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Vous ici ? •• Sei/Doppo

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Lun 16 Avr - 12:54
retournement de situation
Hier Kunikida enquêtait. Il est allé à l'hôpital dans le cadre de cette enquête. Cette sortie a confirmé des doutes qu'il avait, et maintenant il a localisé l'endroit où la mafia avait emmené un homme qu'il… qu'il était censé protéger. Un goût amer se fait sentir alors qu'il conduit vers le petit entrepôt un peu à l'écart de la ville où se trouve l'homme.

Il n'a emmené personne avec lui, cette mission n'est pas si importante que ça après tout. Il s'agit bel et bien de la mafia, mais d'après les renseignements donnés par Ranpo ils ne sont pas nombreux, et Kunikida saura s'en sortir seul. Il arrive sur les lieux peu après, c'est déjà l'après-midi. Ce qui le chiffonne, c'est qu'il aurait bien aimé avoir des nouvelles de la chirurgienne contactée hier… Mais rien. Et ça commence aussi à l'inquiéter… il suffit qu'on ait remarqué qu'il est allé à l'hôpital et a découvert ce que voulait cacher la mafia, et c'est… Non, n'y pensons plus. De toute façon il arrive.

Et le voilà qui commence à infiltrer discrètement les lieux. Il est très efficace, seul, et il a déjà réussi à repérer la forme du bâtiment, la position des différentes salles. Un garde passe non loin, et c'est sa chance : en quelques instants il l'assomme et récupère son trousseau de clefs. Un jeu d'enfant, d'ailleurs. On ne leur apprend pas à se battre, à la mafia ? Bah, ce n'est pas lui qui va s'en plaindre. Le blond progresse dans les lieux, s'enfonçant dans un sous-sol qui… est plus grand que ce qu'il pensait. Ça risque de se corser à partir d'ici. Et son rythme ralentit, il n'a pas le choix s'il ne veut pas alerter tout le monde.

Au détour d'un couloir, il entend une conversation. Les hommes semblent parler d'otages,et des traitements qu'ils leur réservent… Le temps presse. Plus le temps de faire dans la dentelle, Kunikida griffonne sur les pages de son carnet. Une grenade aveuglante et un taser, ça devrait faire l'affaire pour les trois personnes qu'il entend. Sans plus attendre, il leur lance la grenade, et profite du choc pour en mettre deux hors d'état de nuire. Le troisième semble plus alerte et pousse des cris en essayant de sortir son arme. Rah… Rapidement, le blond s'efforce de le faire taire, mais le combat a quand même duré quelques minutes, et fait du bruit. Il ne va pas falloir tarder à partir.

Avec un grognement, il déverrouille la porte de la salle où doit certainement se trouver l'homme qu'il cherche. Garde une main sur sa propre arme au cas où il ne serait pas seul. C'est une petite pièce où se trouve… "… V-Vous ?" Il est surpris. C'est une possibilité qu'il avait écartée, mais il avait une fois de plus raison. Seule, attachée à une chaise de sorte à ne plus pouvoir bouger, se trouve la chirurgienne qu'il a consultée hier. Pas de trace de l'homme qu'il recherche. Une caméra de surveillance. Il est définitivement repéré, Kunikida. "Est-ce que tout va bien ? Depuis combien de temps êtes-vous enfermée ici ?", demande-t-il en rangeant son arme et en refermant la porte avant d'aller détacher la dame. "Je… Je suis désolé, c'est probablement de ma faute si vous en êtes arrivée là…"
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Mar 17 Avr - 18:59
Ce jour-là, Sei finissait sa journée à 18h30 mais une urgence l'avait fait rester jusqu'après 20h. Rien d'extraordinaire jusque là, elle s'était attendue à ce genre de situation en faisant ces études là. En revanche, ce qui était moins ordinaire c'est lorsqu'on l'interpella au moment où elle sortait -enfin- de l'hôpital. Une autre intervention au service des urgences. Seulement, en plus de ne pas connaître la personne, elle trouvait étrange qu'il ne porte aucun uniforme, que ça soit interne, médecin, ambulancier ou infirmier. Enfin... elle n'eut pas le temps de pousser la réaction plus loin puisque quelqu'un derrière elle lui plaqua un tissu sur la bouche et le nez.

