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Echange de bons procédés Ft Kôyô Ozaki

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Lun 5 Juin - 15:58






Echange de bons procédés




Dazai lambinait sur le canapé de l’agence comme à son habitude, le casque sur les oreilles à chantonner sa chanson sur les suicides. On était déjà venu à diverses reprises le sermonner sur son inactivité depuis le début de matinée.
L’agence ne manquait pourtant pas de missions pouvant l’occuper, mais il avait déjà autre chose de prévue pour la journée. Vers midi il devait retrouver une certaine personne dans un restaurant, afin de discuter de certaines choses plus ou moins importante.

Regardant l’heure, il remarqua qu’il était midi moins vingt, le temps d’arrivé sur place, il serait surement midi dix, enfin si il ne loupait pas son métro ou s’il ne tombait pas sur une ravissante jeune femme qu’il aurait accosté en lui proposant un double suicide. Tant de distractions et si peu de temps devant lui, mais que voulez-vous Dazai aime se faire attendre.
Il sortait alors de l’agence, marchant vers sa destination les mains dans les poches, avec le pas lent et insouciant que pourrait avoir un jeune enfant en se promenant seul dans la rue pour la première fois. Il n’espérait qu’une chose, que la personne qu’il devait rencontrer avait bel et bien reçu son message et qu’elle accepterait cette rencontre, sinon il aurait fait cette réservation pour deux dans un restaurant quelque peu chic pour rien.
Il ne s’était pas changé, après tout ça tenue n’avait rien d’anormale et convenait pour un diner « romantique » dans un grand restaurant et comme rien ne garantissait la présence de son invité au rendez-vous, il ne pouvait risquer de passer pour un jeune homme c’étant reçu un râteau de la part de son bien aimé. Il avait donc de rester dans le simple et efficace : tenue de tous les jours.

Pour une question d’habitude, le détective passa à travers plusieurs petites ruelles, par des zones plus peuplé afin d’éviter qu’on le suive. Après tout on ne sait jamais ce qui pourrait arriver, l’agence n’a pas à connaitre tous ces faits et gestes.
Après de multiples détours, Dazai arriva enfin non loin du restaurant, il était midi et demi et scruta les environ à la recherche de son « rendez-vous ».



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Kôyô Ozaki
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Lun 5 Juin - 18:02
Une tresse. Ce matin, Kôyô avait envie d'arranger ses cheveux en tresse, pour changer. Le matin devait pour elle toujours commencer par un moment détente, pour avoir l'esprit clair pour aborder les sujets plus graves. C'est donc seule dans le jardin qu'elle prit son petit déjeuner, simplement vêtue d'un habituel kimono blanc, les cheveux vaguement attachés en tresse et une tasse de thé à la main. Aujourd'hui, la Guilde serait certainement au centre des discussions, probablement... pour le moment, tout ce qu'ils avaient était des confirmations de leur puissance, une puissance semblant sans faiblesse.
Des pas vinrent interrompre son instant détente pour lui tendre une missive. Ca l'intrigua. Normalement, on la contactait par téléphone, ou par mail quand ça n'était pas si urgent. Mais là, il s'agissait d'une lettre, une lettre manuscrite. Kôyô l'ignora dans un premier temps, attendant que sa maison redevienne vide de tout occupant. Ce n'est qu'après qu'elle l'ouvrit et son visage auparavant détendu, se crispa en comprenant de qui elle venait.

Osamu Dazai... ce nom désormais synonyme de déception. La jeune femme avait fini par s'attacher à lui, à force qu'il vienne chez elle en suivant Chûya. Elle l'avait vu passer cadre, elle avait vu de quoi il était capable et avait même remarqué son ressentiment envers Mori. Toutefois, elle ne lui avait jamais pardonné d'être parti.
Et voilà que cet énergumène suicidaire voulait la voir. Pire, il l'invitait au restaurant. Sa raison lui dictait que c'était très certainement lié à sa récente 'discussion' avec le tigre-garou. Hmpf... Elle repensa à sa discussion avec Chûya il y a quelques jours à son sujet... peut-être qu'elle devrait l'envoyer, ils règleraient leur querelle une bonne fois pour toutes.
Enfin.
Non.
Mauvaise idée... Avec Chûya et sa naïveté, tout pouvait arriver...

Kôyô demanda donc à son chauffeur de la déposer à 11h dans un centre commercial proche du restaurant où il l'invitait. Elle aurait pu refuser, bien sûr, mais la curiosité l'avait emportée. Venir plus tôt lui permettait de brouiller les pistes, pour ne pas qu'on sache ses réelles intentions, et ce centre commercial car en réalité, il lui fallait refaire quelques coutures sur plusieurs de ses tenues. La cadre les déposa donc dans une boutique spécialisée puis flâna dans les allées avant de se rendre au restaurant.
Bien que vêtue simplement d'un kimono bleu aux motifs de vagues, la demoiselle semblait parfaitement dans son élément dans ce restaurant chic. On l'accueillit avec de multiples attentions et on proposa de mettre son ombrelle à l'accueil afin de ne pas s'en embarrasser à table. Elle refusa, bien sûr, préférant avoir son arme sous la main, au cas où.
11h58, on lui tendait le menu et la carte des vins.

12h17, toujours personne. Bon, ce n'est pas comme si c'était si surprenant... En attendant elle mettait ses boissons sur sa note à lui, ou sur celle de l'Agence s'il ne venait pas.

12h33... On apportait un nouveau cocktail à Kôyô quand une ombre vint occuper le siège face à elle... Et elle vit son visage d'imbécile...

