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Tu l'as appelé... "Grand frère" ? || Victor

Jules Verne
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Sam 5 Jan - 23:57
Tu as bien dit... grand frère ?
... :done: .

   Tu avais déjà râlé, magnifique quotidien. Mais disons que tu allais devoir faire quelque chose qui ne te réjouissait pas des masses : les courses. Chercher les articles que vous vouliez, puis les payer. C'est une perte de temps pour toi, mais bon, si c'était pour les Amis, tu pouvais faire un effort. Bro t'a donné la liste de ce dont vous aviez besoin, et, si tu avais pensé être seul pour ça, tu fus vite déçu de constater qu'on t'avait donné la 'garde' de Victor. Bien, un peu de compagnie ne te fera pas vraiment de mal (tu espères).



Tu avais ouvert la marche, scrutant les environs. Le jugement des asiatiques quant-à ton physique te fit soupirer: tu avais l'habitude. Et puis que tu sois à moitié aveugle, tu voyais très leurs regards braqués sur toi, grand bien leur fasse. Tu esquissais un sourire narquois à leur attention (tu aimes la provocation ).



Cependant, tu n'oubliais pas la présence de Victor à tes côtés, et bien que tu ne sois pas le meilleur pour trouver des sujets de conversation, tu pourrais faire un ultime effort. Passant une main sur ta nuque, ton regard bicolore se posait enfin sur le petit français (enfin, tu ne le voyais complètement que d'un œil, mais passons les détails bien merdiques).


- Je... suppose que tu as déjà fait des courses ?

BY MITZI

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Victor Hugo
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Dim 6 Jan - 13:02


Vi était heureux, voilà qu'il allait apprendre de nouvelles choses aujourd'hui : comment jouer selon les règles du jeu en bonne société lorsqu'il s'agit de se sustenter. En moins de mots : faire les courses. Son bonheur était d'autant plus intense qu'il était bien accompagné ! Avec l'un des Amis à ses côtés, il n'y avait nul doute qu'il apprendrait en un rien de temps.

De fait, il sautillait avec ravissement dans les rues japonaises. Il distançait son compagnon de route, puis revenait à son niveau, repartait en arrière, puis revenait encore. Aujourd'hui, il chantait en anglais.

« Master of the house, quick to catch yer eye
Never was a passerby to pass him by
Servant to the poor, butler to the great
Comforter, philosopher, and lifelong mate!
Everybody's boon companion
Everybody's chaperone
But lock up your valises
Jesus! Won't I skin you to the bone! »
(la chanson version film :https://www.youtube.com/watch?v=WWzBtuGsXGc )

Et comme il chantait il dansait aussi.

Cependant lorsque son Ami entama la discussion, c'est avec grand plaisir, et une certaine fierté, qu'il lui répondit le sourire aux lèvres. Comme c'était bon d'apprendre.

- Nan ! Chuis icicaille en formation de gentilhomme.

Cela le fit rire. Lui qui avait craint de passer pour un gland aux yeux des autres, car enfant né de la rue il n'avait jamais connu la vie avec un toit sur la tête, et n'en avait donc jamais su les coutumes, il se sentait gentiment accompagné par la petite troupe dans cet apprentissage.

- J'crois bin que grand frère doit penser qu't'es le meilleur pour m'apprend'ça.

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Jules Verne
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Dim 6 Jan - 19:04
Tu as bien dit... grand frère ?
... :done: .

   Tu avais posé cette question pour t'assurer que tu n'allais pas, dans un sens, servir de nounou à Victor, lui expliquant chaque étape qu'on exécute pendant qu'on fait des courses, seulement, sa réponse te fit soupirer : il ne savait pas comment on faisait ça. Bien, super, déjà qu'il chantait, et ça te tapait sur les nerfs (le calme, c'est bien aussi, parfois), mais si en plus tu allais devoir devenir un professeur pour les tâches quotidiennes, ça allait deux fois plus t'énerver. Mais... tu soupires, tu calmes tes émotions (de colérique). Essayant même de sourire : c'est encore un enfant en même temps. Donc tu pouvais le pardonner d'être aussi vif, puis de préférer chantonner au lieu de faire les courses (en soit, tu le comprendrais... presque).

