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Lullaby of woe ~ Souvenons-nous de ces jours pas si lointains [Pv Chûya 'lil bro]

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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Mar 18 Avr - 18:25
Wolves asleep... amidst the trees...
Bats all a swaying in the breeze...
...
But one soul lies anxious wide awake...
Fearing all manners of ghouls, hags and wraiths...


Le silence de la maison n'était brisé que par la voix de Kôyô qui chantait ces vers, sa kiseru au coin des lèvres. Son regard fixait son jardin où gisaient les restes de sa table. Son sabre était lui aussi resté hors du fourreau, sur le sol, chose qui ne lui ressemblait pas, tout comme les deux portes coulissantes brisées dont les débris faisaient désordre en comparaison avec l'intérieur de la maison consciencieusement rangée.
La jeune femme était calmement assise sur le couloir surélevé ouvert sur le jardin. Un plateau de sake à sa seule intention placée à côté d'elle.

Difficile d'imaginer qu'après un tel accès de rage elle ait pu prendre le temps de préparer ce plateau, préparer sa kiseru, pour ensuite aller la fumer tranquillement sans prendre la peine de ranger son arme. Mais dans son esprit, les circonstances permettaient une 'petite' entorse à ses habitudes.
Elle avait également enlevé son kimono pour ne garder que le plus fin, simplement en blanc sur lequel cascadaient ses cheveux détachés. En la voyant ainsi, le premier mot qui viendrait aux lèvres serait donc: négligée. Kôyô se laissait aller, non sans raison.

Elle détestait l'échec, ça n'était pas envisageable, et voilà qu'une gamine dont elle s'était occupée venait de tout ruiner? Maudit Akutagawa... Ajoutez que la dite gamine était connue pour justement avoir Kôyô comme mentor... bon sang elle en entendrait parler encore longtemps de cette histoire, et il n'y avait rien de pire pour la faire enrager.

For the witcher, brave and bold
Paid in coin of gold...
He'll chope and slice you
Cut and dice you
Eat you up whole...
Eat you whole...

Cette berceuse datait de quelques années déjà. Ne l'avait-elle pas entendue de son mentor? Mmh... non, il n'avait pas vraiment été du type à chanter. Mmh... impossible de se souvenir d'où ça venait. Le fait est que ces mots étrangers lui venaient comme ça, comme surgissant d'une autre époque.
La cadre bouillait pourtant de rage, même s'il n'en paraissait rien, et c'est pourquoi elle chantait... Ca lui permettait de tout "évacuer" en quelque sorte et préservait ainsi le reste de son mobilier des coups de sa lame.

A vrai dire, elle ne voulait pas qu'on la dérange, n'aspirant qu'au silence de sa maison pour ruminer ses pensées en paix. Buvant une nouvelle gorgée de saké, elle espérait que l'alcool et l'ivresse qui s'en suivrait la calmerait, lui ferait prendre un peu de distance par rapport aux nouvelles tout juste reçues. Malheureusement, non seulement elle tenait trop bien l'alcool pour ne pas être ivre juste après une petite bouteille de saké, mais en plus un/une indésirable avait décidé de venir la voir... elle pouvait entendre ses pas.

- Je ne veux voir personne.

Sa voix glaciale lança cette sommation avec une clarté limpide tranchant avec la douceur de la berceuse chantée juste avant. Kôyô ne se tourna même pas pour voir qui était là, elle s'en moquait bien. Il ne lui fallait qu'une chose, le calme.
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Dim 23 Avr - 14:14
Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
Un peu de consolation dans ce monde de brute
La défaite et l’échec ou le sentiment d’avoir une fois de plus été roulé dans la farine par son pseudo pire ennemi sur le papier. C’était cuisant et douloureux. Un sentiment qui vous prend par les tripes. Il touche votre honneur sans épargner la moindre miette. Il vous met au tapis. Il vous écrase. Il rit de votre faiblesse et de vos pleurs intérieurs. Il est là juste pour vous narguer, pour vous faire regretter. Pour vous faire gémir de rage. Il contrôle les éléments extérieurs pour qu’ils s’acharnent sur vous.

En cette funeste journée, c’est lui qui s’était invité sans le moindre papier dans les bureaux de la mafia. On pouvait lire sur le visage de chaque cadre cet énervement. On pouvait voir la rage. Chûya, il avait fulminé ne voulant qu’une chose faire avaler son chapeau à Dazai. Non mais le rouler dans la farine et en plus, ne rien dire quand il avait fait son déhanché de malade ! C’était rageant, vexant. Il fulminait mais du coin de l’oeil, il voyait qu’il n’était pas le seul. Les uns étaient énervés à cause de la défaite d’Akutagawa et les autres sans doute à cause de la lettre de ce connard de traitre. Mais surtout, il voyait une autre personne fulminait pour ce qu’il pensait être une tout autre raison.

Kôyô était pour Chûya plus qu’une simple amie, elle était une soeur. Elle avait été son mentor pour de nombreuses choses. Elle avait été un soutien quand il allait mal. Elle avait été celle qui l’avait amené dans ce monde sombre qu’était la mafia. Oui, elle bénéficiait de l’amour fraternel de Chûya. Elle était irremplaçable. Et là, elle semblait être mise à mal par la trahison de Kyôka. Rien d’étonnant quand on savait à quel point, elle appréciait ses protégés.

La réunion passa et tous partir dans leurs résidences respectives. Oui, Chûya aurait pu repartir chez lui afin de se soûler pour oublier. Mais non, il ne pouvait pas. Il n’y avait pas moyen qu’il abandonne sa soeur. Et puis, comme on disait, le meilleur des outils pour oublier n’était pas l’alcool mais les paroles réconfortantes des membres d’une fratrie. Enfin, il croyait. Compliqué à affirmer quand son frère était mort alors qu’il était jeune. Même s’il avait eu une soeur en échange. L’échange équivalent quoi.

C’est donc dans un état d’esprit loin d’être celui du bon camarade qu’il était qu’il alla à la maison de Koyo. Ni joyeux ni triste. Et même s’il espérait avoir du réconfort de la part de sa soeur, il voulait aussi lui permettre d’aller mieux. Lui rendre la pareille pour toutes les fois où elle l’avait fait. Il toqua un peu la porte doucement. Pas de réponse. Il entendait juste le bruit étouffé d’un chant au loin. Peut-être réussissait-il à entendre le ton de la voix de son aîné. Finalement, il ouvrit la porte doucement rendant ainsi le chant distinct. S’il était encore un enfant, il aurait rejoint ses genoux en fermant les yeux pour se faire bercer par la mélodie. Mais maintenant, il était un adulte dont le but était de la réconforter. Il commença à marcher dans la demeure alors que le bruit de ses pas sur le tatami et bientôt sur le bois se rajoutait aux autres bruits. Puis, il entendit la voix de sa soeur. Froide et tranchante comme le katana de l’ombrelle de Koyo. Il s’arrêta juste derrière elle, ignorant la demande de sa soeur.
« -C’est moi, grande soeur. »
Parfois, il était bon pour les cadets comme pour les ainés que l’un désobéisse à l’autre.
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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Dim 23 Avr - 17:52
Quand elle entendit que les pas se rapprochaient malgré son ordre, la cadre fut sur le point de se saisir de son arme et chasser l'indésirable manu-militari. La voix de "l'indésirable" la fit toutefois changer d'avis.

- Chûya...

Se tournant vers lui, Kôyô observa la mine du jeune homme et esquissa un sourire. Voilà pourquoi ses hommes n'avaient pas suivi les ordres de la cadre, car on ne refusait rien à Chûya. Bien qu'ils ne le montrent pas en public, le lien entre la jeune femme et son cadet n'était pas un secret et vu l'humeur de leur supérieure, les sbires avaient dû juger que le laisser passer était la meilleure chose à faire.

- Lequel de nous deux est le plus déçu, dis moi?

