Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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"Chaque chose cherche sa perfection dans la mort." ~~ Mieko Kanai

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Dim 7 Jan - 2:17
Mafia
Mieko Kanai

Mieko Kanai
Surnom: réponse
Age: 23 et 9 mois (attention très important)
Sexe: Femme
Nationalité: Japonaise (par adoption)
Métier/Rôle dans l'organisation: Membre
Orientation sexuelle: Bisexuelle (a eu des histoires avec des filles comme des garçons)
Signes distinctifs: Son air rêveur et absent
Violet Evergarden de Violet Evergarden

Caractère & Physique


Mieko... Quand je te regarde, la première chose qui me vient à l'esprit, est toujours la même. Peu importe le temps qui passe. Que ce soit il y a de cela un an, dix ans, ou aujourd'hui, tu m'inspires toujours cette même première impression. Tu es belle. Ce qui m'attire tant chez toi, comme un papillon est attiré par le feu qui le brûler, ce n'est pas tes yeux si beaux, tes traits si doux ou bien tes formes qui feraient loucher plus d'un homme (soyons honnêtes), mais c'est plutôt ce qui fait de toi un être... inatteignable. Parfois, tu me sembles si vivante. Si expressive. Tu me souries avec une telle simplicité. Tu sembles vivre la vie comme elle vient. Sans t'embêter de réflexions inutiles sur le futur.

Carpe Diem.

Mais je ne sais pas.
Tu es du genre à t'entendre avec tout le monde. Personne ne te déteste. Personne n'a rien contre une discussion avec toi. Bien au contraire, tu es d'agréable compagnie. Toutes tes connaissances semblent s'accorder sur ce point. Mais... D'un autre côté, tu ne sembles proche de personne. C'est comme si, au lieu de te rapprocher d'une petite poignée d'individus en particulier, tu avais préféré t'écarteler pour bien t'entendre avec tout le monde. Ce n'est pas ton genre. Tu as beau sembler si gentille au premier abord, moi je sais. Je sais qu'en réalité, tu te moques totalement de ce que l'on pense de toi. A l'orphelinat. Combien d'enfants te hurlaient-ils que tu n'avais pas ta place, ici ? Que tu n'étais qu'une sale riche. Et même pas japonaise en plus. Beaucoup. Tu était étonnée de leur comportement. Si peu mature. Pour toi qui a toujours été d'une telle maturité, dès ton plus jeune âge. Puis, tu haussais finalement les épaules. Quelle importance. Qu'ils pensent ce qu'ils veulent. Tu n'avais pas demandé à ce que tes parents meurent. Mais comme eux, tu avais ta place ici. Tu étais orpheline, après tout. Et ce qu'ils te disaient, tu t'en moquais.

Vois-tu, c'est ça le souci. Tu es à la fois si proche et si distante. Tout le monde t'apprécie, mais personne ne t'aime comme on aime une amie. Tu es juste une bonne connaissance. Et cela ne semble pas t'attrister, même si tu en a conscience. Pas comme si tu faisais un effort pour arranger ça. Tu es amicale, sourit beaucoup trop, mais ça s'arrête là. Tu es bien trop souriante, oui. C'est que ça semble presque manquer de naturel. Enfin.. C'est quand tu parles à ton entourage. Sinon, tu as cette expression qui donne l'impression que tu es partie loin. Hors de notre portée à tous. Tu sembles oublier que nous aussi, nous sommes là. Tu rêves. De quoi ? Je me le demande, parfois. Mais mes ailes ne sont pas assez fortes pour me porter là où tu vas. C'est que dans ces moments, tu sembles vraiment distraite. Des fois, je te vois marcher dans la rue avec ton expression rêveuse. Tu percurtes quelqu'un. Il peste. Tu écarquille les yeux de surprise. Avais-tu oublié que tu marchais ? Que tu n'étais pas seule au monde ? L'homme que tu as bousculé peste. Il grogne. Tu penches la tête sur le côté. Tes lèvres se pincent en même temps que tu fais cel a, te donnant une expression sincèrement désolée. L'homme te fixe, pestant un peu moins. Serait-il sous ton charme ? Tu esquisses un sourire désolé, qui te donnerait presque un air idiot si ton regard n'était pas déjà à l'autre bout du monde. L'homme hausse les épaules en grognant. Il a abandonné l'idée de s'énerver contre toi. Tu as cet effet apaisant chez les gens. Ou bien est-ce parce que tu déstabilises ? Qu'importe.

