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Par mégarde je vous rencontre! [Hayashi/Yukiru]

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Sam 2 Juin - 20:36
Grâce à mes gaffes, je vous rencontre!
Une journée simple et calme, voilà ce que voulait Yukiru aujourd'hui. Disons que son humeur n'était pas au beau fixe, et si une chose le démangeai, c'était d'hurler sur les autres sbires quand ces derniers lui disaient quelque chose qui lui déplaisait. Mais, il ne pouvait pas hausser la voix, il n'en avait pas le pouvoir. Alors il se contentait de rester silencieux, et de sourire ironiquement à tout ses interlocuteurs. Il ne pouvait faire que ça en même temps.

Yukiru, la démarche légèrement rapide, errait dans les locaux de la mafia, en attendant une potentielle chance de pouvoir sortir, non pas qu'il soit enfermé, mais aujourd'hui, il ne souhaitait voir l'extérieur que si on lui demande. Une manière de penser étrange, mais il est comme ça, le mafieux bleuté.
Il s'était arrêté non loin d'un couloir, espèrant, et pensant être seul. Il grimaçait et tournait frénétiquement le regard un peu partout. Sans raison apparente, juste ... comme ça. Ce n'était pas rare qu'il soit comme ça. Trouvant cet endroit pénible, il se décidait à marcher autre part, encore une fois, sans réel but. Juste pour faire passer le temps.

Il partait donc de son lieu, la tête légèrement dans les nuages, il marchait, les yeux vers le bas. Mais, se déplacer sans regarder devant soi est une chose risquée, Yukiru le savait, et pourtant.. voilà qu'il percuta par mégarde quelqu'un. Le mafieux se mit à paniquer, si c'était quelqu'un haut placé, ça allait sans doute mal se passer pour sa peau, mais, heureusement pour lui, ce n'était pas le cas.
Il déposait son regard sur la personne qu'il avait percuté, étant sincèrement désolé.

-Ho, je suis vraiment navré.. je ne regardais pas où j'allais, j'espère que je ne vous ai pas fait mal?
oups.
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Sam 2 Juin - 22:45
Sombres perles fixant de rondelettes lettres ; des morceaux de chair entouraient l’albâtre papier, le froissant presque de cette pression d’homme. Une lecture distraite, à n’en point douter : Sans doute avait-il d’autres chats à fouetter, pour l’heure. Un instant de latence, où chacun s’observait d’un coin de l’oeil, guettant le signe marquant la fin d’une réunion des plus agaçantes.

— Bien. Tout m’a l’air en ordre ; il semblerait que vous ayez fait un boulot correct, cette fois. Bon. Vous pouvez disposer.

Orbes Grenat toisant cette silhouette assise à quelques mètres de là, alors que d’autres se levaient d’ores et déjà pour quitter cette livide pièce où trônait une simple table de bois. A son bout, une femme demeurant coi autant qu’immobile. Une posture droite ; une vaine attente pour ce qu’elle estimait être son dû.

— C’est terminé, Alex. Ne t’attends pas à une récompense quel quelle soit pour une action aussi routinière. Une pause ainsi marquée, brièvement, le temps d’un jeu de regard entre les deux acteurs. Ta journée est terminée, vas donc prendre un peu l’air quelque part. Ou dormir, que sais-je. Tant que tu ne pars pas en Vadrouille à l’autre bout du pays ou te taper le premier inconnu qui passe quitte à en oublier tes obligations, c'est bon.

Oscillant entre nonchalance et agilité, l’étudiante aux mèches coquelicot se redressa, à l’image d’un félin sortant d’une sieste. Une mine désabusée éclairait les jeunes traits ; vraisemblablement n’y aurait-il aucun retour concernant le compte-rendu préalablement confié. Alors, d’un geste maîtrisé, les mains passèrent dans les poches, se retournant quelques secondes vers le locuteur. Des mirettes d’une bien étrange lueur le fixaient alors, passablement titillées par l’air que l’autre se donnait.