Au travers des rapports, Kôyô avait pris connaissance de la menace de Dazai et s'inquiétait maintenant de la réaction de l'ancien partenaire de ce dernier. Y avait-il des choses qu'elle ne pouvait pas deviner à son sujet? 14 ans déjà... Quatorze années qu'ils se connaissaient et durant lesquels un lien très fort les avait unis. La jeune femme n'était pas dupe. Elle qui niait être capable d'aimer à nouveau éprouvait malgré tout un fort amour fraternel envers lui, même si les démonstrations étaient rares.  Aujourd'hui était cependant un jour qui nécessitait qu'ils s'ouvrent l'un à l'autre. Kôyô soupçonnait en réalité Chûya de faire une fixation sur ce traître de Dazai. Une chose qu'on aurait pu considérer normale vu les circonstances, en tant que partenaire, n'avait-il pas été le plus trahi dans l'histoire? Mais... derrière cette apparente 'haine', cette opposition, elle craignait de voir chez son frère des réminiscences du respect qu'il éprouvait autrefois envers lui.
Son regard se baissa et elle déplaça son plateau de saké pour qu'il puisse s'installer à ses côtés.

- Viens là.

Il y avait des jours où elle aurait aimé qu'ils redeviennent des enfants, sans les responsabilités. Il y avait alors cette simplicité, cette limpidité dans leurs choix qu'ils ne retrouvaient plus aujourd'hui. "Tu ne te plais pas chez toi? Viens vivre avec moi alors!"... Cette proposition avait définitivement lié Chûya à la mafia à cause de Kôyô, mais elle ne le regrettait pas. Quand elle le regardait, elle en était fière. Fière du chemin qu'il avait parcouru, de la maîtrise qu'il avait acquise. Et quand bien même il avait ses défauts et une addiction contre laquelle elle se battait, c'était toujours la fierté qui revenait.

- Comment tu te sens?

Vu les débris qui s'étendaient devant eux, Kôyô semblait celle qui aurait besoin du plus d'attention, pourtant il était prioritaire. Ce n'est qu'une fois assurée qu'il allait bien qu'elle pourrait peut-être s'ouvrir à lui, et essayer de se calmer.
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Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
Ai-je l'air d'aller mal ?
Depuis qu’il était dans la mafia, Chûya n’avait jamais eu qu’une véritable confidente. Certes, les pauvres personnes qui venaient l’accompagner avaient le droit à être son bureau des pleures. Mais, ce n’était pas la même chose qu’avec la cadre. Elle avait déjà un rôle particulier dans le coeur de Chûya, celui de soeur. Ça avait commencé par sa famille et maintenant, ça risquait fort de continuer par sa précédente « défaite » dira-t-on. Et bien qu’il vînt aussi pour permettre à sa soeur d’aller mieux malgré la perte de la gamine qu’elle avait prise sous son aile, il venait aussi d’une certaine manière pour lui. Même homme, on avait parfois besoin de ce réconfort que procuraient les soeurs aussi mentales soit-elle. Et penser à comment on l’avait tournée en bourrique… C’était juste... Blessant ? Énervant ? Les deux ? Bonne question, les deux sans doute.

Il vint s'asseoir à côté de la jeune femme en tombant relativement lourdement en tailleur en réajustant en même temps son manteau afin qu'il vienne s'étendre autour de lui sans finir sous lui. Il croisa ensuite les bras en écoutant sa dispute…  « Le plus déçu » ? Avait-il réellement l'air déçu ?! Il n'allait pas être déçu par cet homme !! Par ce charognard de Dazai ! Par cette momie crétine !!! Comment pourrait-il ?! Qu'on lui dit ?? Comment pourrait-on l'être ? C'était peut-être ce qu'il voulait dire ou hurler. Mais, il savait que ce qu'il pensait avait déjà été exposé à la vue de tous durant la réunion. Il rageait intérieurement. Son sang chaud bouillonnait de rage tout en réchauffant ses points et ses pieds, près pour donner des coups. Il avait toujours eu en lui ce lion irréfutablement impétueux provoquant en lui des tempêtes.

Une autre question fut posée par la jeune femme. Comment allait-il ? Il jeta un rapide coup d'oeil à la pièce derrière eux. Il avait bien remarqué en rentrant, ces objets détruits. Il connaissait un minimum sa soeur. Si organisée à son inverse. Il n'y avait qu'à comparer son appartement à cette demeure. Mais ne parlons pas de ceci, concentrons-nous donc sur cette pièce dont il fit état de la situation. Détruite ? Bordélique ? L'impression qu'on avait envoyée une tempête digne de la pire des catastrophes ? Ou juste que l'on avait décidé de provoquer l'apocalypse pour laisser libre court à sa fureur ? Tous sans doute. Bien sûûûûûr qu'il allait bien !! Pourquoi on croyait qu'il allait mal ? Hein ??? Il tourna son regard bleu ensuite vers Kôyô. 

« - J’vais bien grande soeur ! Je vais quand même pas être triste à cause de ce type ! »

Le ton qui sortait de son gorge était clairement celui d'une personne énervée ou non celle du Chûya calme que l'on pouvait connaître hors champs de bataille ou en général avant que le sang ne finisse par prendre possession de ses sens. Il le sentait, ce ton. C'était pourquoi il essaya de se calmer un minimum. Certes, il était parfois voire souvent à plaindre mais là, il devait se concentrer sur Kôyô. 

« -C’est surtout toi. Tu es sûr que tu vas bien ? »

Il ne la souhaitait pas cette priorité alors que sa soeur de coeur semblait aller vers le point le plus profond de cet abîme qu'on nommait la déception. Lui, il avait été déçu par Dazai depuis longtemps, mais sa soeur…Il se doutait à quel point perdre sa nouvelle protégée, volée par l'Agence, avait dû être dur. Il avait déjà vécu semblable à l'époque, sans doute en moins fort ou équivalent ou bien en plus puissant. Mais qui savait, la douleur a toujours été une chose personnelle incomparable entre les individus depuis bien longtemps.
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Kôyô Ozaki
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Dim 30 Avr - 8:37
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Lullaby of Woe
En famille



« - J’vais bien grande soeur ! Je vais quand même pas être triste à cause de ce type ! »

Kôyô le regarda dans les yeux et sourit, tristement. En effet, elle ne pensait pas qu'il serait triste. En revanche, c'était bien de la déception qu'il semblait y avoir derrière toute cette colère. Sinon d'où viendrait-elle? La déception d'avoir perdu son partenaire, de constater que leur duo avait pris fin, la restriction vis à vis de son pouvoir qui, sans Dazai, pouvait lui coûter la vie s'il devait l'utiliser à pleine puissance... tout ça avait forcément déçu Chûya. Un ressentiment, une haine d'autant plus grande que maintenant, ce même ex-partenaire venait de le manipuler. Une preuve, pour Kôyô, que son frère faisait encore trop confiance à ce traître alors qu'il ne le méritait plus.
Cependant, aucune de ces pensées ne franchit ses lèvres. La cadre voyait bien qu'il était à deux doigts d'exploser et elle voulait avant tout le calmer.

« -C’est surtout toi. Tu es sûre que tu vas bien ? »

La jeune femme baissa son regard en soupirant. C'était bien pour ça qu'il était venu, elle s'en était douté. Avant de lui répondre, elle prit le temps de reprendre une gorgée de saké. Contrairement à ce cher Chûya, l'alcool ne lui faisait pas dire tout et n'importe quoi.
Enfin... il n'était pas dupe, il devait savoir pourquoi cette pièce était dans cet état, il avait assisté à la réunion lui aussi. Kôyô prolongea encore son silence de quelques secondes pour mettre les mots sur ses sentiments actuels.

- ... Je ne sais pas ce qui me blesse le plus... Avoir échoué à la faire rester, l'avoir laissée entre les mains d'Akutagawa, ou voir qu'elle a réussi à partir quand moi j'ai échoué.

