Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Still Working ft. Kunikida

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Mer 11 Avr - 3:59

Despair is a narcotic, it lulls the mind into indifference


Il a vu l’étonnement de l’autre homme avant de tourner la tête. Il n’aurait vraiment pas dû parler. C’était une grave erreur. Pas parce-que il l’avait vexé, mais parce-que il l’avait ému. Et les émotions n’apportaient jamais rien de bon. Il en eût la confirmation quand Kunikida lui demanda de ne pas s’excuser, et posa une main sur son épaule. Il se tendit au contact, beaucoup trop tendre à son goût. Et son cœur se serra d’avantage, tout comme sa gorge.
Il osa enfin tourner le regard vers lui, et il sentit tout à coup ses yeux brûler.
Le sourire protecteur de l’homme devant lui devint flou, et il en déduit que ce n’est qu’un symptôme de la fatigue. Que ça allait passer, il n’avait qu’à l’ignorer. Pourtant, une sensation jusqu’alors oublié se fit sentir sur joues, et il leva bien vite une main pour chasser ces larmes qui ne cessaient soudainement de couler. Ce n’était pas à lui qu’il devrait dire ses problèmes. Il n’était pas fiable, un traitre. Encore une fois, il regrettait ses choix. Toujours et encore des regrets, et il est tellement fatigué qu’il utilise ses dernières forces pour ne pas juste s’écrouler et éclater en sanglots. Arthur aimerait tellement ne pas lui avoir montrer sa faiblesse. Ils auraient dû en rester au stade de collègue.
Il était trop tard à présent. Trop tard pour faire marche arrière, puisque sans qu’il puisse s’arrêter, il s’avança vers le blond et l’enlaça. Et pour une fois, ce geste n’était pas destiné à rassurer son interlocuteur. Non, ici, Arthur cherchait dans un acte purement égoïste une simple compassion. Le front contre l’épaule du blond, les siennes secoués par le chagrin et les pleurs silencieux, il se retint de dire tout ce que sa profession lui interdisait. Se retint de lui avouer qu’il ne devrait pas autant lui faire confiance, que ce serait bien mieux pour eux deux s’il en était ainsi. Mais c’ était trop tard, il s’était pris d’affection pour l’homme qu’il serrait dans ses bras, et savait parfaitement qu’un tutoiement mutuel ne pouvait signifiait qu’une chose : l’amitié. Donc une grande confiance. Il était plus vieux que Kunikida, d’un an, certes, mais le voilà qui sanglotait, comme un gamin. Le bruit en moins.

Et il détestait cela, détestait sa faiblesse. Détestait la montrer.
Tout de même rassuré à l’idée de la montrer à lui plutôt qu’à un autre.

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Mer 11 Avr - 11:31
night of compassion
… Oh. Eum. Oh. Est-ce que…? Mr Doyle serait-il…? Au moment où il a relevé la tête, il a semblé à Kunikida voir ses yeux se gonfler de larmes. Je… J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Ou est-il juste trop fatigué ? Ou trop… trop ému ? Ne serait-ce pas un peu des trois ? Un peu perdu, Kunikida ne rompt pourtant pas le contact, même s'il ne sait pas réellement quoi faire dans ce genre de situations. Enfin, Mr Doyle a l'air de gérer tout ça lui-même puisqu'il s'essuie les yeux assez rapidement. Ce qui est peut-être en effet la meilleure solution.

Inquiet, il finit tout de même par demander : "Est-ce que tout va bien…?" Mais il semblerait que l'autre soit perdu dans ses émotions, dans ses pleurs peut-être. C'est qu'il semble assez… vulnérable, depuis qu'il a parlé. Et Kunikida ne peut pas lui en vouloir. À sa place, il serait probablement dans une situation similaire. Après tout, à des centaines de kilomètres de chez lui, sans connaître grand monde, et venant à peine d'arriver dans un nouveau bureau… trouver quelqu'un de confiance dans cette situation, c'est quelque chose d'important, non ? Et d'un coup, il est encore plus touché, Kunikida. Que ce soit lui parmi les milliers de gens qui vivent ici. Lui, et personne d'autre… Il comprend ce que ça représente.

