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We need to talk | ft. Arthur

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Mar 31 Juil - 17:59
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Arthur
Conan Doyle
Petite discussion entre collègues
Le ciel est dégagé, seuls quelques nuages pâle par endroits le voilent. Le froid disque lunaire y est déjà haut, apportant une certaine clarté à la voûte, ce qui n'empêche pas pour autant de distinguer des nombreuses étoiles et constellations, et notamment la Grande Ourse, avec sa forme si caractéristique, et juste à côté, sa jeune congénère indiquant le nord… Il s'agit des deux seules constellations que tu reconnais et peux situer dans le firmament. Les autres, tu ne les connais que de nom. Pas que le sujet de l'espace et ce qui l'habite te désintéressent, bien au contraire ; mais tu n'as jamais compris pourquoi les hommes ressentaient le besoin de mettre des noms, des images, voire même une histoire, aussi alambiquées que fictives derrière des groupements d'étoiles.
Enfin… Pour l'instant, tu as des choses plus importantes à faire que t'interroger sur l'apparente irrationalité des actions et réflexions de savants ayant vécu il y a plus de deux millénaires.

Par exemple, empêcher un supérieur hiérarchique de faire quelque chose d'insensé et absurde ? Oui.
Tu ignores de quoi il s'agit exactement, mais tu en es sûre ; c'est pour cette raison que tu attends, silhouette discrète et solitaire que seule la chevelure flamboyante empêche de se fondre dans l'obscurité.
Es-tu donc la seule à avoir remarqué l'étrange comportement du Chevalier aux cheveux bleus ? Tu ne penses pourtant pas être la personne la plus proche de lui, parmi toutes celles ayant participé à la réunion- … Quoique. Après tout, il semble avoir l'agaçante habitude de revêtir ce masque impassible, voir même froid en présence de l'Ordre. Même toi. Il fut pourtant une époque -pas… si lointaine que ça en fait, tu as l'impression d'être plus vieille quand tu parles comme ça, mais en vérité c'est vraiment comme si cela remontait à une éternité, et- Bref.-- où vos rapport étaient plus amicaux. Peut-être est-ce pour cela que tu te sens cette responsabilité dérangeante de le raisonner ? Ou alors, tout simplement car il s'agit de ton rôle en tant que médecin. Non seulement guérir les blessures, mais également les prévenir. Enfin… C'est ce que souhaitait l'idéaliste que tu étais, autrefois. Mais tout comme la bienveillance est une vertu qui n'a de valeur qu'invisible et insignifiante, moins payante que son opposé, les idéaux ne peuvent pas contribuer à un quelconque progrès… Et encore moins à changer le monde.
Aurais-tu été influencée par les dernières nouvelles, pour entretenir pareilles pensées, sombres et pessimiste à souhait ? Car il n'est pas dans tes habitudes de penser au passé. On peut même dire que tu évites tout particulièrement cela. C'est selon toi inutile et fatiguant.

Heureusement, l'arrivée d'Arthur, enfin, Mr. Doyle comme tu l'appelles en public, t'épargne les réflexions qui commencent à se profiler dans un coin de ton esprit. Néanmoins, plutôt que le remercier pour cette aide involontaire et inattendue…

« Tu en as mis, du temps… »

Lances-tu avec une pointe de sarcasme.

Haha. Bravo. Meilleure manière de saluer quelqu'un que tu n'as plus vu depuis des mois. Encore une fois, tu as su user de tes légendaires aptitudes sociales -d'ailleurs, peut-être que tes collègues ont bel et bien remarqué l'attitude étrange d'Arthur ; ils sont loin d'être bêtes après tout, malgré les apparences, mais ont eu suffisamment de tact pour ne pas le lui signaler, contrairement à toi… Assez théorisé sur ça-. Vraiment félicitations.
Et, en plus, il ne s'est même pas écoulé si longtemps que ça. Mais c'est déjà trop pour ton corps, uniquement vêtu d'une robe légère, accompagnée d'un manteau qui l'est tout autant, et d'une écharpe plus décorative que protectrice.
Aaah, tu aurais dû rester à l'intérieur, dans le château où tu vas certainement habiter pendant au moins quelques jours, le temps que tu puisses rejoindre le QG de la Guilde ou, mieux, te trouver un appartement en ville. Pas question que tu restes 24h/24 sur ce bateau, à devoir supporter les Américains.