Cela dit, techniquement parlant, la cadre avait réussi à s'enfuir autrefois, il y a 9 ans. Ils avaient été rapidement rattrapés au bout d'à peine quelques jours mais elle avait bien réussi à partir de Yokohama... quelques temps.

- Ou alors... la savoir espérer vivre dans la lumière en sachant que bientôt, toutes ses actions, tous ses crimes la rattraperont. Elle ne saura pas y faire face, Akutagawa n'a jamais su reconnaître, encore moins comprendre les sentiments, alors comment aurait-il pu la préparer à tout ça?

Kyôka allait être déçue elle aussi, elle se sentirait trahie. Et si ce tigre-garou était aussi tendre qu'on le disait, il ne saurait pas l'épauler comme il faut. Les belles paroles, quelques présents, c'est facile à faire. En revanche soutenir quelqu'un, le guider dans des situations inconnues et impossibles, c'était une autre paire de manche. Tout ça parce qu'elle était restée trop passive, tout ça parce qu'Akutagawa n'avait vu que la rentabilité. Ils étaient trois à blâmer dans l'histoire... quatre si on comptait Kyôka qui n'avait pas non plus eu la force de dire "non".

- Quand je pense qu'à son âge tu étais curieux, volontaire, combatif... quasi son opposé... A cette époque c'est moi qui étais partie.

Bien sûr, à 14 ans Chûya était encore sous son aile. Elle l'élevait et l'assistait au mieux pour qu'il maîtrise son pouvoir. Elle avait tout fait pour qu'il se sente bien et trouve avec elle ce qui lui avait manqué chez ses vrais parents. Pourtant, Kôyô avait alors 17 ans et avait eu la stupidité de s'amouracher de son partenaire. On sait ce qui est arrivé ensuite. Seulement aujourd'hui, il restait une chose qu'elle regrettait: c'était d'avoir laissé Chûya en arrière. Quand on sait ce qui arriva ensuite, au final le garçon avait eu de la chance, car s'il avait été attrapé avec le couple, il aurait probablement été sévèrement châtié. Heureusement, on ne punit que la jeune femme et personne ne se douta qu'en fait le rouquin avait été au courant dès le départ.
Mais avec ces événements récents, une question revenait sans cesse dans l'esprit de Kôyô.

- Chûya dis moi, as-tu déjà regretté, même un bref instant, d'être ici? Tu as déjà voulu... vivre autre chose, vivre en dehors de la mafia?



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Sam 6 Mai - 16:04
Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
Les regrets sont liés à la déception.
L’être humain est souvent soumis à diverses blessures. Souvent, elles sont physiques. Même si elle semble être les plus dangereuses, ce n’est et ne sera jamais le cas. En effet, il suffit de repos ou de se faire soigner. Parfois, elles deviennent mortelles mais là, que voulez-vous ? C’est la vie. Bien qu’il s’agisse de cas rares et quand même assez dures à avoir, si vous voulez mon humble avis. Alors, que la seconde sorte de blessure est plus dure et plus douloureuse. C’est celle du coeur. Elle vient généralement hanter la personne qui la porte durant toute sa vie. Elle le fait souffrir et pleurer. Elle grave en cette personne une marque qui ne part souvent jamais. Elle est forte. Elle est indélébile. Jamais, on ne peut la retirer étant donné que c’est au fer rouge que la vie vous marque quand on la porte. Blessure du temps, blessure immortelle.

Chûya en portait une qu’il porte toujours. Celle-ci fut causée par le dénommé Dazai. Mais là, ce n’était pas de lui dont il était question. Il était trop peu important là par rapport à la cadre que l’on nommait Kôyô Ozaki, sa soeur de coeur. En effet, il se doutait que celle-ci venait être victime d’une blessure de ce type. Encore une.

Le rouquin attendit la réponse. Il savait très bien qu’il était dur de donner un nom à ce qu’on sentait à ce moment-là. Il le savait que trop bien d’expérience personnelle. C’était le plus dur dans ce travail qui consistait à tout faire sortir. C’était trop long à faire sortir face aux autres. Sauf qu’après, il ne faut pas oublier que Chûya avait une place particulière. Peut-être que celle-ci aiderait la chose à ressortir plus facilement ? Peut-être. En tout cas, il fallut bien quelques secondes à la cadre pour dire ce qu’elle avait sur le coeur. Ce qui n’était pas si mal et qui n’embêtait pas le jeune homme qui se contenta d’attendre en silence, fixant le jardin. Bien que si on avait augmenté le temps de réflexion de quelques minutes, il aurait eu l’horrible envie de lui hurler de cracher le morceau. Sauf que... Pour des raisons de sécurité, il n’aurait pas dit un mot.

Il écouta attentivement les deux options qui avait causé cette blessure à sa soeur. Laquelle était bonne ? Pour lui, ça devait être la première où Akutagawa était responsable. Non, pas parce qu’il avait un ressentiment particulier envers cet homme. Mais par pur égoïsme sans doute, il ne voulait pas savoir que sa soeur’en voulait pour avoir échoué dans sa recherche de la liberté. Bien sûr, ça aurait été mieux si elle n’avait pas été blessée et perdue ce jeune homme dans sa tentative de sortir du nid mafieux et il aurait espéré que du bonheur pour elle… Mais, en même temps, il était long de vouloir la voir partir de ce lieu. La troisième option fut aussi entendue par le jeune homme. Ouais, là, c’était plus compliqué à trancher pour lui. Et puis, il n’était pas dans la tête de sa soeur comment pouvait-il savoir ? Même s’il irait plutôt vers une fusion des trois.

Puis… Ça partit sur lui... Il se souvenait de cette époque. Ses parents n’avaient jamais réussi à faire le deuil de son frère et il avait donc été délaissé. Oubliant ce fils encore en vie. C’est là qu’il avait rencontré Koyo, elle lui avait donné ce sens à sa vie qui se limitait à juste un square et à une balançoire.

« -J’étais pas spécialement curieux ! Tu m’as juste aidé ! C’pour ça ! »

La question qui vint le surprit. Il ne la comprenait pas. Comment ça s’il avait déjà voulu aller autre part que la mafia ? …C'est-à-dire que la question ne lui avait jamais été posée et qu’il n’y avait jamais pensé... Pour lui, la mafia s’était rapidement imposé comme une famille surtout grâce à la présence de la rousse ou celle de Dazai. Alors, on ne peut pas dire qu’il y avait pensé un seul instant. Mais la politesse et le fait qu’il s’agissait de Kôyô fit qu’il commença à y réfléchir. Bien que la réponse était claire dans son esprit et ça ne lui prit pas quelques minutes pour qu’il connaisse sa réponse.

« - Jamais ! J’ai jamais regretté d’être venu avec toi, grande soeur ! Et vivre un autre truc ? Attends, ça aurait été d'vivre avec des parents quasiment aveuglé par la mort d’l’autre. Alors, t’imagine bien qu’j’ai jamais regretté d’t’avoir suivi !  »

Oui, il n’avait jamais connu ne serait-ce qu’une once de regret. Il ne les avait jamais vus venir à lui. Et ce n’était pas maintenant qu’il allait les connaître. Sauf qu’une question vint.
« - Pourquoi tu me demandes ça ? C’est quand même pas à cause de la gamine ? »

Chûya ne souhaiterait jamais que sa soeur se sente hésitante à propos de la mafia. Certes, elle devrait être la première à l’être. Mais, le roux n’aurait pas voulu le savoir. Pour lui, la mafia était un lieu devenu agréable malgré le sang qu’il avait sur les mains. Et sa soeur y était pour beaucoup… Alors supposer qu’elle se sente triste et hésitante ne serait-ce qu’un instant, c’était loin de lui faire du bien. Son regard devait montrer cette peur que sa soeur ne se sente plus à sa place avec eux mais aussi cette lueur de surprise et de curiosité. En tout cas, on ne peut pas dire que son visage était loin de ne pas montrer ce à quoi il pensait et ce qui commençait à tourner dans son cerveau. Mais pour ça, il savait en même très bien que sa soeur ne partirait pas. Mais sa naïveté et sa crédulité obligent, il se posait quand même des questions malgré la présence juste devant lui de réponse évidente.
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Kôyô Ozaki
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Sam 6 Mai - 18:44
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- Jamais ! J’ai jamais regretté d’être venu avec toi, grande soeur ! Et vivre un autre truc ? Attends, ça aurait été d'vivre avec des parents quasiment aveuglé par la mort d’l’autre. Alors, t’imagine bien qu’j’ai jamais regretté d’t’avoir suivi !  

