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A l'aube d'une nouvelle ère [Flashback - PV Mori]

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Kôyô Ozaki
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Lun 19 Juin - 18:59
La nouvelle lui était parvenue en début de soirée. Leur chef, leur boss, leur parrain "adoré" avait rendu l'âme. Après presque un an où son état de santé s'était détériorée, son coeur avait enfin lâché. Un des gardes de la résidence avait été autorisé à entrer pour porter la nouvelle et Kôyô l'avait congédié d'un simple geste, sans mot dire. Cependant, lorsqu'elle se retrouva seule, c'est bien un sourire sincèrement ravi qui se dessina sur ses lèvres.

*Enfin...enfin débarrassés*

Ce n'était pas rien un tel changement. Il leur fallait un nouveau Chef désormais et à vrai dire, il était déjà présent. La jeune femme savait son nom avant même que le garde le lui dise, avant même que tout ceci arrive en fait. N'avaient-ils pas tout planifié ensemble? C'était extrêmement satisfaisant de voir leur patience enfin récompensée. Tout avait été calculé, tout avait été pensé et ça avait enfin payé.

Remise du 'choc', la demoiselle alla chercher dans la cave une bouteille de champagne que Murasaki avait ramené de France il y a quelques mois. L'occasion était parfaite après tout, non? Elle fit ensuite avancer la voiture qui l'emmena au QG même de leur organisation.
Vêtue simplement d'un kimono noir, on aurait pu croire qu'elle portait le deuil -en apparence bien entendu-.
Arrivée aux portes des appartements du Boss, on lui interdit l'entrée. Prétendument sur les ordres du parrain lui-même... Vrai ou pas, Kôyô insista et, dans la confusion suivant tout changement de pouvoir, parvint à entrer malgré tout.

Personne ne se doutait qu'ils étaient complices, tout avait été fait pour ça. Aussi, voir cette jeune femme débarquer aux portes du nouveau dirigeant alors qu'ils n'avaient pas de liens apparent la ferait sûrement passer pour une opportuniste cherchant les bonnes grâces. S'ils savaient...
De légers coups précédèrent son entrée et ce n'est qu'une fois la porte totalement refermée, que la mafieuse en habits traditionnels s'avança dans l'appartement baigné par la lumière du soleil couchant.

- Je suis venue vous consoler Docteur. Perdre un patient pour lequel vous vous êtes battus si longtemps... quelle tragédie.

Le sourire sur son visage ne s'accordait pas du tout au ton prétendument affligé utilisé. C'était juste une petite entrée en matière pour la forme, au cas où on écouterait aux portes. Enfin, en fait ce n'est pas comme si elle y faisait réellement attention, elle aimait juste l'ironie de la phrase.
Kôyô s'avança pour déposer le paquet contenant la bouteille de champagne.

- De quoi célébrer cette extraordinaire ascension .

De l'eau avait coulé sous les ponts depuis leur première rencontre dans les cachots, depuis leur petit jeu et leurs sous entendus pour découvrir l'opinion et les plans de l'autre. Un partenariat efficace où la jeune femme avait tenu parole. Mori en avait fait de même et jamais on avait soupçonné, ou s'était trop attardé, sur la demoiselle.
De toute la Mafia, il devait maintenant probablement être le seul à ressentir le même niveau de satisfaction qu'elle. La satisfaction de ne plus à avoir à répondre aux ordres d'un tyran, et celle -pour elle- de pouvoir parler au médecin librement, sans toutefois révéler ce qu'ils avaient fait, bien entendu. Il y a un an, les marques dans son dos devaient lui rappeler de ne plus jamais tenter de les trahir. Désormais elles représentaient la parfaite réussite de leur coup-d'état et de sa vengeance.

Dans les appartements, en dehors du duo, seule était présente la jeune fille suivant toujours Mori, Elise. Kôyô l'avait rencontrée quelques temps après sa sortie des cachots et elle devait dire qu'elle l'appréciait assez, sans pour autant en être proche.

- On m'a dit que seul Dazai était là lui aussi... Sait-il?

Implicitement "sait-il pour notre plan?". La demoiselle doutait fortement que ce vieillard ait réellement demandé au médecin de prendre sa relève, d'autant plus qu'elle connaissait les intentions de ce dernier depuis le début, mais avait-il mis son cher protégé dans la confidence? Avoir son rôle dans l'ombre ne la gênait pas, mais mieux valait s'assurer ne pas faire de gaffes, surtout auprès d'un jeune homme aussi... dérangeant que Dazai.
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Mar 20 Juin - 15:46




Jour tant attendu.Même si le plus gros reste encore à accomplir, le nouveau départ commence enfin.


Le jour tant attendu était enfin arrivé. Même si tu n’étais pas du tout du genre impatient, tu avais durement retenu un sourire lorsqu’on t’avait appelé presqu’en urgence au chevet du Parrain. Certes, son état n’avait cessé d’empirer durant la dernière année, et malgré touuus tes efforts. Et bien, il n’allait pas vraiment mieux. Du tout même. Un véritable désastre. Tu ne pouvais rien faire de plus. Tu t’étais retrouvé avec ton protégé, Dazai, à son chevet. Un moment extrêmement triste et touchant, les dernières minutes, voir secondes, de la vie d’un homme. Avec ses dernières volontés, on ne peut plus importante. On ne peut plus favorables pour toi d’ailleurs. Enfin ça. C’était la version officielle. La version officieuse était un peu plus différente. Mais qui serait là pour juger ? Ceux qui le voulaient pouvaient parler dans ton dos, tu te retrouvais « légalement » à la tête de la Mafia. Le pouvoir entier se retrouvait entre tes mains. Et tu n’allais pas en abuser. Surtout que tu avais eu tout le temps de penser d’ores et déjà à ce que tu allais faire. Car il était plus que temps maintenant de redresser la Mafia.