- Je vois... il n'y a plus qu'à t'apprendre alors.

Oui, et tu étais heureux que ce soit toi qui lui permet d'apprendre ça. (non, ça te fait clairement chier). Vous continuez votre chemin, toujours cet air nonchalant sur ton visage a moitié détruit. Or, tu te stoppais dans ta marche quand Victor parlait d'Arthur en tant que "Grand frère". Ah bon. Non pas que tu étais quelqu'un de jaloux (et possessif), mais tu tiens énormément à Arthur, que tu considères toi-même comme un frère. Cependant, tu n'étais pas au courant que c'était le cas pour... Victor ? Tu fronçais les sourcils, toujours en pause en plein milieu de la foule.

- Attends, Attends, tu appelles Arthur ... grand frère ?

C'est que tu arrives pas trop à comprendre le topo là en fait.

- J'peux savoir depuis quand ?

BY MITZI

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Victor Hugo
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Lun 7 Jan - 19:32

Mmh … Difficile de savoir si son compagnon de route était satisfait ou non de la nouvelle. En fait, il avait plutôt l'air de ne pas avoir beaucoup d'air en continu. Bah, se dit l'enfant, du moment qu'il respire c'est que tout va bien. Quand toute sa touffe aura virée au rouge, cela signifiera grosse colère, voilà tout.

- Merci bien ! En échange j'te devrais un service aussi, ça te va ?

Le gamin parlait usuellement sans filtre, il disait tout, d'autant plus qu'il n'avait aucune idée du fait qu'appeler Arthur grand-frère soit si étonnant. Voilà que son Ami avait du mal à cogiter.

- Ah ! Ben ça ! C'est une longue histoire. Mais comme ça a l'air de t'intéresser, je va te le dire.

Il s'éclaircit la voix, remis ses idées en place, tout ravi qu'il était d'apprendre quelque chose à quelqu'un. Il sortit pour l'occasion son bon français, il devait se faire comprendre !

- Quand je suis arrivé au Japon j'ai eu quelques déboires avec des english mal lunés, et grand frère. On va passer les détails, mais j'a gagné beaucoup d'argent ce jour là ! Grâce au cat. Bref, pas important.

Il pencha la tête en arrière, loucha, puis remonta la caboche, il avait retrouvé ce qu'il voulait dire.

- Après ça Arthur a voulu que je rejoigne les Amis. Il voulait que je vienne habiter chez lui, pour qu'il ait un œil sur moi. Mais moi je ne voulais pas, on ne met pas un oiseau en cage. Sauf que voilà, je vole peu, pas tant que ça hein ! Mais un jour que je ne l'avais pas vu depuis longtemps, alors que mon estomac était descendu plus bas que mes talons, j'ai volé sur le marché ! Mais ! Malheur ! Un cab-un policier ! M'a pris en train de faire. Alors j'ai couru, et il a couru, mais plus vite que moi ! Alors il m'a eu. J'ai fini au poste. Il me parlait de m'envoyer dans un foyer, et à l'école. Mais j'a pas besoin d'école ! J'a déjà lu plein de choses, je sais compter ! Tiens la Boétie tu connais, et Voltaire ? Houla … Je m'égare. Bon, j'ai fiat croire au policier qu'en fait j'avais de la famille dans le coin que je n'avais pas su retrouver. Notamment mon tonton Arthur. Il l'a appelé, il est venu me chercher. J'ai continué de dire tonton, parce qu'en argot c'est une insulte des fois, il le savait pas mais il aimait pas quand même. Ça f'sait vieux. Alors il a proposé grand frère, j'a dit oui. Mais ça fait bizarre, moi je vois bien qu'il me surprotège un peu et qu'il m'aime bien, puis moi aussi je l'aime beaucoup. Mais ça fait tout bizarre. Mais j'aime bien hein ! Mais c'est bizarre. T'as tout pigé ?

Il lui sourit de toutes ses dents.