Et il y a cette innocence, que ce soit dans ces sourires que tu nous sers, ou dans ta mine rêveuse. Je ne sais pas à quoi tu penses, mais cela semble être un désir pur et innocent. Enfin.. C'est ce que je pensais. Mais.. c'est faux. N'est-ce pas ? Tu es une artiste. Tu peins en toute innocence des scènes tellement macabres. Pour toi, tu laisses juste ton inspiration courir. C'est une oeuvre d'art. Dedans se cache des messages que le commun des mortels ne peut voir. Pourtant, je sais que tu y racontes pleins de choses. Mais pardonnes-moi. Car moi, je ne peux voir que l'horreur qu'a les scènes de meutre, de suicide que tu représentes. Encore plus quand je sais qu'avec ton pouvoir... Tu peux pousser au suicide les personnes que tu peins.. Et cette grâce dans tes peintures... Malgré la cruauté de tes oeuvres, l'on a envie d'y plonger, de ne jamais les quitter de regard. Il y a dedans quelque chose d'envoûtant. Est-ce aussi ton pouvoir ? Non. Je ne sais pas. Enfin.. Tes peintures captivent tellement qu'il doit être difficile d'y résister quand on en est la cible. C'est comme toi. Tu es l'essence même de tes tableaux. Tu captives autant que tes peintures, plus même. De la même manière que les fourmis sont attirés par le sucre, le monde entier semble attiré vers toi. Et comme le sucre n'est pas indispensable aux fourmis, tu n'es pas indispensable au monde.

C'est de ta faute. Tu ne fais rien pour empêcher ça. L'on a beau ne pas t'aimer mais simplement t'apprécier, ça devient parfois un besoin de te fréquenter un minimum. Une drogue. Tu sembles si innaccesible et pourtant.. Ce n'est pas comme si tu n'avais pas eu d'aventures ou quoi. Mais même là, tu ne sembles jamais avoir eu de fou rire à en avoir les larmes aux yeux, à ne pouvoir plus respirer, avec les hommes avec qui tu as pu partager une de tes nuits. Tu ne dis pas non aux relations. En fait, je me demanderais même si tu ne t'amuserais pas intérieurement de voir certains hommes sembler succomber à ton charme. T'amuser, toi ? Non, tu es bien trop rêveuse, pardon. Tu vogues ailleurs. Tu n'as pas le temps de jouer avec les sentiments des autres. Tu ne vois en eux qu'une source d'inspiration. Pourquoi ne pas peindre un crime passionnel avec un homme ayant la même lueur dans son regard ? C'est ce que tu te dis, n'est-ce pas ? Tu sembles si pure. Mais tu n'as juste pas conscience de ta cruauté. Tu cherches juste à vivre ta vie, en cueillant tous les plaisirs qui te tombent sous la main. On te traite de femme facile pour cela. Aucune importance. Tu aimes la beauté. D'ailleurs, c'est pour cela que tu ne te limites pas aux hommes, tu as déjà eu des aventures avec des femmes. Oui, tu cherches juste la beauté. Peut-être même la perfection ?Même si pour toi, plus c'est macabre, plus c'est attirant. Le charme du danger ? Tu aimes ceux aux personnalités tordues. Tu sembles te chercher une nouvelle muse pour chaque nouvelle oeuvre d'art. Jouant avec le feu. Est-ce dans tes buts artistiques que tu as intégré la mafia ? Tu te brûleras un jour. C'est moi qui te le dit. Et je serais là pour rire, et sentir ton étau sur moi se relâcher. J'admirerais ta grâce doucement se réduire en cendres. Tes ailes brûler. Je respirerais enfin.