Mais avant, tu profitais quand même un peu de tes nouveaux appartements. Il fallait bien que tu prennes tes marques n’est-ce pas. C’était grand. Très grand. Absolument pas un problème. En plus, Elise semblait s’y plaire. N’était-ce pas le principal ? C’en était presque touchant. A vrai dire, c’était la seule qui pourrait réellement t’attendrir. Et tu étais plus qu’heureux aussi. Cette satisfaction, tu ne t’en laisserais jamais. Tu doutais pouvoir une fois en ressentir une autre de la sorte. Tu ne chercherais pas plus que ça non plus. Celle-ci te suffisait amplement. Il ne fallait pas non plus abuser des bonnes choses. Surtout que tout cela n’avait pas été uniquement pour ton plaisir personnel.

Et il était totalement inutile de te perdre encore plus dans tes pensées. Coupées bien vite par des coups frappés à la porte. Durant quelques millièmes de secondes tu haussas un sourcil, tu ne t’attendais pas à ce qu’on vienne te voir aussi tôt, puis la réflexion fit assez vite son chemin. Et ton sourire ne fit que s’accentuer. Nulle autre que ta partenaire de ce coup. Qui avait pris la peine de mettre un kimono de circonstance face au décès de l’ancien Boss. Délicate attention que de venir te voir. Tu ne prends pas la peine de faire une quelconque moue, personne n’est là pour vous voir. Tu te relèves, caressant rapidement le haut de la tête d’Elise au passage, qui semblait avoir été intéressée par l’arrivée de la nouvelle venue.

« ▬ Véritable tragédie. C’est très gentil d’y avoir pensé. J’apprécie. Assez rares sont les patients qui ont succombé en ayant bénéficié de mes soins. Mais que peut-on y faire. C’est la vie. »

Bien sûr. Vous aviez tous les deux décidé de son sort d’ailleurs. Un mal pour un bien. Un énorme bien. Quoiqu’il en soit, tu la regardes poser le paquet qu’elle avait entre les mains, légèrement intrigué. Bon, tu avais une petite idée du contenu.

« ▬ Merveilleuse idée. Il est plus que temps d’inaugurer les verres. »

Pour la peine, tu allais en chercher deux. Cela faisait depuis bien longtemps que tu avais proposé à Elise un rafraîchissement. Dans ce genre de moments posés, tu pensais bien souvent plus à elle qu’à toi. Mais tu arrivais à faire la part des choses. Alors que tu posais ls verres sur la table basse, tu relevas un peu la tête lorsqu’elle reprit la parole.

« ▬ Du tout. Pour ce coup, seulement témoin oculaire. »

Oh, tu avais été certain qu’il valait mieux ne pas le mettre dans la confidence. Moins vous étiez, mieux ça se passait dans ton esprit. Et c’était le cas. Tout c’était déroulé comme prévu. Et votre patience avait payé. Ce pourquoi tu remplissais les verres. Et en lui tendant le sien, pour une fois, tu affichais un sourire parfaitement naturel.

« ▬ Mais je suis plus qu’heureux d’avoir réussi à soigner une certaine patiente. Plutôt del ‘avoir rencontrée. Un jour à marquer dans les mémoires, comme celui-ci. »


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Kôyô Ozaki
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Mer 21 Juin - 17:28
Kôyô fixait Yokohama à travers les larges fenêtres de l'appartement. Les précédents boss devaient trouver plaisant d'avoir la ville "à leurs pieds". Aux yeux de la demoiselle, ça les en éloignait plutôt, les séparant des rues où tout se passait, les séparant des informations à la source. Enfin, c'était leur problème... mais pour sa part, sa résidence lui était bien plus attrayante.
Elle se permit de s'installer dans un fauteuil en attendant que Mori les serve. Qui aurait pu croire qu'elle serait si proche du chef de la Mafia un jour? Dire que tout avait démarré par un désastre amoureux, une fuite mal préparée et une rencontre dans les cachots. Un jour à célébrer en effet.
Heureusement, ils étaient les deux seuls à connaître la vérité sur la prétendue "maladie" de l'ancien Boss. Pas sûr que ça change quoique ce soit aux prétentions du médecin cela dit. D'un autre côté, il était bien plus jeune que feu son prédécesseur et peut-être que ça pourrait lui être reproché. Comment un médecin pourrait être à la hauteur de la tâche après tout? Enfin... que les opposants s'arrachent les cheveux là-dessus, cela donnerait une merveilleuse opportunité à Kôyô pour frapper, si l'ordre lui en était donné.

La jeune femme leva son verre à son nouveau supérieur et le porta à ses lèvres. En réalité, elle n'avait encore jamais goûté au champagne et le goût n'était pas pour lui déplaire. Il fallait bien une occasion comme celle-ci pour une telle première fois.
Un autre sourire apparut sur ses lèvres.

- Je vais rougir après un tel compliment. Malheureusement, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, mais au vu de vos dernières performances en tant que médecin, je me tournerai vers un de vos confrères si je viens à être blessée à nouveau. Il ne faudrait pas perdre un membre qui a su se rendre utile, n'est-ce pas?

Ce n'était que de la taquinerie, bien entendu. Comme s'il allait encore avoir le temps d'exercer son premier métier désormais. Elle ne comptait pas non plus être blessée encore, même si le risque était toujours présent.