Lorsque la jeune femme reprit conscience, on la transportait. Sa tête était lourde et, à part les mouvements du véhicule et quelques voix, elle ne percevait pas grand chose. Au final, elle perdit à nouveau connaissance sans même avoir eu le temps de faire une hypothèse sur ce qu'il se passait.
Sei se réveilla complètement quelques temps après (impossible pour elle de dire combien de temps exactement). Ses mains et ses chevilles étaient attachées et ses yeux bandés. Son sang pulsait contre ses tempes, sa respiration s'était accélérée. Elle paniquait.
Ses derniers souvenirs remontaient à l'hôpital, ensuite rien.

- C'est elle?

Une voix lui parvint, semblant venir d'en face. Inutile de dire qu'elle n'avait strictement aucune idée de quoi faire, ni comment agir... Sei sursauta lorsque la porte s'ouvrit. Qu'allaient-ils faire? Lui enlever le bandeau sur ses yeux? Non... elle entendait juste des bruits de pas.
D'une voix tremblante, elle tenta d'amorcer un dialogue.

- Qu'est-ce que vo...
*SCHLAK*
- Ta gueule!

Impossible de savoir ce qui l'avait frappé, mais même sans rien voir, elle savait que sa tête tournait. Bon sang... pourquoi était-elle arrivée là? Etait-ce lié au détective venu plus tôt aujourd'hui? Elle ne voyait pas en quoi elle pouvait être mêlée à ce point là dans l'affaire sur laquelle il enquêtait mais...
Bref, l'homme partit sans dire autre chose, la laissant renouer avec le silence.
Et quel silence pesant.
Aucune réponse.
Que des questions.
La douleur à sa tempe qui s'intensifiait.
Immobilisée sur une chaise.
Il fallait qu'elle dorme.

Non, la jeune femme ne devenait pas déjà folle mais se tournait vers le seul qui pouvait l'aider en ce moment: Adam. Et pour le contacter, il fallait parvenir à dormir malgré les circonstances.
Au bout d'un temps infini, son corps et son esprit parvinrent enfin à sombrer dans la somnolence. Cela ne dura toutefois qu'un instant car une sorte d'explosion la sortit de sa torpeur.
Il y avait des cris et des bruits de lutte.
Une attaque?
Un règlement de compte?
Quoique ce soit, ça la terrifiait, et elle s'immobilisa complètement sous cette terreur lorsqu'elle entendit à nouveau la porte s'ouvrir.

"… V-Vous ?"
*... Moi?*

Cette voix... Elle lui était familière. Son cerveau eut à peine le temps de lui souffler un début de nom que la voix reprit alors qu'on enlevait ses liens et qu'elle put enfin retirer son bandeau.
Le détective!
Sei le fixa sans réagir de longues secondes, le temps d'essayer de remettre de l'ordre dans ses pensées.

- Je... Que... Qu'est-ce que vous faites là?

Qu'importe ses questions, c'est la seule chose qu'elle pouvait lui dire là tout de suite. Son regard se posa ensuite sur ses propres poignets, rouges, irrités d'avoir été attachés. Puis ses doigts tâtèrent l'endroit où elle avait été frappée et où une bosse s'était déjà formée. Son esprit lui rappela alors les questions de son 'sauveur'.

- Je... je sais pas... Je me souviens de l'hôpital... le soir du jour où vous êtes venus me voir... J'ai aucune notion du temps ici.

Ses doigts étaient teintés de quelques gouttes de sang, sans doute à cause de sa blessure à la tête mais, puisqu'elle n'avait aucun souci de mémoire ou de coordination, ce n'était rien de grave. Mais alors que son sang-froid tentait de revenir un minimum, une question lui vint. Son regard se planta dans celui du détective.

- Qu'avez-vous fait des gardes?
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Sam 21 Avr - 22:03
retournement de situation
Hum… La dame ne semble pas réagir au premier abord. Aurait-elle été droguée, ou endormie de force ? C'est une méthode bien répandue, surtout dans le milieu de la mafia. Et c'est plutôt inquiétant. D'autant plus qu'on les observe, c'est sûr. Il faudrait faire vite pour être plus en sûreté mais il ne peut pas la précipiter, ce serait trop risqué. Il reste patient, répond à ses questions le plus calmement possible. "Je suis venu secourir mon client… Il n'est pas avec vous, mais c'est une chance de vous avoir trouvée avant lui, je ne savais pas qu'ils vous avaient capturée aussi…"