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Jules Verne
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Lun 7 Jan - 21:20
Tu as bien dit... grand frère ?
... :done: .

   Tu avais repris la marche, histoire de ne pas gêner les personnes qui étaient derrière toi (bien que ce n'était clairement pas la chose qui te dérangeait actuellement), continuant de fixer le petit. Tu venais d'apprendre quelque chose qui te mitigeait (ou peut-être qu'il l'appelait comme ça même à la maison des Amis, mais que tu n'y avais pas fait attention (pour le peu que tu écoutes)). Ta réaction t'étonnait, car même si tu es conscient que tu es attaché à Arthur, tu ne pensais pas, néanmoins, faire preuve de ... jalousie ? Quand quelqu'un d'autre l'appelle grand frère. Sans doute que cela s'expliquait par le fait qu'il t'avait aidé quand c'était le pire moment pour toi, le décès d'Alex t'avait laissé une énorme cicatrice dans le cœur (et encore aujourd'hui, tu pouvais sentir cet organe se crisper dès que tu penses à ton frère adoptif). Mais un côté de toi te criait que sans doute, Arthur avait aidé ce gosse comme il t'avait aidé. Mais la plus grande partie de ta tête te hurlait que c'était pas normal.

Le gamin se lançait dans de longues explications, et clairement, tu n'en avais écouté que la moitié. A quoi bon te fatiguer à comprendre ? (sans doute que tu voulais savoir pourquoi tu n'avais jamais été au courant de ce lien. Arthur te cacherait donc des choses ? (ça ne t'étonnerait pas (mais autant ne pas se considérer comme des frères si c'est le cas))).  Dès que Victor avait enfin laissé le silence se déposer sur la scène, tu soupirais. Ça t'énervait (te frustrait). A un tel point où tu t'étais nerveusement gratté l'arrière de la tête histoire d'essayer de calmer cette colère (cette jalousie).


- Ouais ouais, ok.



Votre marche se faisait bien plus lente (de ton côté), mais tant pis, tu n'es plus à ça près. Et tu en avais tellement plus rien à foutre que tu allais même t'énerver un peu (ou pas, le feu follet qui brûle en toi restera flammèche pour l'instant).


- Tes explications sont trop longues à mon goût, mais soit. Sache juste cependant que je comprends pas pourquoi, lui ou même toi, m'aviez caché ce lien, c'est assez frustrant.


La voix s'élève.


- Car moi aussi, je le considère comme un grand frère, et sans doute qu'c'est réciproque, sauf que pour lui je ne suis rien d'autre qu'un gamin qu'il a aidé alors que ce même gamin était égaré, perdu dans ses songes. Bref, tout ça pour dire que je tiens à lui. Et donc.


Votre marche ne s'était pas arrêtée, pas du tout même, (elle avait accéléré, tout au plus). Ton œil flou, et ton œil de faucon (de faux-con aussi, sauf que tu es un vrai con pour réagir de la sorte) scrutèrent avec attention le gamin, puis les alentours.


- J'te demanderai de ne pas l'appeler "Grand frère" en ma présence, c'serai sympa de ta part.

Aucune sympathie dans ses mots (tranchants).

BY MITZI

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Victor Hugo
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Mar 8 Jan - 19:24

Le gamin suivait les pas du plus grand. Il était curieux de sa réponse maintenant qu'il avait finit la sienne. Réponse qu'il ne comprit pas … cacher ? Beh kékidi ? Il avait pourtant passé la soirée de bienvenue à alterner entre Arthur et grand-frère, ça ne faisait pas sens. Il voulu répondre, il loupa le coche.

Quand sa voix s'éleva le petit comprit qu'il n'était plus temps de la plaisanterie. Cependant, bon cœur, il lui aurait bien répondu que d'avoir un frère en commun pouvait faire d'eux des frères aussi. Une famille, d'aussi peu qu'il en savait, ne demandait qu'à s'agrandir, pas vrai ? Mais il ne le fit pas, le temps lui manqua. Et comme une guillotine acérée, sa phrase finale lui coupa tout élan de sympathie.

