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Heureux sont les ignorants [Pv Atsushi - Terminé]

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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Dim 23 Avr - 15:39
- Il vient d'arriver.

*Clap*

Kôyô referma son téléphone et le rangea à l'intérieur de son kimono. Ils venaient de retrouver la trace du tigre garou et la cadre avait demandé à être informée de tous ses déplacements. Malheureusement, Kyôka n'était pas avec lui aujourd'hui, et vu les événements récents avec Akutagawa, elle n'en était pas surprise.
Les recherches de sa protégée n'avaient pas été arrêtées pour autant et la seule piste qu'ils pouvaient avoir dépendait donc de ce jeune homme qui avait donné tant de fil à retordre à ses collègues.

La voiture s'arrêta près du parc de la ville à peine quelques secondes après le coup de téléphone. Kôyô en sortit, toujours vêtue de son kimono et accompagnée de son ombrelle. Au milieu de ce monde moderne, autant dire que cet attirail dénotait légèrement, cependant cela lui importait peu.
Ses hommes en civil lui indiquèrent où devait arriver le tigre garou et la jeune femme se dirigea dans cette direction.
Elle avait un avantage : il ne la connaissait pas. Bien sûr, elle n'était pas assez naïve pour croire qu'il ne posera pas de questions ou ne finirait pas par la démasquer, aussi elle devrait faire vite. Ses subordonnés avaient demandé pourquoi il leur fallait prendre tant de précautions alors que jusque là, on ne peut pas dire qu'Akutagawa avait fait dans la dentelle. A cela, Kôyô avait répondu qu'elle n'était en aucun cas similaire à ce gamin violent, mais aussi que comme Kyôka était introuvable, il leur fallait déjà découvrir où elle était avant de supprimer un des seuls capables de la localiser.
Les ordres de la cadre avaient d'ailleurs été on ne peut plus clairs : interdiction de toucher au jeune homme jusqu'à ce qu'elle donne explicitement l'ordre contraire, même s'il devait l'attaquer.

La jeune femme finit par l'apercevoir et se dirigea vers lui, comme une simple promeneuse à l'abri de son ombrelle. Elle avait déjà réfléchi à comment l'aborder sans qu'il ne devienne tout de suite suspicieux, sauf qu'un élément imprévu vint lui servir un prétexte sur un plateau : quelque chose tomba de la poche du tigre-garou.
Kôyô l'interpella donc en allant ramasser l'objet tombé.

- Jeune homme, ceci est tombé de votre poche.

Elle le lui tendit avec un sourire en se relevant, son visage toujours dans l'ombre de son ombrelle.

- Mmh… dites moi… vous êtes déjà venu ici je me trompe ? Il me semble vous avoir déjà vu avec une jeune demoiselle en kimono rouge, votre petite amie sans doute. J'ai trouvé de tels vêtements étranges en dehors des festivals, avant de me rappeler que moi-même j'en porte très souvent.

Elle rit doucement, dissimulant son sourire derrière une manche de son kimono.
Elle aurait pu l'attaquer de front. Elle aurait pu l'immobiliser et le torturer. Elle aurait pu ordonner à ses hommes de lui donner la chasse… Tant de possibilités et pourtant son choix s'était arrêté sur la méthode pacifique, à jouer le rôle d'une passante bienveillante quand tout son corps bouillait de lui hurler de l'amener à Kyôka.

Et tous ses passants non loin qui bavardaient, se détendaient, mangeaient ou simplement se promenaient… totalement inconscients qu'à n'importe quel moment, un spectre armé pouvait surgir pour enfoncer un katana dans le corps d'un garçon de 18 ans dans une gerbe de sang. Heureux sont les ignorants…
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Sam 29 Avr - 7:02
Faire ses courses pour avoir de quoi cuisiner en rentrant le soir, un acte des plus banals qui fait parti du quotidien de chacun, juste une tâche anodine qu'on fait tous. Pas pour lui, pas quand on a une prime de sept milliards de dollars sur sa tête. Maintenant que la guerre avec la guilde était clairement déclarée, c'était devenu plus que jamais dangereux pour Atsushi de sortir de chez lui. Bien sûr ça l'était déjà quand il était recherché par la mafia, il ne se souvient pas avoir pu mettre un pied dehors sans qu'il lui arrive quelque chose depuis qu'il était membre de l’Agence, mais avec les derniers événements c'était devenu pire. Et pourtant il fallait bien qu'il fasse à manger, surtout qu'il avait deux bouches à nourrir maintenant que Kyôka vivait chez lui. Et hors de question d'envoyer la jeune fille à sa place, elle qui venait de trahir la mafia et qui aurait bien du mal à se défendre sans son pouvoir si un membre décidait de la ramener. Non, il fallait qu'il aille. Si par miracle il ne lui arrivait rien tant mieux, s'il se faisait attaquer il n'aurait pas d'autre choix que de se riposter. Il l'avait prouvé avec Akutagawa, il pouvait se défendre.

Si seulement la sécurité était le seul problème… Atsushi poussa un soupire en regardant le prix des articles en rayon. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué? Il n'y a pas si longtemps il n'avait pas un sou en poche et bien qu'il ait un travail son porte monnaie était loin d'être rempli. Et c'est ainsi qu'il se retrouvait à devoir surveiller toutes ses dépenses, à réfléchir à deux fois avant le moindre achat. Ouais, faire ses courses était vraiment plus dur pour le tigre-garou que pour le commun des mortels. Un sachet dans les bras, il avait décidé de passer par le parc pour rentrer, d’aller dans un lieu avec beaucoup de monde pour pouvoir se cacher parmis la foule, par chance ça lui permettrait peut être de ne pas se faire repérer. Qu’il était naïf. Une passante l’interpella, elle portait un kimono, une ombrelle à la main elle semblait venir d’un autre temps.  

-Jeune homme, ceci est tombé de votre poche.

L’inconnue lui tendit un bout de papier: son ticket de caisse. L’homme tigre la remercia et prit le ticket, il aurait était bien embêté s’il l’avait perdu. Après tout il avait des comptes à tenir. Il le remit correctement dans sa poche, s’assurant qu’il ne tombera plus.