Et finalement, Mr Doyle s'approche et le prend dans ses bras. Évidemment, Kunikida qui n'est nullement habitué à ça, se retrouve quelques secondes sans savoir quoi faire, un peu tendu. Mais le brun ne lui veut aucun mal, au contraire. Alors, doucement, il se détend, lui prête son épaule avec patience, avec compassion. Et puis finit par oser lui rendre son étreinte, délicatement, comme s'il avait peur que l'autre se brise. Lui tapoter gentiment le dos, dans un geste qui se veut réconfortant. "Allons… Tout va bien.", murmure-t-il, d'une voix qui pourtant tressaute sous l'émotion. "Ça arrive à tout le monde d'avoir des moments de faiblesse… Et… C'est mieux de ne pas être seul, aussi honteux cela puisse-t-il paraître." Parce que Kunikida sait très bien à quoi il pense, l'Anglais. D'après ses dires, ses gestes, et aussi parce que ça se sent, il comprend qu'il se sent vulnérable, qu'il aimerait peut-être avoir su se montrer plus fort. Mais tout va bien. "Ce n'est que moi… Ne t'ai-je pas dit à l'instant que tu pouvais me parler aussi…?" Des essais un peu maladroits de le réconforter, de lui montrer son support. De s'ouvrir à l'autre, qui, bien plus qu'un collègue à présent, devient pour Kunikida un… un ami, oui. Il ne peut pas le laisser comme ça, n'est-ce pas ?
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Jeu 12 Avr - 3:14

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Arthur sentit cette tension chez le blond, et il comprit que l’homme n’était pas habitué à ce genre de choses. Il finit tout de même par répondre à son étreinte, et lui tapota le dos. Tout va bien. Oui, c’est ce qu’Arthur a l’habitude de se dire. Il ne loupa d’ailleurs pas le tremblement dans la voix de l’homme qui l’enlaçait. Lui aussi semblait touché par ce qu’il se passait. Il ne s’attendait pas du tout à la phrase qui suivit. Ça arrive à tout le monde d'avoir des moments de faiblesse… Et… C'est mieux de ne pas être seul, aussi honteux cela puisse-t-il paraître.Il était forcé d’admettre que, aussi triste était le fait d’avoir beaucoup trop d’exemples dans ses souvenirs pour se dire « oui, c’est vrai, j’aurais aimé ne pas être seul finalement. », Kunikida avait raison.
Et oui. Oui il lui avait dit qu’il pouvait lui parler. Mais Arthur n’aimait pas cela. Il n’a jamais aimé parler de lui. Le brun détestait ce moment, autant qu'il l'aimait. Ce ne sera un jour qu’un triste souvenir pleins de remords, après le moment de trahison. Il fallut, bien évidemment, que cette relation ne fût qu’éphémère. Comme toutes les autres dans sa vie, et pourtant il continuait de s’attacher, dans l’espoir qu’un jour… Quel espoir ?

Il finit par se calmer dans une respiration tremblante, se sentant vidé de toute énergie. Pour une fois, le jeune homme ne savait pas quoi faire. Cela est assez triste de ne pas avoir l'habitude d'être si... Humain.
Finalement, le flegme anglais lui intima de récupérer un peu de décence – ce qu’il en restait du moins- et il releva la tête pour se rendre plus présentable à l'aide d'un mouchoir, essuyant ses joues et son nez.
Il se permit de prendre quelques secondes pour se composer, pour finalement parler à nouveau.

« Merci... »

Désolé était un mot interdit, Kunikida lui avait déjà pardonné dans ce qu’il avait dit. Il soupira et se passa une main dans les cheveux. Sur le bord de ses lèvres cependant, il y avait tout de même une excuse, celle de l’avoir dérangé dans son travail. Bien qu’ils devraient tous deux aller dormir, assez de cette soirée. La situation échappait trop à l’anglais, cela l’inquiétait. Il resta alors silencieux, enfermé dans un mutisme qui le rassurait. Faute de savoir que dire dans ces moments ci.