— Toi et moi, nous sommes au même niveau dans cette hiérarchie débile. Ne t’amuse pas à me prendre de haut, Reijirō. Tu n’as pas la légitimité de m’empêcher d’agir comme bon me semble.  Ou plutôt, tu n’as pas le moindre droit me concernant. Tâche de ne plus l’oublier.

La prochaine fois, j’me contenterai pas d’un avertissement sonore, vieux.

Soupir passant la barrière des lippes ; la fierté s’avérait parfois être une monstrueuse chose. Quelques mots, et déjà le corps se dirigeait vers l’ouverture, dans un calme presque religieux.  Bien. Une bonne chose de faite. Désormais, ne restait qu’à établir le programme du reste de la journée. Furtivement, un coup d’œil fût jeté sur la surface miroitante du cellulaire ; assurément ne pourrait-elle guère se rendre hors de la ville, à cette heure-ci. Parce qu’on l’attendait ce soir, la sulfureuse rouquine. A cette seule pensée, les lèvres s’étirèrent avec douceur en leur recoin, tandis que la marche s’amorçait machinalement dans les couloirs du bâtiment.

Des pas suivant les siens. Probablement Reijirō, d’ailleurs. Vraiment, ce gars ne savait pas comment ni quand s’arrêter. C’en devenait presque usant, à force. Et force était de constater que la Japonaise n’appréciait guère le comportement de son homologue. Les jambes s’arrêtèrent alors, laissant l’autre passer devant ; Acte visant à tacitement intimer de cesser les idioties. Des corps s’approchant alors, jusqu’à ce que le second ne dépasse le premier, alors même qu’un rire s’échappait de la gorge adverse. Une trachée que Fumiko apprécierait de trancher, parfois. Ou plutôt, disons que l’idée lui traversait parfois l’esprit, sans pour autant faire preuve d’un quelconque sérieux.

C’est qu’il était chiant, Reijiro. Mais les âmes se connaissaient depuis de nombreuses années, déjà. Et en cela, il s’avérait peu probable que la Vagabonde ne le touche véritablement. Pas comme ça. Pas pour  ça.

Boom. Un bruit sourd la sortie de ses rêveries, entraînant les fines gambettes jusqu’à l’intersection, peut-être même au-delà. Nulle trace d’inquiétude, en l’instant. Juste cet éternel étirement des lippes valsant entre l’amusement et les traits mutins qu’elle arborait usuellement.

— Bien fait pour ta gueule, Reiji. Peut-être retiendras-tu la leçon, cette fois.

Oh oui. Il n’était pas question de louper l’occasion. Surtout pas. Parce que cela pourrait potentiellement le faire redescendre de son pied d’escale.

Perles carmines initiant un jeu de regard entre l’homme de jais et la source de cette chute supposée ; Une tête inconnue, tout du moins lui semblait-il. Ou alors la mémoire déclinait-elle ? Hochement lent de la tête, négatif. Non. Les chances qu’il s’agisse d’un nouveau venu se trouvaient bien plus grande qu’un Alzheimer précoce.

— Il est solide. Et ouais, ce gars est un abruti. On s’y fait, tu verras. Pas trop de casse ? M’enfin, fait gaffe à là où tu mets tes pattes, la prochaine fois. Et tes Mirettes aussi, gamin.

Parce qu’il n’avait pas l’air bien vieux, celui-là. A vu de nez, tout du moins.

— Au fait Fu…

Pas même un regard adressé à ce camarade d’antan, que déjà toute parole cessa, brusquement coupée par la voix féminine.

— Au fait rien. On dit « Au revoir », Reiji. Et tu vires de là. Merci.

Un ton pour le moins amusé - en surface, mais pour autant des plus sérieux. Doux paradoxe que représentait Fumiko ; un collègue ayant dépassé le tabou. Le presque tabou, plutôt. Alex. C’était Alex.

Ne demeurait qu’un souffle chez l’autre, avant qu’il ne quitte l’espace, accompagné d’un geste exagéré de la main de femme. Un problème en moins à régler ; n’en restait plus qu’un.