-Mmh… dites moi… vous êtes déjà venu ici je me trompe ? Il me semble vous avoir déjà vu avec une jeune demoiselle en kimono rouge, votre petite amie sans doute. J'ai trouvé de tels vêtements étranges en dehors des festivals, avant de me rappeler que moi-même j'en porte très souvent.

Atsushi rougit. Kyôka? Sa petite amie? Quelle idée stupide, à ses yeux elle était comme une petite soeur, quelqu’un à protéger et à sauver qui ne serait jamais plus que ça. Ca le gênait que des gens puissent les imaginer en couple, ça le gênait même beaucoup. Il regarda l’étrangère glousser et se sentit obligé de clarifier les choses.

-Je suis déjà venu ici oui mais ce n’était pas ma petite amie. Maintenant si vous voulez bien m’excuser…

L’homme tigre lui sourit avant de reprendre son chemin. Il n’avait pas l’intention de traîner en route, le plus tôt il serait chez lui, le moins de chances il aurait de faire une mauvaise rencontre. S’il savait que c’était déjà trop tard...

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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Sam 29 Avr - 9:21
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Heureux sont les ignorants
Kôyô & Chaton de gouttière


Kôyô l'observait sous tous les angles possibles tout en étant discrète. Alors c'était ça, le tigre-garou en chair et en os, celui qui donnait tant de mal à Akutagawa? Certes il avait des capacités régénératrices très impressionnantes mais cela mettait sérieusement à mal sa réputation... D'autant plus quand on savait que le chaton devant elle n'avait pas eu d'entraînement au combat ou autre.
Comment Kyôka avait pu vouloir suivre ce... gringalet? Bon, elle non plus n'était pas d'un gros gabarit mais non... Kôyô ne parvenait pas à trouver quoique ce soit qui pourrait justifier que sa protégée ait décidé d'aller avec lui. Sauf si Akutagawa l'avait vraiment poussée à bout, chose qui ne l'aurait pas étonnée, à vrai dire.
Là cet Atsushi semblait trop... gentil. Même si on ne pouvait pas broyer du noir constamment ni faire la tête -quoique le chien de garde de la mafia le faisait bien lui-, lui semblait totalement ignorant ou même à côté de la plaque quant à la menace qui pesait sur lui et qu'il incarnait. Il devait très certainement être plein de bonnes intentions, de belles promesses qu'il comptait sans aucun doute tenir mais ne pourrait pas le faire pour autant. Et Kyôka qui était tombée dans le piège... A ne l'utiliser que comme un objet, Akutagawa l'avait poussée à chercher une vie "meilleure", comme elle le fit autrefois.
Kôyô n'aurait jamais dû céder et prendre les choses en main, même si la demoiselle s'était adressée à l'autre au départ.

- Je suis déjà venu ici oui mais ce n’était pas ma petite amie. Maintenant si vous voulez bien m’excuser…

*Ah non, c'est un peu tôt jeune homme.*

Kôyô se saisit de l'épaule du détective pour l'empêcher de s'éloigner plus, d'une poigne étonnamment douce. Elle ne le laisserait partir que lorsque sa curiosité sera satisfaite, qu'importe les moyens pour y accéder.

- Qui est-elle alors? Une prisonnière? Un petit animal blessé que vous avez décidé de recueillir en imaginant qu'un bon repas et de belles paroles effaceraient les 35 personnes qu'elle a abattues?

Puisqu'il voulait partir si vite, les gloussements et les rires avaient disparu. Kôyô n'aurait pas su les garder très longtemps de toute manière, pas aujourd'hui. La cadre s'inquiétait sincèrement de ce qu'ils pouvaient faire à sa protégée. Allaient-ils chercher à obtenir des réponses? Par quels moyens alors? Kyôka allait-elle donner des informations d'elle-même? Et surtout, la mafieuse désirait savoir si elle pouvait la revoir, pour comprendre et essayer de la persuader de revenir avec elle, pas Akutagawa.
Seulement pour ce détective, Kôyô ne devait être qu'une femme froide capable d'abattre n'importe qui sans arrière-pensées et incapable de s'occuper des autres. Mh.. naïve croyance d'un ignorant. La Mafia, à sa manière, savait se préoccuper des uns des autres, ils ne toléraient juste pas la faiblesse ni la trahison. Au milieu de tout ça, Kôyô avait son rôle, sa force mais elle avait aussi su élever et recueillir Chûya qui n'avait pourtant que 4 ans de moins qu'elle. Kyôka aurait dû suivre le même chemin, soit rester vivre avec elle, apprendre à contrôler son pouvoir et se faire reconnaître comme l'un des leurs, avec sa propre place et la possibilité de gagner en influence. Au lieu de ça, elle ne vit que la force du Chien de garde et lui demanda de l'aide... comme s'il avait l'empathie nécessaire pour la lui apporter... Tout ça pour finir manipulée comme une simple arme sans volonté n'écoutant que la voix sortant du haut parleur d'un téléphone.
Ils n'étaient tous qu'une bande d'abrutis.

- Où est-elle?



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Mar 2 Mai - 0:01
Une main se posa sur son épaule, l’étrangère l’avait retenue. Qu’est ce qu’elle lui voulait à la fin ? Atsushi ne se rappelait pas avoir un jour vu le visage de cette femme, il ne la connaissait pas, elle ne le connaissait pas, elle n’avait aucune raison de l’interroger de la sorte. A moins que…

-Qui est-elle alors? Une prisonnière? Un petit animal blessé que vous avez décidé de recueillir en imaginant qu'un bon repas et de belles paroles effaceraient les 35 personnes qu'elle a abattues?

