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Charmante rencontre avec un nouveau collègue... ou pas.. [PV KÔTA]

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Jeu 17 Aoû - 22:15
Allier une vie de lycéenne normale (si Jun pouvait être qualifiée de normale, car de nos jours peu de jeunes sont aussi timides qu'elle) à celle d'un agent aux services spéciaux n'était pas des plus faciles. Enfin, Jun n'était pas encore officiellement agente, mais plutôt en formation. Mais ça n'en était pas moins facile. Comment progresser dans ce domaine lorsqu'en plus elle devait suivre ses cours ? Surtout qu'il était dans sa nature de vouloir être bonne en tout, pour ne pas "décevoir" ses aînés. Est-ce que c'était si important ? Pas forcément puisqu'en ce qui concernait Yumi, elle le voyait mal lui dire "c'est bien tu as des bonnes notes, Grand Frère est fier de toi". M'enfin, disons qu'elle voulait... attirer l'attention de ces derniers ? Toujours inutile puisqu'elle n'en avait pas besoin. Au contraire, elle attirait peut-être un peu trop l'attention de Yumi vu comme il était toujours à l'embêter. Quant à Madoka, protecteur comme il pouvait être, évidemment qu'il se souciait d'elle. Mais dans tous les cas, peu importe ce qu'elle tentait de faire, ça ne fonctionnait pas trop vu les notes très basses qu'elle avait. Mais qu'importe.

Et donc, après une longue journée de cours, plus que fatiguante émotionnellement parlant, tout ce monde, cette solitude, cette crainte des regards... Bref. La voilà qui se rendait dans les quartiers des services spéciaux. Elle ne savait pas trop si elle avait vraiment besoin d'y aller tous les jours après les cours en plus du week-end mais souhaitait s'investir le plus possible. Elle avait hâte d'enfin devenir Agente. Et surtout... Elle voulait devenir encore plus forte, encore et encore, ce n'était jamais assez. Ce n'était pas pour son intérêt, au contraire. Au fond, elle s'en fichait pas mal d'elle, elle ne voulait pas mourir, certes, car voulait continuer de vivre aux côtés de ses frères et surtout de continuer d'être aussi heureuse. Un souhait qu'elle jugeait égoïste. Mais ce qu'elle voulait avant tout, c'était... pour une fois être celle qui les protégerait.

Elle s'arrêta essouflée devant la porte derrière laquelle se cachait les quartiers des services spéciaux. Elle avait couru pour venir, préférant emprunter des ruelles désertes que certains jugeraient dangereuses (c'était mieux que de se confronter à la foule). Mais elle savait se défendre. Le katana qui pendait à sa taille en témoignait. Eh oui... Même en cours elle l'emmenait. Ou plutôt, elle le cachait dans son casier le matin pour le récupérer à la fin des cours. Elle avait un sac assez grand pour l'y dissimuler, heureusement. Mais en ville, puisque tout le monde pensait que ce n'était qu'un jouet et elle une enfant elle n'hésitait pas à l'attacher ainsi à sa ceinture. Par réflexe, la jeune femme frappa à la porte avant de se rappeler qu'elle n'avait pas à le faire. Elle poussa la porte et entra dans le bâtiment, essuyant au passage ses pieds sur le paillasson. Elle se dirigea vers la fontaine à eau pour d'abord se désaltérer. Elle avait pris du temps avant d'accepter qu'elle avait vraiment le droit de se servir à boire elle aussi. Elle marchait en fixant un point droit devant elle, une expression qui pouvait paraître glaciale mais n'était en réalité que l'apparence que prenait son stress. Elle avait beau être ici depuis bien plus d'un an, elle avait toujours autant de mal à l'idée de devoir engager une conversation avec un des membres qu'elle ne connaissait à peine. Mais même si son regard portait devant elle, elle ne faisait pas vraiment attention aux potentiels obstacles sur sa route. Mettant toute son énergie à ne pas laisser paraître sa gêne et ne pas finalement faire demi-tour. Aujourd'hui il n'y avait personne qu'elle connaissait vraiment après tout...

Et manque de chance, elle ne remarqua la personne debout qu'à la dernière minute. Un peu plus et elle ne lui rentrerait dedans, là, ses cheveux n'avaient fait que le frôler. Elle leva les yeux, honteuse mais conservant cette impassibilité qui ne semblait laisser filtrer aucune de ses émotions. Du haut de ses 1m50, elle se sentait toute petite en face de cet homme. Qui était-ce déjà ? Elle avait vu son nom et sa photo quelque part, elle en était sûre. Mais son nom... Impossible de s'en souvenir. A cause de cette panique intérieure qui l'empêchait de réfléchir correctement. Elle le fixa ainsi, peut-être pendant dix secondes ne sachant comment réagir avant de prendre la parole pour... s'excuser, alors qu'au final elle ne l'avait pas réellement bousculé.

- Désolé...

Que faire maintenant ? Attendre sa réaction ? Peut-être mais... Elle n'avait pas vraiment envie qu'une conversation s'engage. Enfin si... Elle aurait préféré avoir de bonnes relations avec ses collègues mais... Elle n'osait pas, tout simplement. Quand quelqu'un commençait à lui adresser la parole, elle savait parler, bien sûr. Mais se contenter de répondre aux questions de manière brève et sans développer, ne faisant jamais, ou très rarement le premier. Trois secondes après cette excuse, elle se décida à contourner l'homme, en se mordant la joue, intimidée par la situation. Sa démarche semblait encore plus mécanique qu'auparavant. Ah ! Elle venait de s'en rappeler, cet homme s'appelait Kô.. Kôta. Oui c'était ça. Ce n'était pourtant pas compliqué ! Juste deux syllabes... Mais s'en souvenir maintenant ne lui serait pas vraiment utile, pas comme s'il allait lui dire quelque chose... si ?
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Jeu 17 Aoû - 22:56

Charmante rencontre avec un nouveau collègue... ou pas...


Je n’avais décidément pas de chance. Non seulement j’avais raté ma filature mais en plus j’avais perdu ma cible en plein centre ville. Qui plus est, mon rapport avait eut lieu une heure après. Bon, je dois admettre que ce dernier ne fut pas si terrible que ça, puise qu’il s’avéra que j’avais réussis à repérer un futur talent pour notre service. Non pas que ce dernier étant d’accord pour quoi que ce soit, mais il était prometteur tout de même. Avec un talent remarquable. J’étais donc sortis fatiguer mais sans crainte de me faire taper sur les doigts du moins pour aujourd’hui.

Je n’avais donc plus qu’une envie qui pourtant, me donnait des frissons : Dormir. Aussi terrifiante qu’alléchante cette idée. Peut-être qu’avec un peu de chance, je serais assez claqué pour m’assoupir avec l’aide de mes somnifères. Non pas que le traitement soit d’une quelconque utilité depuis que je les ai, mais bon… Ce n’est pas comme si j’avais autre chose sous la main. J’avais un rendez-vous bientôt avec un psychiatre spécialisé. Officiellement j’y allais à cause du traumatisme dû à l’attaque de la Bête il y a des années de ça à mon village. Officieusement et personnellement je savais très bien que c’était pour ce que je vivais encore chaque jours et nuits. Je me demandais même comment cela se faisais que je ne sois pas encore dans un hôpital psychiatrique. Je l’aurais sans aucun doute mérité.