Il fallait l'avouer, Kôyô était rassurée de l'entendre, chose qu'elle manifesta par un léger sourire. Cependant, il ne savait pas qu'à plusieurs reprises la jeune femme avait eu peur de voir les parents de Chûya débarquer pour demander à ravoir la garde de leur enfant. Un deuil n'est pas éternel et peut-être qu'ils avaient tenté de "reconquérir" leur fils avant qu'elle lui demande de la suivre. Sauf que l'enfant, habitué depuis longtemps à la présence de cette demoiselle en kimono, ne voyait déjà plus que par elle. A cette époque, avaient-ils connu autre chose que le bonheur? Ou même sans aller jusqu'à ce sentiment, du moins ils n'avaient jamais été tristes ensemble, ou alors juste le temps que l'un des deux trouve une bêtise à dire ou faire pour faire sourire l'autre...
Pourtant, cette peur des parents la suivant encore, même aujourd'hui. C'était totalement stupide, elle le savait mais plus que le reste, il était hors de question qu'on lui enlève Chûya. Les missions à l'étranger, ou même des vacances, elle s'en moquait car il revenait, elle savait qu'il avait l'intention de revenir, mais la perspective qu'il puisse vouloir la laisser... Il était peu probable qu'elle s'en remette si ça devait arriver un jour.
Alors oui, elle était réellement rassurée, et soulagée, d'entendre ces mots de manière si franche.

- Pourquoi tu me demandes ça ? C’est quand même pas à cause de la gamine ?

Kôyô détourna le regard et entreprit de remettre du tabac dans sa kiseru pour occuper ses mains. Ses yeux étaient irrémédiablement fixés sur ses genoux, une attitude fuyante qui lui ressemblait très peu et à laquelle seul son frère adoptif pouvait assister.

- Bien sûr que c'est à cause d'elle... Je n'arrête pas de me demander ce que j'ai fait de mal... Quels ont été mes échecs... je déteste l'échec, c'est pas envisageable pour nous. Et pourtant il a suffit qu'elle rencontre un naïf qui a été gentil avec elle une seule fois pour se retourner contre nous...

Sa colère étant revenue, elle alluma sa kiseru d'un coup sec avant de la porter à ses lèvres et en tirer une bouffée.

- Est-ce que ça veut dire qu'on est prédéterminés à être fondamentalement "bons" ou "mauvais"? Ou j'ai été si terrible...

La cadre était redevenue tendue. Elle n'arrivait pas à comprendre, ou plutôt n'arrivait pas à voir, où étaient ses erreurs. Qu'on dise ce qu'on veut sur ses actions, sur sa vie, sur son rôle au sein de la mafia, il était hors de question qu'on ose la critiquer sur sa manière de s'occuper de ses protégés. Et qu'on ne compare pas non plus "oui elle s'en occupe bien, ils ont une belle vie pour des membres de la mafia". Non, Kôyô s'était sincèrement investie dans leur bien-être et éducation. Chûya n'avait manqué de rien, que ça soit au niveau de ses besoins immédiats ou de son éducation, quitte à lui donner des cours elle-même. Il avait eu une vie normale, elle le savait. Tout ce qui concernait la mafia, il n'y avait pas accès au début et par la suite, les entraînements et autre, on aurait pu tout comparer à une activité extra-scolaire, particulière certes, mais qui ne régissait pas encore sa vie quotidienne. En fait, cette belle époque avait pris fin à cause d'elle et de sa fuite ridicule... Etait-elle condamnée à faire échouer ses efforts juste à cause d'une stupidité? Celle lui ayant coûté Kyôka étant, encore une fois, d'avoir laissé Akutagawa s'immiscer. Qu'importe qu'il l'ait amené ici, qu'importe qu'elle l'ait demandée spécifiquement, il n'était pas capable de s'occuper de quelqu'un. Il n'était pas assez stable psychologiquement et émotionnellement pour ça...
Cela dit en toute franchise, la jeune femme se savait beaucoup plus responsable que la plupart des personnes -ou même tout le monde- qu'elle fréquentait . Plus qu'un certain chef qui cédait à tous les caprices de sa "protégée", même si le type de relation entre eux n'était pas à comparer avec celle de Kôyô et Chûya.

La jeune femme soupira à nouveau. Dans ses souvenirs, bien qu'il y avait la rigueur des entraînements et la responsabilité des actes, parfois horribles, qu'on lui imposait, tout lui semblait plus simple. Elle regretterait presque ces jours où Chûya n'était qu'un petit garçon venant s'agripper à son kimono lorsque le mentor de Kôyô revenait à la maison.
C'est sans aucun doute à cause de cette nostalgie qu'elle se permit de se pencher pour poser sa tête sur l'épaule de son petit frère.


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Mer 24 Mai - 14:26
Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
Quand la nostalgie s'emmêle.
La fuite est une attitude aussi humaine. Elle arrive quand on se sent menacé par une chose ou quelqu’un. Souvent, c’est juste pour éviter d’avoir à répondre à une chose gênante ou une question à laquelle on ne veut pas répondre. Il peut avoir de nombreuses raisons qui peuvent justifier la fuite ou ce qui peut la provoquer. Une stratégie est un moyen de survivre. Pourtant, il existe des personnes qui préféraient mourir que de fuir. Dans ce genre de personne, on retrouve la plus grande majorité voire la totalité de la mafia. Fuir n’est pas une option sauf si vous êtes adepte des coups portés dans le dos. Et une qui n’était pas près de fuir et qui n’était pas de ce genre, c’était bien Koyo. Du moins, toujours pour Chû, elle avait été cette force incarnée et ce courage. Peut-être est-ce parce qu’elle fut celle qui l’éleva dans ce monde noir et brutal. Mais en tout cas, elle le fut et a toujours d’une certaine manière cette iconographie dans l’esprit du jeune cadre.

Il écouta attentivement la réponse à sa question. C’était la faute de son ex nouvelle protégées ou non ? Ses oreilles étaient grandes ouvertes alors que son visage restait à la fois dur mais se voulait rassurant. L’échec ? D’où elle avait échoué ? C’était ce fichu Akutagawa dont les bavures ne cessaient de remonter aux oreilles des cadres qui était coupable..Un naïf ? Alors n’était-ce pas la faute de la gamine d’avoir cru une seconde qu’il était possible d’aller vers la lumière alors que l’on pouvait avoir une vraie famille dans les membres de la mafia ?! Plus loyal que celle qu’on pouvait avoir dans ce lieu qu’est le monde de la lumière ?!

Et c’est là qu’il l'a revu reprendre du poil de la bête. Oui, c’était la soeur de coeur qu’il connaissait ! Une combattante et non pas une femme fuyante à cause d’une enfant de même pas 16 ans ! Oui, c’était elle ! Il écouta attentivement sa soeur. Bonne question, pour lui, c’est juste une question de choix et de sensibilité.

