Forum RPG sur l'univers de BSD !
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 :: Yokohama :: La Mafia Portuaire :: Logements de la mafia Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Lullaby of woe ~ Souvenons-nous de ces jours pas si lointains [Pv Chûya 'lil bro]

Aller à la page : Précédent  1, 2
avatar
Messages : 252
Pages : 430
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Ven 26 Mai - 11:01
img_rp
Lullaby of woe
En famille

Que Chûya dise ce qu'il veut, sa réputation, elle y tenait, même s'ils étaient seuls dans la résidence et qu'on ne pouvait pas les entendre. Bien sûr, tout le monde savait qu'elle avait été le mentor du jeune homme et qu'ils étaient très liés mais elle ne voulait pas paraître faible, elle détestait ça. La différence entre Kyôka et Chûya était flagrante et plus elle les comparait, moins Kôyô comprenait pourquoi tout s'était bien passé avec l'un et pas avec l'autre.

- D’où j’suis l’esclave de ce con ?! De ce salopard ?! De cette enflure ?! D’où j’en redemande ?!

« Oups », peut-être que Kôyô avait été un peu trop loin. Toutefois, la cadre voulait vraiment savoir ce qui restait du lien entre lui et son ex-partenaire. Elle était bien placée pour savoir ce que pouvait donner un lien trop intense entre deux partenaires et les deux jeunes hommes s'étaient bien entendus, du moins au début.
Elle se leva pour se mettre à sa hauteur -enfin, un peu plus haute vu la taille du « petit »- et lui remit son chapeau.

- Sois gentil et ne détruis pas la maison s'il te plait. Sinon je te mets de corvée bricolage…

Que ça soit sa maison ou non, elle tenait à la garder intacte. Une position un peu contradictoire vu la manière dont elle avait passé ses nerfs juste avant mais peu lui importait.
La jeune femme ramassa le plateau avec le sake et le ramena à la cuisine avant de mettre de l'eau à chauffer pour retourner ensuite vers le rouquin.

- Ta capacité à tout croire est encore plus impressionnante que Corruption… Cela dit j'étais sérieuse à propos de ton ras de cou…

Il était rare que le jeune homme se prenne des réflexions de sa part, étant donné qu'elle l'avait toujours laissé décider de ce qu'il voulait faire. Mais il fallait avouer que cette lanière de cuir en guise de collier la dérangeait… Ou alors son esprit était trop mal tourné… peut-être les deux. Bref, sur quelqu'un d'autre elle n'aurait rien dit, sur lui, ça ne lui allait pas. D'un autre côté, elle savait bien qu'il ne changerait pas pour autant.

- Je me fais du thé, sers-toi si tu veux quelque chose mais maintenant que j'ai parlé, à ton tour.

L'évidence était là, ils venaient de l'avoir, la mention de Dazai était provoquait de violentes réactions chez Chûya et peut-être qu'un bon défoulement ne serait pas de trop pour 'exorciser' la présence de la momie vivante dans l'esprit du jeune cadre.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 59
Pages : 136
Date d'inscription : 25/03/2017
Dim 28 Mai - 0:37
Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
A vérité, une rage sort.
L’humain n’a jamais su réellement contenir sa colère. On peut dire que certains réussissent tout de même notamment ceux avec le sang froid. Cependant, il devait bien avoir un contraire à ceux qui pouvaient contrôler ce genre de chose. C’était les impulsifs, ceux qui avaient le sang chaud. Chûya faisait partie de ceux-là. Frappant tout ce qui l’énerve quand ça le foutait vraiment en rogne et se défoulant sur les premiers murs qui passaient sous sa main. De plus, il arrivait que souvent il ne retînt pas ses coups. Même si celui qu’il avait infligé à cette pauvre colonne était relativement fort. Mais qu’importe, il y avait cette rage qui voulait hurler en lui et elle l’avait fait.

Il se tourna d’un coup vers la cadre avant de sentir sur sa tête le contact familier de son chapeau. On avait beau dire que celui-ci était ringard et tout sauf classe, il faisait partie de Chûya. Il n’en avait qu’un et ne comptait pas en changer de sitôt. Il le représentait quasiment et ce n’était pas pour déplaire au jeune homme. Il vérifia rapidement qu’il était bien revenu sur sa tête avant d’écouter la rousse.