Une fois encore, les prunelles se fixèrent sur le probable nouvel élément, le jaugeant presque. Mains dans les poches, bien que le corps faiblement penchée en direction de l'autre. Et toujours cet étirement des lippes qu’on lui connaissait, perdurant dans le temps à l’instar de ces tortues géantes que l’on penserait centenaire.

— Bien. Où en étions-nous ?


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Dim 3 Juin - 16:21
Grâce à mes gaffes, je vous rencontre!
La personne que Yukiru avait percuté était accompagnée d'une jeune femme aux cheveux plus ou moins rouge. Cette dernière parlait à l'autre mafieux, jusqu'à ce qu'elle le "vire". Yukiru observait la scène sans dire un mot, il sentait que, grâce à sa maladresse, il allait avoir une conversation probablement pénible, puisque la jeune femme semblait avoir un fort caractère, rien qu'en entendant comment elle parlait à l'autre mafieux, déjà partit.

Par réflexe, Yukiru remettait son nœud papillon au niveau de la taille correctement, après la collision, il s'était déplacé, et le mafieux est assez maniaque, surtout avec son style excentrique.

La femme aux cheveux rouge le regardait, Yukiru esquissait un léger sourire ironique. Il aurait pu juste partir, mais l'inconnue lui adressait la parole, du moins, c'est ce qu'il pensait.

-Bah, on en était au fait que j'ai malencontreusement percuté cet autre... mafieux. Dont, encore une fois, je m'excuse.

Oui, il n'était pas très agréable, mais il était comme ça avec tout le monde aujourd'hui, alors ce n'est pas une jeune femme qui sera une exception, bien que Yukiru connait la politesse ou autre, là, il n'en ai rien.

Mais, si il ne reprenait pas son chemin tout de suite, c'est parce qu'il ne jugeait pas inutile d'au moins se présenter, juste dire son prénom. Ça pourrait  être nécessaire par la suite.  Peut être..

-... Sinon, je me nomme.. Sugisaki Yukiru. Et vous?

Le jeune homme lui tendait la main, espérant qu'elle la lui serre. Ses mains gantées semblaient être tremblante, et sa manche était relevée, laissant apercevoir sa cicatrice. Yukiru avait la tête dans les nuages aujourd'hui, sans aucune raison, et la manière dont ses vêtements étaient portés  en était la preuve. Pourtant, il semblait être en bonne santé. Mais, avait-il encore une fois, sombré un peu trop longtemps dans sa nostalgie semblable à une dépression? C'était une chose inévitable, et possible.

Disons que ces derniers temps, Yukiru n'est plus aussi enjoué qu'à l'habitude, un effet secondaire de son caractère à double tranchants..
oups.
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Dim 3 Juin - 22:03
Sombre silhouette disparaissant dans l’encadrement ; les perles carmines se portèrent une fois de plus en direction de l’âme inconnue. Une simple question ; une lueur inquisitrice d’où s’échappait un soupçon d’exaspération. Une œillade fureteuse, alors même que le corps s’approchait d’ores et déjà de l’asperge. Coite, la jeune femme se contentait d’observer, dans un premier temps, le cobalt des tissus qu’il revêtait. Des traits que la Japonaise ne reconnaissait guère, malgré les secondes passées à en fixer le moindre détail de l’énergumène.  A vrai dire, rien ne lui revenait, chez cette autre : ni la tête, ni le ton.

Mauvaise idée qu’il avait eu là, ce gosse. A n’en point douter. Ou plutôt était-il tombé sur la pire des personnes disponibles à ce jour. Car la patience s’était envolée depuis bien longtemps déjà, par delà cette porte précédemment ouverte. La faute à Reijirô, plus simplement. Pensées remontant dans le conscient, faisant tout aussi rapidement le chemin inverse ; l’étudiante venait de s’en débarrasser, ce n’était pas pour conserver cette image dans sa mémoire. Pas plus que cette voix agaçante. Toutefois, le bénéfice du doute demeurait. Le bleuté n’était guère en cause de la bêtise de son camarade, après tout. Juste une erreur de parcours. Quelque chose comme cela, peut-être.