Il la voit passer la main sur son crâne. Pressent qu'ils n'ont probablement pas été plus tendre avec elle que n'importe quel otage. Elle ne mérite pas ça… Mais elle semble reprendre ses esprits assez rapidement, finalement. C'est vraiment bon signe. "Je vois… Vous êtes donc ici depuis hier soir… Ça ne fait pas encore 24 heures, mais nous sommes en début d'après-midi." Et maintenant qu'elle parle des gardes, il se retourne vers l'unique porte de la pièce, la rouvrant doucement, pour les voir toujours à terre. "Je les ai neutralisés, pour le moment. Mais c'est loin d'être permanent, il vaut mieux ne pas traîner dans le coin." Surtout qu'il a toujours un autre homme (voire plusieurs autres personnes ?) à sauver…

Il inspecte les couloirs qui se déroulent à l'extérieur de la pièce, pour voir s'ils ne sont pas dangereux. Ils n'en ont pas l'air pour le moment. Tant qu'il le peut encore, il griffonne sur quelques pages de son carnet. On ne sait jamais. "Suivez-moi, il n'y a pas de temps à perdre. Vous vous sentez suffisamment en forme ?", demande-t-il en se retournant pour la regarder, et vérifier (une fois de plus) son état. Il se doute qu'elle doit savoir le déterminer mieux que lui, mais… Il ne peut pas s'en empêcher.

Avant de sortir, il contacte tout de même la police et l'Agence pour leur signaler sa position, leur demander des renforts. Il ne sait pas combien d'otages sont retenus, mais c'est plus prudent. "Je ne peux pas repartir d'ici sans retrouver mon client… Et je crains que vous ne deviez rester avec moi, cet entrepôt est trop loin de la ville pour que ce soit sûr d'essayer de repartir seule." Alerte, il garde le taser en main, même s'il se doute qu'il aura probablement besoin d'armes plus puissantes par la suite.
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Dim 22 Avr - 12:46
Ah.. Ah. Si le détective ignorait qu'elle avait disparu, était-il possible que personne n'ait remarqué son absence alors? C'était inquiétant. Enfin, vu qu'il semblait que son enlèvement ne remontait qu'à moins de 24h, si on ne s'était pas inquiété qu'elle ne répondait ni à son téléphone ni ses mails, alors on le ferait bientôt en constatant qu'elle n'était pas au travail, son service commençant à 14h.
Sei se leva enfin pour mieux observer les corps à terre alors que le détective lui expliquait simplement les avoir neutralisés.
Nom de...

Tout était surréaliste.
Enfin. Si
C'était réaliste.
Mais quelle personne s'attendait à vivre ce genre de situation?

Heureusement, la jeune femme gardait son sang froid. Qu'importe ce que son sauveur pouvait lui demander, elle le ferait tant que ça leur permettait de sortir d'ici. La vue du tazer l'inquiéta cependant. La caméra qu'elle remarqua enfin dans le couloir encore plus. Devaient-ils s'attendre à voir débarquer des renforts? Devraient-ils se battre? Ce domaine était totalement inconnu à la chirurgien qui ne savait manier qu'un scalpel. Et puis même, sa profession lui commandait de sauver des vies, pas de les blesser ou même de les... raccourcir...

- Je ferai tout pour sortir d'ici même si j'avais les jambes brisées... Je vous suis.

Nécessité fait loi, comme on dit. Son regard balaya rapidement les alentours, cherchant à repérer les affaires avec lesquelles elle était arrivée -notamment des dossiers sur ses patients- mais rien à l'horizon. Pour le moment alors, elle s'imposa comme objectif de suivre le blond en faisant de son mieux pour l'aider.


- Je n'ai pas entendu grand chose venant des gardes mais, rien ne laissait entendre qu'il y avait d'autres kidnappés ici.

En des circonstances moins stressantes, elle aurait ajouté qu'ils n'auraient peut-être pas rassemblés plusieurs otages au même endroit de peur d'une arrivée des autorités mais, comme on le sait, son esprit était encore un peu confus face à cette situation inédite.
Sei retrouve toutefois pas mal de calme en entendant le détective appeler ses collègues et la police. Ils n'arriveront sans aucun doute pas tout de suite, mais ils arriveront. En attendant, s'ils pouvaient partir rapidement d'ici...

- Comment je peux vous aider?

