir d’une manière ou d’une autre. Tu respirais assez doucement, calmement, pour t’empêcher de paniquer aussi. Au moins t’avais plutôt un bon contrôle sur toi-même. Tu ne pouvais plus la lâcher du regard. C’était même la dernière de tes idées. T’aurais pas pu de toute manière. Tu voulais croiser son regard le plus longtemps possible essayer de la rassurer, ne serait-ce qu’avec ce contact visuel. Tu la vois bien assez comme ça, sa souffrance. T’as l’impression qu’elle la crierait même. Que son corps entier s’y met. Ca te fend le cœur de la voir dans cet état, mais tu ne vas certainement pas fermer les yeux là-dessus, bien au contraire.

T’essayes de garder un ton le plus calme possible. Tu ne peux pas t’empêcher tes mains de la caresser légèrement. Des gestes devenus assez inhabituels. Ou en tout cas, ces caresses qui ne sont pas simplement futiles, qui viennent droit du cœur, un geste que tu voulais vraiment réconfortant. Plus que véritable. Tu la gardes contre toi, tu sens son cœur battre un peu trop vite. Rien de bien affolant non plus, mais ça te rassure, tellement, de sentir qu’elle est bien là, vivante, présente. Tu sentais ses sanglots se calmer un peu, alors que tu la serre encore un peu plus. Hors de question de la lâcher. Quoiqu’il se passe, quoiqu’il arrive.

Un silence s’ensuit, tu ne rajoutes rien, si ce n’est un peu mieux positionner ta tête, et rester contre elle. Tout peut se passer de mots. Surtout un moment comme celui-ci. Ce moment qui vous appartenait, uniquement à vous deux. Un moment, peut-être triste, mais aussi tellement important dans une relation, t’as l’impression. Indispensable pour qu’elle soit aussi forte que la vôtre. Et que pour ce lien qui s’est tissé entre vous soit aussi profond. Tu la laisses toujours parler. Tu esquisses un léger sourire d’ailleurs.

« ▬ Ce n’est rien. Surtout si tu te sens aussi mal, tu aurais juste encore plus risqué ta vie. Si tu veux…j’irai la voir, ou on pourra y aller ensemble, si tu préfères. Je dirais même que…Tu as bien fait de revenir. Tu ne devrais pas te sentir aussi mal. Même si tu sais, ça prouve que tu es encore plus…humaine que n’importe qui. Que tu as un cœur, une compassion immense. Si ce n’était pas le cas tu…Ne te ferais pas ce genre de réflexions, tu continuerais comme si de rien était. »

Tu pouvais bien parler. T’avais l’impression d’être maladroit, dans tes mots, dans tout ce que tu pouvais lui dire. Mais t’essayais. Tu voulais y arriver, tout simplement. Surtout pour elle. Tu lui caresses encore un peu les cheveux, avant de reculer légèrement ta tête pour pouvoir mieux la regarder.

« ▬ J’aimerais pouvoir te promettre que oui, sincèrement. Mais par contre je peux te promettre qu’on fera absolument tout, et que je ferai absolument tout ce qu’y est en mon pouvoir pour que ce soit le cas. Tu ne seras pas toute seule Joanne, jamais. »


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Mar 4 Déc - 20:02
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Tu étais épuisée. Epuisée de ce quotidien. De ces malheurs qui s'abattent sur toi comme des coups de poignards non mérités. Qu'as-tu fait à la vie pour avoir un tel châtiment ? Tu te le demandes. Encore une des milliards de questions que tu te posais tout le temps. Sans cesse perdue dans tes pensées. Mais tu décidais de te concentrer sur l'instant présent. Celui que tu partages seulement avec ton "Père". Rien que vous deux, comme un semblant de famille. Tu l'aimais, ton père, et ce serait bien l'unique raison qui te pousserait à te battre encore face à la vie. 


Ses caresses te faisaient du bien. Elles te rassuraient. Prouvaient qu'il y avait encore des personnes qui tiennent à toi. Encore des personnes dans lesquelles tu peux leur donner une confiance complètement aveugle, et c'était le cas de Charles. Que tu serrais également dans tes bras pour encore plus l'avoir contre toi. Plus ressentir sa chaleur paternelle... plus... te rassurer.


- Tu... as peut être raison... oui...


Ta voix, toujours fluette, ton visage, toujours emmitouflé dans cette étreinte. Mais papa se mit à te regarder. Et puis que tes yeux te piquaient dû à tes nombreux pleurs, tu fis l'effort de le regarder également. Ses mots te réchauffèrent le cœur tandis que tu le reprenais dans tes bras.


- Merci... pour tout... mais... je suis désolée de... te déranger avec toute ces histoires... je suis... vraiment... désolée...

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Mer 5 Déc - 20:38
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Pourquoi il avait fallu que ça tombe sur elle, particulièrement. Franchement. Il y avait des tonnes d’êtres humains sur Terre, oui. Elle t’était peut-être chère, extrêmement chère, cependant, tu ne pouvais t’empêcher de te dire que t’aurais préféré ne pas la connaître, et qu’elle puisse vivre une vie parfaitement normale. Entourée de ses parents, de son frère, sans qu’il n’y ait de pouvoirs ou quoique ce soit qui interfèrent. Pour elle, ça aurait été nettement mieux. Elle se serait peut-être un peu ennuyée, certes. Mais était-ce grave ? Moins que de risquer sa vie, et son mental dans une telle situation. T’aurais tout fait pour qu’elle ne sombre pas de la sorte non plus. Mais ça ne t’amènerait strictement à rien de penser à ça. A tout ce qui aurait bien pu se passer, alors que ce n’était vraiment pas le cas au final. Autant garder les pieds sur terre, oui. C’était ce qu’il y avait de mieux pour éviter toutes désillusion, en fait.