- Quelles sont les prochaines étapes? Si ce n'est pas trop indiscret. Il faut bien que je me trouve une autre occupation maintenant.

Bon, ce n'est pas comme si elle en manquait réellement. Chûya à continuer de former, continuer à faire ses preuves elle-même -sa tentative de fuite l'avait mise en mise à l'épreuve permanente face aux autres-, remplir ses propres missions... Cependant, ça allait lui manquer de ne plus admirer la face émaciée du vieillard qui s'affaiblissait jour après jour, persuadé que la nature lui jouait un mauvais tour. Non. Pas Dame Nature vieil homme, juste le karma accompagné d'un esprit vengeur et d'un autre ambitieux et calculateur.
Kôyô continua de boire son verre jusqu'à ce que son regard s'attarde sur la tête blonde non loin.

- Question sans aucun doute stupide mais peut-on parler de tout devant cette demoiselle?

La demoiselle savait juste que Mori était attaché à cette fille, mais de là à parler des prochains plans, sans aucun doute des prochaines cibles à abattre etc... devant une enfant... D'un autre côté, à son âge la japonaise avait déjà mis pied dans leur monde qu'était la Mafia et les sujets de conversation de son mentor ne la surprenait plus, ni la vue du sang, ni les cris des prisonniers. Toutefois elle semblait différente de Dazai et avait, de toute évidence, pas du tout la même considération venant du médecin. En un sens, ça lui faisait de la peine de constater une telle différence. C'est bien à cause de tout ça que le jeune garçon fuyait son mentor, c'est à cause de ça que Chûya l'avait trouvé et avait fini par lui proposer de venir chez eux, à la résidence. Pas qu'ils manquaient de place mais cela causait une aura autour du protégé qui semblait dire "Le malheur attend tous ceux qui m'approchent".
Il faudrait qu'elle demande à Mori d'ailleurs si ça lui convenait vraiment que Dazai vienne chez elle. S'il n'était pas déjà au courant.
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Sam 24 Juin - 0:50




Jour tant attendu.Même si le plus gros reste encore à accomplir, le nouveau départ commence enfin.


Tu avais abandonné ta veste de docteur, un peu à contre-cœur. Rien ne t’y avait obligé. Du tout même, mais autant marquer le coup, n’est-ce pas ? Même tu restais médecin de profession, tu n’allais plus tellement mettre la main à la pâte, tu serais bientôt occupé par d’autres affaires. Inutile de garder la blouse blanche plus longtemps. Fort heureusement, tu avais autre chose dans ta garde-robe. Quelque chose de nettement plus classe. En même temps, la classe n’était pas spécialement pratique lorsqu’il s’agissait de soigner des gens. Maintenant tu avais tout le temps de soigner ton apparence. Bon. Pas tout le temps. Mais tu t’en accorderais plus. C’était certain. Tu pourrais peut-être t’accorder beaucoup d’autres choses d’ailleurs. Seulement si c’était nécessaire. Même si tu doutais que cette visite était réellement nécessaire, vous pouviez bien profiter un peu de votre victoire. C’était mérité. Tu y levais ton verre fraîchement servi même.

« ▬ Je ne pourrais réitérer une telle erreur. On en apprend de chacun, n’est-ce pas ? Le mieux évidemment est que vous évitiez de vous blesser à l’avenir. Je suis certain que vous pouvez bien vous débrouiller. »

Tu ne doutais pas de ses talents. Plus en tout cas. En même temps, tu aurais difficilement pu y croire dès les premières secondes. Bien que ce soit désormais du passé, et qu’elle avait désormais fait ses preuves. Sinon elle ne serait pas là et tu lui aurais encore moins accordé de ton temps. En attendant tu allais aussi t’installer à ton tour, dans le fauteuil que tu occupais quelques secondes plus tôt, avant de servir la nouvelle venue. Siège trônant au milieu de la pièce, te permettant d’avoir une très belle vue sur le reste de la ville. Magnifique même. Siège aussi à côté duquel se tenait celui d’Elise. Tu aimais l’avoir à portée ne serait-ce que de vue. Et puis, c’était toujours intéressant de pouvoir admirer aussi sa progression en dessin. Très divertissant.

« ▬ Voyons, je doute que vous ne trouviez plus rien à faire. Et dans un premier temps, m’entourer correctement. Une étape non négligeable. Et cruciale. »

En même temps, tu ne comptais pas te faire couler dès les dix premiers jours. Ce qui n’aurait aucun sens. Tu croisas tes jambes, ne te gênant pas pour prendre un peu plus tes aises. Personne ne t’en empêcherait. Ou alors, il ne ferait pas long feu. Quoiqu’il en soit, face à la question de la jeune femme, tu reportes ton regard sur la tête blonde à tes côtés, et tu souris une nouvelle fois. Non, vraiment, il n’y avait vraiment pas besoin de prendre une quelconque précaution. Elle devait même être une des premières au courant de ce que tu comptais faire. En même temps, à plusieurs reprises cela la concernait directement. En même temps ne pas avoir confiance en ton propre pouvoir serait extrêmement triste.