Peut-être que j’avais l’air plus sains que je ne le pensais ? J’eus un rire à cette idée. Faut pas déconner… J’ai la gueule d’un zombi sous valium vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Probablement que la plupart chez nous ressemblaient à ça ? Aucune idée. Je ne croisais pas souvent mes collègues ses derniers temps. Avec le nombre de filature qui à augmenté, j’étais trop occupé pour retourner tout les jours aux quartiers et mes rapports de missions ce faisaient lorsque j’avais de quoi en faire un. Ce n’est pas facile, la vie d’espion. J’eu un soupir en pensant à Minsk. Cette ville était plutôt belle mais les services secrets là-bas, étaient bien trop poussés pour moi. Je n’ai pas put y rester plus de trois mois, avant que la Bête ne sorte, stress et nuits de sommeils absentes donnant un résultat presque inévitable. Des informations que j’avais récupérées peu après, il était advenu que seulement trois personnes étaient mortes. Enfin, seulement trois personnes… C’était déjà bien horrible mais comparé à mon village, c’était vraiment rien. C’est un peu comme ça qu’elle fonctionné la Bête. Te rendre reconnaissant de la pitié qu’elle t’offrait si petite soit-elle. Et supposer que cela en soit.

J’étais tellement plongeait dans mes pensées que je manquais de rentrer dans une jeune fille. M’écartant légèrement sur le côté, je remarquais qu’elle c’était figeait. Pourquoi ? Je ne l’avais pas touché tout de même ? Elle semblait inexpressive de faciès ce qui franchement, était assez impressionnant. C’était inné ou bien elle l’avait travaillé ? Peu importait, la fatigue commençais à sérieusement m’empêcher de réfléchir clairement. Cependant la petite – car oui elle était vraiment petite – n’en démordait pas, elle restait fixée sur moi comme si j’étais un poteau. C’était à la fois perturbant et étrange. Je cherchais dans ma mémoire harassée son prénom et son nom. J’étais ici depuis quelques mois à peine, mais je m’étais déjà fait des contacts parmi les fantômes des services. Vous savez, ses gens qui passent et qui repassent mais ne s’arrête presque jamais dans un même endroit très souvent. Enfin bref… Son nom… Son nom… Elle était jeune donc sa éliminé des possibilités… Ah voilà ! Jun ! Facile celui-ci, je dois vraiment être au bout du rouleau pour pas me souvenir de son prénom.

Un pathétique mot s’échappa de la bouche de la dite jeune femme, presque comme si elle avait honte de le dire. Désolée de quoi ? De m’avoir frôlé ? Ce n’était pas un crime. Et puis moi aussi, je n’avais pas fait attention. M’enfin, c’était gentil de sa part.
- « Ca fais rien tu sais, mais-… »
Je n’eus pas vraiment l’occasion de continuer ma phrase puisqu’elle décida de manœuvrait et de m’esquiver comme si j’étais un mur ennuyant. Je ne pus retenir un gloussement amusé devant cette réaction. Je pense que mes neurones étaient vraiment en train d’être achevés. Cependant, hors de question de la laisser partir comme ça.
- « Hey attends ! »
Tout en m’écriant, d’un pas rapide de me joignais à ses côtés.
- « Part pas comme ça. Je sais que je n’ai pas l’air très sympathique avec ma sale tête mais je vais te manger tu sais. »

Oh seigneur… Alors là, je n’allais définitivement pas la rassurer. Je ne sais vraiment pas ce qui m’avais pris de dire ça. Et puis en plus le dernier passage était tout aussi ironique. Il fallait vraiment que j’arrête ce genre de chose. Un sourire nerveux échappa mes lèvres.
- « Désolé si… Humm… »
Si quoi ? Je t'ai effrayé ? Pitié ! Réfléchis avant de parler Kôta.
- « Désolé si je t’es parus brusque. »

Définitivement pas mieux. Bon au moins, si elle me prend pour un demeuré je pourrais toujours dire que je suis fatigué… Peut-être.
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Ven 18 Aoû - 13:11
Heureusement l'homme n'avait pas l'air de lui en vouloir. Jun en aurait soupiré de soulagement si elle n'était pas trop tendue. Il venait même de lui dire que ce n'était pas grave, mais la jeune femme se rendit compte qu'elle ne lui avait même pas laissé terminer sa phrase. Stressée comme elle l'était c'est à peine si elle avait remarqué qu'il lui répondait de toute façon. Mais voilà, maintenant qu'elle avait eu l'impolitesse de lui tourner le dos ainsi, alors qu'il était en train de lui parler, c'est sûr qu'il n'allait pas avoir une bonne opinion d'elle... Et pourtant à sa grande surprise un léger rire retentit derrière elle. Pourquoi... riait-il ? Est-ce qu'il... se moquait d'elle ? Ce n'était pas impossible... Peut-être avait-elle même fait une autre gaffe sans s'en rendre compte.

- Hey attends !

Une seconde seulement Jun se figea, trop surprise. Elle continua pourtant d'avancer, se demandant s'il lui parlait vraiment, à elle. Mais ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre. Certes ils n'étaient pas les seuls dans les quartiers mais tous les autres étaient occupés à autre chose, et au vu de la situation... ça ne pouvait être qu'à elle qu'il parlait. Que faire ? S'arrêter pour voir ce qu'il lui voulait ou pas ? Finalement Kôta sembla décider pour elle, l'ayant rattraper et désormais à ses côtés. Jun lui jeta un regard en biais. Elle ne savait pas quoi faire, alors elle ne faisait rien. C'était toujours comme ça qu'elle gérait ce genre de choses, et de toute évidence, ce n'était pas la bonne manière. Si elle ne faisait pas d'efforts, rien ne changerait. Mais elle n'y arrivait pas, des bonnes résolutions, elle en avait prises, mais elles fondaient comme neige au soleil dès qu'elle était confrontée à une personne inconnue. Elle s'arrêta finalement, préférant malgré tout garder son regard droit devant que vers Kôta.

- Part pas comme ça. Je sais que je n’ai pas l’air très sympathique avec ma sale tête mais je vais pas te manger tu sais.

Ce début de discussion surprit Jun. Faut dire que ce n'était pas tous les jours qu'un type se présentait clairement comme ayant une "sale tête". La jeune femme le fixa un instant, silencieuse. Il n'avait pas tant que ça une sale tête, à ses yeux. Certes il paraissait fatigué... Mais non, il n'avait pas une sale tête pour autant. Il faut dire qu'en sachant qu'elle avait vécu plusieurs années à la rue, elle avait vu pire. A commencer par son reflet dans une flaque, limite. Car avant de rencontrer ses "frères" elle se laissait dépérir, tout simplement, et une sale tête, elle en avait. Sale, maigre, anorexique, même. Et encore, en passant certains détails. Et puis elle n'avait pas tant scruté que ça le visage de l'Agent pour en arriver à une telle conclusion. Elle n'était pas de celles qui jugeaient aussi facilement de toute façon. Enfin si. Parfois. Il arrivait souvent qu'en voyant la tête de certaines personnes elle décidait aussitôt de ne pas les approcher, sentant que sa timidité lui attirerait des ennuis. Presque comme un radar de sécurité. Mais vu les gens qu'il y avait au lycée parfois...

- Désolé si… Humm… Désolé si je t’es parus brusque.

Alors que Kôta s'y reprenait à deux fois pour s'excuser, Jun, elle, était en train de chercher un moyen d'esquiver cette conversation. Pas qu'elle ne voulait pas faire connaissance. Juste qu'elle n'y arrivait pas, elle fuyait déjà. Comment faire ? Parfois les gens sortaient leurs téléphones portables et s'absentaient en voyant un message, par exemple, avec pour excuse qu'ils devaient passer un coup de fil. Soient ils souriaient légèrement, sans doute heureux à l'idée de cet appel, soient ils avaient une mine soucieuse et inquiète. Mais Jun n'était pas douée pour la comédie de toute façon, et sourire... Mieux valait ne même pas y penser, ses sourires forcés ressemblaient plus à des grimaces qu'autre chose. Oh, elle souriait, des fois, et quand ça arrivait elle semblait resplendir tellement c'était inattendu. Bon, avec ses frères, ses sourires étaient quand même plus faciles et donc moins surprenants.