Et merde!  C’était vraiment trop demandé de faire ses courses tranquillement. Heureusement qu’il n’avait pas envoyé Kôka à sa place, il valait mieux que ce soit lui que la mafia retrouve. Ils n’avaient vraiment pas perdu leur temps… Le tigre garou observa les alentours, il lui fallait un plan et vite. Il ne pouvait pas se battre, pas ici, pas au milieu de tout ces gens innocents qui risqueraient d’être blessés. S’enfuir? Pas possible non plus, la foule risquaient de le bloquer et puis, il ne connaissait pas le pouvoir de son adversaire, il ne savait même pas si elle en avait un mais une chose était certaine, relâcher sa garde risquait de lui être fatale, surtout que sa fuite était sûrement prévisible. Le détective reposa son regard sur la mafieuse en kimono.

-Où est elle ?

Il fallait qu’il trouve quelque chose, le temps lui était comptait. Mais c’est si dur de réfléchir correctement sous la pression… Que faire ? Gagner du temps, il lui fallait gagner du temps en attendant de trouver un plan solide ou qu’une solution s’impose à lui.

-Elle est en sécurité, à la place où elle doit être. Elle ne retournera pas avec vous, je ne vous laisserais pas faire!

C’était la seule chose dont Atsushi était sûr, peut importe les intentions de cette femme, elle ne devait pas toucher à Kyôka, elle ne devait pas la ramener dans les ténèbres, pas après qu’il l’ait sauvé en lui montrant la lumière. Non, il devait la protéger d’eux, peut importe comment, il se battrait pour elle s’il le fallait, il savait que ça arriverait de toute façon. Son regard ne quittait pas l’inconnue désormais, il était plus que jamais sur ses gardes

-Kyôka va rester avec nous, n’essayez pas de l’en empêcher.

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Kôyô Ozaki
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Mar 2 Mai - 2:20
Kôyô attendait la réponse du gamin presque tendue… Allait-il lui servir les niaiseries auxquelles elle avait cru plus jeune ? S'il le faisait… gare à son pelage. Pourrait-il être aussi naïf ? Pourrait-il croire que simplement l'éloigner de la mafia était suffisant pour la sauver ?
En attendant, elle voyait bien que c'était lui qu'il voulait sauver pour le moment. Il faut dire que la tentation était forte de lui planter une lame là maintenant pour sa stupidité de croire qu'ils pouvaient leur échapper.

- Elle est en sécurité, à la place où elle doit être. Elle ne retournera pas avec vous, je ne vous laisserais pas faire! … Kyôka va rester avec nous, n’essayez pas de l’en empêcher.

La cadre retint à peine le coup qui partit suite à ça. Juste un coup de poing pour l'aider à contenir sa rage un peu plus longtemps, en attendant qu'elle ait les réponses désirées.

- Tu n'es qu'un imbécile heureux ! Qui crois-tu être pour savoir ce qui est le mieux pour elle ?

L'idiot, l'idiot, l'idiot ! Les coups d'Akutagawa avaient dû sérieusement amocher ses cellules nerveuses pour qu'il puisse croire à pareille utopie. Oh, elle ne doutait pas que Kyôka ne voulait pas revenir avec eux, le Chien de garde avait bien fait attention à ce que ça arrive avec ses méthodes barbares. Mais qu'un tel gamin parvienne à croire à tout ça…
La cadre fit un geste à ses hommes en civil pour leur indiquer de ne pas s'approcher plus, ce qu'ils avaient essayé de faire en voyant leur boss s'emporter. Plusieurs promeneurs avaient d'ailleurs tourné la tête au coup de poing de cette femme en kimono mais aucun n'avait osé intervenir.

- Ne me confonds pas avec ce barbare d'Akutagawa. Je suis la seule à pouvoir l'aider car elle n'a pas sa place dans la lumière avec vous, qu'importe son désir.

Sa main se crispa sur le manche de son ombrelle. Non, elle ne prendrait pas sa lame tout de suite, pas encore.

- Une gamine de 14 ans tuant autant de personnes, crois-tu que c'est si facile à oublier ? Tu lui fais croire à des mensonges. Penses-tu qu'elle te remerciera quand son passé la rattrapera et que tout ce qui lui restera à faire une fois enfermée, c'est de pleurer sur ces pitoyables souvenirs où elle a cru pouvoir vivre comme tout le monde ?… Crois-tu qu'elle se laissera arrêter quand ça arrivera ? Peux-tu garantir qu'une enfant comme elle, qui n'a jamais su autre chose que son rôle d'assassin, ne reccourra pas à la violence pour s'enfuir ? Son pouvoir ne lui permet pas de faire autre chose… son pouvoir l'empêchera de connaître ce qui est « normal » et tu es le dernier des idiots si tu penses le contraire.

Qu'il ne la contredise pas… il n'apprécierait pas sa réaction, pas du tout. Qu'il croit aussi que c'est elle, Kôyô, qui voulait sincèrement aider cette jeune fille, qui l'avait entraînée à devenir un pion-assassin, et sa chère Agence devra venir le ramasser dans des sacs séparés. Non, Kyôka n'arriverait pas à vivre normalement, c'était trop tard. Son pouvoir n'était pas fait pour la lumière, mais pour les ténèbres, comme le sien.
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Mar 2 Mai - 3:30
À peine avait-il finit sa phrase qu’il reçut un bon coup de poing dans la mâchoire. Comme quoi être sur ses gardes n’avait pas suffit à lui éviter de se faire frapper. Le détective passa machinalement sa main sur sa joue endolorie.

- Tu n'es qu'un imbécile heureux! Qui crois-tu être pour savoir ce qui est le mieux pour elle?Ne me confonds pas avec ce barbare d'Akutagawa. Je suis la seule à pouvoir l'aider car elle n'a pas sa place dans la lumière avec vous, qu'importe son désir.

Elle mentait, elle devait mentir ce n’était pas possible autrement. Atsushi pouvait l’aider, il voulait l’aider, il voulait que Kyôka connaisse ce qu’il avait ressenti. Elle qui n’avait connu que les ténèbres, il voulait qu’elle voit ce que ça faisait d’avoir de la valeur pour quelqu’un et égoïstement il voulait lui donner plus de valeur à sa propre vie en faisant une bonne action. S’il pouvait faire de la jeune fille une bonne personne alors ça ferait de lui une meilleure personne aussi, c’était bénéfique pour eux deux. Il n’y avait rien de mal à ça, non?