Vi ralentit le pas et resta un moment inaudible, le regard rivé sur le trottoir. Dans sa tête tout était devenu gris, et il était tout seul. Sa bonne humeur aussi était morte. C'était un ordre, et des plus déstabilisant, non, extrêmement blessant. Il parla ainsi, autant au jeune homme qu'à lui même.

- Je te répondrais que non. Non parce que je refuse de recevoir, comme je refuse de donner des ordres. Et non car dans la société que nous souhaitons créer tous seront à égalité. J'ai donc autant le droit et le pouvoir que toi de l'appeler grand-frère du moment qu'il y consent. Je ne suis pas ton rival, je suis ton égal.

Arg. Le blondinet sortait ses plus belles phrases, il était piquer au vif. La verbe avait toujours été un sacré bon camouflage en période de troubles émotionnels d'envergure.

Comme c'était dur maintenant de suivre le rythme de ses pas. Comme c'était dur de se maîtriser, de ne pas se laisser aller. Arthur était d'une importance capitale pour le garçon. Il se l'était juré, s'il était en danger, son pouvoir serait avant tout pour lui. Jusqu'à la fin. Il était mort une fois, avec Arthur il était revenu. On n'avait pas le droit de le priver de lui et de son affection. Il en voulait de cette chose là, et avec Arthur il en avait enfin.

- Si tu n'aimes pas le partager, je te conseille une chose. Dit lui, la prochaine fois qu'il trouve un gamin agonisant dans un lieu obscure ; alors que ce gamin lassé par la vie, endeuillé de toutes parts attends simplement l'heure fatidique en chantant sa dernière révolution ; qu'il l'y laisse. Même mieux. Lui colle une balle, droit entre les deux yeux.

Tout en parlant, il pointa ses deux doigts mimant le fusil juste au dessus de son nez. Ses paroles était froides, son ton presque monocorde tandis qu'il gardait en permanence son regard planté dans celui de son compagnon. Toute étincelle de joie l'avait quitté pour le ramener dans la tombe d'où il était venu.

- Dit lui bien, Jules, de ne sauver personne, car tu ne veux aucun rival. Dit.Le.Lui.

Il voulut partir, traverser maintenant la route et partir se cacher dans un coin en attendant que ça passe. C'est idiot ? C'est un enfant. Il resta là.


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Jules Verne
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Mar 8 Jan - 22:31
Tu as bien dit... grand frère ?
... :done: .

Sûrement que ta réaction était complètement abusée, surtout face à un petit (on se demande qui est le petit entre vous deux vu tes manières actuellement). Tes mots ont été beaucoup trop tranchants pour un enfant, un enfant qui ne mérite pas forcément que les phrases qui font mal sortent du fourreau de l'aîné. Sans doute que tu regrettais, les regrets présents en entendant les mots de cet enfant, que tu avais pensé énergétique, plus finalement, il peut trouver les mots justes. Mais pourtant, un truc résonnait dans ta tête, pourquoi avais-tu réagis de la sorte, concrètement. Pourquoi, la jalousie s'empare de toi quand quelqu'un d'autre l'appelle Grand frère ? Tu ne comprends pas, et tu n'arrives pas à comprendre. Difficile situation quand on ne se comprends pas soi-même. C'est une chose problématique, mais pourtant, tout le monde y faisait face à un moment ou à un autre. 


Tu lui avais donné un ordre, mais au fond de toi, tu savais que tu lui avais ordonné ça à l'aveugle, sans réfléchir aux conséquences. Puis, le petit continuait de parler. Mais pourquoi continuait-il, alors qu'il disait déjà la vérité. En fait, tu avais réagis au quart de tour, une erreur, alors que tu es tout de même sans doute une personne qui doit lui montrer les erreurs à ne pas commettre. Les erreurs que toi, tu avais fait, et que lui, pourrait éviter si quelqu'un le guide. Mais au lieu de faire ça, tu avais fait tout l'inverse. Puis quand la voix froide du petit s'était  estompée, tu prenais conscience d'une chose:


Arthur, tu le considères comme un frère, mais tu sais pourquoi désormais. La raison est plus profonde qu'une simple histoire de rencontre, d'aides mutuelles, de mots doux et de réconforts comme chaque frère pourrait avoir. Non, ton œil à moitié aveugle ne distinguait que les silhouettes, et tu pourrais comparer ça à ta révélation : tu apercevais la silhouette d'Alex sur celle d'Arthur. Comme si tu le faisais encore vivre sans vraiment t'en rendre compte. Tu sais pourtant qu'Arthur est bien plus différent qu'Alex, et qu'Alex est mort, c'est inévitable. Mais la perte de ton demi-frère t'a fait perdre toute affection que tu avais, que tu possédais, et que tu pouvais offrir. Et sûrement que tu essayes de profiter le plus possible d'Arthur avant qu'il ne soit trop tard ( tu ne veux pas avoir de regrets).



Tu soupires. Reprenant ta marche dans un silence pesant, lourd comme le métal. Puis tu te décidais à reprendre la parole, bien que c'était sans doute peine perdue vu les flammes que tu avais craché avant.


-... Je... désolé.

Un murmure, une brise de vent.

- Je me suis laissé... emporter par mes émotions. En fait, tu vois, ce lien veut dire beaucoup pour moi, beaucoup plus qu'on pourrait le croire. 


Tu t'arrêtes, fixant le petit de ton œil valide.

- Eh... je me suis laissé envahir par ces pensées négatives, sans doute que j'ai réagis au quart de tour par rapport à tous ce que veux dire ce lien à mes yeux.


Baissant le regard.


- Enfin, tu comprends quoi...

BY MITZI

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Victor Hugo
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Mer 9 Jan - 19:30

Attentif, Vi avait suivi toutes les paroles de son compagnon, bien cruel, de route. Il s'était arrêté avec lui et s'était penché pour toujours voir son visage lorsqu'il baissa la tête. Violenté encore une fois, il aurait pris la route ; ce ne fut pas le cas, il en fut tout ravi.

Le petit n'était pas rancunier. Il savait reconnaître de vraies excuses, sincères et même touchantes, quand il en recevait. Alors, après un moment de silence d'écoute respectueux, la lumière sembla le toucher de nouveau. Il avait compris ce que ce garçon avait au fond du cœur, c'était finalement très beau, c'est tout ce qui lui importait. Un sourire reprit place sur son jeune visage terne et de nouveau des ailes poussèrent de son dos crispé. La jalousie qui l'avait mis à terre lui semblait d'un coup si légère qu'elle avait disparu. Dénigrer de si jolis mots serait un crime.

- Je comprends !

Et il rit en se penchant en avant pour venir coller son front contre le bras de Jules, le regard levé vers son visage. C'était un franc signe de réconciliation, il ne lui en voulait absolument presque plus.

- Mézigue aussi l'a peut être un poil réagit fort. On est quittes ?

Conscient de son entrain et de son attitude parfois intrusive, il se détacha d'un bon du garçon pour mieux voir ce qu'il en penserait, et lui rendre son espace vital.

L’étincelle d'un gamin ne s'éteint jamais bien longtemps, Darwin en ferait sans doute un avantage évolutif. Cependant, avait-il toujours mal ? Assurément.

Jules l'avait blessé, pire, de vieux fantômes en avaient profité pour retourner toute sa mémoire. En une seconde et sans trop comprendre la force de ce tourbillon d'angoisses qui l'avait saisit, il avait revu toutes les personnes qu'il avait perdu. Comme tout ce qu'il n'avait jamais eu. Maintenant, il tentait de ranger par le sourire toutes ces mauvaises choses au fond bien au fond de sa petite mémoire. Il fallait faire place nette, le blondinet voyait ici quelque chose de bien plus réjouissant, une opportunité !

- Je pense ! Mmh … Je pense que si on a un frère en commun ça doit vouloir dire qu'il y a moyen qu'on se rapproche aussi. Kestendi ?

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Jules Verne
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Sam 12 Jan - 23:13
Tu as bien dit... grand frère ?
... :done: .