« -J’crois qu’y a pas de bons ou d 'mauvais. On est qui on est et on n'a pas la même perception. Pour les cons, on est juste de grands méchants qui font des mauvaise chose. Et ils ne vont pas plus loin. « 

Et ça l’énervait de se faire insulter par le type X ou Y de la police ou de l’agence sous prétexte de la mafia. Sérieusement, il fallait arrêter de voir le mal partout ! Même enfant il avait su qu’il y avait du bien chez cette jeune femme au kimono si volant. Il l’avait vu venir lui parler avec gentillesse. Elle l’avait mieux traité que des gens qui devaient être « gentils » selon la logique que suivait le monde. Mais non, l’éducation n’était pas venu de la lumière mais de l’ombre. Preuve de l’humanité de ceux qu’on disait sans empathie ou qui n’était pas humaine. Il avait vécu plus de chose avec la rousse qu’avec sa famille biologique… À tel point qu’il pouvait maintenant se demander si elle n’avait jamais été un semblant de famille pour l’enfant qu’il avait été.

Il sentit une sorte de poids tombé sur son épaule. Le rouquin jeta un coup d’oeil à ce qui venait de le toucher se trouvant nez à nez avec la tête de sa soeur. Il grommela discrètement et dans un mouvement rapide, il mit sa main sur ses cheveux et le crâne de la Japonaise. Les marques d’affection ne faisaient pas partie des qualités du jeune adulte bien qu’il ait cette particularité d’être tout de même un très bon camarade. Mais bref, il prit sa respiration pour prendre son courage à deux mains, ne croyant pas qu’il allait faire comme un petit vieux et se mettre à radoter sur le passé mais, il devait pour illustrer sa réponse et rassurer potentiellement sa soeur.

« -Tu sais, grande soeur. Pour moi, t’as jamais été mauvaise ou terrible. Franchement, j’te trouvais même mieux qu’mes parents. Et puis, t’es celle qui m’a filé un destin meilleur que celui que j’aurais pu avoir. T’es celle qui m’a élevé sans même l’vieux qui vivait avec toi ! Tu appelles ça terrible toi ? »

Car si c’était le cas, il ne devait pas avoir la même définition du mot : « terrible ». Sauf pour une chose, une seule. Il sourit et d’une voix amical limite en hurlant.

« -Mais ouais ! T’étais terrible ! Terriblement cool et gentille grande soeur ! »

Il fit un grand sourire à la cadre rousse. Sa soeur, et croyez-le, que ce soit pendant sa fuite ou autres, il n’aurait jamais souhaité pour rien au monde qu’elle soit remplacée !
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Kôyô Ozaki
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Jeu 25 Mai - 11:19
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Kôyô n'avait jamais demandé à être consolée, ni n'avait attendu qu'on la console à un quelconque moment, même après sa fuite. Sa tentative avait été une erreur, ils avaient tué son amant, l'avait torturée et s'il y avait bien eu une période d'apitoiement, la jeune fille avait vite repris son rôle pour être au-dessus. Sa grâce était exceptionnelle, elle en était consciente mais quitte à rester parmi la Mafia, hors de question de n'être qu'un simple membre qui exécute les ordres sans poser de questions. Elle valait bien mieux et c'est ce qu'elle avait cherché à inculquer à Chûya. Son pouvoir lui donnait un avantage par rapport à d'autres, impossible dans ce cas qu'il ne soit qu'un pion. En d'autres termes, et pour revenir à l'origine de cette entrevue 'familiale', impossible à ses yeux que ses protégés soient des copies d'Akutagawa. Kôyô voulait leur autonomie, leur propre libre-arbitre, et pas attendre les ordres, les exécuter, mordre quand on le demandait et surtout, se languir constamment pour l'approbation de son mentor. Elle aurait tellement voulu enseigner tout ceci à Kyôka également...

Elle sourit aux paroles du jeune homme. Oui, beaucoup avaient tendance à tous les mettre dans le même panier, occultant ainsi leurs propres défauts. Si la Mafia était la seule cause de tous les maux de cette ville, ou même d'ailleurs, alors la police serait constamment en guerre contre eux. Pourtant, ce n'était pas le cas et dans plusieurs quartiers c'était même la Mafia qui garantissait le calme et l'ordre du voisinage. Ils ont certes leurs propres motifs, mais ils n'étaient jamais contre aider la population si une menace se présentait. Du moins, c'est ce que Kôyô souhaitait et c'est pour cette raison qu'elle s'était hissée jusqu'à ce rang dans la hiérarchie.

La jeune femme ferma d'ailleurs les yeux quand elle sentit les doigts de Chûya dans ses cheveux. C'est vrai que c'était agréable comme geste, elle l'avait presque oublié.

-Tu sais, grande soeur. Pour moi, t’as jamais été mauvaise ou terrible. Franchement, j’te trouvais même mieux qu’mes parents. Et puis, t’es celle qui m’a filé un destin meilleur que celui que j’aurais pu avoir. T’es celle qui m’a élevé sans même l’vieux qui vivait avec toi ! Tu appelles ça terrible toi ?

Kôyô pouffa. "Le vieux", son ancien mentor de 38 ans. Qu'il n'oublie pas toutefois que cette résidence lui appartenait, et pas à la cadre. Cela dit, elle était mal placée pour lui reprocher d'utiliser cette expression puisqu'elle-même titillait Murasaki à propos de son âge.
Elle comprenait toutefois où il voulait en venir et retrouva un semblant de calme d'entendre tout ça à voix haute.  

-Mais ouais ! T’étais terrible ! Terriblement cool et gentille grande soeur !

La cadre se redressa et le poussa gentiment pour le faire basculer.

- Gentille moi? Fais gaffe à ce que tu dis mon garçon, je tiens à garder ma réputation intacte.

Elle lui prit ensuite son chapeau.

- Et puis "cool"... vu ta définition de "cool" d'après ton style... je doute que ça soit un compliment. Toujours le même chapeau, un ras de cou auquel on croirait qu'il manque la laisse, sans compter les lanières par dessus ta chemise...

Kôyô prit tout à coup un air choqué.

- Ne me dis que... que Dazai t'asservissait comme un esclave à sa merci et que tu en redemandes?

Bien sûr, elle n'était pas du tout choquée et n'en croyait pas un mot mais il fallait bien rigoler de temps à autres.


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Jeu 25 Mai - 22:53
Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
.......D'où il est soumis ?
Les liens qui unissent les gens sont invisibles et pourtant si voyants. Ce n’est pas comme s’il y avait une corde entre tout le mondes avec une couleur différente pour définir ce lien qui unit les individus. Non, ça serait tellement étrange s’il s’agissait de ça. Et puis, à part si on pouvait les traverser imaginer donc la difficulté que ce serait de circuler. Par contre, on le voit dans la mimique des gens et dans leurs mouvements ou juste la façon de parler. Ils étaient plus ou moins forts allants de la simple connaissance à celui avec qui on partageait notre vie.

Le lien qui liait Chûya à Koyo n’était pas un lien qui pourrait être coupé comme s’il était fait de beurre. Non, ce lien... Il était plus fort que ce que l’on croyait. Il y avait entre les deux une véritable confiance, ils étaient complices. Mais dans un sens bien précis, ils étaient quasiment frères et soeurs. C’était ce genre de lien fraternel qui passait outre les liens de sang sans même avoir une pensée pour les véritables bénéficiaires de ce lien. Et ce moment qu’il partageait. Cette tête contre son épaule et cette main dans les cheveux roux de la jeune femme, ils étaient bien significatifs de cette puissance qui les liés l’un à l’autre sans tomber dans l’amour véritable. À part si on estimait que le lien qui unissait une famille était une des facettes de l’amour véritable.

Il était heureux quand il l’entendit pouffer. Ouais ! Ce type était vieux ! Et que cette maison soit à lui ? On s’en moque ! Il avait droit de dire ce qu’il voulait non mais ! Et puis, il était son supérieur hiérarchique à ce vieux croulant ! Quoi de mieux !

Il sentit sa soeur se redresser. Oh ? C’était un bon signe ça ! Elle devait reprendre du poil de la bête ! Bien ! Bien ! Il en était heureux. Mais ce n’était sans compter son torse qui fit un déplacement de quelques centimètres.

Hein ? Bien sûr qu’elle était gentille ! Bien sûr ! Non mais ! Elle l’était ! Ok, ça risquait fortement de détruire sa réputation de grand monstre terrifiant et qui ne faisait que manger les pauvres nouvelles recrues et qui de la cruelle mentor qui avait formé le petit homme roux.