Juste à la fin de la phrase, du bruit résonna au loin. Autres hommes ou simple chat errant? La jeune femme espérait sincèrement qu'il s'agisse d'un simple félin, comme ceux qui effrayaient les ados un peu idiots dans un cliché de film d'horreur.
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Jeu 26 Avr - 12:28
retournement de situation
Kunikida est assez surpris par cette femme. Mais en bien. Elle garde son calme, semble prête à l'écouter. C'est que d'autres n'en auraient fait qu'à leur tête, sous la pression de la panique, ou sous des élans d'héroïsme improvisés. Que ce soit l'un ou l'autre, ces deux genres de comportements sont très dangereux dans ce genre de situation. Surtout pour des civils inexpérimentés et sans arme.

Alors qu'elle…Elle est déterminée, elle garde son sang-froid. C'est vraiment important, dans ce genre de situation. "Vous faites très bien de garder votre calme. Si nous ne paniquons pas, il y a plus de chances que tout se passe bien. La police devrait arriver d'ici une demi-heure… ll faudrait rester le plus discrets possible, même s'ils nous ont déjà repérés, et essayer de trouver le ou les autres otages dans ce laps de temps. Qui sait ce qui pourrait leur arriver après…" Il ne veut pas vraiment y penser pour le moment.

"Hm… Pour m'aider, faites de votre mieux pour rester avec moi et rester calme et discrète. Nous allons certainement être confrontés à des gardes, je ne sais pas si vous savez vous battre mais s'ils sen prennent à vous, votre meilleure chance est de les déstabiliser.", qu'il répond, très sérieusement. "J'espère toutefois réussir à m'occuper d'eux de sorte à ce qu'ils ne vous fassent rien…" Ce serait le meilleur scénario possible. Les choses ne se passeront probablement pas comme ça, mais on peut toujours espérer.

Du bruit de fait entendre au fond du couloir dans lequel ils progressent. Rapidement, le blond fait signe à la dame de le suivre et change de couloir, en priant pour qu'il n'y ait personne derrière la porte qu'il a décidé de franchir. Ces sous-sols sont un véritable dédale, et même s'il a une image mentale de leur structure plus ou moins précise, ils peuvent encore réserver beaucoup de surprises. Il vérifie que la blonde le suit toujours avant de prendre une nouvelle décision. Soupire en réalisant que c'est bien le cas. Il s'en serait voulu de l'avoir perdue après seulement quelques minutes…

Devant eux s'étendent trois "chemins". Ils peuvent continuer le long de ce couloir, tourner à droite, ou prendre une porte, sur le gauche, qui doit certainement donner sur une salle de rangement ou de réunion. "Hm… Comme je ne dispose pas d'assez d'informations sur les lieux où ils sont susceptibles de retenir les otages, il va probablement falloir fouiller les lieux de fond en comble…" Il s'avance donc lentement dans le couloir, vérifiant que les alentours soient calmes avant de revenir au niveau de la porte. Se poste juste à côté et tend l'oreille, une main ne quittant jamais son arme. Après quelques instants, il juge que ce n'est pas dangereux, aucun son notable ne semblant sortir de la pièce.

La voilà donc qui ouvre doucement la porte… qui ne s'ouvre pas ? "Je comprends mieux pourquoi cette salle n'est pas gardée, si elle est verrouillée… Elle doit être importante." Et c'est qu'il aimerait bien obtenir les clefs. Il ne peut même pas en créer avec son carnet, puisqu'il ne les a jamais vues, il n'en connaît pas vraiment la forme. Mais… "C'est dommage qu'ils soient tombés sur moi, cela dit…" Très vite, il ressort son précieux carnet et écrit sur une page avant de l'arracher. Celle-ci se met à briller avant de se transformer en crochet.

La dame doit se demander ce qu'il se passe, mais… pas le temps de prendre des pincettes. Il commence de ce pas à crocheter la serrure. Qui sait ce qui peut bien les attendre derrière cette simple porte…
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Ven 27 Avr - 16:41
30 minutes... tant que ça... enfin, en soi ce n'était pas beaucoup mais dans une telle situation, si, c'était énorme. Et même si le détective louait son sang-froid, Sei ne pouvait garantir que ça durerait. A vrai dire, il fallait surtout remercier sa profession qui exigeait calme et retenue pendant de longues heures pour ne pas faire d'erreurs. Seulement, il y avait une nette différence. Dans une opération, même en cas d'urgence, la survie du patient dépendait en partie de la maîtrise d'elle-même, de sa capacité à utiliser ses connaissances rapidement et avec précision. Mais ici, sur quoi pouvait-elle se baser? Les films d'actions vu à la télé?
En réalité, il n'y avait qu'à espérer que la situation ne dégénererait pas, car il était impossible à dire pour la jeune femme si elle pourrait conserver cette contenance si sa vie était directement menacée.