…….Ah en effet, on pouvait dire qu’il avait eu raison de ne pas détruire ce poteau. Car, ce n’était pas comme s’il souhaitait de tout son coeur passer ses week-ends et ses soirées dans cette baraque pour la réparer. Vous comprendrez j’espère qu’il y a tant de chose plus intéressante que cela. 

« -Attends ! J’allais pas la casser j’te signale ! J’ai retenu mon coup merde ! »

Une des choses qui était surprenante chez le jeune homme était cette capacité à répliquer et à répondre peu importe qu’il soit face à un ainé ou pas. C’était en quelque sorte un vestige de son adolescence.

Il regarda d’un oeil sa soeur ramasser le plateau avant de la suivre, les mains dans les poches…Elle allait faire du thé . Ce n'est pas comme s’il n’aimait pas ça mais on le comprendra qu’il préfère largement le vin… Bien que s’il doit en boire, il en boira. Mais bref, il se posa contre un des murs et y mit son pied comme point d’appui pour éviter de glisser ou de s’avachir plus qu’il ne l’était déjà…en plus, ça le rapetissait. Rien de bon.

En effet, il était sacrément naïf et c’est cette naïveté qui le rendait plus manipulable par Dazai et les autres. Sans compter que dans le cas de son ancien partenaire, il lui faisait encore un minimum confiance ce qui n’était pas un plus en soi… Mais de là à ce que ce soit aussi fort que corruption, c’était placer la barre haut selon lui. Il n’était pas aussi idiot et manipulable ! Non mais !…Que quoi ? Il avait bien entendu… D’où son ras du cou ressemblait à un collier de chien .! Autant le dire, ça ne lui plaisait pas vraiment qu’on dise ça à propos d’une des accessoires clés du style dont il était si fier ! Alors pas du tout !

« -D’où j’ai l’air d’un soumis ?! C’t’un style ?! Ca veut pas dire que j’suis un chien. »

Chûya avait et a toujours eu cette fierté impulsive et cette confiance abusive en sa personne. Son style faisait partie de tout ce lot. Ce n’était pas vraiment une bonne chose qu’il possède ce genre de défaut mais ils étaient tout de même importants en lui. Raison pour laquelle, il n’allait pas se laisser faire quand ça concernait son style et son allure. Sans compter qu’il n’allait pas les changer alors, il devait se défendre pour montrer qu’il n’était pas un soumis.

Sa dernière réplique lui arracha une légère et discrète grimace…Il devait donc lui aussi passer devant le juge roux pour se confesser. Bien sûr, il ne cachait et n’allait pas dire un mensonge à la jeune femme qui était accessoirement sa mentor et sa grande soeur de coeur…Mais, tout de même..Ok, il avait cherché indirectement du réconfort en venant ici mais ce n’était une raison..Bien que maintenant, il n’allait pas pouvoir y échapper. Il croisa les bras baissant légèrement la tête.

« -C’est c’connard suicidaire. Il m’a utilisé pour s’échapper et avoir des putains d’informations confidentiels. »

Il commença à serrer les bras…Oh, comment dire que repenser à tout cela le mettait sur les nerfs..Clairement, il commençait à s’énerver.

« -…J’avais la possibilité d’le buter c’t’enfoiré s’il avait pas déjà prévu son coup !!!!!! »

Cette capacité à prévoir en avance certaine chose et son esprit de stratège qu’on ne pouvait pas ignorer… Elle l’énervait. Encore autrefois, il le trouvait cool et admirable mais maintenant, elle n’était rien d’autre qu’une chose qui le mettait sur les nerfs vus l’utilisation qu’il en faisait. En conclusion, oui, c’était le sujet sensible et titileux du jeune homme.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 252
Pages : 430
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Ven 2 Juin - 4:41
img_rp
Lullaby of woe
En famille

Kôyô se crispa au "merde". Pas qu'un tel mot la choquait, il en fallait quand même plus, mais elle appréciait quand Chûya se retenait d'utiliser un tel langage en sa présence. Un point qu'elle avait essayé de combattre pendant toute son adolescence, en vain... Il faut dire que son autorité avait été un peu mise à mal pendant cette période avec sa tentative de fuite. Enfin bref... Nul besoin de s'attarder sur ce seul mot.
En fait, on associait très souvent Chûya à Kôyô. Par leur passé évidemment et par leur position dans la hiérarchie de la Mafia qui les faisait collaborer. Cependant, il fallait se rendre à l'évidence, leurs comportements étaient très différents, même totalement opposés. L'impulsivité du jeune homme face au calme et à la retenue de sa mentor. Peut-être était-ce là que résidait la réussite de leur duo. Là où il se laissait guider par sa colère, elle savait prendre du recul et le laissait se calmer. Bon, la jeune femme avait aussi ses moments de colère mais ses réactions étaient radicalement différentes face à celles de son collègue.