-Une gamine de 14 ans tuant autant de personnes, crois-tu que c'est si facile à oublier ? Tu lui fais croire à des mensonges. Penses-tu qu'elle te remerciera quand son passé la rattrapera et que tout ce qui lui restera à faire une fois enfermée, c'est de pleurer sur ces pitoyables souvenirs où elle a cru pouvoir vivre comme tout le monde ?… Crois-tu qu'elle se laissera arrêter quand ça arrivera ? Peux-tu garantir qu'une enfant comme elle, qui n'a jamais su autre chose que son rôle d'assassin, ne reccourra pas à la violence pour s'enfuir ? Son pouvoir ne lui permet pas de faire autre chose… son pouvoir l'empêchera de connaître ce qui est « normal » et tu es le dernier des idiots si tu penses le contraire.

C’était elle l’idiote si elle pensait ça, Kyôka pouvait devenir quelqu’un de bien, elle pouvait utiliser son pouvoir pour autre chose que le meurtre, elle pouvait aider les gens avec, il en était certain. Si le tigre garou avait pu se rendre utile avec son talent, s’il avait pu sauver des gens, alors tout le monde devait en être capable. La femme devant lui avait l’air menaçante, son regard le défier d’oser la contredire, et Atsushi soutenait ce regard. Bien sûr qu’il allait oser.

-C’est vrai, je connais à peine Kyoka, je ne suis personne pour savoir ce qui est bon pour elle. Mais ce que je sais c’est qu’il y a du bon en chaque personne et qu’il suffit de leur montrer la voie pour qu’ils puissent faire le bien. Elle  veut rester avec nous, elle a la volonté de changer et je crois en elle, je suis sûr qu’elle trouvera un autre talent que celui qu’elle a pour l’assassinat, on l’aidera! Si moi j’ai réussit à me rendre utile alors tout le monde peut le faire! Je la protégerais, ce ne sont pas des mensonges, je veillerai à ce qu’elle soit heureuse.

Ca pouvait paraître bien audacieux de la part d’Atsushi de lui parler comme ça, mais ce n’était pas l’audace qui l’animait, c’était la détermination.  Peu importe à quelle point cette mafieuse allait s’emporter face à lui, il allait protéger Kyôka, c’était une promesse faite à lui même et il ne la trahirait pas.

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Kôyô Ozaki
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Mar 2 Mai - 9:51
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Heureux sont les ignorants
Kôyô et chaton de gouttière

*N'y pense même pas mon chaton*

Ce regard... oh qu'elle le connaissait... N'avait-elle pas eu le même à une époque? Kôyô était souvent vue comme une femme calme, qui savait prendre du recul et gérer toutes sortes de situations. Certes, elle en était capable. Cela dit il ne faut pas oublier qu'à une époque elle avait été beaucoup plus impulsive, beaucoup plus directe, et qu'aujourd'hui, quelques réminiscences demeurent.

- C’est vrai, je connais à peine Kyoka, je ne suis personne pour savoir ce qui est bon pour elle. Mais ce que je sais c’est qu’il y a du bon en chaque personne et qu’il suffit de leur montrer la voie pour qu’ils puissent faire le bien. Elle  veut rester avec nous, elle a la volonté de changer et je crois en elle, je suis sûr qu’elle trouvera un autre talent que celui qu’elle a pour l’assassinat, on l’aidera! Si moi j’ai réussit à me rendre utile alors tout le monde peut le faire! Je la protégerais, ce ne sont pas des mensonges, je veillerai à ce qu’elle soit heureuse.

Quelle naïveté... Comment ils avaient pu être tenus en échec par un idéaliste pareil?

- La protéger, n'est-ce pas...?

Une grande silhouette masquée apparut soudainement derrière le tigre-garou et le transperça avec sa lame, projetant du sang sur le kimono clair de Kôyô. Les promeneurs, témoins de la scène, commencèrent à fuir en courant, ne laissant autour d'eux que les quelques acolytes en civils de la cadre. Elle savait qu'il ne pouvait pas mourir de cette plaie, alors elle laissa son spectre en place, la lame toujours dans le corps du jeune homme.

- Connaissant les capacités de Kyôka, il y a plus de chances que ce soit elle qui te protège... N'as-tu pas survécu jusqu'à présent uniquement grâce à ton pouvoir de régénération?

La femme approcha de sa victime pour constater sa faiblesse.

- Vous ne pouvez pas la protéger, pas indéfiniment. Vous allez prendre soin d'elle, l'apaiser avec vos douces paroles puis lui demander d'utiliser son pouvoir pour vous... Crois-moi, il n'a pas d'autres fonctions que l'attaque.

Elle ordonna alors à son spectre de se retirer et se placer derrière elle, afin qu'il le voit. S'il avait déjà vu le talent de Kyôka, il ferait alors rapidement le rapprochement entre elle et les capacités de Kôyô, avec la différence qu'elle le contrôlait bien mieux.

- Ce qu'elle veut, ce que tu... espères faire, ce ne sont rien d'autres que des bonnes intentions... Ca n'ira pas plus loin. Pensez-vous n'être que lumière? Et que nous ne sommes que ténèbres? Bien sûr qu'il y a du bon en chacun de nous, à l'origine du moins. Seulement c'est juste une étincelle, qui peut soit tout enflammer, soit disparaître aussi vite qu'elle est apparue.

Elle était bien placée pour le savoir, elle qui avait espéré autrefois connaître la vie simple, banale et sans massacre ni violence des simples habitants. Mais quand on a un talent, rester neutre et à l'écart des ennuis est difficile. Et pourtant, au milieu de la mafia, au milieu des "ténèbres" il y avait bel et bien de la lumière. N'avait-elle pas élevé Chûya comme son frère? Elle-même autrefois n'avait-elle jamais connu le bonheur ou les simples moments insouciants lorsque son mentor la laissait jouer avec ses cheveux? Il y a juste ce moment où on s'aperçoit qu'on est trop souillé par les ténèbres pour être capable de revenir à la lumière.
Et cette Agence... se croyaient-ils si supérieurs à eux? Ce gamin connaissait-il le tableau de chasse de Dazai, par exemple?