« ▬ Oh, il n’y a aucun soucis à se faire, Elise en a déjà vu bien d’autres. »

Pour la peine, tu n’hésites pas à caresser une nouvelle fois le haut de ses cheveux. Un geste qui depuis le temps aurait dû devenir machinal, mais tu ne t’en lasse pas, tu ne pourrais pas sans doute. Pourtant tu n’étais pas du genre à concéder trop de gestes d’affection. Mais alors que tu venais d’arrêter, la jeune fille se lève, visiblement déterminée. Tu arques légèrement un sourcil alors qu’elle se poste devant toi. Tu reconnais directement cette position, elle a une demande à e faire. Que u ne refuserais certainement pas. Mais tu ferais peut-être semblant d’hésiter. En tout cas devant les autres.

« ▬ Je veux qu’elle me coiffe. »

Tu t’étais attendu à pas mal de choses. Mais pas vraiment à ça. Et pour le coup, tu hésites vraiment. Ta tête se penche subrepticement, tu n’apprécies pas franchement. Tout simplement parce que tu préfères la coiffer toi-même. Mais après quelques secondes, tu accomplis un vague geste de la main, en haussant un peu les épaules. A quoi bon lui refuser. Tu étais juste à côté et tu saurais bien ravaler cette rancœur. Même si ton manque de parole pour ta réponse le démontre déjà plutôt pas mal. Mais elle semble heureuse d’avoir obtenu ce qu’elle voulait. Ce qui compte le plus pour toi au final. Tant qu’elle ne le demanderait pas tous les jours. Tu te permets quand même de soupirer légèrement alors que la blonde se tourne souriante vers ta désormais subordonnée.

« ▬ J’imagine qu’il y a pas mal de chaos en bas. Pas trop j’espère ? »

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Kôyô Ozaki
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Sam 24 Juin - 19:01
Kôyô observa la jeune fille réclamer qu'elle la coiffe. Sans avoir été si proches de Mori, et aussi grâce aux dires de Dazai, la japonaise savait que le Chef allait céder. Pas que ça la dérangeait cela dit. Avec Chûya, elle l'avait déjà fait quand il était plus jeune. Sans compter sa propre chevelure qui, bien qu'elle soit constamment -ou du moins très souvent- attachée demandait pas mal de travail.
La demoiselle amena donc un siège devant celui de Kôyô, lui tendit sa brosse et revint s'installer, son carton à dessin et ses pastels sur les genoux, reprenant là où elle s'était arrêtée comme si de rien n'était. La subordonnée posa son verre de champagne et dénoua les cheveux de sa 'cliente'. Elle posa délicatement le ruban sur l'accoudoir de son fauteuil et commença à brosser les cheveux délicatement, prenant soin de ne pas les tirer.

Kôyô s'appliquait à sa tâche tout en écoutant Mori, se permettant par moment de prendre une gorgée de sa coupe afin de profiter du champagne frais. A la question du Boss, elle ne répondit pas tout de suite, tentant de se souvenir de tout ce qu'elle avait entendu depuis le décès de l'ancien parrain. Seulement, comme sa résidence était en dehors du QG, ses échos étaient quelques peu incertains. Toutefois, il y avait tout de même plusieurs points qui revenaient, qu'importe qui en parlait, les plus loyaux comme les plus opposés.

- Pas mal oui. Ils se demandent qui est réellement loyal, qui a retourné sa veste. Bref, ils cherchent à savoir si vous êtes réellement à la hauteur et si exprimer maintenant allégeance leur vaudra une récompense future, ou une mâchoire brisée suivie de trois balles dans le torse.

Le regard de la japonaise se concentrait sur ses mouvements et les cheveux entre ses doigts. Le changement de dirigeant était trop récent et il y avait donc ce "chaos" parmi les sbires. Cet état était toutefois dangereux car certains pourraient en prendre avantage pour attaquer la Mafia et ses intérêts. Ceux-ci pouvaient d'ailleurs venir de l'extérieur, ou de l'intérieur, profitant de la disparition du prédécesseur pour briguer des places convoitées, ou simplement dérober des possessions sans que ça remonte au n°1 de leur organisation.

- Bien sûr, tout le monde connait la version officielle du trépas de notre cher prédécesseur... Et bien entendu encore une fois, certains se doutent qu'il y a anguille sous roche derrière cette "dernière volonté". Uniquement sur cela, la maladie en elle-même, je n'ai eu aucun écho à ce sujet. Mais pour revenir aux sceptiques, ils n'ont pas l'air de vouloir chercher plus loin, encore moins d'agir.

Pour le moment. Peut-être qu'ils cherchaient des preuves. Toutefois, si Dazai était l'unique témoin, que risquait Mori? Rien. Enfin, pas de ceux-là.

- Ils attendent une preuve que vous êtes à la hauteur. Reprendre les territoires perdus il y a deux semaines devrait faire taire les sceptiques et tenir en laisse les plus réfractaires. Pour le moment, ils voient surtout le "Docteur", et un dirigeant avec un métier supposé sauver des vies... C'est loin de leur inspirer la crainte ou même le respect.

Elle l'avait entendu en arrivant ici. Si certains étaient prêts à laisser une chance au médecin au vu de sa proximité avec l'ancien chef avant son décès, d'autres étaient beaucoup plus critiques et ne reconnaissaient pas en tant que supérieur un homme qui avait failli à sauver un de ses patients.

- Une idée de ceux qui composeront votre "entourage" en sachant tout ça?

Peut-être que Mori avait des alliés dont elle n'avait pas entendu parler. Maintenant qu'il dirigeait leur monde, Kôyô ne pourrait pas se permettre d'aller le voir comme bon lui semblait. Comme lors de cette dernière année, à la différence que ces derniers mois, ils cherchaient à dissimuler leur lien pour éviter tout soupçons. Bref, elle voulait savoir vers qui se tourner si des oppositions trop fortes venaient à ses oreilles.

