Bungou Stray Dogs
La guerre est déclarée...
Face à la défaite cuisante de la guilde, le conflit pour dominer Yokohama une bonne fois pour toute ne fait que commencer. Alors que chaque camp se bat pour ses valeurs, le chaos s'installe progressivement dans la ville, mêlant ainsi de simples citoyens au nombre de victimes. Cette guerre finira-t-elle par avoir une conclusion ? Et si cela est le cas, terminera-t-elle dans la peine et la souffrance ou bien une paix pourrait-elle être possible ? La réponse est entre vos mains.
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Les courses ne se déroulent jamais comme prévu (PV Akiko Yosano)

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Lun 19 Juin - 7:07
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Les courses ne se déroulent jamais comme prévu
Hideo Furukawa & Akiko Yosano


- Sais-tu pourquoi la mafia considère l'Agence comme des imbéciles ? Justement parce qu'elle évite au maximum les morts, même parmi les ennemis. Alors, oui, je l'aurais soigné. Tu n'aurais pas eu besoin de te rendre.

Tout faux. Ils n'évitaient pas la mort par bonté, mais par lâcheté.

- Même si j'ai peut-être un peu trop compté sur mon pouvoir, sans prendre en compte ce que tu ferais.

Maintenant, elle s'en voulait? Sauf qu'elle s'en voulait pour la mauvaise raison. Elle ne comprenait rien. Ce n'était pas de ne pas soigner le problème. C'était d'avoir la possibilité de soigner. C'était croire qu'un talent réglait tout, qu'elle était plus grâce à cela. Hideo allait devoir lui faire comprendre qu'elle était dans le faux. Et il le ferait avec la violence habituelle de sa vie, ce qu'il connaissait le plus. Il abattit son arme sur la garce, ne voulant plus rien de plus que de la détruire. Sauf que la détective bloqua son attaque, tout en l'évitant.

Un crac se fit entendre, distrayant le Mad Dog pendant un moment alors qu'il combattait le sourire qui voulait se dessiner sur son visage. C'était tout ce qu'il fallait à la détective pour réagir, traçant de sa lame une ligne rouge qui commençait au centre de son torse et se finissait à son épaule. La blessure était mince, mais profonde, prouvant que les lames de la femme étaient bien aiguisées. En tant normal, Hideo embrasserait la douleur qui se dégageait de la blessure. Cela voulait dire que le combat risquait d'être intéressant. Mais l'identité de son adversaire et les actes qu'elle avait commis empêchait le combat d'être amusant.

À la place de l’exciter plus comme était son habitude, la situation ne faisait que frustrer le mafieux. La femme qu'il combattait ne méritait pas l'engouement qui le prenait lorsqu'il se battait contre quelqu'un d'intéressant. Elle méritait simplement de souffrir encore encore et encore. Hideo ignora la douleur de son épaule et continua à avancer sur la salope, cherchant à l'acculer dans un coin. Il ne prit pas de répit et chercha à frapper de nouveau la garce, tout en lui lançant des paroles venimeuses.


- L’imbécillité de l'Agence n'est pas de sauver ses vies, c'est de nier vos actes. Combien l'homme-tigre a-t-il tué avant de vous rejoindre? Dazai? Kyouka? Sauf que c'est correct, parce qu'ils ont l'intention de sauver des vies maintenant,
c'est ça?


Au moins, Hideo n'avait jamais caché qu'il était un tueur.

- Mais la pire, c'est toi, Akiko-san. Ton don n'est là que pour t'empêcher d'assumer tes actes. Ce n'est pas grave de mutiler ou de faire souffrir parce que tu effaces tout par la suite. Les blessures, tes remords, ta conscience...
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Mer 21 Juin - 11:45
Akiko aurait aimé pouvoir se réjouir d'avoir blessé ainsi le mafieux. Elle avait bien senti que la blessure était plus sévère qu'elle n'y paraissait, c'était un point pour elle. Mais elle avait trop mal pour y penser. Des éclairs de douleur avaient fondus sur son poignet, se propageait à une vitesse folle dans tout son bras jusqu'à l'épaule. Et puis, aussi profonde pouvait être la blessure, ça ne lui donnait par pour autant l'avantage. Elle recula d'un pas pour qu'Hideo ne profite pas du fait qu'elle soit sonnée par ce choc en l'attaquant. Elle savait bien que ce n'était pas ce qu'elle devait faire, qu'elle finirait acculée si elle continuait mais si elle ne le faisait pas, elle subirait encore plus de dégâts. Ce n'était pas dans son caractère de fuir. Elle n'avait l'intention de fuir, de toute façon, il lui fallait juste reprendre ses esprits, et sans recevoir un autre coup, si possible.