Mais cette excuse de la part de Kôta, la jeune femme ne s'y attendait pas. Il n'avait pas à s'excuser, il n'avait rien fait. C'était elle qui fuyait encore et toujours le contact. Donc s'il y avait quelqu'un à blâmer, c'était bien elle. Et il ne lui avait pas vraiment paru brusque, même si elle devait avouer que sa taille l'intimidait ainsi que la situation en général. Mais elle n'avait rien à reprocher à Kôta, sinon. Jun se mit à tirer sur une de ses mèches de cheveux, seul stress visible. Sinon elle gardait son expression impassible. Après un petit silence, elle répondit.

- Vous... ne m'avez pas paru brusque.

Elle se tut de nouveau. Est-ce qu'elle devait ajouter quelque chose ? A n'en pas douter, mais quoi ? Elle n'était pas à l'aise en social, elle ne savait jamais ce qui fallait dire, et quand. Et puis... l'être humain était tellement imprévisible, et chaque personne unique. Tout le monde réagirait de manière différente et c'était ce qui rendait la chose encore plus difficile. Et elle ne comprenait pas la moitié du pourquoi du comment les gens réagissaient ainsi. Elle ne se comprenait pas elle-même, alors comment pourrait-elle comprendre les autres ? Pourtant, elle se décida à ajouter quelque chose à cette simple déclaration, ce qui venant d'elle était déjà pas mal.

- Je n'avais rien à dire, c'est tout.

A parler ainsi on pouvait croire qu'elle n'était pas si timide vu qu'elle ne bégayait pas vraiment. Mais pourtant si. Elle détourna le regard. Oui, elle n'avait rien à dire, c'est pour ça qu'elle était parti sans engager la conversation... Elle n'avait pas fuis, elle n'avait juste rien à dire... C'était parfois préférable de se voiler la face, et ça avait beau sembler pathétique, sa timidité était le gros complexe de Jun. Elle resta là, immobile. Elle avait déjà essayé de partir et ça n'avait pas fonctionné, si c'était pour qu'il la rattrape encore et qu'elle n'y comprenne de plus en plus rien, autant attendre que ça se termine tout seul. Il verrait qu'elle n'avait rien d'intéressant et... partirait... sans doute. Une chose est sûre, ce n'était pas en pensant comme ça qu'elle changerait...
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Ven 18 Aoû - 14:40

Charmante rencontre avec un nouveau collègue... ou pas...


Je notais deux choses sur la jeune fille lorsqu’elle s’arrêta en fixant pourtant toujours droit devant elle. Un, elle était sans doute timide. Cela est assez facile à repéré, non pas à cause de son air inexpressif qui est franchement perturbant je ne peux le nier, mais de son corps. Il est difficile de contrôler la gestuelle du corps, et personne ne peux ce targuer de le faire correctement. De fait, tout son corps de sa raideur à son aura de mal-être autour d’elle, indiquait clairement qu’elle n’était pas à son aise. Je pouvais la comprendre, même si je ne savais vraiment pas comment elle faisait pour avoir un air aussi impassible. Je me raclais la gorge à ses premières paroles, avant de continuer l’observer.
- « Tant mieux. Je sais que j’ai tendance à être… Et bien, tête en l’air quand je suis fatigué. »
J’avais clairement fait mieux pour engager une conversation, mais bon, je n’étais ni au meilleur de ma forme, ni avec la plus sociable de mes comparses. D’ailleurs, je n’avais pas souvent vu Jun ici. Probablement pas les même heures. Je suis plus nocturne qui diurne en ce moment, la faute à mes filatures et mes informateurs.

Elle ajouta avec l’air le plus vide de tout les temps qu’elle n’avait juste rien à dire. Je clignais des yeux une fois, deux fois, avant de partir dans un fou rire. Je mis probablement quinze bonne seconde avant de me calmer. Ce n’était vraiment pas contre elle, mais elle avait un visage qui ne disait rien, et pourtant à mes yeux, il me semblait exprimer des choses. C’était une drôle de sensation, comme si elle portait un masque mais que derrière ont pouvaient voir qu’elle faisait des efforts pour ne pas engager la conversation.
- « Désolé. Je ne me moque pas de toi. C’est juste… Que c’est sans doute la manière la plus directe que j’ai jamais vu pour dire qu’on à pas envie de parler. »
Parce qu’il ne fallait pas ce mentir, c’était bel et bien ce qu’elle sous-entendait par-là. Il y avait beaucoup de chose à dire aux gens qu’ont rencontre, parfois même trop. Des personnes qui se cachent derrière des masques comme moi ou elle sont en plus forcer d’apprendre à gérer ce qu’ils cachent pour ne pas que cela ressorte. Sauf qu’elle, c’était un tout autre niveau. Je n’irais jamais jusqu'à celui-ci. C’était un maître dans l’art de camoufler ses expressions faciales, y’avait pas à dire.
- « Et bien… Tant que tu ne me frappe pas, je vais t’embêter alors. »
Oui, j’étais probablement en train de faire une erreur, mais qui ne tente rien n’a rien. Je n’avais nulle envie d’aller dormir, et elle, semblait avoir besoin d’une leçon de vie. De quoi faire un parfait mélange. J’aide mon prochain et elle était dans se besoin, même si, peut-être, elle ne le savait pas. Ou bien peut-être le savait-elle ? Qui sais. Dans tout les cas, j’avais envie de voir comment elle réagirait. Elle avait beau ne pas afficher les moindres émotions sur le visage, son corps parler autrement, tout comme sa gestuelle ou bien ses paroles.

- « C’est quoi ton nom ? Et qu’est-ce que tu fais dans l’agence. Je ne t’ai jamais croisé. »
Oui je le savais déjà, mais franchement, je n’aimais pas être mal présentais, tout comme je n’aime pas que les autres soient mal présentait. Je n’étais pas susceptible comme la plupart des gens ici, donc tenir la conversation avec elle allait sans aucun doute être un défi en soit que je relevais avec amusement, mais aussi un bon moyen de tester mes nerfs. J’étais du genre solide de ce côté-là. Même si la Bête s’agitait toujours plus, il y avait encore du temps avant qu’elle ne sorte. J’avais appris à vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de ma tête. J’avais appris à prendre se qu’il y avait de joie dans la vie avant que cela ne s’en aillent inexorablement. Quand on fuit et qu’on court à travers le monde comme un banni du monde, on apprend aussi à ce débrouillé, à apprendre les bases de chaque pays.

Ce n’est pas par choix que je l’ai fait. Mais maintenant, avec le recul, je sais que tôt au tard, les Services Spéciaux aller ce rendre compte que quelque chose cloche avec moi. Un garçon qui à survécu au massacre de son village et qui curieusement partout ou il va un chien noir ce présente ? Probablement qu’ils n’avaient pas fouillé beaucoup, sinon ils auraient vu qu’il y a un problème quelque part. Bref, tout ça pour dire, si je voulais aider cette jeune femme, c’était pour elle, mais aussi pour moi. Aider les autres était une des rares choses dont je pouvais en tirer une quelconque joie, même si parfois, il fallait en payer le prix.