En attendant, Elise se laissait faire et la subordonnée sépara ses cheveux blonds en trois larges mèches. Elle commença ensuite à faire une tresse, pas trop serrée, assez large, afin que la jeune fille puisse la mettre sur l'épaule, la laissant cascader à côté de son visage pour se terminer avec le ruban qu'elle lui avait enlevé peu de temps avant.
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Dim 25 Juin - 17:23




Jour tant attendu.Même si le plus gros reste encore à accomplir, le nouveau départ commence enfin.

Ton regard avait légèrement changé. Même si tu restais aussi serein que ton air, ton regard s’était définitivement posé sur la tête blonde. Tu ne craignais pas spécialement qu’elle ait mal ni quoique ce soit. Mais tu supervisais. Tu étais attentif à chaque geste effectué. En même temps, tu connaissais par cœur chaque expression de la jeune fille, tu savais ce qui était susceptible de lui plaire, et aussi tu savais exactement comment la coiffer. C’était ce qui avait réussi à te piquer ta vexation. Que tu savais totalement gérer elle aussi, fort heureusement. Mais tu aimais satisfaire les désirs d’Elise, il t’arrivait de te plier en quatre de temps à autres. Sauf que tu préférais t’en attirer les mérites. Être celui qui les accomplissait totalement. Inutile de préciser que tu savais parfaitement bien faire les tresses depuis le temps. Ceci dit, tu avais décidé que cela ne t’énerverait pas pour le moment. Tu n’étais pas aussi ridicule non plus. Tu ne l’étais pas du tout même. Vu que tu te contentais de regarder. Et tu écoutais aussi en même temps. Parfaitement capable de faire deux choses en même temps. Et puis chaque information était intéressante.

« ▬ Le doute est parfaitement compréhensible, même s’il ne sera pas éternellement toléré. Enfin, le changement n’a jamais été facile. Ils ont tout intérêt à bientôt se camper pour une position bien définie. »

C’est que tu t’en occuperais personnellement. Il valait mieux d’ailleurs. Et c’était aussi désormais de ton ressort en fait. De toute manière, ils pouvaient chercher et tout retourner, personne ne tomberait sur la version officieuse de la mort de l’ancien patron. Jamais. De toute manière, ça se tairait bientôt.

« ▬ C’est tout à leur intérêt. De toute manière ils ne trouveront strictement rien sur la maladie. Qu’ils perdent donc leur temps là-dessus si ça leur chante, mais ils feraient mieux de le passer à autre chose. »

Tu ris légèrement aussi face à ses paroles. Tu ne t’attendais pas du tout à te faire respecter dans la seconde. Cela aurait été impossible même. Tu avais presque tout fait en tout pouvoir pour ne pas passer trop peu inaperçu. Il ne fallait pas non plus que tu risques de te montrer trop menaçant. Ton plan aurait tout simplement été déjoué à la première occasion. Mais tu savais très bien faire preuve d’autorité. Et il serait hors de question que tes ordres soient discutés à l’avenir. Déjà, jusqu’à maintenant, tu n’avais pas vraiment eu à leur faire d’énormes démonstration de ton pouvoir.

« ▬ Ne vous en faites pas, ils auront très rapidement une preuve. Ce serait impoli de les, de vous, faire attendre. Quoiqu’il en soit, ils feraient mieux de ne pas sous-estimer ce métier. »

Ce serait à leurs risques et périls. Face à sa nouvelle question, tu t’installes un peu plus dans le fond de ton fauteuil, passant nonchalamment une main dans tes cheveux. Tu avais même plus qu’une idée. C’était déjà défini dans ton esprit. Assez clairement.

« ▬ Bien sûr. Après un bon temps de réflexion, ceci dit, il faudra que je m’assure de l’accord de certaines personnes. »

Une nouvelle fois, ce n’était pas comme si elles avaient le choix. Du tout. Mais ce n’était pas non plus comme si tu allais placer ta confiance en n’importe qui. Et tu comptais bien aussi renvoyer un minimum l’ascenseur à la jeune femme. Elle avait aussi réussi depuis le temps justement à gagner ta confiance.

« ▬ Même s’il faudra attendre encore un peu avant de proposer un poste de cadre à une fidèle subordonnée. »

A quoi bon faire preuve de subtilité là tout de suite de toute manière. Même si tu t’assurerais avant que sa promotion ne provoquerait pas non plus trop de vagues dans les rangs.

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Kôyô Ozaki
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Mer 28 Juin - 20:10
Etrangement, Kôyô appréhendait ce changement de pouvoir très sereinement. Rien ne garantissait pourtant que Mori resterait en place. Certes elle l'avait aidée, certes elle avait appris à lui faire confiance mais personne ne pouvait prédire l'avenir, ils n'avaient découvert personne avec cette habilité encore.
La jeune femme commença alors la tresse de la petite tête blonde. Chûya était loin d'avoir la même longueur mais ça lui rappelait de bons souvenirs pas si lointains. Qui aurait pu croire qu'elle se sentirait si bien avec des enfants. C'était presque difficilement croyable quand on savait ce dont elle était capable. La douceur avec laquelle ses doigts caressaient les cheveux blonds contrastait avec la cruauté de ses dernières missions et assassinats. Enfin, ce n'est pas comme si beaucoup pouvaient en être témoin.