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Jeu 12 Avr - 17:59
night of compassion
Quelques instants, ainsi, le temps semble suspendu. C'est fou comme l'éphémère ressemble à l'éternité. C'est comme si le temps s'était arrêté, mais déjà l'Anglais s'écarte en s'essuyant le visage avec un mouchoir. Et c'est rassurant, en un sens. Voir les gens pleurer n'est jamais très agréable… Même si c'était sûrement juste l'émotion, ou la fatigue. Ou bien les deux.

Kunikida constate que son veston, au niveau de la chemise, est un peu mouillé. Rien de bien grave, ça va sécher. Mais c'est… Il s'en souviendra. Il regarde à nouveau le brun, des relents d'inquiétude se faisant sentir. Mais c'est une inquiétude bienveillante, il sait que les pleurs sont terminés, que ça va probablement mieux maintenant. Et lui-même se sent un peu mieux. Ce sont des sentiments simples, mais appréciables.

Il laisse son regard glisser vers les étoiles tandis que Mr Doyle passe les mains sur son visage, dans ses cheveux. Admire leur éclat, peut-être déjà éteint, là où elles sont. Aime à penser que selon certaines croyances, elles constituent une mer, ou encore que chacune d'entre elles est en fait l'âme d'un ancêtre. Kunikida préfère la poésie à la science. Elle donne une certaine âme à la nature, à tout ce qui nous entoure. Elle nappe la réalité d'une forme d'idéal.

"Il n'y a pas de quoi. Je préfère te voir apaisé, tu sais. Même si ce n'est que temporaire…" Il n'est pas si naïf que ça. Il sait qu'il n'est pas capable de miracles. Mais il peut au moins aider, ne serait-ce qu'un petit peu. Et ça lui convient. Il continue, dans un murmure : "Si tu veux rentrer chez toi, tu peux. Nous avons assez travaillé pour aujourd'hui." C'est qu'après tout ça, ça va être vraiment difficile de s'y remettre. Si c'est possible.
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Dim 15 Avr - 20:59

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Arthur tourna son regard vers Kunikida quand celui-ci il reprit la parole. Ce n’est que temporaire. Et c’était pour cette raison qu’il ne voulait jamais rentrer. C’est donc pour cela qu’il admit dans un murmure.

« Non, je ne veux pas rentrer… »

Et si on lui avait donné la possibilité d’encore travailler, il aurait accepté. Il fixa le sol, parce-que la raison lui parait tellement clair qu’elle n’attendait que d’être dite. Mais il ne le ferait pas. Il ne pouvait pas lui dire qu’il n’osait pas sortir de l’Agence, puisque il ne voulait pas rompre ce moment. De transformer l’instant et le faire perdurer dans le temps.
le temps. Arthur en était effrayé. C’est pour cela qu’il était toujours à l’heure, parfois en avance, mais jamais en retard.

« Cela ne servirait à rien, je continuerais de travailler… »

Ou il ferait usage de substances qui lui permettrait de dormir, ne serait-ce que quelques minutes.

« Je… Je ne veux pas être seul pour une fois, au moins pour ce soir… »

Qu’il prononça dans un chuchotement, semblable à un soupire. Il secoua la tête.

« Mais je ne vais pas vous retenir plus longtemps, v- … Tu… Toi aussi tu es fatigué, tu as besoin de dormir… »

Alors Arthur recula, mettant un espace entre l’homme et lui, pour mettre une barrière placée pourtant bien trop tard. Il s’avança vers son bureau pour aller récupérer sa sacoche, mais au moment où il allait la saisir, il pensa soudainement à cette montre qui ne fonctionnait plus depuis des années, mais qu’il gardait en souvenir. Le tic tac de l’horloge du bureau lui paru tout d’un coup plus clair, trop bruyante et il releva les yeux pour regarder la trotteuse.
Il finit par se redresser lentement avant de se tourner vers Kunikida, semblant réaliser quelque chose d’important.