Enfin, ce n’était pas comme si j’avais grand-chose à payer pour l’aider à elle.
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Ven 18 Aoû - 17:24
Tête en l'air, peut-être... Mais là c'était Jun qui n'avait pas regardé devant elle. Et même si au final elle ne lui était pas rentré dedans, ce qui avait failli arriver n'était pas pour la mettre à l'aise. De toute façon, elle n'était jamais à l'aise avec qui que ce soit d'autre que ses frères, et encore même avec eux, elle bégayait encore parfois, alors je vous laisse imaginer avec un parfait inconnu. Après, ça ne voulait pas dire qu'elle se comporterait ainsi indéfiniment avec Kôta. Au contraire, il n'était pas impossible qu'elle se rapproche suffisamment d'une personne pour discuter presque normalement avec elle, voir même avoir des moments de complicité. Même si pour l'instant, ça n'avait pas forcément l'air d'être parti pour. Mais sans le savoir, Kôta avait un bon point du à son appartenance aux services spéciaux. En effet, Jun considérait l'organisation un peu comme une grande famille. Elle pouvait très bien ne pas apprécier certains membres, mais tant que ce n'était pas le cas on pouvait dire qu'elle aurait plus envie de faire connaissance avec un collègue qu'avec un camarade de classe par exemple. Faut dire que les cours, elle n'appréciait pas du tout, alors que les services spéciaux, c'était grâce à eux qu'elle n'était plus à la rue. Enfin aussi grâce à Madoka.

Et c'est alors que Kôta éclata de rire. Jun se figea, ne comprenant pas ce qu'il se passait. Elle cessa de torturer sa pauvre mèche de cheveux sans pour autant la lâcher. Voilà qui promettait un bon démêlage, ses cheveux avaient l'habitude de s'emmêler pour rien malgré tout le soin qu'elle leur donnait. Pourtant ils avaient toujours l'air bien propre et bien peignés, mais en réalité passer la brosse dedans était un réel calvaire, il était aussi impossible de les attacher. Dans ces moments où elle ne savait vraiment pas quoi faire, Jun préférait se concentrer sur quelque chose aussi futile que ça, même si ça ne durait pas longtemps car son esprit était surtout centré sur celui qui lui parlait. Alors qu'il riait ainsi, elle fut presque tentée de partir en courant. Elle avait souvent ce genre de pensées, mais... même si elle était prête à réellement le faire, elle en était incapable. Elle était comme "prise au piège" dans sa propre panique et incapable de bouger désormais. Ironique quand on pensait qu'à côté de ça, si elle avait à faire à un ennemi, elle était beaucoup moins timide. Elle oubliait alors qu'il s'agissait bel et bien d'une personne et exécutait seulement les ordres, du mieux qu'elle pouvait. Mais là, c'était différent. L'homme se remit enfin de son fou rire pour reprendre la parole.

- Désolé. Je ne me moque pas de toi. C’est juste… Que c’est sans doute la manière la plus directe que j’ai jamais vu pour dire qu’on à pas envie de parler.

Ah... C'était l'impression qu'elle donnait... de ne pas avoir envie de parler... Elle laissa doucement retomber son bras le long du corps, déçue, même si elle ne l'avouerait pas. Déçue d'elle-même. Car si les gens pensaient ça d'elle, allant même jusqu'à la trouver directe, c'est qu'elle s'y prenait vraiment mal. Enfin pas quand elle en ait douté mais... La jeune femme baissa un instant le visage pour ne pas se confronter au regard de l'homme. Au fond, ce n'était pas ça qui lui ferait perdre son impassibilité de toute façon, m'enfin. Il avait tort, ce n'était pas qu'elle ne voulait pas parler, c'est qu'elle n'y arrivait pas. Elle avait peur de faire un faux pas et que tout soit fini avec la personne auprès de qui elle avait commis cette erreur avant même que ça ne commence. Pourtant, si elle ne faisait pas un effort, rien ne commencerait, mais elle c'était plus fort qu'elle. Et quand une personne réussissait malgré tout à se rapprocher d'elle, elle serait peut-être plus prête à parler, mais cette peur ne disparaîtrait pas pour autant. Au contraire, elle augmenterait. Elle ne voulait pas perdre ceux qui lui étaient chers. Pourtant elle ne tenta pas de réfuter ce que venait de dire Kôta, haussant simplement les épaules.

- Et bien… Tant que tu ne me frappe pas, je vais t’embêter alors.

Elle releva la tête pour fixer l'homme, resserant inconsciemment sa prise sur la bandoulière de son sac. Pourquoi... ? Elle ne savait pas si elle devait être heureuse à cette idée ou paniquer encore plus. Bien sûr qu'elle voulait vaincre sa timidité et qu'il lui faudrait commencer par avoir au moins une vraie conversation avec quelqu'un d'autre qu'un de ses frères, mais... C'était tellement imprévu, elle n'était pas préparée à ça. Et si elle voyait les choses ainsi, le serait-elle un jour, d'abord ? Elle préférait ne pas se poser la question, de toute façon... elle n'avait pas le choix, si ? Elle n'allait certainement pas le frapper. Elle avait beau être armée et maîtriser quelques arts martiaux, elle n'attaquait personne sans raisons. Il y avait les missions qu'on pouvait lui donner... Sauf que justement, étant juste une agente en formation, elle n'en avait aucune. Il y avait le cas des entraînements. Et bien évidemment la légitime défense. Ne sachant que dire, elle secoua négativement la tête, pas pour montrer qu'elle n'était pas d'accord, mais pour faire savoir que jamais elle ne le frapperait, même si ça pouvait porter à quiproquos. Oui, elle prenait souvent les choses au pied de la lettre, il ne s'agissait sans doute que d'une plaisanterie, mais elle avait cru possible qu'il envisage qu'elle le frappe.

- C’est quoi ton nom ? Et qu’est-ce que tu fais dans l’agence. Je ne t’ai jamais croisé.

Normalement... il s'agissait là quand même d'une question à laquelle elle pouvait répondre. Mais au lieu de ça, elle ouvrit son sac d'un geste mesuré mais rapide, et en sortit une petite carte. Celle qui indiquait son appartenance aux services spéciaux et leva son bras pour la mettre sous le nez de Kôta, qu'il y lise clairement ce qu'il y avait écrit. Ce serait plus simple, non ? Car même si elle lui disait qu'elle s'appelait Jun et qu'elle était ici en tant qu'agente en formation, il aurait toujours d'autres questions, peut-être. Elle lui servait les réponses en avance. Elle répondit malgré tout, en même temps qu'il lisait peut-être les informations sur la carte.

- ... Jun Mochizuki. Je suis une agente en formation ici..

Elle hésita un instant. Il avait ajouté ne l'avoir jamais croisée. Ce n'était pas une question, mais... elle pouvait quand même lui expliquer pourquoi ? Non ? Elle n'avait évidemment pas imaginer qu'il y avait peut-être justement une interrogation sous-entendue derrière cette phrase. Elle lâcha finalement.

- Je ne viens ici qu'après les cours et le week-end.

La façon dont elle formulait la phrase, on avait l'impression qu'elle ne venait pas assez souvent justement. Alors qu'au vu de son emploi du temps pour le moins... chargé, elle venait quand même le plus souvent possible et était assez présente.
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Ven 18 Aoû - 18:03

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Pour être franc, cette fille était quelque chose. Vraiment. Elle avait un comportement hors norme, mais je ne sais pas pourquoi je l’a trouvait amusante. Elle ne l’était pas techniquement, surtout vu le visage aussi accueillant qu’une porte de prison qu’elle porte, mais je l’a trouvait amusante ni plus ni moins. C’est alors qu’elle fit la chose la plus ridicule que je n’eusse jamais vu. Elle ouvrit son sac, en sortis sa carte elle me la fourra sous le nez comme si c’était plus utile que de parler. Pendant une seconde je ne réagis pas, je clignais une fois des yeux avant de réellement me mettre à lire, par réflexe se qui était écrit dessus. Comme si elle se sentait coupable d’un pareil geste, elle renchérit derrière en se présentant.