- J'ai obtenu un sursis pour Kyôka, mais il n'est pas éternel... Je ne répéterai plus la question: où est-elle?

L'ordre avait été donné d'abattre les détectives. En tant que déserteur, Kyôka était déjà en très mauvaise posture mais pouvait, comme Kôyô autrefois, revenir et n'avoir qu'une simple sanction plutôt qu'une exécution. La cadre ferait en sorte que celle-ci ne soit pas aussi violente que ce qu'elle avait vécu il y a neuf ans. En revanche, si la jeune fille devenait officiellement détective, son ancienne mentor ne pourrait rien faire et il faudrait l'abattre à son tour.
Quelle ironie... la cadre expérimentée et désabusée de la mafia face à un chaton abandonné guidé par les bonnes intentions, tous deux unis par la même volonté de protéger une jeune fille à qui ils tenaient... mais par des moyens totalement opposés.

Le spectre disparut mais restait prêt à reparaître au besoin. Kôyô tenait toujours à sa réponse et si il s'obstinait à ne pas lui répondre, alors il lui faudrait sans aucun doute le capturer pour le torturer... La mafieuse était capable d'affection, quoiqu'on en dise et quoiqu'elle dise, mais pour ceux envers qui elle ne ressentait rien, seule la cruauté était visible.


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Dim 7 Mai - 15:44
-La protéger, n'est ce pas...?

Avant qu’Atsushi ne puisse réagir une violente douleur le transpercea, en même temps qu'une lame sortie de nul part. Ça faisait mal, tellement mal, du sang s'écoula de ses lèvres couvrant davantage de rouge sa chemise blanche. Il attrapa le sabre, cherchant à le déloger de son torse mais il n'avait pas l'air de vouloir bouger. Pourtant il le fallait, le tigre garou ne pouvait pas régénérer sa blessure tant que le métal y était logé. Il fallait vite que sa plaie se referme, il perdait beaucoup de sang et ne voulait pas risquer une hémorragie.

-Connaissant les capacités de Kyôka, il y a plus de chances que ce soit elle qui te protège... N'as-tu pas survécu jusqu'à présent uniquement grâce à ton pouvoir de régénération? Ce qu'elle veut, ce que tu... espères faire, ce ne sont rien d'autres que des bonnes intentions... Ca n'ira pas plus loin. Pensez-vous n'être que lumière? Et que nous ne sommes que ténèbres? Bien sûr qu'il y a du bon en chacun de nous, à l'origine du moins. Seulement c'est juste une étincelle, qui peut soit tout enflammer, soit disparaître aussi vite qu'elle est apparue.

La mafieuse s'approcha et la lame quitta doucement le corps du détective, lui faisant cracher encore un peu de sang. La faire sortir était aussi douloureux que la faire rentrer. Dans un râle de douleur il se laissa tomber à genoux, portant ses mains à sa plaie. “Régénère toi vite…”. Pas comme si le penser suffisait à le réaliser, il n'avait aucun contrôle sur sa régénération, son pouvoir s'en occupait sans son avis. Atsushi releva la tête vers son adversaire, voyant ainsi ce qui l'avait attaqué.

-Pas possible…

La princesse démoniaque de Kyôka. Ce n'était pas exactement la même mais elle lui ressemblait tellement… C'était donc de là que venait l'attachement de cette femme pour elle? Du fait qu'elles étaient soeurs de pouvoir? Tandis qu'il l'écoutait parler, la blessure d’Atsushi se refermait, ne laissant qu'un trou dans sa chemise et des tâches de sang.

-J'ai obtenu un sursis pour Kyôka, mais il n'est pas éternel... Je ne répéterai plus la question: où est-elle?

Le spectre derrière elle disparut, pas sûr que ça soit très rassurant. Le tigre garou se releva, inutile de rester plus longtemps en position de faiblesse. Il fixa la femme en face de lui avec la même détermination qu'avant l'attaque. Il en fallait plus que ça pour le faire flancher. Pas question de se laisser avoir cette fois ci. Il transforma ses bras et ses jambes, sachant qu'il se ferait attaquer si sa réponse ne lui convenait et sachant aussi qu'elle ne lui conviendrait pas. Sa prochaine attaque il allait l'esquiver, il pouvait le faire!

-Hors de question que je te le dise. Moi vivant vous n'aurez pas Kyôka! Même si je suis faible, même si je ne survie que grâce à mes régénérations… si je peux l'aider en lui servant de bouclier je le ferais!  

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Kôyô Ozaki
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Dim 7 Mai - 18:42
Kôyô soupira en le voyant se transformer. Elle aurait dû s'en douter, les illuminés dans son genre étaient incapables d'entendre raison... Sauf que s'il la cherchait, il la trouverait et elle doutait qu'il apprécie son choix.

- Hors de question que je te le dise. Moi vivant vous n'aurez pas Kyôka! Même si je suis faible, même si je ne survie que grâce à mes régénérations… si je peux l'aider en lui servant de bouclier je le ferais!

La cadre sourit et laissa échapper un rire.

- Où as-tu entendu ça? A la télé? Laisse moi te donner un conseil: Il est très mal avisé de dire "moi vivant" à quelqu'un qui est parfaitement capable de changer cet état de fait... Comme maintenant.

Pensait-il qu'elle hésiterait? Qu'elle n'oserait pas aller jusqu'au bout? Si il n'était pas tué, c'est uniquement car la Mafia en a besoin, la jeune femme en particulier. Ca ne l'empêcherait pas toutefois de le frapper encore et encore... ni de le transpercer à de nombreuses reprises pour qu'il se vide de son sang et finisse par être trop faible pour lutter.
Que le match commence alors... Voyons ce que l'agilité et la rapidité du chaton pouvaient faire contre la détermination sans faille d'une femme expérimentée comme elle.