Alors Sei le suivit, n'ayant pas d'autres choix et ne demandant pas spécialement à l'avoir en réalité. Elle fait tout pour être discrète et répond brièvement aux remarques du détective. Même si elle garde son sang froid, elle demeure tendue, au fond, tendant l'oreille à chaque bruit suspect pouvant indiquer qu'ils sont suivis. Heureusement, ils semblent être épargnés pour le moment, jusqu'à arriver à cette porte verrouillée.
L'ex-otage pensait que son sauveur allait sortir un crochet d'une poche intérieure ou autre mais non... rien de si banal puisqu'il en fit apparaître un d'un.. carnet? Le même carnet utilisé dans son bureau la veille. Ca ne l'étonna qu'à moitié. Certes c'était impressionnant à voir mais pour avoir parlé avec Akiko, elle savait que tous ces détectives avaient des pouvoirs. Et au moins, son pouvoir à lui était utile dans cette situation.

*Je ne te permets pas de me dire inutile...*

Sei sursauta à cette voix intérieure et s'accrocha par réflexe au jeune homme... avant de vite le lâcher.

- Désolée...

*Etant donné que tu ne m'as pas aidé à sortir d'ici, si, tu n'es pas d'une grande aide pour le moment*

Adam ne répondit pas, sentant qu'en effet, Sei lui en voulait un peu de ne pas être intervenu plus tôt mais hey, lui non plus ne contrôlait rien. Enfin... la porte s'ouvrit. Le duo entra alors et tomba sur...

Un laboratoire.

Il est vide d'occupants, mais pas d'installations. Fioles, réchauds et tubes s'alignent sur les différentes tables. La pièce n'est certes pas si spacieuse mais assez pour qu'il y ait deux longues tables le long du mur et une autre au milieu, toutes équipées pour produire une quelconque drogue.

- Il faut pas rester là, lâcha Sei. On ne sait pas ce que c'est, si les produits sont très volatiles, ça pourra vite nous intoxiquer.

Elle n'en avait jamais rencontré mais un de ses collègues avait déjà traité avec des "chefs" préparant ce genre de mélanges. Les consommateurs eux même étaient déjà en danger mais ceux les préparant qui s'y exposaient de cette manière n'étaient pas en meilleur état.
Au fond de la pièce, il y avait une trappe dans le sol. Curieuse, elle s'en approcha et tenta de la soulever. Celle-ci s'ouvrit étonamment sans bruit pour laisser apparaître une petite réserve avec une échelle. Des caisses et des tonneaux métalliques y étaient entreposés mais rien d'autre. Sei se releva alors quand son regard fut attiré par des papiers sur la table.
Il y avait de nombreuses inscriptions, de nombreux calculs qui semblaient très obscurs au médecin. Ce qui l'intrigua le plus fut pourtant un nom.

- Ce n'est pas... le patient que vous vouliez voir? Votre client?

Elle lui tendit la feuille. Cet homme était-il lié d'une manière ou d'une autre à la mafia? Question stupide remarquez... sinon ils ne seraient pas là.

- Par là t'as été voir?

La voix soudaine venant d'un des couloirs ne devait probablement parler que de cette pièce. S'ils sortaient, ils seraient vu. Il ne restait alors qu'une solution: la trappe.
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Jeu 3 Mai - 16:58
retournement de situation
… Un laboratoire ? Dans un entrepôt qui semble pourtant vétuste en tous points ? Le blond est pour le moins surpris. Mais il est clair que c'est une bonne cachette pour la production de produits qui sont probablement illicites. Il faudrait enquêter là-dessus, mais ce n'est pas sa priorité pour le moment.

Cependant, un petit tour des lieux, même rapide, s'impose. "Vous avez raison." C'est qu'il n'aurait pas pensé à la possible toxicité des produits entassés ici. Peut-être que le verrou sert aussi à protéger les gens qui travaillent ici et qui n'auraient rien à faire dans cette pièce…? Il doute que la mafia ait réfléchi aussi loin que ça, mais on ne sait jamais. "J'aimerais tout de même regarder s'il n'y a rien d'important pour notre mission ici.", ajoute-t-il en entrant dans la pièce et en regardant un peu partout. La curiosité est un prérequis pour les détectives après tout.