Elle entendit ses complaintes mais n'y répondit pas. Comme prévu, il réfuta toute critique sur son 'style'. La cadre ne doutait pas que ça devait faire son petit effet sur les jeunes demoiselles "d'en dehors" mais ce n'était même pas ce que recherchait Chûya... enfin, pas à sa connaissance. Elle n'espérait pas en tout cas. Bien qu'une aventure de temps à autre pouvait détendre.

L'eau chauffa très rapidement et Kôyô prépara son thé. Elle était délicatement en train de le verser quand le rouquin lui répondit à propos de Dazai.
Comme dit plus haut, la demoiselle savait faire preuve de retenue et de calme. Elle ne put toutefois s'empêcher de renverser du thé à côté de sa tasse au virulent "J'avais la possibilité d'le buter c't'enfoiré".

- Chûya ton langage!

Impulsivité ou non, déception ou non, rage ou non, elle était persuadée qu'on pouvait l'être sans devenir vulgaire. Peut-être un effort de trop pour son frère adoptif mais il fallait qu'elle le signale là. Elle soupira. Comme elle s'y attendait, il était obsédé par son ancien partenaire et avait beaucoup à faire sortir.

- Je comprends ta frustration et ta colère. Maintenant qu'il a changé de camp, c'est un ennemi redoutable et il est peu probable que Mori continue encore longtemps à essayer de le ramener.

Kôyô en était convaincue, leur chef allait vouloir le faire revenir, retrouver son bras droit qui avait été un grand atout pour eux tout en reconstituant son duo redoutable avec Chûya. Seulement, comme il était peu probable que Dazai accepte, Mori n'allait pas prendre le risque de le garder trop longtemps contre lui.
Tout en parlant, la cadre s'était tournée vers sa cave juste à côté de son frigo, et en avait sorti une bouteille de vin. Elle versa le liquide rouge dans un verre et le tendit au jeune homme. Il fallait qu'il se lâche, et l'alcool allait aider. Pour une fois, c'était pour son bien. Surtout que la question qui allait suivre ne risquait pas de lui plaire...
Elle but une gorgée de son thé et la posa.

- Dazai et toi vous entendiez très bien, que ça soit à l'époque où vous veniez me réclamer à manger ici après un entraînement ou juste avant sa disparition... Ce que je me demande, c'est si tu serais vraiment capable de l'abattre... psychologiquement.

Physiquement, elle ne doutait pas qu'il avait la force nécessaire, mais oserait-il tuer son ancien partenaire? Ca serait comme demander à Kôyô d'abattre Chûya. Même s'il les trahissait, la jeune femme ne pourrait pas être aussi radicale qu'avec d'autres... N'avait-elle pas demandé grâce pour Kyôka? Alors imaginez pour son frère adoptif...
La proximité entre l'ancien duo devait être similaire bien que différente. Et quand elle y pensait... Dazai, Kyôka... ils avaient réussi à partir quand elle avait échoué... Intérieurement et bien qu'elle refuse de l'admettre, Kôyô se sentait incompétente et bouillait d'avoir été d'une telle faiblesse.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 59
Pages : 136
Date d'inscription : 25/03/2017
Mar 6 Juin - 10:10
Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
Non...Il ne peut pas..
Le langage ne fait pas parti des choses qu’on a dès la naissance. Il évolue au fur et à mesure de notre vie. C’est une chose si synonyme de nous-même et de notre personnalité. C’était carrément un repère pour savoir comment était notre interlocuteur intérieurement. Alors qu’on avait certaines personnes qui avait un langage doux et avenant, on en avait qui en avait un vulgaire et violent. Chûya, c’était le genre à en avoir un vulgaire et violent quand on le mettait sur les nerfs. Et on avait beau se battre pour qu’il en ait un qui soit correcte, rien n’y faisait.