- Osamu, l'accueillit-elle d'une voix cassante. Toujours aussi... ponctuel. Si tu te plonges dans l'oisiveté, je suis toujours autant occupée alors ne me fais pas perdre plus de temps je te prie.
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Mar 6 Juin - 23:25






Echange de bons procédés




Alors qu’il venait tout juste d’arriver et avait eu tout juste le temps de s’installer à la chaise vacante, Dazai se fit immédiatement interpellé par une voix féminine qu’il connaissait très bien, se tournant vers elle, il constata qu’elle était habillé, comme à son habitude d’un kimono, celui-ci était blanc, tout comme sa peau qui était couleur porcelaine. Ses cheveux étaient de la même couleur que les cerisiers en fleur., mais sa voix pourtant chantante résonnait différemment dans les oreilles de l’ancien membre de la mafia, puisqu’on pouvait sentir son énervement.
Je la regardai alors avec mon petit sourire habituel.

- Kôyô-Chan … Ou devrais-je plutôt dire Big Sis’. Je ne pensais pas que tu viendrais à ma rencontre aujourd’hui, non pas parce que tu n’aurais pas compris la lettre que je t’ai envoyé, mais justement parce que tu savais qui l’avait envoyé.

Il appela un serveur afin qu’on lui serve un verre. En attendant de voir venir à lui sa commande, Dazai décida d’entretenir la discussion avec la soeur adoptive de son ancien camarade et coéquipier, Chuya Nakahara.

- Ça doit bien faire quatre ans que l’on ne s’est pas vu, mais tu n’as pas du tout perdu de ta beauté, ton visage est toujours aussi étincelant qu’à l’époque.

Le serveur ne mit pas longtemps avant d’apporter sa commande, le restaurant n’était peut-être pas désert, mais on ne pouvait pas dire qu’il y avait foule et le nombre de serveur était amplement suffisant pour ne pas trop faire patienter leurs clients.
Il apporta également deux menus qu’il donna tout d’abord à Kôyô, puis à Dazai avant de repartir s’occuper d’autres clients qui se trouvaient assez loin de nous.

- Enfin tu dois te douter que je ne t’ai pas fait venir ici juste pour ça.

Il relève la tête en direction de Kôyô avec un petit sourire.

- Alors qu’as-tu pensé de mon petit protégé ?



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Kôyô Ozaki
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Mer 7 Juin - 18:34
Les premières paroles de Dazai sonnèrent comme une moquerie aux oreilles de la cadre. "Big sis"... Il osait encore utiliser ce surnom après ce qui s'était passé. Chûya l'appelait elle aussi "Grand soeur" mais c'était sincère. En ce qui le concernait lui... ce 'détective'... que penser? Que restait-il de l'homme d'autrefois? Cependant pour le moment, elle ne répliqua rien, pas même au compliment. Kôyô se savait belle, intrigante et aimait jouer là-dessus quand l'occasion se présentait. A 26 ans, elle était encore dans la fleur de l'âge, quoiqu'en dise Chûya lors de ses gueules de bois.
Enfin oui, elle n'était pas là pour ça... Et elle n'hésiterait pas à partir à la première parole jugée déplacée. Que pouvait-il dire qui l'intéresserait?

- Alors qu’as-tu pensé de mon petit protégé ?

La cadre ne put retenir un gloussement. Il venait pour ça alors? Sa légère accroche avec son protégé?
Elle prit une autre gorgée de sa boisson.

- Tu veux dire le revanchard que tu as eu l'extrême bonté de nous laisser sur les bras? Et bien, je pense que c'est encore un adolescent en pleine crise qui a toujours pas su couper le cordon avec toi et qui ressemble, à mon sens, de plus en plus à l'ancien boss... Il ne vit que pour la destruction, la force et la mort... quoique tu aies fait avec lui, tu t'es planté.

Akutagawa... plus les jours passaient, plus elle rêvait de l'achever comme Mori avait fait avec l'ancien boss. Kôyô ne savait pas ce que Dazai savait de cet homme puisqu'il était encore jeune à l'époque mais pour la jeune femme, tout était encore d'une très claire limpidité. Comparer le Chien au prédecesseur de Mori donnait dès lors une idée de la mesure de la haine de la cadre envers ce subordonné insolent.
Enfin, la jeune femme n'était pas stupide. Ce que le déserteur en face d'elle voulait était bien entendu de parler de l'autre protégé, le dernier en date. Là aussi elle pouvait dire plein de choses...

Le serveur les interrompit à ce moment là pour prendre les commandes. Kôyô ayant remarqué son plat préféré au menu le commanda donc ainsi qu'un autre verre. Ce n'est qu'une fois qu'il repartit derrière que la demoiselle reprit.

- Quant à l'autre, il est autant imbécile que le premier, fervent défenseur d'une utopie dans laquelle il se noie. Je pensais avoir déjà rencontré des lunatiques mais à ce niveau j'ai du mal à y croire. Il n'a pas été bien loin... Des promesses, des promesses... Et une survie dûe à son don... que peut-il faire en l'état actuel...

Elle aurait dû l'achever... c'était son regret du moment. Le tuer lui aurait permis d'avoir la paix et d'aller récupérer Kyôka elle-même. Les paroles de l'illuminé résonnaient encore dans son esprit. Protéger Kyôka... comme s'il en était capable.