Son démon apparût à nouveau en une fraction de secondes pour attaquer sa proie. Qu'il ait le temps d'esquiver ou non, le spectre ne le laissait pas approcher de la cadre qui, si ça arrivait malgré ça, aurait attaqué à son tour avec son propre sabre dissimulé.
Même s'il refusait de coopérer, Kôyô avait d'autres moyens pour retrouver la jeune fille, tant pis si ça prenait plus de temps. Quant aux détectives... seul Dazai représentait un réel danger à ses yeux pour le moment. Il les connaissait trop bien et saurait anticiper leurs manoeuvres, ou les contrer.

Pour le moment, la priorité allait vers ce chaton de gouttière. Peut-être qu'elle verrait enfin en quoi Akutagawa avait eu tant de difficultés, car pour le moment, autant dire que rien ne l'avait impressionnée plus que ça.

- Alors mon cher, montre moi comment tu comptes m'échapper. Personne viendra te sauver cette fois...
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Mar 9 Mai - 2:42
La mafieuse se mit à rire, elle faisait peur comme ça.

-Où as-tu entendu ça? A la télé? Laisse moi te donner un conseil: Il est très mal avisé de dire "moi vivant" à quelqu'un qui est parfaitement capable de changer cet état de fait... Comme maintenant.

Bien sûr qu'il le savait, il venait de se faire empaler et il savait très bien que s'il n'avait pas eu une quelconque utilité il serait déjà mort. Atsushi avait beau être naïf, il savait très bien que la pitié n'était pas une des valeurs fondamentales de la mafia, Akutagawa lui avait apprit à ses dépends... Le spectre venait de réapparaître, lui donnant à peine le temps d'esquiver. Il était temps de montrer à cette femme la vitesse du tigre-garou. Le problème c'est que le démon à ses trousses était tout aussi agile et rapide... Pour l'instant il arrivait à esquiver les coups de lames mais il savait très bien qu'il ne pourrait pas tenir très longtemps la cadence. Bien sûr le détective n'était pas en mesure de s'approcher de la mafieuse en kimono. Que faire...?

-Alors mon cher, montre moi comment tu comptes m'échapper. Personne viendra te sauver cette fois...

Mais même lui ne savait pas comment s'échapper! Un plan, il fallait vite un plan... Mais se concentrer sur esquiver et sur le plan c'était trop pour Atsushi. Et merde! Vu que de toute façon il allait être blessé, autant agir sans réfléchir et avoir une petite  chance de s'en tirer. Ses bras redevinrent normaux, il avait besoin de se concentrer au maximum sur ses jambes. Son plan, c'était simplement de courir, aussi loin, aussi vite qu'il le pouvait, jusqu'à ce qu'il la sème. Que pouvait il faire d'autre? Avec son talent il pouvait aller vite, plus que n'importe quel être humain, plus qu'un spectre? Il fallait l'espérer... Tant pis s'il se faisait à nouveau embrocher, ça allait guérir. Même s'il ne pouvait pas fuir, peut-être que la mafieuse finirait par se lasser en voyant qu'il ne dirait rien. Elle ne pouvait pas le tuer, hein? Elle ne pouvait pas, pas en connaissant sa valeur sur le marché noir, pas en connaissant le genre d'information qu'il pouvait détenir. Si, elle le pouvait sûrement... Qu'est ce qu'il était entrain de faire? Comment pouvait-il penser pouvoir s'en sortir..?

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Kôyô Ozaki
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Ven 12 Mai - 18:21
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Heureux sont les ignorants
Kôyô et chaton de gouttière

Kôyô prenait un plaisir malsain à regarder 'danser' le chaton devant elle. Si son agilité était exceptionnelle, il restait un être vivant avec une limite, un seuil d'épuisement. Son démon lui, ne s'épuisait pas. Il ne dépendait que de la volonté de la cadre et peu avaient réellement conscience jusqu'où s'étendait cette détermination.
La jeune femme observait ses mouvements, cherchant à anticiper sa prochaine direction, sa prochaine esquive... mais non, il ne semblait rien y avoir de si extraordinaire chez ce jeune homme en dehors de son éloquence en ce qui concerne les niaiseries.

*C'est ça qui a donné autant de mal à Akutagawa? Hmpf, décevant... Enfin assez joué, Mori a ordonné leur mort. Avec de la chance, l'Agence abandonnera Kyôka lorsqu'ils apprendront que sa présence parmi eux les fait tuer*

Sa victime s'était transformée à nouveau pour ne garder que ses jambes poilues. Oh, prévoyait-il enfin quelque chose? Une tentative de fuite purement et simplement? Un dernier espoir luirait-il dans ses yeux naïfs? Dommage, Kôyô avait malheureusement reçu des ordres.
Elle aurait pu, en effet, le capturer, lui trancher les jambes et le garder pour le torturer encore et encore mais au final, ça ne serait que du temps perdu. Avec leurs contacts aux quatre coins de la ville, la jeune femme ne doutait pas que Kyôka serait vite repérée. La mafieuse aurait juste souhaité qu'elles se revoient avec un consentement mutuel, non car la cadre l'aura prise en chasse.

Mais revenons au chaton de gouttière. Bien qu'il puisse s'enfuir avec une vitesse hors du commun, son spectre tenait largement la distance et fut en mesure de le rattraper. D'un mouvement franc de son sabre, il visa les jambes transformées de sa proie, sa maîtresse étant bien décidée à le "couper" dans son élan, dans plusieurs sens du terme.
La cadre s'avança vers Atsushi, sortant la lame de son ombrelle-fourreau et donnant celle-ci à un sbire non loin. Avec ses capacités de régénération, il lui faudrait l'immobiliser avec son spectre pour ensuite l'achever. Elle opta intérieurement pour une mort brève. Pas par pitié, mais bien pour éviter de sous estimer les capacités du tigre-garou et avoir une mauvaise surprise.

- Il n'y a pas d'échappatoires. Tu ne sauras pas la protéger...