— On en était surtout au « Il est solide. Et ouais, ce gars est un abruti. On s’y fait, tu verras. Pas trop de casse ? M’enfin, fait gaffe à là où tu mets tes pattes, la prochaine fois. Et tes mirettes aussi, gamin ».

Une voix oscillant entre lassitude et irritation passable ; les paroles précédentes furent ainsi répétées mot pour mot. Car, en plus d’une patience en dent de scie, Fumiko n’appréciait guère l’ignorance. Et… Beaucoup d’autres choses, également.
Presque muettement, un souffle passa la barrière des lippes, avant de s’ouvrir une fois de plus.

— Tu sais, j’aime pas vraiment devoir me répéter ; considère ça comme une fleur. Un cadeau de bienvenue. Ce que tu veux, en fait.

Mains quittant brièvement les poches d’ébène, accompagnant un faible haussement d’épaule, avant de reprendre leur position initiale dans le plus grand des calmes. Pas sa faute, après tout ; autant ne pas lui sauter à la gorge directement.

—  Bref. Pas besoin de t’excuser, ça lui aura au moins servi de leçon. Enfin, j’espère. C’est même plutôt lui qui aurait pu te blesser, pour dire vrai.

Sugisaki Yukiru, hm ? Inconnu au bataillon, comme elle s’en doutait. Dans tous les cas, celui-ci n’avait pas l’air bien ancien, ici. Probablement en bas de la pyramide, comme beaucoup d’autres en ces lieux. Force était d’avouer qu’elle ne se tenait guère à la page concernant les dernières activités, les récents allées et venues dans la Mafia Portuaire. Pas son délire, dépourvu d’intérêt.

A nouveau, les bouts de chair s’évadèrent de leur cachette de fortune, dissimulant les prémices d’une ouverture empreinte de fatigue, avant de s’étendre le long du corps. A l’instar d’un chat sortant d’une sieste, Hayashi s’étirait. Hélas, Fumiko se trouvait être tout, tout sauf un chaton. Mouvement achevé, et déjà l’une d’elles repartait dans cette couverture pochée, tandis qu’une autre prit possession de quelques mèches coquelicot, les plaquant contre le crâne. Une vieille habitude, alors même qu’elle observait cette main tendue, cette marque d’antan trônant partiellement sur le bras. Vraisemblablement était-il un marqué, lui aussi. Et déjà cette curiosité malsaine envenimait l’esprit, celle d’en connaître l’origine. Une question qu’elle ne poserait néanmoins pas. Parce qu’elle n’apprécierait guère qu’on la lui pose un jour.

— Alex. Juste Alex. C’est suffisant, pour ici. Ici, la mafia.C'est bon Gamin, stresse pas ; j’vais pas te manger. J’préfère taper dans le comestible, à choisir.

Et t’as beau être une asperge, j’suis pas certaine que tu sois bon, tu vois.

Une mimique presque enjôlée, à ces quelques mots dévoilés. Probablement n’était-ce pas la raison de son comportement mécanique, mais dans le doute. Toutefois, malgré l’air plus légère, aucune main ne fût tendue dans sa direction. En cela, une raison toute simple : la jeune adulte n’appréciait guère toute cette hypocrisie environnante.  Ni plus, ni moins. Et qu’importe les malentendus, les airs hautains que cela pouvait bien lui donner. Fumiko était comme cela : une femme empreinte de contradictions.

Parce qu’elle aimait jouer, l’Asiatique. Mais lorsqu’elle était le maître du Jeu, surtout.

— Sugisaki Yukiru, hm ? Jamais entendu ce nom là. Probablement nouveau. Haussement d'épaule ; Une pause, percevant les pas qui se faisaient entendre au loin, accompagnant cri étouffé « FUMI- ». Décidément. Bon, continuons notre petite discussion dehors, tu veux ? Il y a une jetée pas très loin d’ici. Autant prendre un peu l’air tant qu’on le peut encore.