- Décidément, entre lui et l'ancien, tu as le don de choisir des gamins que je ne peux pas supporter.
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Dim 11 Juin - 0:02






Echange de bons procédés




Dazai écoutait la réponse de Kôyô qui s’était alors concentré sur Akutagawa Ryunosuke, son premier protéger, un garçon prometteur mais qui, selon lui méritait un entraînement intensif et dur s’il désirait atteindre les sommet, comme son mentor. Malheureusement son trop pleins d’ambitions ne rendait son apprentissage auprès de Dazai que plus difficile.
Comme l’avait indiqué la cadre de la mafia, les quelques fois où le détective avait croisé Akutagawa, celui-ci avait tendance à toujours vouloir prouver sa progression d’une manière ou d’une autre…

L’évocation de l’ancien boss fit tiquer Dazai, de même que sa mauvaise éducation par rapport à son protégé ; ses deux remarques firent remonter l’image d’un seul homme, son mentor de l’époque, Mori.
Ougai Mori, son mentor, avait mis fin aux jours de l’ancien Boss, afin de prendre sa place tout en demandant à Dazai, qui était le seul témoin de la scène, de faire passer l’affaire pour un accident. Ce même homme qui, lui avait vivre un enfer depuis son arrivé dans la mafia ; si il s’était occupé de Akutagawa-kun ainsi, c’était surement pour cette même raison.

Le serveur pris leurs commande, interrompant par la même occasion Kôyô qui ne mis pas longtemps avant de choisir son plat, Dazai fit de même puis le serveur retourna en cuisine.
Kôyô en profita pour continuer sur Atsushi, son nouveau petit protégé, le tigre-garou comme la mafia avait tendance à l’appeler ; et ses remarques firent rire l’ancien prodige de la mafia.

- Je ne sais pas si on peut vraiment dire que je les ai choisi. Akutagawa et Gin, je les ai sauvé et j’ai décidé de les laisser en vie en les amenant dans la mafia, puis j’ai pris Aku comme protéger parce qu’il avait du potentiel. Et concernant Atsushi c’est lui qui m’a trouvé et sauvé d’un suicide, le destin à voulu qu’il se trouve être un être intéressant.

Dazai marqua un temps de pause avant de continuer sa tirade.

- Moi aussi tu as eu du mal à me supporter. A croire que ceux qui ont un certains potentiels te sortent par les yeux … Mis à part Chûya bien entendu.

Le jeune homme savait très bien qu’en désignant son ancien partenaire cela aurait comme réaction, de provoquer la colère de sa compagne le temps d’un repas.

- Je tenais d’ailleurs à vous remercier l’état dans lequel il nous revient à chaque fois qu’il vous rencontre ! Il peut certes se soigner rapidement grâce à sa capacité, mais je suis certain que ça reste douloureux.



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Kôyô Ozaki
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Mar 13 Juin - 5:23
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Echange de bons procédés
Que me veux-tu?

Kôyô aurait bien voulu sortir sa kiseru là... malheureusement le tabac était interdit dans les restaurants alors il ne lui restait que les verres pour se détendre. Cela dit, peu probable que le tabac aurait suffi à réellement la détendre pour un entretien avec lui. Surtout s'il fallait mentionner Akutagawa, le chaton et, probablement bientôt, Kyôka puisque Kôyô tenait à avoir des nouvelles.
Enfin... il y avait certaines choses qui la dérangeaient dans les paroles de Dazai. Pas réellement le contenu -quoique- mais aussi le vocabulaire utilisé. "J'ai décidé de les laisser vivre", à croire qu'il avait droit de vie ou de mort sur tout le monde et donc que la fratrie devait lui en être reconnaissant. La cadre ne releva pourtant pas pour le moment et préféra porter son attention sur le reste.

La jeune femme ne put réprimer un sourire lorsque son 'compagnon' lui annonça que le tigre-garou l'avait sauvé d'un suicide...

*Il a loupé le meilleur exploit de sa vie...*

Alors tous leurs problèmes actuels venaient que le chaton avait rencontré Dazai purement par hasard pendant que celui-ci voulait -encore- se suicider? S'il n'avait rien fait ou n'avait pas été là, tout aurait été plus simple. Décidément cet Atsushi cumulait les erreurs aux yeux de la mafieuse.

- Non, je t'appréciais, jusqu'à ce que tu te mettes à embarquer Chûya dans des plans improbables et que tu cherches à me donner des ordres sous mon propre toit, juste parce que tu étais cadre alors que tu te permettais de venir à ta guise en profitant de ce que j'offrais.

Après tout, sa résidence était grande et les trois quarts du temps, Kôyô et Chûya avaient été les seuls occupants. Accueillir Dazai de temps à autres, ou même plusieurs jours ou semaines, n'était pas un problème. La jeune femme enchaînait donc entraînements, missions, rapports, réunions avec la gestion de la maison, la réalisation des repas et l'épuisement parfois de devoir subir le duo infernal. Ce n'était pourtant pas une époque qu'elle regrettait, au contraire. Bien que la momie ambulante n'avait jamais fait preuve de quelconques sentiments, ce qui renvoyait l'image d'une personne glaciale à pouvoir rivaliser avec les glaciers, ça avait apporté une animation agréable.
C'est pour cela d'ailleurs qu'elle ne réagit pas à la mention de Chûya. S'il voulait régler ses affaires avec son partenaire, qu'il aille le voir lui même.
Elle l'écouta jusqu'au bout, même ses 'remerciements' pour leur attitude envers le tigre-garou. Hmpf... Dazai qui s'inquiétait envers son protégé... Aurait-il changé un peu, au final, pendant ses quatre ans?