Tu es une fleur, Mieko. Une fleur dangereuse au charme envoûtant.
Un poison.

Histoire

300 mots minimum
Il est 4h du matin. Une petite fille se lève. Elle ne doit pas avoir plus de 5 ans. Elle sort de son lit, manquant de s'étaler au sol et tente d'ouvrir la porte de sa chambre. Impossible à atteindre, cette poignée. Mais comme la fillette est débrouillarde, elle s'empresse de se saisir des bords du coffre à jouets devant son lit pour le traîner. C'est trop lourd pour ses maigres bras. Elle le vide de tout son contenu, laissant les poupées et autres jouets éparpillés sur le sol. Cette fois, elle réussit à le tirer à bout de bras et le positionne contre la porte. Elle grimpe difficilement dessus et enclenche la poignée, avant d'appuyer de tout son poids vers l'extérieur. La porte s'ouvre, et encore une fois, elle manque de tomber à la renverse. Mais elle n'a pas le temps pour ça. Elle se précipite hors de sa chambre et arrive juste à temps, alors que le couple s'apprêtait à quitter la maison.

- Papa, Maman ! Vous pa'tez pou toujou ?

Les parents se retournent, les yeux écarquillés, comme pris sur le fait. Ils contemplent leur fillette. Elle se frotte les yeux encore humides de sommeil. La mère semble froide et austère. Pourtant, son expression s'adoucit. On comprend que malgré sa sévérité, c'est une bonne mère, aimante, dans le fond, qui sait montrer son affection. Même si elle n'est pas avare en marques d'amour. Le père, lui, s'approche de sa fille et avec un sourire paternel, il lui ébouriffe les cheveux. Peut-être un peu trop fort pour la fragile enfant. Pourtant, elle ne semble pas s'en plaindre. Elle sourit même. Un sourire plein de joie. Mais son regard, lui, semble terne. Terne ? Non. Vide. Ailleurs. Comme si son âme s'était échappé. Et étrangement mature pour une enfant. Malgré son petit problème dans la prononciation des mots.

- Non, ne t'inquiètes pas ma chérie, Papa et Maman "pa'tent" pas ''pou'' "toujou".

La fillette gonfle les joues. Elle s'apprête à protester. Mais déjà des domestiques arrivent et la ramène au lit. Elle ne se débat, ni ne proteste. Elle est une enfant sage après tout. C'est son Papa qui l'a dit. Et les enfants sages sont récompensés. Son Papa lui a dit qu'il lui achètera encore des toiles si elle reste ainsi. Et sa maman la laissera même l'admirer pendant qu'elle fait de l'ikebana. C'est fantastique, non ? Alors, pour pouvoir continuer à rêver de cela, elle se laisse faire et obéit aux domestiques qui la raccompagne dans sa chambre. Ses parents s'éclipsent pendant ce temps.

Mais son père a menti. Si, c'est vrai. Il n'est pas sage. C'est mal de mentir. Parce que Papa et Maman sont bient pa'ti pou toujou.
Ils ne sont jamais revenus. Ils partent toujours longtemps, alors au début, la fillette ne s'inquiète pas. Enfin.. Pour elle, un mois, deux mois, ça devient vite "toujou". C'est que c'est tellement long. Alors elle rêve pour passer le temps. Cette vie de princesse, ce mobilier digne d'un roi.. Tout semble fait pour enclencher son imagination débordante. Elle vit dans ce monde depuis sa naissance, pourtant, elle observe tout. Et elle voit que ce n'est pas le cas de tout le monde. Alors, elle comprends que ce qu'elle a n'est pas éternel. Et que s'il y a des gens en dessous d'elle, il y en a au-dessus. Elle rêve de ce que ça doit être au-dessus. Sa pureté d'enfant lui fait voir un monde fantastique. Et son amour déjà naissant pour l'art, la pousse à la perfection.