*Moi je peux faire en sorte qu'elle n'ait plus à utiliser son pouvoir à nouveau*

[Désolée c'pas très long non plus T-T A la fin, je te laisse décider si l'attaque du spectre sur tes jambes t'a touché ou pas]


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Dim 14 Mai - 15:52
Au final, quels chances avait-il de pouvoir s'enfuir? Probablement aucune. Le spectre le rattrapa bien vite et brandit son sabre. Atsushi n'eut pas le temps de réaliser ce qu'il se passait, une violente douleur assaillit le bas de son corps, ou du moins ce qu'il en restait. Il se mit à hurler, se faire arracher une jambe lors de sa première rencontre avec Akutagawa, ça avait été horrible, mais là deux jambes c'était pire. Le tigre garou paniquait, il avait beau se dire qu'elles allaient repousser, ça ne suffisait pas. Il ne pourrait pas régénérer à temps, il se vidait de ses forces, il était foutu… Étendu dans la marre que formait son sang, Atsushi ne pouvait que rester immobile et souffrir en silence.

-Il n'y a pas d'échappatoires. Tu ne sauras pas la protéger...


C'était la fin, la mafieuse allait le tuer et le laisser pourrir là… Mais bordel, qu’est ce qu’il avait fait de mal pour avoir une vie aussi nulle? Atsushi allait crever là dans la rue comme un chien errant, même sa fin était misérable. Il n’y avait plus rien à faire, plus de plan ou d'échappatoires possible, il n'avait qu'à attendre gentiment sa mort…

Après tout peut être que je mérite de finir comme ça…

Tout ce qu'il y avait autour du détective disparut, laissant place à un tout autre décor qu'il ne connaissait que trop bien. L'orphelinat. Le directeur était debout devant lui, le regardant avec mépris. “Tu mérite tout ça”, “Il n'y a de la place pour toi nul part en ce monde”, “Tu ferais mieux de mourir”, “Personne ne veut de toi”, il entendait encore et encore ces phrases dans la bouche de cet homme, c'était insupportable. Il ne voulait pas l'entendre davantage, il ne voulait pas lui donner raison, il ne voulait pas mourir.

La ferme!

La mafieuse s'approcha, prête à se débarrasser de lui. Atsushi ne pouvait pas la laisser faire, il devait vivre à tout prix. Il en avait le droit, non? Son regard scruta le reste de la rue déserté par les passants effrayés. Seule une jeune fille était présente, observant la scène d'un air choqué. Depuis quand était elle là? Bah peu importe, elle ferait l'affaire. Il tendit la main vers elle, cherchant désespérément son aide

Je t'en prie ne me laisse pas mourir…

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Charles Baudelaire
Bloody fucking roses
Dim 14 Mai - 16:38
Charles marchait dans les rues de Yokohama, la musique dans les oreilles et des livres dans les bras. Cette journée en était une comme une autre, passée à l’université. La jeune fille n’avait qu’une hâte : rentrer chez elle au plus vite pour reprendre sa lecture du moment, emmitouflée dans une couverture. Plongée dans ses pensées sur des théories farfelues quand à la suite de son bouquin, elle ne remarqua pas tout de suite la foule se déplaçait comme un seul Homme, dans la direction opposée à celle qu’elle empruntait. Après s’être fait bousculée plusieurs fois, Charlie remarqua enfin ce qui l’entourait et compris : ces gens fuyaient quelque chose.

La brune retira un de ses écouteurs, et tenta de voir plus loin. Elle se trouvait près du parc, mais rien ici ne justifier un tel comportement général. Peut-être par curiosité, ou par témérité, elle continua d’avancer vers la source du problème.

*Comme si c’était pas suffisant de risquer de tomber dans cette bousculade. Il faut en plus que je sois attirée par le danger ! *

Elle s’arrêta, secoua la tête pour tenter de reprendre ses esprits. Charlie s’apprêtait à faire demi-tour, mais la scène un peu plus loin dans le parc lui sauta aux yeux. Tout le monde s’était enfui, et elle pouvait enfin voir pourquoi ils l’avaient fait. Dans un premier temps, elle resta figée, incapable de comprendre et de réaliser l’ampleur de la situation. Sa curiosité initiale s’était envolée, remplacée par l’effroi, le dégoût et une irrésistible envie de déguerpir. Pourtant elle restait plantée là, à scruter le corps du garçon, séparé de ses 2 jambes. Personne ne semblait avoir remarquée sa présence quand Charlie commença à reculer lentement, d’un pas.

*De toute façon il va se vider de son sang, il est déjà presque mort…*

Un simple geste de la part de cet inconnu, une main tendue vers elle et ce regard suppliant qu’il lui avait lancé. Non, c’était impossible, Charlie ne pouvait rester face à ça et faire simplement demi-tour. Une vie était en jeu…Elle pris alors une décision stupide, qui lui serait certainement fatale.

Elle n’y avait pas pensé une seconde lorsqu’elle avait lâché toute ses affaires sur place, avant de se mettre à courir le plus rapidement que ses jambes lui permettaient. Elle se plaça entre la malheureuse victime estropiée et la femme en kimono qui s’approchait dangereusement de lui. Instinctivement, elle créa un épais buisson de ses fleurs devant pour stopper la progression de la criminelle. Gonflée à bloc certainement par l’effet de l’adrénaline, Charlie la mit en garde.

« Je vous déconseille de toucher à ses fleurs, et d’approcher. Mais pourquoi vous faites ça ? Personne ne mérite de souffrir à ce point, ou de mourir comme ça ! » hurla-t-elle à l’intention de la femme à présent en face d’elle.
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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Dim 14 Mai - 17:36
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Heureux sont les ignorants
Kôyô et chaton de gouttière

Peut-être que Kôyô avait été trop loin... Peut-être aurait-il mieux valu l'achever directement et s'assurer ensuite que même sa capacité de régénération ne serait pas suffisante pour le maintenir envie. Intérieurement, elle décida donc d'en finir d'un coup précis et unique. Sa victime n'était qu'à quelques mètres, surveillée par son spectre qui avait l'ordre de ne pas intervenir pour le moment.