- Tu sais comment nous fonctionnons, pas besoin de te faire un cours là-dessus. Nous avons eu l'ordre de le capturer, nous le capturons, c'est tout ce qu'il y a à savoir. Remercie avant tout l'ado que t'as laissé derrière toi qui a mal pris que tu changes de "favori". Enfin tu dois déjà le savoir...
Il va mieux d'ailleurs, au cas où ça t'intéresse. Il a même eu la force de venir me trouver pour se plaindre que je m'en étais prise à "sa" cible...


La cadre s'ouvrait un peu. Bon, pas que ça révèle grand chose sur la Mafia de toute manière, juste que Kôyô et Akutagawa ne s'entendaient pas mais à vrai dire, ils ne s'étaient jamais très bien entendu et avaient simplement conservés des liens professionnels.

- Contrairement à ce que tu as l'air de penser, je n'ai rien contre ceux ayant un potentiel. J'ai un problème sur la manière dont ils en font usage et dont ils se perçoivent. Akutagawa est efficace, son pouvoir est puissant mais au delà c'est une coquille vide. Tu lui as appris à faire une chose horrible et il la fait très bien, mais ensuite?
En fait il est comme toi. Il n'a aucune idée de ce qu'est un sentiment ou ne sait pas comment agir s'il en éprouve, même juste une once, sauf que dans le doute, il a recours à la violence.


Elle reprit une gorgée de sa boisson avant de continuer. Le sujet de Kyôka allait être abordé et sa gorge se noua en repensant à ce que le Chien lui avait dit.

- Kyôka a été le voir... pour qu'il la tue il paraît. A la place, il lui a donné une "raison de vivre", soit de faire d'elle sa marionnette personnelle. Ca,une "raison de vivre"... il ne sait pas de quoi il parle. Franchement... je regrette qu'elle ne l'ait pas tué sur ce bateau...
Alors sûr que pour toi, à côté d'Akutagawa, Atsushi, un naïf qui cherche l'optimisme et le bon en chaque personne te semble intéressant tant il est différent de nous à la Mafia. Mais ça ne reste qu'un imbécile aux bonnes intentions se targuant de pouvoir protéger les autres alors que j'aurais pu le tuer la dernière fois dans le parc.


Ce jour-là, il n'avait été sauvé que par une civile qui s'était interposée et l'arrivée de la police. Pas que les tuer aurait déranger Kôyô mais le massacre de civils ne faisait pas partie de ses principes, pas de manière "si simple", pas sans agression directe envers elle. C'est ce qui maintenait en quelque sorte l'équilibre, c'est pour ça que l'officier l'avait laissée partir en ordonnant à ses hommes de ne pas la poursuivre. Pourtant, l'envie ne lui avait pas manqué d'ordonner à son spectre de foncer sur cet imbécile heureux et de l'achever.
Et dire que Kyôka devait compter sur lui pour sa "protection"... Si Dazai le lui disait, elle y croirait déjà plus bien qu'une pointe de méfiance persisterait. Après tant de temps dans la Mafia, tant d'épreuves, la cadre ne pouvait pas croire que quatre ans l'avaient tant changé. Sa petite stratégie pour échapper à Chûya avec des informations importantes sur la Mafia en était la preuve.


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Mar 20 Juin - 0:09






Echange de bons procédés




Dazai l’écoutait sans broncher, après tout il était mal polis d’interrompre une femme, mais aussi parce que cela l’interessait de savoir ce qu’elle pouvait penser de lui, à l’époque où il était encore le prodige de la mafia, bien que ce titre soit toujours d’actualité … En Faite, non il n’en avait que faire ce qu’on pouvait penser de lui, surtout à cet époque, quoique ce ne soit pas bien différent aujourd’hui, toujours ailleurs, prenant les railleries comme elles viennent et jouant même avec, voilà ce qu’il était devenu. Bien loin de ce qu’il était autrefois, bien que le sérieux n’est jamais été son fort, sauf lorsqu’il s’agissait d’éliminer des personnes, là c’était une autre histoire. Était-ce encore le cas aujourd’hui ? Oui et non, bien sur que pendant un combat, il était assez sérieux, mais pas suffisamment pour ne pas charier l’ennemi ou même essayer de le taquiner davantage.

La première chose qu'évoque Koyo était l’époque où Chuya et lui passaient leur temps à être ensemble et faire les quatre cent coups, ce n’était pourtant pas bien difficile à comprendre pourquoi, les deux jeunes garçons étaient arrivés pratiquement en même temps et ils avaient le même âge, ce n’était donc pas une surprise de les voir ensemble. Bien sûr chacun avait son caractère, et cela entraînait quelques chahuts entre les deux garçons, mais cela ne durait jamais bien longtemps.
Le fait que Mori traitait Dazai de manière stricte le forçait à s'entraîner dur au point de blesser sévèrement son protégé, avait tendance à forcer le jeune garçon à fuir sa maison pour échapper à cette vie et à s’isoler loin de son mentor. Chuya l’avait trouvé une fois et lui avait proposé un toit où dormir, il a fallut d’une fois pour faire de cette soirée et de cette élan de gentillesse une habitude, lorsqu’il fallait un échappatoire à sa rude vie avec Mori. Créant ainsi un certain lien entre les deux jeunes, mais également entre Dazai et Koyo, qui devint à l’image de Chuya et de la jeune femme, celle d’une grande soeur et de son petit frère, bien qu’il n’était pas du genre à montrer son sentimentalisme. Bien que quelques années plus tard, il avait fini par lui offrir une ombrelle dans laquelle se trouvait une lame, d’ailleurs elle continuait à l’utiliser aujourd’hui encore. Ce qui amusait quelque peu le jeune homme.