Et il remarque que la dame en fait de même. Elle trouve d'abord une trape… Qui n'annonce qu'une chose : cette pièce, et ce bâtiment, ont plus de choses à cacher que ce qu'il n'imaginait. Alors qu'il s'approche pour regarder où cette trape peut bien mener, le médecin attire son attention sur autre chose. Des rapports ? Des calculs ? Qu'est-ce que tout ceci peut bien signifier…? "Si… Il s'agit bien de notre homme. Tout ça ne me dit rien qui vaille…", répond-il en s'emparant des papiers pour regarder d'un peu plus près.

Mais c'est qu'on ne le laisse pas faire… Lui aussi a entendu la voix qui provenait du couloir, et se redresse, alarmé. Ce qui est embêtant, c'est que sortir pour éviter de se faire prendre les fera sûrement se faire repérer… Il y a une chance que non… Mais pas le temps d'hésiter, ce serait trop risqué. Il plie rapidement les papiers et les glisse entre les pages de son carnet, avant d'indiquer la trape à sa partenaire du jour. "Descendez par là, c'est la seule cachette que nous avons ici…", lui intime-t-il en se dirigeant vers la porte de la pièce. Il la referme rapidement et éteint la lumière avant de retourner lui-même vers la trape pour descendre et en refermer la porte.

Un soupir lui échappe une fois en bas. Il lui semble pouvoir entendre assez clairement ce qui se déroule dans la pièce au-dessus d'eux, d'ici. Mais il fait extrêmement sombre dans cette pièce, qui semble être une réserve. Il chuchote : "Avec un peu de chance ils n'auront pas besoin de descendre ici… " Mais il laisse tout de même échapper un soupir. Cette situation reste dangereuse, surtout pour la femme qui l'accompagne.

Bien vite, les hommes qu'ils ont entendus dans le couloir entrent dans le laboratoire en discutant. Ils mentionnent le nom de l'homme que le détective recherche, des… expériences, des noms de produits qu'il ne connaît pas, et ne sait pas écrire. Pas que ce soit facile dans l'obscurité qui règne dans la réserve, de toute façon. Arf… Cela dit, les deux hommes qu'ils entendent discuter repartent aussi vite qu'ils sont arrivés. "Pas possible qu'ils soient cachés par ici, la porte était verrouillée comme on l'avait laissée. Viens, on va voir au deuxième sous-sol, y a plus de chances qu'ils soient là vu qu'y a le type que l'intrus doit chercher…" "Ouais t'as raison, ptet qu'on pourra le choper et avoir une prime…" Et ledit intrus se redresse. C'est une aubaine…

La tension de la présence des deux hommes au-dessus d'eux semble s'effacer, mais maintenant qu'il sait où se diriger pour secourir son client, il n'est pas question de perdre du temps ou de se relâcher. "Vous avez entendu ?", murmure-t-il. "Il faut sortir d'ici et essayer de descendre au deuxième sous-sol… Est-ce que ça va toujours ?" C'est qu'il s'inquiète quand même pour cette pauvre femme qui n'avait rien demandé. Il ne peut pas s'empêcher de culpabiliser, alors même qu'il l'a sortie du pétrin.
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Mar 15 Mai - 11:08
Après un court moment d'immobilité, Sei suivit les instructions du détective et descendit par la trappe. Ses mains ne tremblaient pas encore mais ça n'en était pas loin. C'était la première fois qu'elle se sentait tellement en danger, malgré son enlèvement et sa détention. Par instinct, la jeune femme essaya de se mettre le plus loin possible de l'échelle qui lui a permis de descendre, mais en vain à cause du caractère exiguë de la pièce.
Elle ne répond pas à la remarque du blond, elle en est incapable. Le fait d'avoir entendu la voix de ce mafieux semble l'avoir ramenée à la réalité et aux risques qu'ils courraient. Ils étaient , et ils les cherchaient.
Le temps passé en bas semble durer une éternité, un effet accentué par l'obscurité. Même si elle n'est pas seule, Sei était persuadée qu'ils allaient ouvrir la trappe d'un moment à l'autre, et ça la terrifiait. Aucun ne s'échappait, comme si son corps s'était stoppé net. C'est à peine si elle respirait de peur qu'ils entendent sa respiration.
Heureusement ils partirent.