T’essayes de la rassurer le plus possible. Même si tu sais bien que retirer une idée de la tête de quelqu’un n’est pas ce qu’il y a de plus facile. Du tout. Mais ça ne coûte rien d’essayer. Ca ne peut pas faire de mal de toute manière d’être là pour elle non plus. T’entends bien à sa voix qu’elle ne l’est pas totalement. Comment ça aurait pu en aussi peu de temps de toute manière. Il fallait être optimiste, pas irréaliste non plus en fait.

« ▬ Certainement, comme…Tu as besoin de repos et d’un peu de recul face à ça, je sais que c’est difficile à faire, mais tu devrais essayer de penser à autre chose, n’importe quoi. »

De joyeux de préférence, oui. Ce serait toujours mieux. Quoiqu’il en soit, tu ne quittes pas ton sourire, Ce serait le pire moment pour le faire d’ailleurs. Tu secoues légèrement la tête aussi d’ailleurs, alors qu’elle reste contre toi. Tu ne peux pas t’empêcher de la recoiffer un peu, du bout des doigts.

« ▬ Ce n’est rien, et…Tu sais que tu ne me dérangeras jamais, mh ? N’hésite jamais à venir me voir pour quoique ce soit, même ce que tu trouves parfaitement futile. Parce que ça ne le sera certainement pas déjà. Et tu n’as pas à être désolée, du tout. »

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Dim 9 Déc - 1:29
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Tout tournait autour de toi. Tout tournait d'une manière désagréable, comme si ton univers s'était mis à bouger sans raison. Solitude,  ça tanguait comme sur un bateau tu hais les bateaux. Restant dans les bras de papa, tu n'osais bouger. L'impression que tu allais tomber si tu te levait, si tu tentait un tout autre mouvement demandant de la force. Tu te frottais les yeux qui te piquaient toujours autant. Tes joues rouges et cette chaleur qui s’emparait de ton corps étaient agréable comme très pénible pour toi. Tu hochais légèrement la tête quand papa reprenait la parole. Du repos et des pensées positives. Peut être que la première chose, tu t'en sortiras. Mais ce qui est de la deuxième option... tu as un léger doute qui se posait sur toi.


- ... je vais essayer...


Cette danse macabre était sans fin. Sans sortie. Tu danses avec ton ombre, ton passé qui te hante qu'il aurait dû être une étape te permettant de mûrir en temps qu'une femme forte. Une demoiselle qui a affronté la vie, mais tu ne s'est pas laissée abattre. Cependant, c'est ce que tu étais en train de faire. Te laisser t’effondrer sous tout ces soucis, tout ces problèmes. Ta seule peur - parmi tes milles autres- serait de te retrouver tout seule. Abandonnée, sans soutient. Sans moyen de sortie. 
Seule
seule
seule

- Papa...


non...


- J'ai peur...


je ne veux pas...


- restée toute seule... j'ai peur...


j'ai peur
j'ai peur
I feel the fear

my life is a fearless

feelings
feelings
negativs
feelings


- Tu resteras... auprès de moi... n'est ce pas... ? Tu es...


feelings
lonely
fe
eelings

alone
feelings

- Tu es tout ce qui... me reste...

alone..

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Mar 11 Déc - 23:15
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Tu ne fais que remarquer de plus en plus son mal-être. Tu ne sais pas si il grandit, ou si c’est simplement toi qui ouvre un peu plus les yeux. Les deux semblent totalement plausibles il faut dire. Même si l’un était pire que l’autre. En tout cas, il était sûr et certain qu’elle devait se reposer. Absolument. Qu’elle devait au moins s’asseoir, peut-être dormir. Se changer les idées. Là maintenant ce serait un peu impossible, mais tu ferais tout pour que ce la soit réalisable au plus vite. Tu la garde contre toi, t’as plus du tout envie de la lâcher. Tu ne comptes pas la lâcher d’ailleurs, elle t’est beaucoup trop précieuse. Elle t’a apporté tellement de choses tout au long de ta vie. Tu ne pourrais même plus les compter. Tu lui devais énormément, et chaque jour t’essayais de le lui rendre. Le plus possible. Tu voulais lui faciliter la vie, lui donner cette vie aux allures presque normales qu’elle méritait tant. Peut-être des efforts en vain, mais tu te disais que c’était toujours mieux que rien.

Ton cœur se met à battre un peu plus vite en l’entendant. Il le fait déjà à chaque fois qu’elle utilise ce surnom « Papa », t’en revenais toujours pas qu’elle te considérait comme tel, et très sincèrement, c’était le meilleur des cadeaux qu’elle pouvait te faire. Mais il se mettait à battre plus vite pour une autre raison. Nettement plus triste. Parce que ses paroles l’étaient, parce que ses paroles étaient lourdes. Une espèce d’appel à l’aide, auquel t’allais répondre bien évidement. Il ne pouvait pas en être autrement.

« ▬ Tu n’as pas du tout à avoir peur, Joanne. Je resterai toujours près de toi. En tout cas, tant autant que tu le voudras. Si tu veux…Allez te reposer, on peut y aller, et je resterai près de toi, ça ne me pose aucun problème tu sais ? »

De toute manière tu ne comptait aller nulle part d’autre que là où elle était, quand même. Tu te sentirais beaucoup trop mal. Même si elle te rejetait. Ce qui était peu probable, mais tu respecterais et resterait à une certaine distance sans trop la perdre de vue et tâcher de lui proposer assez régulièrement si elle avait besoin de quelque chose à boire, ou quoique ce soit. Juste s’assurer qu’elle allait un minimum bien. Ce serait nettement mieux.

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