Dazai connaissait belle et bien la façon de faire de la mafia portuaire, en effet, ayant fait partie de ce système pendant de nombreuses années il ne pouvait que comprendre où elle voulait en venir.
Koyo remis sur le tapis son ancien protégé, Akutagawa, même si elle n’avait pas donné directement le nom de ce dernier, et en profita pour comparer ce dernier par l’actuel protégé de Dazai. Cette comparaison était loin d’être fausse, puisque les deux garçons n’avaient rien en commun et surtout ils étaient totalement opposé.

Le détective posa ses coudes sur la table et cala sa tête entre ses mains.

- Akutagawa est un bon élément pour la mafia, et je doute que peu de personne pense le contraire, même si son comportement reste quelque peu discutable. Comme tu l’as si bien dit je lui ai appris ce que je savais faire, tuer. Et il ne s’est contenter que de ça.

Dazai haussait les épaules, comme ci il n’était pas entièrement responsable du comportement actuel d’Akutagawa.

- Concernant Atsushi, je n’ai fait que recueillir un pauvre petit chaton abandonné qui n’avait nulle part où aller. Je ne vais pas nier tes dire, Atsushi-kun est singulier, il a tendance à foncer tête baissée sans vraiment réfléchir à ce qui peut se passer par la suite. A se mettre dans des états lamentables à cause de ses décisions et surtout se retrouver dans les pires situations possibles.

La description pouvait très facilement s’avérer vrai également pour Dazai durant ses années dans la mafia et encore aujourd’hui.
Le jeune homme marqua une pause, juste le temps que le serveur vienne servir les deux “tourtereaux”, puis une fois les plats servis, il retourna chercher une carafe d’eau, avant de retourner servir les autres clients qui avaient commencé à arriver.

- Mais une chose est sûre c’est qu’il ne lâche rien. Et même si Atsushi à tendance à s’attirer tous les malheurs du monde, Kyoka est entre de bonnes mains. Et puis le jeune tigre n’est pas tout seul, tu as le reste de l’agence et ton serviteur.

Il y avait peu de chance pour qu’elle prenne la réponse de Dazai pour content et décide de laisser l’agence tranquille.



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Kôyô Ozaki
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Mer 21 Juin - 18:52
La désinvolture de Dazai face à son ancien protégé allait vite la mettre sur les nerfs. Que ça soit calculé ou issue d'une négligence volontaire, il avait -pour parler vulgairement- merdé. Depuis quand rester passif face aux volontés de son protégé était acceptable? S'il y avait un lien "supérieur/subordonné", c'était bien pour instaurer un ordre des choses, une hiérarchie. Oh, elle ne niait pas que certains étaient incapables de diriger ou totalement mégalo à ce sujet, comme le prédécesseur de Mori mais il savait qu'Akutagawa n'aurait pas eu le choix s'il avait voulu lui apprendre autre chose.

Et voilà qu'en décrivait l'autre tigron, il ne trouvait rien d'autre à dire qu'il était "singulier". Les doigts de Kôyô tapotaient délicatement la table, signe qu'elle n'était déjà plus très loin de l'impatience, mais elle se contenait. Il était même clair que la description de l'autre jeunot était tout sauf encourageante. La cadre la décrirait même comme "affligeante".

La conversation se stoppa le temps que le serveur dépose leurs plats. Voulant profiter de sa commande tant qu'elle était chaude, la femme en kimono se saisit des baguettes et porta une première bouchée à ses lèvres. Se concentrer sur le goût -délicieux au passage- de ses légumes lui permit de ne pas prendre la partie sur Kyôka trop à coeur. Elle finit calmement sa bouchée avant de répondre.

- Je veux bien accorder le bénéfice du doute aux autres membres de cette Agence, il doit bien y en avoir un ou deux avec la tête sur les épaules. En revanche toi, tu es loin d'être considéré comme quelqu'un avec qui on serait "entre de bonnes mains". Kyôka a fui Akutagawa pour se ruer vers son mentor... Quelle mauvaise blague...

Entre deux critiques dites d'une voix très douce et posée, Kôyô continuait de manger tranquillement. La fuite de sa protégée était tout simplement un désastre. Elle savait pourtant qu'elle aurait pu lui faire accepter la Mafia, la faire accepter elle-même et son pouvoir. Seulement voilà. Elle ne comprenait pas POURQUOI elle avait été voir cet abruti sans cervelle de chien de garde. Tout le monde ne voyait que par la force décidément... Quelle stupidité.

- Même après quatre ans loin de nous, tu ne me feras pas croire que tu as perdu toutes tes habitudes, tous tes réflexes. C'est pourquoi nous sommes ici, en lieu public et que tu as certainement dû prendre des précautions pour ne pas être suivi, même par tes nouveaux "amis".

Un traître et une cadre sont dans un restaurant... Là encore, on aurait dit le début d'une mauvaise blague qui pourtant avait lieu. Elle aussi avait pris des précautions pour ne pas être suivie, notamment en se faisant déposer ailleurs pour ensuite prétendument faire du shopping. Et là voilà à converser avec lui... Ce n'était pas anodin. Si Mori l'apprenait, il ne ferait sans doute pas grand chose à Kôyô mais chercherait plutôt à savoir tout ce qu'ils se sont dits, et pourquoi la jeune femme n'avait pas absolument essayé de le ramener. Outre que ça serait peine perdue, en réalité la cadre n'était pas sûre de le vouloir le revoir dans ses rangs.