Mais. Tu préfères encore affronter la fraîcheur extérieure plutôt que le caractère glacial de Ms. Christie. En revanche, tu te demandes de quoi elle a bien pu parler avec son désormais second.
Réprimandes ? Avertissement ? Conseil ? Ou bien quelque chose de bien plus important - intéressant- ? Si tel est le cas, sans doute est-ce confidentiel et tu le sais, mais tu n'oses ni ne sais comment directement aborder le problème sans que ton interlocuteur ne se retranche derrière son masque de sévérité instantanément.
C'est pour cela que, après avoir essayé de rattraper le coup maladroitement mais sincèrement, tu décides de tenter ta chance afin de combler ta curiosité :

« Ah, désolé. Je ne voulais pas être si rude… Les derniers évènements nous affectent tous, je suppose. »

Mensonge ou vérité ? Sur le moment, tu n'y réfléchis pas vraiment.

« … De quoi avez-vous bien pu parler qui nécessite que vous soyez en tête-à-tête ? Et que vas-tu faire maintenant ? »

Ton intérêt inquiet, est-il discernable par le jeune homme en face de toi ? Le voit-il dans tes yeux, sur ton visage ? L'entend-il dans ta voix ? Tu espères bien que non et le dissimule de ton mieux -tu as finie par être douée à ce petit jeu- en arborant ton léger sourire, sarcastique et indéchiffrable, ainsi que ton regard pâle, curieux et profond, tels un masque.
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Sam 11 Aoû - 4:06

Inside out, upside down, your world doesn't turn the same way as before

Des pas réguliers, mécaniques. Un tapement régulier sur le tapis élégant du château qui s’arrêta aux portes principales qu’on lui ouvrit. Un remerciement lancé par simple réflexe, il sortit, et fût abordé par Mary Shelley.

- Je ne suis jamais en retard, Mary.

Le ton et son regard étaient plus froids qu’il ne l’aurait espéré. Ce n’était pas la faute de la jeune femme, ce qu’il se passait – il n’y avait qu’une seule fautive dans cette histoire. Elle s’excusa, Arthur murmura un « ce n’est rien, je m’excuse également » avant de retirer sa veste et la poser sur les épaules de Shelley. Au fond de ces yeux d’un bleu étrange, fascinant, il pouvait voir une inquiétude qui ne le rassurait guère -non, elle ne pouvait lui cacher- elle semblait se douter de ce qu’il allait faire. Qu’importait… Il n’allait changer sa décision.

- Ce que je compte faire ? Mener à bien ma mission.

Ou la saboter complètement. Après cette réunion, les réprimandes de Mrs Christie bien ancrées dans sa mémoire, il n’en avait plus rien à faire. Plus rien du tout. Il savait bien qu’il allait faire la deuxième plus grosse erreur de sa vie – la première étant d’être rentré dans l‘Ordre- une fois qu’il aurait quitté la compagnie de la jeune femme en face de lui. Elle qui tentait de le sauver, puisqu’elle savait. Quel tragédie. Le britannique aurait pu en être attristé. Seulement il n’avait plus de larmes pour pleurer sur son propre sort.

- Pourquoi me poses-tu cette question ?

Allait-elle être honnête ? Cela n’avait plus d'importance : c’était trop tard pour faire demi tour à présent.


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Sam 11 Aoû - 16:43
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Petite discussion entre collègues
Un ton froid, tranchant. Et bien, il faut avouer que tu l'as un peu cherché. Pour cette raison, tu ne bronches pas, continuant à soutenir le regard de ton interlocuteur sans que ton expression ne varie d'un iota.

Enfin. Jusqu'au moment où il change d'attitude du tout au tout, prononçant lui aussi des excuses.
Mais tu ne les écoutes que d'une oreille distraite, tes yeux fixant pendant quelques secondes l'étoffe sombre. Il y a quelques instants, sur les épaules du jeune homme, à présent, sur les tiennes. Après avoir repris contenance, tu relèves vers ce dernier un visage légèrement rougi bien évidemment par le froid, ton masque se faisant tout d'abord inquisiteur, puis sévère lorsque tu l'entends reprendre la parole :

« - Ce que je compte faire ? Mener à bien ma mission.

La bonne excuse. L'amertume et le cynisme remontent à nouveau en toi, rendant, encore une fois, tes paroles dures et acerbes.