Pourtant, il savait très bien que son langage vulgaire ne plaisait pas du tout à la rouquine qui préférait sans doute lui couper la langue qu’avoir à supporter une minute de plus son langage plein de fleurs et d’autres plantes bien jolies. Alors qu’elle lui fasse une remarque sur son langage, ce n’était pas différent de d’habitude. Même s’il savait tous les deux qu’il ne le changerait pas de sitôt. Clairement, il n’allait pas arrêter surtout que cette vulgarité lui permettait d’extérioriser la flamme ardente qui brûlait en lui. Cette flamme qui ne voulait pas s’arrêter et qui ne souhaitait que le dévorer dans sa propre colère. Finalement, n’était-ce pas une forme de corruption ?

« -Ouais ! Ouais ! C’est ça ! »

Elle avait ouvert les valves et maintenant, c’était l’eau chauffé par ce feu de colère qui sortait de son corps. Sa frustration ? Elle n’imaginait pas à quel point il l’était. Il pourrait en trembler s’il n’était pas du genre à éviter d’avoir cette tremblote hargneuse. Et cette colère, oui, elle ressortait. Mais d’où pouvait-elle comprendre la raison ? C’était juste ce sentiment de trahison qui n’était pas partie depuis tout ce temps qui le faisait vivre voire avancé dans ce chemin de haine et de hargne contre cet homme, Dazai. Oui ! Il avait changé de camp pour rejoindre des connards…Cette putain d’agence qui ne méritait que les ruines de la destruction. S’il n’y mettait pas sa vie en jeu et qu’il n’avait pas un rôle important, il aurait bien détruit ce lieu avec Corruption depuis bien longtemps. C’est vrai…Mori essayait de le ramener mais…mais…Ca ne marchait jamais.

« -Bordel !!! Si ce connard de suicidaire s’était pas dit qu’il avait besoin de truc nyannyan et qu’il avait pas écouté les paroles de ce con d’Oda !! »

Oda…Il avait toujours été jaloux de lui…Il avait ce lien avec Dazai qui…Ce lien si fort..Plus fort que celui qu’il avait pu avoir avec cet homme. Il avait toujours été si jaloux de voir Dazai si heureux avec lui. Alors que la mort de ce con faible l’est séparé de son partenaire, ça avait été une goutte d’eau en trop dans le vase.

Il la regarda sortir cette bouteille de vin… Berkeley, 2000. Une bonne année pour un vin américain de bons crus. Il la fixa le servir avant de tendre le verre. Il le prit avec un minimum de délicatesse ne tenant pas à abîmer l’arôme de ce vin en commençant à le faire tourner dans son verre, commençant à se calmer avec les remous et les tours de l’eau. Puis, il ne le but pas avec délicatesse comme il avait l’habitude avec son premier verre mais plutôt d’un coup. Il avait besoin de sentir un torrent dans sa gorge et pas juste une fine rivière hésitante. Non, il sentait qu’il devait se relaxer ou la suite de cet entretien n’allait pas du tout être des plus plaisants. Il posa le verre.

Sauf que ce ne fut pas le vin qui allait lui permettre d’avaler plus facilement ce qu’on lui demandait de choisir. En effet, il s’entendait suffisamment bien avec Dazai pour lui faire confiance aveuglément sans se poser la moindre question juste en agissant d’une manière peut-être idiote ou peut-être pas mais, il est clair qu’il s’entendait relativement bien malgré les taquineries de l’autre. Après tout, on ne devenait pas le duo le plus fort et le plus redouté de la ville en une nuit si on avait pas un minimum de confiance l’un pour l’autre.

« Abattre » ? Le tuer… Le jeune se tut quelques instants. Pourrait-il le tuer ? Si c’était les ordres, il était clair qu’il le ferait. Mais s’il s’exécuterait, il est clair que ce n’est pas son moral ou même son éthique qui serait en accord avec son acte. Il aurait sans aucun doute du mal à le supporter. Non… Il ne pourrait pas et prétendrait que Dazai pourrait être utile mais au lieu de sortir ça, il se contenta de rire. Ce n’était pas son rire fier habituel, mais plus un rire qui se voulait être fier mais qui n’était dans les faits que nerveux.

-Ahahahaha ! Bien sûr que je pourrais le tuer !! Bien sûr ! Je ne l’aime pas ! Ce n’est qu’un traître !!!

Le pire dans la vie, c’est quand on se ment à soi-même. Or, Chûya était un menteur bien fort.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 252
Pages : 430
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Ven 9 Juin - 4:39
img_rp
Lullaby of woe
En famille

Kôyô avait toujours laissé Chûya avoir ses propres secrets, chacun avait droit à son intimité après tout. Cependant, il restait malgré tout assez facile à comprendre pour elle. L'inverse était aussi probablement vrai, mais pour le moment, ce n'est pas ce qui l'intéressait.