« Kunikida…nous sommes toujours à l’heure… Mais d’un autre côté, ne serions-nous pas au retard pour… autre chose… De bien plus important que des règles… ? »


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Lun 16 Avr - 1:07
night of compassion
Le blond semble surpris. Il cligne des yeux, tournant de nouveau son regard vers Mr Dolye. Il… ne veut pas rentrer ? Vraiment ? C'est… Eh bien, même lui ça l'impressionne, en un sens. Bien qu'il comprenne. Implicitement, c'est une sorte d'aveu. L'Anglais ne veut pas rompre ce moment d'une rare tendresse, d'une complicité presque nouvelle pour chacun d'eux. Non. La fatigue ne gagnera pas, cette nuit. Kunikida ne veut pas la laisser gagner non plus. Et maintenant, il regrette presque d'avoir suggéré de rentrer. À vrai dire, lui non plus n'en a pas vraiment envie, même s'il ne sait pas réellement l'exprimer.

"Tu…", commence-t-il, entre deux répliques de l'autre. Et il semble touché que Mr Doyle se mette à le tutoyer aussi vite. C'est plus… plus agréable ? Moins formel, ça les sort un peu de leurs rapports professionnels. Ce qui ne peut pas faire de mal. Et il sourit, Kunikida. "Tu ne crois tout de même pas que je vais rentrer après ce que tu viens de dire ? OU même après toi ? Quel supérieur ferais-je ?", répond-il d'une voix bienveillante. Avec un sourire sincère, un peu plus grand que ceux qu'il a déjà pu adresser à Mr Doyle ce soir. Il peut bien reculer, ce n'est pas comme si ça allait faire partir le blond.

Blond qui… a complètement oublié son thé, avec tout ça. Il jette un dernier coup d'oeil au ciel nocturne avant de revenir lui-même près de leurs bureaux, pour prendre quelques gorgées de ce délicieux breuvage. Parfaitement infusé par son collègue. Toujours un plaisir. Il relève la tête d'un air concerné lorsqu'il entend son nom. Si l'autre semble gêné, lui est plutôt à l'aise, et l'écoute tranquillement. "Hm ? Autre chose ? Comment ça ?" Il… Il ne comprend pas vraiment. Arque un sourcil en réfléchissant. De quoi peut-il bine parler ? Il ne pense pas avoir jamais été en retard pour quoi que ce soit ? Il est à l'heure au bureau, aux rendez-vous, il a eu un parcours scolaire (et plus généralement un parcours de vie) assez précoce, même.

Mais tout ça… ce seraient de simples règles ? Que peut-il donc bien y avoir de plus…? En essayant de penser différemment, Kunikida se souvient que Dazai se moque souvent de lui car il est "en retard" sur un certain plan… "… Oh. Eum… Si, bien sûr, maintenant que j'y pense…" Et voilà que le rouge lui monte aux joues. Mr Doyle serait donc tracassé par ce genre de choses ? Pourtant il n'y a pas de mal à ne pas encore avoir trouvé la femme idéale à un si jeune âge… "Ça te gêne vraiment d'être "en retard" sur ce plan-là…? Ne faut-il pas… Laisser le temps faire les choses ?", dit-il en remontant ses lunettes sur son nez, d'un air visiblement embarrassé. Il se demande commet l'autre en est arrivé à penser à ce genre de choses, alors qu'il lui semblait que la situation en était loin. Ahem…
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Lun 16 Avr - 13:46

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Il avait entendu ce que le blond disait à propos de rester et d’être un bon supérieur. C’est ce qui l’avait retenu, fait penser. Ces pensées que le détective avait si mal interprété. Pour qui le prenait-il ? Un pervers ?
Arthur regarda Kunikida rougir d’un air assez blasé. Dans un sens il comprenait sa réaction, qui était bien celle d’un homme de son âge. Mais pas la sienne, car l’anglais ne se voyait pas vivre avec quelqu’un. Devant son air gêné, il ne pu pourtant pas s’empêcher de faire une blague, si rare venant de lui.

« Et bien non, je ne me préoccupais pas de cela, puisque je l’ai déjà fait… »

Ses yeux eurent un air malicieux, mais son expression resta sérieuse.

« Avec un homme, blond, aux verts… Et des lunettes si je me souviens bien… »

Il resta silencieux quelques instants, puis explosa de rire. Le bruit, étranger à ses propres oreilles, retentit dans la pièce. Il finit par se calmer après quelques hoquets, essuyant ses yeux.