Kôyô le laissa parler. De toute évidence, il pensait déjà à tout et il n'y a rien de vraiment utile qu'elle pouvait ajouter là tout de suite. C'était décevant de ne pas pouvoir faire plus à un moment si crucial. Certains -s'ils étaient au courant- diraient qu'elle en avait déjà assez fait en empoisonnant l'ancien chef pendant un an mais non... il manquait quelque chose.
Ce quelque chose, il le lui donna juste après.
La jeune femme nouait le ruban au bout de la tresse au moment où le Boss lâcha son 'cadeau'. Son regard se fixa sur lui, incapable de décider s'il s'agissait d'une blague ou si elle devait se réjouir.

- Et voilà, la coiffure de mademoiselle est terminée.

La subordonnée reprit ensuite sa coupe et la termina d'un trait.

- Le poste de cadre... rien que ça...

Dur à dissimuler, le sourire en coin sur ses lèvres montrait bien que cette perspective lui plaisait. A vrai dire, Kôyô ne s'était jamais destinée à ne rester qu'un simple sbire obéissant à l'aveugle. A plus forte raison depuis son écart de conduite l'an passé. Passer cadre, soit l'autorité la plus haute directement après le parrain lui-même, serait un sublime pied-de-nez à tout ceux ayant cherché à la rabaisser et l'affaiblir ces derniers mois.

- Il faudra certainement attendre plus "qu'un peu" avant d'effectuer une telle nomination. Et même en attendant, êtes-vous sûr qu'il est sage de faire une telle chose? Cela pourrait vous nuire, vous encadrer d'une déserteuse...

Malgré cette prétendue inquiétude, intérieurement il lui était impossible de nier qu'elle voulait ce poste. Sans être féministe, la jeune femme était parfaitement consciente que leur société était extrêmement conservatrice et même avec un talent, être une femme était un désavantage au départ. S'élever au dessus des autres, les mettre au pas, voir les hommes courber l'échine et obéir sans sourciller à ses mots... le plaisir de cette perspective qui l'envahissait était absolument honteux... et terriblement séduisant aussi.
Heureusement, elle parvint à garder ça tout au fond, bien qu'une légère rougeur était apparue à ses dépens sur ses joues. Cela dit...

- Si vous voulez me confier ce poste, très bien, mais j'exige de faire encore mes preuves face à toute l'organisation... quitte à devoir abattre un de mes supérieurs ou deux pour ça, ça nous fera un point commun.

La japonaise alla se servir une autre flûte et fit de même avec celle de Mori s'il le désirait. Autre chose lui vint à l'esprit, totalement différent.

- Avant de parler d'avenir, parlons un peu du présent. Votre protégé, Dazai, passe régulièrement à la résidence. Il semble bien s'entendre avec Chûya et ils s'entraînent même ensemble, j'espère que ça ne dérange pas.
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Lun 3 Juil - 16:37




Jour tant attendu.Même si le plus gros reste encore à accomplir, le nouveau départ commence enfin.

Par un quelconque miracle, tu avais réussi à détacher ton regard de la jeune fille, pour le porter sur le plafond. Tu continuais certes de surveiller du coin de l’œil, mais au moins tu n’y portais plus ton entière attention. Tu te rendais bien compte qu’il était totalement ridicule de te vexer pour une telle chose. De toute manière, tu referais bien assez tôt sa coiffure. De tes propres mains. Enfin. Bien assez tôt était un euphémisme, tu ne pourrais pas t’empêcher de demander à la petite tête blonde si oui ou non elle était d’accord que tu y touche. Dans le pire des cas, il te faudrait attendre le soir, avant qu’elle ne se couche. En attendant, elle semblait énormément apprécier la coiffure. Tu pouvais faire un effort et lui sourire en fait. Toujours aussi mignonne. Bien que tu te doutais que la seule démarche de tout ça, était sans doute d’essayer de te faire réagir. Ce qui avait extrêmement bien marché intérieurement.

« ▬ Ca lui va bien. Tu es adorable, Elise. »

Bon, elle l’était tout le temps, ça c’était indiscutable. Mais tu n’allais pas non plus faire preuve de mauvaise foi et dire que c’était moche aussi. Et même si tu étais capable d’admirer encore longtemps la jeune fille, il fallait bien que tu te concentres un minimum sur ce qui se disait à côté. Ou même de quelconques bruits aux alentours. Sa réaction t’intéressait. Pour la peine tu portes ton regard sur elle, pas besoin de se cacher de quoique ce soit au final. La curiosité était humaine non ? Elle semblait faire partie du peu d’humanité qu’il te restait en tout cas.

Tu avais remarqué son sourire. Qu’elle ne cherchait sans doute pas à cacher non plus. En même temps, il s’agissait d’une réaction plus que normale. Tu y avais pas mal réfléchi, mais maintenant que ta décision était prise, et bien tu ne la lâcherais pour rien au monde. Tu savais par contre que cela risquait de ne pas plaire à grand monde. Mais tu t’en fichais un peu au final. Ils n’auraient pas à discuter tes décisions. S’ils n’étaient pas d’accords, ils seraient ceux qui en pâtiraient au fond.

« ▬ Certain. Vous restez sûrement une déserteuse aux yeux de certains, mais pas aux miens. J’y ai pas mal réfléchi. Je n’irais pas jusqu’à affirmer qu’il s’agit de la meilleure chose à faire, mais presque. »

Tu n’avais sans doute pas pu penser à toutes les possibilités. Ca aurait été nettement trop long. De ton point de vue ne tout cas, tu savais que ce poste irait extrêmement bien à la jeune femme. Elle avait un caractère qui y collait bien. Mieux encore, tu lui accordais une partie de ta confiance. Chose qui n’était plus arrivé depuis longtemps. Quoiqu’il en soit, à force de la regarder tu remarquas une légère rougeur sur ses jours. Que tu n’allais pas relever non plus. Ton but n’était pas de la mettre mal à l’aise.