La jeune femme laissa tomber l'histoire du langage. C'était une cause perdue de toute manière. En revanche, ce qui vint ensuite à propos de Dazai et d'Oda la dérangea déjà plus. Les raisons de la désertion de Dazai étaient ce qu'elles étaient, le résultat était le même pour la cadre. Là où le bât blesse, c'est que Chûya se sentait si affecté par ça, par cette recherche de "trucs nyannyan". On sait tous que Kôyô avait eu la même envie autrefois, et pourtant la réaction du jeune homme avait été radicalement différente. Certes, à l'époque elle et son amant avaient promis de venir chercher le garçon mais il avait déjà son caractère aussi, et pourtant il n'avait jamais rien dit de la sorte. Peut-être qu'il n'avait pas osé insinuer que ce qui lui était arrivé était mérité, peut-être qu'il n'avait pas voulu remuer le couteau dans la plaie... Quoiqu'il en soit, qu'il fasse une réflexion de ce genre-là quand il n'avait rien dit de particulier pour sa propre fuite, son ego en prenait un coup, comme si Chûya était plus affecté par ce qui arrivait à son partenaire déserteur qu'à elle.
Elle espérait avoir tort, honnêtement.

Elle cacha son embarras derrière une autre gorgée de thé et garda ses pensées dans un coin de son esprit, au cas où.
Il se mit à rire ensuite, un rire jaune qui ne lui plaisait guère. Sa main se crispa sur la tasse de thé. Elle sentait que ce qui suivrait ne lui plairait pas.

- Ahahahaha ! Bien sûr que je pourrais le tuer !! Bien sûr ! Je ne l’aime pas ! Ce n’est qu’un traître !!!

Comme elle s'en doutait, ça lui plut pas. Kôyô soupira. La mauvaise foi, comme une bonne partie des sentiments, était dangereuse. Connaissant Mori, il prendrait sûrement plaisir à envoyer l'ancien partenaire de Dazai tuer ce dernier, sauf que Chûya n'en était pas capable, elle le sentait. Seulement, tant qu'il était en train de se voiler la face, il ne pourrait pas avancer. Il devait accepter la vérité et admettre qu'il ne pourrait pas. Ensuite il se donnerait les moyens d'agir.
La cadre poussa la bouteille de vin vers le rouquin. Un mouvement bas mais qui lui permettrait d'aller jusqu'au fond des choses.

- Tu ne l'aimes pas... Etant donné que tu l'as laissé partir sans une égratignure avec des informations capitales, laisse moi en douter. Et le fait qu'il ait fait pression n'excuse pas tout... Tu lui fais encore confiance, admets le, et plusieurs membres de la Mafia continuent de le renseigner.

Kôyô avait eu cette information récemment par des moyens qu'elle taira. Le fait est que l'ex-cadre déserteur avait toujours des opportunités pour avoir des informations. Peut-être pas sur les activités de la Mafia, elle espérait que les informateurs n'étaient pas si stupides, mais il profitait à coup sûr des restes de son influence.

- Tu pensais que je ne voyais rien? Et que je ne vois toujours rien? Tu sais bien qu'à une époque il vivait pratiquement ici lui aussi, avec nous, et je vous voyais. Tu ne me feras pas croire que juste après une désertion tu serais prêt à l'abattre aussi facilement alors qu'il t'a sauvé la vie plus d'une fois.

Avec sa capacité, Dazai avait plusieurs pu annuler Corruption, ce qui était vital pour Chûya dès que ce pouvoir était activé. Ca, plus le reste de ce qu'ils ont vécu en mission, ou même au quotidien, rien de tout ça ne s'efface aussi facilement. Après tout Kôyô était encore nostalgique de tout ces moments tendres passés avec son copain d'autrefois, pourquoi pas le rouquin vis-à-vis de la momie ambulante?
Elle exagérait un peu, bien sûr. Il lui était impossible de savoir jusqu'où allait l'affection du rouquin envers son partenaire. Toutefois, avec sa crédulité, une petite phrase laissant sous entendre qu'elle savait ce qu'il se passait, et son frère adoptif pourrait bien finir par enfin laisser s'échapper la vérité. Ajoutez du vin par dessus, et vous avez de grandes chances d'obtenir une confession complète et affreusement, douloureusement... honnête.