En formation ? Voilà qui expliquait son absence de l’enceinte. Elle ne devait pas être ici souvent. M’enfin, ce n’était pas moi qui pouvait parler. J’étais probablement l’un des plus absent dans ses murs, ne venant que pour les rapports et prendre quelques affaires parfois. Autant dire que le milieu, pas beaucoup de personne m’avais vu. Je lui offrir un sourire, cette fois amical, avant de pencher la tête sur le côté pour voir son visage.
- « Et bien enchanté de te rencontrer Jun. Je suppose que tu me connais déjà, mais comme on n’est jamais trop prudent, je me présente aussi. Je m’appelle Kôta Hirano et je suis espion pour les Services Spéciaux.»
Cette gamine, était un vrai mystère. Comment arrivait-elle à rester autant de marbre tout en étant expressive dans sa manière d’être ? A croire que par défaut de pouvoir montrer ses émotions naturellement sur son visage, son corps avait pallié avec le reste.

Ah ! Et voilà la confirmation qu’elle ne vient pas ici souvent. Je doute qu’elle est besoin d’aide pour ses études, mais proposer était toujours quelque chose à faire. On ne sait jamais, sa peux devenir utile un jour.
- « Et bien, si tu as un besoin d’aide un jour, tu peux toujours venir me voir. Je t’aiderais dans la mesure du possible. Enfin, si ce n’est pas moi qui suis en besoin d’aide. »
Ouais. Parce qu’il fallait être réaliste, y’aura probablement plus de chance que ce soit moi qui demande de l’aide que l’inverse. Elle semblait assez forte et autonome, malgré sa petite taille. Probablement qu’elle l’était. Les gens qui ont vécus des choses en point commun savent ce reconnaître. Du moins, moi, je le sais. Je le vois et je le sens. Peut-être un instinct ? Aller savoir.
- « Vu que tu fais des sports de combat, sa te dis un jour de faire quelques passes avec moi ? Je fais du corps à corps, mais je n’ai rien contre les lames. »
Je suppose qu’elle n’acceptera pas, mais ca valait le coup d’essayer. Après tout, m’entraîner avec les autres, ça aide aussi à forger des liens. On rigole quand l’autre fait n’importe quoi, on encourage ou ont donne des conseils. Des moments ensemble qui renforce les connaissances ou au contraire, qui permet d’apprendre à connaître l’autre par les mouvements et les styles de combat.

D’ailleurs c’était quelle heure ? Je n’avais pas regardé. Je ne sais même pas si c’est le jour ou la nuit. Je n’y ai pas prêté attention. Peu importait. Mais j’avais faim par contre. Peut-être que je pourrais acheter un truc à la machine… Ou au moins un café, vu que j’étais partis pour pas dormir, autant faire en sorte d’être alerte, parce que là, j’étais plus proche du QI d’un mollusque que d’un réel être humain. D’où, également, le fait que je rigole comme un demeuré pour absolument rien. Les gens devaient penser que j’étais alcoolisé pour rire quand je suis fatigué. En plus je devais avoir la tête de soirée de lendemain. Avec les yeux plissés et un air de zombi pas frais. Cette image me fit sourire encore plus. Me mettant en marche dans le couloir je me tournais brièvement vers elle.
- « Ca te dérange pas de marcher ? Je ne veux pas déranger, c’est juste que j’ai envie de m’acheter un truc à boire. »
Et puis si elle ne voulait pas et bien j’attendrais ici. Mais alors ont iraient s’asseoir parce que là, j’ai les jambes à compotes en plus d’avoir un nerf coincé. C’est ce qui arrive quand on ce prends une barrière de sécurité en plein dans le tibia. Je suis presque sûr que je dois avoir un bleu de la taille de mon poing sur ma jambe gauche. C’était ridicule. En plus de ça j’avais du rouler sur le côté pour pas me faire écraser par le train qui arrivait. Autant dire que je suis rentré ici avec une fierté au fond du trou et un égo à ras des chaussettes. Non pas que j’en ai beaucoup à la base, mais tout de même… C’était humiliant.

Tout en écoutant pour une quelconque réponse de ma nouvelle interlocutrice, je me dirigeais à pas tranquille à travers les couloirs. Il n’y avait pas beaucoup de monde. Mais vu qu’elle était là, et qu’elle vient à la fin des cours, il doit être probablement entre cinq et sept heure du soir. Je me demande quel genre de cours ils ont ici, au Service Spéciaux. Je n’en ai jamais fait… Avant de divaguer de me perdre dans les pensées, je reprenais le fil de la conversation sur les paroles de la jeune fille.

Déjà qu’elle n’était pas bavarde, je n’allais pas en plus ne pas l’écouter.
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Visiblement, Kôta ne semblait pas s'attendre à une telle présentation, ce que Jun ne remarqua pas. Il faut dire pourtant, que ce n'est pas tout le monde qui se présente ainsi. Dans un cadre totalement professionnel, ça passe, largement même, mais là, certes le travail n'était pas pour rien dans cette rencontre mais... il s'agissait d'un collègue, pas d'un client ou autre. Et en suivant la logique de Jun, il s'agissait même de quelqu'un de sa 'famille', famille éloignée en ce cas, puisque seuls ses frères rentraient dans sa famille proche. Alors pourquoi être aussi formel ? Ce n'était pas vraiment une question de formalité, la jeune femme ne savait juste pas s'exprimer. Elle abaissa son bras et glissa de nouveau sa carte dans son sac.

- Et bien enchanté de te rencontrer Jun. Je suppose que tu me connais déjà, mais comme on n’est jamais trop prudent, je me présente aussi. Je m’appelle Kôta Hirano et je suis espion pour les Services Spéciaux.

Elle le savait mais comme disait Kôta "on n'est jamais trop prudent". Même si ce n'est pas quelque chose qu'elle aurait fait avec sa timidité maladive. Elle n'aurait pas engagé la conversation, à commencer. Enfin... d'une certaine manière, c'est ce qu'elle avait fait en s'excusant, mais soit. Et elle le regrettait presque. Presque parce que ça ne faisait pas de mal de rencontrer une nouvelle personne et de faire connaissance, mais d'un autre côté, elle ne savait plus où se mettre.

- Je sais, fit-elle en hochant la tête.

Puis silence. Il fallait dire quoi après ? Tout se mélangeait dans sa tête. Dans ces moments-là, elle oubliait les politesses dites d'usage, et répondait la première chose qui lui venait à la tête. Juste deux mots, en l'occurrence. Pourtant, elle aurait juste pu répéter ce qu'avait dit Kôta, mais quand la panique monte, on ne réfléchit plus. Pathétique de paniquer pour ça... A l'inverse, s'il le fallait, elle se battrait sans hésiter, plus calme que jamais, et une situation aussi simple était source de stress, pour elle... Ironique et ridicule. Elle se mordit intérieurement la joue. Et alors que l'espion reprenait la parole, elle se donna une gifle mentale. Elle aurait du dire "enchantée", évidemment. Pourquoi est-ce qu'elle échouait pour une chose aussi simple ? Par réflexe, elle se remit à tortiller une de ses mèches de cheveux.