Une silhouette qui, aussitôt, entama sa silencieuse avancée.
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Ven 8 Juin - 20:29
Par mégarde je vous rencontre!
Au grand étonnement de Yukiru, la jeune femme en face de lui n'était pas des plus agréables, le mafieux pensait qu'elle serait plus...plus.. "gentille"? Mais bon, Yukiru n'était pas non plus dans le meilleur de sa forme, alors sa patience avait disparue depuis le début de la journée, voir plus, à voir. Bref, le jeune homme se contentait d'hausser les épaules, et de répondre d'une voix peu agréable également.

-... J'ai dit que j'étais désolé. Et non, il n'y a pas de "casse".  Mais cela arrive de ne pas regarder où l'on va.

Il se retenait de rajouter un "donc merci d'arrêter de me parler de la sorte", mais vaut mieux pas jouer avec le feu. Yukiru soupirait d'agacement. Si seulement il aura pu faire attention, mais, bah, il est comme ça. Ses gaffes sont habituelles après tout, la mafia devait s'y faire. En regardant plus en détail son interlocutrice, le jeune homme se dit qu'il ne l'avais jamais croisé auparavant, et tant à vrai dire. Mais, comme aujourd'hui en était la preuve, il y a un début à tout...

Yukiru arquait un sourcil. Décidément. Cette fille n'a pas un ton doux, ni quoi que ce soit. Attendez, le mafieux n'a rien demandé pour qu'on lui parle de la sorte.. Oui. Rien. Une voix lointaine retentissait, commençant un "Fumi-". C'était destiné à la jeune femme..? ... Boarf, ce n'est pas les affaires de Yukiru en soi.

-Heu... ouais, je pense que de discuter dehors est une bonne idée... Alex.

Il suivait donc la jeune femme jusqu'à l'extérieur. S'arrêtant au lieux de conversation, l jeune homme ne pu s'empêcher de parler d'une parole auquel il avait tiqué.


-Vous avez dit que je suis un nouveau.. vous êtes dans la mafia depuis longtemps?
oups...
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Jeu 26 Juil - 23:28
— J’ai dis que j’étais désolé. Et non, il n’y a pas de « casse ». Mais cela arrive de ne pas regarder où l’on va.

Certes. Cela étant, l’enfant commençait à brièvement titiller son système nerveux. Ne venait-elle pas d’affirmer qu’il ne fallait en aucun cas lui faire répéter les mêmes informations ? Vraisemblablement, certains – dotés d’une remarquable patience – pourraient jouer les perroquets autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que les mots entre dans le crâne comme l’encre d’un tatouage s’incrusterait dans la peau. Hélas, la Japonaise n’était guère ce genre de femmes. Ni particulièrement polie, ni même compréhensive de prime abord. Encore moins indulgente envers ces éternelles répétitions. Pour autant, les aiguilles du cadran ne sonnaient guère l’heure de la correction ; Fumiko préférait adopter la position du stoïcisme, exceptionnellement. Parce qu’il était nouveau, après tout. Et parce que les imbéciles heureux peuplaient un peu plus ce Monde chaque jour.  

En cette sombre réalité, la jeune femme se contenta de paupières un instant closes, marquant le souffle outrepassant les lippes rosées comme l’on graverait le fer au corps. Silencieux, et pourtant lourd de sens. En somme, seul un haussement d’épaules accueillit ces quelques paroles non méritante d’une quelconque attention.

— Bien. Évitons de moisir dans le coin, donc. Il paraît que la stupidité se répand comme une traînée de poudre. Ou plutôt, comme une maladie incurable.

Théâtrale, Fumiko. Comme à l'accoutumée.
Une pause, un haussement d’épaule. Des perles se tournant subrepticement vers la silhouette azurée ; une image momentanément stoppée dans ce couloir d’où grandissait l’agaçante voix.

— Mais soit.

Il faut de tout pour faire un monde, Fumiko. A cette seule pensée, le minois s’obscurcit un instant durant. L’esquisse d’une albâtre forme s’inscrivait dans ses rétines ; les paroles d’Akihito lui revenaient par bribes, de temps à autre. La mémoire du mensonge.

Tu étais comme eux, Aki. Une sinistre illusion.