Elle pourrait se soigner, certes. Mais au bout de combien de blessures ? Et surtout... Si elle se faisait assommer par un de ces barres de fer... Oh, même inconsciente, son pouvoir la soignerait. Là n'était pas le problème. Non le problème était plutôt dans le fait qu'inconsciente, elle ne pourrait pas se défendre, et capacité ou pas, une balle dans la tête et elle était morte. Il allait falloir qu'elle ménage son poignet. Il n'était pas cassé, sinon elle la douleur aurait été pire. Mais il était bien abîmé, probablement foulé. C'était suffisant pour qu'elle souffre. Elle laissa retomber son bras au poignet blessé le long de son corps, elle allait se battre à une main, tant pis... L'arme était lourde et son muscle trembla sous le poids avant qu'elle ne réussisse à le stabiliser.

Hideo se jeta alors dans le combat, cherchant à la frapper sans lui laisser de répit. Il n'y avait aucune logique à ses coups. Et Akiko ne pouvait à l'instant qu'esquiver. Enfin... Esquiver... Limiter les dégâts, plutôt. Car plusieurs fois la barre en métal la frôla, et ça avait beau ne durer que l'espace d'une seconde, elle souffrait, et pas qu'un peu. Elle sentait déjà des bleus et hématomes se former sur son ventre, ses jambes, ses bras. Sans compter les innombrables coupures qu'elle recevait.

- L’imbécillité de l'Agence n'est pas de sauver ses vies, c'est de nier vos actes. Combien l'homme-tigre a-t-il tué avant de vous rejoindre? Dazai? Kyouka? Sauf que c'est correct, parce qu'ils ont l'intention de sauver des vies maintenant, c'est ça?
- Hé ? Atsushi n'a jamais tué personne. Et Kyoka et Dazai... C'était tout ce qu'ils savaient faire. Qu'auraient-ils pu faire d'autre ? Tout le monde a le droit à une seconde chance, mais leurs meurtres ne sont pas oubliés pour autant.

En fait, sans Atsushi, Kyoka n'aurait même pas été "sauvée". Elle aurait été livrée à la police et... condamnée, et personne n'aurait tenté de l'empêcher sauf peut-être la mafia si elle jugeait Kyoka encore utile. L'Agence aurait fermé les yeux dessus, en serrant les poings pour certains.

- Mais la pire, c'est toi, Akiko-san. Ton don n'est là que pour t'empêcher d'assumer tes actes. Ce n'est pas grave de mutiler ou de faire souffrir parce que tu effaces tout par la suite. Les blessures, tes remords, ta conscience...

Akiko se figea. Parce qu'il croyait qu'elle n'en avait pas conscience ? Elle savait bien que lorsqu'elle blessait ses ennemis pour sa survie et se disait qu'elle les soignerait plus tard, elle fuyait, quelque part. Mais que pouvait-elle faire de mieux ? Les tuer ? Hors de question, c'était encore pire. La vie était sacrée. Alors oui, quitte à faire souffrir, Akiko utiliserait sa capacité autant de fois qu'il le fallait. Et qu'importe si les autres pensaient qu'elle était lâche !

La Détective comprit son erreur que trop tard. Elle s'était laissé distraire par ces mots, et elle allait en payer le prix fort. Elle voyait la barre de fer s'abattre sur elle. Trop tard pour s'écarter, et de toute façon, c'était un mûr, derrière elle. Tout ce qu'elle pouvait faire c'était éviter que le dommage ne soit trop grave en se protégeant la tête. Elle leva en guise de protection un bras, celui au poignet foulé. Autant garder l'autre en usage. Le coup la fit littéralement voler. Elle heurta le mur derrière elle. Sa bouche s'ouvrit mais aucun cri n'en sortit, seulement un crachat de sang. Elle se laissa tomber à genoux, retenant un rire qui ne faisait que la faire souffrir encore plus. Alors c'était comme ça... Elle se redressa tant bien que mal et couvrit la distance qui la séparait du mafieux d'un pas maladroit. Jusque-là il avait vu comme elle maniait bien la lame, mais c'était tout, non ? Alors elle allait lui montrer comme son coup de pied était fort aussi.

Elle décida de tenter une ruse. Idiote, complètement. Quelle était la chance qu'elle réussisse ? Pas très grande. Et même si ça réussissait, ce serait à double tranchant. Mais une blessure de plus ou de moins. Quelle importance ? Elle leva son bras valide pour faire mine de vouloir abattre son arme sur le mafieux. Une attaque facile à esquiver qui avait tout de désespérée. Mais en réalité, ce n'était là qu'une distraction, peut-être pitoyable, mais... Peut-être suffisante pour qu'Hideo ne voit pas son coup de pied venir.
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Lun 26 Juin - 4:07
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Les courses ne se déroulent jamais comme prévu
Hideo Furukawa & Akiko Yosano


Hideo frappait, frappait et frappait sans répit, sans arrêter d'avancer et sans intention de cesser. Il ne visait aucune partie du corps de la femme en particulier, sachant qu'il avait l'avantage de la force physique et d'avoir une arme plus imposante ainsi qu'avec une plus grande portée. La détective esquivait de son mieux, mais le mafieux savait qu'elle se fatiguerait avant lui, d'autant plus qu'elle se servait uniquement d'une main. Chaque nouvelle ligne sanglante qui apparaissait sur son ennemie était un signe de sa mort prochaine.

Tout en agressant son adversaire, Hideo lui lançait des vérités au visage, sachant qu'il n'y avait rien de plus blessant que la vérité. Il n'essayait pas particulièrement de la déstabiliser, seulement de la blesser mentalement, une souffrance qu'il savait être bien pire que la douleur physique. Le Mad Dog voulait la faire souffrir. Sauf que ses paroles eurent l'effet non prévu d'arrêter les mouvements de son ennemie pendant quelques fractions de secondes, il ne laissa pas passer sa chance et continua son attaque de plus belle, abattant une nouvelle fois sa barre de fer sur la détective qui fut projetée contre le mur de la ruelle.

Enfin, la salope était à sa merci. La brunette était à genoux devant lui, à quelques pas seulement. le mafieux hésita pendant un moment. Il n'aimait pas particulièrement frapper un ennemi déjà à terre. Probablement une stupide notion d'honneur que la vie dans la Mafia n'avait pas encore réussi à battre hors de lui. En même temps, l'honneur était une notion plutôt inutile lorsqu'on était entouré de personnes qui ne connaissaient même pas ce que c'était. Autant en finir maintenant, histoire de ne pas laisser à la femme le temps de se guérir.

Hideo fit un pas en avant, levant sa barre de fer pour donner un dernier coup à la meurtrière, mais cette dernière le devança en se redressant et en boitant jusqu'à elle. Pathétique. Que croyait-elle pouvoir faire, à ce stade? Essayer de l'attaquer, apparemment. D'un vague mouvement, elle tenta de se servir de sa lame pour le blesser, un mouvement que le mafieux évita facilement tout en ricanant. Il ouvrit la bouche pour se moquer de la tentative ridicule de son ennemie. Sauf que le seul son qui sorti de sa bouche fut un juron lorsqu'un talon haut vola vers sa tête. Heureusement qu'il avait de bons réflexes.

Reculant vivement tout en se penchant vers l'arrière, le Mad Dog évita de peu l'attaque de la détective. Sauf que se faisant, il trébucha contre un des déchets qui parsemaient la ruelle et dont il avait oublié la présence. Hideo entendit Kuromaru aboyer un avertissement, mais ne comprit que trop tard pour se tourner dans sa chute. Il sentit un choc dans sa jambe, puis plus rien pendant quelques secondes. Puis...


- Graaaahhh !!! Merde, merde, merde !

La douleur était foudroyante. Jurant à voix haute, l'homme évita de regarder sa jambe, comme si le fait d'ignorer la situation allait la faire disparaître. Sauf qu'il n'était pas seul et il ne pouvait se permettre cette liberté. Sans cesser de blasphémer, il regarda sa jambe droite et ses jurons redoublèrent de force lorsqu'il vit la barre de fer qui la traversait. Il cligna des yeux, à la fois pour voir quelque chose à travers la sueur qui coulait sur son front et à la fois en espérant que la barre disparaîtrait lorsqu'il rouvrirait les yeux.

Serrant les dents, Hideo mit ses deux mains autour de sa jambe en serrant, la pression le distrayant légèrement de la douleur et du sang qui s'en échappait à chaque pulsation de son cœur. Il ne sentait même plus la douleur de son épaule tellement celle de sa jambe était omniprésente. Bon sang, la femme, il ne pouvait pas rester là comme ça et...


- Non ! Kuromaru, NON !

Le voyant temporairement sans défense, le chien ignora les ordres paniqués du mafieux et sauta sur l'ennemie. Parfois, Hideo maudissait l'intelligence du chien qui avait délaissé le chiot et avait silencieusement suivit les deux combattants en attendant l'occasion parfaite d'attaquer. La salope était mieux de ne pas le blesser !
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Mar 27 Juin - 18:22
Hideo esquiva sans difficultés la lame d'Akiko. Mais ça, elle s'y attendait. Entendant le ricanement du mafieux, un léger sourire naquit sur les lèvres de la Détective, tout aussi moqueur que le rire de l'homme, malgré le sang qui s'écoulait de ses lèvres. S'il riait ainsi, c'est qu'il ne voyait pas son coup de pied venir... Et alors, peut-être que... Mais non, Hideo avait apparemment de bons réflexes. Néanmoins dans la précipitation, il se prit les pieds dans les déchets jonchant la rue et s'étala de tout son long. Mais ce n'était pas tout...

- Graaaahhh !!! Merde, merde, merde !

Il s'était blessé dans sa chut, et pas qu'un peu. Baissant les bras, Akiko se permit de se relâcher un peu sans pour autant lâcher son arme. Elle fixa interdite la barre de métal traversant la jambe du mafieux. Que faire ? Le soigner ? Non, ce n'était pas une bonne idée. Hideo n'était pas comme Kaiji Motojirô, par exemple. Ce dernier comptait uniquement sur ses "bombes citrons", alors lorsqu'il avait rencontré Akiko qui avait pu y résister, il n'avait rien pu faire au corps à corps. Et après qu'elle l'ait "soigné", il était complètement hors d'état de nuire, sans doute car peu habitué à la douleur. Mais la Détective était sûre que ce n'était pas le cas de ce mafieux. Si elle le débarassait de ses blessures, même si cela impliquait une "petite séance de torture", il ne resterait pas à rien faire une fois ses forces revenues. Alors que faire ? Appeler la police ? Ce n'était pas une mauvaise idée, un criminel de la mafia était forcément recherché, et à partir du moment où il était "arrêté", peu importe par qui, ça revenait au domaine de la police. Mais elle ferait peut-être mieux de contacter l'Agence en premier... Bien sûr, elle était grande, et membre de l'Agence ou pas, elle savait prendre des initiatives et ne comptait pas uniquement sur ses collègues. Mais parfois, il ne fallait pas trop la jouer solo et les informer de ce qui venait de lui arriver était la moindre des choses.

Elle jeta un coup d'oeil vers son sac à main, au milieu des armes éparpillées. Non loin, il y avait aussi ses achats qui n'avaient pas l'air d'avoir été trop abîmés. Mais là, elle s'en fichait pas mal. Elle s'apprêtait à s'avancer vers le sac pour y récupérer son téléphone dans une des poches lorsque quelque chose la stoppa. Un mouvement... Quelque chose avait bougé, et sacrément rapidement. Ce n'était donc pas encore fini... ?

- Non ! Kuromaru, NON !

Akiko fit volte-face pour voir cet énorme chien se jeter sur elle. Elle n'avait même plus, ni la force, ni le courage de lever son arme. Et l'image de l'autre chien lui revenait, hors de question de faire une victime de plus. Une excuse totalement idiote. Ce chien-là était bien plus féroce, en bien meilleure santé. Il saurait se défendre. Et surtout, il saurait la blesser. Et pas qu'un peu. Que faire ? Même si elle décidait finalement de se défendre, elle n'y arriverait pas. L'arme qu'elle avait était bien trop lourde, elle n'arriverait pas à tenir avec l'énergie qu'il lui restait. Son regard dévia involontairement vers les autres armes au sol. Si elle pouvait l'atteindre... Un espoir vain et idiot. Kuromaru, comme l'appelait Hideo était bien plus rapide qu'elle. Logique, comme si une humaine pouvait espérer avoir une vitesse plus élevée qu'un chien, surtout un qui semblait forgé pour le combat.

Cette seconde d'inattention l'empêcha de tenter une esquive pour au moins limiter les dégâts ou au moins de se préparer à encaisser le pire. Le chien n'était pas idiot. Il aurait pu tenter de la renverser, mais au lieu de ça il se jeta d'abord sur une de ces jambes. Si elle se retrouvait incapable de tenir debout, elle serait entièrement à sa merci. Ses yeux s'écarquillèrent sous le choc et elle lâcha sa lame qui heurta le sol avec un bruit sourd. Trop tard pour la ramasser. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? D'habitude ce n'était pas la souffrance qui pouvait lui faire lâcher prise ? Elle avait appris à y résister depuis longtemps. Elle avait l'impression d'avoir perdu ses compétences en cette journée, d'avoir commis tellement d'erreurs, c'était frustrant. Et le pire c'était qu'aucune des blessures qu'elle avait n'était actuellement mortelle. Elle ne pouvait pas se soigner, pas encore. Mais peut-être... peut-être que si elle continuait à perdre du sang, elle atteindrait le stade de mourante et son pouvoir s'activerait alors. Oui, c'était largement faisable. Mais à quel prix ?

Si elle tombait, le chien pourrait facilement l'achever, qu'elle se soigne ou pas. A voir les crocs de l'animal, s'il les plantait dans sa gorge, elle était morte. Parce qu'il s'agissait d'un réflexe humain, elle tenta de se débattre, ce qui ne fit qu'approfondir la morsure. Elle tenta de donner un coup de pied à l'animal mais ce n'était pas assez fort. Il n'y avait plus rien à faire. Peu importe comment elle se débattrait, elle n'arriverait à rien, le chien aurait le temps de l'achever avant qu'elle se soigne. Ou non... Il restait une solution. Elle donna un nouveau coup de pied à l'animal, mais avec plus d'énergie, cette fois. Celui-ci recula, comprenant qu'elle avait encore quelques capacités pour se défendre. Maintenant, il allait falloir être rapide, très rapide. Il fallait qu'elle ramasse son arme, en douceur, mais pas trop lentement, car elle serait une proie facile en se baissant. Elle en était capable, elle n'avait pas le choix.

Mais il faut croire qu'Akiko s'était surestimée. En voulant se baisser, elle tomba à la renverse. Tout ce qu'attendait le chien. Pourtant, dans un immense effort, elle se saisit de son arme, roula pour se retrouver sur le dos, et tenant l'arme d'une main par le manche, et de l'autre par la lame elle-même, ce qui lui valut de mettre sa main en charpie, elle leva les bras pour bloquer le chien qui se jettait déjà sur elle pour la déchiqueter. Ses bras ployèrent sous le poids de l'animal rapprochant dangereusement la lame de sa poitrine. Mais parce que s'abîmer les pattes contre quelque chose d'aussi aiguisé ne devait pas être agréable, le chien recula. Sans doute savait-il qu'il ne pouvait tout simplement pas perdre vu l'état actuel de la Détective. Et c'était le cas, en effet. Mais c'est que personne, sauf ceux connaissant suffisemment Akiko, ne pouvait prévoir ce qu'elle allait faire. D'un geste rapide et efficace, elle traca une ligne fine mais profonde sur sa poitrine. Une blessure mortelle, faite avec une précision digne du médecin qu'elle était. Mais surtout... Elle sentait ses blessures se refermer. Maintenant, il fallait qu'elle se relève. Qu'elle ignore la douleur qui continuait à la lancer malgré la disparition de ses plaies, et qu'elle en finisse. C'est ce qu'elle tenta de faire, tant bien que mal, ignorant ses vêtements en lambeaux ou le sang qui continuait de couler de son menton, prête à esquisser un geste de défense face au chien.
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Mer 5 Juil - 3:41
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Les courses ne se déroulent jamais comme prévu
Hideo Furukawa & Akiko Yosano


- Non ! Kuromaru, NON !

Hideo regarda avec horreur son compagnon se lancer en direction de l'ennemie pour le défendre. Il lui avait avait pourtant dit de ne pas s'en mêler ! C'était dans des moments comme ceux-là qu'il regrettait les limites de son talent. Il pouvait communiquer et fortement influencer les chiens, mais au final, leurs décisions restaient les leurs. Il ne pouvait pas les forcer à l'écouter. Stupide Kuromaru... Il était mieux de ne pas se blesser !

Le mafieux détestait n'être qu'un spectateur, mais c'était tout ce qu'il pouvait être. Il était littéralement cloué au sol et la douleur lui faisait tourner la tête. Il se contenta de regarder, impuissant et frustré, pendant que son chien rentrait ses crocs dans la jambe de la Détective, secouant la tête pour la faire tomber. Au moins, Hideo lui avait bien enseigné...


- Lâche-là et attaque encore, elle ne pourra pas se tenir debout, Kuromaru, attaque encore !

Son chien ne l'écoutait pas. En même temps, cela n'avait rien d'étonnant. Son compagnon avait toujours tendance à s'emporter une fois qu'il commençait à se battre. Et l'autre qui essayait de lui donner des coups de pieds... Salope! Elle finit par faire lâcher prise à l'animal et tomba d'elle-même par terre, comme il l'avait prédit. Pourquoi ne l'écoutait dont jamais? Kuromaru essaya de mettre fin au combat, mais la femme ne devait pas avoir compris qu'elle n'avait plus de chances puisqu'elle se servit de sa lame pour blesser encore son chien. Encore...

- Ça suffit Kuromaru ! C'est terminé de toute façon... J'ai mal...

Tête de mule ou pas, son compagnon tenait tout autant à lui qu'Hideo tenait à lui. Grognant une dernière fois, il recula de quelques pas, laissant la femme toute seule. De toute façon, tout était finie. Le temps était écoulé... Il entendait sa meute aboyer. Les chances de la détective venaient de passer d'infimes à inexistantes. Elle allait mourir. Il aurait aimer la tuer lui-même, mais il laisserait ses chiens faire. La voir être mangée vivante était une revanche suffisante, non?

Sauf que la femme n'avait pas l'intention de le laisser faire. Elle se coupa elle-même la poitrine. Hideo ne comprenait pas. Souhaitait-elle... éviter d'être tuée et préférait le suicide?Non. Est-ce que? Bon sang. Ses blessures étaient en train de disparaître. C'était ça son talent? Mais.. pourquoi ne l'avait-elle pas utilisé plus tôt? Qu'est-ce que?

Les interrogations de l'homme furent interrompus par l'arrivée de sa meute. Enfin, ses chiens de combats étaient là, une quinzaine de grands chiens, passant des bergers allemands aux huskys aux bulledogs et aux dobermans... En retard, mais là. Hideo tendit la main et serra un de ses Malamute contre lui. Puis, il s'agrippa solidement à lui.


- Tires-moi. N'arrête pas.

Le Mad Dog ne fit étrangement pas de bruit en se relevant, retirant en même temps la barre de fer de sa jambe. À la place, il arrêta simplement de respirer. Cela faisait autant mal que de se faire transpercer. Bon sang... Le mafieux s'appuya sur son chien, respirant bruyamment, ignorant les filets de sueur coulant de son visage. Au moins aucune artère n'avait été touchée, sinon il aurait perdu bien plus de sang. Mieux valait se dépêcher de retourner au QG de la mafia où il pourrait être soignée. Quant à la détective...

Elle était guérie. Autre que le sang tachant sa peau et ses vêtements ainsi que le fait que ces derniers soient déchirés, il n'y avait plus de traces de ses blessures. Cependant, elle était encerclée et si elle ne pourrait pas se défendre contre tout ses chiens à la fois. Si elle ne pouvait être tuée, Hideo ne pourrait pas venger la mort du chien de ruelle. Sauf qu'il était certain que quelqu'un à la Mafia saurait la faire souffrir assez, jusqu'à ce qu'elle supplie de mourir. Puisque c'était comme cela...


- Alors tu t'auto-guéris... C'est frustrant Akiko-san. Je crois que certains de mes amis aimeraient bien expérimenter avec ton talent, histoire de voir jusqu'à quel point tu peux l'utiliser. Tu vas m'accompagner. N'oublies pas que le centre commercial n'est pas loin et que j'ai suffisamment de soldats pour faire beaucoup de dégât tout en en ayant assez pour te garder ici... Et ceux-là ne te laisseront pas les blesser.

Échec et mat. Hideo n'était peut-être pas en état de continuer. Mais la femme ne pourrait pas se battre contre toute sa meute. S'il se fiait à l'habitude de son boss, il devrait y avoir une voiture prêt à les emporter dès la sortie de la ruelle, connaissant son habitude à se laisser emporter et d'avoir besoin de repartir rapidement, que ce soit pour des blessures ou pour fuir des renforts. Une chance qu'il n'aurait pas à marcher loin, parce que sinon sa menace n'aurait pas eu lieu d'être.

Spoiler:
 
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Sam 8 Juil - 20:52
Akiko n'avait même pas entendu ce qu'Hideo disait à son chien pendant la confrontation. Ou plutôt, elle n'y avait pas accordé de grande attention. Pas comme si c'était important. Bien sûr, elle avait gardé l'oreille ouverte, car on ne sait jamais, mais le mafieux n'était certainement pas idiot au point de balancer des informations qui pouvaient lui être utiles pour argumenter auprès de son chien, comme quoi il devait se retirer.

Alors qu'elle réussissait à se relever malgré ses muscles endolories et Kuromaru qui semblait la guetter, Akiko se rendit compte que le bruit de fond qui se faisait entendre depuis cinq minutes tout plus correspondait à des... aboiements... Ses yeux s'écarquillèrent sous la surprise. Les chiens n'étaient pas encore là mais elle n'était pas idiote. Aucune porte de sortie, rien. Sa fierté qui l'avait empêché de fuir ou d'appeler à l'aide alors qu'elle était désavantagée lui avait fait commettre une erreur. Encore. Elle avait finalement ignoré le sifflement du mafieux, le recalant dans un coin de son esprit. Mais apparemment, il s'agissait bien d'un signal d'appel de renforts. Elle s'était faite avoir... comme une débutante.

Après toutes ces années dans l'Agence a lutter contre la mafia et d'autres criminels... Comment pouvait-elle se faire prendre aussi facilement ?! Le mafieux n'était pourtant pas des plus malins puisque son expérience de Détective avait réussi à prévoir certains de ses actes ainsi que la signification du sifflement. La rage l'envahit. Elle n'aurait pas dû être si fière, si arrogante. Si cela ne la concernait qu'elle, ç'aurait été une autre chose. Mais l'Agence dépendait de son talent. Etait-ce poids des responsabilités qui n'avait fait qu'augmenter depuis l'arrivée de la guilde qui l'avait rendue imprudente ? Oui sans doute. Dans son envie pressante de se détendre enfin, elle avait manqué d'attention et surtout n'avait pas eu les bons réflexes face à la situation.

Mais quel lâche, cet Hideo ! Se cacher derrière les chiens... N'était-il donc pas capable de se battre seul, comme un homme ? Tss. Si elle était méprisable sous prétexte que "son talent lui permettait d'effacer sa culpabilité", il l'était encore plus. Mais rager ainsi ne servait à rien... Mais c'était tout ce qu'elle pouvait faire en attendant la meute. La fuite n'étant même plus envisageable, qu'elle le veuille ou non. Elle se retrouva bien vite entourée par une quinzaine de chiens, bien plus dangereux que celui qu'elle avait blessé et qu'Hideo avait achevé.

Akiko leva son arme. Elle se battrait jusqu'à la mort. De toute façon, c'était peine perdue. Dans tous les cas, elle allait mourir. Alors Agence ou pas, elle pouvait désormais se permettre de perdre toute prudence. Une dernière fois.

- Tires-moi. N'arrête pas.

Akiko jeta un coup d'oeil vers Hideo. La surprise se lut sur son visage, mais seulement l'espace d'une seconde. Il se relevait déjà... Elle n'avait pas l'habitude de se battre contre des adversaires aussi coriaces, mais au fond... elle connaissait plus d'une personne capable de tels efforts même après une blessure aussi importante. Il n'y avait pas de quoi être surprise. Néanmoins, elle devait, à contre-coeur, lui reconnaître qu'il était impressionnant. Résistant, et surtout capable de ne pas hurler malgré la douleur.

- Alors tu t'auto-guéris... C'est frustrant Akiko-san. Je crois que certains de mes amis aimeraient bien expérimenter avec ton talent, histoire de voir jusqu'à quel point tu peux l'utiliser. Tu vas m'accompagner. N'oublies pas que le centre commercial n'est pas loin et que j'ai suffisamment de soldats pour faire beaucoup de dégât tout en en ayant assez pour te garder ici... Et ceux-là ne te laisseront pas les blesser.

Le médecin se figea. Quoi... ? Elle ne pouvait même pas se battre et mourir dignement ? Non, il allait falloir qu'elle passe sa vie à subir la torture ? Car il était hors de question qu'elle laisse Hideo blesser des civils. Si d'autres personnes étaient concernés par son sort... C'était une tout autre histoire. Mais il ne fallait pas qu'elle perde espoir. Etre enfermée signifiait rester en vie et donc, forcément pouvoir trouver le moyen de fuir. Certes, personne ne s'était jamais enfuie des cachots de la mafia (à part Dazai mais c'était un cas particulier), elle n'aurait qu'à être la première. Lentement, elle baissa son arme. Un ricanement amer et dédaigneux franchit ses lèvres.

- Sachant que mon pouvoir ne s'active que lorsque je touche une personne une personne mourante avec des blessures externes, ou que moi-même suis dans ce cas, ce ne serait pas de l'expérimentation mais de la tor-tu-re, fit-elle en insistant sur le dernier mot comme elle l'aurait fait avec un gamin.

Finalement, elle lâcha son arme et la projeta au loin d'un coup de pied pour montrer qu'elle n'était pas une menace. Elle leva aussi les mains en l'air avant de les laisser aussitôt retomber, sans pouvoir s'empêcher de lever les yeux au ciel tant la situation lui semblait ridicule. Puis sans un mot, elle suivit le mafieux. Enfin... Elle le devançait plus souvent que ne le suivait tant sa blessure le ralentissait. Mais le chemin n'était pas long. En effet, une voiture les attendait au bout de la ruelle, ainsi que deux hommes. Akiko les vit chuchoter entres eux, surpris par sa présence et lui préparant certainement un "chaleureux accueil". S'enfuir maintenant entraînerait la mort d'innocents, quant à créer un remue-ménage à l'intérieur du véhicule... Comme si elle pourrait, ils allaient la droguer avant même qu'elle ne puisse bouger le petit doigt. Et les vitres étant teintées, personne ne remarquerait quoi que ce soit lorsque la voiture se mettrait en route.

- Toujours aussi efficace et... prévoyant, à ce que je vois..., lâcha-t-elle, amère.

Si elle n'avait pas parler au masculin, on aurait pu croire qu'elle parlait de la mafia. Mais non, elle pensait à Mori. Elle avait été sa stagiaire après tout, et elle le reconnaissait bien là. Tout était parfait pour faire face à n'importe quelle situation. Devançant les mafieux, elle ouvrit brutalement une portière et se glissa dans le véhicule, fermant brièvement les paupières. Mais lorsqu'elle les rouvrit, elle était prête. Prête à être droguée, à être torturée, à souffrir... Son regard était plus déterminé que jamais. Elle n'abandonnerait pas. Et résisterait. Du moins, croyait-elle...
Cette nouvelle confiance en elle devait d'ailleurs faire rager Hideo s'il l'avait remarquée, pensa-t-elle avec satisfaction.
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