  Comprenant enfin que des excuses sont toujours mieux que des épées, tu souriais légèrement quand il te disait qu'il comprenait pourquoi, en quelque sorte, tu avais réagis de la sorte. Tu lui avais sans doute fait du mal, c'est sûr. Mais ce n'était pas totalement volontaire en fait... pas totalement oui. C'est là que tu comprends que ce n'est pas forcément le plus grand qui a toujours les sages paroles, mais que ça peut très bien être le plus petit qui trouve les mots justes. Les mots qui soulagent encore plus qu'on ne pourrait l'imaginer. Tu hochais la tête, oui, vous êtes quittes. Tu te promets à toi-même de tenter de calmer ces coups de colère que tu peux avoir très souvent (trop souvent) et que tu ne devrais pas te laisser abattre par la jalousie.

Quand tu sentis son front contre ton bras, tu levais les yeux au ciel. Es-tu aptes à faire preuve d'affection à quelqu'un ? Quelqu'un, autre qu'Arthur? Tu penses que oui, mais tu penses également que non. Tu ne sais pas totalement où tu te situes, mais tu trouveras. En attendant, tu avais pris le bras de Victor, sans même prononcer un mot, tu viens le serrer contre toi, encore une preuve de ton pardon sincère.

Tu le lâchais rapidement, c'est certain, mais c'est déjà ça. Ton regard se plantait sur le sien tandis que vous aviez repris votre route, les tensions laissées là où elles doivent être. Oui, sans doute qu'avoir un frère en commun pourrait t'aider à former de nouveaux liens au sein même des Amis.


- J'en dis que c'est une bonne idée.

Souriant, votre chemin s'arrête en face du fameux magasin où vous deviez aller.  Tu entrais, accompagné de Victor, lui montrant du doigt les chariots, les caisses.


- ... Alors tu vois, ça, c'est pour mettre tous ce que nous allons prendre, c'est pour éviter de galérer à tout porter après. Ici, et bien, c'est là que tu payes, et là... c'est le magasin quoi.

BY MITZI

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Victor Hugo
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Dim 20 Jan - 11:57

Oh ! Jules avait répondu à son rapprochement en lui prenant le bras ! Ça n'avait pas duré longtemps, mais bien assez pour que Vi ne sache pas comment réagir. Alors il s'était laissé faire sans rien dire, mais très souriant. S'il était doué pour donner de l'affection, en recevoir était une toute autre paire de manche. Encore une chose à apprendre, la liste commençait à se faire bien longue, pour son plus grand bonheur.

- Chouette !

Il était heureux, très heureux. Il s'était donc mis à chantonner joyeusement yaourt pour imiter le japonais qu'il entendait tout autours d'eux.

Cependant, quand vint l'heure des explications, il reprit immédiatement son calme. Il était temps de céder au professeur de courses toute son attention. Il suivit du regard chaque chose que Jules lui montrait, hochait la tête pour montrer qu'il comprenait, puis scruta l'intérieur du magasin avec intérêt. Tout cela l'avait fort impressionné.

- Fichtre ! C'est bien pensé ! Du coup … On chipe pas icicaille ?

Il avait déjà acheté des choses, mais en boutique, des choses toutes prêtes comme chez le boulanger, ou des petites échoppes de nourriture à emporter. Là c'était différent. Il savait à quoi ressemblaient plusieurs plats à leur stade final, mais ce qu'on devait mettre dedans pour l'obtenir était l'un des plus grands mystères de l'univers.

- Et du coup, c'est quoi kessecon prend ?

Sans attendre de réponse, entra dans le magasin s'approchant des premiers rayons l'air curieux. Pour certains produits, il était facile de comprendre ce qu'ils pouvaient bien être. Pour d'autre … Soit la nourriture japonaise ne ressemblait à rien, soit il devait se sentir vraiment stupide. Il prit un air déçu et ignorant, les deux pans de la bouche tirés vers le bas et les sourcils levés, puis revint se mettre tout proche de Jules.

- J’te suis...

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