Cela fait 5 mois que Papa et Maman sont partis.

La maison est sombre sans eux. Leur chambre n'est jamais allumée. Mais la fillette n'est pas triste. Au contraire, cette pièce l'attire. C'est mystérieux. Tout enfant a de base envie de percer les secrets de la chambre interdite des parents. Mais ce qui attire l'enfant, c'est voir comme la pièce est sombre. C'est beau le noir. Le noir, c'est l'absence de couleur. Elle a entendu ça une fois, mais elle ne sait plus où. La phrase s'est marqué dans son esprit, sans qu'elle la comprenne réellement. Comment le noir peut-il être l'absence de couleur ? C'est une couleur alors ça ne peut pas être... C'est étrange. Mais elle veut comprendre. Le noir semble cacher tant de secrets. Elle veut découvrir ces fameux secrets. Et elle le fera. Et cela commence par cette chambre.

Mais la fillette n'en a jamais eu le temps. On vient lui annoncer que son papa et sa maman sont morts. La dame qui lui annonce ça semble attristée, compatissante. Elle semble avoir pitié. L'enfant ne comprend pas. C'est vrai que c'est dommage. Mais pourquoi la dame pleure ? Ce n'est pas son papa et sa maman à elle, pourtant. L'enfant semble d'abord triste, très triste. Inconsolable ? Sa source d'inspiration, son père adoré s'en est allé. Puis, elle fixe la dame, et lui sèche une de ses larmes. "Pas pleurer, Madame.". Tout le monde est choqué. Elle s'en remet si vite. Mais c'est faux... Elle se sent toute bizarre. Elle a l'impression de ne plus pouvoir rêver. Mais elle n'ose pas le dire, car quelque part, elle sait que ce n'est pas normal d'être triste uniquement car sans ses parents son imagination semble se tarir. Et parce qu'elle ne peut même pas explorer leur chambre et ses noires recoins. Peu importe.

Tout le monde essaie de contacter la famille de ses parents. Entre son père qui n'en a pas et celle de sa mère qui ne veut pas d'elle... C'est drôle, en fait. Elle n'a que 5 ans et demi, maintenant, mais elle comprend qu'elle se fait rejetée. Elle ne sait pas pourquoi, ou du moins, c'est encore hors de sa portée pour tout comprendre, mais elle sait qu'on ne veux pas d'elle. Et elle trouve que ça fait une belle histoire. C'est triste. Sa famille à elle, c'est Papa et Maman, et elle. Et son doudou. Sa famille ressemble à un tableau tout noir, se met-elle à penser. Sur ses parents l'ombre de la mort, et sur elle l'ombre du rejet. C'est un joli tableau. Et elle n'est pas du tout atteinte par ce rejet. A quoi bon ? Ca n'en vaux pas la peine. Maturité précoce ou indifférence ? Les deux semblent se confondre.

Alors comme personne ne veut d'elle, elle va à l'orphelinat. La famille de sa mère s'est arrangée pour qu'elle ne quitte pas le Japon. En effet, même si de base elle est anglaise, ses parents ont de nombreuses résidences partout dans le monde. Un testament où ils lèguent des choses à leur fille ? Aucun. Leurs biens reviennent donc à la soeur, en attendant que l'enfant grandisse. On dit qu'elle en héritera une partie, plus tard. Si elle embauche un bon avocat. Mais dans le doute, elle est incroyablement bien traitée à l'orphelinat. Enfin.. Elle aurait dû l'être. Mais la directrice a dit "pas de traitement de faveur". Elle mange la même nourriture fade que les autres. Elle a le même lit qui semble à deux doigts de s'effondrer que les autres. Elle a les mêmes droits moisis que les autres.
... Elle a les mêmes punaises dans ses draps que les autres. Mais elle ne se plaint pas. Elle est une enfant sage, après tout. Et aussi, elle sait que ça n'y changera pas grand-chose. Les dames sont plus délicates avec elle. Elles veulent faire un effort. Mais ça ne change rien à ses conditions de vie. En fait, en soi, ce n'est pas ça le pire. Le pire. Le pire.