- Tu parles d'Oda avec une telle rage, n'étais-tu pas jaloux de lui? Même un peu? Et le pire, c'est que tu es toujours aussi déçu et furieux après 4 ans. Ose me dire après ça que tu ne l'aimes pas.

En toute franchise, Kôyô voulait avoir tort, elle le désirait ardemment. Quitte à subir sa colère pour lui sortir toutes ces conneries, qu'importe mais il fallait qu'elle ait tort. Bien s'entendre avec son partenaire, c'était une excellente chose mais dès que ça dépassait ce stade... disons que pour en avoir fait l'expérience, elle savait très bien où ça menait.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 59
Pages : 136
Date d'inscription : 25/03/2017
Ven 30 Juin - 11:48
Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
C'est douloureux...
Les sentiments sont des équations compliquées… Ils sont durs à définir comme ils sont complexes à décrire. Ils sont différents selon l’individu et l’objet des ressentis... Rien ne se ressemble, tous sont différents. Pas un n’a de semblable. On ne ressent pas la même chose. Oui, ce sont des calculs complexes mais cela reste une suite logique. Actuellement, on ne peut pas dire quel sentiment trainait dans la bouche de Chûya. Il était à la fois en colère mais avait cette amère sensation de mentir. Pourquoi ? Il l’ignorait. Cela faisait si longtemps qu’il se volait la face qu’il était devenu normal de mentir sur ce sujet même si ça lui laissait toujours cette sensation… Visqueuse… Aigre… Amer… Dégoutant... Oui, du dégout contre lui qui se mentait, contre lui qui fermait les yeux.

Il regarda la bouteille de vin qui vint près de lui. Il remercia Koyo d’un mouvement de tête avant de nouveau se servir en faisant tourner le liquide dans la coupe…Mais… Il avait essayé !!! Il était là pour le tuer, sauf que s’il mourrait des infos aurait été révélé au grand public !! C’est ce que personne ne voulait !!! Il n’avait pas eu le choix !! Il ne l’avait pas !!!

« -…Quoi ?! Il a des informateurs ?!?! »

…Il ne le savait pas et c’était grave. Surtout au vu de cette face qu’il abordait montrant bien sa bonne foi sur cette surprise. Il but sa gorgée de vin cul sec…Tss... Et en plus sa soeur continuait… Mais il n’y avait rien… Absolument rien !! Enfin si, il y avait quelques choses... Oui, en effet, Dazai lui avait sauvé la vie tant de fois. Tant de batailles où la présence du brun l’avait sauvé et l’avait empêché de sombrer à jamais dans les bras d’un dieu. Mais pas Morphée, loin de là, c’était ceux d’Hadès qui était constamment autour de lui, voulant le prendre dès qu’il activerait Corruption. Le pouvoir détruisant tout... Le corps, l’esprit et le monde. Les enfermant dans un trou noir... Aspirant le monde. Il savait trop bien qu’il lui a sauvé tous les jours de sa vie… Oui, cette confiance avait fini par développer un autre sentiment. Une autre équation. Derrière sa confiance aveugle se cachait le pire. C’était le plus dangereux. Lui aussi, il corrompt tout, détruit tout. Il était devenu amoureux. Il avait ressenti l’amour et l’avait laissé faire. Espérant qu’un jour, il pourrait lui dire…mais il était parti !!! Et la haine et la rage étaient venu mais si tout s’envola, l’amour et la confiance restèrent. Cruels sentiments.

Il allait de nouveau hurler qu’il n’y avait rien en se mentant à lui-même mais il se contenta de reprendre un verre de vin s’enfonçant un peu plus dans l’ivresse qui commençait à le prendre au vu de ses joues que plus rouges….Oda ? Lui ? Jaloux ? Hahahahahahaha ! La bonne blague !!! La bonne blague !!! Non…Il l’était..jaloux…Oui, il l’était..Terriblement. Même après tout ce temps…Il ne pouvait oublier ses sentiments..Il ne pouvait juste pas le fait !! C’était impossible. Il se prit un autre verre, achevant peu à peu son esprit..Sa soeur voulait vraiment qu’il arrive à son retranchement. Hein ? Il la regarda, ce regard énervé…Oui, qu’elle essayait de lui faire cracher le morceau l’agaçait et pourtant, elle réussit.