« ▬ Je comprends totalement. Faire un peu plus vos preuves sera tout sauf inutile. Dans ce cas-là, reste à bien choisir vos supérieurs. Il ne faudrait pas nous priver d’un autre bon élément. »

Pas du tout le but même. Tu penches légèrement la tête face au nouveau sujet de conversation, prenant quand même la peine de remercier ta subordonnée. Tu avais bel et bien remarqué qu’il passait de plus en plus de temps là-bas, mais il s’entraînait aussi. Ce pourquoi tu n’avais encore rien dit.

« ▬ C’est peut-être pas plus mal pour lui de fréquenter Chûya. Mais tant que ça n’altère pas sur ses capacités, et qu’il respecte les horaires donnés, je n’y vois pas d’inconvénients. Ca pourrait même être positif, si leur duo se montre efficace. »


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Kôyô Ozaki
闇に咲く花
Mer 5 Juil - 14:08
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A l'aube d'une nouvelle ère
Que le règne commence


Etre reconnue si tôt capable de gérer des hommes, capable de diriger même toute la mafia si le Boss le décidait, était une chance quasi tombée du Ciel. Pourtant Kôyô restait bien terre à terre et prévoyait déjà les obstacles et les avantages qu'il y aurait à cette avancée. A 18 ans, voulait-elle vraiment ces responsabilités? Oh que oui. Oui, oui et encore oui. Elle était loin des jeunes femmes de son âge s'intéressant à trouver l'amour et leur copain. Bien qu'elle ait tenté, on lui avait vite rappelé où était sa place et quelle était son rôle. Non, les niaiseries n'étaient pas pour elle. A ses yeux, gérer les différents clans de Yokohama et même de l'étranger était bien plus intéressant que traîner dans les parcs entre amies, passer des soirées à se faire peur en se racontant des histoires de fantômes, ou encore à faire du shopping pour prendre les vêtements et accessoires les plus roses possible. Diriger, se faire craindre et respecté était bien plus excitant et correspondaient en tous points à l'ambition qu'elle s'était fixée. Et si ses nerfs venaient à lâcher -elle n'oubliait pas être humaine, au fond-, il y aurait toujours Chûya. Encore jeune certes, mais qui avait beaucoup gagné en maturité et serait, sans aucun doute, quelqu'un en qui elle aurait une confiance aveugle, si ce n'était déjà pas le cas.

- Avec tout le respect que je vous dois, Boss, je pense mieux connaître les meilleurs éléments que vous.

Sans vouloir l'offenser, un médecin était tout de même assez en arrière par rapport au reste des membres. Il ne faisait pas partie d'un groupe, ni d'une équipe, n'avait pas de supérieur réellement attitré et s'occupait de tout le monde dès qu'ils avaient besoin de lui, s'ils avaient besoin de lui. Kôyô étant revenue sur le terrain, au milieu des sbires, faisant face aux différents gradés, avait donc en théorie une approche plus fiable des capacités de chacun. Bien sûr, elle ne savait pas tout ce que faisait Mori et nul doute qu'il avait déjà dû se renseigner un minimum sur ceux qu'il dirigeait, histoire d'être sûr le plus possible qu'ils ne se retournent pas contre lui.

- Mais ne vous inquiétez pas, je n'ai pas pour but non plus de réduire drastiquement nos rangs.

Le "nous" n'était bien sûr pas pour signifier qu'ils "régnaient" ensemble mais bien pour simplement souligner qu'ils faisaient partie de la même organisation. Et puis, si elle était réellement amenée à devenir cadre, sa proximité avec Mori -professionnellement parlant- ne s'en trouverait qu'augmentée, contrairement à l'année passée.

La jeune femme fut aussi quelque peu rassurée qu'il accepte que Dazai vienne chez elle. Pas qu'elle pensait que ça aurait pu attirer sa colère mais Chûya semblait vraiment bien s'entendre avec lui. Plus important, le jeune homme constamment sous bandages semblait tirer le rouquin vers le haut quand elle craignait que le mélanger aux autres sbires ne le traîne justement vers le bas.

- Pour le moment oui, ils sont très efficaces. Chûya avait tendance à trop se relayer sur son pouvoir, avec Dazai c'est bien entendu impossible. Ca le contraint donc à utiliser ses autres capacités et je ne doute pas que d'ici quelques mois, il en vienne à me surpasser en art martial...

Bien qu'on ne s'en doute pas forcément avec son kimono, Kôyô était pourtant très douée en art martial -pour ne pas dire experte-. Un entraînement dû à Murasaki, décidément très attaché aux arts anciens comme le suggéraient sa longue chevelure et son entraînement aux armes blanches, notamment au katana qu'il avait enseigné à la demoiselle. Chûya, qui avait montré un intérêt à tout ça, avait suivi le même chemin et s'était révélé très doué lui aussi. Ses gestes étaient rapides, précis et surtout d'une rare force pouvant encore être augmentée par son pouvoir. Nul doute qu'il y avait là un talent caché.

- Il y a entre eux une sorte de sentiment de compétition amicale qui leur est bénéfique, à mes yeux. Du moins c'est le cas pour mon protégé. Dazai, lui, semble aussi profiter de mon hospitalité.

Et puis une question qui lui trottait en tête depuis un certain temps revint. Seulement, elle n'était pas sûre de la réaction de Mori si elle la posait.