Dans un défilé de couloirs empreint d’une précaution visuellement contenue, la Japonaise posa finalement pieds dehors. Une seconde durant, elle stoppa tout mouvement, laissant son museau humer les odeurs ici et là. Comme un clebs, se surprenait-elle à affirmer, un étrange sourire au coin des lippes. Étrange, oui. De ceux que l’on ne pouvait lire sans se risquer à fausser la sombre réalité. L’ombre d’un mystère ; l’acteur jouait inlassablement son rôle.
Une direction indiquée du doigt ; un geste répété durant de longues minutes, jusqu’à parvenir jusqu’à cette jetée dont elle parlait plus tôt. Puis, sans prévenir – ni même attendre – la jeune femme se laissa tomber sur le sol. Assise, les bras tout d’abord à l’arrière, comme pour maintenir la position. Puis, dans un nouveau soupir, ceux-ci prirent possession des mèches Coquelicots, faisant glisser ses doigts jusqu’à leurs pointes.

— Me serais-je trompée ? Une pause. Un rire amusé s’extirpant des lippes. Six ou sept ans. Quelque chose comme ça, j’imagine. Ne te vexe pas ; je ne suis que très rarement dans les locaux, donc même si tu es ici depuis un moment, il y a peu de chance pour que ta tête me revienne. On ne s’est probablement jamais croisé avant, n’est-ce pas ?

Un visage couvert de fils carmins se retournant finalement vers cet autre qui l'accompagnait ; invisible incohérence entre une apparence et une simple pensée. Pourvu que Reijirō reste à sa place. Oui, qu'il garde ses distances. Parce qu'il pouvait lire, lui. Lire à travers ses traits féminins. Et cela en devenait dérangeant. Atrocement dérangeant.
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Sam 28 Juil - 1:41
/o/
Mon dieu, qu'il aimerait être ailleurs. Qu'il aimerait être seul. Qu'il aimerait être..loin. Pourquoi l'avait-il suivit? Aucune idée. Pourquoi se posait-il ses questions sans utilité? Aucune idée, encore. Il ne savait pas pourquoi il faisait ça, mais il l'exécutait. Comme un enfant qui obéissait à ses parents, comme un animal qui obéissait à ses maîtres. Tant de comparaisons possible pour Yukiru. Mais ce dernier, avait juste les yeux bleus dirigés vers la jeune femme aux cheveux ... rouges peut être? Non,Sugisaki connaissait les couleurs hein. Mais trouver des mots pour qualifier ces couleurs était si dur dans un sens..

- Aussi loin que me reviennent mes souvenirs..

Il marquait une pause. Des souvenirs, loin? Serais-ce une blague créée par ses soins? C'est fort probable, mais, passons outre ce détail.

- Non. Nous nous sommes jamais croisés auparavant.

Tout ce temps pour cette petite réponse. Yukiru était mal à l'aise, c'est certain. Quoique... il doute en fait. C'est vraiment parce qu'il est mal à l'aise? Ou qu'il soit juste partir aussi loin qu'il le peut? C'est une question qui mérite d'être posée. L'homme bleuté détournait le regard pour le déposer sur le ciel. Une manière d'échapper à l'emprise de la voix, du regard de la jeune femme, bien qu'il ne sache pas si elle le regarde, puis tant mieux à vrai dire.


-C'est tout de même étrange, vu le nombre d'années que vous êtes dans la mafia, que je ne vous ai pas  croisé une seule fois... 

Il exprime ses pensées à voix haute. Une sorte de tique assez mal vu, mais il avait du mal à s'en empêcher à vrai dire.