- Parce que ta mission consiste à te jeter dans la gueule du loup, maintenant ? Tu es insensé. »

Mais cette fois, tu ne les regrettes absolument pas. Tes mains serrent inconsciemment la veste ; elle te protège du froid de l'extérieur, mais un autre, bien plus insidieux, semble te ronger de l'intérieur.
Tu te rapproches du brun, plante ton regard acéré dans le sien, sans intention de le détourner tant qu'il ne t'aura pas répondu sincèrement, tant que la réponse que tu crains et veux lui faire avouer tout à la fois ne sera pas sortie de sa bouche, et de préférence sans que tu n'aies à la forcer ou la deviner toi-même. Et peu importe, si cela le met mal à l'aise, ne serait-ce qu'un petit peu.
En fait, tu l'espères, même.

« - Si tu penses pouvoir me cacher la vérité, tu te trompes lourdement. Oui… Et la réciproque est également vraie, mais, jamais tu ne l'admettras. Hypocrite. Reprends-toi. Où est passé celui qui se targuait d'être capable d'analyser et observer rationnellement n'importe quelle situation, et mieux que quiconque ? »

Oui, il suffit de réfléchir rationnellement à tout cela pour comprendre que, dans tous les cas, Arthur ne fait qu'aller au devant des ennuis. Enfin… Presque. Peut-être n'es-tu pas au courant de tout. C'est très probable, à vrai dire. Mais, même dans ce cas-là… Agir en solo, sans attendre ou écouter les ordres de Ms Christie, ne profitera à rien. Ni à l'Ordre…
Et encore moins à Arthur.

Car, sois honnête ? Tu te moques bien de ce qui pourrait arriver à l'organisation.
Agatha ? Tu lui reconnais beaucoup de choses, on pourrait même dire que, quelque part, tu l'admires, mais tu ne la suis que parce que vos intérêts convergent… Pour le moment.
La couronne d'Angleterre ? Là encore, tu as beau aimer ton pays natal, ce n'est pas la loyauté qui guide tes pas, mais le marché que tu as passé avec la Dame.
Mais, pourtant, tu n'es pas dénuée de cœur… Tu ne saurais dire si c'est pour le mieux ou non.
Il existe ainsi quelques personnes dans l'Ordre à qui tu tiens, malgré tout, malgré la petite voix dans ton esprit, te rappelant que tu n'hésiteras pas à les trahir si tu estimes cela nécessaire, une possibilité que les derniers évènements t'ont rappelé.

Et l'idiot devant toi en fait partie.

« - Pourquoi me poses-tu cette question ?

Sa voix te ramène sur terre, au moment présent. Oui. Inutile de partir dans ce genre de spéculation pour l'instant. Tes sourcils se froncent légèrement, tes yeux se plissent.

- N'essayes même pas de changer de sujet.

Tu t'éloignes un peu de lui, l'observant sous toutes les angles, examinant son expression comme si tu étais en train de disséquer un cadavre. Une chose à laquelle tu es habituée, mais que tu espères ne pas avoir à pratiquer pour lui un jour.
Mais soudain, tu te rappelles de quelque chose. Qui te l'avait dit, déjà ? Tu ne t'en souviens plus. Tu en es toutefois certaine, et cela provoque en toi un mélange de surprise, de choc et d'indignation, aisément visible sur ton visage.

- Tu travailles actuellement à l'Agence pour la surveiller, n'est-ce pas ? Ne me dis pas que les détectives t'ont mit ce genre d'idéaux stupides de justice, d'auto-sacrifice ou encore de noblesse d'âme dans le crâne. »

Bien qu'ayant, de ce que tu as entendu dire, des liens avec le gouvernement, ils n'en dépendent pas directement. Contrairement à vous. Tu ne peux qu'imaginer à quel point ce simple fait doit changer les choses, et à quel point le Chevalier a pu être étonné, dépaysé… Heureux, de pouvoir travailler dans un tel endroit, empli d'une légèreté qu'il a dû oublié lorsqu'il travaillait à plein temps à l'Ordre.