« -C’est pas la détruire qu’dire ça grande soeur ! »

À peine avait-il dit ça d'une voix amusée qu’il sentit son couvre-chef quitter sa tête…Y a-t-il un problème avec son style ? Il y a un quelconque problème avec son style .! Mais c’est qu’il en était fier de son style. Pour lui, c’était largement le meilleur. Vous pouviez oublier les mannequins et les chemises channel. Aucun n’arrivait à sa cheville. Oui, son style était parfait… « Dazai » ? « Esclave » ?

Chûya avait bien un gros défaut. Il était naïf et se faisait facilement prendre au piège. Et encore, peut-être aurait-il pu ne pas tomber dans le panneau si sa soeur n’avait pas ce regard choqué qui en disait long sur ce qu’elle pensait. Elle était choquée… Le roux se releva d’un coup clairement énervé. Avait-il l’air d’être un quelconque esclave ? Surtout celui d’un con comme l’homme dont on parlait ? Il avait ce regard digne d’un ciel d’azur qui s’enflammer progressivement.

« -D’où j’suis l’esclave de ce con ?! De ce salopard ?! De cette enflure ?! D’où j’en redemande ?! »

Et pour bien conclure sa crise de nerfs, il donna un coup violent à la barre en bois qui trainait là. Oh… Sa frustration était ressorti. Oui, il avait encore cette rage d’avoir été berné par l’ancien cadre et son ex-partenaire. Cette rage qui prenait un malin plaisir à ressortir et qui finalement n’avait attendu qu’une occasion en or comme celle-ci pour abuser de l’impulsivité du roux au risque de détruire cette pauvre colonne de bois.
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Kôyô Ozaki
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Ven 26 Mai - 11:01
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Que Chûya dise ce qu'il veut, sa réputation, elle y tenait, même s'ils étaient seuls dans la résidence et qu'on ne pouvait pas les entendre. Bien sûr, tout le monde savait qu'elle avait été le mentor du jeune homme et qu'ils étaient très liés mais elle ne voulait pas paraître faible, elle détestait ça. La différence entre Kyôka et Chûya était flagrante et plus elle les comparait, moins Kôyô comprenait pourquoi tout s'était bien passé avec l'un et pas avec l'autre.

- D’où j’suis l’esclave de ce con ?! De ce salopard ?! De cette enflure ?! D’où j’en redemande ?!

« Oups », peut-être que Kôyô avait été un peu trop loin. Toutefois, la cadre voulait vraiment savoir ce qui restait du lien entre lui et son ex-partenaire. Elle était bien placée pour savoir ce que pouvait donner un lien trop intense entre deux partenaires et les deux jeunes hommes s'étaient bien entendus, du moins au début.
Elle se leva pour se mettre à sa hauteur -enfin, un peu plus haute vu la taille du « petit »- et lui remit son chapeau.

- Sois gentil et ne détruis pas la maison s'il te plait. Sinon je te mets de corvée bricolage…

Que ça soit sa maison ou non, elle tenait à la garder intacte. Une position un peu contradictoire vu la manière dont elle avait passé ses nerfs juste avant mais peu lui importait.
La jeune femme ramassa le plateau avec le sake et le ramena à la cuisine avant de mettre de l'eau à chauffer pour retourner ensuite vers le rouquin.

- Ta capacité à tout croire est encore plus impressionnante que Corruption… Cela dit j'étais sérieuse à propos de ton ras de cou…

Il était rare que le jeune homme se prenne des réflexions de sa part, étant donné qu'elle l'avait toujours laissé décider de ce qu'il voulait faire. Mais il fallait avouer que cette lanière de cuir en guise de collier la dérangeait… Ou alors son esprit était trop mal tourné… peut-être les deux. Bref, sur quelqu'un d'autre elle n'aurait rien dit, sur lui, ça ne lui allait pas. D'un autre côté, elle savait bien qu'il ne changerait pas pour autant.

- Je me fais du thé, sers-toi si tu veux quelque chose mais maintenant que j'ai parlé, à ton tour.

L'évidence était là, ils venaient de l'avoir, la mention de Dazai était provoquait de violentes réactions chez Chûya et peut-être qu'un bon défoulement ne serait pas de trop pour 'exorciser' la présence de la momie vivante dans l'esprit du jeune cadre.


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Dim 28 Mai - 0:37
Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
A vérité, une rage sort.
L’humain n’a jamais su réellement contenir sa colère. On peut dire que certains réussissent tout de même notamment ceux avec le sang froid. Cependant, il devait bien avoir un contraire à ceux qui pouvaient contrôler ce genre de chose. C’était les impulsifs, ceux qui avaient le sang chaud. Chûya faisait partie de ceux-là. Frappant tout ce qui l’énerve quand ça le foutait vraiment en rogne et se défoulant sur les premiers murs qui passaient sous sa main. De plus, il arrivait que souvent il ne retînt pas ses coups. Même si celui qu’il avait infligé à cette pauvre colonne était relativement fort. Mais qu’importe, il y avait cette rage qui voulait hurler en lui et elle l’avait fait.

Il se tourna d’un coup vers la cadre avant de sentir sur sa tête le contact familier de son chapeau. On avait beau dire que celui-ci était ringard et tout sauf classe, il faisait partie de Chûya. Il n’en avait qu’un et ne comptait pas en changer de sitôt. Il le représentait quasiment et ce n’était pas pour déplaire au jeune homme. Il vérifia rapidement qu’il était bien revenu sur sa tête avant d’écouter la rousse.

…….Ah en effet, on pouvait dire qu’il avait eu raison de ne pas détruire ce poteau. Car, ce n’était pas comme s’il souhaitait de tout son coeur passer ses week-ends et ses soirées dans cette baraque pour la réparer. Vous comprendrez j’espère qu’il y a tant de chose plus intéressante que cela. 

« -Attends ! J’allais pas la casser j’te signale ! J’ai retenu mon coup merde ! »

Une des choses qui était surprenante chez le jeune homme était cette capacité à répliquer et à répondre peu importe qu’il soit face à un ainé ou pas. C’était en quelque sorte un vestige de son adolescence.

Il regarda d’un oeil sa soeur ramasser le plateau avant de la suivre, les mains dans les poches…Elle allait faire du thé . Ce n'est pas comme s’il n’aimait pas ça mais on le comprendra qu’il préfère largement le vin… Bien que s’il doit en boire, il en boira. Mais bref, il se posa contre un des murs et y mit son pied comme point d’appui pour éviter de glisser ou de s’avachir plus qu’il ne l’était déjà…en plus, ça le rapetissait. Rien de bon.

En effet, il était sacrément naïf et c’est cette naïveté qui le rendait plus manipulable par Dazai et les autres. Sans compter que dans le cas de son ancien partenaire, il lui faisait encore un minimum confiance ce qui n’était pas un plus en soi… Mais de là à ce que ce soit aussi fort que corruption, c’était placer la barre haut selon lui. Il n’était pas aussi idiot et manipulable ! Non mais !…Que quoi ? Il avait bien entendu… D’où son ras du cou ressemblait à un collier de chien .! Autant le dire, ça ne lui plaisait pas vraiment qu’on dise ça à propos d’une des accessoires clés du style dont il était si fier ! Alors pas du tout !

« -D’où j’ai l’air d’un soumis ?! C’t’un style ?! Ca veut pas dire que j’suis un chien. »

Chûya avait et a toujours eu cette fierté impulsive et cette confiance abusive en sa personne. Son style faisait partie de tout ce lot. Ce n’était pas vraiment une bonne chose qu’il possède ce genre de défaut mais ils étaient tout de même importants en lui. Raison pour laquelle, il n’allait pas se laisser faire quand ça concernait son style et son allure. Sans compter qu’il n’allait pas les changer alors, il devait se défendre pour montrer qu’il n’était pas un soumis.