Son souffle redevint normal même si elle demeurait tendue. Et ça ne s'arrangea pas lorsque le détective annonça la suite. C'était évident... bien sûr qu'il irait à la suite de son client, Sei n'était pas prévue au final, mais l'idée de s'enfoncer plus loin dans ce repaire ne l'enchantait pas du tout, comme on s'en doute.

*Rappelle toi que les secours arrivent dans quelques dizaines de minutes*

Cette voix soudaine la fit un peu sursauter, comme d'habitude, mais ça la calma en même temps. En effet, vu comme ça, c'était mieux. Les secours allaient arriver, c'était certain, maintenant relax. Cela dit, elle ne put s'empêcher d'être honnête avec son sauveur.

- Non plus maintenant... mais je vais faire avec.

Niveau situation tendue, elle en avait connu après tout, juste que le contexte était différent. La jeune femme sortit donc de leur cachette étroite et attendit son partenaire d'infortune. Elle remarqua un couteau sur une des tables, sans doute utilisé pour couper elle-ne-savait quel composant. L'idée de le prendre l'effleura mais... non... ce n'était pas possible. En dehors d'une cuisine, elle n'en avait jamais utilisé, alors s'en saisir avec la pensée qu'il serait possible qu'elle blesse quelqu'un avec? Non...

L'ancienne kidnappée ouvrit doucement la porte de la pièce, vérifiant qu'il n'y avait personne, puis reprit le couloir. Il y avait un couloir qu'ils n'avaient pas pris, aussi, c'est celui-ci que Sei choisit, par défaut. Se rendre là où les gardes avaient eux-même annoncé se rendre était une idée merveilleuse, n'est-ce pas? Si seulement il y avait la certitude qu'ils ne les croiseraient pas... Avec les autres immobilisés plus tôt, il ne devait pas y en rester beaucoup en théorie.
C'est alors qu'elle eut une idée... stupide, courageuse, osée, inconsciente (rayer les mentions inutiles). Elle arrêta le jeune homme.

- Et si on leur tendait un piège? Vous avez réussi à maîtriser les autres, là ils ne sont que deux, si je servais d'appât, ça serait possible, non?

30 secondes
Dans 30 secondes, elle regretterait certainement d'avoir proposé ça.
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Sam 19 Mai - 15:50
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C'est bien ce qu'il pensait. Il a senti que la dame qui l'accompagne stressait, avait peur, et comment ne pas comprendre ? Contrairement à lui, elle n'a jamais vécu ce genre de situation, n'en a pas l'habitude. Il ne le souhaiterait à personne, de toute façon. Et espère qu'ils pourront trouver leur homme au plus vite, afin de sortir en sécurité. "Prenez quelques secondes pour respirer, fort, longuement. Plusieurs fois de suite, cela va vous détendre, au moins un peu. Et rappelez-vous que je suis là, que je ne vous lâche pas et je ne laisserai personne vous faire de mal, madame. Je vous protègerai.", la rassure-t-il d'une voix posée. C'est son métier, c'est son devoir. Et il dépensera toute son énergie à l'accomplir.

Ils sortent ensuite de cette sorte de cave, et… il doit bien avouer que la lumière est rassurante. Ils étaient certainement plus en sécurité dans la cave, puisque leurs ennemis n'auraient pas pensé à la vérifier, mais vu le nombre de caméras de sécurité de l'endroit… ça n'aurait été qu'une question de temps. Il faut bouger, il faut sortir. Suivre ces gardes, s'en débarrasser. Ça ne va pas être facile. Mais c'est la meilleure chose à faire… du moins aux yeux du blond.

En sortant du laboratoire, il referme la porte à clef, comme il l'a trouvée. Autant laisser le moins de traces possible. La dame s'avance vers le seul couloir qu'ils n'ont pas emprunté, au fond duquel se trouvent des escaliers. Bien, ils vont pouvoir descendre. Mais la dame l'arrête, le retient d'un geste de la main. Un piège ? Comme une embuscade ? … Quoi. Un appât ? Les yeux de Kunikida s'écarquillent lorsque l'information est traitée, comprise. "Pardon ? Vous plaisantez…?" L'inquiétude et le choc se lisent dans son regard. C'est hors de question. Elle avait déjà peur tout à l'heure, alors accepter cette demande maintenant, c'est… Non. Juste, non.