… Non. Cela ne peut rien apporter de bon à long terme, tant pour l'Agence que pour Arthur, tu le crains. Même si c'est indirectement, même si l'Ordre n'a pas encore fait son entrée en scène, ne s'est pas encore engagé activement dans le conflit, les détectives sont vos ennemis.
Et s'il se lie d'amitié avec eux…
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Lun 13 Aoû - 21:56

Inside out, upside down, your world doesn't turn the same way as before

Il ne ressentait pas l’air froid autour d’eux. Il n’était pas aussi glacial que cette vieille émotion qui avait fait surface après la mort de Joseph, qui revenait encore aujourd’hui. Ce n’était qu’un cercle qui se répétait sans cesse, qui ne finirait que quand il aurait éliminé tous les problèmes. Une excuse. Les yeux de la jeune femme n’étaient en rien intimidant. Il aurait pu l’être, dans d’autres circonstances il aurait détourné le regard, honteux d’avoir pensé à ce genre de choses qui ne lui ressemblait pas habituellement. Et pourtant… Briser les limites lui semblait si attrayant. Si excitante, l’idée de commettre une terrible erreur, lui qui veillait à ne pas en faire. Toucher le fond pour de bon, et voir s’il pourrait se relever. Oui, il était insensé.

- Je ne sais pas quand il reviendra, je pourrais lui faire passer un message si tu veux. Par contre, aucune idée de s’il veut l’entendre ou non.

Sarcasme aux mots acides. Un flirt avec la Folie. Quelque part, il était effrayé de lui-même. Il soutenait le regard de Mary avec la même intensité. Si glacial… Il était proche d’elle, pour qu’elle ne soit la seule témoin d’un vilain secret. Il murmura, d’un ton autoritaire que l’Ordre lui avait appris à employer pour faire passer un message qui ne devait avoir aucune contestation.

- L’Agence me sert maintenant de couverture pour me balader à Yokohama comme bon me semble. J’ai toujours été comme cela, Mary. Noble et juste, tel un Chevalier. Cependant ici il n’est pas question de justice, sinon je l’amènerais au tribunal. C’est de la vengeance.

Il avait avoué indirectement son plan. Qu’allait-elle faire pour l’arrêter ? Il n’y avait aucun moyen.



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Dim 7 Oct - 15:31
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Please... Don't.
Les mots aussi tranchants qu'une lame, les reproches à peine dissimulés que tu lui as jetés au visage, les penses-tu réellement ? La réponse n'est pas aussi évidente que tes paroles le laisseraient entendre. Mais, tu ne pourrais pas moins te soucier de la vérité qu'à ce moment précis.
Peu importe de devoir lui mentir, le blesser par tes mots ou le mettre en colère.
Du moment qu'il réagit. Il peut crier, te menacer, te rétorquer des choses bien plus blessantes que tout ce que tu pourrais lui dire. N'importe quoi, du moment qu'il réagit. Tu n'en peux plus de ce ton cassant, sec et sans émotions, de ce masque d'indifférence froide qu'il t'a déjà servi pendant toute la réunion.

- Je ne sais pas quand il reviendra, je pourrais lui faire passer un message si tu veux. Par contre, aucune idée de s’il veut l’entendre ou non.

Tes sourcils se froncent, tes yeux se plissent et tes lèvres s'étirent en un léger rictus ironique.
Tu continues à scruter chaque faits et geste d'Arthur, sans vouloir détourner le regard.
Le sarcasme est apparemment l'une des armes préférées du brun, comme pour toi.
Oui… Une arme. Et ceci, est plus qu'une simple discussion ; c'est une joute, non pas pour la mort de l'adversaire, mais sa survie. Un conflit où celui qui met pied à terre, qui baisse le regard et ses défenses ne serait-ce qu'un instant, perd tout.

Ce ne sera pas toi.

Lors de la réunion tout comme maintenant, l'ambiance est emplie d'une tension, électrique, vive, glaciale, palpable. Mais il y a quelque chose de différent. Tout-à-l'heure, n'étaient pas présents cette proximité entre les participants de cette maudite assemblée, cette (in ? Tu as peur, peur de ne pas reconnaître celui en face de toi)compréhension- et surtout, ces non-dits.
Tout-à-l'heure, seul dominait le désir d'en finir. Maintenant, tu veux voir… Voir lequel d'entre vous finira vainqueur. Voir pendant combien de temps, jusqu'à où tu peux te rapprocher de la ligne. Voir si tu peux la franchir et en revenir. Et si tu en as envie.

L’Agence me sert maintenant de couverture pour me balader à Yokohama comme bon me semble. J’ai toujours été comme cela, Mary. Noble et juste, tel un Chevalier.

Je le sais. Je l'ai toujours su. Depuis notre rencontre. C'est pour ça que je… Que tu ne peux pas faire ça.

Sur le point de formuler cela à voix haute, tu te mords la lèvre inférieure. Repousses dans un coin de ton esprit les sentiments qui refont surface. La douleur qu'ils réveillent.

Tu as toujours détesté les bons sentiments. La 'vertu'. Les valeurs telles la noblesse ou la droiture. Elles ne sont que des nuages venant assombrir la clarté d'un raisonnement rationnel et précis.
Un frein sur le chemin menant aux objectifs, aux buts que l'on souhaite atteindre.
Une façade que les lâches utilisent pour se justifier.

Pour les mêmes raisons… Tu admires ceux qui les possèdent, ou plutôt qui sont possédés par ces 'valeurs'. Qui ne cesseront jamais de les suivre, de porter ce fardeau peu importe ce que cela doit leur coûter. Non pas pour s'en servir comme d'un bouclier, ni même s'en servir tout court, mais simplement parce qu'ils y croient.

Dans ta vie, tu n'as rencontré que deux personnes comme ça.
L'une d'elles est juste devant toi.

- […] n’est pas question de justice, sinon je l’amènerais au tribunal. C’est de la vengeance.

.

Le sourire sarcastique qui avait disparu, refait son apparition sans que tu ne puisses l'en empêcher, bien plus large. Il semble tordre ton expression en un masque à la fois grimaçant et doucereux, ne laissant voir aucune émotion, tout en donnant l'impression que tu te retiens de rire… Une lueur s'allume dans ton regard, indéfinissable et inquiétant.

Effaçant la distance que tu avais auparavant mise entre vous, tu continues à fixer ton ami -Ami ? Êtes-vous amis ? Vraiment ? Plus ? Moins ? Des amis ne devraient-ils pas être capables de parler de ce genre de chose franchement, sans toute cette tension ? Simples connaissances ? Simples collègues de travail ? Si c'est le cas, de quel droit te mêles-tu de ses affaires, Mary 'Shelley' ? Alors que tu ne sais rien. Rappelles-toi la dernière fois où tu as voulu 'aider'. Il était plus que ton ami, lui, tellement plus. Et tu n'as fait que le précipiter au lieu de le sauver. C'était de ta faute. De ta faute. Ta faute ta faute ta faute ta faute ta faute ta faute ta faute ta faute-

avec ce qui semble être une curiosité morbide. C'est… Intéressant. Tu ne pensais pas voir un jour une personne capable de se contredire elle-même, de sortir de telles incohérences- absurdités en une seule phrase. Et encore moins que cette personne serait Arthur Conan Doyle.
Machinalement, tu remets en place la veste sur tes épaules avant de reprendre.

« Mon cher, je crois que tu viens de battre le record de la contradiction la plus rapide. Mais tu as raison, il n'y aucune justice dans la vengeance. Ou plutôt, pas celle que tu chérissais tant et que tu sembles si impatient de jeter par la fenêtre. Cette justice-là est auto-destructrice et stérile. Si tu prends cette voie… Tu ne seras plus jamais un chevalier. »


Et je ne veux pas ça. S'il-te plaît. S'il-te plaît…

Tu te rapproches encore.

« Alors pourquoi ? La vengeance implique que l'on ait été blessé directement, en premier lieu. Étais-tu si attaché que ça à l'autre gamin ? Ou bien est-ce parce que tu faisais confiance à Roald Dahl ? Et qu'elle a piétiné toute ton estime pour elle de la même manière que tu veux piétiner tes idéaux ? Pathétique. »

De nouveaux pas. Le volume de ta voix diminue.

« Très mauvais choix. Ce n'est pas pour rien qu'elle était Fou. Et puis tu sais pourtant que, à l'Ordre encore plus qu'ailleurs, tu ne peux faire confiance à personne… Pas même à moi. »

Vous êtes maintenant près, si près l'un de l'autre. Tu lui souris, avec une innocence que tu as perdu depuis longtemps et, à son oreille, ta voix réduite à un murmure, lui souffle

« Si je trahis l'Ordre un jour, et tue Tolkien, Rowling ou Carroll, me haïras-tu ? Est-ce que tu me poursuivras ? Est-ce que tu me tueras ? »
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Lun 12 Nov - 0:30

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Que cherchait-elle exactement ?
Il avait l’impression d’étouffer. Ou n’était-ce que le désir de ne plus respirer qui se répercutait sur son corps. Oh, il savait qu’il ne serait plus chevalier, mais c’était ce qu’il cherchait, au fond. Décevoir tout le monde une bonne fois pour toute, quand on lui avait donné tant responsabilité. Je n’avais jamais rien demandé… J’ai été obligé d’obéir…
Non, il n’était pas autant attaché que cela à Hobbes. Il l’appréciait comme tous les autres membres de l’Ordre, veillant sur eux d’un oeil paternel. Comme j’ai été stupide. Il n’avait cependant jamais entièrement confiance à Dahl. Mais… ne l’avait jamais détesté.
Pas le temps de répondre, puisque Mary s’approche de lui. Il écarquilla les yeux, se retenant d’écarter vivement la tête. Aucun contact, il ne voulait aucun contact. Mais son coeur loupa en entendant ses paroles, et il y eut un instant de silence. Elle me provoque ? Elle aussi… Elle aussi ne me veut aucun bien… Ils sont vraiment tous… Il lâcha un léger rire qui n’exprimait en rien de la joie. Il bouillonnait intérieurement. Il sentait qu’il perdait pied avec la réalité.

- Oui.

Chuchota t-il en réponse, les lèvres tremblantes.

- Je ne laisserais personne se mettre au travers de mon chemin, comme un bon soldat.

Ses yeux étaient brûlant mais aucune larmes ne coulaient. Il n’y arrivait pas. Tout était bien trop douloureux pour y parvenir.

- Alors je te conseil de te remettre à ta place si tu ne veux pas connaître le même sort que l’autre salope.

Il tremblait. De colère ou de panique. Les deux ? Je dois m’arrêter, je vais trop loin. Il posa les paumes de ses mains contre ses yeux en espérant que le geste allait l’aider à se composer. Ne dit plus rien, je ne veux plus t’entendre. Laisse moi. Va t-en.

- Laisse moi…

Un ordre formulée avec une voix brisé par les émotions qui le submergeait. Il avait laissé transparaître bien plus de vulnérabilité qu’il ne le voulait. Dieu… Comme il se haïssait.

- J’ai besoin de…

Besoin d’air. La parole coupé par une respiration trop rapide. Il paniquait.
Il recula, mettant un espace entre eux pour se calmer, n’entend que ses propres battements cardiaques. C’est si honteux.
Il avait toujours maintenu cette image d’homme inébranlable, évitant à tout prix de montrer sa faiblesse aux autres membres de l’Ordre.
Quand il pu à nouveau respirer, la tête légère, la fatigue de cette horrible semaine se fit ressentir.

Fatigué.
Il était fatigué de tout.



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I'm far too damaged... But you're not beyond repair
Trahir. Tuer. Oh, que ces mots semblent familiers à tes oreilles. Tu as trahis tous ceux qui t'étaient chers. Abandonnés sur le long de la route longue, si longue, devant te mener à ton but. Tu les as tués, eux et bien d'autres personnes. Littéralement ou pas ? Tu ne sais pas.
Peu importe : le résultat est là. Comment tu en es arrivée là ?

Comment en-êtes vous arrivés là ?

Un rire tranchant, une réponse brève et sèche, tombant comme un couperet. Ses lèvres tremblent, ses yeux sont habités par une fièvre que tu ne pourras pas soigner. Tu enchaînes toi-même par un ricanement presque rauque en entendant à quoi il se compare, à quoi il se réduit. Le 'bon soldat' n'est plus que ruines instables et misérables, menaçant de s'effondrer sur elle-même et emporter ses derniers fragments de sanité. Tu continues de rire, de façon presque inaudible.

Puis il te menace. Ton ricanement s'arrête et laisse la place à un murmure, ton sourire presque dément persiste.

« Je suis beaucoup moins forte et coriace que l'autre 'salope' comme tu dis. Si tu veux me tuer, vas-y, tu as actuellement une occasion en or. »

Tu ne sais même pas s'il les as entendu, mais tu regrettes ces paroles dès que ta langue venimeuse les a craché, ces mots enfermant toute ta colère et ta rage. Ce n'est plus seulement la partie inférieure de son visage qui tremble. Sa tentative naïve, puérile de tenter de cacher ses yeux, comme s'ils représentaient une fenêtre ouverte sur ses émotions à vif, qu'il essayait tant bien que mal de fermer pour t'empêcher d'y accéder.
Il était évidemment, indéniablement brisé. Et pourtant, il essaie encore et toujours de paraître brave, de conserver son image de supérieur.
Pitoyable.

Mais ce n'était pas le mépris ou la pitié qui t'habite en ce moment.
… De la compassion ? De la tristesse ? Résignation ? Ou au contraire indignation ? Ce dont tu es sûre, c'est que tu ne supportes pas de le voir comme ça, ne pouvant même plus contrôler sa propre respiration. Tu veux l'aider… Tu dois l'aider. Tends ta main pour attendre les siennes… Puis la ramène à toi. Tu l'observes une demi-seconde. C'est étrange, elle tremble. Et pas seulement ça, mais tu as soudainement le rythme cardiaque qui s'accélère, tes pensées d'ordinaire si bien organiser semble se découdre.
Non non non. Pas de ça maintenant… C'est vraiment le moment que tu choisis pour te faire un auto-diagnostic ? Tu relèves la tête. Ces yeux vides que tu as en face de toi te sont familiers. Tu les as déjà vu tant de fois dans tes cauchemars. Et pas seulement. Ta vision se brouille, tu ne contrôles plus rien. Ni les choix de ton ami, ni même les tiens. Même pas ton esprit déchiré qui s'y met lui aussi, à t'envoyer souvenirs, à mélanger passé et présent jusqu'à t'en donner la nausée.
Arthur est successivement remplacé par un homme aux traits sévères et colériques. Ujeune homme au cheveux châtains au sourire de celui ayant renoncé à la vie. Une jeune femme blonde impassible, au visage pourtant baigné de larme, qui n'avait pu supporter la solitude.

Tu ne peux rien faire pour lui. Car tu es égoïste, terriblement égoïste. Cruelle et insensible. Tu n'as jamais réellement réussi à aider quelqu'un. Tu n'as jamais pensé à quelqu'un avant toi. Et tu ne parviens même pas à t'aider toi-même, à sortir de ce cycle infernal que tu as créé.
Oh non, tu ne te lamentes pas sur ton sort. C'est juste un fait dont tu as toujours eu connaissance, mais que tu as bien dû finir par accepter. C'est pour cela que tu pensais ne plus jamais t'approcher de qui que ce soit. De ne plus en être capable. Pourtant, voilà où tu en es.

« Arthur. Tu as besoin de repos. Maintenant. Je ne sais pas précisément ce que tu as en tête… Mais si c'est quelque chose du genre 'Partir à la poursuite de Roald Dahl', tu n'y arriveras pas dans cet état. A supposer que tu réussisses à la poursuivre déjà, elle te tuera en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. »

Une étrange sensation de vide t'envahit tandis que tu dis ces mots en pensant à l'ironie de la situation. Tu es bien hypocrite pour donner ce genre de conseil. Mais c'est justement pour cela.
Tu sais parfaitement qu'il ne t'écoutera pas. Cet abruti, têtu, insensé et insensible qui vient tout juste de te menacer. Mais si tes regrets peuvent disparaître, ne serait-ce qu'un, ne serait-ce qu'un court instant… Ce n'est sans doute que de l'auto-satisfaction.

« Alors… »

Mais si tu prononces, maintenant, les paroles que tu as imaginé dire, chaque fois que tu penses à eux, à Fanny, à Percy… Est-ce que ça aurait pu changer quelque chose ? Est-ce que ça changera quelque chose ? Ayant à peu près repris le contrôle de tes mains, elles se mettent à serrer l'étoffe du manteau. Puis, alors que tu te rapproches doucement d'Arthur, l'enlèvent de tes épaules pour le remettre sur celles de son propriétaire. Puis, lui prenant le bras, tu commences à l'emmener vers les grandes portes du château.

« Je sais que tu as un appartement en ville, mais il vaut mieux que tu ne prennes pas de risques. Et il y a suffisamment de chambres ici. Enfin, fais ce que tu veux… Juste… »

Que feras-tu s'il part ? Tu n'en sais rien. Absolument rien. Pour la première fois de cette soirée, ta fatigue, ta tristesse… Et plus que tout, ton inquiétude pour lui est tout ce qui apparaît dans tes yeux plantés dans les siens, dans l'expression de ton visage. Fini le sarcasme. Plus de lueur folle allumée dans ton regard. Tu ne veux plus de ces masques…
Tu n'en peux plus.

« Ne t'en va pas. »
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