- Le dicton à ton sujet doit toujours être d'actualité, j'imagine. Que va t-il se passer désormais? Est-ce déjà le moment où tu me demandes pour la dernière fois gentiment de ne pas toucher à l'Agence, encore moins à ton chaton et à Kyôka?

Qu'il ne dise pas un simple "oui", comme s'il s'y attendait réellement. Comme si Kôyô pouvait juste laisser tomber car il lui demanderait, sourire aux lèvres, avec des yeux de merlan frits. En attendant sa réponse, elle termina son plat. Tout en reconnaissant l'intellect de l'homme en face d'elle, il en faudrait plus, bien plus pour l'intimider.
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Lun 26 Juin - 18:48






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Les deux “camarades” avaient un passé commun, principalement dû à la présence de Dazai au sein de la mafia et il était donc difficile de cacher quelque chose à Koyo concernant sa façon de faire datant de l’époque où il appartenait encore à l’organisation.
Elle connaissait son passé, du moins une partie ; ses techniques d’intimidations, sa manière d’opérer et son caractère ; ce n’était donc pas étonnant qu’elle ne veuille pas vraiment lui faire confiance. Le côté négligent de Dazai ne datait pas d’hier, et si en effet il était extrêmement doué pour son “travail”, on ne pouvait pas réellement dire qu’il brillait concernant sa vie ; même si l’on mettait de côté son esprit suicidaire, il avait encore bien trop de défaut pour oser lui laisser la garde de quelqu’un qu’on apprécie.

Le détective observait les manières de Koyo, qui était en train de manger son plat, toujours avec la même habileté et l’élégance qui la caractérisait, et même les quelques pics qu’elle lançait à son interlocuteur ne semblait ternir cette image de cette femme aux manières et à l’allure noble, tellement son ton était posé tout comme l’aura qu’elle pouvait reflèter.
De son côté, Dazai avait lui aussi commencé son plat, quelque chose d’assez simple, mais nécessitant l’usage de couvert.Il mangeait lentement, afin de pouvoir continuer d’oberser Koyo, mais également de pouvoir capter la discussion au maximum.

Une fois la tirade entrecoupée de quelques bouchées fini, le visage du jeune homme s’arbora d’un sourire.

- Tu me connais toujours autant Big Sis’, même après ses quatres années de séparations… C’est exact, j’ai brouillé les pistes pour toutes les personnes de l’agence voulant connaitre ma destination, je ne souhaitais pas être interrompu alors que nous avions enfin l’occasion de nous retrouver.

L’ancien membre de la mafia bu une gorgée de son verre d’eau gazeuse.

- Je pari que tu as fait de même, te cacher derrière des prétextes pour venir ici afin que tes hommes n'apprennent pas ton rendez-vous avec le traître que je suis...

Dazai se mit alors à gesticuler dans tous les sens montrant son mécontentement.

- Je suis quand même déçu de l’estime que tu as envers moi … Je peux comprendre qu’on est plus envie de confier quelqu’un à Kunikida mais je peux t’assurer que si tu le connaissais tu comprendrais que ce n’est pas une bonne idée. Et puis … J’ai sauvé la peau de Chûya à multiple reprises, je pense pas être une si mauvaise personnes que ça.

Il pris soin d’instaurer un long silence, comme s’il s’agissait de mettre fin à cette partie de la conversation et d’enchainer sur la suite.
En effet à l’époque où Dazai était encore dans la mafia, un dicton circulait le concernant : “Le malheur des ennemis de Dazai est d’avoir Dazai comme ennemis”. Pourquoi ? La raison était simple car étant l’un des membres de la mafia la plus influente et la plus “puissante” à l’époque, il était mauvais d’être du mauvais côté de la rive.
Le sourire de détective était toujours présent pourtant, il était passé d’amical à quelque chose de plus effrayant.

- J’ai peut-être changer de camp, mais le refrain restera le même. Être contre moi et par extension contre l’agence ne fera que vous attirer des problèmes. Je suis peut-être devenu plus délicat qu’à l’époque, mais je n’en reste pas moins expert en tortures. Et rassure toi je suis encore loin d’être rouillée.

Puis le côté “effrayant” du jeune homme disparut pour laisser place à son air idiot habituel.

- On dirait pas comme ça, mais je pense qu’ils sont tout autant talentueux que les meilleurs éléments de la mafia et vous tenir tête ne sera pas compliqué. Je comprends tes inquiétudes envers Kyoka, mais elle a choisi de faire partie de l’agence. Avec ton passé tu devrais comprendre son envie de fuir l’ombre et tu devrais être fière d’elle qu’elle est parvenue à quitter cette vie sordide de la mafia.

Dazai connaissait la vie de Koyo et le fait qu’elle est voulu fuir la mafia à l’époque mais s’était fini par la mort de son camarade et la fin de son envie d’exil. L’ancien cadre de la mafia avait lui aussi fuit cette vie après la mort de Oda, car ce dernier estimait que la vie de Dazai valait mieux que cette carrière.