« Non je plaisantais, je ne suis même pas intéressé par ça. Et si je l’étais, je pense que j’attendrais la bonne personne…»

Et il n’en parlerait pas à Kunikida, jamais de la vie il ne se confierait sur ce genre de choses.

« Qui ne viendra probablement jamais… Ou bien je ferais comme si elle ne venait pas, puisque je ne compte pas être avec quelqu’un. »

Il haussa les épaules.

« Mais dans « retard », j’entendais ça aussi. D’être tout le temps à l’heure pour travailler, on est en retard dans les relations avec les autres… Même si cela ne me gêne pas du tout. »

Il fixa la fenêtre pensivement.

« Mais… Il y aura toujours des évènements où nous serons en retard quoi que l’on fasse. Des évènements importants qui auraient eu un court différent si nous l’avions su en avance. »

Il baissa la tête.

« Je n’ai pas encore trouvé la solution à ce problème, et je crains qu’il n’y en ai pas. »

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Mar 17 Avr - 12:53
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Et là, Kunikida bug quelques instants. Vraiment. Il regarde l'Anglais avec des yeux de merlan frit, avec un air aussi stupide que risible, tant il est surpris. Le rouge lui monte d'autant plus aux oreilles que l'homme continue. Avec… Avec un homme ? Blond aux yeux verts, portant des lunettes ? Ce… C'est… C'est trop d'informations d'un coup. Il se sent particulièrement visé. Il ne savait même pas que Mr Doyle était de ce bord- Pas que ce soit un défaut hein, il s'en fiche mais- eum- "JE N'AI PAS BESOIN D'EN SAVOIR PLUS !!", qu'il s'écrie d'un coup en se couvrant les oreilles, terriblement gêné. Peut-être même qu'il n'a jamais été aussi embarrassé de sa vie.

Et il reste comme ça quelques secondes, mais n'entend plus rien… Osant finalement lever un oeil vers l'autre, il remarque… qu'il rit ? … Se pourrait-il que- Il découvre ses oreilles, déboussolé. Ah. Ah. Une plaisanterie. Évidemment. Une fois encore on s'est joué de lui, et Kunikida est tombé directement dans le panneau. Hm… Il se racle la gorge, comme si rien ne s'était passé. "Hm, b-bien sûr…" Attend que le rouge quitte ses joues, en se concentrant sur ce que dit Mr Doyle. En un sens il trouve dommage que Mr Doyle souhaite passer sa vie seul. Il est vrai que trouver la femme (ou la personne) idéale est une quête qui peut paraître ardue, voire tortueuse, mais Kunikida… il espère. Il sait que le jeu en vaudrait la chandelle. Au fond, il apprécie la compagnie, et aimerait bien quelqu'un… de spécial ?

"Si je puis me permettre, même si tu ne comptes pas être avec quelqu'un, ne loupe pas une occasion qui ne se présenterait qu'une seule fois…" Il ne peut pas s'en empêcher. Car il trouverait triste que l'autre ait des regrets. En l'écoutant, le blond réalise que oui, même en étant à l'heure, même en étant ponctuel, il ne peut pas l'être partout. Il s'assoit à son bureau et sirote ce qui lui reste de thé. "Hmm…" Il réfléchit quelques instants. "Crois-tu vraiment que c'est une forme de retard ? Ou que celui-ci soit réellement un problème ?" Comment formuler sa pensée pour que ce soi compréhensible ? "Certes, il y a probablement beaucoup de situations et de sentiments que nous n'avons pas encore connus par rapport à d'autres gens de notre âge. Pourtant, je ne crois pas que cela soit problématique."

Et Kunikida, humble philosophe, à peine poète, essaie d'expliquer tant bien que mal quelque chose qui semble tracasser Mr Doyle, mais qu'il voit d'un oeil différent. "Je veux dire… Pourquoi chercher une solution ? La meilleure chose à faire est certainement de trouver la bonne réaction, dans le présent, plutôt que de regretter de n'avoir pas été au courant…" C'est un comble pour cet homme de dire cela, alors même qu'il regrettera toute sa vie d'avoir déjà, sans le savoir, précipité des hommes innocents jusqu'à la mort. Alors qu'il aurait pu s'occuper mieux de Rokuzou, peut-être… Ah. Il essaie de chasser ces pensées avant qu'un air triste ne s'affiche sur son visage.
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Sam 21 Avr - 17:51

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La réaction du blond était telle qu’il l’avait espéré, et il ne pouvait s’empêcher d’être amusé… Amusement qui disparaît bien vite quand il se remet à parler.