C'est qu'elle ne rêve plus.

Mais rien ne l'inspire. Le mobilier est mal construit. La nourriture n'a pas de goût. Rien. Rien d'inspirant pour une future artiste comme elle. Les orphelins sont méchants avec elle. Ils ne l'aiment pas. C'est un étrangère. Une gosse de riche. Mais elle, elle s'en fiche. Ca ne la touche pas. Qu'ils pensent ce qu'ils veulent. Et ils ont beau dire ça, plutôt que de l'ignorer, ils ne peuvent pas ne pas tenter de l'approcher. Ils sont attirés par elle. Même enfant, elle exerce un certain charme. Un jour, l'orphelinat organise une sortie. Une exposition d'art. La fillette aime beaucoup, elle se sent chez elle. Et elle rêve un peu. Cela faisait longtemps. Elle est contente. Ce n'est pas encore ça, mais c'est un début. Elle découvre des vanités. Elle aime beaucoup. Ce style sombre. La mort l'intrigue. Elle repense au noir qui attisait tant sa curiosité. Maintenant, elle sait ce que c'est le noir. C'est une des nombreuses facettes de la mort. C'est pour ça qu'on dit que le noir c'est l'absence de couleur. Parce que la mort n'a pas de couleur. C'était bête, en fait. Mais maintenant, elle veut découvrir les autres facettes de la mort.

Le soir, tous les enfants rentrent à l'orphelinat. Tout le monde est content. Surtout elle. Ce soir là, elle dégage une telle aura que les enfants qui s'apprêtaient à l'insulte comme leur habitude hésitent. Ils ouvrent et referment la bouche plusieurs fois. Ils n'y arrivent pas. Une des petites filles de l'orphelinat, une petite timide, qui d'habitude ne parle presque jamais à personne lui adresse la parole. La fillette lui sourie sans difficulté et se montre très ouverte. Les deux enfants deviennent... amies ? Non. Notre petit orpheline discute juste, et la petite timide.. est juste plus à l'aise avec elle qu'avec les autres. Justement parce qu'il est impossible de la vexer, parce qu'elle ne semble même pas chercher une vraie amitié, il n'y a aucune contrainte à discuter avec elle. C'est si simple. Et la fillette commence à se remettre à rêver. L'innocence de cette petite fille toute timide est magnifique. L'artiste qu'est l'autre fillette se demande ce que cela ferait de zébrer ce blanc de noir. Et de rouge. Oui la mort.

Discrètement, elle profite de l'absence de la directrice pour s'introduire dans son bureau. Elle pique quelques craies grasses et une immense feuille de papier. Elle retourne dans sa chambre. Mais ressort tout de suite. L'air est étouffant. Elle va dehors. C'est interdit d'y aller seule, mais soit. Elle trouve un petit banc pierre bien lisse et s'allonge dessus, sur le ventre, la feuille devant elle. Et elle dessine. Elle dessine son "amie". Les contours semblent flous, mais ce n'est pas juste des traits enfantins, chez elle, cela semble un style artistique. Et on dénote un talent certain, dans son dessin. Talent encore en développement, certes, mais bien présent. Mais... Qu'est-ce donc là ? N'est-elle pas... En train de dessiner son amie.. Se trancher les poignets ?! Si. Elle a fini. Elle lâche le dessin. Il s'envole. Loin. Cela l'attriste un peu, mais elle est heureuse d'avoir pu autant rêver.