« -Ouais !! J’suis jaloux de ce mec !! D’où il pouvait avoir cette relation avec Dazai !! Ok !! J’ose le dire !! Mais c’est bordel de douloureux……C’est putain de douloureux grande soeur !!!!!!! »

Aaah..L’alcool l’avait achevé et il avait tout déballé..Aaah…Les sentiments, équation complexe et résultat d’une dure réalité.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 252
Pages : 430
Date d'inscription : 16/04/2017
Age : 26
Localisation : Dans sa résidence
Voir le profil de l'utilisateur




Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Dim 2 Juil - 12:42
img_rp
Lullaby of woe
En famille

*SLAP*

La réaction de Kôyô avait été brusque, sans appel, un réflexe incontrôlé. Au bruit de la gifle s'était ajouté le bruit de la théière se brisant au sol, balayée par la manche du kimono lorsque la jeune femme avait frappé Chûya du dos de la main. Aux mots du jeune homme, sa peau déjà blanche était parvenue à pâlir encore plus.
Elle avait espéré avoir tort, elle l'avait sincèrement espéré, avec ferveur mais en vain. Même s'il ne l'avait pas dit à haute voix, même s'il n'avait pas dit les mots qu'on aurait pu attendre pour un tel aveu, Kôyô avait compris. Elle le connaissait trop bien pour comprendre ce qu'il voulait dire, elle connaissait également trop bien ce qu'était ce sentiment pour savoir que oui, c'était effectivement douloureux, de toutes les manières possibles.

- Douloureux... que crois-tu qu'il arrivera lorsque ça se saura? Là tu sauras à quel point c'est douloureux.

Sa voix était soudainement devenue tremblotante, hésitante. Si la cadre était réputée pour son sang froid, autant dire qu'aujourd'hui on aurait eu du mal à le croire. Elle venait tout simplement de perdre pied. Toutes ses barrières entre elle et ses émotions venaient d'éclater.
Pour la première fois depuis des années, Kôyô Ozaki était... fragile.

- Ce qui m'est arrivé ne t'a rien appris? Comment as-tu pu tomber aussi... bas?

L'esprit un peu plus clair, elle aurait pu regretter d'avoir poussé Chûya à en parler. A vrai dire, elle y pensa. Mais ce qu'elle retint fut seulement que s'il n'avait pas bu maintenant avec elle, s'il n'avait pas tout révélé, alors elle n'aurait rien su. Depuis combien de temps cela durait-il? S'il était jaloux d'Oda à l'époque, alors cela remontait à plus de quatre ans... probablement au moment où Dazai et lui ont commencé à accomplir des missions ensemble.

Et elle n'avait rien remarqué. Et il aurait continué à la garder dans l'ignorance...

De tous ceux auxquels elle tenait, il fallait que lui, Chûya, la déçoive aussi. Kyôka venait de les trahir, de l'abandonner, et maintenant c'était à son tour de la poignarder dans le dos? Car oui, la jeune femme ressentait cette nouvelle ainsi, rien de moins. Bien qu'elle adore Kyôka et aurait souhaité l'élever comme Chûya, ce dernier demeurait le seul en qui elle avait une confiance aveugle, le seul pour lequel elle était capable de ressentir la peur.
Pour avoir vécu avec lui et lui avoir tout enseigné, pour les épreuves qu'ils avaient traversées, Kôyô était persuadée qu'ils partageaient les mêmes convictions. Même si son 'petit frère' avait toujours été plus expressif, comme le démontre tous les jours son impulsivité, elle ne pensait pas qu'il aurait pu tomber dans le piège de "l'amour"...
La jeune femme repensa aux premiers temps du jeune homme ici. Elle avait douté parfois qu'il soit vraiment fait pour leur monde. Il y avait quelque chose en lui qui le rendait un peu plus humain qu'elle-même ou des autres... Et voilà qu'il éprouvait ce genre de sentiments... Déjà influencée par la fuite de Kyôka, cette révélation fit germer dans l'esprit de la cadre une pensée basée sur sa propre expérience et qui ne partirait plus:

*Il va partir lui aussi*


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 59
Pages : 136
Date d'inscription : 25/03/2017
Dim 23 Juil - 19:49
Kôyô Ozaki et Chûya Nakahara
J'ai mal...Grande soeur..
La surprise, sentiment spécial… Tellement étrange… Après tout, elle est à la fois amère tout comme elle peut être enivrante de joie et de bonheur. Personne ne peut savoir sous quelle forme elle se manifestera. Mais une chose est sûre. Si elle peut être la meilleure des émotions, elle est aussi la plus douloureuse et celle qui détruit tout sous son passage.
Comment fut la surprise pour sa soeur ? Il ne le savait pas. Après tout comme lui en vouloir . Son pouvoir était juste utile pour contrôler la gravité et se mettre en danger, pas pour lire dans le coeur des gens. Mais il ne fallut pas longtemps pour qu’une chose plus utile qu’un pouvoir lui révéla comment sa soeur l’avait pris. Il avait avoué sa jalousie sans penser à ce qu’allait ressentir celle qu’il appelait sa soeur. Mais la douleur qui le transperça à ce moment ne put que lui faire comprendre qu’elle n’était rien face à sa douleur.

Sa joue devenait petit à petit rouge alors que les vaisseaux sanguins contenus dans celle-ci répandaient leurs maigres et faibles contenus de sang dans la peau de cette joue lui donnant la même teinte que ses cheveux. Elle avait résonné dans son oreille, cette claque. Il posa en tremblant sa main sur sa joue. Lui qui derrière une façade forte pouvait se révéler sensible venait de perdre ses moyens. Cette claque, son bruit et celui de cette théière avec ce thé qui s’écoulait sous le parquet, métaphore du sang du coeur de cette fausse famille qui allait couler de cette trahison mutuelle. Tous étaient là pour faire comprendre que les sentiments du jeune homme n’avaient pas de place dans ce lieu ou depuis ce jour, l’amour avait été banni. Il se mordit la lèvre pour cacher sa douleur autant physique que mentale. C’était la première fois pour lui. Et autant son premier baiser et tout autre première fois pouvaient être attendus avec hâte mais sa première baffe de la part de celle qui l’avait sauvé…C’était aussi amer que douloureux. Un fin filet de sang coulait de cette lèvre maltraitée par cette canine qui la serrait.

Plus il écoutait sa soeur plus il se maudissait de lui avoir dit. Bien sûr,’il aurait dû garder ses sentiments ! Mais le vin et l’instant… Tout avait fait qu’il n’avait pu se retenir de gueuler sa pensée. Douloureux ? Ça l’était déjà… Il n’avait jamais prévu de le dire… Il n’avait jamais voulu le dire… Surtout depuis que Dazai avait rejoint ce groupe… Cette agence… Ces fichus hommes et femmes ne voyant le monde que d’une façon binaire sans voir le côté humain des mafieux et autres… Si ! Ça lui avait appris un truc, c’était pour ça qu’il avait ravalé ses sentiments !…….. « Bas » ?

Peut-être était-ce le ton ou la manière dont Kôyô le prononça voire le mot en lui-même mais là, Chûya écarquilla les yeux, lui qui avait toujours été d’un naturel expressif…Alors là, c’était le pied. Au moins, il n’était plus au pas de la porte nommé ivresse…Bordel, il voulait être ivre là..

« -..C’est pour ça que je voulais pas le dire…..Bas ? Ouais, pour être tombé amoureux de ce con, faut vraiment avoir atteint le fond…Sauf que…..C’est la vérité grande soeur… »

Non, il ne pouvait pas s’emporter là... Pas du tout... Son sang restait froid comme la glace et ne voulait pas devenir aussi chaud, bouillant et brulant telle la chevelure rousse semblant terme avec cette luminosité et l’attitude du roux... Il serra le poing et d’un coup, il renversa la bouteille de vin valant sans doute un mois de salaire avant de prononcer un hurlement s’étouffant à moitié. Un magnifique bordel ne voulant pas sortir. Et sans se gêner, il commença à marcher vers la sortie de cette maudite pièce entendant le flic ploc du vin contre le parquet avant de rejoindre le thé. Voilà comment se brise une famille unie. À cause du passé et du présent.
Revenir en haut Aller en bas
Lullaby of woe ~ Souvenons-nous de ces jours pas si lointains [Pv Chûya 'lil bro]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
Sujets similaires
-
» Elle me suit PARTOUT
» après combien de jour pouvons nous consommer le lait
» Bonjour (Nous sommes une famille anglaise) (tips)
» il nous lèche sans arrêt...
» Nôtre petit chez nous !!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bungou Stray Dogs :: Yokohama :: La Mafia Portuaire :: Logements de la mafia-
Sauter vers: