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[flashback] Hello my new brother || ft. Rimbaud

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Mar 20 Nov - 1:00


not in the mood, bitchft. RimbaudBonjour Karma, comment ça va ? Bah écoute, très bien, et toi? 




Et bien comme un garçon de 13 ans qui a déjà un quotidien rouillé en Ecosse, qui a déjà le moral au fond d'un putain de gouffre aussi profond que le troue qui s'est formé dans mon âme quand Il s'est envolé. Je vais bien comme un gosse qui a sans doute réussi à se foutre ses parents biologiques à dos pour une raison que j'ai moi-même cherché. Comme un enfant qui voit la seule famille qui lui a tendu la main devenir froide et sans espoir de voir leur futur meilleure. Mais sinon, way, tout va mal, espèce d'enfoiré de karma.


Telle est la description des pensées du roux. Son grand frère par adoption venait de mourir. Il n'avait plus personne à qui parler. A qui faire des blagues sans pour autant qu'il l'engueule, car au contraire, il riait aussi à ces blagues enfantines. Comble du miracle, il avait voulu lâcher ses nerfs sur quelqu'un. Il avait voulu tenter d'éviter de péter un câble sans raison en pétant un câble volontairement. Il avait voulu tuer quelqu'un, avec son pouvoir, c'est si simple de se procurer une arme. Il n'a que 13 ans, et déjà des idées noires se formaient dans sa tête comme une danse macabre auquel il voulait devenir l'un des partenaires de danse justement.


Une tentative de meurtre qui a échoué, bien sûr.


Et bien sûr, il n'avait pas eu beaucoup de soucis, si ce n'est le fait que ses potes l'ont abandonné. Par crainte? Oui, c'est cela. Ils ne voulaient pas finir en taule. Quelle bande d'enculés. Hein. Vocabulaire très fin, on s'en passera. Jules était énervé, saoulé, blasé. Il sait que retourner dans la maison de sa famille biologique serait une erreur, car il se ferait sûrement engueulé d'être partie comme ça, sans raison. D'avoir séché l'école. Manquerait plus qu'ils sachent que ce roux a tenté d'assassiner quelqu'un juste pour faire passer ses nerfs. Ouais, manquerait plus que ça.


Il était désormais tout seul, le garçon qui n'avait peur de rien. Il avait peut être envie de pleurer, mais au fond, il a trop de fierté pour qu'une quelconque personne le voit en train de faire couler des larmes, sincères, remplies d'une tristesse si grande,  qu'elle pourrait remplir un océan. 


L'enfant marchait donc dans les rues françaises, sans but. Son sac à dos dans la main, traînant à moitié par terre. Tant pis si cela l'abîme, il n'est plus à ça près. Soupirant, il vit au loin un gars qu'il reconnaissait vaguement. C'était un gars qui traînait aussi dans le même groupe que ceux qui avait abandonné le roux. Bien. Jules allait donc faire demi-tour. Sauf qu'il fît ce demi-tour un peu trop rapidement, et voilà qu'il percutait un homme. Un gros français sortant de la boutique d'à côté. Le choque mit le roux par terre, mais il se relevait très vite. L'homme l'engueulait.. Si fort que même les personnes qui marchaient à l'autre bout de la rue l'auraient entendu. 

Sauf que Jules en avait marre.

Il levait la main, pendant que l'autre gars lui criait toujours des injures débiles. Dans sa paume, le feu follet crépitait. Il va crever ce gars.
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Mar 20 Nov - 14:47
hello brother
Tu t’étais de nouveau enfui de chez toi. Tu avais profité que tes parents ne soient pas à la maison pour sortir en douce, sortant par la fenêtre et escaladant l’immense portail qui te privait de ta liberté. Malheureusement, même si tu avais l’habitude d’effectuer ce parcours, tu avais écopé de quelques entailles sur le bras. Foutu rosiers. Tu maudissais à chaque fois ta mère pour avoir fait planté ces stupides fleurs un peu partout dans le jardin. À cause d’elle, votre maison avait pris l’allure d’une roseraie, et bien que les amis de la famille complimentaient à chaque fois cette initiative, toi, tu préférais haïr cette décision. Cela ne te gênait pas de te blesser, mais si tu pouvais éviter de t’entailler à chaque fois que tu sortais de chez toi, ce serait tout de même mieux.

Parfois, tu soupçonnais ta mère d’avoir demandé toutes ces roses pour qu’elles servent de barrière naturelle et te dissuade de partir. Mais c’était mal te connaître. Si tu avais envie de quitter la maison, rien ni personne ne pouvait t’en empêcher.

Tu aimais la vie à l’extérieur. Elle te rendait plus vivant. Beaucoup plus que la vie de petit bourge qu’offrait tes parents. Pour toi, rien n’était mieux que risquer sa vie dans la rue.

Cela dit, tu n’étais tout de même pas sortit sans prévoir des bandages et pansements. Même si tu appréciais mettre ta vie en jeu, tu n’étais pas suicidaire. Lorsque tu te retrouvais au milieu d’un combat, tu avais la fâcheuse habitude de laisser ton adversaire penser qu’il avait le dessus, peu importe le nombre de coups que tu prenais, et lorsque la personne réalisait qu’elle allait gagner, tu renversais la situation. Cela te faisait toujours rire. L’expression de pure surprise sur le visage de ton adversaire alors que tu le mettais à terre était une image que tu affectionnais tout particulièrement.

Tu te demandais d’ailleurs ce qu’aujourd’hui te réservais. Allais-tu vendre de la drogue ? Te retrouverais-tu dans une bagarre ? Quelqu’un essayera-t-il de te voler ? Que de mystères… Tu avais hâte d’affronter toutes ces situations.

Et l’une de ces situations arriva bien rapidement.

Alors que tu arpentais les rues, qui étaient devenu pour toi tout aussi familières que les couloirs de ta maison, tu entendis une altercation non loin de l’endroit où tu te trouvais. Un homme engueulait un gamin, argumentant que la jeunesse était devenu malpoli et qu’elle se croyait tout permis. Tu levas les yeux au ciel. Tu avais entendu ces propos des millions de fois. Pourtant, même si tu avais l’habitude de fréquenter de mauvaises personnes, la plupart d’entre eux n’auraient pas fait tout un cinéma si quelqu’un les avait bousculé. Ou du moins, pas publiquement.

Tu t’apprêtais à tourner des talons afin d’éviter cet énergumène quand tu remarquas le gamin se relever et faire apparaître un couteau dans sa main. Tu te stoppas net. Ce n’était pourtant pas le couteau qui avait accaparé ton attention, mais la chevelure rousse. Tu avais entendu parler de ce gamin. De ce qu’il pouvait faire.

Rapidement, tu rejoignis le duo avant que quelque chose de pire n’ait lieu. D’un geste vif, tu attrapa le poignet du gamin, l’empêchant de lever son arme, et posa ton autre main sur l’épaule de son autre bras. Tu excerças une légère pression sur cette épaule, afin de le dissuader de se dégager, puis tu fixas l’homme dans les yeux. « Dégage. » En même temps que tu prononçais ces mots, tu activas ton pouvoir, augmentant la peur de celui qui te faisais face au point de lui donner envie de prendre ses jambes à son cou.

Tu le regardas s’enfuir pendant un instant, le visage neutre, puis tu relâcha l’épaule du gamin et le traîna par le poignet dans une rue adjacente. « Tu attires beaucoup trop l’attention sur toi. Viens par ici. »

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Mar 20 Nov - 19:15


not in the mood, bitchft. RimbaudIl allait le tuer. Son couteau adoré était apparu, c'était son pouvoir. Il n'avait même pas réellement de raison pour lui retirer toute sa vie, c'était juste pour faire passer ses nerfs. Nerfs qui étaient à bloc. Cependant, voilà que son poignet fût bloqué par une main qui lui était inconnue. Il aurait voulu se débattre, et peut être le tuer aussi, cependant, la pression qu'il fît sur son autre épaule l'en dissuadait. Il levait simplement un peu les yeux pour voir qui était la personne. Et il était étonné de voir le gars qu'il avait voulu éviter il y a quelques minutes. Il n'avait rien à dire, alors il se contentait juste de regarder l'homme partir.  Parler était si tentant, mais il n'en avait pas eu le temps, car déjà, le gars le tirait par ce même poignet pour l'emmener dans une rue non loin de là. Bien sûr qu'il attirait l'attention sur toi, c'était son but.


Dès lors qu'ils étaient enfin dans la fameuse rue, il fit un geste pour se libérer de l'emprise qu'il avait sur son poignet. Se reculant d'un pas, il posait ton sac à dos par terre, massant son poignet.


- Pourquoi vous êtes intervenu? 


Je t'en remercie, tu m'as empêché de refaire une grosse connerie.


- Hmm,  vous êtes du genre à venir en aide aux gosses en difficulté? Quoi que nan, j'rien dit, vous n'en avez pas l'air.


Il fit disparaître son arme, les mains dans les poches. Ces mêmes mains pâles et quelques peu écorchées. Quoi, quand on joue avec un couteau, faut bien s'attendre à quelques blessures. Retirant ses mains, il  mit un coup de pied dans l'un des cailloux qu'il avait croisé en avançant d'un pas. Il est toujours un enfant, il n'arrivera jamais à lui parler sans bouger et sans faire des tonnes de gestes inutiles.


- Enfin passons, j'vous connais... mais juste de vue... C'est quoi ton nom ?


Rien qu'une petite curiosité enfantine. Il souriait presque. -Presque-


- je sais pas si ça t'intéresse, mais osef, je m'appelle Jules Verne. 
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Mar 20 Nov - 20:21
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Le gamin se dégagea rapidement de ta poigne, n’essayant même pas de cacher son énervement. Tu observas sa réaction, un air plein de jugement peint sur ton visage. Le gamin était clairement hyperactif. Il ne s’arrêtait pas de parler ou gesticuler. C’était assez énervant pour toi. C’était il n’y a pas assez longtemps mais tu ne te rappelais pas avoir été aussi chiant quand tu avais son âge.

Tu pouvais sentir chez cette personne un esprit plein d’arrogance. Au vu de son comportement, il était clair qu’il pensait, ou du moins avait pensé, qu’il pourrait poignarder un homme au beau milieu de la rue devant une foule et s’en tirer.

Tu fis une pause dans tes pensées.

En fait, il n’était pas arrogant. Il était juste stupide. Ou fou. Aucune personne saine d’esprit n’aurait pu envisager ce genre de chose. Ou peut-être… Que c’était dû à la naïveté enfantine. Tu n’en savais rien. Tu étais toi même encore qu’un gamin.

Tu levas les yeux au ciel et fit signe au fameux Jules Verne de se la fermer.

« Parce que c’était stupide. Non, effectivement. Arthur Rimbaud. Ravi de te rencontrer, Jules. » Tu avais déblatéré ses informations d’un ton morne, répondant à chacune des questions de Jules.

Maintenant que tu étais face à lui, tu ne savais plus trop quoi faire de lui. T’en débarrasser ? Non. Ce serait une décision stupide. Pas parce que c’était stupide de laisser un gamin errer dans les rues, mais parce que c’était stupide de laisser un tel pouvoir sans supervision.

Tu soupiras et t’assis sur le sol, invitant Jules à faire de même.

« Tu penses vraiment que tu aurais pu t’en sortir si tu l’avais poignardé ? Il y avait des dizaines de témoins. Tu aurais fini enfermé dans un camp juvénile dans la minute qui aurait suivit. »

Tu le jaugeas avec une certaine incompréhension.

« Franchement, tu ne peux pas être aussi con que ça, non ? »

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Mar 20 Nov - 20:53


not in the mood, bitchft. RimbaudArthur Rimbaud. Bien, son prénom et son nom allait rester dans la mémoire du rouquin, tout le temps que ça lui sera utile bien sûr. Même si pour l'instant, il ne trouvait pas ça utile, mais bon. Il se contentait de te taire et cesser ses mouvements. Stop se faire passer pour un gosse beaucoup trop énergique. Même si c'était sûrement le cas. A voir, il n'a pas d'avis médical concret. Il haussait cependant les épaules car Arthur lui disait que c'était stupide. Oui, et bien, disons que le rouquin a l'habitude de faire des choses stupides. C'était une occupation comme une autre en soit.


- ... Ravie de vous rencontrer aussi...


Il se calmait tout de même, comprenant qu'il n'avait pas à être arrogant, même si c'est l'une des ses facettes importantes. Il s'asseyait quand Arthur l'invitait à s'asseoir en même temps que lui. Jules avait le regard fuyant, prenant peu à peu conscience de la connerie qu'il avait failli faire, et que ce Arthur l'avait sauvé d'une belle merde si il avait continué. Il était assit, son menton posé sur ses genoux, et ses mains écorchées liées au niveau de ses chevilles. Une position qui lui permettait de ne pas regarder Arthur, mais de se sentir un peu en sécurité. Comme si il s'enfermait dans sa bulle.


-... tu m'as vu, alors pourquoi tu ne me balances pas aux flics pour tentative de meurtre ? Peut être que j'mérite d'y aller, dans ce camps.


Autantne pas dire qu'il s'en était très bien sortie, en Ecosse après avoir tué le britannique. Ca aurait bien glacé l'ambiance, bien qu'elle ne soit pas non plus très chaleureuse. Le rouquin enfonçait sa tête dans ses genoux tandis qu'il entendait la dernière phrase d'Arthur.


- J'en sais rien, j'suppose que oui, j'suis con. Ou j'suppose que non, je suis pas con. En fait, je sais pas...


Tu ne sais rien.
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Mar 20 Nov - 21:21
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Le calme arriva lentement, doucement. Les gestes de Jules se faisaient plus mesurés, il ne partait plus dans tous les sens. Et surtout, il s’assit à côté de toi, s’enveloppant dans un cocon. Tu lui souris légèrement. Il n’avait pas l’air si méchant. Un peu perdu, sans doute, mais pas foncièrement méchant. Pendant un court instant, t’eus même envie de lui tapoter légèrement la tête, mais tu t’en empêchas. Tu ne le connaissais pas assez. Tu n’avais pas envie qu’il t’entaille un bras parce que tu avais osé le toucher, ou une autre connerie dans ce genre. Les gens pouvaient parfois être extrêmement sensible, ça en devenait agaçant et inutilement dangereux.

En entendant sa question, tu haussas les épaules. « Qu’est-ce que j’aurais à gagner si je t’envoie dans un camp ? » Tu ris légèrement, repensant à ce qui venait de passer. « Et puis l’homme avait l’air bien chiant, peut-être qu’il méritait de se faire poignarder. ».

Tu te mis à cogner doucement ta tête contre le mur en béton sur lequel tu étais adossé, une façon pour toi de réfléchir. Tu n’étais pas expert en conseil pour les gamins en perdition. Et d’après ce que les gens disaient, tu étais toi-même un de ces cas de paumés, alors il était assez difficile pour toi de trouver les bons mots.

Tu lui tapotas donc la tête. Tant pis si cela l’énervait, mais tu ne savais vraiment pas comment réagir. « Tu m’as l’air d’être assez perdu, Jules. » J’aimerais pas être à ta place. Tu gardas cette remarque pour toi même. Mieux ne valait pas empirer la situation.

« D’ailleurs, pourquoi n’es-tu pas avec tes amis au lieu d’errer dans les rues et d’essayer de poignarder les passants ? » C’était quelque chose qui te perturbait assez. Tu savais, grâce à vos relations mutuelles, que Jules avait pas mal d’amis à son compte. Il aurait été donc attendu de sa part d’être avec eux en ce moment, même si c’était pour faire des conneries. Surtout que d’après ce que tu avais entendu de lui, il ne donnait pas l’impression d’être un loup solitaire. C’était donc étrange de le voir ainsi, à arpenter les rues sans acolytes à ses côtés.

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Mar 20 Nov - 23:12


not in the mood, bitchft. RimbaudIl gardait simplement le silence. Restant dans la même position de sécurité et de confort qu'il avait l'habitude d'avoir dans les rares moments de peine. Ils sont rares, oui, mais quand ils sont présents, Jules les ressent énormément. Et ça lui fait mal. Beaucoup plus que l'on pourrait l'imaginer. Il hochait cependant la tête. Oui, ce gars méritait de crever. Comme tout adulte manquant de respect à un enfant en difficulté.


Il sentit la main d'Arthur lui tapoter la tête. Il avait légèrement relevé cette dernière pour le regarder. Oui, il était perdu. Pas qu'un peu. Beaucoup trop perdu. Si perdu qu'il hésitait à se barrer dans un autre pays. La Russie, l'Italie, pourquoi pas. Qu'importe le pays, qu'importe le lieu, le rouquin était perdu. Et du haut de ses 13 ans, difficile de peser le bon et et le mal. La mauvaise conscience et les bonnes idées. C'est compliqué, et ça Jules le remarquait bien. Ce n'est qu'un enfant après tout. Même si il a fait une grosse connerie qui entâche bien sa vie, ce n'est pas ça qui doit aveugler le monde sur une chose. C'est un gosse complètement perdu, qui fait tout ça pour s'occuper, mais aussi pour se trouver. Se chercher, trouver des réponses sur lui-même. Il perd foi en l'espoir d'un jour, être un homme normal. Non, lui, il a besoin d'utiliser sa capacité pour se sentir humain.


La suite des mots d'Arthur fît frissonner l'enfant. Il se recroquevillait plus sur lui même, tentant de retrouver son réconfort.


Il a juste été abandonné.
Par tout le monde.


On ne pouvait plus distinguer son visage. Ses yeux cachés par ses bras entourant sa tête. Son visage se crispa.


Un sanglot.
Puis un autre.

Mélange de sentiments.
Colère, tristesse, rancœur, haine, peine...


- Ils m'ont...


abandonné.


- Ils avaient...


peur.


- enfin...


je n'y arrive pas.



- Ils avaient peur de ... finir en taule.. . alors ils m'ont abandonné... je suis désormais tout seul... vraiment... tout seul...


Et il pleure, le petit rouquin aux lueurs d'homme certain et sûr de lui. Il pleure, l'enfant qui n'attendait que la compagnie de la lune pour dévoiler ses vraies émotions. Sauf que là, ce n'est pas la lune qui l'accompagne, mais un homme, du nom d'Arthur Rimbaud..


Et il sanglote, encore, et encore, et encore...
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Mer 21 Nov - 11:19
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Le gamin ne s’en prit pas à toi pour lui avoir tapoté la tête. Tant mieux. Tu tenais à ta main. Après, s’il avait vraiment voulu t’attaquer, tu aurais pu utiliser ton pouvoir pour le calmer, ce n’était pas comme si tu pouvais être en situation de danger.

Tu soupiras de nouveau. Tu te trouvais dans une position assez inconfortable. Tu n’avais pas l’habitude de t’occuper des plus petit que toi. Tu avais même plutôt tendance à éviter leur contact, ne les trouvant pas assez intéressant. Cependant… Quelque chose chez Jules te donnait envie de l’aider.

À cet instant même, il semblait si fragile et perdu. Il te faisait penser à un chiot qu’on aurait abandonné dans la rue, et face à ça, tu ne pouvais pas rester insensible. Tu voulais rajouter quelque chose, un truc utile pour l’aider, mais Jules réagit à ta question d’une façon qui te fis perdre définitivement tes mots.

Il pleurait. Des larmes coulaient sur ses joues. Sa respiration était saccadée par des sanglots.

Ça, tu ne l’avais pas prévu. Tu restas figé sur place. Tu ne savais pas comment réagir. C’était encore qu’un gamin, ce n’était pourtant pas si extraordinaire qu’il pleure. Peut-être que les rumeurs que tu avais entendu à propos de lui t’avaient fait penser qu’il n’était pas du genre à pleurer. Il fallait vraiment que tu apprennes à te distancer des rumeurs.

Tu soupiras une nouvelle fois. Puis, tu le pris dans tes bras, lui frottant le dos pour que les sanglots passent.

Pauvre petit. Cela ne t’étonnait pas plus que ça que ses amis avaient fini par fuir. Ils étaient jeunes et cons. Tu avais toi-même jamais considéré les amis que tu avais en commun avec lui comme de vrais amis. Juste des personnes avec qui tu pouvais faire des conneries, profiter de ta jeunesse, mais jamais de choses sérieuses. Ce n’était définitivement pas avec eux que tu allais parler de révolution, parce qu’ils finiraient par se dégonfler. Ils faisaient parti de ces gens qui pensaient qu’ils étaient des rebelles mais dès qu’il y avait de vrais enjeux, ils partaient se terrer dans les jupes de leur mère.

Peu de gens surmontaient leur peur. Mais tu ne faisais pas parti de ces gens. Pour toi, la peur était devenue une amie.

Tu resseras ton étreinte. Tu avais envie de lui dire qu’il n’était pas tout seul, mais cela te semblait déplacé. Tu le connaissais presque pas. Néanmoins, tu te sentais obligé de faire quelque chose. Tu n’avais pas envie de ce chiot abandonné devenir un loup solitaire. Tu avais envie de lui donner une chance pour un avenir meilleur. C’était assez arrogant de ta part, de penser que tu pouvais réaliser une telle chose, mais tu voulais au moins essayer.

« Hé… Je suis là, moi. Et ce n’est certainement pas la peur qui me fera partir. » Tu l’observas avec un air déterminé. « La question maintenant est: est-ce que tu préfères être seul ou avec moi ? »

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Mer 21 Nov - 19:54


Outrunning Karmaft. RimbaudJules a toujours été ce genre d'enfant qui montre bien que rien ne l'atteint. Qu'il ne pleurait jamais et qu'au contraire, le sourire était l'une de ses armes fatales. Sourire quand on vient de tuer quelqu'un, ce n'est pas forcément très... normal. Mais le rouquin n'est pas normal, c'est une chose connue par les personnes ... par des personnes. Cependant, il ne s'attendait pas à ce qu'Arthur le prenne dans ses bras. Un geste lointain, presque inconnu. Sa main dans le dos de Jules calmait les sanglots de ce dernier. Sa respiration devenue saccadée redevenait calme. Apaisée.


Le petit ne trouvait pas tellement de chose à dire, si ce n'est profiter du silence, et de l'étreinte qu'offrait Arthur. Il s'emmitouflait d'ailleurs dans cette étreinte. A vrai dire, c'était rare qu'il ai ce genre de contact avec une quelconque personne. A part avec sa famille adoptive. 


Il sentait qu'Arthur resserrait son étreinte. Jules commençait presque à... apprécier cette sensation. Cette sensation de protection qu'offrait les bras du français, cette chaleur presque familiale. Jules n'était pourtant pas du genre à rester sans rie faire quand quelqu'un le force pour avoir un contact. Mais là, il ne sait guère pourquoi, mais il n'osait pas repousser Arthur.


Au contraire.


-... Avec... vo-... toi...


Pas tout seul.
Pas la solitude.
Rien de tout ça.

Tu restais dans les bras d'Arthur.


- Je ne veux pas... être seul...
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Mer 21 Nov - 21:15
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Le petit était complètement brisé. Il faisait peine à voir. Tu avais un peu envie de haïr les personnes qu’il l’avait poussé dans un tel état. Mais d’un autre côté, tu sentais qu’il avait une bonne part de responsabilité dans tout ça. Il n’était encore qu’un gamin mais il était également un criminel.

Il était également possible qu’il se moquait de toi depuis le début, en te faisant croire qu’il était faible pour mieux t’arnaquer après, mais… quelque chose dans la façon dont il se comportait te disait qu’il ne faisait pas semblant. Pour toi, ses larmes étaient sincères. Cela dit, tu espérais tout de même ne pas te tromper dans ton jugement.

Vu comment il agissait, Jules semblait te faire confiance. Il ne s’était pas retiré de tes bras et avait accepté de rester avec toi, ne voulant absolument pas être seul. Tu devais donc vérifier à quel point allait cette confiance.

« Très bien… » Tu désserras tes bras et le repoussas légèrement pour qu’il puisse te parler face à face, et non emmitouflé dans ta chemise. « Si tu ne veux vraiment pas être seul, je vais avoir besoin de ta sincérité pour pouvoir t’aider. J’ai besoin que tu me dises tous les crimes que tu as commis, car si jamais le jour arrive où tu dois payer pour ces crimes et que je ne suis pas au courant de cette histoire, je serais incapable de te protéger ». Tu lui souris légèrement. « Comme je l’ai dit tout à l’heure, je n’ai rien à gagner à te balancer aux forces de l’ordre. Alors tu n’as pas à te soucier de si oui ou non j’irais te dénoncer, car je ne le ferais pas. Je pense même que j’aurais autant à perdre que toi si jamais je le faisais ». Tu ris doucement. « Je suis peut-être maso, mais pas à ce point là ».

Tu l’observas attentivement. Est-ce qu’un gamin comme lui pouvait être un allié ? Son pouvoir était certes intéressant, mais tu avais encore des doutes concernant son caractère. « Si tu veux que cette alliance fonctionne, il va falloir se faire confiance, toi et moi ».

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