- Si je puis demander... pourquoi est-il constamment recouvert de bandages? Je peux admettre qu'on ait chacun ses goûts mais je doute que ça soit le cas... ou du moins "uniquement" le cas.

Elle avait eu la confirmation en voyant comment était traitée Elise. Tant d'affection envers la tête blonde, mais l'autre, serait-il... maltraité? Capable de cruauté, Kôyô pouvait avoir tendance à s'attendrir pour les plus jeunes. Bon, le brun n'était plus "si jeune" mais elle avait fini par l'apprécier aussi à force que Chûya l'amène traîner chez eux.


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Lun 24 Juil - 22:07




Jour tant attendu.Même si le plus gros reste encore à accomplir, le nouveau départ commence enfin.

La franchise. Quelque chose que tu avais toujours apprécié. Et ce, même si ce n’était pas toujours bon à entendre. Autant se rendre pleinement et tout de suite compte de ce qui pouvait ne pas aller que de faire la sourde oreille, ou simplement forcer les gens à dire ce que l’on voulait entendre. Vivre en étant persuadé d’être une personne parfaite pouvait être, et était même, plus que plaisant, mais n’apporterait pas grand-chose. Et assurait presque une mort prématurée. Ce que tu ne recherchais absolument pas. Bien au contraire. Sa franchise, tu l’avais aussi toujours appréciée. D’autant plus qu’elle restait polie. Une qualité non négligeable. Et même si tu écoutais attentivement ce qu’elle avait à dire, ça ne te forçait certainement pas à être totalement du même avis.

« ▬ D’une manière différente, certes. Sous un jour plus naturel en tout cas pour vous. Mais je suis toujours toute ouïe. »

Tu avais eu l’avantage de disposer de certains dossiers. Même si ce n’était pas la même chose. Ceci dit, son avis ne de désintéressait pas pour autant. Avoir plusieurs échos était une bonne chose. Même si tu avais toujours préféré ne faire uniquement confiance qu’à ta propre personne. Ce qui n’était pas une raison pour ignorer tout ce que l’on pouvait te dire. Glaner des informations, même à gauche et à droite pouvait s’avérer très utile. Tu n’avais pas le savoir infini. Bien que tu aurais aimé. Tu aurais beau faire toutes les recherches possibles et inimaginables, observer autant de temps que tu le voulais de près ou de loin certaines personnes, certaines choses pouvaient t’échapper. Peu, peut-être, mais pas aucunes.

« ▬ J’espère bien. Je me verrais obligé de vous couper dans votre élan, ce serait dommage. »

Surtout qu’elle ne resterait sans doute pas sans rien faire à attendre gentiment que tu lui dise d’arrêter. Et quel que serait le résultat de cette altercation, il nuirait aux effectifs de la Mafia. Aussi tôt dans ton début de règne, ce serait vraiment désolant. Et tu n’avais pas pour habitude de décevoir. Tu ne comptais pas non plus prendre cette habitude.

« ▬ Je vois. Il serait donc presque contre-productif de les séparer ? Avoir un binôme soudé et conscient de toutes ses forces et faiblesses seraient un réel atout. Cela ne vous dérangerait pas si je passais un jour ? »

La fausse question. Parce que dorénavant, t pouvais te permettre beaucoup plus de choses. Plus besoin d’attendre sagement un oui ou un non d’un quelconque supérieur. Quoiqu’il advienne, tu irais voir comment ils se débrouillaient. Peut-être même sans prévenir les deux principaux concernés. Tu savais te faire oublier si jamais la situation l’exigeait.

Ton inlassable sourire s’élargit un peu plus en écoutant la suite des dires de ton interlocutrice. Profiter de son hospitalité. Une hospitalité qu’il ne devait pas retrouver chez toi. Tu ne le cherchais pas non plus en même temps. Et la question qui arrive ne t’étonne guère. Répondre ne te dérange pas, mais pourtant tu t’arrêtes quelques instants. Un léger mouvement chez Elise a capté ton attention. Ce qui ne t’empêche certainement pas de parler, mais tu connais ses moindres faits et gestes, tu te doutes qu’elle s’apprête à prendre la parole, et tu n’as pas spécialement envie d’être coupé.

« ▬ J’aime pas ce vase. »

Calmement, tu tournes la tête vers l’objet pas assez bien aux yeux de la jeune fille. Et tu le regardes quelques instants. Changer la décoration n’avait pas été ton premier réflexe, mais c’était chose à penser aussi. Tu reportes assez rapidement ton attention sur la tête blonde, un sourire plus franc.

« ▬ On l’enlèvera alors. A la place, on pourrait mettre un cadre, ou plusieurs avec tes dessins, hm ? »

Ca semble lui convenir. A toi aussi. Peu importait l’artiste, s’il faisait face à Elise, rien ne serait plus beau à tes yeux que les œuvres de la jeune fille. Et maintenant que tu t’es occupé de l’affaire de ce vase, tu peux pleinement te reconcentrer sur celle que tu désires en future cadre.

« ▬ Je ne suis pas franchement partisan des entraînements calmes et tranquilles. Plutôt stricts. …Trop ? »

Tu fais mine de lever légèrement un sourcil, de réfléchir. Alors que sur ce point, tu sais qu’il est impossible que tu te remettes en question. Comme si tu serais capable de faire preuve d’empathie ou quoique ce soit d’autre. Tu savais parfaitement jusqu’où tu pouvais aller pour qu’il ne soit pas grièvement blessé. Hors de question qu’il le soit.


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