Elle retourne discrètement à l'orphelinat. Tout le monde semble paniquer. On l'empêche d'avancer plus loin. Mais elle veut savoir, elle. Elle est sage, alors elle ne doit rien faire. Mais.. Non, elle sent que c'est important. Elle échappe à la surveillance des adultes et traverse les couloirs à pas de loup. Elle arrive près des salles de bain et elle voit les pompiers. Ou la police. Ou.. Elle ne sait pas qui mais ils ne sont pas de l'orphelinat. Ils tiennent une civière. Un poignet tout ensanglanté en pend. Elle se met sur la pointe des pieds pour voir qui est-ce. Mais elle le sait déjà. C'est cette fille, la timide. Elle devrait être triste. Elle devrait. Vraiment. Les gens la remarquent alors. Elle est figée. Les yeux écarquillés. Tout le monde croit qu'elle est sous le choc. Traumatisée. Non. Elle n'est même pas triste. Elle a compris que c'est elle qui a fait ça. Elle ne s'en veux même pas, pourtant. Au contraire. C'est magnifique. C'est une oeuvre d'art.

Le lendemain du ''drame'', même si ça n'en a jamais été un pour elle, elle est adoptée. Comme s'il ne s'était rien passé. Elle est adoptée par la famille Kanai. Elle ne les voit même pas. Elle sait qu'ils signent des papiers dans la pièce d'à côté, mais elle, elle attend sagement là où on lui a dit d'attendre. Elle a 6 ans. Pardon. 6 ans et demi. Elle est grande. Et elle est sage. Elle devient Mieko Kanai. On lui a changé son prénom, alors qu'elle est déjà si grande. Certes, à cet âge, on oublie vite, mais pas son nom. Pourtant, elle, elle l'a oublié. Elle ne sait plus comment elle s'appelait avant. Ou a-t-elle fait exprès de l'oublier ? Peu importe.

En fait, ce qui importe, c'est qu'il n'y a jamais eu de famille Kanai. Il y a juste eu la mafia. Un pseudonyme. Pour l'adopter, elle. Elle ne saisit pas tout. Mais on lui dit qu'elle pourra exercer son art. Alors cela lui convient. Mieko se demande où a pu voler sa première vraie oeuvre d'art. Elle n'a que 6 ans et demi, mais elle sait que c'est ça qui a permis à la mafia de la repérer. Etait-ce ce monsieur seul sur un banc d'en face qui l'observait étrangement qui a rattrapé son dessin ? Quelle importance ? Elle ne se souvient même plus du visage de ce fameux monsieur, alors... Elle préfère vivre le moment présent. Elle grandit au sein de la mafia. On lui apprend à se battre. On lui laisse aussi beaucoup de temps pour l'art. C'est amusant, mais elle, elle a juste hâte de pouvoir faire son vrai art. Comme elle a fait à la petite fille de l'orphelinat.

Les années passent.
Elle est grande, maintenant. Elle est majeure.
Elle se gère toute seule. Elle devient un membre important.
Elle a 23 ans. Non, 23 ans et neuf mois. Elle devient un membre encore plus important de la mafia.
On lui a proposé d'être cadre. Elle a refusé. Ca ne l'intéresse pas.
Elle est une artiste épanouie.

Talent


"Couleurs d'eau" :
Mieko aime le noir. Mais ce n'est pas une couleur, à ses yeux. C'est une des facettes de la mort. C'est donc aussi l'absence de couleur. Alors elle ne peux pas dire que c'est sa couleur préférée. Mais elle aime la couleur de l'eau. Le bleu ? Non voyons ! On voit bien que vous n'êtes pas des artistes, à penser ça ! L'eau n'est pas tout le temps bleue. Elle peut être verte. Marron. Terne. Nuancée entre toutes ces teintes. Et j'en passe.