- Que faîtes-vous dans la mafia mis- à - part ça ?
Sorry not sorry.
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Dim 19 Aoû - 23:12
Orbes Grenats fixant distraitement la translucide étendue qui gisait-là ; un calme qui – bien que relatif – n’en demeurait pas moins accommodante. Plus qu’il n’en serait probable à l’intérieur de ces murs, tout du moins. A l’instar d’une sombre prison délaissée dans les hauteurs des montagnes reculées, la gardienne tournait en rond plus que nécessaire. D’autant plus lorsque le corps ne suscitait que le désir du dehors ; de contrées plus lointaines encore que la capacité de l’âme ne pourrait lui apporter. Pour autant, la Japonaise supportait la situation comme celle-ci venait. Force était d’avouer que l’intégration de la Mafia lui apportait davantage qu’une simple vie d’étudiante. D’hôte, également.
A vrai dire, probablement avait-elle même occulté la présence de cet autre aux mèches azurées, sur l’instant. Qu’importe, celui-ci se manifesterait bien assez vite, n’est-ce pas ? Pour l’heure, Fumiko contemplait le paysage s’offrant à ses mirettes, non sans une once de rêveries. Parce que cela donnait envie de partir, assurément. Mais pas encore. Pour le moment, fallait-il encore s’entretenir avec le dénommé Yukiru Sugisaki. Banale discussion visant à tromper l’ennuie, vraisemblablement. D’un côté comme de l’autre, d’ailleurs. Peut-être. Ainsi, le fin minois se retourna finalement vers le presque inconnu, le toisant de ce coquelicot profond. Aux lippes, un étirement que l’on pourrait aisément croire chaleureux, presque cordiale,  pour ceux ne connaissant guère l’hôtesse qui l’habitait.

–  Et aussi loin que te reviennent tes souvenirs, ça donne quoi dans une temporalité datée ?

Nulle trace de condescendance, de prime abord ; une question empreinte d’une facilité déconcertante, tant le flou de la réponse la troublait. Ou plutôt, ne lui convenait guère. Mais Fumiko connaissait les formes, lorsqu’elle accepter de jouer le jeu selon les règles imposées. Tu sais mon grand, tu peux rester aussi vague que tu veux, si l’info m’intéresse, tu peux être certains que j’me débrouillerai pour l’obtenir…

– Effectivement. C’est bien ce qu’il me semblait. Mais ce n’est pas si étrange que ça, en fait. Comme dit, ça dépend de quelques facteurs, notamment à combien de temps tu évalues tes propres souvenirs et le fait que je fais tout ce que je peux pour passer le plus clair de mon temps hors des locaux.

Flamboyantes mèches virevoltant au rythme d’une silencieuse brise ; une main remontait jusqu’aux faciès, attrapant les fuyardes du bout des doigts, les replaçant patiemment derrière l’oreille. Mine de rien, l’étudiante se répétait à nouveau, s’impatientait peu à peu dans  son propre esprit. Bon sang, j’t’ai dit que je supportais pas de me répéter. Qu’est ce que tu me fais-là ?
C’est qu’elle essayait de calmer le Jeu, Fumiko. Mais tout cela n’était qu’une vaste blague. Peine perdu. C’était d’ailleurs précisément pour cette raison qu’elle ne dissimulait son agacement naissant pas plus que de raison. Parce que ce n’était pas non plus dans ses habitudes.

– Ça quoi ?

La question déboulait de la sorte, sans l’ombre d’un ménagement ; une voix empreinte de cette impatience passée. Chassez le naturel ; il revient au galop, parait-il. Mais force était d’avouer que Fumiko ne faisait guère beaucoup d’effort pour le dissimuler.

– Tu sais, si t’es pas clair ça risque d’être compliqué de te comprendre, hein ? Haussement d’épaule, bref. Mais bon, ça arrive à tout le monde, laissons tomber ça. J’y suis pour passer le temps, j’imagine. Difficile d’avoir ma dose d’adrénaline autrement. Financièrement parlant, cela a également ses avantages, c’est évident. Ça permet de voyager, de voir du monde, de découvrir ce que je n’aurais pu connaître avec mon seul statut d’étudiant et… Et de salariés dans quelques années supposées.

Dieu que cette réplique sonnait faux. Hélas, même la rouquine possédait des failles, des imperfections. Et qu’elles étaient nombreuses.

– Oh, je ne sais même pas pourquoi j’fais du chichi avec ça ; j’bosse en tant qu’hôtesse sur le côté. Voilà, c’est dit. Pense à garder la bouche fermée, histoire de pas gober les mouches, gamin. Puis quand ça ira mieux, tu pourras répondre à cette même questions : «  Que fais-tu dans la mafia ? ».