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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Mar 27 Juin - 17:45
"Je pense pas être une si mauvaise personne que ça"... Kôyô en doutait. Bien sûr qu'il avait sauvé Chûya de son propre pouvoir à multiples reprises mais cela voulait-il dire pour autant qu'il était ce qu'on pourrait qualifier quelqu'un de "bien"? La cadre avait protégé et éduqué Chûya, voulu faire de même avec Kyôka, pourtant son tableau de chasse était plus qu'honorable. A vrai dire, malgré ces actions, personne en dehors de leur cercle -et même à l'intérieur- ne les qualifierait comme telles... Non, ils n'étaient pas de "bonnes personnes".
La jeune femme ignorait même comment considérer la relation que son protégé et Dazai avaient eu. Un duo efficace certes, qui s'était très bien entendu à une époque, ils s'étaient faits confiance même... jusqu'au départ de la momie ambulante. Le rouquin l'avait détesté pour cela mais à son sens, la colère venait surtout de la douleur d'avoir été mis de côté sans explication aucune car Dazai avait été touché par la morte d'un sbire avec lequel il était proche. Il avait préféré cet homme à son propre partenaire qui avait donc été délaissé sans manières, et Kôyô était persuadée que la haine du jeune homme envers le détective venait de là. Seulement, est-ce que ce dernier y avait simplement pensé? Comprenait-il même les sentiments qui agitaient Chûya? Là encore, elle en doutait.
Enfin, ils n'étaient pas ici pour parler de cela.

Kôyô termina son plat mais garda une baguette dans la main, juste pour occuper ses doigts. Le serveur vint débarrasser les plats vides et repartit aussitôt, laissait à Dazai l'opportunité de continuer après que la jeune femme ait commandé une théière de sencha (=thé vert japonais un peu amer).
Le regard qu'il lui lança ensuite lui rappela désagréablement le cadre de l'époque, son collègue et, de manière plus proche et beaucoup mieux gardée son 'deuxième petit frère'. Malgré la tentative d'intimidation, son visage resta neutre, se permettant juste un petit sourire en coin. Tout simplement car ce discours confirmait une de ses hypothèses sur la vraie nature de ce "garçon".
Le serveur déposa rapidement la théière et les tasses allant avec et repartit au moment où Dazai terminait sa phrase.

- ... tu devrais être fière d’elle qu’elle soit parvenue à quitter cette vie sordide de la mafia.

*schlak*

Un bout de baguette vola pour aller ricocher sur le sol, l'autre moitié toujours dans la main de la japonaise. Son regard ne quittait pas celui de son interlocuteur et à la mention de Kyôka, tout sourire avait quitté ses lèvres. Son visage ne laissait pourtant pas paraître une quelconque colère mais intérieurement, si, elle bouillait.

- Fuir tu dis...

Elle lâcha le morceau de baguette dans sa main et se redressa afin de servir le thé, demeurant silencieuse pendant cette opération. Ses doigts délicats se saisirent ensuite de la tasse pour l'amener à ses lèvres et en prendre une gorgée. Elle avala le liquide brûlant et répondit enfin aux affirmations de la momie ambulante.

- A mon sens, quitter la Mafia pour se réfugier à l'Agence est loin d'être une... amélioration. Elle voulait arrêter de tuer au point de nier son propre pouvoir et perdre tout contrôle sur lui, et au final que va t-il se passer? Vous l'avez recueillie, vous allez lui faire croire que vous êtes du "bon côté" et que nous sommes forcément les 'méchants', que sa fuite, son changement de "bord" est une excellente chose, qu'il s'agissait de la bonne décision... Elle le croira sans doute, comme on croit à beaucoup de choses à son âge et le changement d'environnement lui paraîtra agréable, sans aucun doute plus facile à vivre que notre monde.

Autre gorgée de thé.

- Tout cela jusqu'au moment où elle croisera à nouveau la Mafia qui la considérera comme une déserteuse. Elle croisera certainement Akutagawa qui ne lui aura pas pardonné de l'avoir presque tué. Bref, elle fera toujours face à ce qu'elle a cherché à fuir. Nous serons toujours le souvenir de ce qu'elle souhaite oublier à propos d'elle et il faudra nous affronter, même nous tuer, pour survivre car la grâce que je lui ai obtenue n'est pas éternelle.
Comme tu l'as dit, avec "mon passé" je devrais comprendre, tout comme je sais que tout semble merveilleux les premiers temps et ô combien le retour à la réalité est brutal.


Et encore une autre.

- On peut quitter physiquement la Mafia mais pas psychologiquement. Elle s'installe comme une maladie incurable et se grave sur nos os. Tu en es le parfait exemple non? Quelle belle histoire... le cadre impitoyable de la Mafia qui se reconvertit en détective pour faire le bien... Tu viens pourtant d'affirmer ne rien avoir oublié de cette époque. Toi et moi avons grandi dans cet univers, nous y avons été formés, comment pourrait-on s'en débarrasser? Je doute que tu sois réellement devenu plus 'délicat', en revanche je suis prête à admettre que tu es devenu meilleur à le feindre, tout comme tu feints les autres sentiments. Mais pour ce qui se cache tout au fond, toi mon garçon, tu es toujours le même et tu me tuerais sans remords si la situation l'exigeait.