"C'est bien trop dangereux, madame… Je ne veux pas que vous vous mettiez en danger plus que vous ne l'avez déjà été. Je suis certain que nous pouvons trouver une autre solution…" Il baisse les yeux. Il ne peut pas se permettre de mettre la chirurgienne en danger, mais… Sera-t-il possible de trouver une meilleure alternative ? Ce n'est pas une mauvaise idée, mais il ne peut pas laisser l'autre faire ça. Il ne veut surtout pas qu'on lui fasse du mal, surtout après ce qu'il lui a dit tout à l'heure. Évidemment qu'il la protègera s'il se passe quelque chose, mais il préfèrerait largement avoir à éviter cette éventualité. "D'autant plus que nous ne savons pas ce qui nous attend en bas, à part deux gardes… Il y en a peut-être d'autres…" Peut-être ont-ils des pouvoirs comme lui. Tout est possible. C'est trop risqué.
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Dim 20 Mai - 6:52
Comme prévu, et alors même que le détective lui répondait, en effet, Sei regretta sa proposition.
Se mettre volontairement en danger en comptant sur la présence du détective rencontré la veille? Quelle idée formidable, n'est-ce pas? Ce n'est pas comme si, si quelqu'un était blessé, elle était la seule avec les compétences suffisantes pour lui permettre de vivre. Ce n'est pas comme si elle ignorait totalement comment se défendre au corps à corps. Et ce n'est pas comme si, même si elle pouvait se "vanter" d'avoir un don, celui-ci était totalement inutile actuellement.

Et pourtant, son côté rationnel avait réussi à percer et lui disait clairement que son idée était risquée, mais pas mauvaise pour autant. Sei avait parfaitement entendu et comprit les réserves du détective, qui étaient parfaitement compréhensibles. Mais bien qu'elle suivait ses conseils pour conserver son calme, la jeune femme ne put s'empêcher d'être dure dans sa réponse.

- Nous n'avons pas vraiment le choix. Vous les avez entendu, ils savent que vous êtes ici pour un de leurs prisonniers, ils sont déjà là-bas et vous attendent.

Sei parlait vite, mais bas pour éviter qu'on les repère et aussi pour toujours être capable d'entendre si quelqu'un arrivait. Seulement, elle n'avait pas fini. Il fallait absolument ranger le détective de son côté sinon ils perdraient encore plus de temps à essayer de trouver un autre plan, sans doute pas meilleur que celui proposé par la jeune femme.

- Vous avez contacté les secours mais plus on attend, plus il y a de risques qu'ils partent avec votre client,... ou pire. Vous êtes obligé de garder un oeil sur moi en plus de le chercher alors, même si ça ne m'enchante pas, autant que je passe devant tant que nous savons où ils sont.

Elle marqua une courte pause pour reprendre sa respiration.

- J'ai vu ce que vous avez fait avec votre carnet tout à l'heure. Vous êtes pas du tout du type à avoir un arsenal sur vous pourtant vous avez réussi à annihiler les autres sans les tuer. Quitte à être en danger jusqu'au cou, autant que ça soit dans un plan où votre expérience est à son avantage, plutôt que prendre le risque d'être pris par surprise.

Aux yeux des mafieux présents, Sei était quoi? Une simple otage qui avait très probablement des informations, un docteur, mais en aucun cas une menace. Si elle se pointait devant eux, il y avait fort à parier qu'ils auraient quelques secondes d'hésitation qui pouvaient tourner à leur avantage. En revanche, si le détective était vu en premier, sachant qu'ils avaient dû voir leurs collègues, là ils n'hésiteraient pas. Et puis s'il était blessé, elle était la mieux placée pour le soigner, non?

- Par contre arrêtez de m'appeler "madame", je n'ai pas quarante ans.

Le mélange stress/peur/adrénaline n'était pas très joyeux. On ne l'appelait jamais "madame"... C'était toujours son nom, son prénom ou "docteur" mais en aucun cas "madame". Elle se sentait avoir des rides juste à ce nom... Cela dit, c'est vrai qu'elle était déjà plus proche de ses trente ans que des vingts... mais le détective n'avait pas besoin de le savoir -quoiqu'il pourrait s'en douter vu qu'il avait appris hier que Sei et Akiko avaient étudié ensemble-.
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