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Charmante rencontre avec un nouveau collègue... ou pas.. [PV KÔTA]

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Mar 22 Aoû - 23:11
Les mots dansaient dans sa tête. Elle n'y comprenait plus rien. Bizarre dans le mauvais sens du terme ? Parce qu'il y avait un bon sens ? Elle savait bien que bizarre ne voulait pas dire mauvaise, mais pour elle bizarre, ce n'était quelque chose de positif pour autant. Quelque part, elle savait qu'elle l'était, et elle s'y était fait, donc elle n'y pensait plus forcément. Inconsciemment, elle avait séparé sa timidité de ce qui faisait d'elle quelqu'un d'étrange alors que ça en faisait partie. En soi être timide n'était pas bizarre, mais disons qu'elle était timide d'une manière assez étrange. Son impassibilité ayant le don ou le problème, plutôt de déstabiliser les gens, sans même qu'elle s'en rende compte parfois. Mais ce qui la troubla le plus c'est quand Kôta la qualifia de "gentille et agréable". En soi, elle n'était pas méchante, elle le savait, ou du moins l'espérer. Mais, agréable... ? Elle doutait d'être une présence agréable vu comme elle était. Tirant sur les manches de sa veste d'uniforme, elle fut incapable de répondre.

Jun entendit le bruit caractéristique d'une pièce qui rentre dans la machine et d'une boisson qui en sort en échange. Et plutôt que de récupérer ladite boisson, Kôta était là, accroupi tout comme elle à l'aider à ramasser ses affaires. Elle devait l'embêter... Il se montrait gentil à l'aider, mais au fond, il devait en avoir marre... C'était sûr... Et elle, elle avait honte de le déranger comme ça. Il n'aurait pas du s'embêter à l'aider ainsi, elle n'en valait pas la peine.

- Tu n’as pas à t’excuser. Tu à l’air d’être désolée d’exister quand tu le fait. C’est d’une tristesse absolu tu sais.

Elle ouvrit la bouche pour s'excuser, par réflexe, avant de la refermer et de détourner le regard. Elle récupéra ce qui lui appartenait avec un timide "merci", qui resta à demi coincé dans sa gorge, les rangea de nouveau dans son porte-monnaie, et se redressa aussitôt, plus tendue que jamais. Elle vit les pièces de Kôta être "avalées" par la machine et se figea en comprenant qu'il lui prenait son fameux thé. Mais... elle avait dit qu'elle allait payer ! Enfin... C'était gentil de sa part, mais encore une fois, il n'avait pas à s'embêter pour elle, elle ne le méritait pas. Il n'arriverait à rien avec elle, elle ne devait être qu'une perte de temps au fond. Elle pourrait toujours le rembourser, de toute façon. Oui, exactement, c'est ce qu'elle ferait. A combien était son thé d'ailleurs ? Elle n'eut pas le temps de chercher une réponse à son interrogation que Kôta reprenait la parole.

- Tu sais, pour tout à l’heure, ce n’était un reproche. Tu as le droit d’être différente. Si les gens ne peuvent pas t’accepter comme tu es, alors ils n’ont rien à faire avec toi. Je cherche juste à savoir pourquoi tu es comme ça. Ne le prends pas mal, c’est juste moi qui suis parfois trop curieux. C’est un vilain défaut de ma part. Si quelqu’un doit s’excuser, c’est bien moi, de t’avoir agressé verbalement comme je l’ai fait.

Jun ouvrit la bouche et la referma aussitôt, plusieurs fois. Elle ne savait pas quoi dire, tout simplement. Au contraire... c'était compréhensible que les gens n'aient pas envie d'avoir à faire avec quelqu'un... comme elle. Et pourquoi voulait-il savoir ? Pour la comprendre ? Mais il n'y avait rien à savoir et rien à comprendre, c'était là qu'était tout le problème. Par moments, Jun ne se comprenait pas elle-même. Pourquoi était-elle incapable de faire des efforts alors qu'elle espérait tant avoir des amis, justement ? Pourquoi ne pouvait-elle pas faire preuve d'un peu plus de courage ?

- Ce que je veux dire… C’est que je suis mal placé pour juger les autres. Je ne suis pas un modèle de sociabilité et encore moins de normalité. Mais… J’aime entendre les autres parler et les voir s’amuser ensemble. Je n’aime pas voir les gens renfermés et éloignés. C’est pour ça que j’aimerais t’aider. Enfin, t’aider, au moins pouvoir être ami avec toi. Même si je dois admettre que c’est parti du mauvais pied à cause de moi.

S'il n'était pas un modèle de sociabilité, Jun se demande ce qu'elle était, elle. De l'aide... Il l'avait dit plusieurs fois, qu'il voulait l'aider. Mais Jun ne voulait pas d'aide. Le moins possible. Ce serait connaître qu'elle avait cette faiblesse, et elle avait beau être la première à se rabaisser et se critiquer, elle avait une certaine fierté. Ou plutôt... elle avait bien trop honte pour avouer qu'en effet elle pourrait avoir besoin d'aide. Et quelque part aussi, elle se disait que même avec de l'aide, elle n'y arriverait pas. Au bout d'un moment, il fallait que l'effort vienne d'elle, et ça, elle en était incapable malgré toutes ses bonnes résolutions. Mais qu'il lui propose d'être ami avec elle... Non mieux, qu'il affirme vouloir l'être, elle en était touchée. Et bien sûr qu'elle voulait avoir des amis. Mais... en était-elle digne ? Si on lui demandait, elle répondrait oui sans hésiter ou réfléchir, mais au fond elle ne savait même pas si elle était capable d'être une bonne amie. Parfois elle voyait les gens rirent entre eux et elle les enviait, mais serait-elle capable de faire de même ?

Elle ne savait plus quoi faire tout simplement, elle avait l'impression que la tête lui tournait. Entretenir une conversation était déjà assez compliqué pour elle. En fait elle ne le faisait même pas, c'était les autres qui se chargeaient de parler pour deux, presque. Mais là, avec ce que lui disait Kôta, elle ne savait plus où se mettre. C'était trop d'un coup. Il s'écoula un instant de silence pendant lesquels Jun pouvait presque voir des étoiles devant les yeux, comme si elle se réveillait après un évanouissement ou qu'elle allait bientôt tomber dans les pommes, justement.

- Euh.. Je..., bégaya-t-elle, en prenant une inspiration. N'ai pas... besoin d'aide... d'abord... Mais...Ca ne dérange pas... d'être ami avec toi..

Elle détourna les yeux, gênée de ce qu'elle avait avoué, et se saisit de la canette de thé par réflexe. Le froid aurait pu la faire reprendre ses esprits, mais ça n'y changea rien, sinon la première chose qu'elle aurait faite aurait été de se précipiter pour rembourser Kôta.
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Sam 26 Aoû - 15:01

Charmante rencontre avec un nouveau collègue... ou pas...


Cette pauvre fille avait l’air de me prendre pour un extraterrestre. Je ne pouvais pas la blâmer de un, parce que mes réactions étaient bizarres et je devais l’admettre elles l’étaient et de deux, parce que probablement vouloir les connaître les raisons qu’aurais une personne pour être se qu’elle est n’est pas forcément la meilleure idée du siècle surtout quand ça fait tout juste trois minutes grand maximum que l’ont c’est rencontrés. Surtout que je n’y étais pas allé dans la dentelle, moi qui d’habitude, essaye de prendre des gants, le peux de finesse que j’avais c’était envolé. La fatigue. Juste la fatigue. Probablement. Sa désinhibe les murailles de l’esprit. Je devais admettre que ce n’était peut-être pas la meilleure idée de l’année de faire se que je faisais, mais pour ma défense je n’avais pas vraiment d’idée pour la faire sortir un peu sa coquille.

A vrai dire, ma curiosité prenait sans aucun doute la partie subtile de mon cerveau ou du moins se qu’il en restait. Il fallait vraiment qu’elle n’est que peu de confiance, qu’elle se sous-estime ou qu’elle s’auto déprécie de manière extrême pour ne pas être de faire des phrases complètes ou ne pas répondre par des monosyllabes comme si le monde entier était en train de l’ennuyer. C’était à croire à la regarder qu’elle n’avait pas envie de parler. Et vu son air franc qui n’y va par quatre chemin, je pense qu’elle aurait directement trouvé quelque chose pour fuir, si tel était le cas. Ou alors elle était juste trop gentille pour vouloir gêner la personne en face et donc supporter mes jérémiades. Ce serait ironique. Et alors sa réponse est aussi hilarante que le reste. Tout à mon honneur, je parvins à garder façade, mais nom de dieu… Elle était comme ça en permanence ? Au moins maintenant, elle avait l’air un peu moins coincée que tout à l’heure et un peu plus émotif – peut-être – mais alors elle n’était vraiment pas douer pour parler. Est-ce cela qui la gêner ? Ne pas être capable de placer un mot devant l’autre ? Elle avait honte peut-être ? Hummm… Je divague. Retour au présent.

Je pris une nouvelle gorgée de mon café et malgré son goût rivalisant avec lui des hôpitaux, je ne pus m’empêcher d’avoir un sourire en fermant les yeux. Je n’avais qu’une chose à dire.
- « Ça fait du bien… »
Oups. J’avais parlé à voix haute. Veille habitude. Il fallait vraiment que j’arrête ça. C’était bizarre. Les gens allait croire que je suis malade mental… Déjà que je dois passer pour un mec un peu étrange vu mes habitudes et ma paranoïa qui m’avais déjà embarrassé plusieurs fois… Je me raclais à nouveau la gorge en me concentrant. Je portais mon regard sur elle. Et lui offrit un sourire.
- « Heureux de l’entendre. Alors, dit-moi Jun, qu’est-ce qui te pousse à vouloir entrer dans les Services Spéciaux ? »
Ah la grande question… Moi-même mes raisons n’étaient pas très claires, bien que je doive l’admettre j’avais davantage fait l’opportuniste qu’autre chose. C’était une nécessité actuelle, bien qu’elle n’en fût pas vitale. Cependant, il était clair que se former à travailler ici, ce n’était par simple choix de carrière. Le travail était fatiguant en lui-même, mais les personnes auxquelles s’attaquent les Services Spéciaux ne sont pas aussi amicales qu’ont en pourraient le croire. Prenait-moi par exemple. Si je devais être poursuit par les S.S, que se passerait-il selon vous ? Moi je sais. Il me tuerait. Pourquoi vous vous demandait ? Parce que je ne contrôle pas mon pouvoir, que se dernier est destiné à le rester ainsi et que mon pouvoir est une créature monstrueuse qui tue des innocents. Je représente un danger non négligeable pour la société. Pire encore, je suis une menace totale pour le monde. Autant dire que oui… Me tuer serait sans aucun doute leur objectif s’ils savaient que j’étais réellement.

Même si j’avais fais beaucoup pour couvrir mes traces, empruntant – volant – des cartes d’identités, des faux papiers pour voyager, du travail au noir et bien d’autre, je n’étais ni invisible, ni transparent. S’ils fouillaient trop, ils trouveraient vite des corrélations entre les attaques de se qui semble être un un chien d’après les rapports de police, bien qu’il soit difficile de le savoir, car les corps pour la plupart n’était plus reconnaissable, les mâchoires était trop grosse et différente d’un animal de compagnie ou d’un loup et parfois les corps ressemblait plus à des momies de l’ancien temps que de vrai corps. De quoi se poser des questions. Tout en écoutant la réponse de ma jeune amie, je cherchais du regard un endroit ou s’asseoir. Il devait bien y avoir un banc ou quelque chose du genre dans le coin…
@ pyphi(lia)


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Sam 26 Aoû - 22:50
Jun ne se formalisa pas de l'entendre parler tout seul. En fait elle n'y fait même pas attention, ne pensant pas un seconde qu'aux yeux de certains, ça aurait pu paraître bizarre. Elle était la première à ne pas savoir se comporter en publique, et pas seulement par timidité. Elle ne savait tout simplement quoi faire. Alors elle n'allait pas commencer à critiquer. Surtout quand il n'y avait, à ses yeux rien à critiquer. Au lieu de ça, elle décapsula sa cannette, l'air vide. Elle but une gorgée de thé, abaissa son bras, et semblant apprécier en reprit quelques-unes. Oui c'était bon. Peut-être pas assez sucré à son goût. Mais il faut dire que si elle pouvait, elle en rajouterait partout, du sucre. C'était sa grande passion, on ne dirait pas à la voir ainsi tout maigre, en sous-poids même, mais elle ne ratait pas une occasion de manger un petit quelque chose sucré. Sauf si ce petit quelque chose lui était proposé par une personne, alors il fallait vraiment insisté pour qu'elle accepte. Ou lui sortir "je serais triste si tu refuses".

- Heureux de l’entendre. Alors, dis-moi Jun, qu’est-ce qui te pousse à vouloir entrer dans les Services Spéciaux ?

Si la question surprit Jun, elle n'en montra rien. Elle avala sa gorgé de thé pour répondre immédiatement à Kôta.

- Les Services m'ont offert un toit... je leur dois bien ça..., dit-elle presque dans un murmure, avant de reprendre. Grâce à eux ni moi et surtout ni mes frères ne sommes plus à la rue, alors... Ils ont proposés un poste à mon grand-frère... il y a longtemps.... et en échange... Yumi et moi étions aussi logés... alors c'est normal... que je travaille pour eux après ça...

Sa prise contre sa cannette se ressera. Son visage était insensible, pourtant elle avait l'impression que cette époque défilait de nouveau sous ses yeux. Elle était tellement reconnaissant aux services de leur avoir offert cette vie. Et surtout de ne pas les avoir séparés tous les trois. Elle se sentait égoïste à se raccrocher autant à ses frères, mais elle les aimait trop. Même Fuyumi, aussi insupportable était-il. Elle baissa les yeux.

- Et puis... j'aimerais pouvoir les protéger... Mado.. le plus grand... nous protège toujours... alors moi aussi... je voudrais.... Un soupir. Et même Yumi... Il est agaçant et rien que de penser à lui, ça m'énerve... Vraiment invivable. Mais.. je l'aime quand même alors... je voudrais pouvoir.. être assez forte...

Jun se tut. C'était une raison totalement idiote, elle était la plus jeune, normal que Madoka la protège ainsi. Surtout qu'inconsciemment, malgré ces belles paroles qu'elle venait de lâcher, elle se reposait énormément sur son aîné quand il était là. Et Fuyumi... Aussi impossible était-il, elle voulait aussi l'aider. Et il n'avait qu'un an de plus qu'elle, pourtant il lui semblait bien moins mature. Et elle avait beau dire ça et le penser, normal qu'il l'embête autant vu comme elle se laissait facilement manipuler. Elle était la cible idéale. Elle se rendit soudainement compte qu'elle avait vraiment beaucoup parlé.

- Dé-désolée, si j-je vous ennuie.

Son visage avait viré au rouge. Peut-être un signe qu'elle était un peu moins tendue ? Hum il faut dire que si les mots qu'avaient pu prononcer Kôta l'avaient stressés, c'était plus ou moins passé, et parler de personnes qu'elle appréciait l'aider à se détendre. Surtout de Madoka, avouons-le, à propose de qui Jun semblait parfois confuse. Juste une période qui passerait, mais en attendant, elle rougissait facilement en parlant de lui. Et rien qu'avouer ainsi qu'elle tenait à les protéger et qu'elle appréciait Fuyumi malgré son sale caractère l'embarrassait. Oh, pas qu'elle souhaitait le nier, au contraire, elle assumait, mais ça n'en restait pas moins gênant de le dire à voix haute. Elle se rappela alors que Kôta lui avait dit de ne plus s'excuser ainsi. Et comme les vieilles habitudes ont la vie dure, elle ne put s'empêcher de bégayer.

- P-pardon de dire désol-

Elle s'interrompit soudainement, se rendant compte qu'elle ne faisait que s'excuser de nouveau et tourner un rond. Pathétique. Vraiment. Elle se mordait les lèvres de honte.


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