- Et bien, si tu as un besoin d’aide un jour, tu peux toujours venir me voir. Je t’aiderais dans la mesure du possible. Enfin, si ce n’est pas moi qui suis en besoin d’aide.
- Je n'ai pas besoin d'aide, répondit-elle un peu trop rapidement.

Elle tira nerveusement sur sa mèche, nerveuse. Un mensonge, évidemment qu'elle avait besoin d'aide, ses notes étaient plus que basses. Les années à la rue lui ayant donné un retard considérable qu'elle avait à peine rattrapé avec les cours particuliers. Au moins, ce n'était pas au collège qu'elle avait atterrie, quoique avec son apparence, ce serait passé crème. Sauf qu'en seconde au lycée à 18 ans... c'était quand même deux ans de retard. Et si ça continuait ainsi, ça passerait à trois ans de retard. Mais hors de question d'avouer qu'elle avait besoin d'aide, elle ne voulait pas qu'on voit à quel point elle était... nulle. Puis se rappelant sa précédent erreur où elle avait oubliée cette politesse, elle détourna un peu le visage et ajouta.

- Mais... merci...

Si elle oubliait même de dire merci, ça deviendrait presque grave. Vraiment. Merci, c'était la base. Quant au fait que ce serait peut-être lui qui avait besoin d'aide... elle lui aurait bien proposé son aide, mais elle n'osait pas. Et de toute façon, son aide ne serait justement pas bien utile. Et même à supposer qu'elle pouvait l'être, il faudrait qu'elle arrive à aligner plus de trois phrases. Ce qui était tout de suite moins probable.

- Vu que tu fais des sports de combat, ça te dis un jour de faire quelques passes avec moi ? Je fais du corps à corps, mais je n’ai rien contre les lames.

Elle ne savait pas quoi dire... Elle n'avait pas envie de refuser mais n'osait pas accepter non plus. Si elle acceptait, elle serait obligé de le faire le moment venu. Mais si elle refusait... et si elle le rendait triste ou le décevait ? Une chose que peu de gens savent, c'est que Jun aimerait bien rendre les gens qui l'entourent heureux, ou, au moins ne pas être la cause de leur tristesse. Certaines personnes diraient que ce n'était pas un refus tel que celui-là qui allait attrister Kôta, mais Jun ne voyait pas les choses comme ça. Si elle arrivait à avoir le courage de faire une telle proposition à quelqu'un de son entourage, elle serait vraiment attristée que cette personne refuse. Elle ne serait pas en colère contre l'individu en question, mais plutôt contre elle-même, regrettant d'avoir osé faire une telle demande. Et même d'avoir cru possible que ce soit accepté. Elle savait bien que tout le monde n'était pas comme elle, sinon personne n'aurait de vie sociale. Mais souvent... elle l'oubliait un peu.

- Je fais aussi du corps à corps.

Elle n'avait pas dit non. Mais n'avait pas dit oui, non plus. Même si ça semblait plus pencher vers une réponse positive. Elle venait de lui dire que malgré son katana, s'il voulait s'entraîner, elle pouvait aussi faire du corps à corps justement. Ce n'était pas une réponse franchement subtile, vu qu'il était quasiment clair qu'elle accepterait le moment venu, mais de sa part c'était le plus subtil qu'elle pouvait faire, elle qui prenait tout au pied de la lettre. Et elle en était plutôt fière, de cette réponse.

Kôta se mit soudain à marcher, ce qu'elle ne comprit pas. Il partait ? Enfin ? C'était enfin terminé ? Elle se retint de pousser un soupir de soulagement. Lorsqu'il se tourna légèrement vers elle, elle crut qu'il allait lui dire au revoir, mais tous ses espoirs tombèrent à l'eau... Sans mauvais jeu de mot quant au fait qu'il allait justement s'acheter à boire.

- Ca te dérange pas de marcher ? Je ne veux pas déranger, c’est juste que j’ai envie de m’acheter un truc à boire.
- Si vous voulez...

Elle n'allait quand même pas répondre oui ou non. Son avis n'était pas forcément le plus important, après tout... Et en avait-elle envie ? Pas particulièrement, mais ça ne la dérangeait pas non plus d'y aller. Non, en soi, ce qui la dérangeait c'était le contact, ne pas savoir quoi faire, pas la personne en général. Et au début elle avait aussi eu envie de se prendre à boire, mais avec tout ça, elle l'avait complètement oublié. Il était peut-être temps de s'en rappeler. Alors qu'elle marchait aux côtés de l'homme, elle était de plus en plus mal à l'aise. Elle ne savait pas quoi dire et avait l'impression qu'un malaise s'étendait, un silence pesant semblait s'installer entre eux deux. Comme pour le détruire, Jun se mit à fouiller dans son sac à la recher de quelques pièces de monnaies. Elle voulait juste un verre d'eau au début, donc rien de payant si on se contentait de l'eau de la fontaine, préférant économiser pour des choses sucrées. Mais finalement... Juste pour faire autre chose que regarder et suivre, et surtout pour se concentrer sur tout sauf ce silence. Que Kôta briserait peut-être ? Il semblait bien plus bavard qu'elle, chose pas très compliquée au fond. Elle serait presque soulagée qu'il parle, finalement.
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Dim 20 Aoû - 22:49

Charmante rencontre avec un nouveau collègue... ou pas...


Cette fille, c’était vraiment quelque chose. Elle ressemblait davantage à un robot qu’un être humain, même si j’avais appris avec le temps à ne pas me laisser berner par pareille attitude. Moi qui n’était normalement pas très bavard, je me retrouvais à faire la conversation, même si je ne savais pas trop pourquoi, cela ne me dérangeais pas. Cette pauvre fille semblait aussi muette qu’une poupée, en plus d’en porter la beauté. Autant dire qu’elle était sans doute de porcelaine et je ne parlais pas du physique mais du cœur. J’ai appris d’expérience, que les personnes avec les visages les plus durs et froid, voir inexpressif, sont souvent ceux qui sont les plus fragiles à l’intérieur.

Elle ne me répondait que par monosyllabes et bien que cela ne me dérangeais pas, je me sentais un peu gêné pour elle. Oui, elle pouvait simplement ne pas avoir envie de faire la conversation, mais au fond de moi, je sentais qu’il y avait quelque chose de plus. Impossible de savoir si cela était du à la fatigue ou bien simplement que je commençais à me montrer faible face aux autres, mais je me sentais pris de l’envie de devenir ami avec elle.
- « Oh ! Tu fais du corps à corps aussi ? Parfait. Quand tu à le temps il faudra vraiment qu’ont fasse une petite rencontre. »
Je devais admettre que j’étais surpris de sa réponse, non pas parce qu’elle était petite ou qu’elle portait une épée, mais parce que j’aurais pensé que le contact physique n’était pas quelque chose qu’elle appréciait. Il fallait croire que je m’étais trompé.