Elle en avait eu la confirmation lorsqu'il avait reparlé des tortures. Bien que Kyôka soit plus jeune, tout ce qu'elle avait pris avec eux, elle ne l'oublierait pas. Ca resterait en elle comme un instinct primal qui ressurgirait dès que la situation deviendrait hors de contrôle. Non, que Kyôka soit à l'Agence n'était PAS une bonne chose. Elle serait constamment dans les conflits, devant toujours faire face aux crimes des hommes, devant même combattre pour défendre autrui... S'il n'y avait pas eu Akutagawa, si elle n'avait pas été le voir, si Kôyô avait agi plus tôt, même alors que ses plans n'étaient pas achevés, elle aurait pu lui éviter de combattre à nouveau, elle aurait pu la protéger de ce que la jeune fille cherchait à fuir, c'était une certitude.
Sauf qu'aujourd'hui, celle-ci avait rejoint "la lumière" mais pour combien de temps? La cadre, à l'époque, avait tenu une semaine avant d'être retrouvée. Une semaine où elle avait cru que tout était possible, qu'ils avaient réussi avant que tout soit balayé par les balles, la mort et la torture. Dazai pouvait bien essayer de l'intimider avec ça, elle l'avait déjà connu, déjà vécu, et y avait survécu pour devenir un des plus puissants membres de l'organisation. Pourtant, derrière cette confiance en elle, cette détermination et cette ambition se cachait au fond, tout au fond, la peur de se retrouver un jour, à nouveau, dans 'la lumière' et d'être brisée par elle. Pourquoi fallait-il que cela arrive à Kyôka...
Pourquoi fallait-il qu'en plus de tout cela, elle tombe sur Dazai, cet homme qui avait été à une époque "son garçon" et qui avait certes bénéficié des mêmes égards que Chûya de la part de Kôyô. Mais surtout, la cadre savait qu'il n'hésiterait pas à la sacrifier si cela permettait de mener ses plans à bien.
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Dazai aurait très bien dû s’en douter, le fait de ressasser le passé de Kôyô et surtout de cette manière n’allait pas spécialement jouer en sa faveur. Même si elle aurait très bien pu lui asséner une baffe ou un coup de poing dans le visage, ou alors un magnifique coup de pied bien placé dans son entre-jambe ; pourtant ce ne fut qu’une baguette qui se mit à voler. Il n’y avait aucun doute qu’au fond d’elle, elle aurait aimé pouvoir casser la figure de l’ex-cadre de la mafia, Dazai lui même savait très bien que ça devait la démanger. Pourtant elle se contenta de boire du thé tout en expliquant le “choix” de Kyoka et par la même occasion celui de Osamu qui n’était pas bien différent de celui emprunté par la jeune fille.

Le discours de Kôyô arracha un sourire aux lèvres de Dazai, elle était loin d’avoir tort, car malgré toutes ces années, le détective avait toujours gardé ses habitudes, ses mauvaises habitudes plus à proprement parlé. Oda était celui qui l’avait “libéré” de l’influence de la mafia et pendant près de deux ans, il s’était retrouvé sans abri, alcoolique, attendant de pouvoir être débarrassé de ses pêché pour ensuite rejoindre les forces du bien.
Cela faisait bien deux ans qu’il avait rejoint l’agence, mais pouvions réellement dire qu’il avait fait le bien durant ces deux années ? Oui il avait permi d’arrêter de nombreuses personnes, en plus ou moins bon état, mais était-ce différent de lorsqu’il était à la mafia ? Si ce n’est qu’ils étaient en bien meilleur état que lorsqu’il était encore dans le côté obscur. Il avait fait le “bien”, en tout cas c’est ce qu’on pouvait entendre de la bouche de toutes les personnes qui l’entouraient.
Avait-il ne serait-ce que trouver sa place dans ce milieu ? On ne peut pas vraiment dire qu’il ne l’avait pas trouvé, après tout, ce travail était quelque peu moins contraignant que celui de la mafia, enfin ça ne changeait pas vraiment de la mafia. On le laissait faire ce qu’il voulait, même lorsqu’il était en mission, il lui arrivait de s’éclipser et arriver comme une fleur sur le lieu du “crime” attendant ses camarades qui n’avaient pas encore compris toute l’affaire. Mais lorsqu’il était cadre, ce n’était pas rare non plus de laisser tout le monde faire tout le boulot lorsqu’il estimait que ce travail n’avait rien d'intéressant pour lui et allait jouer aux jeux-vidéo.
Si il y avait bel et bien quelque chose qui pouvait différer entre le moment où il était encore dans la mafia et aujourd’hui et sa condition de détective, c’était le nombre de meurtres à son actifs. Le jeune homme était loin d’être blanc comme neige, loin de là, même encore aujourd’hui, mais son existence n’était plus forcément un synonyme de mort.

Dazai avala un autre morceau de son repas avant de nettoyer sa gorge avec un peu d’eau gazeuse.

- Ce ne serait que mentir de te dire que tu as tort. En effet, je suis l’un des mieux placé pour savoir ce qu’est de passer du monde de la mafia à celui de l’agence. Pourtant, contrairement à Kyoka, je me suis retrouvé seul lors de cette épreuve.

Le jeune homme marqua une pause, non pas pour soulever le côté dramatique de la chose, bien que son côté théâtrale pourrait très bien vouloir laisser un peu de drama dans toute cette histoire.

- Il est vrai qu’on ne peut échapper au monde de la mafia comme ça, la preuve en est que je ne fais que tomber sur vous à chacune de mes affaires. Mais contrairement à Chûya, toi ou moi. Kyoka n’est pas dans la mafia depuis trop longtemps, elle peut donc s’échapper plus facilement de ce monde que nous.

Dazai avait quitté la mafia voilà maintenant quatre ans et Kyoka n’était toujours pas arrivé dans l’organisation. Elle était encore jeune et son esprit pouvait encore se défaire de ce milieu, même si cela allait lui prendre un certain temps.

- Kyoka n’est pas toute seule dans cette épreuve, les gens de l’agence l’ont très rapidement accepter. Elle parviendra à trouver sa place j’en suis certain.

Le détective finissait alors son assiette, attendant la réaction de sa camarade.



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