Arthur l’écoute, le laisse trouver ses mots, il réfléchit. Il voit dans les yeux de Kunikida de la tristesse, du regret, mais ces émotions n’atteignirent cependant jamais son visage. Le jeune homme ne pu s’empêcher d’être intrigué… Mais il n’allait pas déduire ce qui le tracassait. Les choses viendront comme elles arrivent, pour une fois. Il n’avait pas envie de fouiller dans sa vie privée. Lui-même, se battait avec ses propres pensées. « Si je puis me permettre, même si tu ne comptes pas être avec quelqu'un, ne loupe pas une occasion qui ne se présenterait qu'une seule fois ». Quels mots douloureux n’avait-il pas prononcé là. Arthur murmura, plus pour lui-même que l’autre homme.

« C’est déjà trop tard… »

Il secoua doucement la tête, chassant l’idée qu’il ressentait- avait ressenti- un quelconque…amour. Ah, impossible.

Il y a dans le point de vue de Kunikida, quelque chose qu’il aimerait savoir faire : trouver la bonne réaction. Il était beaucoup trop logique, parfois beaucoup trop sang chaud.

« Hm… Je vois ce dont tu veux parler… J'ai simplement arrêté d’avoir des réactions... Voir des sentiments... »

C'était faux, mais il essayait de s'en convaincre. Il soupira, regardant l’autre homme.

« Jusqu’au jour où quelque chose m’obligera à réagir sur un coup de tête… »

Il haussa les épaules.

« Je risque alors de disparaître pendant un moment sans donner d’explications, jusqu’à ce que je trouve une solution… Mais, il n’y a rien qui arrivera donc tout va bien, n’est-ce pas ? Et puis... C'est arrivé qu'une fois ! »

Il eût un léger sourire, si faux, puisqu’il savait que sa vie était faite de confrontations qui l'obligeait à réagir de la sort. Ce n'était en aucun cas la première fois. Il dirigea à nouveau ses yeux vers les étoiles.

« J’aimerais m’assagir… Et le temps m’y aidera sans aucun doute… »

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Sam 21 Avr - 23:55
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Surpris. Il est vraiment surpris le blond, quand il entend la réponse de l'autre. Il lui avait semblé que Mr Doyle était plus… clairvoyant, au début de cette conversation. Alors que l'autre répond, essaie de donner son expérience, il lui semble bien que… Qu'il n'est pas sincère. Pour la première fois ce soir, il semblerait que l'Anglais… cherche à fuir ? Mais quoi donc ? Ses propres sentiments ? Hm… C'est… Il trouve ça dommage, Kunikida.

C'est qu'il soupire, c'est qu'il hausse les épaules, c'est qu'il parle tout bas comme pour ne pas s'entendre lui-même, c'est qu'il ne le regarde plus ; c'est que son sourire jure avec son regard.

C'est qu'Arthur feint de se connaître, de savoir comment faire, comment réagir. Tout son discours sonne faux. Comme s'il… cherchait à se convaincre lui-même. Kunikida est perplexe. Il reste silencieux assez longtemps, ne sachant que lui répondre. Si l'autre se fuit lui-même, qu'est-ce qu'il peut bien faire, lui ? "Arthur…", commence-t-il d'une voix plus douce, presque peinée. "Ne sois pas aussi dur avec toi-même." Il aimerait bien lui en dire plus. Mais pour cela il faut lui en demander plus. Et Kunikida… n'en a pas le courage, pour le moment.

Il déplace simplement une chaise pour s'asseoir près de lui. "Tu deviendras certainement plus sage avec le temps et le recul, oui… Mais il faut aussi y être ouvert." Il sait. Il sait que ce n'est pas facile. Mais c'est ainsi qu'est la réalité.
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