Cependant, autre chose me taraudé. Je n’étais pas à faire des réunions pour dire les quatre vérités en face, tout comme je n’étais pas à mentir comme un arracheur de dents sur certains sujets. Je voulais lui en faire part. Non pas que je voulais la vexer ou bien l’énerver ou même la gêner. Juste qu’il y avait parfois un temps pour dire les choses et un temps pour les faires. Et ici, était un temps pour parler.
- « Tu es vraiment quelqu’un d’étrange tu sais. Généralement quand on ne veut pas parler, suffit de dire que tu es pressé ou bien que tu as quelque chose d’important à faire. Si tu es timide tu peux rougir ou bien bégayer. Mais tu ne fais rien de tout ça. Je ne crois pas à l’hypothèse du robot et encore moins celle qui dirais que tu ne ressens rien. Alors dit-moi, pourquoi être si silencieuse ? Tu as peur ? »

Mon ton ne portais aucun reproche ni aucune méchanceté, j’avais donné ses faits comme si on essayait de comprendre une personne mystérieuse intéressante. Ici était le point de rupture. Cette question était volontairement gênante. J’avais trois solutions : Elle affichait enfin une émotion sur son visage, de surprise. Elle ne disait rien et ce contentait de s’excuser ou bien elle répondait. Peu importait la réponse au final, il était nécessaire qu’elle fasse quelque chose. Rester dans des conditions de renfermement parce qu’ont est trop timide pour parler ou bien approcher quelqu’un, je trouvais cela un peu stupide. Moi qui n’avais pas le luxe d’avoir se genre de contact passé travail, à cause du monstre qui j’abritais, je me refusais à croire que je ne pouvais rien pour elle.

Nous atteignons enfin la machine que je convoitais tant. Tout en sortant mon porte-monnaie je me tourné vers elle.
- « Tu veux quelque chose au fait ? Café ? Jus d’orange ? Autre chose ? »
A vrai dire, je doutais un peu qu’elle boive du café, mais ici dans cet endroit, les gens avaient des habitudes et des passés aussi troublés que l’était leurs pouvoirs. Il était difficile de trouver des affinités entre nous parfois, tant les caractères étaient différents. Cela n’était peut-être que mon ressentis, mais je préférais largement le comportement extérieur des gens a ceux des Services Spéciaux ici. Je ne m’imposais leurs fréquentations que pour le travail, même si n’importe quel contact pour moi, était bienvenu. Cela me donnais la courte et douloureux illusion, et pourtant nécessaire, que j’avais une vie sociale ou du moins, un semblant.

Jun était bien trop jeune pour être ici. Non pas que je ne l’étais plus probablement, du haut de mes dix neuf ans j’étais pourtant déjà préparé à tout ou presque. La nature humaine de son côté le plus sombre ne m’impressionnait pas. Pour autant, je devais en admettre que parfois j’étais désemparé face à la misère humaine. Il y avait quelque chose d’étrange à regarder des hommes dans la rue et se dire qu’ont leurs ressemblaient des années plus tôt. Je ne me voilais pas la face, je savais que les Services Spéciaux m’avaient offert un gîte. Malheureusement comme tout est temporaire avec moi, je me méfiais de cela comme on ce méfis des étrangers. Je n’avais rien contre eux, mais j’avais peur de mes propres actes.

Autant pour conserver l’anonymat de mes actes, que les leurs, il était préférable rapidement que je trouve autre chose, quitte à être dans l’illégalité. Au moins, ont ne me traqueraient plus pour la Bête mais pour une bonne raison et j’aurais peut-être enfin une fin digne d’un monstre. Une mort dans un caniveau ou bien en prison, abattu comme un chien ou comme un déchet. Tel était ma destiné.

Tu es né poussière, tu reviendras poussière. Le reste n’est que du détail.
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Lun 21 Aoû - 2:04
Kôta semblait quelque peu étonné du fait que Jun fasse aussi du corps à corps. Peut-être ne l'imaginait-il pas se battre ainsi ? C'est vrai qu'elle n'en avait pas l'air, mais en combat, elle pouvait être dangereuse. Ne jamais se fier aux apparences. Déjà, en la voyant, Kôta devait penser qu'elle était vraiment jeune, alors qu'elle avait en réalité dix-huit ans.

- D'accord, répondit-elle. Si vous voulez.

D'un côté, cette idée lui plaisait de plus en plus. Mais d'un autre... et si elle n'était pas à la hauteur ? En réalité, Jun était réellement forte, très même, bien que loin d'être imbattable. Mais elle se sous-estimait toujours. En combat, elle ne réfléchirait pas à ça et laisserait parler son corps, mais là, elle ne pouvait pas s'empêcher d'y penser. Si cet entraînement arrivait vraiment... Kôta serait peut-être déçu de son niveau ? Et il regretterait de lui avoir fait cette proposition... Et elle décevrait quelqu'un. Encore.

- Tu es vraiment quelqu’un d’étrange tu sais. Généralement quand on ne veut pas parler, suffit de dire que tu es pressé ou bien que tu as quelque chose d’important à faire. Si tu es timide tu peux rougir ou bien bégayer. Mais tu ne fais rien de tout ça. Je ne crois pas à l’hypothèse du robot et encore moins celle qui dirais que tu ne ressens rien. Alors dit-moi, pourquoi être si silencieuse ? Tu as peur ?

Jun se figea. Touchée. Contrairement à ce qu'espérait peut-être Kôta, son visage n'exprima rien. Elle ne fit qu'entrouvrir légèrement les lèvres, d'abord incapable de savoir quoi répondre. Les mots semblaient se mélanger dans sa tête et elle avait envie de se cacher dans un trou. Est-ce que... c'était un reproche ? Oui sans doute. Elle était étrange... et quand on était étrange, on ne s'intégrait pas dans la société. Comme s'il lui disait qu'elle n'avait pas sa place ici, pour elle. Pourtant, il n'y avait aucune animosité dans sa voix. Pourtant Jun avait du mal à interpréter le ton qu'empruntaient différents individus, mais là c'était évident. Il était neutre.

La jeune femme avait envie de lui dire pleins de choses. Que si elle rougissait et bégayait des fois. Devant ceux dont elle était très proche. Et devant Madoka, surtout devant lui, pour qui ses sentiments étaient un peu confus. Elle n'était pas tout le temps silencieuse aussi. Enfin... même devant ceux dont elle était proche, elle ne parlait pas beaucoup. A part avec Yumi avec qui elle se chamaillait beaucoup et parfois n'était même pas très tendre dans ses mots. Elle aurait aussi voulu dire qu'évidemment elle ressentait des choses, des tas des choses. Que oui, elle avait peur, c'était exactement ça. Sauf que justement, si elle avait peur, elle n'oserait jamais dire ça.

- Ce... c'est... Désolée... Pardon... j-je.. ne.. f-fais pas exprès. P-pardon...

Ah la oui elle bégayait. Et pas besoin d'être particulièrement proche de Kôta pour ça. Il avaiDt réussi à taper dans le mille et lui poser la question qui allait la faire réagir. Et même si son visage semblait toujours aussi figé, elle semblait quand même moins insensible à bégayer ainsi. Peut-être parce qu'elle était loin de l'être ? C'est vrai que quand on observait ce visage qui semblait ne jamais être capable de sourire, on ne pouvait pas imaginer toutes les émotions qui se bousculaient derrière. Que ce soit l'amour et l'amitié qu'elle ressentait envers ceux auxquels elle avait pu s'attacher, l'envie de les protéger aussi, même si c'était souvent l'inverse qui se passait. Et surtout cette peur panique du social. Il lui arrivait même, parfois, au lycée, d'avoir tellement peur qu'elle se retrouvait à s'enfermer dans les toilettes pendant une bonne demi-heure pour se calmer. Beaucoup pensaient que c'était pour fuir les autres, et d'une certaine manière oui, ça l'était, mais c'était surtout pour fuire cette inquiétude qu'elle jugeait pathétique et qui lui faisait honte. Elle comprenait dans ces moments pourquoi est-ce que ses parents l'avaient jetés à la rue, lui disant qu'elle n'aurait jamais du naître. Qui voudrait garder une enfant avec si peu de courage avec soi ?

Jun fut tirée de ces pensées sombres lorsque le but fut atteint. Le distributeur de boissons. Il n'avait fallu à peine quelques pas pour y arriver, quelques mètres, mais ça lui avait presque paru interminable. Pas parce que quelqu'un lui parlait, mais surtout à cause de sa question.

- Tu veux quelque chose au fait ? Café ? Jus d’orange ? Autre chose ?
- D-du thé, répondit-elle par réflexe en lorgnant sur une canette de thé vert.

Avant de soudain comprendre qu'il proposait de lui payer. Non, elle n'allait quand même pas usé de l'argent de quelqu'un, elle ne méritait pas qu'il lui achète quelque chose. Elle n'avait fait qu'enchaîner les gaffes lamentablement.

- M-mais je vais payer, s'empressa-t-elle donc d'ajouter en sortant son porte-monnaie un peu trop brusquement.

Hors, ce porte-monnaie, elle l'avait ouvert pour fouiller dedans, à la recher de quelques pièces. Et en le sortant avec aussi peu de délicatesse, son contenu s'éparpilla au sol, révélant plus de bonbons ou d'emballages de bonbons que de pièces en réalité. A être trop crispée aussi, il était sûr qu'un accident arriverait à un moment ou un autre... Pas grand chose au fond, mais pour Jun cela revenait à une catastrophe. Elle se précipita aussitôt pour ramasser ses quelques pièces et sucreries, en se laissant tomber à genoux. Elle laissa ses cheveux masquer son visage surtout pour cacher le rouge qui commençait à y apparaître. Oui, c'était plus dans ce genre de situations que son visage perdait sa froideur. Comme si ses émotions attendaient ce genre d'accidents pour se libérer d'un coup.

- Pardon..., répéta-t-elle pour la énième fois de la journée.

Mais une telle situation après une journée de lycée, ça ne faisait pas bon ménage. Vraiment pas. Elle avait déjà eu plusieurs instants de panique dans la journée et ne pouvait même pas se détendre maintenant...
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Lun 21 Aoû - 14:28

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Je savais que j’étais maladroit et brusque avec mes mots, et il était évident que c’était toujours le cas. Je ne l’avais pas forcément dit pour être méchant, mais il était fort probable qu’au vu des excuses qu’elle me donnait comme si elle s’excusait d’exister, je n’y étais pas aller correctement et ce n’était pas un bon signe.
- « Désolé, ce n’est pas que je te considère mauvaise ou même bizarre dans le mauvais sens du terme. Je veux dire, tu as l’air gentille et agréable comme fille. Tu n’as pas à te sentir gêner ou quoi que se soit. Je veux juste… Et bien comprendre. Je te l’ai dit, je suis brusque et pas très doué pour parler. Je veux juste t’aider un peu. »
Vu le départ de cette aide, je ne suis pas sûre qu’elle en veille, mais je n’allais pas me laisser abattre par quelque chose d’aussi bête que de simple vocabulaire mal placé.
L’arrivée à la machine à boisson fut une délivrance autant pour moi que pour elle, dans se silence gênant.

Alors que je lui proposais une boisson tout en sortant de la monnaie pour mon café que j’enclenchais, elle s’empressa de dire qu’elle allait payer. Je m’apprêtais à lui répondre, lorsqu’elle déversa le contenue de son porte-monnaie. Il y avait des emballages davantage que de pièce et je me sentais désolé pour elle. Je lui offris un sourire rassurant, et je m’accroupis pour l’aider à ranger. Je ne montrais ni gêne ni même dégoût, pas même un air de jugement sur le visage. Non juste de la neutralité et un sentiment bienveillant.
- « Tu n’as pas à t’excuser. Tu à l’air d’être désolée d’exister quand tu le fait. C’est d’une tristesse absolu tu sais. »
Je lui tendis les affaires tombaient qu’elle possédait avant de retourner à la machine à café pour rentrer des pièces de ma propre poche – hors de question de la faire payer – et prendre du thé vert. Je me tournais ensuite vers elle, alors que la machine se mettait en marche.
- « Tu sais, pour tout à l’heure, ce n’était un reproche. Tu as le droit d’être différente. Si les gens ne peuvent pas t’accepter comme tu es, alors ils n’ont rien à faire avec toi. Je cherche juste à savoir pourquoi tu es comme ça. Ne le prends pas mal, c’est juste moi qui suis parfois trop curieux. C’est un vilain défaut de ma part. Si quelqu’un doit s’excuser, c’est bien moi, de t’avoir agressé verbalement comme je l’ai fait. »

Je poussais un soupir. Peut-être que je devais me montrer plus ouvert aussi, pour lui expliquait se que je voulais dire. Comme ça, elle ne se sentirait peut-être pas autant prit de côté.
- « Ce que je veux dire… C’est que je suis mal placé pour juger les autres. Je ne suis pas un modèle de sociabilité et encore moins de normalité. Mais… J’aime entendre les autres parlés et les voir s’amuser ensemble. Je n’aime pas voir les gens renfermer et éloigner. C’est pour ça que j’aimerais t’aider. Enfin, t’aider, au moins pouvoir être ami avec toi. Même si je dois admettre que c’est parti du mauvais pied à cause de moi. »
Inutile de mentir sur se sujet, j’avais en effet très mal démarré le sujet, même si j’avais eut une réaction quant à ma question. Timidité certaine donc. Et même maladive. Presque obsessionnelle en fait. A croire qu’elle était figée dans cet état.

Définitivement, je n’étais pas très doué avec les relations humains, mes années d’isolation m’ayant amputées d’une grandes parties des capacités sociale utile que j’aurais du avoir si j’étais quelqu’un de viable pour la société. Pour être franc, j’étais davantage proche du parasite nuisible que d’un réel membre, bien qu’en toute logique je restais un être humain, ou du moins proche de cette chose. Pas plus tard que se matin, j’avais eut une frayeur de tout les diable lorsque dans la nuit j’avais chuté du lit dans mes perpétuels cauchemars et cela m’avais réveillé. De panique et de terreur, j’en avais étais envoyé directement dans un flashback dont j’avais mis selon toute vraisemblance trois heures à sortir. Epuisais et à bout de souffle, j’étais pourtant partis au travail. Pourquoi ? Parce que je ne me considère pas comme un être vivant à part entière. Mais juste une créature coincé entre deux plan d’existence, qui ne peuvent jamais ce rejoindre. Et ici, dans cet entre-monde de malheur et de misère, au moins, je pouvais toujours savoir ce qu’était le malheur des autres et voir à travers eux. Quelque chose appris uniquement de ceux qui ont vu la mort et en sont revenue, de ceux qui ont tellement sacrifié et voyagé qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Bien entendu cela veux dire aussi que ces personnes là ne sont plus vraiment capable d’interagir normalement avec les autres. Observer, n’étant pas une relation.

Je clignais des yeux pour me ramener à la réalité et prendre une gorger de mon café, sans aucun doute brûlante bien pour être honnête, je ne sentis pas grand-chose. Le goût n’était pas fantastique, mais il ferait. Je n’étais pas à faire mon difficile là-dessus. La rue vous apprend à tout apprécier. Je tendis la Thé vert à Jun. Je savais que j’abordais probablement un air aussi vide que le néant, mais la fatigue était là et de plus j’étais à trop me perdre dans les pensées. Cette manie venais de l’absence de contact dont ont finissait par en oublié les besoins d’être attentifs. Toujours à être dans ses pensées lorsqu’ont est seul, quand viens le jour ou l’on à quelqu’un en face, ou en oublie qu’il faut rester hors de ses pensées ou du moins pas trop.

Un de mes défauts parmi tant d’autre cependant. Rien de bien surprenant. Je préférais retourner au présent, avant de rater quelque chose.
@ pyphi(lia)
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