Des morceaux de chair passant finalement sur les mèches du « gamin », cherchant à brièvement faire une pression amusées sur son crâne.

– Ah, et tutoies-moi si tu veux. A t’entendre, j’ai l’impression d’avoir cinquante ans et d’être bonne pour l’hospice. C’en est presque frustrant.

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Jeu 23 Aoû - 12:35
Pas longtemps qu'il est dans la mafia, Yukiru. Environ un an peut être, et vu ce que lui disait la mafieuse aux cheveux rubis, le jeune homme comprenait en fin de compte pourquoi il ne l'avait pas croisé auparavant. Lui, il aime être à l'intérieure des locaux de la mafia. Se balader n'était pas une chose qu'il appréciait, et encore moins faire. Sauf quelques fois, quand il veut simplement fuir de cette emprise. Fuir tout ces regards braqués sur lui, fuir les missions... fuir son quotidien. 

- Je suis dans la mafia depuis un an si mes souvenirs sont bons..

Et Dieu sait que ses souvenirs sont faux. Clairement. Mais tenter de se convaincre que les souvenirs sont réels est rude pour Yukiru. Enfin, si déjà il se souvient de quoi que ce soit, c'est un miracle. Il ne sait déjà même plus ce qu'il a mangé hier soir, alors savoir depuis combien de temps il est dans la mafia réellement.. Permettez moi de vous dire que c'est une grande épreuve qui, pour lui, se fini toujours par un échec.

- Ça..non, rien.

Attends, il avait dit quoi pour que la jeune femme  sorte cette interrogation? ... Bonne question, mais oublions ce détail.
Yukiru écoutait la jeune femme aux cheveux rubis parler. Ah... bah, ça, c'est certain qu'il n'est pas clair dans ses paroles et ses gestes. Il n'est déjà même pas clair avec lui même, alors avec son entourage, c'est encore pire.
Il avait un but qui trottait dans sa tête actuellement, fuir. Encore, la fuite est son moyen de survie, on pourrait croire ... Bon c'est le cas mine de rien. Le jeune homme se demandait si il avait un problème avec toute les personnes rousses en fait. Entre Ozaki Kôyô, qui  le fait paniquer, Chûya Nakahara, le cadre dont il dépend, Yukiru n'ose pas le regarder dans les yeux ni même lui parler. Et maintenant cette Alex qui lui donne cette envie de fuite. Décidément, sa destinée était de ne pas s'entendre avec les personnes aux cheveux roux, enfin, d'après lui.
Encore une réflexion débile de la part de Yukiru, habitude.

- Je vois..

Merci pour le compliment, je ne suis plus un 'gamin'.

- Je ... heu ... n'ai pas de réels buts. Je fais simplement ce que me demande mes supérieurs ...

C'est vrai. Transmettre des dossiers.. obéir obéir obéir et encore obéir.
Le mafieux sentit une pression faite par Alex. Il sursautait légèrement à ça, rien de plus, ça ne sert à rien de s'énerver, Yukiru est conscient que sa capacité à être crédible est très basse, alors bon.

- ... Désolé, c'est une habitude de politesse, mais je vou- te tutoierais maintenant.

Politesse. Oui ça arrive parfois à Yukiru d'être poli, bien que ce soit très étonnant de sa part. Sa mère n'avait pas totalement raté son éducation. pas totalement.
Le mafieux baissait les yeux au sol. Un blanc se posait, et Yukiru a horreur de ça, il se sent mal à l'aise dans ces conditions. Mais, bien sûr ... C'était presque un miracle qu'il ne se soit rien passé de honteux pour Sugisaki, mais, ça ne durait pas. La chaîne autour de sa taille étant encore une fois mal attachée, elle tombait au sol. Voilà que ses dagues et son livre gisaient au sol. Il sursautait et se ruait au sol pour tout ramasser, sans même savoir comment réagirait la jeune femme.

- ... 

Et MERDE.
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