Mieko aime le rouge. C'est la couleur du sang. Et sans sang, on meurt. Une facette de la mort, encore une fois. Le rouge aurait pu être sa couleur préférée. Mais la "couleur de l'eau" a été placée avant. Pourquoi ? Car l'eau est à l'origine de tout. Sans eau, pas de sang. Sans sang, pas de vie. Sans eau, on ne s'hydrate pas, sans hydratation, on meurt. Des teintes aquatiques. Voilà ce que l'on retrouve le plus dans ses tableaux. D'où le nom de son pouvoir "Couleurs d'eau".
Car son pouvoir est étroitement lié à ses tableaux. Ses oeuvres d'art dont elle si fière. Fière ? Non, ce n'est pas ça. C'est que ce qu'elle peint la fait rêver. Ce n'est pas du narcissisme, c'est une imagination trop débordante qui en devient malsaine tant elle lui apparaît avec innocence. Mais soit. Première condition pour enclencher son pouvoir : elle doit avoir le visage de sa cible en tête et l'avoir déjà vue en vrai, et aussi l'avoir déjà entendu parler, voir, à l'idéal, pour que ça agisse plus vite, avoir eu une conversation avec. Deuxième condition : elle doit avoir l'inspiration. Mais sur ce dernier point, ce n'est pas trop compliqué. Elle est facilement inspirée. Même si à l'inverse, il faudrait s'inquiéter si elle avait une panne d'inspiration. Mais ce n'est arrivé qu'une fois depuis son adoption. Même si cela a bien duré un an. Troisième point : elle doit être satisfaite de son travail. C'est une artiste. Elle est perfectionniste. Cela peut prendre des mois, quand elle chipote trop. Voir plus.

Ensuite, elle peint. Tout simplement. Une jolie toile, des peintures excessivement chers, des pinceaux aux crins bien brossés. Un matériel d'une qualitié surprenante. Elle est perfectionniste. Ce qu'elle peint ? Sa "victime". En train de se suicider. Ou de se mutiler. De se blesser. Pas quelque chose où ce qui arrive à la victime est un accident, comme une brique qui lui tombe sur la tête (pas de chance), non. Il faut que la victime se blesse d'elle-même. Et ensuite... Eh bien sa victime exécute le tableau. En la limite du possible, bien sûr, elle va pas dessiner un japonais lambda escalader la tour Eiffel pour en sauter. Soit. Disons que son tableau influence la personne dessinée qui n'a plus qu'une envie : respecter ce qu'a peint Mieko. Effrayant.

Bien sûr, ce n'est pas impossible d'y résister. Mais il faut avoir vraiment une force d'esprit hors du commun. Non, en fait, c'est impossible d'y résister. Il ne faut pas qu'une force d'esprit. Il faut s'accrocher à la vie avec le désespoir de celui qui veut mourir mais n'a pas le courage (ou la lâcheté ?) d'abandonner. Il faut haïr la vie au point de s'y accrocher dans l'espoir de se venger d'elle. Il faut respecter tant d'oxymores et de notions si dures à comprendre que c'en est impossible. Ou être Dazai.

Au final, elle ne l'utilise donc pas tant que ça, son pouvoir. Heureusement qu'elle sait se défendre par ses propres moyens, sinon c'aurait été dur de survivre à la mafia. Elle a un faible pour les longues lames bien aiguisées qui sont d'une grâce.. Même si elle aime aussi les armes à feu, bien qu'elle assume moins cette part d'elle-même.

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Ryūnosuke Akutagawa
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Lun 8 Jan - 19:37
"Ou être Dazai."
Mince >.<

Encore une fois, ta présentation est superbe et complète. Et ton pouvoir est cool, surtout pour un membre de la Mafia !

Enfin bref, tu peux dès à présent te recenser dans les sujets, car ta présentation est validée !
Bienvenue à la Mafia :3

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