Les mafieux surveillaient les alentours, et notamment la foule pour les courageux -ou paralysés- qui assistaient à la scène. Pas comme si la cadre pensait qu'ils oseraient s'immiscer dans le règlement de compte, mais qui sait? Enfin, ça s'était ce qui se passait habituellement les rares fois où la mafia intervenait en public.
Malheureusement aujourd'hui, quelqu'un décida de s'immiscer. Quelqu'un décida de s'opposer à eux. Kôyô remarqua très vite cette silhouette qui s'était détachée de quelques autres badauds plantés non loin, ses sbires aussi. Ils levèrent immédiatement leurs armes vers l'inconnue mais la jeune femme en kimono leur commanda de ne rien faire. Elle observa la civile se planter devant elle et surtout, utiliser un talent encore jamais rapporté.

- Je vous déconseille de toucher à ses fleurs, et d’approcher. Mais pourquoi vous faites ça ? Personne ne mérite de souffrir à ce point, ou de mourir comme ça !

La mafieuse ne dit pas un mot, se contentant de scruter le parasite en face. Ses hommes gardèrent leurs armes levées, attendant un seul mot, un simple ordre pour se débarrasser de l'intruse... "tirez". Seulement cet ordre ne vint pas. Au bout de longues secondes de silence entre les deux femmes, la voix de Kôyô finit par s'élever.

- Les civils n'ont pas à prendre part aux conflits de la mafia, encore moins à connaître nos raisons.

La voix glaciale de la mafieuse était limpide mais au vu du discours de son interlocutrice, elle semblait être aussi perdue dans la lumière que l'illuminé qui se vidait de son sang derrière. Cependant, car c'est bien ça qui la retenait d'employer tout de suite la force, le mur végétal derrière elle l'intriguait.
La cadre maintint son spectre doré qui était revenu derrière elle. Sa maîtresse, elle, avait toujours sa lame en main. Il était hors de question qu'Atsushi lui échappe alors qu'elle était si proche d'en finir. Elle ne pouvait PAS laisser ça arriver.

- Ecarte-toi de là et il ne t'arrivera rien. Tu ne peux pas aller plus vite que les balles...

Pour ne parler que des armes à feu. La démon de Kôyô saurait lui aussi être d'une rapidité éclair, comme il venait de le prouver en fauchant les jambes du tigre. Il restait bel et bien le risque de l'étendue du talent présent en face d'eux, mais la jeune femme ne serait jamais arrivée au rang de cadre si elle se laissait prendre au dépourvu juste par une jeune fille.

C'est à ce moment qu'on entendit au loin les sirènes de plusieurs voitures de police se rapprocher.


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Lun 15 Mai - 0:20
C'était un miracle, pour une fois la chance lui souriait. La jeune fille lâcha les affaires qu'elle transportait pour courir vers lui. Malgré la douleur Atsushi lui sourit, faiblement certes mais il ne pu s'en empêcher. En ce mettant entre lui et la mafieuse, cette jeune fille venait de lui sauver la vie. Grâce à elle il pourrait gagner du temps, peut être même assez pour que ses jambes repoussent. Un buisson de fleurs rouges apparut, faisant davantage barrage. Une utilisatrice de talent? Cette fille était vraiment un ange tombé du ciel! Le démon qui lui aurait tranché la tête sans cette intervention retourna près de sa maîtresse.

-Je vous déconseille de toucher à ses fleurs, et d’approcher. Mais pourquoi vous faites ça? Personne ne mérite de souffrir à ce point, ou de mourir comme ça!

Personne ne méritait ça? Pas même lui? Ça voulait dire qu'il avait le droit de vivre, qu'il le méritait? Vu qu'elle l'avait sauvé, alors ça voulait sûrement dire que même la vie du tigre-garou avait de la valeur. Les paroles de l'étudiante lui réchauffèrent le coeur, il avait attendu si longtemps qu'on lui dise quelque chose comme ça, il en était d'autant plus redevable envers sa sauveuse.

Vous entendez ça monsieur le directeur? Je ne mérite pas de mourir comme ça!

Des larmes roulèrent le long de ses joues, il avait toujours était émotif et la douleur venant de ses jambes, ou plutôt de son absence de jambes, aidait bien à faire pleurer. La mafieuse était prise au dépourvu, comme lui elle n'avait sûrement jamais vu un talent comme ça avant.

-Les civils n'ont pas à prendre part aux conflits de la mafia, encore moins à connaître nos raisons.

Vu le ton glaciale de sa voix elle n'avait pas l'aire trop désorientée… Elle était toujours décidée à faire rouler la tête du détective sur le trottoir, ça se voyait. Il reprenait des forces mais ce n'était pas encore assez pour faire revenir ses jambes, il lui fallait plus de temps…

-Ecarte-toi de là et il ne t'arrivera rien. Tu ne peux pas aller plus vite que les balles...

Il écarquilla les yeux. Non, pas ça… Ils ne pouvait pas la blesser, pas à cause de lui. Il ne supporterait pas qu'elle soit blessée voir tuée parce qu'elle avait joué les héros pour lui. Ça voudrait dire que la vie d’Atsushi n'avait vraiment aucune valeur et qu'il ne méritait pas d'être sauvé. Il ne pouvait pas la sauver, pas dans son état actuel, il ne pouvait que la regarder totalement impuissant. Il voulait lui crier de fuir mais des sirènes se firent entendre avant qu'il ne puisse ouvrir la bouche. Quelqu'un avait appelé la police, un passant avait eu la bonté de le faire. La mafia ne pouvait plus intervenir maintenant, ils n'avaient plus qu'à battre en retraite. Ils étaient sauvés! Des agents en uniforme sortirent, timing parfait, cette diversion avait réussi à durer assez longtemps pour qu'il retrouve ses jambes. Il se releva péniblement et s'avança vers sa sauveuse à qui il offrit un beau sourire. En le voyant comme ça on avait du mal à croire qu'il venait de frôler la mort, seul le sang présent sur ses vêtements et sur le sol pouvait qui avait bel et bien été blessé.

-Merci beaucoup!

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