Sa dernière réplique lui arracha une légère et discrète grimace…Il devait donc lui aussi passer devant le juge roux pour se confesser. Bien sûr, il ne cachait et n’allait pas dire un mensonge à la jeune femme qui était accessoirement sa mentor et sa grande soeur de coeur…Mais, tout de même..Ok, il avait cherché indirectement du réconfort en venant ici mais ce n’était une raison..Bien que maintenant, il n’allait pas pouvoir y échapper. Il croisa les bras baissant légèrement la tête.

« -C’est c’connard suicidaire. Il m’a utilisé pour s’échapper et avoir des putains d’informations confidentiels. »

Il commença à serrer les bras…Oh, comment dire que repenser à tout cela le mettait sur les nerfs..Clairement, il commençait à s’énerver.

« -…J’avais la possibilité d’le buter c’t’enfoiré s’il avait pas déjà prévu son coup !!!!!! »

Cette capacité à prévoir en avance certaine chose et son esprit de stratège qu’on ne pouvait pas ignorer… Elle l’énervait. Encore autrefois, il le trouvait cool et admirable mais maintenant, elle n’était rien d’autre qu’une chose qui le mettait sur les nerfs vus l’utilisation qu’il en faisait. En conclusion, oui, c’était le sujet sensible et titileux du jeune homme.
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Kôyô Ozaki
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Ven 2 Juin - 4:41
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Kôyô se crispa au "merde". Pas qu'un tel mot la choquait, il en fallait quand même plus, mais elle appréciait quand Chûya se retenait d'utiliser un tel langage en sa présence. Un point qu'elle avait essayé de combattre pendant toute son adolescence, en vain... Il faut dire que son autorité avait été un peu mise à mal pendant cette période avec sa tentative de fuite. Enfin bref... Nul besoin de s'attarder sur ce seul mot.
En fait, on associait très souvent Chûya à Kôyô. Par leur passé évidemment et par leur position dans la hiérarchie de la Mafia qui les faisait collaborer. Cependant, il fallait se rendre à l'évidence, leurs comportements étaient très différents, même totalement opposés. L'impulsivité du jeune homme face au calme et à la retenue de sa mentor. Peut-être était-ce là que résidait la réussite de leur duo. Là où il se laissait guider par sa colère, elle savait prendre du recul et le laissait se calmer. Bon, la jeune femme avait aussi ses moments de colère mais ses réactions étaient radicalement différentes face à celles de son collègue.

Elle entendit ses complaintes mais n'y répondit pas. Comme prévu, il réfuta toute critique sur son 'style'. La cadre ne doutait pas que ça devait faire son petit effet sur les jeunes demoiselles "d'en dehors" mais ce n'était même pas ce que recherchait Chûya... enfin, pas à sa connaissance. Elle n'espérait pas en tout cas. Bien qu'une aventure de temps à autre pouvait détendre.

L'eau chauffa très rapidement et Kôyô prépara son thé. Elle était délicatement en train de le verser quand le rouquin lui répondit à propos de Dazai.
Comme dit plus haut, la demoiselle savait faire preuve de retenue et de calme. Elle ne put toutefois s'empêcher de renverser du thé à côté de sa tasse au virulent "J'avais la possibilité d'le buter c't'enfoiré".

- Chûya ton langage!

Impulsivité ou non, déception ou non, rage ou non, elle était persuadée qu'on pouvait l'être sans devenir vulgaire. Peut-être un effort de trop pour son frère adoptif mais il fallait qu'elle le signale là. Elle soupira. Comme elle s'y attendait, il était obsédé par son ancien partenaire et avait beaucoup à faire sortir.

- Je comprends ta frustration et ta colère. Maintenant qu'il a changé de camp, c'est un ennemi redoutable et il est peu probable que Mori continue encore longtemps à essayer de le ramener.

Kôyô en était convaincue, leur chef allait vouloir le faire revenir, retrouver son bras droit qui avait été un grand atout pour eux tout en reconstituant son duo redoutable avec Chûya. Seulement, comme il était peu probable que Dazai accepte, Mori n'allait pas prendre le risque de le garder trop longtemps contre lui.
Tout en parlant, la cadre s'était tournée vers sa cave juste à côté de son frigo, et en avait sorti une bouteille de vin. Elle versa le liquide rouge dans un verre et le tendit au jeune homme. Il fallait qu'il se lâche, et l'alcool allait aider. Pour une fois, c'était pour son bien. Surtout que la question qui allait suivre ne risquait pas de lui plaire...
Elle but une gorgée de son thé et la posa.

- Dazai et toi vous entendiez très bien, que ça soit à l'époque où vous veniez me réclamer à manger ici après un entraînement ou juste avant sa disparition... Ce que je me demande, c'est si tu serais vraiment capable de l'abattre... psychologiquement.

Physiquement, elle ne doutait pas qu'il avait la force nécessaire, mais oserait-il tuer son ancien partenaire? Ca serait comme demander à Kôyô d'abattre Chûya. Même s'il les trahissait, la jeune femme ne pourrait pas être aussi radicale qu'avec d'autres... N'avait-elle pas demandé grâce pour Kyôka? Alors imaginez pour son frère adoptif...
La proximité entre l'ancien duo devait être similaire bien que différente. Et quand elle y pensait... Dazai, Kyôka... ils avaient réussi à partir quand elle avait échoué... Intérieurement et bien qu'elle refuse de l'admettre, Kôyô se sentait incompétente et bouillait d'avoir été d'une telle faiblesse.


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Mar 6 Juin - 10:10
Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
Non...Il ne peut pas..
Le langage ne fait pas parti des choses qu’on a dès la naissance. Il évolue au fur et à mesure de notre vie. C’est une chose si synonyme de nous-même et de notre personnalité. C’était carrément un repère pour savoir comment était notre interlocuteur intérieurement. Alors qu’on avait certaines personnes qui avait un langage doux et avenant, on en avait qui en avait un vulgaire et violent. Chûya, c’était le genre à en avoir un vulgaire et violent quand on le mettait sur les nerfs. Et on avait beau se battre pour qu’il en ait un qui soit correcte, rien n’y faisait.

Pourtant, il savait très bien que son langage vulgaire ne plaisait pas du tout à la rouquine qui préférait sans doute lui couper la langue qu’avoir à supporter une minute de plus son langage plein de fleurs et d’autres plantes bien jolies. Alors qu’elle lui fasse une remarque sur son langage, ce n’était pas différent de d’habitude. Même s’il savait tous les deux qu’il ne le changerait pas de sitôt. Clairement, il n’allait pas arrêter surtout que cette vulgarité lui permettait d’extérioriser la flamme ardente qui brûlait en lui. Cette flamme qui ne voulait pas s’arrêter et qui ne souhaitait que le dévorer dans sa propre colère. Finalement, n’était-ce pas une forme de corruption ?

« -Ouais ! Ouais ! C’est ça ! »

Elle avait ouvert les valves et maintenant, c’était l’eau chauffé par ce feu de colère qui sortait de son corps. Sa frustration ? Elle n’imaginait pas à quel point il l’était. Il pourrait en trembler s’il n’était pas du genre à éviter d’avoir cette tremblote hargneuse. Et cette colère, oui, elle ressortait. Mais d’où pouvait-elle comprendre la raison ? C’était juste ce sentiment de trahison qui n’était pas partie depuis tout ce temps qui le faisait vivre voire avancé dans ce chemin de haine et de hargne contre cet homme, Dazai. Oui ! Il avait changé de camp pour rejoindre des connards…Cette putain d’agence qui ne méritait que les ruines de la destruction. S’il n’y mettait pas sa vie en jeu et qu’il n’avait pas un rôle important, il aurait bien détruit ce lieu avec Corruption depuis bien longtemps. C’est vrai…Mori essayait de le ramener mais…mais…Ca ne marchait jamais.

« -Bordel !!! Si ce connard de suicidaire s’était pas dit qu’il avait besoin de truc nyannyan et qu’il avait pas écouté les paroles de ce con d’Oda !! »

Oda…Il avait toujours été jaloux de lui…Il avait ce lien avec Dazai qui…Ce lien si fort..Plus fort que celui qu’il avait pu avoir avec cet homme. Il avait toujours été si jaloux de voir Dazai si heureux avec lui. Alors que la mort de ce con faible l’est séparé de son partenaire, ça avait été une goutte d’eau en trop dans le vase.

Il la regarda sortir cette bouteille de vin… Berkeley, 2000. Une bonne année pour un vin américain de bons crus. Il la fixa le servir avant de tendre le verre. Il le prit avec un minimum de délicatesse ne tenant pas à abîmer l’arôme de ce vin en commençant à le faire tourner dans son verre, commençant à se calmer avec les remous et les tours de l’eau. Puis, il ne le but pas avec délicatesse comme il avait l’habitude avec son premier verre mais plutôt d’un coup. Il avait besoin de sentir un torrent dans sa gorge et pas juste une fine rivière hésitante. Non, il sentait qu’il devait se relaxer ou la suite de cet entretien n’allait pas du tout être des plus plaisants. Il posa le verre.

Sauf que ce ne fut pas le vin qui allait lui permettre d’avaler plus facilement ce qu’on lui demandait de choisir. En effet, il s’entendait suffisamment bien avec Dazai pour lui faire confiance aveuglément sans se poser la moindre question juste en agissant d’une manière peut-être idiote ou peut-être pas mais, il est clair qu’il s’entendait relativement bien malgré les taquineries de l’autre. Après tout, on ne devenait pas le duo le plus fort et le plus redouté de la ville en une nuit si on avait pas un minimum de confiance l’un pour l’autre.

« Abattre » ? Le tuer… Le jeune se tut quelques instants. Pourrait-il le tuer ? Si c’était les ordres, il était clair qu’il le ferait. Mais s’il s’exécuterait, il est clair que ce n’est pas son moral ou même son éthique qui serait en accord avec son acte. Il aurait sans aucun doute du mal à le supporter. Non… Il ne pourrait pas et prétendrait que Dazai pourrait être utile mais au lieu de sortir ça, il se contenta de rire. Ce n’était pas son rire fier habituel, mais plus un rire qui se voulait être fier mais qui n’était dans les faits que nerveux.

-Ahahahaha ! Bien sûr que je pourrais le tuer !! Bien sûr ! Je ne l’aime pas ! Ce n’est qu’un traître !!!

Le pire dans la vie, c’est quand on se ment à soi-même. Or, Chûya était un menteur bien fort.
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Kôyô Ozaki
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Ven 9 Juin - 4:39
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Kôyô avait toujours laissé Chûya avoir ses propres secrets, chacun avait droit à son intimité après tout. Cependant, il restait malgré tout assez facile à comprendre pour elle. L'inverse était aussi probablement vrai, mais pour le moment, ce n'est pas ce qui l'intéressait.

La jeune femme laissa tomber l'histoire du langage. C'était une cause perdue de toute manière. En revanche, ce qui vint ensuite à propos de Dazai et d'Oda la dérangea déjà plus. Les raisons de la désertion de Dazai étaient ce qu'elles étaient, le résultat était le même pour la cadre. Là où le bât blesse, c'est que Chûya se sentait si affecté par ça, par cette recherche de "trucs nyannyan". On sait tous que Kôyô avait eu la même envie autrefois, et pourtant la réaction du jeune homme avait été radicalement différente. Certes, à l'époque elle et son amant avaient promis de venir chercher le garçon mais il avait déjà son caractère aussi, et pourtant il n'avait jamais rien dit de la sorte. Peut-être qu'il n'avait pas osé insinuer que ce qui lui était arrivé était mérité, peut-être qu'il n'avait pas voulu remuer le couteau dans la plaie... Quoiqu'il en soit, qu'il fasse une réflexion de ce genre-là quand il n'avait rien dit de particulier pour sa propre fuite, son ego en prenait un coup, comme si Chûya était plus affecté par ce qui arrivait à son partenaire déserteur qu'à elle.
Elle espérait avoir tort, honnêtement.

Elle cacha son embarras derrière une autre gorgée de thé et garda ses pensées dans un coin de son esprit, au cas où.
Il se mit à rire ensuite, un rire jaune qui ne lui plaisait guère. Sa main se crispa sur la tasse de thé. Elle sentait que ce qui suivrait ne lui plairait pas.

- Ahahahaha ! Bien sûr que je pourrais le tuer !! Bien sûr ! Je ne l’aime pas ! Ce n’est qu’un traître !!!

Comme elle s'en doutait, ça lui plut pas. Kôyô soupira. La mauvaise foi, comme une bonne partie des sentiments, était dangereuse. Connaissant Mori, il prendrait sûrement plaisir à envoyer l'ancien partenaire de Dazai tuer ce dernier, sauf que Chûya n'en était pas capable, elle le sentait. Seulement, tant qu'il était en train de se voiler la face, il ne pourrait pas avancer. Il devait accepter la vérité et admettre qu'il ne pourrait pas. Ensuite il se donnerait les moyens d'agir.
La cadre poussa la bouteille de vin vers le rouquin. Un mouvement bas mais qui lui permettrait d'aller jusqu'au fond des choses.

- Tu ne l'aimes pas... Etant donné que tu l'as laissé partir sans une égratignure avec des informations capitales, laisse moi en douter. Et le fait qu'il ait fait pression n'excuse pas tout... Tu lui fais encore confiance, admets le, et plusieurs membres de la Mafia continuent de le renseigner.

Kôyô avait eu cette information récemment par des moyens qu'elle taira. Le fait est que l'ex-cadre déserteur avait toujours des opportunités pour avoir des informations. Peut-être pas sur les activités de la Mafia, elle espérait que les informateurs n'étaient pas si stupides, mais il profitait à coup sûr des restes de son influence.

- Tu pensais que je ne voyais rien? Et que je ne vois toujours rien? Tu sais bien qu'à une époque il vivait pratiquement ici lui aussi, avec nous, et je vous voyais. Tu ne me feras pas croire que juste après une désertion tu serais prêt à l'abattre aussi facilement alors qu'il t'a sauvé la vie plus d'une fois.

Avec sa capacité, Dazai avait plusieurs pu annuler Corruption, ce qui était vital pour Chûya dès que ce pouvoir était activé. Ca, plus le reste de ce qu'ils ont vécu en mission, ou même au quotidien, rien de tout ça ne s'efface aussi facilement. Après tout Kôyô était encore nostalgique de tout ces moments tendres passés avec son copain d'autrefois, pourquoi pas le rouquin vis-à-vis de la momie ambulante?
Elle exagérait un peu, bien sûr. Il lui était impossible de savoir jusqu'où allait l'affection du rouquin envers son partenaire. Toutefois, avec sa crédulité, une petite phrase laissant sous entendre qu'elle savait ce qu'il se passait, et son frère adoptif pourrait bien finir par enfin laisser s'échapper la vérité. Ajoutez du vin par dessus, et vous avez de grandes chances d'obtenir une confession complète et affreusement, douloureusement... honnête.

- Tu parles d'Oda avec une telle rage, n'étais-tu pas jaloux de lui? Même un peu? Et le pire, c'est que tu es toujours aussi déçu et furieux après 4 ans. Ose me dire après ça que tu ne l'aimes pas.

En toute franchise, Kôyô voulait avoir tort, elle le désirait ardemment. Quitte à subir sa colère pour lui sortir toutes ces conneries, qu'importe mais il fallait qu'elle ait tort. Bien s'entendre avec son partenaire, c'était une excellente chose mais dès que ça dépassait ce stade... disons que pour en avoir fait l'expérience, elle savait très bien où ça menait.


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Lullaby of woe ~ Souvenons-nous de ces jours pas si lointains [Pv Chûya 'lil bro]
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